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ELEMENTS
D'INFORMATIONS CONCERNANT
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1 - Rappel du cadre réglementaire
La loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école du 23 avril 2005 dispose dans son article 16 qu' «à tout moment de la scolarité obligatoire, lorsqu'il apparaît qu’un élève risque de ne pas maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin d'un cycle, le directeur d'école ou le chef d'établissement propose aux parents ou au responsable légal de l'élève de mettre en place un programme personnalisé de réussite éducative.»
Le décret n°2005-1014 du 24 août 2005 (BO n°31 du 1 septembre 2005) relatif aux dispositifs d'aide et de soutien pour la réussite des élèves à l'école précise, article 4 que : «le directeur d'école propose aux parents ou au représentant légal de l'enfant de mettre en place un dispositif de soutien, notamment un programme personnalisé de réussite éducative. Un document, préalablement discuté avec les parents de l'élève ou son représentant légal, précise les formes d'aides mises en oeuvre pendant le temps scolaire ainsi que, le cas échéant, celles qui sont proposées à la famille en dehors du temps scolaire. Il définit un projet individualisé qui devra permettre d'évaluer régulièrement la progression de l’élève.
Dans les zones d'éducation prioritaire, ces dispositifs se conjuguent avec les dispositifs existants. » Il est précisé à l'article 5 : « Lorsqu’un redoublement est décidé et afin d'en assurer l'efficacité pédagogique, un programme personnalisé de réussite éducative est mis en place. »
Le décret n° 2005-1013 du 24 août 2005 (BO n° 31 su 1e septembre 2005) relatif aux dispositifs d'aide et de soutien pour la réussite des élèves au collège précise, dans son article 5 qu' : «À tout moment de la scolarité, une aide spécifique est apportée aux élèves qui éprouvent des difficultés dans l'acquisition du socle commun ou qui manifestent des besoins éducatifs particuliers, notamment :
Un dispositif de soutien proposé par le chef d'établissement aux parents ou au représentant légal de l'élève, lorsqu'il apparaît que ce dernier risque de ne pas maîtriser les connaissances et compétences indispensables à la fin d'un cycle.
Ce dispositif définit un projet individualisé qui doit permettre la progression de l'élève et son évaluation. Les parents sont associés au suivi de ce dispositif. Le programme personnalisé de réussite éducative prévu par l’article L. 311-3-1 du code de l'éducation est mis en place dans ce cadre. Il s'articule, le cas échéant, avec un dispositif de réussite éducative. »
Le guide d'expérimentation, sans enjoindre de démarche particulière, et moins encore d'exemples à suivre, avance des propositions de mise en oeuvre à plusieurs niveaux :
- la définition même du programme « le Programme Personnalisé de Réussite Educative consiste en un plan d'action coordonné »
- la place de l'enfant dans le dispositif « Il est présenté à l'élève qui doit en comprendre la finalité pour s'engager avec confiance dans le travail qui lui est demandé »
Il donne en outre un ensemble de recommandations concernant le pilotage du dispositif au niveau de l'établissement et de la circonscription dans le premier degré.
2 - Les élèves concernés par le PPRE
A terme, l’identification de ces élèves est faite par les enseignants :
en référence aux repères du socle commun
à l’aide des dispositifs nationaux d’évaluation.
afin de concevoir la programmation des activités pour la classe, les groupes de besoins, les projets personnalisés, en prenant en compte les acquis et les besoins de chacun (progression).
Le cas des élèves ayant été maintenus au cycle 2 et de ceux dont le passage au niveau supérieur a été obtenu de justesse sera examiné de manière prioritaire.
Outils d’évaluation disponibles pour un cadre de référence - Outils d’analyse:
Pour analyser les besoins des élèves, les outils disponibles sont les suivants :
- les diverses évaluations nationales
- les banques outils :http://www.bienlire.education.fr/02-atelier/fiche.asp?theme=1200&id=1223
- Lire au CP
- Lire au CP (2)
- L’évaluation diagnostique du début du CE2 en examinant en particulier le cas des élèves dont la maîtrise des compétences attendues à ce niveau est défaillante : http://evace26.education.gouv.fr/intro.htm
- L’évaluation CE1 et un outil d’aide à l’analyse des difficultés faisant suite à cette évaluation :http://www.education.gouv.fr/bo/2005/25MENK0501204C.htm
- L’évaluation et l’aide individualisée sur Eduscol : http://eduscol.educatiion.fr/D0069/accueil.htm, , www.banqoutils.education.gouv.fr
- Les évaluations CP élaborés par le groupe de travail illettrisme en 2003 et 2004 ainsi que le référentiel d’analyse concernant les difficultés
- Des outils d’évaluation sont disponibles dans de nombreuses disciplines sur une « banque » ministérielle : www.banqoutils.education.gouv.fr
- Le logiciel JADE permet d’établir une liste des élèves ayant besoin d’un PPRE en se référant au taux de réussite inférieur à 75 % pour les compétences attendues en fin de cycle 2 . Cependant, il faut vérifier les scores obtenus par champ car un scolaire global <75 % peut cacher une faiblesse dans un champ en particulier.
