Borg-Agassi : deuce ?(1/4)


         « Je vous parle d'un temps
que les moins de trente ans
ne peuvent pas connaître… »
(air connu)

Quand on observe l'évolution des contenus des programmes de Physique appliquée des baccalauréats technologiques sur les trente dernières années, on ne peut qu'être frappé par l'inflation qu'ils ont subie. Prenons quelques exemples pour éclairer les professeurs ayant la chance de pas avoir connu la totalité de cette belle époque. En 1970, en filière électronique, il suffisait au candidat bachelier de savoir polariser un transistor à jonctions dans le but de réaliser un amplificateur de tension ou de puissance. Un oscillateur sinusoïdal constituait la limite extrême du programme. Le multivibrateur astable était considéré comme une bizarrerie que l'on n'aborderait qu'en STS Électronique, et encore, avec moult circonspection ! A la même époque, en filière électrotechnique, il suffisait au candidat bachelier de connaître le comportement d'un moteur électrique ou d’une génératrice fonctionnant au régime nominal. On n'envisageait pas d'autre modalité de mise en vitesse d'un moteur que par le truchement d’un rhéostat. L'électronique de puissance se limitait alors au redresseur à diodes débitant sur une résistance.

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