D”École et cinéma”...
... à un spectacle de
marionnettes.
Dans les jours qui ont suivi la projection du film d'Agnès Varda ”Jacquot de Nantes”, deux élèves ont spontanément essayé de réaliser des marionnettes. Peu à peu, ils ont entraîné trois autres camarades et ils ont demandé à pouvoir fabriquer, en classe, ces marionnettes.
Après les congés de février, avec l'aide éducateur diplômé des Beaux-Arts, nous avons donc proposé aux enfants de s'engager dans un nouveau projet : construire des marionnettes et les faire vivre à travers une histoire qui était à inventer. Très vite, ils se sont investis dans le projet.
Un ordre des actions à mettre en œuvre a été établi ; il suivait au plus près les idées des enfants. Il a fallu les mettre très vite à la réalisation concrète des activités prévues, car, selon leurs dires ”réfléchir avant de faire c'est du temps perdu, ça sert à rien !”
Parallèlement à la construction des décors, les dialogues ont été écrits en trois séances seulement.
Puis, peu à peu, les élèves ont accepté de préparer les futures réalisations (aspect des marionnettes, matériel nécessaire, cartes d'invitation), c'est à dire de réfléchir avant de commencer, faire des croquis, des dessins et surtout prendre des décisions en commun.
La réelle motivation des élèves a permis que des idées, des propositions apparaissent chaque fois qu'une solution particulière devait être trouvée.
Les rôles à tenir ont été définis par les enfants eux-mêmes. Très vite, la répétition des textes a eu lieu ( un après –midi, alors que j'étais encore retenue auprès d’un élève sur un autre sujet, ils se sont mis à répéter, seuls, dans le calme et la concentration ( ! ! !), tout le spectacle. Je me suis alors tenue volontairement en retrait pour leur permettre de terminer leur activité).
Ayant décidé de faire une bande-son, les élèves ont choisi les musiques à insérer.
Ils ont tout de suite décidé qu'ils inviteraient les classes du cycle 2 (de l'école voisine) à voir le spectacle. Finalement, le projet terminé a été présenté à la Fête des écoles, et à toutes les classes de l’école Chapou.
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Petite
information pour comprendre la réelle
portée d'une telle activité : ce sont 8 élèves de Clis qui ont porté le projet.
D'autre part, une grande violence régnait au sein de la classe en début
d'année.
Le spectacle
n'est pas ”la” réponse à toutes ces difficultés, mais c'est un excellent
support de motivation, clé pour entraîner des enfants qui refusent de
s'investir afin de ne pas se heurter à un nouvel échec.