On obtient un tableau dans lequel les items réussis sont en noir et les items échoués en rouge.
Parmi les items échoués (en rouge) repérer ceux qui correspondent à une compétence attendue en fin de cycle 2.
Pour la mise en œuvre des PPRE, le seuil de réussite de 75 % pour les items correspondant aux compétences de base ou indispensables dans chaque domaine ne saurait être pris en compte de façon formelle. Il conviendra en effet de distinguer « d’une part les élèves en difficulté par rapport aux éléments essentiels des compétences attendues qui ont besoin d’un PPRE et, d’autre par les élèves qui n’ont pas acquis toutes les compétences attendues mais maîtrisent les fondamentaux, pour lesquels un soutien particulier intégré aux activités ordinaires de la classe doit suffire. »
- Médial (Moniteur pour l’évaluation des Difficultés de l’Apprenti Lecteur) André Ouzoulias, Retz, Pédagogie pratique, 1995
Cette mallette, outil, fréquemment utilisée par les RASED, permet des évaluations diagnostiques individuelles approfondies des élèves en difficulté dans l’apprentissage de la lecture. Il comporte des fiches d’évaluations utilisables dès l’entrée au CP, un guide de passation et un livret de présentation : L’apprenti-lecteur en difficulté. Un remédiation individualisée peut ensuite être mise en œuvre. Un présentation avec des extraits est disponible : http://www.bienlire.education.fr/04-media/b-biblio03.asp?prodid=42685&udid=42686&niveau=2
- Le programme Personnalisé d’Aide et de Progrès : utilisation
des évaluations nationales CE2 : Des outils pour les maîtres, des élèves
en progrès. Evelyne Blaret, André Lévêque, Yves Bottin, CRDP
DU Nord6Pas-de-Calais, 2003.
Une aide à la différenciation pédagogique des enseignements et de
l’accompagnement individualisé des élèves, en particulier dans
l’exploitation de l’évaluation nationale CE2.
3 – Une définition des PPRE
Le PPRE est un « plan coordonné d’actions ». Comme son nom l’indique, le PPRE est un programme : il est constitué d’une action spécifique d’aide et, le cas échéant, d’un ensemble d’autres aides coordonnées définit dans un temps limité pour répondre un besoin scolaire bien spécifique se référant au socle commun ou aux compétences attendues en fin de cycle. Pour en garantir l’efficacité, cette action spécifique est intensive et de courte durée. Les actions d’aide sont tantôt conduites dans l’Ecole, tantôt hors de l’Ecole. Le PPRE a vocation à en assurer la coordination pour la réussite scolaire de chaque élève.
Il est assorti d’un système d’évaluation en trois temps :
- l’entrée dans le programme , pour évaluer les besoins,
- à court terme, en fin de l’action spécifique,
- à moyen terme afin de suivre les progrès de l’élève au cours du cycle.
Ce système doit permettre de situer précisément les compétences de l’élève au regard des objectifs à atteindre à la fin du cycle.
L’évaluation de début de PPRE est destinée à identifier les difficultés éprouvées par l’élève et les appuis possibles. Elle permet ainsi de définir des objectifs de progrès à court terme et de choisir les plus significatifs par rapport à l’apprentissage recherché. C’est autour de ces quelques objectifs ciblés que les actions d’aide sont conçues, tant à l’école qu’au collège, et seront susceptibles d’être efficaces.
Le PPRE s’applique à la maîtrise de la langue française et aux mathématiques.
Quand décider d’un PPRE (programme personnalisé de réussite éducative) ?
- En début d’année pour faire le point sur l’acquisition des compétences des élèves. La fin de l’année également est l’occasion d’un bilan.
- A tout moment de la scolarité élémentaire, lorsqu’il apparaît qu’un élève ne sera pas en mesure de maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin du cycle : il peut viser à empêcher un redoublement.
