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Un peu d'histoire
Le 28 Octobre 1826, notre établissement fut crée sur l'ordre du Gouverneur Desbassayns, comte de Richemont.Le "collège Royal de Pondichéry"
était destiné à "l'éducation des jeunes de la classe blanche". L'enseignement fut confié à l'université, donc à des laïcs. D'autres établissements furent crées presque simultanément pour léducation des autres térritoires français de l'Inde.
Le collège était modeste (40 élèves en 1834);l'enseignement fut confié aux Missions Etrangères de Paris afin d'en améliorer la qualité. Elles en gardèrent le contrôle jusqu'en 1899, à l'exception d'un intermede de 1879 à 1887 où leur place fut prise par des pères du Saint-Esprit. Les régimespolitiques s'étaient succédé en France et la révolution de 1848avait transformé le collège Royal en Collège Colonial .
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La IIIème République fit de l'enseignement le fondement de la formation civique. L'enseignement primaire devint une priorité. On fit même fermer le Collège Colonial en 1899. En fait, il rouvrit quelques mois plus tard, en 1900, confié exclusivement et définitivement à une administration et à des enseignants laïcs. Les autorités républicaines voulurent en faire une institution accessible à tous en fonction du seul mérite, notamment aux jeunes filles, ce qui étaitn encore exceptionnel. La spécificité française n'avait pas empêché d'accorder, dès le XIXème siècle, une plce importante à l'étude de l'anglais mais aussi de la langue et la civilisation tamoule.
Le temps passait , le monde colonial s'effaçait devant la liberté des peuples et des nations, le Collège Colonial devint le Collège Français. Après la Seconde Guerre Mondiale, Pondichéry rejoignit l'Inde en 1954. Nehru honora de sa visite notre établissement et c'est là qu'il prononça les mots d'espoir et de fraternitésur "Pondichéry, fenêtre ouverte sur la France". Que ces mots aient parfois été galvaudés depuis, nôte rien à leur force originelle.
Ils assignent aux Collège Français, Lycée Français depuis 1972, une place singulière puisqu'ils associent la scolarisation des enfants de la communoté française demeurée à Pondichéry et l'accueil des jeunes indiens qu'attire la culture française. le maintien de la langue et de la culture française est une des spécificités et un des atouts du territoire de Pondichéry au sein de l'union indienne. La place du lycée à été garantie par l'article 21 du traité de Cession, signé par les gouvernements de la république Française et de l'Union Indienne. |
Le fondateur,
Eugene Panon DESBASSAYNS comte de RICHEMONT
Né à Paris le 29 mars 1800, il était le fils de Philippe PANON DESBAYSSINS et neveu de VILLELE. Il est arrivé à Pondichéry le 12 mars 1826, avec le titre de Commissaire de Marine, Administrateur Général des Etablissements Français de l'Inde, Gouverneur de Pondichéry du 18 juin 1826 au 2 août 1828. En deux ans, puisqu'il quitte le comptoir en 1828, il a réalisé une oeuvre considérable. Administrateur hors pair, ayant une parfaite connaissance de l'Inde, il prmulgua entre juillet 1826 et août 1828 cent huit ordonnances. Il créa le Collège Royal le 28 octobre 1826; il dota Pondichéry et Karikal d'écoles gratuites pour les indiens. Désireux de rendre la culture accessible à tous, il créa en mai 827 la bibliothèque publique de Pondichéry. Il s'intéressa à l'assainissement et à l'embellissement du chef-lieu en faisant notamment construire le cours Chabrol. Il dota Pondichéry d'un"bazar" central. Il s'efforça d'introduire dans la cité les grandes cultures coloniales et son oeuvre majeure fur l'ordonnance du 7 juillet 1827 qui devait, pendant plusieurs décennies, constituer le "code de l'agriculture" pondichérienne.
Rentré en France en 1828, il reprit, après le révolution de juillet, ses études de physique et chimie et présenta plusieurs de ses travaux à l'Académie des Sciences.
En 1842, il contribua à doter Pondichéry d'une léproserie par un don au Comité de Bienfaisance. Il est mort à Paris le 26 juin 1859. |
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