LETTRES SUPERIEURES - PREMIERE SUPERIEURE :
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La
classe de Lettres Supérieures (première année)
ou « Hypokhâgne » est ouverte aux élèves
titulaires du Baccalauréat (série L, S ou ES) et
connaissant de préférence une langue ancienne (Latin
ou Grec). Une
formation scientifique n'est en aucun cas contre indiquée.
La classe de Lettres Supérieures prépare à l’admission en classe de Première Supérieure (seconde année) ou «Khâgne», pendant laquelle les étudiants travaillent précisément pour le concours de l'ENS de la Rue d'Ulm ou éventuellement celui de l'ENS Lyon. Ces Ecoles, où l’on peut accéder en deux ou en trois années, rémunèrent leurs étudiants pendant quatre années. Elles les préparent à de multiples carrières dans l’enseignement, la recherche, la politique, l’édition.. L’Hypokhâgne et la Khâgne du Lycée Pierre de Fermat permettent aussi de préparer efficacement les concours des principales Ecoles de commerce et des instituts d’Etudes politiques. Des élèves entrent régulièrement à HEC, l’ESSEC ou à Sciences-Po par la voie littéraire. L’Hypokhâgne et la Khâgne ouvrent des possibilités multiples. Beaucoup d’étudiants de ces classes ne deviennent pas normaliens, mais presque tous obtiennent des équivalences pour la première et la seconde année d’études universitaires de lettres et parfois, quand ils en font la demande, pour des études de Droit Après une, deux, ou trois années à Fermat, ils poursuivent leurs études dans le monde universitaire où leurs chances de réussites sont très grandes. La plupart des anciens khâgneux qui ont, par exemple, souhaité préparer une des agrégations l’ont fait avec succès. Aucun redoublement de la classe de première année n’est autorisé sauf en cas de maladie ou d’accident grave dûment attesté par un certificat médical et sur décision du Chef d’établissement après avis du Conseil de classe, La difficulté des concours d’entrée aux ENS rend très souvent nécessaire le redoublement de la deuxième année. Cette possibilité est accordée, après avis du Conseil de classe, par le Chef d’établissement aux étudiants qui ont montré, pendant deux années, les qualités attendues. Les Khâgneux de Fermat viennent de partout en France. |
LES ENSEIGNEMENTS


L'ensemble
des concours préparés exige l'étude d'au moins une
langue vivante. Au Lycée Fermat, en classe préparatoire
littéraire, sont proposés l'allemand, l'anglais, l'espagnol,
et l'italien. Beaucoup d'étudiants choisissent, en première
année de pratiquer, deux langues vivantes (qui s'ajoutent à
la langue morte).
Les
options des concours de l'ENS proposées au Lycée Pierre
de Fermat sont les options lettres classiques,
lettres modernes, langues
vivantes et philosophie, ainsi
que la géographie depuis cette
année. Il est également possible de choisir une option artistique
aux Concours des Ecoles Normales supérieures ; le Lycée
Fermat propose deux de ces options aux étudiants : la
Musique et le Théâtre.
L'Histoire
des Arts n'est plus proposée.
A titre d'information, voici la statistique du nombre, cumulé sur
les 10 dernières années (5 ans pour Histoire des Arts et
Théâtre), de candidats du Lycée Pierre de Fermat admissibles
et admis aux ENS (Ulm et Lyon-LSH), ainsi que celui des intégrés
dans les grandes écoles de commerce (HEC, ESSEC, ESCP-EAP, EM-Lyon,
Audencia, ESC Toulouse) selon les options présentées:
option |
Lettres Classiques |
Lettres Modernes |
Langues Vivantes |
philo |
musique |
théâtre |
hist.