- Le PPRE est obligatoire lorsqu’un redoublement est envisagé.
Le PPRE répond à des difficultés traduisant autre chose qu’une faiblesse passagère. Il concerne des besoins particuliers qui, s’ils ne sont pas pris en compte, retardent fortement l’acquisition des connaissances et compétences constitutives fondamentales.
4 – Une action pédagogique d’équipe impliquant l’élève et associant la famille
Le travail de concertation avec la famille et l’enfant a eu une double fonction :
- apporter des informations claires sur la situation d’un élève afin que les parents prennent conscience du niveau atteint par leur enfant et qu’ils puissent prendre en toute connaissance de cause les décisions utiles en matière d’aides complémentaires et, le cas échéant, de parcours scolaire. Ainsi, les parents sont mieux informés des aides que l’école met en œuvre spécifiquement ;
- établir une mobilisation de l’élève et de sa famille dans une dynamique de progrès.
Pour le premier degré, une vigilance particulière est nécessaire afin de maîtriser, voire de construire les équilibres indispensables à la centration des interventions des maîtres des RASED sur les élèves les plus en difficulté, tout en conservant les spécificités professionnelles de ces personnels. Le cadre des circulaires du 30 avril 2002 (2002-111 et 2002 113) le permet.
5 – Une formalisation adaptée
Sans figer les dispositifs d’aide dans un cadre, ce qui serait contraire au principe d’individualisation propre au PPRE, le programme devait donner lieu à la rédaction d’un document contractuel qui précise :
- la situation scolaire de l’élève : parcours antérieur et évaluation des compétences acquises,
- les objectifs de fin de cycle sur lesquels seront basés les bilans individuels,
- les objectifs à court terme, liés à une action d’aide identifiée,
- le descriptif de cette action ainsi que les indicateurs d’évaluation qui y sont associés,
- l’échéancier des aides et des bilans intermédiaires,
- les points de vue de l’enfant et de sa famille.
Le document précise les formes d’aides mises en œuvre pendant le temps scolaire. Il peut inclure celles qui sont proposées à la famille en dehors du temps scolaire (accompagnement à la scolarité : études surveillées, accueil associatif d’aide au travail à la maison ). Ces activités sont expliquées aux parents qui conservent le droit de décider de la participation de leur enfant.
Le PPRE définit un projet individualisé qui devra permettre d’évaluer régulièrement la progression de l’élève. Qui fait quoi pour aider l’élève, où, quand, avec quels supports et quelles démarches.
Il doit aussi inclure les temps de régulation.
Quelles sont les étapes d’élaboration du PPRE ? Le rôle du conseil des maîtres, du directeur, des parents de l’enfant.
Le maître de la classe fait part au conseil des maîtres du cycle de ses observations et des évaluations qu’il organise dans les situations quotidiennes de la classe.
Le conseil des maîtres du cycle analyse la situation de l’élève et définit les actions à mettre en œuvre ; il formalise le projet de programme personnalisé de réussite éducative. Le PPRE est élaboré par l’équipe pédagogique.
Le PPRE est préalablement discuté avec les parents ; le maître de la classe présente le PPRE , avec le directeur, aux parents.
Il est également présenté à l’élève qui doit en comprendre la finalité.
Les actions que le PPRE coordonne peuvent se réaliser au sein de la classe ou dans des groupes d’élèves qui ont les mêmes besoins.
Le directeur assure la coordination générale de l’ensemble.
6 – Rôle de chacun dans le dispositif PPRE
L'enseignant de la classe
Il réunit les documents et les observations nécessaires issus des évaluations nationales et de classe.
Il présente le PPRE aux parents d'élèves.
Il travaille à la prise en compte des objectifs intermédiaires fixés dans le projet dans sa conduite de classe.
Il met en oeuvre une pédagogie explicite et différenciée en prenant en compte les différentes aides prodiguées.
Le conseil de cycle
L'équipe pédagogique du cycle est constituée par le directeur d'école, les maîtres de chaque classe du cycle et les maîtres remplaçants y exerçant, ainsi que les membres du RASED intervenant dans l'école.
Elle analyse la situation de l'élève, définit et formalise le projet, favorise et coordonne les groupements d’élèves en utilisant au mieux les ressources de l'école.
L’équipe pédagogique de chaque cycle peut consulter les personnes qualifiées et agréées intervenant durant le temps scolaire.
Le directeur de l'école
Le directeur de l'école participe à la conception du projet en réunissant les conditions qui permettent un travail d'équipe.
