Plan National de Formation
Du 18 au 21 mars s'est tenu à Toulouse au Lycée des Arènes
le PNF « Le Document en histoire et géographie : l'utilisation
des ressources multimédia, en ligne et hors ligne, dans le cadre des
nouveaux programmes des lycées ».
Responsable pédagogique : M. Gilbert GAUDIN, I.G.E.N..
Responsable institutionnel : DISTNB
Formateurs et intervenants : Inspecteurs généraux, enseignants
DISTNB, coordinateur DISTNB.
Les objectifs de ce PNF étaient de « construire des
séquences pédagogiques à partir des nouveaux supports
documentaires électroniques, hors ligne (cédéroms) et
en ligne (Internet) ». Les contenus quant à eux étaient
de "faire construire des séquences pédagogiques mettant
en relation : d'une part, les grands thèmes des nouveaux programmes
de seconde et première, d'autre part, les produits hors ligne et en
ligne qui peuvent présenter un apport significatif aux démarches
pédagogiques ».
En tout 31 stagiaires ont été retenus sur l'ensemble du territoire
national. Les académies d'Amiens (1), Besançon (1), Bordeaux
(2), Caen (1), Clermont-Ferrand (2), Corse (1), Créteil (2), Dijon
(1), Grenoble (1), Lille (2), Limoges (1), Lyon (1), Nancy-Metz (1), Nantes
(1), Orléans-Tours (1), Poitiers (1), Reims (2), Rennes (1), Rouen
(3), Versailles (3) et Toulouse (3) avaient toutes au moins un
représentant.
M. Philippe JOUTARD, Recteur de l'Académie de Toulouse, a ouvert
le PNF autour du trinôme utilisation-réflexion-initiation des
Nouvelles Technologie Educatives. Rappelant la politique académique
et la priorité aux N.T.E.
M. Le Recteur a signaler leurs rôles dans :
M. Gilbert GAUDIN, Inspecteur Général de l'Education
Nationale, après avoir rappeler les objectifs du PNF, a insisté
sur les points suivants :
-
situer le document multimédia
-
rechercher des lieux de rencontre entre les ressources et le programme, aller
dans la réalité des choses, des besoins et apporter des
réponses
-
être avant tout historien et géographe
-
produire des outils pédagogiques diffusables
-
l'acte pédagogique face au document multimédia, la place de
l'enseignant, la place des élèves
M. Michel VAUZELLE a souligné :
-
le statut juridique du document multimédia
-
l'utilisation des NTE dans l'aménagement du territoire et dans le
marché du travail
-
l'évolution qualitative et quantittative de la documentation
multimédia,
Scénarisation d'un cédérom,
Ch. RALITE, Paris VIII-ralite@mail.dotcom.fr
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Les 11 règles générales:
L'accès, l'apprentissage et la découverte.
- Règle 1:
Une appilaction de communication électronique doit être accessible par des utilisateurs se situant a des niveaux d'expertise différents. L'utilisateur expert aura besoin d'un accès rapide aux fonctions qu'il recherche : le néophyte devra, lui, être guidé pas à pas dans sa démarche.
-
Règle 2 :
Une application de communication électronique ne doit pas exiger d'apprentissage préalable à l'utilisation. La construction du dialogue doit donc favoriser la simplicité et la cohérence, ainsi que l'auto-apprentissage de l'utilisateur.
-
Règle 3 :
Le contenu et les possibilités qu'offre le service doivent être clairement présentées dès le début de l'application.
-
Règle 4 :
L'accueil doit être agréable, doit engager le dialogue.
L'accès aux fonctions et aux informations
-
Règle 5 :
La circulation dans l'application doit garantir un accès facile et rapide de tous les utilisateurs aux contenus recherchés. On cherchera danc à multiplier les chemins d'accès à l'information, à faire coexister des modes "expert" et "néophyte".
-
Règle 6 :
La signalétique et les modes de navigation doivent toujours permettre à l'utilisateur de répondre aux 4 questions suivantes :
- Où suis-je ? (titres, repères visuels, textuels et sonores).
- D'où je viens ? (rubriquage, fonctions de retour).
- Où vais-je ? (consignes, rappel de la transaction ou de la démarche en cours)
- Que puis-je faire ? (consignes, guides).
