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Il n'est pas possible, actuellement, de recommander tel ou tel modèle de calculatrice dans la mesure où il n'existe pas de cahier des charges pour un type de calculatrice (une proposition dans ce sens est cependant faite en annexe). Il appartient donc à chacun de décider, en fonction des possibilités de l'école, si tous les élèves doivent disposer ou non du même modèle. La solution idéale consiste à doter la classe d'un stock de calculatrices (une par élève, ou au moins une pour deux élèves). Dans tous les cas, les élèves deviennent rapidement habiles dans l'utilisation matérielle de la machine qui, de ce point de vue, ne pose donc pas de difficulté particulière. Cette maîtrise de l'outil est aidée par l'élaboration progressive d'un mode d'emploi de la calculatrice qu'ils utilisent (une proposition de grille pour un tel mode d'emploi est fourni en annexe). Deux stratégies d'utilisation sont possibles ; elles peuvent même être utilisées successivement dans la classe : - les calculatrices ne sont mises à disposition des élèves que lorsque l'enseignant le juge pertinent ; - les calculatrices sont en permanence à disposition des élèves, l'enseignant choisissant d'en interdire l'utilisation dans certaines activités.
Les activités envisagées ici peuvent être conduites avec des calculatrices ordinaires.
1.1. Au cycle des apprentissages fondamentaux
En
fonction de sa progression et de ses choix didactiques, l'enseignant
peut choisir différentes opportunités pour l'introduction des calculatrices
dans la classe, au cours de la deuxième année du cycle. Voici quelques
possibilités :
- introduction au moment où est présenté le premier signe opératoire
pour montrer la
compatibilité entre écriture proposée (par exemple : 4 + 3 = 7)
et codage des touches
frappées ;
- introduction à un moment où on souhaite étudier un phénomène numérique
(par exemple, pour observer la génération d'une suite de nombres
à l'aide de la séquence de touche [+] 1 [=] ;
- introduction au moment où un élève apporte de lui-même une calculatrice
à l'école ;
- …
Une exploration libre peut être envisagée dans un premier temps.
Elle permet aux élèves de savoir mettre en route et arrêter la machine,
de repérer ce qu'ils reconnaissent (touches, affichage…), et d'être
informés qu'ils ont toute l'école primaire pour apprendre à bien
se servir de cet outil (selon les calculatrices disponibles dans
la classe, on peut même préciser que certaines touches ne seront
utilisées que plus tard, après l'école primaire). Cette exploration
libre peut par exemple trouver sa place dans une séance (ou deux
séances) de découverte au cours de laquelle les élèves sont conduits
à :
- repérer les touches lettres, chiffres et signes ;
- repérer que la mise en route de la calculatrice provoque l'affichage
de 0 ;
- remarquer que lorsqu'on tape, par exemple, 436 : on voit, à l'affichage,
le 4 se décaler vers la gauche pour laisser la place qu'il occupait
au 3 puis au 6.
Quelques exercices simples peuvent très rapidement être proposés
pour compléter cette première prise de contact, par exemple :
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