Circulaire no 87-124 du 27 avril 1987

 

modifiée par la circulaire no 88-027 du 27 janvier 1988

(Education nationale : bureau DE 15)

Texte adressé aux recteurs, aux inspecteurs d'académie, directeurs des services départementaux de l'Education et aux inspecteurs départementaux de l'Education nationale.

 

 

Enseignement de la natation à l'école primaire.

 

Depuis plusieurs années, la pratique des activités en milieu aquatique a pris une place importante dans l'enseignement de l'éducation physique à l'école maternelle et à l'école élémentaire.

 

 

L'expérience de ces dernières années, les recherches conduites par de nombreuses équipes pédagogiques ont, tout en clarifiant certains objectifs, mis en évidence un certain nombre de difficultés dans l'application des réglementations existantes.

 

 

Il convenait donc de procéder à une actualisation des textes organisant, en milieu scolaire, ces pratiques.

 

 

I. LES OBJECTIFS

 

 

La natation est partie intégrante de l'enseignement de l'éducation physique et sportive à l'école. Contribuant à l'éducation globale de l'enfant, elle s'inscrit dans le cadre du projet pédagogique de la classe ou de l'école, précisé par la note de service no 83-509 du 13 décembre 1983, et vise à atteindre les objectifs spécifiques à l'éducation physique et sportive définis par les instructions officielles, notamment les capacités signalées dans l'annexe jointe.

 

 

Cependant, et même si le milieu environnant est particulièrement favorisant, la natation ne saurait être considérée comme le seul moyen d'éducation physique. Elle se situe dans un programme d'ensemble. Elle peut en être, à certains moments, l'élément dominant. Elle ne doit jamais en être l'unique constituant.

 

 

Il reste qu'il est souhaitable, partout où cela est possible, de favoriser la pratique des activités en milieu aquatique par les enfants des classes maternelles, dès leur plus jeune âge.

 

 

II. DÉMARCHE PÉDAGOGIQUE

 

 

L'enseignement de la natation ne saurait se borner à un simple apprentissage systématique des gestes techniques. Tout en visant, bien entendu, à faire acquérir à l'élève la maîtrise effective et durable des formes les plus courantes de nage, cet enseignement s'appuyera sur des méthodes progressives et dont on s'assurera de la qualité pédagogique.

 

 

III. MODALITÉS PRATIQUES

 

DE MISE EN OEUVRE DE L'ACTIVITÉ

 

 

En fonction des plans d'action définis chaque année à l'échelon du département et de la circonscription, il convient, selon les contingences locales, de concevoir, pour l'ensemble de la scolarité du premier degré, une répartition et une organisation des activités.

 

 

Dans le cadre du projet éducatif de l'école et de la classe qui concerne l'ensemble des activités, la mise en oeuvre de l'enseignement de la natation nécessite une concertation de tous les intervenants amenés à collaborer. Il est souhaitable que cette concertation ait lieu avant les congés scolaires d'été dans le cadre des compétences du conseil d'école.

 

 

3.1. LA CONTINUITÉ DE L'ENSEIGNEMENT EST NÉCESSAIRE

 

 

C'est ainsi que là où des grandes sections de maternelle auront bénéficié d'activités régulières à la piscine, la priorité sera donnée aux classes de cycle préparatoire puis élémentaire.

 

 

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Si les conditions locales ne permettent pas une telle organisation qui doit cependant être privilégiée, il y aura lieu de favoriser l'approche des activités en milieu aquatique dès le cycle préparatoire ou, dans certains cas, au cycle élémentaire, la continuité s'organisant sur la ou les années suivantes.

 

 

3.2. DURÉE ET NOMBRE DE SÉANCES

 

 

Par souci d'efficacité, et dans l'idéal, le projet pédagogique devrait prévoir de 24 à 30 séances annuelles, pendant 2 ou 3 ans consécutifs (dont 2 à l'école élémentaire). Cependant, il sera tenu compte des possibilités d'accueil et des conditions locales.

 

 

Si les possibilités d'accueil restreintes ne permettent pas cette organisation, il convient de retenir un projet prévoyant une année entière de vingt-quatre à trente séances, complétée par une dizaine de séances organisées avant ou après cette année complète.

 

 

La fréquence des séances est un élément important dans l'efficacité de l'apprentissage. Une séance hebdomadaire est un seuil au-dessous duquel on ne peut descendre. Deux ou trois séances par semaine pourront, parfois, se révéler utiles et bénéfiques, notamment pour l'utilisation optimale d'équipements de plein air.

 

 

La durée des séances, adaptée aux possibilités des enfants, à la température de l'eau, doit permettre un travail efficace, dans l'eau, d'au moins trente minutes.