Il coordonne la mise en oeuvre du projet et s'assure du respect des décisions prises par le conseil des maîtres et les conseils de cycle.
Il facilite la mobilisation des moyens matériels et humains au service du projet, en assure le suivi. Avec l'enseignant de la classe, il reçoit les parents des élèves concernés.
Le RASED
Quand les différentes aides mises en place au sein de la classe ne suffisent plus, le dispositif d'aides spécialisées contribue à assurer, avec les équipes pédagogiques la remédiation si des difficultés s’avèrent durables et se traduisent par des écarts d'acquisition nets avec les acquisitions attendues.
Dans le cadre des PPRE, le réseau est associé au projet :
- dans l’aide à l'analyse des résultats aux évaluations nationales;
- par la collaboration à l'élaboration d'un programme et d'un emploi du temps cohérents pour l'élève et d'une façon générale, aux décisions du conseil de cycle ;
- par la mise en synergie des interventions spécialisées et des mesures prises en classe ou dans les groupes de besoins.
Equipe éducative (1)
L'équipe éducative définie comme suit est sollicitée si le besoin s'en fait sentir; sa constitution n'est toutefois pas un préalable à la mise en oeuvre d'un PPRE.
L'équipe éducative est composée des personnes auxquelles incombe la responsabilité éducative d'un élève ou d'un groupe d'élèves. Elle comprend le directeur d'école, le ou les maîtres et les parents concernés, le psychologue scolaire et les enseignants spécialisés, intervenant dans l'école, éventuellement le médecin de l'éducation nationale, l'assistante sociale et les personnels contribuant à la scolarisation des élèves handicapés dans l'école, …. Le directeur d'école peut recueillir l’avis des agents spécialisés des écoles maternelles.
Elle est réunie par le directeur chaque fois que l'examen de la situation d'un élève ou d'un groupe d'élèves l'exige, qu'il s'agisse de l'efficience scolaire, de l'assiduité ou du comportement.
Les parents peuvent se faire accompagner ou représenter.
Le médecin scolaire
Le médecin de l’éducation nationale est chargé des actions de prévention individuelle ou collective et de la promotion de la santé. Ces actions sont menées auprès de l'ensemble des enfants scolarisés que ce soit dans les écoles (maternelles ou élémentaires), les collèges ou les lycées.
Le médecin réalise des bilans de santé, centré le plus souvent sur les apprentissages. Ces bilans doivent être pris en compte pour affiner l’analyse des besoins en particulier en G.S..
Il assure un suivi médical spécifique de certains enfants prioritaires comme les enfants handicapés et les jeunes présentant des troubles des apprentissages, bénéficiant d’un PPS (projet personnalisé de scolarisation) et les jeunes élèves atteints de maladies chroniques nécessitant un PAI (projet d'accueil individualisé).
A ce titre, le médecin scolaire peut être concerné par le PPRE.
L'assistant social
L'assistant social participe au suivi des élèves en difficulté et peut donc être partenaire de l'élaboration d'un PPRE.
Son intervention est principalement centrée sur l'aspect éducatif du projet
Il peut participer à la prévention et la protection des mineurs en danger ou susceptibles de l'être.
Il participe à l'éducation à la vie et à la responsabilité.
La prévention qu'il contribue à mettre en oeuvre se concrétise par des actions personnalisées à la demande de la communauté éducative de l'élève lui-même ou de ses parents, par des actions globales en réponse aux problèmes spécifiques recensés.
Les acteurs du temps périscolaire
Différents dispositifs, notamment dans le domaine de l'accompagnement à la scolarité, ont été évalués positivement et peuvent être considérés comme des aides spécifiques à apporter à certains élèves en difficulté. La participation des intervenants concernés au PPRE est souhaitable lorsque la complémentarité des compétences est avérée. Le PPRE peut aussi contribuer à la développer.
7 – Les organisations du travail scolaire pour favoriser les aides
Pour aménager les différents temps et activités de l'élève, on peut...
1. AGIR SUR LE TEMPS SCOLAIRE
Le principe de base consiste à varier les itinéraires d'apprentissage en fonction des différences existantes entre les élèves tant sur le plan de leurs acquisitions antérieures, de leurs rythmes d’assimilation, que sur le plan de leurs savoirs propres et de leurs centres d'intérêt.
Dans un premier temps, il s’agit de:
- dresser un inventaire des difficultés que l’élève (ou les élèves) rencontre ou qu'il a déjà rencontrées lors des évaluations nationales, des évaluations ponctuelles en classe, des exercices réalisés et des acquis
- en fonction de la nature des erreurs, proposer diverses stratégies d’apprentissage pour une même compétence.
