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BACCALAURÉAT GÉNÉRAL
SESSION
2003 PHYSIQUE-CHIMIE Série S Durée de l'épreuve : 3 h 30 - coefficient
: 6 |
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Le candidat doit traiter les
trois exercices qui sont indépendants les uns des autres I - Etude d'une
estérification. II - Mise en orbite d'un
satellite artificiel par la fusée Ariane. III - Le flash électronique. IV-Spécialité :Le
télescope de Newton |
1. Etude d'une estérification (6 points)
Données
• pKA (CH3C00H / CH3C00-)
= 4,8 ; pKe = 14 .
• Masses
atomiques molaires: H = 1 g.mol-1 ; C = 12 g.mol-1 ; O =
16 g.mol-1 .
• Masse
volumique du propan-1-ol : 0,80 g.cm -3.
On
étudie la cinétique de la formation d'un ester à partir d'acide éthanoïque et
de propan-1-ol.
On
maintient, à la température constante 0, sept erlenmeyers numérotés 1,2,3...7,
contenant chacun un mélange de 0,500 mol d'acide éthanoïque et de 0,500 mol de
propan-1-ol.
Ces
tubes sont tous préparés à l'instant t = 0 et on dose d'heure en heure l'acide
restant dans le mélange. On peut ainsi en déduire la quantité de matière
d'ester formé
à t
= 1 h , dosage du tube n°1,
à t = 2 h , dosage du tube n°2 , etc.
1) La réaction d'estérification
a) En
utilisant les formules semi-développées, écrire l'équation de la réaction
d'estérification et nommer l'ester formé.
b) On
dispose d'un flacon de propan-1-ol pur. Quel volume de cet alcool doit-on
verser dans chacun des sept erlenmeyers ?
c) Exprimer
la quantité de matière d'ester formé dans un erlenmeyer à une date t en
fonction de la quantité de matière d'acide restant.
2) Titrage de l'acide restant Mode
opératoire
A la date t considérée, le contenu de l'erlenmeyer
est versé dans une fiole jaugée puis dilué avec de l'eau distillée pour obtenir
100 mL de solution. On en prélève 5 mL que l'on verse dans un bêcher. On titre
cette solution par une solution d'hydroxyde de sodium de concentration cb = 1,0 mol.L-1. On en déduit la quantité
de matière d'acide restant dans le bêcher puis dans les 100 mL de départ, ce
qui permet de déterminer la quantité d'ester au temps t dans les 100 mL de
départ.
a)
Ecrire l'équation chimique de la réaction de titrage.
b)
Rappeler la définition de la constante d'acidité de l'acide éthanoïque.
En
déduire l'expression de la constante d'équilibre K associée à la réaction de
titrage. Calculer la valeur numérique de K.
Cette
réaction de titrage peut-elle être considérée comme totale ?
c) Pour l' erlenmeyer n' l (t = l
h), le volume de solution de soude versé pour atteindre l'équivalence est de
14,2 mL. En déduire la quantité de matière d'acide restant dans l'erlenmeyer et
la quantité de matière d'ester formé.
3) Cinétique de la réaction d'estérification
Le
titrage des solutions contenues dans les sept erlenmeyers précédents a permis
le tracé de la courbe donnée en annexe 1.
L'avancement de la réaction est défini par la
quantité de matière x d'ester formé. a) a)Dresser le tableau descriptif de
l'évolution du système.
Déterminer l'avancement maximal xm ainsi que l'avancement à l'équilibre
x.eq
Comparer ces
deux
valeurs et déterminer le rendement p de la réaction.
b) Rappeler l'expression de la vitesse volumique v
d'une réaction. Quelle interprétation géométrique ou graphique peut-on en
donner ? Comment cette vitesse évolue-t-elle au cours de la transformation ?
Justifier.
c)
Calculer la constante d'équilibre K' de cette réaction d'estérification.
d) Pour déplacer l'équilibre, on ajoute une mole
d'acide supplémentaire. Calculer le quotient de réaction Qr et
déterminer le sens de l'évolution du système.
Déterminer
les nouvelles valeurs de l'avancement à l'équilibre et du rendement de la réaction.
II. Mise en orbite d'un satellite
artificiel par la fusée Ariane (6 points) D'après Encyclopedia Universalis (1998)
(Certains
renseignements et données sont nécessaires à la résolution du sujet).
Le premier lanceur Ariane est une fusée à trois étages dont la hauteur
totale est de 47,4 m et qui pèse, avec sa charge utile (satellite), 208 tonnes au décollage.
Le premier étage qui fonctionne
pendant 145 secondes est équipé de 4 moteurs Viking V alimentés par du peroxyde
d'azote N204 (masse de peroxyde emportée : 147 7,5 tonnes). L'intensité de la
force de poussée totale F de ces 4 réacteurs est constante pendant leur
fonctionnement: elle vaut F = 2445 kN.
