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Archives de l'actualité pour l'année 2008

- Janvier 2008 - Février 2008 - Mars 2008 - Avril 2008 - Mai-Juin 2008
- Septembre/Octobre 2008 - Novembre-Décembre 2008

Certains des liens donnés ici renvoient parfois à une partie de la page référencée qui est devenue entre temps une archive.
Il convient de ne pas s'en offusquer (le responsable de ce site n'a qu'un nombre limité d'yeux, de mains et de bras, à savoir les siens pour tout dire et point ceux d'autrui) et de chercher dans l'archive correspondante la rubrique idoine.









Actualité du jour de janvier 2008
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22 janvier 2008

Colloques, conférences et séminaires

--- Appel à contributions. Séminaire de recherche en phénoménologie (Université de Liège, 19-23 mai 2008). Thème: La nature vivante. «Pour la deuxième année consécutive, l’UR "Phénoménologies" de l’Université de Liège organise un séminaire de recherche en phénoménologie. Le thème choisi cette année est "la nature vivante". Organisé sur une semaine complète, ce séminaire offre les conditions d’une recherche collective, ouverte aux contributions de chercheurs et de doctorants belges et étrangers. Les propositions de communications (titre et abstract), ainsi que le formulaire d’inscription, sont à envoyer par courriel, pour le 1er mars 2008, à Julien Pieron (julien.pieron@ulg.ac.be).
 

--- Le séminaire de philosophie hellénistique et romaine dirigé par Bernard BESNIER et Alain GIGANDET (EA 3953 dirigée par Pierre CHIRON, Université de Paris 12, ENS Lettres et Sciences humaines Lyon, ENS Ulm) aura cette année pour thème : Eros et philia (2). Les séances auront lieu le samedi de 10 h à 12h, à l'ENS Ulm (U),45 rue d'Ulm, Paris 5e ,salle. de philosophie, 1er étage pavillon Pasteur, ou à l’Université de Paris 12 Val de Marne (C), 61, av. du Gal de Gaulle, 94 Créteil, Bât. I1, salle 223.
Programme des séances :
- 19/01/08 B. BESNIER (ENS LYON) Eros platonicien : du Banquet au Phèdre (C)
- 23/02/08 F. PROST (U. de PARIS IV SORBONNE) La réflexion cicéronienne sur l'amitié dans le Laelius (C)
- 01/03/08 A. PETIT (U. BLAISE-PASCAL, CLERMONT-FERRAND) L’amitié pythagoricienne (U)
- 05/03/08 C. STEEL (U. de LEUVEN ) Les deux sortes d'amants: l'amant divin et l'amant grossier, de Platon à Proclus (U, salle Info 1)
- 12/03/08 C. CUSSET (ENS LYON) Eros chez Longus (U)
- 19/03/08 A. SETAIOLI (U. de PÉROUSE) L'amour romanesque entre idéal et parodie. Les romanciers grecs et Pétrone (U)
- 10/05/08 A. I. BOUTON (U. de BORDEAUX III) Saint Augustin et la philia (C)
- 17/05/08 A. GIGANDET (U. de PARIS XII) Vénus dans le De rerum natura de Lucrèce (C)
- 31/05/08 C. VEILLARD (U. de PARIS XII) Êtrel’ami de soi-même dans le stoïcisme (C)
- 07/06/08 J. GIOVACCHINI (Fondation Thiers) Sur la parrhesia (U)
 

--- Séminaire au Centre Cavaillès (6 Février, 13H30, 29 rue d'Ulm, 3ème étage) Charles Wolfe: L'organisme possède-t-il un statut ontologique ? Résumé: La catégorie d'organisme a un statut ambigu: scientifique ou philosophique ? Et philosophiquement, quel degré de réalité lui accorder ? Elle a longtemps en tout cas servi de caution scientifique à une argumentation philosophique qui refuse le programme d'explication « mécaniste » ou « réductionniste », perçu comme dominant depuis le dix-septième siècle, que ce soit au sein de l'animisme stahlien, de la monadologie leibnizienne, du néovitalisme de Hans Driesch, ou encore de la « phénoménologie du vivant » au vingtième siècle chez des auteurs comme Goldstein, Straus, ou Weizsäcker, dont l'influence sur Merleau-Ponty mais aussi Canguilhem est patente. Je propose (i) une relecture historique de cette catégorie ou notion, ayant comme but (ii) une évaluation critique, qui pourrait nous indiquer (iii) en quoi elle peut demeurer utile une fois qu'on a refusé toute dérive « organismique ». A la lumière du physicalisme, l'organisme a-t-il un statut particulier, ou doit-il disparaître ? La réponse suggérée ici repose sur une tension: d'une part le refus de l'instrumentalisme commode et d'autre part, l'affirmation de l'organisme en tant que « fiction instrumentale ».
Lectures recommandées:
* G. Canguilhem, "Machine et organisme", in La connaissance de la vie, Paris, Vrin
* Kurt Goldstein, « Remarques sur le problème épistémologique de la biologie ». in Selected Papers/Ausgewählte Schriften, edited by Aron Gurwitsch, Else M. Goldstein Haudek and William E. Haudek, 439-442. The Hague: Martinus Nijhoff, 1971
* Un texte qui peut intéresser les partisans de la biologie théorique (et qui se trouve en ligne) est l'article récent de William Bechtel: Bechtel (2007). « Biological mechanisms: Organized to maintain autonomy », in F. Boogerd et al ., eds., Systems Biology: Philosophical Foundations . New York: Elsevier.
* Un autre texte pour le côté historique: Tobias Cheung (2006). « From the organism of a body to the body of an organism: occurrence and meaning of the word 'organism' from the seventeenth to the nineteenth centuries », British Journal for the History of Science 39.3.
 

--- Séminaire 2007-2008 à l'EHESS "transformismes et religions" Claudine Cohen.
Toutes les séances ont lieu de 15 h à 17 h, 105 Bd Raspail, 75 006 Paris - Salle 5
Mardi 8 janvier 2008 Rationalisme et critique religieuse: L'émergence du transformisme dans la France des Lumières:
Mardi 22 janvier 2008 Transformisme, métaphysique et religion chez Lamarck
Mardi 12 février 2008 Théologie naturelle, Morphologie transcendantale, et pensée du devenir du vivant La conjoncture anglaise dans la première moitié du 19e siècle
Mardi 25 février 2008 Le transformisme de Chambers et la critique religieuse dans l'Angleterre du 19e siècle
Mardi 11 mars 2008 Darwin et la religion
Mardi 25 mars 2008 «Lois» évolutives et pensée religieuse dans le Néolamarckisme du tournant du 20e siècle
Mardi 8 avril 2008 De Teilhard à Jean-Paul II Evolution humaine et théologie catholique au 20e siècle
Mardi 13 mai 2008 Créationnisme et fondamentalismes américains au 20e siècle
Mardi 27 mai 2008 La biologie évolutive et les religions aujourd'hui.
 

--- COLLEGE INTERNATIONAL DE PHILOSOPHIE. Journée d'étude. La question de la sexualité chez Rousseau: problèmes anthropologiques et éthiques. Vendredi 25 janvier 2008. 9h-12h30 / 14h30-18h. Amphithéâtre Stourdzé, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris (Entrée piétons : 25 rue de la Montagne Sainte-Geneviève). Sous la responsabilité de Jean-Luc GUICHET. La question de la sexualité chez Rousseau est décisive et encore à mesurer dans son étendue et sa profondeur. Loin de se réduire à une simple problématique individuelle (certes fort compliquée et embarrassée comme chacun sait, et également considérée comme annonciatrice de la psychanalyse), ce thème est noué à deux dimensions essentielles de sa pensée : l’anthropologie et l’éthique. La sexualité en effet est aspirée par un devenir qui l’emporte bien loin de son origine animale : l’enracinement social et culturel de l’homme passe par le renforcement et la fixation du désir, ce dont la femme sera l’artisan essentiel aux yeux du philosophe. La sexualité est ainsi au cœur du processus anthropologique qui fait d’un animal asocial un être culturel, historique et politique. Mais ce jeu dangereux de la culture avec le feu des passions appelle en même temps une régulation morale. À la fois Rousseau reconnaît l’irréductibilité de la sexualité – ce qui vaut également pour l’amour, très loin d’être désincarné chez l’auteur de La Nouvelle Héloïse – et en même temps considère comme une tâche de la pensée de se soucier éthiquement des moyens de la régler sans l’aliéner. L’actualité d’une telle réflexion, son originalité et sa richesse qui donnent toujours à penser aujourd’hui, son importance anthropologique, son inscription dans les recherches rousseauistes récentes, motivent cette journée interdisciplinaire à laquelle participeront des philosophes et des littéraires spécialistes de cet auteur.
 

-- Journées de la Shesvie (Société d'histoire et d'épistémologie des sciences de la vie) se tiendront à Poitiers les 13, 14 et 15 mars prochains, à l'Espace Mendès-France. Elles sont organisées en partenariat avec l'Espace Mendès-France et la Faculté des sciences de Poitiers. La journée du jeudi 13 mars est consacrée au colloque, dont le thème cette année est la célèbre maxime de Theodosius Dobzhansky : "Rien en biologie n'a de sens, sinon à la lumière de l'évolution". Les journées du vendredi 14 et samedi 15 mars (matin) sont l'occasion de la tenue annuelle du congrès de la Société. Les membres de la shesvie souhaitant proposer une communication pour le congrès doivent faire parvenir un titre et un court résumé avant le dimanche 17 février à laurentloison@yahoo.fr.
 

--- Séminaire de Michel Paty au Groupe d'Etudes et de Recherches Epistémologiques: «Un nouveau regard sur la genèse et le développement de la sociologie de Comte : à propos d'un livre récent traduit du brésilien».  par Michel Paty, Directeur de recherche Emérite au CNRS, Equipe REHSEIS, CNRS et Université Paris 7- Denis Diderot. On proposera une présentation et des éléments d'analyse du livre de Lelita Benoit, "Sociologie comtienne. Genèse et devenir", L'Harmattan, Paris, 2007. Samedi 16 février 2008, de 11 heures à 13 heures, à la Maison d'Auguste Comte, 10, rue Monsieur-le-Prince, PARIS. Écrire à angele.marietti@numericable.com
 

--- Journées d'études Walter Benjamin: Du droit au mythe. 17-18 mars 2008 sous la responsabilité de Marion Picker. Programme :
LUNDI 17 mars 2008 9h30 Jacob Rogozinski - Allocution d’ouverture Gérard Bensussan - Introduction générale
10h30 Jean-Marc Lachaud - Walter Benjamin, politique, révolution et utopie (ou comment aujourd'hui « organiser le pessimisme » selon la formule de Pierre Naville)
11h30 Gérard Raulet - Mythe et théologie politique : Sur la conception benjaminienne de la justice14h30 Alexander García-Düttmann - Pauvreté et mythe chez Benjamin
15h30 Bruno Tackels - La loi du cratère : du droit au mythe, pour repenser (faire trembler) le droit et son autorité
16h30 Irving Wohlfahrt - titre à préciser
MARDI 18 mars 2008 9h30 Esa Kirkkopelto - Séries mythiques : Les jouets de Benjamin
10h30 Antonia Birnbaum - La révolte du héros tragique et la conception de la justice
11h30 Dimitri Sandler - Le rôle régulateur du concept d'origine dans l'?uvre de Walter Benjamin
14h00 Maria João Cantinho - Le messianisme benjaminien en tant qu?héritage philosophique
15h00 Petar Bojani? - La violence divine et le cas de Coré (Korah)
16h30 Andrea Allerkamp - Histoires rêvées : Benjamin et Marx
17h30 Heinz Wismann - L'approche du politique chez Benjamin et Carl Schmitt Les journées se tiendront au Palais Universitaire (9 place de l'université) dans la salle Fustel de Coulanges.Vous pouvez consulter l'argumentaire et télécharger le programme sur cette page.
 

--- Collegium Politicum vendredi 1er et samedi 2 février 2008 Université de Lille 3, Maison de la Recherche, salle 104. Responsables: A. Laks (Paris IV), C. Murgier (STL, Lille 3) Autour des Lettres VII et VIII de Platon
Vendredi 1er février 2008
9h30: Accueil des participants
9h45: Ouverture du Collegium Politicum par A. Laks (Paris IV) et C. Murgier (Lille3)
10h: C. Rowe (Durham University), “The issue of the authorship of the Seventh Letter”
11h30: L. Brisson (CNRS, Paris), “Les relations de Platon avec Archytas”
13h: Déjeuner à la Maison de la Recherche (S.021)
15h: S. Gastaldi (Université de Pavie), Lecture de la Lettre VII 330c-331d
17h: Table ronde du Collegium Politicum réunissant: L. Bertelli (Turin), J.-M. Bertrand (Paris 1), L. Brisson (CNRS, Paris), J. Cano Cuenca (Madrid), S. Dusanic (Belgrade), S. Gastaldi (Pavie), F. Gregorio (Lausanne), D. Hernandez de la Fuente (Madrid), A. Laks (Paris 4), F. Lisi (Madrid), C. Murgier (Lille 3), A. Neschke (Lausanne), J.-F. Pradeau (Paris X), C. Rowe (Durham), F. Zuolo (Pavie)
Samedi 2 février 2008
10h: S. Dusanic (Université de Belgrade), “Plato’s projects of a Confederate Sicily and the constitutional patterns in the Third Book of the Laws”
11h30: J.-M. Bertrand (Université Paris 1), “La continuité de l’Etat chez Platon et Aristote”
13h: Déjeuner à la Maison de la Recherche (S.021)
15h: Débat final en présence des membres et participants du Collegium Politicum
Le Collegium Politicum est un réseau thématique européen de recherche, qui consacre ses travaux à la pensée politique de l’antiquité et à sa réception. Contacts: A. Laks (Andre.Laks@paris-sorbonne.fr ), C. Murgier (charlotte.murgier@free.fr)
 

--- Journée d’étude «Aristote: rationalités» Vendredi 25 janvier 2008. UFR de Philosophie, Université de Rennes1 Campus de Beaulieu Bâtiment 32 B.
Programme
09h45: Pierre Joray (Université de Rennes1), « Langue naturelle et logique formelle »
11h: Michel Crubellier (Université de Lille3), « L’induction »
14h00: Annie Hourcade (Université de Rouen), « Le conseil dans la Rhétorique »
15h00: Marco Zingano (Université de São Paulo), « Décisions morales particulières et interdictions absolues chez Aristote »
16h00: David Lefebvre (Université de Paris4), « L’éthique et la dianoétique dans les Ethiques »
 

