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BILOBA
ou le SECRET du BOIS qui CHANTE
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Lecture-Ecriture en hypertexte |
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La lecture d'hyperdocuments est particulièrement complexe parce qu'elle est non-linéaire, interactive, virtuelle. Elle appelle un nouveau comportement de lecteur, de nouvelles compétences. Il faut savoir lire de l'hypertexte pour en écrire et écrire de l'hypertexte pour mieux en lire. L'écriture d'un document hypermédia par des élèves leur permet donc de construire du sens lors d'une lecture hypertextuelle. P.B.
" (...) Soudain, la vue d'un pèlerin approchant dans ma direction me tire de mes songes. Ce dernier porte une robe de laine râpée, il est pieds nus et a autour du cou une coquille, symbole des pèlerins qui se rendent à Saint Jacques de Compostelle. Il avance lentement en s'appuyant lourdement sur son bourdon. C'est un vieil homme qui a le haut du crâne dégarni. Je m'empresse de l'interpeller: «Bonjour, j'ai longuement marché et je suis bien fatigué, pourriez-vous m'indiquer où trouver le gîte et le couvert, s'il vous plaît? Mais bien sûr mon enfant. Suis donc cette route et tu arriveras à l'abbaye de Cadouin. Tu sauras que tu es presque à destination lorsque tu verras de nombreux arbres abattus. Les moines défrichent toute la forêt pour étendre leurs cultures. Elle est encore loin cette abbaye? Non, elle est à deux pas d'ici. Allez, je dois poursuivre mon chemin, dit le vieil homme. Bonne chance et que Dieu te protège!» Le pèlerin reprend alors sa route. Moi, je repars tout joyeuxen direction de l'abbaye de Cadouin. C'est exactement ce que je cherchais car, non seulement je trouverai sûrement là-bas un endroit pour me restaurer et me reposer mais, en plus si je parviens à limiter le défrichage des arbres dans cette région, je ferai une bonne action pour la forêt et je réussirai peut-être à lever la malédiction qui pèse sur mon père. Le souvenir de l'horrible journée où celui-ci a été puni pour avoir tué l'Arbre de vieme revient en mémoire et la voix du Vent résonne encore à mes oreilles: «Toi, François tu devras réparer ce sacrilège…tu devras sauver des arbres…» Après avoir cheminé toute la journée, j'arrive enfin à proximité de Cadouin. J'aperçois au loin l'abbaye massive entourée d'un petit village. Comme je suis sur les hauteurs, je vois aussi la forêt de la Bessèdes qui se trouve sur la colline d'en face: j'observe les nombreuses clairières faites par les moines qui ont coupé tous les arbres à ces endroits-là. C'est sûr cette forêt a beaucoup souffert du défrichage! Tout en regardant cet horrible spectacle, je me mets en tête de sauver ce qu'il reste de cette futaie. Quelques instants plus tard, je me trouve devant la porte de l'abbaye. Je frappe. Un vieux moine entièrement vêtu de blanc m'ouvre et me dit: «Que veux-tu mon garçon ? Que fais-tu ici tout seul ? Ne voulant pas lui révéler tout de suite ma véritable intention, je lui réponds: - Mes parents sont bien trop pauvres pour pouvoir nourrir tous leurs enfants, je suis donc parti pour alléger leur peine et trouver du travail. Mais voilà, je n'ai pas encore trouvé d'artisan pour m'apprendre un métier. Je me suis perdu, je suis tout seul et je ne sais plus où aller. Bon, ne t'inquiète pas. Tu vas venir dormir à l'abbaye et demain je parlerai de toi à l'abbé. Peut-être acceptera-t-il que tu deviennes écolier.» Le moine me demande d'entrer dans l'abbaye, puis il me fait visiter celle-ci: les communs, le cloître, la chapelle. Je regarde avec passion cette merveille de l'art roman et je suis charmé par le cloître. Le moine me conduit alors jusqu'à une petite chambre, il me donne un morceau de pain noir et quelques légumes pour calmer ma faim. Après avoir mangé, je m'allonge et m'endors aussitôt.(...)' Source: collège Berthelot. |