des arts |
admissibles
ENS |
16 |
13 |
12 |
8 |
7 |
0 |
0 |
intégrés
ENS |
8 |
6 |
5 |
3 |
5 |
0 |
0 |
intégrés
écoles de commerce |
3 |
1 |
6 |
1 |
1 |
1 |
0 |
Même si le choix des Options du Concours ne se fait qu'au moment du passage en Khâgne, il peut être conditionné dans une certaine mesure par les cours que vous aurez choisi de suivre en Hypokhâgne; ce choix des enseigements suivis doit donc, dès l'inscription en première année, faire l'objet d'une réflexion approfondie. Il faut bien noter que les choix que vous ferez à votre entrée en Hypokhâgne vous engageront pour l'année entière. On se gardera de choisir telle ou telle option par simple curiosité, sans objectif bien défini. En effet, même si, comme il est rappelé ci après, l'hypokhâgne n'est pas le bagne, la charge de travail y est, malgré tout, importante et la multiplication des options induite par une absence de projet est fréquemment préjudiciable aux étudiants.
| Concrètement il vous
faut donc savoir que : 1 - Pour passer le Concours avec les Options Théâtre ou Musique, il faut pratiquer l'une ou l'autre de ces disciplines en Hypokhâgne. 2 - Pour passer le Concours en Lettres Classiques, il faut faire du Latin et du Grec en Hypokhâgne, au besoin en débutant l'une ou l'autre de ces langues. 3 - Pour passer le Concours en Langues Vivantes, il faut faire deux Langues Vivantes distinctes dès l'Hypokhâgne. Quatre heures de cours vous seront proposées pour l'une et l'autre langue, ce qui vous permettra de choisir, l'année suivante, l'une ou l'autre de ces deux langues comme option. 4 - Pour passer le Concours en Lettres Modernes ou en Philosophie, il n'y a aucune obligation particulière. Cependant, nous conseillons fortement même à ceux qui auraient déjà l'intention de choisir ces options en Khâgne, de pratiquer en Hypokhâgne, en plus de la langue vivante et de la langue ancienne suivies par tous, une autre langue, vivante ou ancienne afin de garder, tant pour le reste de leurs études universitaires que pour le concours lui-même le maximum de possibilités ouvertes. 5 - Pour se présenter aux concours d'Entrée aux Grandes Ecoles de Commerce (HEC, ESSEC, ESCP..) par la filière littéraire, il est nécessaire de faire de l'Anglais et de pratiquer par ailleurs deux Langues (vivantes ou anciennes). |
Les classes préparatoires littéraires du Lycée Pierre de Fermat ne sont pas un bagne. Les professeurs n'y sont pas des bourreaux. La plupart des étudiants en gardent un excellent souvenir car les années qu'ils y ont passées sont celles de rencontres partagées, de découvertes multiples, d'apprentissage souvent enthousiasmant de l'effort sur soi. Ils y ont constitué le socle d'une culture générale efficace et se sont ouverts à l'aventure des savoirs.
La Classe Préparatoire de Lettres Supérieures (première année) conduit en seconde année en Classe Préparatoire de Première Supérieure pour la préparation à l'Ecole Normale Supérieure (voie A/L). L'admission est prononcée sur décision du Chef d'Etablissement, après avis du Conseil de Classe. Un étudiant admis en Première Supérieure souhaitant intégrer une Khâgne plus adaptée à son profil et à ses objectifs (préparation de l'option Histoire pour l'ENS ou préparation exclusive de l'ENSLSH) peut être autorisé à s'inscrire dans un autre Lycée avec l'accord du Chef d'Etablissement d'accueil.
LES
CONCOURS
L'ENSLSH
de Lyon : concours préparé par un nombre croissant
d'étudiants en plus de celui de l'ENS de Paris. Les épreuves
portent sur les mêmes matières, à l'exception de la
Langue ancienne, remplacée par la Géographie ; même
choix pour la matière optionnelle.
Les
concours de l'ENS et de l'ENSLSH ont opéré un rapprochement
sensible en organisant conjointement un certain nombre d'épreuves
d'admissibilité (Philosophie, Histoire, langue vivante, options
artistiques). Certaines écoles de commerce pourraient aussi utiliser
cette banque d'épreuves écrites. Cette évolution
est très favorable aux étudiants de CPGE littéraire
dont elle accroît sensiblement les débouchés.