--- Gouverner les vivants: à partir de Michel Foucault. Les 8 et 9 février 2008, à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, 15, parvis René Descartes, 69007 Lyon. Métro ligne B. Arrêt Debourg. I° Colloque international de L’AFIC. Organisé par l’Association franco-italienne pour la recherche en philosophie française contemporaine (AFIC) en collaboration avec le laboratoire Triangle de l’ENS LSH et le CIEPFC de l’ENS Ulm. L'AFIC, Association Franco-Italienne pour la recherche sur la Philosophie Française Contemporaine, a pour objectif de faciliter et d'encourager les échanges et la collaboration entre étudiants, chercheurs et professeurs italiens et français travaillant sur la philosophie française contemporaine ainsi que de faire connaître les nouvelles perspectives philosophiques qui se sont développées en Italie à partir de cette orientation pendant les trente dernières années. Elle bénéficie du soutient du Centre International d’Etude de la Philosophie Française Contemporaine (ENS Ulm), du laboratoire Triangle (ENS-LSH) et de diverses universités italiennes.
1° journée: « Les transformations des concepts foucaldiens en France et en Italie »
09h 45-10h00: Ouverture: Sara d’Andrea et Michel Senellart
10h00-11h00: Sandro Chignola (Université de Padoue): « Biopolitique, gouvernementalité, gouvernement »
11h00- 12h00: Stéphane Legrand (CIEPFC): « Foucault et Troper: le conflit des normes »
12h00-13h00: Michel Senellart (ENS LSH- Triangle): « Etat de droit et politique de sécurité »
14h30-15h30: Roberto Esposito (Université de Naples): « biopolitique et paradigme immunitaire »
15h30-16h30: Paolo Napoli (EHESS): « La discipline et l'obéissance dans le cours de 1977- 78
16h30-17h30: Sara d’Andrea (Université de Padoue/ ENS LSH-Triangle): « Gouvernement des conduites et formes de résistance »
17h30-18h30: Laura Cremonesi (Université de Pise): "L'idée de gouvernement dans l'interprétation foucaldienne de l'Antiquité".
2e journée: « usages des concepts foucaldiens entre philosophie et sciences sociales »
09h30-10h30: Luca Paltrineri (Université de Pise/ ENS-LSH-Triangle): « Les doctrines de population au miroir de la biopolitique: Foucault, lecteur de Moheau »
10h30-11h30: Giovanna Procacci (Université de Milan): « Le gouvernement de la misère »
11h30-12h30: Claude-Olivier Doron (Université Paris VII-REHSEIS): « Le gouvernement des hommes dangereux. Prévenir la récidive, gérer la dangerosité »
14h-15h: Arnold I. Davidson (Université de Chicago/ Université de Pise): « Eloge des contre-conduites »
15h-16h: Frédéric Keck (CNRS): « Philosophie de la biopolitique, anthropologie de la biosécurité »
16h-18h: table ronde autour du thème « gouvernement des autres, gouvernement de soi » avec Mario Galzigna (Université de Venise), Judith Revel (Université Paris-I) et Jean-Claude Zancarini (ENS-LSH-Triangle)
Organisateurs: Sara d’Andrea (ENS-LSH/ Laboratoire Triangle/ Université de Padoue) ; Claude-Olivier Doron (Université Paris VII/ REHSEIS/ Centre Canguilhem), Michel Senellart (ENS-LSH/ Laboratoire Triangle), Contacts: Sara d’Andrea sdandrea2@gmail.com, Claude-Olivier Doron: colivierdoron@gmail.com.
 

--- Centre Bentham. Ateliers sur l'utilitarisme. Intervention de Rémy Duthille (Université Paris 3). «Le discours radical de John Cartwright, entre droit naturel et Common Law (1774-1824)» La présentation sera suivie d’une discussion. Samedi 26 janvier 2008, 11h-12h30 Université Paris 10 - Nanterre, Bât. L salle 308 200, Avenue de la République Nanterre Gare: Nanterre Université (RER A ou train à partir de Saint-Lazare).
 
 

Ressources

--- ENS. Conférences philosophiques.

--- Les articles parus dans laviedesidees.fr En 2008.

--- Lettre de liens socio de décembre 2007.

--- Lettre de liens socio de janvier 2008.

--- La seconde partie du numéro "Philosophie et Sociologie" est en ligne. Comptant près de 120 pages, elle aborde deux grands axes: I. Changement social et activité mentale. II. Adorno, entre philosophie et sociologie. Klesis - Revue philosophique.

--- Archives privées d'Alexandre Koyré. L'inventaire du fonds d'archives privées d'Alexandre Koyré est accessible par le site du Centre Alexandre Koyré - Centre de recherche d'histoire des sciences et des techniques (Mnhn-Ehess-Cnrs-Csi)
Présentation du contenu, accès au documents et hébergement informatique de l'inventaire:
- Présentation du contenu /Fabien Cardoni. L'intérêt principal du fonds privé Alexandre Koyré réside dans la présence d'abondantes notes de lecture et de travail, de textes de conférences et de cours, de manuscrits inédits, d'extraits annotés d'ouvrages de divers auteurs et de documents relatifs à son cursus universitaire et sa carrière administrative. On y trouvera également des photos et ses cahiers d'étudiant en Allemagne et en France. Ce fonds rassemble en outre des tirés à part d'articles d'Alexandre Koyré, des exemplaires de ces ouvrages réédités ainsi que des comptes rendus de ses ouvrages et articles. Les éléments de correspondance reçue et envoyée sont peu nombreux, datent essentiellement des années 1931-1934 et concernent principalement la publication de Recherches philosophiques, revue dont Alexandre Koyré partagea la direction avec Albert Spaïer. Quelques courriers de scientifiques reconnus sont néanmoins conservés comme par exemple ceux signés Levinas, Aron, Jankélévitch ou encore Lacan. Un espace d'échanges permet à ceux qui le souhaitent d'apporter des informations complémentaires sur la vie et l'œuvre d'Alexandre Koyré.
- Accès aux documents:
Le fonds d'archives se trouve dans les locaux de la bibliothèque du Centre à Paris. Bibliothèque A. Koyré MNHN - Pavillon Chevreul 57 rue Cuvier - 75005 Paris Consultation sur rendez-vous. Contact: Marguerite Vasen. vasen@mnhn.fr Tél: 01 40 79 80 05
- Hébergement informatique:
L'inventaire est hébergé sur la plateforme du Centre National pour la Numérisation de Sources Visuelles (CN2SV) adossé au Centre Alexandre Koyré - Centre de Recherches en Histoire des sciences et des techniques.

--- Le professeur Yves Dorion a mis en ligne un ensemble de leçons sur la philosophie de Kant.
 
 

Enseignement

--- GRANDES ÉCOLES Calendrier des concours d’entrée - session 2008.

---Postes au concours de recrutement: Agrégation externe: 40Agrégation interne: 16Capes externe: 26.

--- Epreuves de philosophie du baccalauréat: 16 juin 2008.
 
 
 
 




Actualité du jour de février 2008
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22 février 2008
 

Colloques, conférences et séminaires (voir le calendrier et particulièrement celui de février)
 

--- La prochaine séance du Séminaire de philosophie hellénistique et romaine (Paris 12, ENS Lettres et sciences humaines, ENS Ulm) se tiendra samedi prochain 23 février, de 10h à 12h à l'Université de Paris 12 Val de Marne, 61, av. du Général de Gaulle, Créteil, 94 (métro: ligne 8, station "Créteil Université") Bâtiment I2, salle 223. François PROST (Université de Paris IV-Sorbonne) y donnera une conférence intitulée «La réflexion cicéronienne sur l'amitié dans le Laelius».
 

--- Journée d'étude «Claude Rutault, définitions/méthodes» Le mercredi 12 mars 2008 10 h - 18 h Salle Vasari, INHA, Galerie Colbert 2 rue Vivienne ou 6 rue des Petits-Champs, 75 002 Paris «Une peinture répondant à des prescriptions écrites plus ou moins précises, toujours susceptible d’être repeinte, s’adaptant à la spécificité de l’espace tout en respectant la généralité de la règle ; une peinture qui pourrait jouer des contraires, et ce faisant nous inciter à la dialectique ; qui doute de son fonctionnement, de son mode de production au point de l’interroger sans cesse ; qui nous demande quelle est sa place et où est sa place ; telle est l’œuvre de Claude Rutault depuis 1973. L’élaboration du corpus des «définitions/méthodes » (terme abrégé en « d/m » ou encore « dm ») sur la base d’un principe très clairement énoncé dans le premier texte de ce corpus, la d/m 1, toile à l’unité, « une toile tendue sur châssis peinte de la même couleur que le mur sur lequel elle est accrochée », a donné lieu à un très grand nombre d’écrits de la part de l’artiste. Textes programmatifs produisant leur propre commentaire, ils posent les limites de l’œuvre et la contrôlent, inscrivant la peinture dans le présent. Trente-cinq ans après le recouvrement en gris d’une petite toile carrée, de la même couleur que le mur de la cuisine sur lequel elle sera accrochée, qu’en est-il du devenir d’une œuvre qui se refuse à toute rétrospective ? Introduction : Serge Lemoine, Anne Mœglin-Delcroix. Intervenants : Françoise et Jean-Philippe Billarant, Marie-Hélène Breuil, Blandine Chavanne, Xavier Douroux, Lefevre Jean Claude, Bernard Marcelis, Jean-Hubert Martin, Émilie Parendeau, Dominique Pasqualini. Direction scientifique : Marie-Hélène Breuil Anne Mœglin-Delcroix Coordination : mhbreuil@gmail.com organisé par le Centre de philosophie de l’art, Équipe Philosophies contemporaines, Université Paris 1.
 

--- Colloque "La Mathématisation du sensible" Autour de l'œuvre de Daniel Parrochia 7 mars 2008 Amphithéâtre de la Bibliothèque Municipale de Lyon (La Part-Dieu). «Daniel Parrochia, né en 1951, a été attaché, puis chargé de recherche au CNRS (1979-1990), avant de devenir Professeur aux Universités de Toulouse-Le-Mirail, Montpellier III et Jean Moulin – Lyon III. Depuis une vingtaine d’années, ses ouvrages et articles tentent de mettre en œuvre un projet philosophique qui ne relève pas (ou pas seulement) de la logique et de la philosophie des sciences. Il s’agit de penser, à la limite de la philosophie, l'idée d'une unification du monde qui échappe désormais, pour une grande part, à la philosophie même, mais que la mathématique, elle, progressivement réalise.» Principales publications : Mathématiques & existence (Champ Vallon, 1991), La Raison Systéma-tique (Vrin, 1993), Philosophie des Réseaux, PUF, 1993), Les Grandes Révolutions Scientifiques du XXe siècle (PUF, 1997), La Conception Technologique (Hermès, 1998), Mathématiques et métaphysique chez Finsler (Encre Marine, 2000), L’homme Volant (Champ Vallon, 2003), Philosophie et Musique Contemporaine (Champ Vallon, 2006).
 

--- Dans le cadre des Quatorzièmes Journées annuelles de la Shesvie, le Colloque et le Congrès de la Société se tiendront respectivement le jeudi 13 mars et vendredi 14 mars 2008 à l’Espace Mendès-France (1 rue de la Cathédrale) à Poitiers. Ces Journées sont organisées en partenariat avec l’Espace Mendès-France et la Faculté des Sciences de Poitiers. Notez bien que la demi-journée du samedi est finalement annulée. COLLOQUE : « Rien en biologie n’a de sens, sinon à la lumière de l’Evolution. » Theodosius Dobzhansky.
 

--- Journée d’études Composition et unité du corps vivant. 18 mars 2008, U. Paris X Nanterre, Bat L, salle 210. Coordination : Jeanne ROLAND. «Le propos de cette journée est d’engager une réflexion sur les rapports entre la multiplicité corporelle biologique et l’émergence de l’unité vivante. Faut-il concevoir les constituants élémentaires du corps comme les fondements naturels de cette unité, ou est-ce plutôt dans les modes divers de composition qui les font exister ensemble que l’on rend compte de la singularité des formes de vie ? On entendra ici interroger le type de lien que la raison ou l’imagination peuvent saisir entre les constituants biologiques du corps vivant, de sorte qu’ils entrent dans la composition non seulement d’un agrégat matériel, mais d’une unité signifiante et expressive. Dans cette perspective, doit-on entretenir la distinction classique entre le vivant et la machine, ou élargir la notion même de vie, de manière à y inclure la composition des artefacts humains ? Si la machine et, plus largement, la pensée mécaniste continuent de guider l’intelligence du corps vivant, doit-on les considérer comme des modèles qui toujours manqueront la vie, ou, dans l’histoire même de leurs transformations, comme l’expression la plus féconde que la vie donne d’elle-même ? Il s’agit de faire se rencontrer, autour de ces questions, l’étude philosophique des phénomènes biologiques et les nouvelles formes de vie que les possibilités techniques actuelles rendent pensables. Justin Smith montrera comment, au XVIIème siècle, certains modèles mécanistes du corps vivant interdisent de réduire la vie à un simple assemblage de parties fonctionnelles. Il s’agit de savoir quel genre de « machines » permettent dans ces conditions de représenter la composition du corps vivant. Thierry Hoquet partira de cet être vivant problématique, le « Cyborg », composition hybride entre nature et artifice, science et fiction, en montrant comment il met à l’épreuve les oppositions classiques entre l’organisme et la machine pour constituer peut-être une nouvelle forme de vie. Grégoire Chamayou abordera le concept de « projection d’organe » qui permet de lire dans la puissance technique et symbolique une composition de la vie en artefacts qui en prolongent les puissances.
 