 

 

3.3. ENCADREMENT

 

 

(modifié par la circulaire no 88-027 du 27 janvier 1988)

 

 

Le rapport du nombre d'adultes au nombre d'enfants ne sera pas inférieur :

 

 

En maternelle, à un pour huit enfants dans l'eau ;

 

En élémentaire, à un pour seize enfants si ce sont des débutants, et à un pour vingt à vingt-cinq enfants si au moins seize d'entre eux sont nageurs.

 

C'est l'équipe pédagogique conduisant le projet qui détermine cependant, dans ce cadre, les conditions optimales d'encadrement en fonction des situations mises en place, des niveaux de formation de tous les intervenants et de l'autonomie plus au moins importante des élèves.

 

 

L'instituteur et l'équipe des maîtres

 

 

Garant institutionnel de l'action pédagogique, l'instituteur intervient constamment et activement, au sein de l'équipe pédagogique. Il est donc exclu d'envisager des activités en milieu aquatique sans l'implication active du maître dans cet acte éducatif. Bien entendu, en cas de difficultés majeures, l'équipe des maîtres prévoira une organisation interne de l'école propre à pallier ces difficultés : par exemple, échanges de service, décloisonnement...

 

 

Les maîtres nageurs sauveteurs

 

 

Les maîtres nageurs sauveteurs doivent intégrer leurs interventions dans le cadre du projet éducatif. De ce fait, ils sont soumis à agrément.

 

 

Cet agrément, délivré par l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'Education, selon la procédure générale définie par les notes de service no 83-509 du 13 décembre 1983 et no 84-150 du 24 avril 1984, prend en compte les nécessaires compétences techniques de ces intervenants. Celles-ci seront attestées par la possession, au minimum, d'un diplôme d'Etat de maître nageur sauveteur ou du brevet d'Etat d'éducateur sportif premier degré des activités de natation.

 

 

Cependant, compte tenu des responsabilités des collectivités locales et des qualifications professionnelles des maîtres nageurs sauveteurs qu'elles emploient dans leurs

 

 

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établissements de natation, des procédures locales plus souples devront, avant mise en oeuvre, être définies par l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'Education, sur la proposition de l'équipe départementale pour l'éducation physique et sportive à l'école.

 

 

Les intervenants bénévoles

 

 

Ils sont également soumis à agrément. Pour tout type d'intervention pendant le temps d'activité, cet agrément est lié à la participation à un stage d'information placé sous la responsabilité de l'IDEN. Bien entendu, toute action d'enseignement suppose, y compris pour les intervenants bénévoles, un certain niveau de compétence qui sera à débattre localement par l'équipe départementale en liaison avec les différents partenaires concernés et arrêté par l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'Education.

 

 

3.4. FORMATION DES ENSEIGNANTS

 

 

La spécificité du milieu, la nature de l'activité nécessitent des compétences indispensables à la réalisation d'un projet pédagogique ambitieux. Les formations initiale et continue de tous les intervenants doivent y concourir.

 

 

3.5. CONDITIONS MATÉRIELLES

 

 

Pour les enfants de maternelle et de cycle préparatoire, la température de l'eau doit être d'au moins 28 degrés. Elle ne saurait être, pour les autres cycles, inférieure, en bain couvert, à 27 degrés. Le confort thermique sera systématiquement recherché, par l'adaptation aux besoins de la température de l'air et du degré d'hydrométrie.

 

 

Le milieu aquatique doit être aménagé de façon à créer, particulièrement pour les plus jeunes, un environnement sécurisant et stimulant. On veillera à « matérialiser » la surface et la profondeur du bassin, à donner des repères visuels et tactiles afin de faciliter les rapports psychologiques et moteurs de l'élève avec l'eau. Ex. : matériel allant sur l'eau, entre deux eaux, au fond de l'eau (lignes d'eau, cordes en surface et en profondeur, cerceaux et autres accessoires lestés, arrosoirs, ballons, objets familiers de l'enfant), nécessitant l'existence de nombreux points d'ancrage.

 

 

L'occupation du bassin doit être calculée à raison de 5 m2 de plan d'eau par élève. En aucun cas, elle ne peut devenir inférieure à 4 m2.

 

 

3.6. PROCÉDURES ADMINISTRATIVES

 

 

L'organisme gestionnaire (le plus souvent la municipalité) met généralement et prioritairement ses installations à la disposition des écoles maternelles et élémentaires.

