LETTRES SUPERIEURES - PREMIERE SUPERIEURE :
CLASSES PREPARATOIRES à
L'ECOLE NORMALE SUPERIEURE (Rue d'ULM)


màj 09/02/2010

La classe de Lettres Supérieures (première année) ou « Hypokhâgne » est ouverte aux élèves titulaires du Baccalauréat (série L, S ou ES) et connaissant de préférence une langue ancienne (Latin ou Grec).

Une formation scientifique n'est en aucun cas contre indiquée.

Cette Classe préparatoire propose une formation exigeante, de niveau élevé, pour des élèves ayant de fortes capacités de travail et un désir de réussite en voie littéraire. Les années qu’ils passent là sont pour eux l’occasion d’apprentissages intellectuels, de rencontres partagées, de découvertes. Ils étudient simultanément toutes les matières qui constituent la culture littéraire. Ils apprennent à n’être pas trop tôt spécialistes, et à pratiquer, avec une heureuse intelligence, de nombreux domaines de la culture.

La classe de Lettres Supérieures prépare à l’admission en classe de Première Supérieure (seconde année) ou «Khâgne», pendant laquelle les étudiants travaillent précisément pour le concours de l'ENS de la Rue d'Ulm ou éventuellement celui de l'ENS Lyon.

Ces Ecoles, où l’on peut accéder en deux ou en trois années, rémunèrent leurs étudiants pendant quatre années. Elles les préparent à de multiples carrières dans l’enseignement, la recherche, la politique, l’édition..

L’Hypokhâgne et la Khâgne du Lycée Pierre de Fermat permettent aussi de préparer efficacement les concours des principales Ecoles de commerce et des instituts d’Etudes politiques. Des élèves entrent régulièrement à HEC, l’ESSEC ou à Sciences-Po par la voie littéraire.

L’Hypokhâgne et la Khâgne ouvrent des possibilités multiples.

Beaucoup d’étudiants de ces classes ne deviennent pas normaliens, mais presque tous obtiennent des équivalences pour la première et la seconde année d’études universitaires de lettres et parfois, quand ils en font la demande, pour des études de Droit Après une, deux, ou trois années à Fermat, ils poursuivent leurs études dans le monde universitaire où leurs chances de réussites sont très grandes. La plupart des anciens khâgneux qui ont, par exemple, souhaité préparer une des agrégations l’ont fait avec succès.

Aucun redoublement de la classe de première année n’est autorisé sauf en cas de maladie ou d’accident grave dûment attesté par un certificat médical et sur décision du Chef d’établissement après avis du Conseil de classe, La difficulté des concours d’entrée aux ENS rend très souvent nécessaire le redoublement de la deuxième année. Cette possibilité est accordée, après avis du Conseil de classe, par le Chef d’établissement aux étudiants qui ont montré, pendant deux années, les qualités attendues. Les Khâgneux de Fermat viennent de partout en France.

LES ENSEIGNEMENTS




L'ensemble des concours préparés exige l'étude d'au moins une langue vivante. Au Lycée Fermat, en classe préparatoire littéraire, sont proposés l'allemand, l'anglais, l'espagnol, et l'italien. Beaucoup d'étudiants choisissent, en première année de pratiquer, deux langues vivantes (qui s'ajoutent à la langue morte). 

Les options des concours de l'ENS proposées au Lycée Pierre de Fermat sont les options lettres classiques, lettres modernes, langues vivantes et philosophie, ainsi que la géographie depuis cette année. Il est également possible de choisir une option artistique aux Concours des Ecoles Normales supérieures ; le Lycée Fermat propose deux de ces options aux étudiants : la Musique et le Théâtre. L'Histoire des Arts n'est plus proposée.

A titre d'information, voici la statistique du nombre, cumulé sur les 10 dernières années (5 ans pour Histoire des Arts et Théâtre), de candidats du Lycée Pierre de Fermat admissibles et admis aux ENS (Ulm et Lyon-LSH), ainsi que celui des intégrés dans les grandes écoles de commerce (HEC, ESSEC, ESCP-EAP, EM-Lyon, Audencia, ESC Toulouse) selon les options présentées:

option
Lettres
Classiques
Lettres
Modernes
Langues
Vivantes
philo
musique
théâtre
hist. des arts
admissibles ENS
16
13
12
8
7
0
0
intégrés ENS
8
6
5
3
5
0
0
intégrés écoles de commerce
3
1
6
1
1
1
0

Même si le choix des Options du Concours ne se fait qu'au moment du passage en Khâgne, il peut être conditionné dans une certaine mesure par les cours que vous aurez choisi de suivre en Hypokhâgne; ce choix des enseigements suivis doit donc, dès l'inscription en première année, faire l'objet d'une réflexion approfondie. Il faut bien noter que les choix que vous ferez à votre entrée en Hypokhâgne vous engageront pour l'année entière. On se gardera de choisir telle ou telle option par simple curiosité, sans objectif bien défini. En effet, même si, comme il est rappelé ci après, l'hypokhâgne n'est pas le bagne, la charge de travail y est, malgré tout, importante et la multiplication des options induite par une absence de projet est fréquemment préjudiciable aux étudiants.