--- Appel à contributions. 14e Colloque Philosophique International d'Evian. Qu'est-ce que la seconde nature? - raison, histoire, institutions. Evian-les-bains, France 13-19 juillet 2008. S'adresser à:  Prof. Dr. Georg W. Bertram
Freie Universität Berlin, Institut für Philosophie, Habelschwerdter Allee 30, D-14195 Berlin evian@philosophie.fu-berlin.de
« L'homme s'est toujours déjà compris comme un être qui, par certains aspects, n'est pas naturel. De ce fait, il se trouve confronté à la question de savoir comment comprendre le mode de vie non-naturel qui lui est propre. On s'accorde généralement à le saisir comme un mode de vie essentiellement formé (autoformé) par la pratique. Cette situation fondamentale de l'homme est diversement exprimée par le concept de culture. Mais dans la mesure où l'on veut concevoir l'homme - en dépit de son caractère non-naturel - comme un être naturel, il faut comprendre le mode de vie qu'il a formé comme étant lui aussi naturel. C'est - entre autres - cette préoccupation théorique qui fait entrer en scène le concept de " seconde nature " et fait son intérêt comme alternative théorique au concept de culture. La seconde nature est une nature qui est irréductiblement en rapport avec l'activité formatrice de l'homme, mais qui en même temps lui est aussi bien opposée comme une sphère quasi-naturelle. L'éventail des diverses déterminations qui, dans l'histoire de la pensée occidentale, ont été proposées, d'Aristote à Bourdieu et McDowell en passant par Hume et Hegel, pour ne citer que quelques noms, peut être circonscrit par les trois concepts de raison, d'histoire et d'institutions. La réflexion visant à déterminer le concept de seconde nature fait se croiser, de manières multiples, des traditions philosophiques et des options systématiques. Le 14e Colloque international de philosophie d'Evian invite au bord du lac de Genève des philosophes intéressés par une recherche collective visant à approfondir cette confrontation par la discussion au-delà de toutes les frontières d'écoles. Pour participer au colloque, une compréhension au moins passive du français, de l'allemand et de l'anglais est indispensable. »
Appel à contributions: Nous attendons des propositions de communication comportant un bref exposé du projet (une page maximum) et un CV académique (au plus deux pages). Dernier délai: 1 avril 2008. Écrire à l'adresse suivante:
evian@philosophie.fu-berlin.de Organisation: Georg W. Bertram (Berlin), Robin Celikates (Bremen), David Lauer (Berlin). En collaboration avec: Karin de Boer (Groningen), Karen Feldman (Berkeley), Jo-Jo Koo (Pittsburgh), Christophe Laudou (Madrid), Jérôme Lèbre (Paris), Diane Perpich (Clemson), Hans Bernhard Schmid (Basel), Chris Doude van Troostvijk (Strasbourg/Amsterdam)
 

--- Université Paris 1 - EA Philosophies Contemporaines – ExeCO. Goethe-Lichtenberg-Wittgenstein: Philosophie, Psychologie, Sciences de la Nature. Journée d’études Internationale. Samedi 15 mars 2008. Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Centre Panthéon: 12, place du Panthéon, 75005 Paris. Salle 1.
Matinée: Session « Vie, action, expression - Wittgenstein et Goethe »
Présidence: Valérie Aucouturier (Université Paris 1, Kent)
10h: Eli Friedlander (Université de Tel-Aviv) - « Wittgenstein, Goethe and the Life of Colors »
11h: Antonia Soulez (Université Paris 8 – MSH Paris Nord) - « Une  philosophie de l’acte sans théorie de l’action »
11h45: Emmanuel Halais (UPJV): « Wittgenstein, philosophie et expression de soi »
Après-midi: Session « Pour une nouvelle physionomie du langage: Wittgenstein et Lichtenberg »
14h30: Alfred Nordmann (TU Darmstadt, University of South Carolina, Lichtenberg-Gesellschaft) - « Eine Bilderschrift fürs Ohr – A Pictorial Script for the Ear: Lichtenberg and Wittgenstein on the Physiognomy of Signs »
15h15: Elise Marrou (Université Paris 10, EXeCO) - « Le Witz de la tyrannie orientale: présentation grammaticale ou expérience de pensée? »
16h15: Klaus Speidel (Université Paris 4) - « Change of perspective as a heuristic device in Lichtenberg’s and Wittgenstein’s thought »
17h: Sophie Djigo (UPJV) - « Witz et satire chez Lichtenberg et Wittgenstein: un autre ton pour la philosophie »
Organisation: Sabine Plaud Contact: Sabine.Plaud@univ-paris1.fr
 

--- Appel à contribution. Colloque international du réseau « Droit(s) contre loi ? » 16 et 17 octobre 2008 à l'Université Paris VII – Denis Diderot Avec l’appui de l’Agence Universitaire de la Francophonie Université Paris VII – Denis Diderot, Centre de Sociologie des Pratiques et des Représentations Politiques, Université Paris VIII – Vincennes/Saint Denis, Laboratoire d’études et de recherches sur les Logiques Contemporaines de la Philosophie, Collège International de Philosophie, Organisation: Anne Kupiec, Ninon Grangé, Julie Saada, Hourya Bentouhami. Le souci du droit. Où en est la théorie critique ? Nul ne peut nier que la réflexion sur le droit ait été, et continue d’être, l’un des centres d’intérêt les plus productifs de la philosophie ou de la sociologie politique. Cette préoccupation pour le droit, révélatrice d’un phénomène qu’on peut considérer comme spécifique d’une certaine « modernité », s’est largement concentrée sur les conditions de la préservation des droits subjectifs dans le cadre des processus de légitimation propres aux démocraties. Or cette approche, à partir de cette tradition de la pensée de l’Etat de droit, a pu conduire à une dépolitisation du droit dans le mouvement même qui s’en saisissait pour en consacrer la valeur absolue. Difficile alors, dans ce contexte de sacralisation du droit, de penser une théorie critique qui en proclame la part nécessairement politique. Nous nous proposons donc dans ce colloque de réfléchir sur la théorie critique en droit dans l’acception que lui donne l’Ecole de Francfort, à savoir une démarche soucieuse d’articuler les concepts fondamentaux de la philosophie aux recherches empiriques propres à la sociologie, et ce dans une perspective d’émancipation, dénonçant les différentes formes de domination. Au-delà de la simple restitution de ces contributions historiques à la théorie du droit, c’est ce qu’on pourrait appeler l’esprit de la Théorie Critique que nous aimerions mettre en avant: il s’agira, de ce point de vue, d'examiner la manière dont certaines traditions de philosophie et de sociologie juridique et politique se sont inspirées soit de la démarche de l’Ecole de Francfort, soit encore de ses conclusions, pour renouveler la question du souci du droit dans des contextes et des problématiques économiques, sociales et politiques actuelles. En quoi consiste alors ce parti pris « critique » des études sur le droit ? Comment se traduit-il ? A-t-il prioritairement pour objet la production d’une théorie matérialiste du droit ? Ou s’agit-il simplement d’une théorie du droit réfléchissant sur ses propres conditions d’énonciation à des fins de légitimation ? Pour répondre à ces questions il conviendra peut-être de saisir la critique hors du simple champ épistémologique pour lui faire recouvrir tout son sens pratique et donc politique. Si en effet la pensée critique est un mode de compréhension de la réflexivité - nécessairement hétéronome parce qu’elle s’applique à ce dehors qui la constitue - alors elle doit s’atteler à dénoncer l’injustice sociale et les formations idéologiques qui maintiennent cette dernière. Ainsi, au-delà de l’opposition simpliste entre positivisme et criticisme, il s’agira lors de ce colloque de s’interroger sur l’actualité d’une attitude critique en droit qui compte déjà quelques antécédents théoriques bien précis comme les travaux des juristes de gauche de la République de Weimar, dont une partie (notamment Rusche et Kirchheimer) donnera lieu à des études longtemps sous-estimées en France, mais aussi comme l’école dite des Critical Legal Studies à partir des années 1980, aux Etats-Unis, et dont l’usage fécond de la déconstruction derridienne inaugura ensuite d’autres traditions critiques en droit comme celle proposée par la Critical Race Theory. Nous nous intéresserons donc de manière à la fois historique et contemporaine à cette émergence et à l’actualité d’une théorie critique en droit dans des domaines d’études aussi variés que le droit international, les études féministes, les études sur la culture, les minorités, etc. qui mettent en avant, respectivement ou de manière croisée, des formes de domination relevant aussi bien de la domination de classes, de genre que de race. Les propositions d’intervention, d’une vingtaine de lignes environ, pourront aborder l’une ou l’autre perspective suggérée dans l’argumentaire (une présentation historiographique ou une orientation plus contemporaine de la théorie critique en droit) et devront nous parvenir avant le 5 mars 2008 à l’adresse suivante: bhourya@hotmail.com
 

--- Programme des Cours d'Anne Fagot-Largeault pour l'année 2008. Lieu: Collège de France, 11 pl. Marcelin Berthelot, 75005 Paris (Amphi Maurice Halbwachs). Horaire: le jeudi de 10h30 à 12h30. Contact: +33(0)1.44.27.14.16 (ou 14.17) ONTOLOGIE DU DEVENIR, 2
- jeudi 31 janvier 2008 - approches du devenir - science et philosophie «l'intelligence fige tout ce qu'elle atteint » (Bergson)
- jeudi 07 février 2008 - les sciences de la vie comme sciences historiques - « a diachronic, synthetic science provides a historical narrative » (Ghiselin)
- jeudi 14 février 2008 - éléments nomologiques - lois, causes, entités_? – lois de la génétique et « gène éclaté » (Gros), « gène-processus » (Pontecorvo)
- jeudi 21 février 2008 - enrichissement ontologique: épigenèse, émergence, créativité naturelle - observer, décrire, conduire, maîtriser le devenir (l'exemple des cellules souches)
- jeudi 13 mars 2008 - créativité scientifique_: clones, hybrides, cybrides, biologie de synthèse - la « conquête sur l'inconnu » (Ch. Nicolle)
- jeudi 20 mars 2008 – orateur invité, Pr. Denis Duboule (université de Genève, zoologie & biologie animale) : l'évolution biologique et ses ‘mécanismes’
- jeudi 27 mars 2008 - « ‘acte’ désigne ... ce qui fait être » (M. Blondel) quelle ontologie pour les sciences de la vie?
Anne Fagot-Largeault est Professeur titulaire de la Chaire de Philosophie des sciences biologiques et médicales (Collège de France) et Membre de l'Institut (Académie des sciences). Un document écrit donnant le plan du cours et les références bibliographiques est distribué à chaque séance et affiché après le cours, avec l'enregistrement audio du cours, sur le site du Collège de France.
 

--- La prochaine séance du séminaire "Penser la guerre" aura lieu mardi 12 février à 19 heures à l'EHESS en salle 2 (105, bd. Raspail, Paris 6e). La séance portera sur "Les transformations de la guerre". Invités: Frédéric Gros, auteur de États de violence. Essai sur la fin de la guerre (Gallimard, 2005) et le colonel Benoît Durieux, docteur en histoire, auteur de Relire De la guerre de Clausewitz (Economica, 2001). Le séminaire est ouvert à tous. Penser la guerre: autour des recherches et des publications récentes. Le mardi de 19 heures à 21 heures, EHESS, 105, bd Raspail, Paris 6e, salle 5.
- 25 mars 2008: Guerre, paix et sécurité: un état des lieux Général Vincent Desportes, directeur du Centre de doctrine d'emploi des forces (Ministère de la Défense), auteur de La guerre probable (Economica, 2007) et André-Marie Yinda Yinda, docteur en science politique, auteur de L'art d'ordonner le monde: usages de Machiavel (L'Harmattan, 2008).
- 8 avril 2008: La terreur et la puissance: Les États-Unis au Moyen-Orient. Philippe Droz-Vincent, maître de conférences de science politique à l'IEP Toulouse, auteur de Vertiges de la puissance: le «moment américain» au Moyen-Orient (La Découverte, 2007) et Olivier Chopin, docteur en science politique, auteur d'une thèse sur les services secrets en démocratie (EHESS, 2004).
- 6 mai 2008: Une sociologie de la guerre? Jean Baechler, professeur émérite de sociologie à l'université Paris-IV Sorbonne, auteur de Nature et histoire (PUF, 1999) et Frédéric Ramel, professeur de science politique à l'université Paris-XI, auteur de Les Fondateurs oubliés. Durkheim, Simmel, Weber, Mauss et les relations internationales (PUF, 2006).
 

--- Séminaire Cerphi-Sophiapol Histoire de la pensée politique. 1er semestre 2008 Penser la modernité politique.
Programme:
- 13 février, 17-19h, Université de Nanterre, salle L 206 Comment penser la modernité politique ? Le modèle TTC Conférencier: Pierre-François Moreau (Professeur, ENS-LSH) Président de séance: Christian Lazzeri (Professeur, Université Paris X - Nanterre)
- 12 mars, 17-19h, Université de Nanterre, salle L 206 Que font les historiens de l'État moderne? Conférencier: Jean-Frédéric Schaub (Directeur d’études, EHESS – Oxford) Président de séance: Robert Damien (Professeur, Université Paris X - Nanterre)
-  09 avril, 17-19h, Université de Nanterre, salle L 206 La conscience d’historicité des modernes Conférencier: Alexandre Escudier (Chargé de recherche, CEVIPOF) Président de séance: Gérard Raulet (Professeur, Université Paris – Sorbonne)
- 14 mai, 17-19h, Université de Nanterre, salle L 206 Les métamorphoses de la légitimité démocratique Conférencier: Pierre Rosanvallon (Professeur, Collège de France) Président de séance: Alain Caillé (Professeur, Université Paris X - Nanterre)
Pour contacter les responsables: - Didier Ottaviani: ottaviani@cerphi.net - Christophe Miqueu: cmiqueu@yahoo.fr
 

--- Nietzsche’s Ecce Homo A Centenary Conference at the Institute of Germanic & Romance Studies School of Advanced Study, University of London 27-28 November 2008 CALL FOR PAPERS. Keynote speakers include: Keith Ansell Pearson, Steven Aschheim, Paul Bishop, Lesley Chamberlain, Daniel Conway, Carol Diethe, Rüdiger Görner
Friedrich Nietzsche’s intellectual autobiography Ecce Homo has always been a controversial book. Nietzsche prepared it for publication just before he became incurably insane in early 1889, but his sister and literary executor, Elisabeth, held it back until after his death, and it finally appeared only in 1908. For much of the first century of its reception, Ecce Homo met with a sceptical response and was viewed as merely a testament to Nietzsche’s incipient madness. It occupied a tenuous position in the canon of his works, and a definitive scholarly edition was published as late as 1969. In recent decades, though, there has been increased interest in the work, especially in the English-speaking world, where R. J. Hollingdale’s 1979 translation gained it a substantial new readership. Two more English translations have appeared in recent years, and another is pending.
Ecce Homo represents in many respects both a summation of Nietzsche’s philosophical outlook and a supreme example of his stylistic strengths and weaknesses. Almost half the book is devoted to a reappraisal of his earlier works, often from a highly partial perspective. He is deliberately outrageous with the ‘megalomaniacal’ self-advertisement of his chapter titles, and brazenly claims ‘I am not a man, I am dynamite’ as he attempts to explode one preconception after another in the Western philosophical tradition.
This centenary conference will re-assess Ecce Homo from both philosophical and philological viewpoints. Papers (in English or German, max. 30 minutes) are invited on any aspect of the text and its contexts, for example its:
o genesis, composition and complex publication history
o key concepts and philosophical arguments
o historical (in)accuracy and relation to Nietzsche’s earlier works
o intertexts, from the Bible to Paul Bourget
o rhetorical and narrative strategies
o hybrid generic status as literary-philosophical autobiography
o projected readership and reception by later writers
o contemporary relevance and relation to more recent philosophical developments
o theoretical interpretation (feminism, psychoanalysis, deconstruction …)
It is anticipated that selected papers from the conference will be published. Please submit proposals (max. 500 words) by 31 March 2008 to both of the organisers: Professor Duncan Large (d.a.g.large@swan.ac.uk), School of Arts/German, Swansea University, Singleton Park, GB-Swansea SA2 8PP and Dr Nicholas Martin (n.c.martin@bham.ac.uk), Department of German Studies, University of Birmingham, Ashley Building, GB-Birmingham B15 2TT
INSTITUTE OF GERMANIC & ROMANCE STUDIES
University of London School of Advanced Study
Room ST272, Senate House, Malet Street, London WC1E 7HU
Telephone: +44 (0)20-7862 8966 Fax: +44 (0)20-7862 8672
Email: jane.lewin @sas.ac.uk
 
 

--- 5 janvier 2008, 19 janvier, 2 février, 16 février, 23 février, 15 mars, 29 mars, 12 avril, 26 avril, 10 mai, 24 mai, 7 juin, 21 juin: Séminaire « Réceptions et relectures du marxisme dans les années 1960 en France et en Italie », organisé par Stéphane Legrand et Guillaume Sibertin-Blanc à l’ENS-Paris. Partenaires: Centre International d’Etude de la Philosophie Française Contemporaine de l’ENS Ulm, Association Franco-Italienne pour la Recherche sur la Philosophie Française (AFIC).
--- 12 janvier 2008, 16 février, 15 mars, 17 mai, Séminaire de commentaire et d’interprétation du Système de l’idéalisme transcendantal de Schelling, organisé à l’ENS-Paris par Alexander Schnell.
--- 19 janvier 2008, 22 mars, 31 mai, 7 juin, Séminaire de traduction de la Doctrine de la science 1804(2), organisé à l’Université de Paris IV-Sorbonne par Jean-Christophe Goddard et Alexander Schnell. Partenaires: Groupe d’Etudes Fichtéennes de Langue Française, Internationale Fichte-Gesellschaft.