Ce lanceur peut mettre en orbite circulaire basse
de 200 km d'altitude un satellite de 4850 kg; il peut également placer sur une
orbite géostationnaire un satellite de 965 kg; il peut aussi être utilisé pour
placer en orbite héliosynchrone des satellites très utiles pour des
applications météorologiques.
1)
L'ascension de la fusée Ariane
Le champ de pesanteur g est supposé uniforme : son intensité est go = 9,8
m.s --2. On choisit un axe Oz vertical dirigé vers le haut.
On
étudie le mouvement de la fusée dans le référentiel terrestre qu'on suppose
galiléen.
a) Représenter clairement, sur un
schéma, en les nommant, les deux forces qui agissent sur la fusée Ariane
lorsqu'elle s'élève verticalement. On néglige les frottements et la poussée
d'Archimède dans l'air.
b)
A un instant quelconque, la masse de la fusée est m.
Déterminer
en fonction de m et des intensités des 2 forces précédentes la valeur de
l'accélération a.
c) On considère d'abord la situation au décollage.
La masse de la fusée vaut alors mi. Calculer la valeur numérique de
l'accélération a, à cet instant.
On envisage la situation qui est celle
immédiatement avant que tout le peroxyde d'azote ne soit consommé. La masse de
la fusée vaut alors m2. Calculer la valeur numérique de m2 puis celle de
l'accélération a2 à cet instant.
Le
mouvement d'ascension de la fusée est-il uniformément accéléré ?
d)
La vitesse d'éjection Ve des gaz issus de la combustion du peroxyde d'azote
est donnée par la relation
![]()
où Dt/ Dm est la variation de masse de la fusée par unité de temps et caractérise
la consommation des moteurs.
Vérifier l'unité de Ve par analyse dimensionnelle. Calculer la
valeur numérique de Ve. Quel est le signe de Dt /Dm '? En déduire le sens de V e . Qu'en pensez-vous
?
A l'aide d'une
loi connue qu'on énoncera, expliquer pourquoi l'éjection des gaz propulse la
fusée vers le haut.
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2) Etude du satellite artificiel
situé à basse altitude (h = 200 km) On s'intéresse au mouvement d'un
satellite artificiel S, de masse ms, en orbite circulaire (rayon
r) autour de la Terre de masse MT,
de rayon R T et de centre O. On suppose que la Terre est une
sphère et qu'elle présente une répartition de masse à symétrie sphérique et
que le satellite peut être assimilé à un point. a) Préciser les caractéristiques du vecteur accélération a d'un point animé d'un mouvement circulaire uniforme de rayon r et de vitesse v. b) Enoncer la loi de la gravitation universelle. On appelle G la
constante de gravitation universelle. Faire un schéma sur lequel les vecteurs-forces sont représentés. c) Le satellite S est à l'altitude h : on a donc r = R + h. On appelle F s la force qu'exerce la
Terre sur le satellite. Cette force dépend de la position du satellite et on
pose F s = ms. g (h) . On note g(h) l'intensité de la pesanteur g (h) à l'endroit où se trouve le satellite : I g
(h) I = g(h) . Exprimer g(h) en fonction de MT,
RT, h et G puis g(h) en fonction de RT, h et go = g(0). d) Appliquer la deuxième loi de
NEWTON au satellite en orbite circulaire. En déduire l'expression de la
vitesse vs du satellite en fonction de go , RT et h puis
celle de sa période de révolution Ts. e) Application numérique Calculer vs et Ts sachant que go =
9,8 m.s -2 ; h = 200 km et RT = 6400 km. |
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III. - Le flash électronique (4
points) D'après une documentation. (Certains renseignements et
données sont nécessaires à la résolution du sujet). Un flash électronique d'appareil photo est alimenté par deux piles de
1,5 volts. Un oscillateur basse tension transforme le courant continu en
courant alternatif. Un petit transformateur dont le bobinage primaire
constitue l'inductance de ce circuit oscillant élève la tension qui est ensuite
redressée au moyen d'une diode. Cette tension redressée permet de charger un
condensateur de capacité C = 150 m F ± 10% à une
tension de U = 330 volts. 1) Etude du flash a) Donner l'expression de l'énergie électrique Ee stockée
dans le condensateur de ce flash lorsqu'il est chargé. Calculer sa valeur
numérique. b) La décharge rapide dans la lampe à éclats provoque un éclair d'une
durée d'environ une milliseconde. Quelle est la valeur numérique de la
puissance électrique Pe consommée durant cet éclair ? c) Pour quelle raison doit-on élever la tension avant de l'appliquer,
une fois redressée, aux bornes du condensateur ? 2) Etude expérimentale du circuit
RC Pour vérifier la valeur de la capacité C de ce condensateur, un élève a
réalisé le montage suivant. La résistance R a une grande valeur et le
générateur de tension continue a pour force électromotrice E = 12 V. |