 

 

Le calendrier général des activités scolaires d'une année, préparé par le responsable de la piscine en liaison avec le CPAIDEN en EPS est mis au point en fin d'année scolaire précédente. Une réunion, placée sous l'autorité de l'inspecteur départemental de l'Education nationale de la circonscription, et à laquelle participent bien évidemment le représentant de l'organisme gestionnaire, le conseiller pédagogique auprès de l'inspecteur départemental de l'Education nationale en éducation physique et sportive, les directeurs d'école, un ou des représentant(s) des maîtres nageurs sauveteurs permettra l'élaboration des projets éducatifs prenant en compte les différentes contraintes énoncées ci-dessus.

 

 

Dans un souci de cohérence générale des actions au plan du département, il convient de prévoir la présence effective du conseiller pédagogique départemental, conseiller de l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'Education.

 

 

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3.7. ORGANISATION DES SÉANCES

 

 

C'est le projet pédagogique qui prévoit les objectifs à court et long terme, les contenus, les modalités d'intervention des divers intervenants compte tenu de leurs compétences.

 

 

La responsabilité de chacun des membres de l'équipe est constamment engagée. A tous les stades de l'action éducative, une réflexion collective est nécessaire pour effectuer une régulation pédagogique dans le sens d'un ajustement aux comportements des élèves, à leurs besoins et à leurs possibilités.

 

 

C'est, sauf cas exceptionnel, la classe entière qui est concernée par l'activité. Les parents informés doivent, le cas échéant, faire connaître les contre-indications concernant leurs enfants et produire un certificat médical justificatif.

 

 

Les mesures à prendre concernant les élèves dispensés temporairement ou de façon permanente seront à définir en conseil des maîtres et soumises au conseil d'école.

 

 

IV. SÉCURITÉ

 

 

Compte tenu des risques inhérents au milieu aquatique, il y aura lieu d'attacher la plus grande importance à la sécurité. A cet égard, le maître veillera à mener auprès des élèves une action très complète de sensibilisation aux risques encourus, d'information à leur propos, et ainsi prémunir, en classe et sur les lieux même de l'activité, ses élèves des dangers naturels que comporte la pratique des activités en milieu aquatique (cf. circulaire no 83-550 du 15 novembre 1983).

 

 

Une surveillance générale doit être assurée par un ou des maîtres nageurs sauveteurs exclusivement affectés à cette tâche, et qui, par conséquent, ne peuvent simultanément remplir une mission d'enseignement. Les normes minimales suivantes sont appliquées :

 

 

1° Plans d'eau d'une surface inférieure ou égale à 375 m2 : un maître nageur sauveteur ;

 

 

2° Plans d'eau d'une surface supérieure à 375 m2 et inférieure ou égale à 1 050 m2 : deux maîtres nageurs sauveteurs ;

 

3° Plans d'eau d'une surface supérieure à 1 050 m2 : trois maîtres nageurs sauveteurs.

 

Dans tous les cas, ces personnels devront se placer en fonction des caractéristiques de l'établissement de natation et de l'organisation pédagogique des séances, ce qui implique leur appartenance à l'équipe éducative et leur connaissance du projet pédagogique.

 

 

Le dispositif de sécurité proposé constitue un minimum. Les caractéristiques de certains bassins peuvent nécessiter des mesures supplémentaires, notamment lorsque plusieurs bassins d'une surface totale relativement faible sont séparés par des distances importantes, des obstacles, ou sont construites à des niveaux différents, exigeant ainsi une surveillance renforcée.

 

 

L'absence du maître nageur sauveteur désigné pour assurer la surveillance impose de différer la séance jusqu'à son arrivée.

 

 

La fréquentation simultanée d'un bassin par le public et les scolaires ne permet pas de bonnes conditions de sécurité et de travail. Elle doit donc être évitée. Cependant si, à titre exceptionnel, les caractéristiques du bassin offrent des conditions satisfaisantes pour le bon déroulement de l'enseignement et pour l'accueil du public, le respect des règles de sécurité concernant les deux catégories d'utilisateurs impose la présence simultanée d'un ou plusieurs maîtres nageurs sauveteurs affectés à la seule surveillance du public et d'un ou plusieurs maîtres nageurs sauveteurs pour la surveillance des scolaires. En tout état de cause, la présence régulière du public doit être portée à la connaissance de l'inspecteur d'académie.

 

 

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C'est en fonction des dispositions particulières prises pour assurer le bon fonctionnement des activités scolaires que l'inspecteur d'académie autorisera leur fonctionnement.

 

 

Il est également nécessaire de délimiter nettement les différentes aires d'activité attribuées aux diverses populations scolaires (maternelle-élémentaire-secondaire) qui, éventuellement, fréquenteraient en même temps un même bassin.

 

 

L'enseignement des activités de natation dans les lieux de baignade autres que les piscines, ne peut être donné que dans les emplacements aménagés et autorisés. Les aires d'évolution seront nettement délimitées et les dispositifs de sécurité seront renforcés et adaptés aux conditions locales.