 

--- 7-8 février 2008, Rencontre internationale de phénoménologie, organisée à l’Université de Toulouse Le Mirail par Alexander Schnell et Pierre Kersberg. Partenaire: Association pour la Promotion de la Phénoménologie.
 

--- 28 mars 2008, Colloque « Subjectivité et Production », organisé à l’Université de Toulouse Le Mirail par Jean-Marie Vaysse. Télécharger le programme
 

--- 1-2 avril 2008, Ateliers « Présence du néoplatonisme dans la philosophie française contemporaine », organisés par Alain Petit et Sylvain Roux à Villejuif (Centre Jean Pépin CNRS/UPR 76). Partenaires: Centre Jean Pépin (CNRS/UPR 76), Centre International d’Etude de la Philosophie Française Contemporaine de l’ENS Ulm, Erasmus Mundus « Philosophies allemande et française ».
 

--- 28 avril 2008, Atelier « Philosophie et psychopathologie I: Autour d’Antonin Artaud », organisé par Jean-Christophe Goddard et Pierre Montebello à l’Université de Toulouse Le Mirail.
 

--- 5-6 mai 2008, Journées Internationales Fichte d’Aix-en-Provence « Perçées vers l’absolu », organisées par Emmanuel Cattin et Max Marcuzzi à l’Université d’Aix. Partenaires: Institut d’Histoire de la Philosophie (Université d’Aix/CNRS), Internationale Fichte-Gesellschaft.
 

--- 9-10 mai 2008: Ateliers sur la Critique de la Raison dialectique de Sartre, organisés par Emmanuel Barot et Franck Fischbach, Guillaume Le Blanc à l’Université de Toulouse Le Mirail et à l’Université Michel de Montaigne de Bordeaux.
 

--- 15-16 mai 2008, Ateliers « Les figures de la subjectivité et de l’aliénation dans le cinéma II: Cinéma politique et critique sociale », organisés par Eric Dufour à l’Université de Toulouse Le Mirail. Partenaire: cinéma Le Cratère.
 

--- 19 mai 2008, Atelier « Philosophie et psychopathologie II: Autour de Maine de Biran », organisé par Jean-Christophe Goddard et Pierre Montebello à l’Université de Toulouse Le Mirail.
 

--- 7 juin 2008, 20 septembre 2008, Séminaire international: « La tradition johannique jusqu’à l’Anweisung zum seligen Leben de Fichte », organisé par Julie Casteigt à l’Université de Clermont-Ferrand.
 

--- 1er-3 octobre 2008, Colloque international « L’Intellect et l’Un dans le Médioplatonisme », organisé par Alain Petit et Sylvain Roux à Clermont-Ferrand (Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand II).
 

--- 6-8 novembre 2008, Ateliers « Pour une approche non anthropologique de la subjectivité (Deleuze, Ruyer, Tarde, Whitehead), organisés par Didier Debaise, Jean-Christophe Goddard et Pierre Montebello à l’Université de Toulouse Le Mirail.
 

--- Décembre 2008: Journée d’études Hölderlin, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand (organisée par Emmanuel Cattin).
 


--- Séminaire 2008 de Jacques Bouveresse La philosophie peut-elle être systématique et doit-elle l’être? Collège de France, 11 place Marcelin Berthelot. Paris (5ème) De 16 H 30 à 18 H 30, salle 5
Calendrier février-mars
- Mercredi 6 février Denis Perrin (Université de Grenoble) Construire une synopsis, construire un système (I)
- Mercredi 13 février Gabriella Crocco (Université d’Aix-en-Provence)Sur les rapports de la philosophie et de la science dans la pensée
contemporaine.
- Mercredi 20 février Jocelyn Benoist (Université Paris 1, Institut Universitaire de France) Le prix du réalisme.
- Mercredi 27 février Fabrice Pataut (IHPST, Paris) La philosophie analytique doit-elle être systématique ? Davidson, Dummett,
Williams.
- Mercredi 5 mars Claudine Tiercelin (Université Paris 12, Institut Universitaire de France) L'ontologie est-elle la clé d'un système philosophique ?
- Mercredi 12 mars Gerhard Heinzman (Archives Poincaré, Nancy) La systématicité du dialogue en tant que “structure pragmatique” de la
proposition élémentaire.
- Mercredi 19 mars Kevin Mulligan (Université de Genève) Description, Apories et Système
- Mercredi 26 mars Jean-Jacques Rosat (Collège de France) Construire une synopsis, construire un système (II)
- Mercredi 2 avril Jacques Bouveresse (Collège de France) Martial Gueroult et la philosophie de l’histoire de la philosophie.
 

--- Call for Papers für die 10. Internationale Konferenz der Spinoza-Gesellschaft. Philipps Universität  Marburg, 26.-28. Sept. 2008. Die Natürlichkeit des Menschen und der Welt. Plenarvorträge: Dieter Birnbacher (Düsseldorf), Andrea Esser (Marburg), Alan Gabbey (Columbia University), Petra Gehring (Darmstadt), Barbara Merker (Frankfurt), Ursula Renz (ETH Zürich), Winfried Schröder (Marburg), Robert Spaemann (Stuttgart), Rudolf Stichweh (Luzern), Han van Ruler (Rotterdam), Lutz Wingert (ETH Zürich). Call for papers für die folgenden Sektionen:
- Wirkungen des Spinozistischen Naturverständnis
- Natur und Geschichte
- Natur und Geist
- Natur und Gesetzmässigkeit
- Natur und Religion
Abstracts (Deutsch oder Englisch) können unter Angabe der Sektion an folgende Email-Adresse geschickt werden: hampe@phil.gess.ethz.ch Preisfrage: Wie natürlich ist der Mensch? Essays können bis zum 15. Mai 2008 zusammen mit einem einseitigen CV an renz@phil.gess.ethz.ch  geschickt werden . Teilnahmebedingungen: Die Teilnehmenden dürfen nicht Inhaber einer Professur sein und dürfen bis zum 31. Dezember 2008 das 35. Lebensjahr noch nicht überschritten haben. Preis: 1000 Euro. Der preisgekrönte Essay wird an der Konferenz vorgestellt und in den Konferenzakten veröffentlicht.
 

--- Thomas Morus - Utopia und das Genre der Utopie in der Politischen Philosophie. Kolloquium des Instituts für Philosophie der Universität Karlsruhe (TH) sowie des Instituts für Kulturforschung Heidelberg im Kloster Bronnbach / Taubertal vom 2. bis 4. April 2008.
Zum Kolloquiumsthema: Thomas Morus' De Optimo Reipublicae Statu deque nova insula Utopia Libellus vere aureaus, nec minus salutaris quam festivus (»Von der besten Staatsverfassung und von der neuen Insel Utopia, ein wahrhaft goldenes Büchlein, genauso wohltuend wie heiter«) ist ein Klassiker der Politischen Philosophie. Das 1516 erstmals erschienene Buch prägte die spätere Tradition der teils theoretisch, teils literarisch motivierten Ausarbeitung fiktiver Staatsmodelle, und der von Morus kreierte Eigenname jener Insel wurde zur Gattungsbezeichnung für politische Fiktionen. Utopia ist daher unter anderem auch der Archetypus aller positiven Staatsutopien. Sein Anregungspotential und seine wirkungsgeschichtliche Stellung machen das Werk zu einem der bis heute einflussreichsten Bücher in der Geschichte des politischen Denkens.
Der Name »Utopia«, von griechisch »ou« und »tópos« abgeleitet, bezeichnet ein »Nirgendwo«, durch dessen Unauffindbarkeit alle Sehnsüchte in eine unerreichbare Ferne projiziert werden. Als Utopie gilt somit eine Vorstellung, die als Idee zwar denkbar, aber unmittelbar nicht umzusetzen ist. Sie ist Wunschtraum, Konzept und Vision einer Welt oder einer Zeit, in der eine neue gesellschaftliche, religiöse oder technische Ordnung herrscht. Solange es einen »real existierenden Sozialismus« gab, den man gegen die Ansprüche seiner geistigen Väter als Utopie denunzieren oder aber um seines positiv-utopischen Potentials willen verteidigen konnte, hatte die Utopieforschung Hochkonjunktur. Das ist seit dem Fall der Berliner Mauer und dem Ende der bipolaren Welt Vergangenheit. Der Utopie-Begriff war ein hart umkämpfter Angelpunkt in der ideologischen Auseinandersetzung der Zeit des Kalten Krieges. Von Theodor W. Adorno über Isaiah Berlin, Ernst Bloch, Martin Buber, Émile Cioran, Charles Fourier, Ralf Dahrendorf, Karl R. Popper oder Jewgenij Samjatin reicht die Kette der Autoren, die sich dem Utopiebegriff unter diesen Vorzeichen gewidmet haben.
Das Kolloquium will die alte Debatte nicht wiederbeleben, sondern vielmehr hinterfragen, mit welchen Chancen auf gesellschaftspolitische Diskussion heute überhaupt noch fiktive Staatsmodelle in der modernen Demokratie westlicher Prägungen ausgearbeitet werden können. Sind beispielsweise die modernen, weltweit stark rezipierten Entwürfe wie John Rawls' Theorie der Gerechtigkeit, Robert Nozicks' Anarchie, Staat, Utopia oder die Sphären der Gerechtigkeit von Michael Walzer überhaupt als Utopien zu klassifizieren? Oder sind die fiktiven Elemente in ihnen so realitätsnah, dass man sie nicht mehr als utopisch beschreiben kann? Brauchen wir überhaupt Utopien, um in der Lage zu sein, neue, »zukunftsfähige« Modelle der politischen Organisation einer Gesellschaft zu entwerfen? Oder ist die Politische Philosophie so saturiert, dass selbst unter dem Veränderungsdruck der Globalisierung die Möglichkeiten der Weiterentwicklung positiver Staatsmodelle so begrenzt sind, dass in absehbarer Zeit mit neuen Staatsutopien nicht zu rechnen sein wird?
Vor diesem Hintergrund soll die Struktur und Operativität der Gattung »Utopie« als einer Form der Politischen Philosophie auf dem Kolloquium diskutiert und analysiert werden. Da die Begriffsbestimmung des Utopischen zu allen Zeiten einen festen Anhaltspunkt einzig am literarischen Prototyp aller Utopien, nämlich an Morus' Utopia finden konnte, sollen die Kolloquiumsbeiträge das Thema Thomas Morus' »Utopia« und das Genre der Utopie in der Politischen Philosophie in dieser historisch-systematischen Orientierung aufgreifen.
Ausgehend von Morus soll die Behandlung des Utopie-Begriffs bei nachfolgenden Autoren und in klassischen Positionen der Politischen Philosophie diskutiert werden, und zwar auch mit dem Ziel, die Relevanz und Aktualität dieses Begriffs für das Verständnis unserer gegenwärtigen politischen Lebensformen zu bestimmen.
Länge der eingereichten »Paper«: 3.000 bis max. 3.500 Wörter. Bei Annahme erfolgt auch Abdruck im Tagungsband (Universitätsverlag Karlsruhe).
Dauer und Art der Veranstaltung: Im Mittelpunkt des Kolloquiums steht der aktive Austausch zwischen den Teilnehmerinnen und Teilnehmern, daher ist die Teilnehmerzahl inklusive Referenten auf insgesamt 30 Personen beschränkt. Das Kolloquium zielt bewusst darauf ab, mittels des Rückgriffs auf Thomas Morus' Utopia das Utopiengenre und sein Anregungspotential für die Gegenwart und Zukunft der Politischen Philosophie sowohl mit jungen Wissenschaftlerinnen und Wissenschaftlern als auch mit Studierenden höherer Semester zu diskutieren.
Es sind insgesamt drei Vortragsrunden mit unmittelbarer Diskussion nach jedem Vortrag, ein Abschlussvortrag sowie eine Abschlussdiskussion mit allen Referenten des Kolloquiums geplant. Das Kolloquium beginnt am Nachmittag des 2. April 2008 und endet am frühen Nachmittag des 4. April 2008.
Veranstaltungsort: Kloster Bronnbach Bronnbach 9 97877 Wertheim
Wissenschaftliche Leitung: Hans-Peter Schütt, Ulrich Arnswald / Institut für Philosophie der Universität Karlsruhe (TH)
Kontakt: Herr Ulrich Arnswald M.A. M.Sc. Universität Karlsruhe Institut für Philosophie Kollegium am Schloß, Bau II 76128 Karlsruhe Tel. 0721.608.2149 Fax 0721.608.3084 E-Mail: arnswald(at)philosophie.uni-karlsruhe.de
 

--- Alter/Altern. Über Simone de Beauvoirs Studie Das Alter. Internationale Konferenz Anlässlich von Simone de Beauvoirs 100. Geburtstag (1908–1986). Age/Aging On Simone de Beauvoir’s The Coming of Age. International Conference On the Occasion of Simone de Beauvoir’s 100th Birthday (1908–1986). 22.–23. Februar  2008 Universität Wien Universitätscampus Aula, Hof 1 Spitalgasse 2 1090 Wien.
 