Concrètement il vous faut donc savoir que :

1 - Pour passer le Concours avec les Options Théâtre ou Musique, il faut pratiquer l'une ou l'autre de ces disciplines en Hypokhâgne.
2 - Pour passer le Concours en Lettres Classiques, il faut faire du Latin et du Grec en Hypokhâgne, au besoin en débutant l'une ou l'autre de ces langues.
3 - Pour passer le Concours en Langues Vivantes, il faut faire deux Langues Vivantes distinctes dès l'Hypokhâgne. Quatre heures de cours vous seront proposées pour l'une et l'autre langue, ce qui vous permettra de choisir, l'année suivante, l'une ou l'autre de ces deux langues comme option.
4 - Pour passer le Concours en Lettres Modernes ou en Philosophie, il n'y a aucune obligation particulière. Cependant, nous conseillons fortement même à ceux qui auraient déjà l'intention de choisir ces options en Khâgne, de pratiquer en Hypokhâgne, en plus de la langue vivante et de la langue ancienne suivies par tous, une autre langue, vivante ou ancienne afin de garder, tant pour le reste de leurs études universitaires que pour le concours lui-même le maximum de possibilités ouvertes.

5 - Pour se présenter aux concours d'Entrée aux Grandes Ecoles de Commerce (HEC, ESSEC, ESCP..) par la filière littéraire, il est nécessaire de faire de l'Anglais et de pratiquer par ailleurs deux Langues (vivantes ou anciennes).

Les classes préparatoires littéraires du Lycée Pierre de Fermat ne sont pas un bagne. Les professeurs n'y sont pas des bourreaux. La plupart des étudiants en gardent un excellent souvenir car les années qu'ils y ont passées sont celles de rencontres partagées, de découvertes multiples, d'apprentissage souvent enthousiasmant de l'effort sur soi. Ils y ont constitué le socle d'une culture générale efficace et se sont ouverts à l'aventure des savoirs.

La Classe Préparatoire de Lettres Supérieures (première année) conduit en seconde année en Classe Préparatoire de Première Supérieure pour la préparation à l'Ecole Normale Supérieure (voie A/L). L'admission est prononcée sur décision du Chef d'Etablissement, après avis du Conseil de Classe. Un étudiant admis en Première Supérieure souhaitant intégrer une Khâgne plus adaptée à son profil et à ses objectifs (préparation de l'option Histoire pour l'ENS ou préparation exclusive de l'ENSLSH) peut être autorisé à s'inscrire dans un autre Lycée avec l'accord du Chef d'Etablissement d'accueil.

LES CONCOURS

La scolarité en Classe préparatoire littéraire conduit à une série de concours d'admission à différentes grandes écoles de l'Enseignement supérieur. Ces concours, malgré des modalités légèrement différentes, sont régis par les mêmes principes : les épreuves d'admissibilité (écrites) et les épreuves d'admission (orales) font appel à la même culture pluridisciplinaire et sollicitent les mêmes qualités intellectuelles. Elles sont sanctionnées par des coefficients identiques ou très proches.

L'ENS de Paris : C'est le concours préparé en priorité par tous les khâgneux de Fermat. Les épreuves d'admissibilité portent sur le Français, la Philosophie, l'Histoire, une Langue vivante, une Langue ancienne, et une matière optionnelle au choix (commentaire littéraire, commentaire philosophique, seconde langue ancienne, seconde langue vivante, histoire des arts, musique, ou théâtre).

L'ENSLSH de Lyon : concours préparé par un nombre croissant d'étudiants en plus de celui de l'ENS de Paris. Les épreuves portent sur les mêmes matières, à l'exception de la Langue ancienne, remplacée par la Géographie ; même choix pour la matière optionnelle.     