 

 

Un certain nombre d'établissements de bain, d'une superficie inférieure ou égale à 100 m2, d'une profondeur maximale de 1,30 m, pouvaient, pour des séances de natation scolaire (élèves du premier degré), être surveillés par des enseignants titulaires d'une des mentions « sauvetage aquatique » ou « réanimation » du brevet national de secouriste. Le souci de la sécurité et de la qualité de l'enseignement conduit à éviter que de telles situations se prolongent au-delà de l'année scolaire 1987-1988. Dans ce type d'établissement, la présence d'un maître nageur sauveteur qui peut participer à l'enseignement tout en assurant la surveillance est vivement souhaitée pour les activités scolaires.

 

 

Chaque membre de l'équipe pédagogique participe activement à la sécurité tout au long de son action d'enseignement. La sécurité ne tient pas exclusivement à des conditions externes de surveillance. Y contribuent :

 

 

L'attention qu'il portera aux signes éventuels de fatigue ;

 

L'organisation de son groupe d'enfants (ex. : sous forme de groupes plus autonomes chez les plus grands, par deux, par trois, etc.) ou de l'aire d'activité qui lui est attribuée ;

 

L'ordre présidant aux entrées et aux sorties de l'eau ;

 

La vérification fréquente du nombre d'enfants, etc. ;

 

Le suivi de la circulation des groupes d'enfants dans l'établissement, etc.

 

V. RESPONSABILITÉ DES INTERVENANTS EXTÉRIEURS

 

 

(Abrogé par la circulaire no 92-196 du 3 juillet 1992, voir les nouvelles dispositions contenues dans cette circulaire concernant les intervenants extérieurs, volume VII, article 724-4.)

 

 

(BO no 18 du 7 mai 1987.)

 

 

Annexe technique

 

 

Au travers de situations riches, évolutives et inhabituelles, l'activité aquatique permet à l'enfant d'accéder à des compétences d'ordre moteur, affectif et cognitif. Les capacités motrices de l'enfant évoluent conjointement avec la connaissance qu'il a du milieu. Cette connaissance et la représentation qu'il s'en fait se transforment grâce à l'activité qu'il y déploie.

Le tableau organisation du contenu : niveaux de transformation propose les étapes de la transformation de comportements : de « l'homme terrien, bipède » à « l'homme aquatique » et en regard les niveaux de fonctionnement relatifs à l'activité aquatique à l'école.

 

 

13           1992 n° 9 et 10

 


 

 

 

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NB - Il est évident que le processus des transformations est continu, il n'a été découpé en trois étapes que pour des commodités de présentation.

 

 

Le tableau Evolution des compétences doit se lire horizontalement et verticalement.

 

 

En lecture horizontale : il rend compte de l'évolution des compétences de l'enfant. Les indicateurs intermédiaires ne sont pas impérativement liés aux cycles, chaque enfant évoluant à son propre rythme. Néanmoins, « capacités minimales après trois cycles » doit se lire aussi «capacités devant être acquises par tous les enfants après ces trois cycles ».

 

 

NB - La répartition en trois parties recouvre trois cycles du cursus scolaire qui ne peuvent, en aucun cas, être confondus avec les niveaux de transformation du tableau précédent.

 

 

En lecture verticale : il présente de façon distincte trois domaines de compétences qui ne peuvent en réalité ni se juxtaposer ni se succéder. Ils ne peuvent que se superposer pour s'interpénétrer et interférer.

 

 

Motricité, affectivité, connaissance sont étroitement liées entre elles et au développement général de l'enfant mais elles sont également tributaires de son passé et de son vécu dans l'élément aquatique.

 

 

NB - Il est nécessaire d'attirer l'attention sur les points suivants :

 

 

Si, dans un premier temps, le plaisir répond à la satisfaction des besoins les plus primitifs, dans un second temps, il est la condition et le résultat de l'évolution des comportements ;

 

La relation affective avec l'eau peut engendrer des comportements pouvant être perçus comme une régression ; il importe alors de respecter le rythme de chaque enfant ;

 

L'autonomie effective souhaitée à la fin des trois cycles de natation devrait permettre à chaque enfant d'aborder les activités en milieu aquatique dans des formes plus élaborées, voire codifiées (natation sportive, natation synchronisée, water-polo, sauvetage, etc.) qui seront affinées dans d'autres situations mises en place ultérieurement ou ailleurs.14      1992 n° 9 et 10

 


 

 

 

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15           1987 n° 5 et 6

 


 

 

 

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16           1987 n° 5 et 6

 


 

 

 

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