--- International colloquium: Character and Emotions University of Geneva, Swiss Center for Affective Sciences. Focus “Aesthetic Emotions” April 25, 2008. Salle B 112, Uni Bastions, Geneva.
The term “character” is used to refer to the distinctive features of a person or of a group and to the protagonists in a play or a novel. In Ancient times, the brief and poignant essays called Characters, attributed to the peripatetic Theophrastus, depicted the psychological and moral attitudes of various human types, and their pride, ambition, vanity, fear, generosity, stupidity, hastiness, malice, avarice, shamelessness, etc… In Theophrastus’ portraits, virtues and vices include what we would call today emotions, dispositions, and the behavior they imply. The “character sketch” became a fashionable genre in the 17th century among English and French writers, such as Bishop Joseph Hall (Characters of Virtues and Vices, 1608), and Jean La Bruyère (who added to his 1688 translation of Theophrastus’ Characters sketches of contemporary manners). David Hume, whose arguments are still seminal for contemporary ethical theories, considered that the characters and actions of human beings varied immensely, and that these differences were increased by education and habits. “Character and manners” was an important issue all through the 18th century both in philosophy and in literature, witnessing the permeability between fiction and reality. In all times, all major writers, who deal with emotions and human actions, cannot but be deeply concerned with the temperament and personality of the characters in their novels.
Literary criticism in the last half a century has moved away from what were once central questions about character and characters. But, challenged by analytical philosophy, by works in psychology on the fragmentation and lack of character, as well as by other interdisciplinary perspectives, it is now returning to such questions. What can the representation of characters tell us about ethical dilemmas and problems? What is the relation between art and life, reality and fictional worlds? What are the differences between characters and character in the theater, film and the novel? What can art tell us about the relations between character, personality, temperament and the emotions?
This colloquium, organized by the Affective Sciences research team on “Aesthetic Emotions,” is addressed to philosophers, art historians, film and theatre critics and literary scholars.
Organisers: Patrizia Lombardo (patrizia.lombardo@lettres.unige.ch), Thomas Cochrane (thomas.cochrane@gmail.com)
 

Appel à textes

--- Sens-Public.org: Appel à contribution : L’héritage de Mai 68.
 

Ressources

--- La vie des idées.
 

Enseignement

--- Appep: pétition concernant le temps de correction laissé au baccalauréat 2008.
 
 
 
 
 




Actualité du jour de mars-avril 2008
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31 mars 2008- 15 avril 2008

Colloques, conférences et séminaires (non reporté dans le calendrier)

--- Colloque international « Kant et Wolff : Héritages et Ruptures », 27-28 juin 2008, Cité Universitaire Internationale de Paris, organisé par Sophie Grapotte et Tinca Prunea-Bretonnet, sous le double patronage de la Société d’Etudes Kantiennes de Langue Française et du CERPHI, avec le soutien financier du CIERA et du CNRS. "La pensée de Christian Wolff est déterminante pour une large partie de la pensée allemande au XVIIIe siècle, a fortiori pour la philosophie de Kant – le système wolffien embrassant tous les horizons du savoir à cette époque et le wolffianisme s’étant partout répandu, tant dans l’université qu’en dehors de celle-ci. Les premiers travaux du philosophe de Königsberg, en particulier la Monadologie physique (1756), en portent la trace. On sait par ailleurs que plus tard, durant ce qu’on appelle la période critique, Kant marqua sa distance à l’égard de ce qu’il considérait comme le dogmatisme philosophique. Les travaux accomplis par le Groupe de travail sur la philosophie allemande au XVIIIe siècle (CERPHI) ont cependant montré que les choses étaient moins simples que celles que l’on présente habituellement de ce point de vue. Au fil des années s’est, en effet, constituée une sorte de vulgate, vraisemblablement d’inspiration néo-kantienne, dans laquelle le kantisme représente le triomphe de la raison qui s’extrait enfin de sa gangue dogmatique dont le dernier avatar, et le plus développé, est ce que l’on nomme alors « le rationalisme wolffien ». L’on sait moins cependant que l’intrication des deux pensées est extrêmement importante. La philosophie de Wolff imprègne bien plus largement et profondément que l’on l’imagine souvent la pensée de Kant : elle fournit le cadre du pensable et institue le champ de bataille de la métaphysique de l’époque, elle constitue l’origine historique et philosophique des principales questions présentes dans la Critique de la raison pure, notamment celles relatives à la légitimité d’une psychologie rationnelle et d’une psychologie empirique, sans parler de la cosmologie rationnelle, science par lui inventée et si présente dans les problématiques de la critique kantienne. Le peu d’études sur la question mérite donc qu’un premier point soit fait sur la présence de « Wolff dans Kant », tant dans les champs mentionnés ci-dessus que dans les autres domaines de la philosophie. Il s’agira ainsi de déterminer, aussi précisément que possible, comment la philosophie de Kant s’articule à celle de Wolff. Cette articulation pourra être envisagée de quatre façons : implicite ou explicite, de reprise ou de rejet. Ce faisant, ce colloque, qui ambitionne d’intervenir à un double plan – historique aussi bien que systématique –, permettra de mettre en évidence l’influence considérable, mais trop souvent ignorée voire occultée de Christian Wolff sur la philosophie kantienne dans ses principaux champs : logique, métaphysique, éthique, esthétique, théologique". Contact : sophie.grapotte@gmail.com

--- Haskala et Aufklärung. Philosophes Juifs des Lumières Allemandes. Colloque International Jeudi 22 mai - vendredi 23 mai 2008. École Normale Supérieure, 45, rue d'Ulm, 75005 Paris, Salle des Actes. « On reconnaît souvent dans le XVIIIe siècle allemand l'époque bénie et révolue d'une véritable symbiose des cultures philosophiques juive et allemande. Les figures de Moses Mendelssohn et de Salomon Maïmon sont sans doute les plus célébrées sinon les plus représentatives du mouvement de la haskala, les « Lumières juives », mais d'autres penseurs moins connus, tels Lazarus Bendavid, Markus Herz etc. y jouent un rôle important. L'ambition du colloque est de faire un état des lieux des recherches internationales sur la haskala en Allemagne, en s'attachant à mettre en évidence la richesse et la diversité de la pensée juive de l'Allemagne du XVIIIe siècle et l'importance de sa contribution aux grands débats philosophiques du siècle. / Il s'agira donc, après avoir rappelé le contexte institutionnel et historique, de donner voix à une multitude de texte méconnus, rédigés en allemand et en hébreu : des traités philosophiques, des correspondances, des commentaires bibliques et philosophiques, des autobiographies intellectuelles, mais aussi des écrits scientifiques. On s'attachera à mieux cerner les influences qui s'exercent dans les deux sens : d'un côté la haskala, par le contact avec la philosophie et la terminologie philosophique du dix-huitième siècle allemand, constitue à certains égards une réforme du judaïsme traditionnel. De l'autre, elle contribue certainement à enrichir ou infléchir la philosophie allemande. / On a relevé le lien très étroit qu'entretiennent les maskilim, les philosophes juifs des Lumières avec la philosophie allemande de leur temps, celle de Leibniz et de Christian Wolff d'abord et celle de Kant par la suite, laquelle suscite des réactions fortes, des résistances (dans le cas de Mendelssohn ou de Herz) et des adhésions partielles et critiques qui prennent souvent la forme de commentaires métacritiques (Bendavid, Maïmon). Pourtant, contre une certaine tendance de l'historiographie courante à traiter ces penseurs comme de simples représentants d'une école, qu'elle soit wolffienne ou kantienne, on s'efforcera de les lire pour eux-mêmes. Nous aborderons en conclusion la réception et l'actualité de la philosophie juive-allemande des Lumières, son influence sur l'idéalisme (Fichte) et chez des penseurs juifs plus récents, comme Hermann Cohen et Emmanuel Levinas. / Pour répondre à quelques-unes de ces questions et pour restituer des dialogues souvent complexes entre des penseurs et des traditions hétérogènes, ce colloque réunira des spécialistes d'origines et de compétences diverses, des historiens de la philosophie allemande et hébraïque, mais aussi des spécialistes de l'histoire culturelle, allemande et juive.»
 

--- Collège de France. Philosophie du langage et de la connaissance — Pr. Jacques Bouveresse. Colloque Wittgenstein: les images de l’esprit. 10 & 11 avril 2008. 11 place Marcelin-Berthelot, Paris (5eme). Amphithéâtre Guillaume Budé.
- Jeudi 10 avril. 9H 30 – 10H 45 : Denis Perrin (Université Pierre-Mendès-France, Grenoble)Ressemblance et synopsis : l’aveugle à la signification comme objet de comparaison. 11H – 12H 15 : Wolfgang Kienzler (Friedrich Schiller Universität, Iéna)The psychological concepts from the philosophical Grammar to the Investigations. 14H – 15H 15 : Jean-Philippe Narboux (Université Bordeaux III) La pensée aux dimensions de l’image.
15H 15 – 16H 30 : Élise Marrou (Université Paris X, EXeCO–Paris I)
“L'essentiel dans l'intention, c'est l'image”. La figurativité à l'épreuve
de l'intentionnalité. 16 H 45 – 18 H : Céline Vautrin (Collège de France, EXeCO–Paris I) «Être une image» : question de forme et question d’usage.
- Vendredi 11 avril. 9H 30 – 10H 45 : Sandra Laugier (Université de Picardie-Jules-Verne, Amiens) La voix est-elle une image de l’esprit?
11H – 12H 45 : Edoardo Zamuner (University of Edinburgh, University of
Melbourne) Wittgenstein on Perception, Emotion, and Expression. 14H – 15H 15 : Joachim Schulte (Universität Zurich) The Life of a Picture. 15H 15 – 16H 30 : Jean-Jacques Rosat (Collège de France) Les paraphrases, images du langage et images de l’esprit. 16 H 45 – 18 H : Ludovic Soutif (EXeCO–Paris I) L’image du contenu. De sa critique grammaticale dans les années 1930 à sa réhabilitation partielle dans les Remarques sur la philosophie de la
psychologie.
 

--- LE CENTRE CULTUREL FRANCO ITALIEN vous invite à participer : Conférence de Jean Michel DUCOMTE, enseignant à l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse et président de la Ligue de l’enseignement. Mercredi 9 avril 2008 - à 20h30. Espace Cosmopolis, passage Graslin, 18 rue Scribe - Nantes Entrée libre. "Benedetto CROCE, une conscience éclairée au cœur d’une identité italienne politique en construction". Benedetto Croce (1866-1952) a marqué de son empreinte la culture politique et la pensée de la première moitié du XXe siècle dans son pays. Penseur du libéralisme politique, il articule une vision de l'histoire, de l'esthétique et de la littérature qui associe rationalisme et imagination créatrice. L’histoire n’a, selon lui, d’autre logique, d’autre moteur que l’aspiration des hommes à la liberté. Il a quelquefois été comparé au Victor Hugo qui se dresse contre le Second Empire ou au Zola du "J'accuse" : il sait, quand survient l'urgence, user de sa notoriété pour refuser l'inacceptable. N'est-ce pas lui qui, en 1921, rédige le Manifeste des intellectuels antifascistes ? Croce fut aussi un formidable acteur de l’éducation populaire, dans l’espace culturel et politique italien.
L’œuvre de Benedetto CROCE. Il est impossible de se livrer à une recension complète de son œuvre que lui-même tentera de présenter sous forme de recueil Filosofia, Poesia, Storia, fragments tirés de ses diverses publications. Dans l’épilogue de son Histoire de l’Europe au XIXe siècle, initialement publiée en 1932, il exprime une confiance dans l’avenir que n’était parvenu à démentir les difficultés de l’heure.
Jean-Michel DUCOMTE, le conférencier, est professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse, avocat à la Cour, Président de la Ligue de l’Enseignement, a publié de nombreux travaux sur la question de la laïcité. Il a également travaillé sur Giordano Bruno et sur Hermann Hesse. L’intérêt qu’il porte pour l’œuvre et le parcours de Benedetto Croce, s’inscrit dans un champ de préoccupations plus large. Pourquoi s’intéresser aujourd’hui à la figure de Benedetto CROCE A certains moments de l’histoire, des personnes parviennent à incarner, consciemment ou inconsciemment, les articulations profondes de leur époque et sont en mesure d’offrir des exemples qui éclairent des réalités ultérieures. Croce reste moderne. Mais pour prendre la mesure de son actualité, il convient de dépoussiérer la statue pour permettre d’apprécier la subtilité de la pensée.
Informations Centre Culturel Franco Italien 1 rue du Guesclin  44 000 – Nantes  Tél : 02 40 35 39 43.
 

--- Vendredi 11 avril 2008 de 15h00 à 18h00 en Amphithéâtre Leroy-Beaulieu 27, rue Saint Guillaume, 75007 Paris Leçons de choses publiques autour de Quentin Robert Duthie Skinner. La direction scientifique de Sciences Po a le plaisir de vous inviter à une conférence du Professeur Quentin Duthie Skinner,
le grand historien anglais (Cambridge University) de la pensée politique.
Dans le mot "chose publique", on l'oublie trop souvent, il y a le mot "chose". Prendre en compte, d'une façon nouvelle, la matérialité de la chose publique, tel est le but de cette réunion exceptionnelle.
La conférence se déroulera autour de deux intervenants :
Le Professeur Quentin Robert Duthie Skinner : "Thomas Hobbes’s Res Publica and its materiality "
Le Professeur Oleg Kharkhordin (Université Européenne de Saint Petersbourg): “What's the 'thing' of the Res Publica ?”
La discussion sera animée par le Professeur Bruno Latour qui présentera également le dispositif de l'Abbé Nicéron recréée à l'occasion de l'exposition Making Things Public (Centre d’art et médias de Karlsuhe, 2005).
 

--- La « preuve » par l’image. Usages rhétoriques et argumentatifs de l'image en science et en droit. Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL), CNRS – EHESS. Mardi 8 avril 2008. Lieu: EHESS, amphithéâtre, 105 Bd. Raspail, 75006 Paris.

