Handicap : Quel bilan 10 ans après la loi de 2005 ?

vendredi 2 octobre 2015
par  Delphine DESCOT (Chargée de mission FORMATION-ASH 46)
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Les 10 ans de al loi de 2005 qui a ouvert les écoles aux enfants handicapés sont célébrés par la publication d’une note de la Depp (division des études du ministère de l’éducation nationale".

La Depp montre la progression réelle de la scolarisation des enfants handicapés. Les 3 quarts des enfants handicapés sont scolarisés en milieu normal et la moitié dans une classe normale. Le ministère souligne " la forte progression du nombre d’enfants scolarisés - de 126 000 en 2006 à 260 000 en 2015... A la rentrée 2015, 100 unités d’enseignement (UE) supplémentaires, actuellement situées dans les établissements médico-sociaux, seront relocalisées au sein même des établissements scolaires, ce qui portera leur nombre total à près de 300. Par ailleurs, 30 nouvelles UE Autisme seront ouvertes à la rentrée 2015 et 30 supplémentaires en 2016, portant à 90 leur nombre d’ici à la fin du quinquennat".

La note de la Depp montre que cette scolarisation varie selon les troubles. "Les enfants présentant des troubles du langage et de la parole sont plus de huit fois sur dix en classe ordinaire, de même que ceux présentant des troubles visuels, moteurs ou viscéraux (plus de sept sur dix). À l’opposé, les enfants présentant des troubles intellectuels et cognitifs sont les plus nombreux à fréquenter une classe spécialisée : un enfant de 8 ans sur deux est en CLIS et quatre sur dix de 12 ans en ULIS".

Néanmoins, si les parents sont globalement satisfaits de l’établissement fréquenté par leur enfant, la minorité de mécontents est deux fois plus forte dans les familles d’enfants handicapés. Un enfant sur dix se sentirait mal à l’école, un pourcentage montant à 20% pour les troubles du psychisme. La note montre aussi que l’origine sociale diffère selon le handicap. " Près de six enfants en situation de handicap sur dix présentant des troubles intellectuels ou cognitifs, et 45 % des enfants présentant des troubles du psychisme ou plusieurs troubles associés, vivent dans une famille de catégorie sociale défavorisée".