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A la date t = 0, il ferme le
circuit et note les intensités dans le circuit toutes les 10 secondes |
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t
(s) |
0 |
10 |
20 |
30 |
40 |
50 |
60 |
70 |
80 |
90 |
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i(m,A) |
54,0 |
40,6 |
30,6 |
23,0 |
17,4 |
13,1 |
9,8 |
7,3 |
5,6 |
4,2 |
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t étant la constante de temps de ce circuit et Io l'intensité à t = 0 : Io = i(0). Quelle est la valeur numérique de l'intensité i(t
) ) dans ce circuit lorsque t = t ? Lire sur le graphe la valeur de t et en déduire la valeur de la capacité C de ce condensateur. Ce résultat vous semble t'il conforme aux indications du fabricant ? ANNEXE 1 (Cinétique de la réaction
d'estérification). |
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a) Sachant que le condensateur est déchargé à la date t = 0, déterminer la valeur de la résistance R utilisée dans ce montage. b) Tracer sur une feuille de papier millimétré la courbe i = f(t) à partir du tableau de mesures cidessus. On prendra 2 cm pour 10 s en abscisse et 2 cm pour 10 mA en ordonnée. c) L'intensité du
courant électrique durant cette expérience décroît en fonction du temps selon
la loi |
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III. - Le Télescope de Newton (4
points) Les constructions géométriques sont à faire sur la feuille en annexe 2
(à rendre avec la copie). 1)
Images d'un objet réel AB dans un miroir plan et un miroir sphérique a) Construire géométriquement l'image A'B' de la flèche AB dans le
miroir plan de la figure l. Que vaut le grandissement g ? b) On considère le miroir sphérique
de foyer F (figure 2). - Où se trouve l'image de l'objet AB si ce dernier est placé à une très
grande distance (éloigné à l'infini) sur l'axe optique, à gauche du miroir
sphérique ? - Construire géométriquement l'image de la flèche AB telle qu'elle est
placée sur la figure pour le miroir sphérique. 2) Etude du télescope Un télescope de NEWTON est
essentiellement constitué d'un miroir sphérique concave, optique D de sommet
S, de foyer F, et de distance focale f, = SF1 On souhaite observer un objet éloigné à l'infini (étoile, planète,
Lune, ...) dans la direction de l'axe optique D du
miroir. Le télescope est équipé d'un
oculaire assimilable à une lentille mince convergente de distance focale f'2
(f '2 > 0) et de foyers F2 et F'2. On souhaite que l'observation se
fasse selon un axe D' perpendiculaire à l'axe D. C'est pourquoi on place un miroir
plan incliné à 45° par rapport à D, de centre I
situé sur cet axe entre le foyer F, et le sommet S du miroir sphérique. a) - Sur la figure 3, indiquer la position de l'image F', de F, dans le
miroir plan. - L'axe D' de l'oculaire est
perpendiculaire en I à D. Le réglage du télescope est afocal
: dans ces conditions, F', et F2 sont confondus. Placer l'oculaire sur la figure 3.
On ne tiendra pas compte sur le dessin des valeurs relatives de f, et f'2
données ultérieurement. Si l'objet observé est à l'infini
sur D où se trouve son image finale ? b) L'astronome désire observer la Lune (considérée comme infiniment
éloignée et de centre situé sur D). Le rayon lumineux issu du bord
supérieur de la Lune A. infini, arrive en S en faisant l'angle a supposé faible avec D (voir figure ci-dessous). |

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Justifier que q= 2a est le diamètre apparent de la Lune observée à l'œil nu. Où se trouve l'image A1 de A∞ pour le miroir sphérique ? Soit B1 l'image de B∞ bord inférieur de la Lune. Quelle relation existe-t-il entre A1B1 f, et q ? On suppose q petit : tan q = q . Que vaut A2B2, image de la Lune dans le miroir plan ? Calculer numériquement A2B2 si f, = SF, = 1,20 m ; q = 2 a = 30' d'arc = 0,00872 rad. c) Le télescope étant afocal, l'astronome observe la Lune dans l'oculaire. Sur la feuille annexe 2 (à rendre avec la copie), faire un schéma de l'oculaire (axe optique D' foyers F2 et F'2) sur lequel on placera A2B2. Où se trouve l'image de la Lune dans l'oculaire (image finale) ? Soit a' l'angle d'inclinaison sur D' du rayon passant par A2 et le centre de l'oculaire. Exprimer a ' (supposé petit) en fonction de a f1 et f ’2. Justifier que q'= 2a' est le diamètre apparent de la Lune vue dans le télescope. d) On donne : f '2 = 2,00 cm.
Comment appelle-t-on ce quotient ?Justifiez ce nom ! |
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Calculer la valeur numérique du rapport |
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Comment appelle-t-on ce quotient ?
Justifier ce nom. |
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