--- International colloquium: Character and Emotions. University of Geneva, Swiss Center for Affective Sciences. Focus “Aesthetic Emotions” April 25, 2008. Salle B 112, Uni Bastions, Geneva. «The term “character” is used to refer to the distinctive features of a person or of a group and to the protagonists in a play or a novel. In Ancient times, the brief and poignant essays called Characters, attributed to the peripatetic Theophrastus, depicted the psychological and moral attitudes of various human types, and their pride, ambition, vanity, fear, generosity, stupidity, hastiness, malice, avarice, shamelessness, etc… In Theophrastus’ portraits, virtues and vices include what we would call today emotions, dispositions, and the behavior they imply. The “character sketch” became a fashionable genre in the 17th century among English and French writers, such as Bishop Joseph Hall (Characters of Virtues and Vices, 1608), and Jean La Bruyère (who added to his 1688 translation of Theophrastus’ Characters sketches of contemporary manners). David Hume, whose arguments are still seminal for contemporary ethical theories, considered that the characters and actions of human beings varied immensely, and that these differences were increased by education and habits. “Character and manners” was an important issue all through the 18th century both in philosophy and in literature, witnessing the permeability between fiction and reality. In all times, all major writers, who deal with emotions and human actions, cannot but be deeply concerned with the temperament and personality of the characters in their novels. Literary criticism in the last half a century has moved away from what were once central questions about character and characters. But, challenged by analytical philosophy, by works in psychology on the fragmentation and lack of character, as well as by other interdisciplinary perspectives, it is now returning to such questions. What can the representation of characters tell us about ethical dilemmas and problems? What is the relation between art and life, reality and fictional worlds? What are the differences between characters and character in the theater, film and the novel? What can art tell us about the relations between character, personality, temperament and the emotions? This colloquium, organized by the Affective Sciences research team on “Aesthetic Emotions,” is addressed to philosophers, art historians, film and theatre critics and literary scholars.
 

--- A l'occasion du lancement du Master interuniversitaire en philosophie des sciences (ULB, ULg, FUNDP, UCL), un colloque se tiendra le vendredi 25 avril 2008 ( au Socrate 43, Place Cardinal Mercier 14 à Louvain-la-Neuve).  Il aura pour thème : Modélisation et vérité en sciences. Michel Bitbol, Bernard Feltz, Michel Ghins, Bertrand Hespel, Bruno Leclercq, Marc Peeters, Michael Ruse, Isabelle Stengers.
 

---  Sophiapol Séminaire Cerphi-Sophiapol. Histoire de la pensée politique 1er semestre 2008 : Penser la modernité politique. Programme :
- Mercredi 13 février, 17h-19h, Université de Nanterre, salle L 206 Comment penser la modernité politique ? Le modèle TTC Conférencier : Pierre-François Moreau (Professeur, ENS-LSH) Président de séance : Christian Lazzeri (Professeur, Université Paris X - Nanterre).
- Mercredi 12 mars, 17h-19h, Université de Nanterre, salle L 206 Que font les historiens de l'État moderne ? Conférencier : Jean-Frédéric Schaub (Directeur d’études, EHESS – Oxford) Président de séance : Robert Damien (Professeur, Université Paris X - Nanterre).
- Mercredi 9 avril, 17h-19h, Université de Nanterre, salle L 206 La conscience d’historicité des modernes Conférencier : Alexandre Escudier (Chargé de recherche, CEVIPOF)  Président de séance : Gérard Raulet (Professeur, Université Paris – Sorbonne).
- Mercredi 14 mai, 17h-19h, Université de Nanterre, salle L 206 Les métamorphoses de la légitimité démocratique Conférencier : Pierre Rosanvallon (Professeur, Collège de France) Président de séance : Alain Caillé (Professeur, Université Paris X - Nanterre).
 

--- Plato in the Stoa. A workshop on Plato's legacy in Stoicism.  The workshop will be held in the School of Classics, University of St Andrews, on Saturday September 6th 2008, starting at 9.30am.
 

--- CNRS -UPR 76. "Noétique et théorie de la connaissance dans la philosophie arabe des IXe-XVIIe siècles" Jeudi 10 avril - vendredi 11 avril 2008.
- Jeudi 10 avril. 10h30-13h Philippe Vallat (Damas) La prophétie chez Fârâbî.
- Vendredi 11 avril 10h30-13h Gerhard Endress (Bochum) "La tradition philosophique d'al-Kindî dans le milieu courtois du IVe/Xe siècle: noétique, épistemologie, et la Purification des moeurs (Mikswayh, Abu Hayyan al-Tawhidi)". 14h30-17h Khashayar Azmoudeh (Paris) La noétique de Suhravardî.
Les séminaires ont lieu à Villejuif Campus CNRS 7 rue Guy Moquet-94800 Villejuif Tel: 01 49 58 36 63.
 

--- La Société Rhône-Alpes de Psychosomatique (SRAP) organise ce colloque : Guérir - Regards croisés de médecins, psychologues, psychanalystes, philosophes, anthropologues Lyon, samedi 24 mai 2008.
 

--- La théorie en pratique. Troisième journée d'études doctorales de l'équipe Philosophies Contemporaines organisée par Gaëlle Périot-Bled, Sabine Plaud et Mélanie Plouviez. Samedi 12 avril 2008 Université Paris 1 - 17, rue de la Sorbonne - UFR de philosophie, Salle Lalande.
Session: L'éthique et son applicabilité.  10h: Solange CHAVEL (UPJV): «Qu'est-ce qui ne va pas dans l'éthique de la discussion?». 10h45: Nicolas DE LONGEAUX (NoSoPhi) - «Quelle place pour les éthiques environnementales dans le débat politique contemporain?». 11h45: Pascal DUVAL (EXeCO) - « La "fin de la conversation": "Justice" et "Tort absolu" chez Cavell - une "critique" de Rawls ».
Session : De la possibilité des théories normatives. 14h: Mélanie PLOUVIEZ (NoSoPhi) - « La sociologie: une "science normative"? Débats autour de la sociologie durkheimienne ». 14h45: Aurélie PFAUWADEL (EXeCO) - « Normalisation et normativité dans la psychanalyse lacanienne ». 15h30 : Charles GIRARD (NoSoPhi) - « Pour des théories de moyenne portée en philosophie normative ».
Session : La philosophie comme art. 16h30 : Julien BLANC (UPJV) - « La vie avec ou sans principes: le Transcendantalisme comme philosophie pratique ». 17h15 : Sally BONN (Centre de Philosophie de l'art) : « Un art philosophique? »
 
 

Publications

--- Grande édition Marx-Engels (GEME): Lancement officiel du projet, mercredi 16 avril à La Sorbonne. Grande édition Marx-Engels (GEME). Le projet de Grande édition de Marx et d’Engels en français, la GEME, se propose de réaliser le projet jusqu’ici souvent initié mais jamais abouti d’une édition complète des oeuvres des deux auteurs, ainsi que des outils nécessaire au travail scientifique sur leurs écrits (index des concepts, etc). Aujourd’hui, ce travail est notamment rendu possible grâce au projet Marx-Engels Gesamtausgabe (MEGA), qui a publié près de soixante tomes des écrits de Marx et Engels, soit plus de la moitié de l’ensemble prévu. Cette initiative est conduite en partenariat avec les Éditions sociales, l’association GEME, l’Université de Bourgogne et la Fondation Gabriel Péri. L’Université de Bourgogne organise une série de séminaires qui se proposent, «dans le cadre du travail critique qui accompagne cette entreprise de traduction, d’ouvrir de nouvelles perspectives de recherches philologiques et historiques». Le premier séminaire aura lieu le 28 mai 2008.
Lancement officiel du projet : mercredi 16 avril à La Sorbonne Avec les interventions de :
• Jean Salem, professeur à l’Université de Paris-I, directeur du Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne ;
• Isabelle Garo, présidente de l’association GEME, professeur en classes préparatoires, Lycée Faidherbe (Lille),
• Serge Wolikow, professeur à l’Université de Bourgogne, président du réseau des MSH ;
• Michael Krätke, représentant de la MEGA (Marx-Engels-Gesamtausgabe), professeur à l’Université d’Amsterdam ;
• Robert Hue, président de la fondation Gabriel Péri, sénateur.
Mercredi 16 avril 2008, 19h  La Sorbonne (Université Paris-I) Amphithéâtre Lefebvre  17, rue de la Sorbonne - Paris 5e.
Lors de cette soirée sera présentée le premier volume de la Grande Edition Marx-Engels en français, la Critique du programme de Gotha de Karl Marx. Ce volume est présenté et traduit par Sonia Dayan-Herzbrun et Jean-Numa Ducange.
 

Ressources

--- Nouveau site web des Archives Henri Poincaré.

--- Nouvelle adresse du site de la société de philosophie de Bordeaux.

--- Lettre de liens socio de mars 2008.
 

Enseignement

--- Les indicateurs sur la "valeur ajoutée" des établissements viennent d'être publiés par le Ministère.
 
 
 
 
 

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Actualité du jour de mai-juin 2008
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28 mai 2008

Colloques, conférences et séminaires

--- PAF 2008-2009. Une campagne avancée d'inscription sera ouverte du 20 mai au 09 juin 2008 pour les actions suivantes: 1) préparations aux concours internes de personnels d'enseignement, d'éducation et de direction. 2) formations de formateurs. Les informations utiles (listes des actions, procédure d'inscription) sont disponibles sur le site du SAFCO à l'adresse : www.ac-toulouse.fr/paf
 

--- Journée "James et Bergson" du 29 mai. «JAMES ET BERGSON» Journée scientifique proposée par S. Madelrieux. Centre Georges Canguilhem Université Paris 7 Denis Diderot. «Il y a cent ans paraissaient simultanément ‘L’Évolution créatrice’ de Bergson et ‘Le Pragmatisme’ de James. Pour James, ‘L’Évolution créatrice’ était « un véritable miracle dans l’histoire de la philosophie » ; pour Bergson, ‘Le Pragmatisme’ était « le programme, admirablement tracé, de la philosophie de l’avenir ». Les deux auteurs ont partagé une même gloire, puis un commun oubli. Aujourd’hui que leurs œuvres font de nouveau l’objet de l’attention philosophique, une nouvelle comparaison s’impose, instruite cette fois des contresens du passé. Jusqu’où la psychologie de James et celle de Bergson concordent-elles ? Qu’y a-t-il de commun entre leurs philosophies de la connaissance ? Faut-il voir dans l’empirisme pluraliste de James une tentative similaire à la métaphysique de la durée que propose Bergson ? En quel sens soutiennent-ils l’un et l’autre une morale du héros et une religion du mystique ? D’où vient leur goût partagé pour les « recherches psychiques », ancêtre de la parapsychologie? Au-delà de ces questions particulières, cette journée d’études se voudrait une contribution à la compréhension des nombreux échanges entre pragmatisme et bergsonisme, instrumentalisme et conventionnalisme, anti-intellectualisme et modernisme, qui ont ouvert la philosophie du XXe siècle.

--- Séminaire PERCEPTION DES VALEURS. Université de Technologie de Compiègne (Costech)/ Université de Picardie Jules Verne (Curapp). Présentation générale: Les récentes réflexions sur le "souci des autres" et les éthiques du care ont réorienté la question de la perception morale vers l'attention au proche, la perception appropriée des situations et sentiments, mais aussi, et à l'inverse, sur l'importance des "perceptions morales hétérodoxes" (Meyers) et des formes de "distance morale" (Diamond). On s'intéressera du même mouvement à certains usages de la méthode phénoménologique qui ont tenté de décrire la manière dont les valeurs se constituent (on pourra ainsi solliciter aussi bien une "phénoménologie expérimentale" que les descriptions proposées par Emmanuel Lévinas, Alfred Schütz - et la liste n'est bien sûr pas close). Les enjeux méthodologiques au coeur du travail sociologique (expliquer, démontrer ou décrire) pourront être abordés à travers l'étude des pratiques de "care". Enfin, la critique des notions de "valeur absolue" et "intrinsèque", qui a été amorcée tant par Dewey que par Wittgenstein, pourrait éclairer à nouveaux frais les débats actuels. PROGRAMME.
* VENDREDI 4 AVRIL 10h00 -10h30 Introduction B. Olszewska / F. Sebbah. 10h30 - 12h00 : Ch. Lenay (UTC, Costech) et F. Sebbah (UTC-Costech), "Croisement perceptif : ce qui nous touche" 12h00- 12h30 : M. Pavlopoulos (Université Paris 1, Execo): "Après l'effondrement de la dichotomie fait/valeur : Quelle psychologie de l'action ? Quelle réalité pour les valeurs ?"
* VENDREDI 23 MAI  VENDREDI 23 MAI *10h - 12h : Sandra Laugier (UPJV - CURAPP) et Paola Marrati (The Humanities Center. The Johns Hopkins University), « Transformations de la perception morale: la série américaine 'The Wire'». Résumé : Les séries américaines, au même titre et peut-être encore plus que, le cinéma depuis quelques années, sont le lieu d’une élaboration, morale particulière. C’est cette forme d’expression publique, d’enjeux moraux que nous souhaitons examiner, en prenant un exemple, particulièrement important ; celui de la série américaine 'The, Wire', sise à Baltimore, qui met en scène notamment le devenir et, les interactions de communautés de trafiquants de drogue et de, policiers, mais aussi de politiciens, syndicalistes,, journalistes... Nous nous intéressons, dans cette œuvre, à la, transformation de la perception morale opérée progressivement par, la fréquentation régulière de personnages singuliers (les membres, des gangs), à l’élaboration de modèles moraux non-conformistes, (Omar), à la reformulation du rôle de l’éducation morale (saison, 4). L’idée générale qui guide notre recherche est qu’une attention, particularisée au caractère moral est rendue possible par ce cadre, esthétique de la série, et ouvre ainsi le spectateur à une, transformation de ses critères moraux. A travers une série, d’extraits tirés des différentes saisons et commentés tour à tour, par Paola Marrati et Sandra Laugier, on tentera de présenter cette, nouvelle forme d’exploration (ou de sociologie) morale. *12h - 13h30 : Patricia Paperman (Paris 8, EHESS-CEMS). «Indifférence et indifférenciation » Résumé : Il s'agit d'une réflexion sur les sociologies du sens commun (Schütz et Ethnométhodologie), et les obstacles qu'elles posent pour l'analyse de la perception des valeurs du point de vue des agents. Lieu : I.M.I., 62 Bd Sébastopol, 75003, Paris, salle Vinci, 2ème étage, pour toutes les séances sauf pour la séance du 4 avril  (salle Descartes)
* VENDREDI 27 JUIN 10h00 - 12h00 : B. Geay, (UPJV-CURAPP), Romuald Bodin, (EHESS-CSE), David Sorin (documentariste). "Image, mobilisation, argumentation" Discutant : I. Sainsaulieu, (LISE-Site Pouchet du CNRS) 12h00 - 13h30 : B. Olszewska, (UTC-COSTECH)/ M. Barthélémy, (EHESS-CEMS) "Négociations autour de l'usage du vernis à ongles : école, famille et normes" 14h30 - 15h30 : D. Cefaï, (Université Paris X-Nanterre et EHESS-CEMS), E. Gardella, Doctorant en sociologie, (ENS Cachan), E. Le Méner, Coordinateur Observatoire du Samu social international, Ch. Mondémé, Master 2 Sciences du Langage, (Université Lyon 2) "Les funambules du tact. Ethnographie de l'aide d'urgence aux sans-domicile" 15h30 - 16h30: M.Breviglieri, (Université ParisV, EHESS-GSPM) "Ethnographie du geste de soin et du consentement sans la parole" 16h30 - 17h30: .B. Dupret (CEDEJ): "Morale ou nature : Négocier la qualification de la faute dans une affaire égyptienne d'homosexualité"
* VENDREDI 4 JUILLET 10h00 - 11h30 : S.Chavel, (UPJV-CURAPP) "Se mettre à la place d'autrui : la place du point de vue dans le raisonnement pratique" 11h30 - 13h30 : M.Jouan, (UPJV-CURAPP) "La perception des valeurs comme reconnaissance : quelques hypothèses sur l'aveuglement moral" 14h30 - 16h00 : V.Rosenthal, (EHESS-MoDyCo) / Y.M. Visetti, (CREA-Polytechnique) "Valeurs, physionomies et modèles de l'expression" 16h00-17h30 : L. Quéré (EHESS,Institut Mauss-CEMS) "Emotions et perception des valeurs"
 

--- COLLOQUE. Perspective in Physics and Philosophy Paris: Carré des Sciences: 16-19 Juin 2008. Les sujets principaux de ce colloque sur "La Perspective en physique et en philosophie" sont le rôle des perspectives interne et externe et les notions de représentation, de répère et de contexte dans de nombreux champs interreliés en physique et en philosophie. Le colloque fait partie des activités du projet FOUNDPHYS de l'ANR (IHPST, CREA, LARSIM) et de la collaboration sur 'Time and Perspective in the Quantum World' entre l'Université de Sydney et l'IHPST. Le comité organisateur, Harald Atmanspacher (IGPP, Freiburg) Guido Bacciagaluppi (University of Sydney et IHPST) Michel Bitbol (CREA) Jacques Dubucs (IHPST) Alexei Grinbaum (LARSIM) Jenann Ismael (University of Sydney) Huw Price (University of Sydney).
 