Les Grandes Ecoles de commerce et de management : HEC, ESSEC, ESCP à Paris, EM Lyon, Audencia, EDHEC, et plusieurs ESC en province, ainsi que l'ESM Saint Cyr. Elles organisent des concours d'entrée (regroupés en deux banques d'épreuves : BCE et Ecricome) à l'intention des littéraires, selon les mêmes modalités que l'ENS. A noter que ces écoles demandent obligatoirement la maîtrise de l'anglais et de deux autres langues (deux langues anciennes ou une langue ancienne et une seconde langue vivante)

Les concours de l'ENS et de l'ENSLSH ont opéré un rapprochement sensible en organisant conjointement un certain nombre d'épreuves d'admissibilité (Philosophie, Histoire, langue vivante, options artistiques). Certaines écoles de commerce pourraient aussi utiliser cette banque d'épreuves écrites. Cette évolution est très favorable aux étudiants de CPGE littéraire dont elle accroît sensiblement les débouchés.
L'ENS et L'ENSLSH recrutent chaque année sur dossier des auditeurs en Master et préparation de l'Agrégation. Les auditeurs bénéficient des mêmes excellentes conditions d'étude et de recherche que les élèves de l'Ecole. Les dossiers sélectionnés sont ceux de candidats ayant présenté deux fois le concours et y ayant figuré très honorablement (admissibilité ou sous-admissibilité) et ayant validé une L3. 

Enfin, les divers IEP (de Paris ou de province) organisent aussi des concours de recrutement accessibles aux étudiants de CPGE littéraire. Leurs modalités sont très variables et ils comportent un nombre réduit d'épreuves. Il en va de même pour de multiples écoles plus ou moins spécialisées (journalisme, interprétariat, Ecole du Louvre etc...).

TEMOIGNAGES D'ANCIENS ELEVES

Muriel : Dix ans après mon passage en prépa en Fermat, j'en garde le souvenir d'une période intense, active, où il y avait beaucoup de rencontres et d'enthousiasme. C'est à l'acquis de ces années là que je dois, très largement, mon Capes de lettres modernes.

Damien : Après mon passage à Fermat, je suis passé par Science-Po Paris, et l'Ecole d'Administration Régionale à Nantes. J'administre donc. Je garde de la prépa Fermat un très bon souvenir, et une impression d'efficacité.

Inès   :   J'ai passé trois années à Fermat, à l'issue desquelles j'ai été admise à l'ENS-LSH en section musique. Toutes sortes de mythes circulent à propos des classes de khâgne et d'hypokhâgne, professeurs tortionnaires, élèves stakhanovistes... rassurons-nous il n'en est rien. L'enseignement y est souvent extrêmement intéressant et l'on y fait de réelles découvertes intellectuelles. En un mot la prépa est le lieu idéal pour accroître sa culture de manière intelligente et s'ouvrir à différents modes de pensée.

Agnès (qui est à Ulm) : Arriver et tout à coup se rendre compte que l'on ne sait rien. Se passionner, travailler d'arrache-pied, pas forcément comme on l'aurait imaginé, seul ou en groupe, en apprendre long sur soi et ses propres réactions, être dans un climat stimulant, d'où naissent de belles amitiés et plus si affinités, pouvoir danser, chanter, jouer au foot, découvrir l'opéra ou la scène quand même, se retrouver la tête bien pleine et un peu mieux faite (et pas seulement capable de produire un plan en trois parties sur n'importe quoi), pouvoir trépigner de joie en lisant un bouquin qui subitement vous illumine, et bénéficier du contact avec des profs qui s'investissent (presque) tous dans leur cours et pour l'avenir de leurs élèves... Il faut parfois boire beaucoup d'absinthe avant de sentir le miel, mais le jeu en vaut la chandelle.

Patrick (philosophe) : Je garde un très bon souvenir de mes années de Khâgne à Fermat. Certainement avant tout en raison de l'ambiance de la classe, qui n'était pas du tout l'atmosphère malsaine de concurrence à laquelle on pourrait s'attendre, mais de solidarité ou plutôt de convivialité, née dans les épreuves partagées certes mais aussi née dans les bons moments partagés : les bons moments culturels (théâtre, cinéma, musique...) mais aussi les bons moments sportifs (football, basket, footing...) et bien sûr les bons moments tout court. Cette ambiance a fait d'ailleurs que je continue de voir bon nombre de mes camarades quelques années après, qui sont devenus des amis. Certains sont à Sciences-Po, d'autres à HEC, la plupart à l'Université où ils réussissent très bien (qu'ils aient passé un, deux ou trois ans en prépa), dans les concours de l'enseignement pour beaucoup, mais pas seulement (les uns se sont orientés vers l'édition, d'autres vers le journalisme ou la traduction...), et je n'oublie pas les quelques normaliens; tous ont de toute manière tiré profit de la formation délivrée en prépa. Dernier élément et non des moindres : certains y ont rencontré l'homme ou la femme de leur vie.