-
Règle 7 :
Le dialogue doit viser à limiter des déperditions dues à sa longueur, sa complexité ou son inefficacité. On cherchera, en particulier à limiter le nombre et le niveau d'arborescence ( 3 ou 4 maximum). De plus, il doit toujours y avoir de l'information à l'écran (et non simplement des questions). Enfin, il faut toujours répondre (réagir, donner une réponse) après avoir demandé à un utilisateur de faire une action.
L'exploitation des fonctions et des contenus
- Règle 8 :
Le dialogue ne doit jamais créer de situation d'échec. Il ne faut pas de "silence" (absence de réponse a une requête) ou de possibilités d'actions qui aboutissent à une erreur. En cas d'erreur, l'utilisateur doit pouvoir comprendre l'origine de l'erreur et décider de reprendre ou d'abandonner.
-
Règle 9 :
Le dialogue doit toujours ménager des possibilités d'actions alternatives ou de sorties.
-
Règle 10 :
Toute fonction ou information doit être intelligible.
Et après ? La continuation du dialogue.
- Règle 11 :
L'application doit conserver l'attention de l'utilisateur et lui permettre de poursuivre le dialogue vers des contenus complémentaires à sa démarche, voire vers des rubriques qu'il n'avait pas envisagées au départ.
Ch. RALITE, Paris VIII-ralite@mail.dotcom.fr
Aspects et problèmes juridiques de la mise en ligne ou sur des
cédéroms des documents,
V. BEAULIEU-CAMUS, Paris VIII-vbc@imaginet.fr
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1. La qualification d'une oeuvre multimédia :
Une oeuvre multimédia est qualifiée en droit d'oeuvrecomposite (car constituée de plusieurs éléments). Ce peut être une oeuvre de collaboration avec des co-auteurs ou une oeuvre collective : oeuvre à l'initiative d'une personne morale ou physique où les différents auteurs se fondent dans un ensemble.
-
2. La nature des droits
- droit patrimonial (quel profit?): reproduction, adaptation et traduction, représentation
Le droit patrimonial tombe dans le domaine public 70 ans après la mort de l'auteur.
- droit moralsur l'usage d'une oeuvre : il est perpétuel, imprescriptible, inaliénable, et transmissible par voie successorale
-
3. L'auteur ou les ayants-droits
Même dans le domaine public les ayants-droits conservent le droit moral sur une oeuvre. Il faut donc les identifier et parvenir à un contrat sous la forme d'un sous-seing privé (objet, mode d'exploitation, étendue géographique, durée temporelle,...).
-
4. A qui s'adresser ?
- ADGP, Arts Graphiques et Platiques
- SACD, Société Auteurs Compositeurs Dramatiques
- et toujours la SACEM
- SCAM, Société des Gens de Lettres
- SESAM, qui regroupe ces différents groupements: 16 place de la Fontaine aux Lions, 75000 Paris.
V. BEAULIEU-CAMUS, Paris VIII-vbc@imaginet.fr
Productions des groupes:
I-Ateliers sur les cédéroms:
-
Etudes des images satellitales des villes de Phoenix (E.6U., Arizona) et
de Limoges (France) à partir du cédéroms Images
Satellitales » M.E.N./Jeulin.
-
Utilisation du cédérom « Orsay » (Editions
Assoulin - Arborescence) en classe de première (histoire). Thème
: étude des courants artistiques de la seconde moitié du
XIXème siècle, l'exemple de la peinture française.
-
Le cdérom « Orsay 1848/1914. Toute une histoire ».
Classe de première, l'âge industriel, les idéologies
de l'âge industriel.
-
Le citoyen face à l'image dans le monde contemporain. Cycle terminal
: « l'histoire et la géographie au service d'une
compréhension critique du monde contemporain »
II-Ateliers sur les documents en ligne:
-
Comment aborder une recherche sur Internet à travers les thèmes
: « Le citoyen et la cité à Athènes au Ve
siècle avant J.-C. » et « La citoyenneté
à Rome à la fin de la République et au début
de l'Empire » ?
-
Module : « les premiers chrétiens et les
catacombes ». Exploitation d'un site Internet :
http://www.catacombe.roma.it
-
Le thème de la ville : l'organisation des espaces urbains à
partir de documents récupérés sur Internet.
Ce compte rendu a été réalisé par Jean-Christophe Sanchez, participant au stage.
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