--- Colloque J.-F. Lyotard Séminaire des doctorants de philosophie de Paris X – Nanterre 4, 5 et 6 juin 2008 Bâtiment K (Salle de conférences)
- Mercredi 4 juin Esthétique et politique. 9h30-10h30 - Maud Pouradier (Paris X, CRD, Doctorante, dir. M. Saison, Creart-Phi), « Penser l'enregistrement musical et la musique avec Jean-François Lyotard. » 10h30-11h30 - Géraldine Sfez (Paris X, Doctorante, dir. C. Perret, Creart-Phi), « « Les Immatériaux » : (penser et) exposer l'envers de la matière. » 12h-13h - Dorothée Marcinik (Paris X, Doctorante, dir. B. Saint Girons, IREPh-DIPSA), « Voir avec Lyotard » 14h-15h - Florent Jakob (Paris X, Doctorant, dir. D. Franck, IREPh-DIPSA), « L'articulation du politique et de l'esthétique dans l'Inhumain, ou éléments pour une critique de l'expérience contemporaine. » 15h-16h - Valentina Ragno (Paris X, Doctorante, dir. C. Malabou, Sophiapol), « Rudiments païens en philosophie, une lecture transversale de Lyotard et Foucault. » 16h30-17h30 - Aurélien Chastan (Paris X, Doctorant, dir. B. Saint Girons, IREPh-DIPSA), « Littérature mineure et enfance ». Jeudi 5 juin Tradition philosophique, langage et figure 9h30-10h30 - Miriam Bankovsky (Paris X/ Université de New South Wales, Sydney, Doctorante, dir. C. Malabou), « Lyotard sur l'incommensurabilité de l'éthique lévinassienne et l'impératif catégorique kantien. » 10h30-11h30 - Elise Marrou (ATER Paris X, Doctorante Paris I, dir. C. Chauviré, Execo), « La phrase présente-t-elle au moins un univers ? » 12h-13h - Michel Olivier (Paris X, doctorant, dir. J.-M. Salanskis, IREPh-DIPSA), « Suffit-il de laisser le "Arrive-t-il ?" arriver ? Une transcription linguistique de la question. » 14h-15h - Emiliano Trizio (Paris I, Archives Husserl, Archives Poincaré) « Phénoménologie et histoire : l'histoire comme objet, l'histoire comme projet » 15h-16h - François Chomarat (Paris X, Doctorant, dir. B. Bensaude-Vincent, IREPh-DIPSA), « Déplacements avec Lyotard » 16h30-17h30 - Juan Luis Gastaldi (Bordeaux III, Doctorant, dir. C. Ramond et J.-M. Salanskis, Montaigne-Humanités, LNS – Lumières, nature, société), « Qu'est-ce qu'une figure ? Lyotard, Deleuze et le problème d'une formalité non discursive. » Vendredi 6 juin Politique et enfance 9h30-10h30 - Marie Goupy (ENS Lyon, Doctorante, dir. M. Senellart, Triangle), « Lyotard et la guerre d'Algérie. La guerre et la révolution. » 10h30-11h30 - Lambert Dousson, (Paris X, ATER, Doctorant, dir. C. Perret, Creart-Phi), « La réfutation du négationnisme : une ontologie politique de la mémoire (Jean-François Lyotard, Pierre Vidal-Naquet, Patrice Loraux). » 12h-13h - Marie Garrau (Paris X, AMN, Doctorante, dir. C. Lazzeri, Sophiapol) et Alice Le Goff (Paris X, ATER, Doctorante, dir. C. Lazzeri, Sophiapol), « Les usages du concept de tort dans la philosophie politique contemporaine. » 14h-15h - Emmanuel Brassat (Paris X, Doctorant, dir. J.-M. Salanskis, IREPh-DIPSA), « Lyotard et l'éducation, la question de l'infantile » 15h-16h - Natacha Israël (Paris X / Saint Louis Bruxelles, Doctorante, Dir. Martine de Gaudemar, Sophiapol, et Laurent Van Eynde), « Néoténie, dette et histoire selon Lyotard » 16h30-17h30 - Claire Pagès (Paris X, AM, Doctorante, dir. C. Malabou, Creart-Phi), « De quoi l'enfance est-elle le nom dans Lectures d'enfance ? »
 

--- Dans le cadre du séminaire inter-universitaire "Affectivité, imaginaire et création sociale" 4, 5 et 6 juin 2008, les départements de philosophie des Facultés universitaires de Namur et de Saint-Louis ainsi que la Faculté des sciences philosophiques de l'UCL, organisent trois journées d'études. Lieu : Facultés universitaires Saint-Louis, Boulevard du Jardin botanique 43, B – 1000 Bruxelles, Salle des examens (2ème étage).
 

--- Journée d'étude, 3 juin 2008: Jugement et Affectivité: Questions sur la Subjectivité Morale. Université Picardie Jules Verne, École Doctorale Sciences Humaines et Sociales, Faculté de Philosophie – Master SAVOIRS M2.
 

--- SÉMINAIRE D'ÉPISTÉMOLOGIE ET D'HISTOIRE DES SCIENCES. Parc Valrose. Salle de conférences, bâtiment de mathématiques (Laboratoire Dieudonné). MARDI 3 JUIN 18 heures «INERTIE ET NON INERTIE: GALILÉE, NEWTON, EINSTEIN... SE SERAIENT-ILS TROMPÉS?» par Jean-Pierre PROVOST (INLN, Université de Nice Sophia). «Depuis toujours, l'« homme » s'est intéressé aux « phénomènes » associés à la matière (ses mouvements, ses mutations, sa pesanteur ...) et à la lumière. Pour les étudier, ses premières références ont été l'espace et le temps ; il a développé la géométrie et l'astronomie. Puis, s'étant aperçu que l'espace n'est pas absolu, il n'a cessé depuis d'adopter les référentiels inertiels de Galilée. La physique (au sens large) est devenue l'étude du « non-inertiel », avec, dans ses débuts newtoniens, l'introduction des notions d'accélération et de masse inertielle (résistance à l'accélération). Prenant en compte l'invariance de la vitesse c de la lumière, Einstein a ajouté que sous toute masse inertielle (pas inerte du tout) se cachait de l'énergie. Depuis longtemps aussi, il invoque des principes d'extremum et s'étonne... que ça fonctionne. Fermat nous a appris que la lumière minimise son temps de trajet, et Maupertuis que « la Nature économise l'action ». La minimisation de la quantité caractérise en effet aussi bien le mouvement inertiel que les lois des chocs, et il en est de même en relativité einsteinienne de la quantité , où t est la durée propre de chaque particule, qu'elle s'appelle voyageur de Langevin, noyau radioactif ou neutrino. Il est temps de nommer pour ce qu'elle est cette grandeur de la physique classique à laquelle Planck a attribué en 1900 l'unité h, base de la physique quantique. Pour cela, il convient de se débarrasser surtout du signe « - » dépourvu de signification, éventuellement des constantes c et h ... et si possible de ses préjugés. On verra qu'il est alors très naturel de considérer que mt est la non-inertie interne (on dira activité) de la masse m, que le temps s'écoule comme l'activité d'une masse unité, et que la vraie inertie (l'activité mt=0) ne correspond pas au « repos » mais au déplacement à la vitesse c=1. Ce renversement de la conception traditionnelle des notions d'inertie et de non-inertie, que nous illustrerons par un paradigme simple, est aussi suggérée par l'équation de Dirac et reste compatible avec toute la physique actuelle. Mieux, il permet de porter un regard nouveau sur l'addition des masses, l'identité des masses inertielle et gravitationnelle, la masse de Planck...  Dans l'exposé, qui minimisera le formalisme, on parlera d'abord de l'inertie newtonienne et de son rapport à l'action, puis du nouveau point de vue et du lien entre non-inertie et gravitation.»
 

--- Paris, 5-7 juin 2008 Université Paris 1 Sorbonne (salle D621 & salle Cavaillès) LE RELATIVISME MEDIEVAL ET SON HERITAGE. Colloque international organisé par D. Denery II et C. Grellard avec le soutien de Bodwoin College Université Paris I Panthéon-Sorbonne (Gramata, EA 2482) CNRS (GDR 2522 « Philosophie de la nature et de la connaissance au moyen âge et à la Renaissance »). Programme du colloque. Jeudi 5 juin 14h-18h30 (Sorbonne Salle D621) Première partie : Théologie et Philosophie. DOMINIQUE DEMANGE (EPHE) Pluralité des vérités et architectonique dans la pensée médiévale; DALLAS G. DENERY II (Bowdoin College) Protagoras and the Fourteenth-Century Invention of Epistemological Relativism; CHRISTOPHE GRELLARD (Université de Paris 1) Fides infidelis. La relativité des croyances chez Guillaume d’Ockham; EMMANUEL BABEY (Université de Fribourg) Saint comme un sage (stoïcien). Vendredi 6 juin 9h-12h30 (Sorbonne Salle Cavaillès) Deuwième partie : Histoire de l’art. DORIT TANAI (University of Tel Aviv) As Good as it Gets: The erosion of Perfection and Harmony in Medieval Music. STEPHEN PERKINSON (Bowdoin College) Resisting Relativism in Illuminated Historical Romances: The Case of the Master of Wavrin. BARBARA PERUCKA (Université Adam Mickiewicz, Poznan)  La verité ou l’imagination? L’Orient dans les miniatures du Livre des merveilles (Paris,BnF, ms. fr. 2810) quelques remarques nouvelles CLEMENA ANTONOVA (American University in Bulgaria) The Role of the Beholder Relativism in Medieval and Renaissance Art. Troisième partie : Littérature et Culture Vendredi 6 juin 15h-17h30 RICHARD NEWHAUSER (Arizona State University) Sir Gawain and the Ambiguity of Judgment. KEVIN GUFSTAFSON (University of Texas, Arlington) Judgment, Relativism, and Spectral Secularity in Medieval Representations of Sodom. CARINA JOHNSON (Pitzer College) Homo Cosmographus and the Possibilities of Cultural Relativism. Quatrième partie : Ethique et politique Samedi 7 juin 9h30-12h (Sorbonne Salle D 621) MARCO TOSTE (Université de Fribourg) Non semper in omni materia querendum quod est melius simpliciter : Le relativisme politique et éthique dans les commentaires médiévaux à la Politique MARTIN STONE (Katholieke Universiteit Leuven) Moral Pluralism, Relativism, or Incommensurability? Explaining several troublesome features of medieval ethics. Cinquième partie : Philosophie Naturelle. JOEL KAYE (Barnard College) Relativity in Galenic Medical Theory and Medieval Galenism. AURELIEN ROBERT (Ecole Française de Rome) Relativisme et théorie des climats à la fin du moyen âge.
 

--- VITA LONGA: Durata della vita, vecchiaia e prolongatio vite nella tradizione aristotelica e medica tra Antichità e Rinascimento 13-14 giugno 2008 Università degli Studi di Torino Facoltà di Lettere e Filosofia Via Sant-Ottavio, 20 Sala lauree.
 

--- SYMPOSION Zwischen Hegel und Levinas; Between Hegel and Levinas. Konzept und Organisation: Brigitta Keintzel (FWF-Research Fellow). 29. - 31. Mai 2008. Tagungsort: Institut für Ethik und Recht in der Medizin (alte Kapelle), Uni-Campus (altes AKH), Spitalgasse 2-4, 1090 Wien. "Die Moderne ist nach den geschichtlichen Brüchen des 20. Jahrhunderts mit der Forderung konfrontiert, das ideengeschichtliche Fundament Europas auf eine neue, pluralistische Grundlage zu stellen. Hegels Philosophie gilt als wichtiger Bezugspunkt für die Entwicklung der Philosophie im 20. Jahrhundert, der DenkerInnen unterschiedlichster Provenienz zu Kritik, aber auch zu neuen Fragestellungen inspiriert hat, die wegweisend für das Projekt der Moderne geworden sind. Wie auf dieser Grundlage eine Konfrontation mit dem Ansatz von Levinas möglich ist, soll im Rahmen dieser internationalen Tagung erörtert werden. Gerade die Verhältnisbestimmung zwischen Hegel und Levinas ist zu Unrecht vernachlässigt worden, zeigt sie doch die Reichhaltigkeit einer Auseinandersetzung, die über philosophische Spezialprobleme hinausweist. Hegels und Levinas’ unterschiedliche Modelle reflektieren das Spannungsverhältnis zwischen Universalismus und Partikularismen, Glauben und Wissen, Ethik und Geschichte, Subjektivität und Geschlechterverhältnissen."
 