Dans un second temps, il s'agit de mettre en oeuvre cette différenciation.
DANS LA CLASSE, on peut :
- valoriser les ressources disponibles; en construire : affiches, répertoires de la classe, dictionnaires...
- personnaliser : pour les élèves du groupe-classe, il est possible de :
- Varier sa pédagogie, sa méthode afin de prendre en compte d'autres méthodes, peut-être plus adaptées à certains élèves, parce qu'elles s'harmonisent assez bien avec leur style cognitif : dominante visuelle ou auditive, compréhension par l'exemple plutôt que par la règle, nécessité de manipuler ou représenter pour passer à l'abstraction, formulation de ce qu'on est en train de comprendre pour mieux se le fixer en mémoire ...
- Solliciter, prioritairement, à certains moments quelques élèves en fonction d'objectifs personnalisés : dans le cadre d'une séance, il peut s'agir, tout simplement, d’interroger les élèves de manière ciblée. La mise en place de séances de type « rallye mathématiques », « la dictée discutée », c'est-à-dire de séances au cours desquelles les élèves échangent, émettent des hypothèses, argumentent, discutent à partir de propositions justes ou erronées, valident pour construire et consolider de nouveaux savoirs, permettent à chaque élève, quel que soit l'état de ses représentations, d'agir et de progresser au sein du groupe classe.
- regrouper : dans des ateliers de travail, on peut :
- Constituer des groupes de soutien, de besoin, d'entraînement, d'approfondissement, d'intérêt, de tutorat (en réalisant une même tâche à des rythmes différents, une tâche différente autour d'une même notion, en abordant une même notion avec des outils de travail différents...) : en activité de lecture, par exemple, les élèves peuvent travailler à partir d'un même texte :
- en ayant une version réduite ou adaptée pour certains, plus longue pour d'autres;
- en répondant à un questionnaire, sous forme de questions ouvertes pour les uns, de questions fermées pour autres ;
- en privilégiant la compréhension littérale pour les élèves les plus en difficulté;
- en donnant le même travail qu'aux autres, mais une partie est déjà réalisée.
Les élèves ne travaillent pas tous sur la même activité ni obligatoirement dans une discipline ou uniques.
- individualiser : pour l'élève seul, on peut :
- Adopter une différenciation du type de celle proposée en regroupements d'élève (donner le même travail qu'aux autres, mais une partie est déjà réalisée).
- Diversifier les modalités de travail, les moyens et les proposer sur un temps hebdomadaire prévu à cet effet : en s'appuyant sur l'usage de fiches, sur le travail autonome, l’enseignement individualisé, le recours à la BCD, aux TICE …
- Elaborer un dossier avec un contrat/plan de travail hebdomadaire, constitué d'exercices que l'élève gère de façon autonome et qui correspondent à ses besoins et à ses possibilités : exercices d'entraînement sur une question mal comprise, reprise d'une notion, exercices d'enrichissement. Il est nécessaire de prévoir un temps hebdomadaire au cours duquel l'enseignant consacre du temps à aider les élèves individuellement ou par petits groupes.
Le temps consacré à ces deux dernières modalités (regrouper et individualiser) ne doit pas être supérieur au temps consacré au groupe classe au risque de perdre la richesse des échanges entre pairs et la cohésion du groupe classe ou de s'égarer dans une classe à « groupes de niveaux » contraire au but poursuivi.
AVEC UNE OU PLUSIEURS CLASSES, on peut:
- Organiser des activités en regroupant les élèves par type de démarches, par compétences, par projets. Il est rare qu'un élève soit le seul à ne pas avoir acquis un certain type de compétences. Il est alors envisageable de regrouper les élèves de classes différentes en vue d'engager une remédiation, liée aux besoins identifiés dans tel ou tel domaine, en fonction des critères suivants :
- reprise de notions antérieures non ou mal assimilées;
- formation a des capacités méthodologiques (apprendre une leçon, faire un graphique, …) ;
- exercices d'entraînement pour les élèves plus lents et d'enrichissement pour les autres;
- reprise de la notion par d'autres itinéraires, d'autres démarches (en faisant appel à l'oral ou à la manipulation, par exemple...);
- applications ou approfondissements dans différents domaines ...
- Mettre en place des groupes de tutorat : il s'agit de prendre en compte les acquis de chacun et d'en faire bénéficier les autres dans une démarche de coopération, d'entraide entre pairs.