L'ENS et L'ENSLSH recrutent chaque année sur dossier des auditeurs
en Master et préparation de l'Agrégation. Les auditeurs
bénéficient des mêmes excellentes conditions d'étude
et de recherche que les élèves de l'Ecole. Les dossiers
sélectionnés sont ceux de candidats ayant présenté
deux fois le concours et y ayant figuré très honorablement
(admissibilité ou sous-admissibilité) et ayant validé
une L3.
Enfin, les divers IEP (de Paris ou de province) organisent aussi des concours de recrutement accessibles aux étudiants de CPGE littéraire. Leurs modalités sont très variables et ils comportent un nombre réduit d'épreuves. Il en va de même pour de multiples écoles plus ou moins spécialisées (journalisme, interprétariat, Ecole du Louvre etc...).
TEMOIGNAGES D'ANCIENS ELEVESDamien
: Après mon passage à Fermat, je suis passé
par Science-Po Paris, et l'Ecole d'Administration Régionale à
Nantes. J'administre donc. Je garde de la prépa Fermat un très
bon souvenir, et une impression d'efficacité.
Inès : J'ai passé trois années à Fermat, à l'issue desquelles j'ai été admise à l'ENS-LSH en section musique. Toutes sortes de mythes circulent à propos des classes de khâgne et d'hypokhâgne, professeurs tortionnaires, élèves stakhanovistes... rassurons-nous il n'en est rien. L'enseignement y est souvent extrêmement intéressant et l'on y fait de réelles découvertes intellectuelles. En un mot la prépa est le lieu idéal pour accroître sa culture de manière intelligente et s'ouvrir à différents modes de pensée.
Agnès (qui est à Ulm) : Arriver et tout à coup se rendre compte que l'on ne sait rien. Se passionner, travailler d'arrache-pied, pas forcément comme on l'aurait imaginé, seul ou en groupe, en apprendre long sur soi et ses propres réactions, être dans un climat stimulant, d'où naissent de belles amitiés et plus si affinités, pouvoir danser, chanter, jouer au foot, découvrir l'opéra ou la scène quand même, se retrouver la tête bien pleine et un peu mieux faite (et pas seulement capable de produire un plan en trois parties sur n'importe quoi), pouvoir trépigner de joie en lisant un bouquin qui subitement vous illumine, et bénéficier du contact avec des profs qui s'investissent (presque) tous dans leur cours et pour l'avenir de leurs élèves... Il faut parfois boire beaucoup d'absinthe avant de sentir le miel, mais le jeu en vaut la chandelle.
Patrick
(philosophe) : Je garde un très bon souvenir de mes années
de Khâgne à Fermat. Certainement avant tout en raison de
l'ambiance de la classe, qui n'était pas du tout l'atmosphère
malsaine de concurrence à laquelle on pourrait s'attendre, mais
de solidarité ou plutôt de convivialité, née
dans les épreuves partagées certes mais aussi née
dans les bons moments partagés : les bons moments culturels
(théâtre, cinéma, musique...) mais aussi les bons
moments sportifs (football, basket, footing...) et bien sûr les
bons moments tout court. Cette ambiance a fait d'ailleurs que je continue
de voir bon nombre de mes camarades quelques années après,
qui sont devenus des amis. Certains sont à Sciences-Po, d'autres
à HEC, la plupart à l'Université où ils réussissent
très bien (qu'ils aient passé un, deux ou trois ans en prépa),
dans les concours de l'enseignement pour beaucoup, mais pas seulement
(les uns se sont orientés vers l'édition, d'autres vers
le journalisme ou la traduction...), et je n'oublie pas les quelques normaliens;
tous ont de toute manière tiré profit de la formation délivrée
en prépa. Dernier élément et non des moindres : certains
y ont rencontré l'homme ou la femme de leur vie.