Cet apprentissage coopératif met à contribution le soutien et l'entraide des élèves, grâce à la création de petits groupes hétérogènes travaillant selon des procédés, préétablis, assurant la participation de tous à la réalisation d'une tâche scolaire.
Il s'agit par exemple, de réaliser une enquête, une affiche, un exposé..., mais aussi, tout simplement, d'expliquer et d'entraîner un ou plusieurs camarades au sujet d'un savoir-faire mal assuré…
EN CONCLUSION
- Ces organisations sont à envisager régulièrement, mais de façon souple, dans la classe et dans le cadre d'échanges de service, en collaboration avec les PVP, entre les enseignants de l'école, les enseignants de langue, ponctuellement, sur des cycles d'actions ; peuvent aussi contribuer à ces organisations : directeur de l'école, maître E, assistant d'éducation, EVS (emploi vie scolaire), ...
- De nombreux outils sont envisageables : utilisation de l'informatique, logiciels (méthodes informatisées d'apprentissage), mais aussi d'ouvrages, d'ateliers et de fichiers d'entraînement, du magnétophone : soutien du type FLE (français langue étrangère), domaine dans lequel nombre de méthodes sont accompagnées de cassettes audio, jeux éducatifs et stratégiques.
2. AGIR SUR LE TEMPS PERISCOLAIRE
- Durant le temps de l’interclasse du midi : mettre en place des actions telles que accueil de l'élève en BCD, participation à une animation lecture prise en charge par une bénévole de diverses associations, organisation d'ateliers gérés par les enseignants dans le cadre des APE (activités péri-éducatives).
- Après la classe : les études surveillées, les activités culturelles ou sportives, des activités en BCD, dispositif d'accompagnement à la scolarité des élèves, associations « d'aide aux devoirs », etc.
- Avec l’aide de structures extérieures (CMP,CMPP, …).
8 – Relation entre école, parents et élèves
Le PPRE est un contrat et un lien institutionnel pour créer une communication authentique avec les parents et l’élève.
Il n’est pas aisé pour des parents de comprendre, d’analyser et parfois même de reconnaître les difficultés de leur enfant à l’école. Le PPRE a l’avantage de mettre en lien les différents partenaires de l’école et de rendre compréhensible le rôle des uns et des autres. L’idée sous-jacente est de tisser un lien avec les familles grâce à une démarche d’adhésion aux efforts de l’école d’une part et de collaboration d’autre part : le PPRE peut amener les parents à accompagner leur enfant vers une plus grande réussite. La discussion avec les parents doit partir de compétences de l’élève (compétences réussies et échouées) afin de déterminer un programme avec des propositions concrètes et des objectifs clairement et simplement définis. Durant l’entretien avec la famille, les différentes étapes du programme, ainsi que les enjeux sont explicités. Un calendrier de rencontres est fixé.
Le PPRE est un contrat avec l’élève. Il doit être expliqué par un entretien bref entre l’élève et l’enseignant de la classe afin de rassurer l’enfant et lui expliquer le programme de progression.
Types de questions possibles servant d’introduction pour aborder la question centrale de l’apprentissage :
- Sur l’école et le travail scolaire en général : Est-ce que tu aimes l’école ? Qu’est-ce qui te plaît le plus, le moins à l’école ? Parmi les différentes matières ? Le sport ? Les ateliers ? , … Comment te sens-tu entant qu’élève à l’école ? Est-ce que tu progresses ? Qu’est-ce qui est facile pour toi ? Qu’est-ce qui est difficile ?
- Sur les réalisations de l’élève : A partir des évaluations nationales (Quel est ton avis sur ces évaluations ? Comment les as-tu trouvées ? Faciles ? Difficiles ? Longues ? Courtes ?) Avoir le livret pour le consulter avec l’élève ; à partir d’autres réalisations de classe (Qu’est-ce que tu as su faire le mieux ? Le moins bien ? , …
- Sur le projet (PPRE) : Crois-tu que quelque chose ou quelqu’un pourrait t’aider (à l’école, à la maison, …) ? Présentation du programme. Qu’en penses-tu ? , …
Décret n° 90-788 du 6 septembre 1990, « Organisation et fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires », BO n° 39 du 25 octobre 1990, modifié par le décret n° 2005-1014 du 24 août 2005, « Dispositifs d'aide et de soutien pour la réussite des élèves à l’école », B0 n°31 du 1er septembre 2005.