--- Pour son séminaire sur le thème annuel du Mal Monique Dixsaut se propose de commenter la phrase de Platon : «Il n'est pas possible [.] que le mal s'abolisse » (Platon, Théétète, 176a). Cette intervention se tiendra mercredi 11 juin 2008 à 20h30, à la Maison de l'Architecture, salle de la chapelle, au 148, rue du Faubourg Saint Martin, 75010 Paris, (M° Gare de l'Est), dans le cadre des activités de la Cité Européenne des Récollets.
 

 --- Journée des doctorants du Centre de Recherches Politiques Raymond Aron. École des Hautes Études en Sciences Sociales. Vendredi 13 juin 2008. Amphithéâtre de l’EHESS, 105, bd. Raspail 75006 Paris. Claude Lefort et le politique.
 
 

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Actualité du jour de Septembre et Octobre 2008
 

20-30 septembre 2008

Stages, colloques, conférences et séminaires (reporté dans le calendrier en cours de refonte)
 

--- Colloque Temps Long, de la physique aux sciences humaines, ENS (45 rue d'Ulm, Paris, salle des Actes), les 25 (après-midi) et 26 septembre 2008. Colloque du "Groupe Histoire-Philosophie-Sciences" de l’ENS (GHPS) Organisateurs: Claude Debru, Thierry Paul. AFFICHE. «Le temps est habituellement considéré sous deux angles: l’instant et la durée, le premier sans épaisseur, la seconde sans origine. La théorie des systèmes dynamiques, initiée par Poincaré, a fait entrevoir une troisième dimension, celle du temps long, potentiellement infini. Mais qu’en est-il également de la présence et du traitement du « temps long » dans d’autres disciplines, des sciences de la terre, et de la biologie, à la psychologie et à l’histoire? Programme.
JEUDI 25 SEPTEMBRE
- 14 h: Pierre Buser. Jusqu’où le cerveau voit-il le temps ?
- 14 h 45: Claude Debru. William James, Henri Bergson, et l’élasticité du temps psychologique
- 15 h 30: Giuseppe Longo. L'aléatoire à temps court, long et infini
- 16 h 45: Hervé Le Treut. Le système climatique à l'échelle des années ou
des siècles: un système stable ou instable?
- 17 h 30: Emmanuel Le Roy Ladurie. A propos de l’histoire du climat
d’Europe, du Moyen Âge à nos jours
VENDREDI 26 SEPTEMBRE
- 9 h 30: Pascal Richet. Le temps et la nature, de l’éternité à la notion
d’évolution
- 10 h 15: Hervé Le Guyader. Temps et mémoires en biologie évolutive, pièges et paradoxes
- 11 h 30: Jean-Baptiste Joinet. Des paradoxes au temps trop long: Logique et complexité implicite.
- 12 h 15: Thierry Paul. Temps long et hasard au recouvrement
quantique/classique.
- 14 h 30: Charles Alunni. « Temps long »: mythe ou philosophie?
- 15 h 15: François Nicolas. Un temps musical ‘‘long’’pour un grand Œuvre fait de nombreux opus ?
- 16 h 30: Vincent Courtillot. Temps long et échelles emboîtées dans
l’histoire de la Terre
- 17 h 15: Maurice Aymard. La ‘longue durée’ aujourd’hui: bilan d’un
demi-siècle (1958-2008)
 

--- Colloque international « L'Harmonie, entre Philosophie, Science et Arts, de l'Antiquité à l'âge moderne » Naples 25-27 septembre 2008. THETA (Théories et Histoire de l'Esthétique, du Technique et des Arts) CNRS - Centre Jean Pépin (UPR 76) Adresse postale: BP 8 - 94801 Villejuif Cedex – France Tél: +33 1 49 58 38 10 -- Fax: +33 1 49 58 36 64

--- Colloque International: L’INTELLECT ET L’UN. Aspects de la métaphysique dans le médioplatonisme. 1-2 OCTOBRE 2008, salle 220, Maison des Sciences de l’Homme, 4, rue Ledru, Clermont-Ferrand, organisé par Alain PETIT et Sylvain ROUX.
Mercredi 1er octobre: 1. L’UN
- 9h: J.M. Zamora (Université de Madrid): L’hénologie de Modératus de Gadès.
- 9h45: A.Petit (Université de Clermont-Ferrand): Peut-on parler d’hénologie chez Numénius ?
- 11h: A. Charles-Saget (Université de Paris X-Nanterre): Transcendance et théologie négative avant Plotin
2. L’ETRE
- 15h: S. Roux (Université de Poitiers): Epekeina tés ousias: une formule platonicienne chez Numénius et Alcinoos ?
- 15h45: F. Trabattoni (Université Milan): La métaphysique de l’Exode: onto-théologie chez Philon, Numénius et Plutarque.
- 17h: L. Lavaud (CPGE Montpellier): La connaissance de soi chez Numénius et sa critique par Plotin.
Jeudi 2 octobre: 3. L’INTELLECT
- 9h: B. Castelnérac (Université de Sherbrooke): La fragmentation de l’Un dans le multiple: une métaphore du khôrismos
- 9h45: M. Zambon (Université de Padoue): Logos divino e logoi creaturali nella teologia de Origene di Alessandria
- 11h: M. Bonazzi (Université de Milan): Antioco e le idee di Platone
- 11h45: A. Michalewski (Université de Paris I): L’intellect divin et son rapport aux intelligibles chez Longin.
4. DIEU ET L’UNIVERS
- 15h: L. Brisson (Centre Jean Pépin, UPR 76/CNRS): Le Père dans les Oracles chaldaïques
- 15h45: A. Balansard (Université d’Aix-Marseille): Figures du démiurge chez Plutarque, Galien et Alcinoos
- 17h: P. Hoffmann (EPHE): Plutarque et la pluralité des mondes.
 

--- Colloque international "Exégèse et méthode dans la pensée de l'antiquité tardive et du haut moyen âge: la tradition platonicienne" organisé par le Département de philosophie de l'UFSP, les 1-3 oct. 2008, à Sao Paolo. COLÓQUIO INTERNACIONAL – UNIFESP – UNIVERSIDADE FEDERAL DE SÃO PAULO – CURSO DE FILOSOFIA – 2008 01/OCT (4ª feira). Local: UNIFESP – Auditório Azarias A. Carvalho – Rua Botucatu, 598 (Fundos) – Vila Clementino – SÃO PAULO – Tels.: 55391097; 55390107 (Silmara).
 

--- Journée d’étude à l’Université Rennes 1 UFR de Philosophie - Equipe d’accueil n°1270  «Philosophie des Normes». Philosophie et sociologie dans l’École de Francfort. Jeudi 2 Octobre 2008. La journée se déroulera au Bâtiment 32 B – Campus de Beaulieu (Salle affichée à l’UFR de Philosophie). «Ce que l’on a coutume d’appeler l’« École de Francfort » rassemble des penseurs de style très différent, comme Horkheimer, Adorno et Marcuse, mais aussi Habermas et aujourd’hui Honneth. Si l’on cherche un trait commun à ces pensées, ce pourrait être une certaine idée de la « philosophie sociale », c’est-à-dire à la fois une conception de la philosophie comme théorie critique de la société et une certaine pratique de la recherche sociale. Le projet d’une philosophie sociale a pris des formes historiques différentes. On trouve dans les années 30 sous la plume du jeune Horkheimer la conception d’une philosophie sociale impulsant des recherches concrètes, selon une imbrication dialectique entre philosophie et sciences spécialisées. Ce projet d’inspiration marxienne n’a pas été maintenu sous sa forme initiale et cède la place dans les années 40 à une critique de la raison et de la civilisation nourrie des thèmes sociologiques. S’en est suivi ce que l’on a pu considérer comme une disjonction entre une philosophie négativiste de l’histoire et une pratique plus réformiste de la sociologie. La conception élargie de la sociologie, comme philosophie sociale et critique normative, est reprise à son compte par Habermas puis par Honneth. Pour ce dernier, sa vocation est moins de fournir une théorie explicative de la société que de procéder à un diagnostic des « pathologies sociales » du temps présent et de pointer les évolutions manquées de la modernité. Comment penser ces pratiques mélangées, entre philosophie et sociologie, que sont la « philosophie sociale », la « théorie de la société » ou la « critique sociale » ? Et si un sens nouveau est donné à la sociologie par l’École de Francfort, comment se résout la tension entre l’exigence d’objectivité scientifique et le projet d’un diagnostic critique de l’époque ? Comment penser un tel savoir engagé, ancré dans une perspective morale et ayant des implications politiques? Pour cerner l’articulation entre philosophie et sociologie dans l’École de Francfort, on éclairera ce qu’elle doit à la sociologie allemande du tournant du siècle. On s’intéressera également en aval à la forme qu’a prise la théorie critique de la société par rapport au projet initial : les concepts de communication (Habermas) et de reconnaissance (Honneth) permettent-ils de prolonger ou de reformuler ce projet aujourd’hui ?»
Programme des interventions
- 9h15 - Accueil par Catherine Colliot-Thélène (Professeur à l’Université de Rennes 1) et Jacqueline Lagrée (Professeur et Directrice de l’équipe de recherche « Philosophie des normes »)
- 9h30 - Introduction : « Philosophie et sociologie dans le programme de Horkheimer», par Katia Genel (Doctorante à l’Université de Rennes 1)
- 10h10-10H55 - « Physiognomonie de la forme de vie capitaliste, Sur la théorie de la société d’Adorno », par Axel Honneth (Professeur à l’Université J. W. Goethe de Francfort). Intervention en anglais, une version française du texte sera disponible.
- 11h45-12h30 - « Les sources sociologiques de la théorie critique (Weber, Tönnies, Mannheim) », par Klaus Lichtblau (Professeur à l’Université J. W. Goethe de Francfort). Intervention en anglais, un résumé français du texte sera disponible.
- 14h15-14h55 - « La philosophie sociale comme diagnostic historique », par Aurélien Berlan (Université de Rennes 1)
- 15h45-16h25 - « La souffrance sociale comme objet pluridisciplinaire », par Emmanuel Renault  (Maître de Conférence à l’ENS-Lyon). UFR de Philosophie, Université de Rennes 1 , Avenue du Général Leclerc, Campus de Beaulieu - Bât. 32 B - CS 74205. 35042 Rennes Cedex  Téléphone : 02 23 23 63 02 - Fax : 02 23 23 51 51.
 

--- LES FORUMS DE SOCIÉTÉ et les Revues parlées. TRACES DU SACRÉ. Maurice Godelier. Est sacré ce que l'on ne peut ni vendre ni donner. Jeudi 2 octobre 2008, 19h30, Petite salle. «Le sacré, ce n'est pas seulement le religieux. Est sacré ce que l'on ne peut ni vendre ni donner, mais qu'il faut garder pour le transmettre en tant que support essentiel d'identités que l'on désire voir survivre au cours du temps. Dire que ce qui fonde les sociétés, c'est le sacré, conteste une des « évidences » ethnologiques répétées pendant des décennies, à savoir que les sociétés seraient fondées sur l'échange, échange de personnes et de marchandises, et échange de dons et de contre-dons. Ainsi, notre Constitution est un objet non marchand (à la différence des voix qui peuvent s'acheter !) ; elle appartient au peuple français qui se l'est donnée à lui-même pour règle d'un vivre-ensemble ; nul ne peut l'abolir (ou alors, on entrerait en dictature), mais on peut la réviser, la compléter... On peut donc dire que le sacré contient le religieux et intègre le politique, et que ces deux composantes - politique et religieuse - sont à l'origine de toute société dans la mesure où toute société implique l'établissement d'une souveraineté.» Maurice Godelier. Centre Pompidou, Petite salle, niveau -1, entrée libre dans la mesure des places disponibles Information : Christine Bolron, 01 44 78 46 52, christine.bolron@centrepompidou.fr
 
 

--- Programme annuel du séminaire "Produire l'éthique: éthique, matérialisme et sciences (Séminaire 2008/2009). Séminaire organisé par Pascal Charbonnat, François Pépin et Marc Silberstein, et accueilli par Michel Morange, au Centre Cavaillès de l’École normale supérieure de Paris. Les séances se déroulent le premier mercredi de chaque mois (d’octobre à juin) au Centre Cavaillès (3e étage, 29 rue d’Ulm, 75005 Paris), de 18 h 00 à 20 h 00, entrée libre dans la limite des places disponibles.
        «Produire l’éthique, c’est supposer qu’elle n’est pas donnée ni reçue, mais constituée dans et par la vie et les activités humaines. Le séminaire se propose d’interroger ces modes de production sous l’angle de leurs liens avec les sciences. C’est en ce sens qu’un questionnement matérialiste de l’éthique pourra être dégagé. Cela suppose de reconsidérer une division classique entre le champ scientifique et l’éthique, en discutant l’idée courante de neutralité scientifique prise comme amoralité totale interdisant même un usage ou une portée éthiques des concepts, résultats et analyses scientifiques. Mais une forme de neutralité sert aussi à constituer l’autonomie de la science à l’égard des pressions et débats moraux, politiques et sociaux. Un enjeu du séminaire sera donc d’examiner les usages, les effets et la portée éthiques de concepts construits selon une logique scientifique, qui, sans être pure de toute implication morale, n’a pas pour fonction première de résoudre des problèmes éthiques. L’intérêt d’un détour par la science pour penser la production de l’éthique réside dans la possibilité d’interroger précisément ses modes de constitution (biologiques, sociaux, médicaux, psychologiques, etc.) contre les traditions du commandement reçu ou senti dans l’intériorité d’une conscience transcendantale. L’histoire des pensées matérialistes suggère la pertinence d’une articulation entre l’effort d’émancipation des sciences à l’égard des champs religieux et politique, et la libération de l’éthique par un usage des savoirs scientifiques pour penser une morale pleinement immanente. Cela permet d’interroger la spécificité d’une morale matérialiste dans la culture d’un rapport particulier aux sciences. Le séminaire se propose d’examiner la production de l’éthique selon trois angles principaux. Les sciences, notamment humaines et sociales, établissent-elles des faits éthiques intéressant le projet moral ? La question est alors de savoir s’il faut dissocier ou articuler le traitement scientifique, par exemple par des tentatives de quantification, de concepts à portée éthique comme le bien-être ou la normalité mentale, et le projet éthique. Y a-t-il un usage pertinent de savoirs scientifiques pour justifier et critiquer des normes éthiques ? Les normes font depuis longtemps partie des objets d’études scientifiques. Mais l’invocation de concepts, de faits et de théories scientifiques dans l’entreprise de justification des normes éthiques semble un problème spécifique qui demande d’interroger les fonctions de la norme comme objet d’étude et comme enjeu moral. Enfin, se pose une question récapitulative: peut-on entièrement naturaliser l’éthique ? Notons également que 2009 sera l’année Darwin, en raison du bicentenaire de sa naissance et du cent cinquantenaire de la parution de L’Origine des espèces. Ce séminaire, en présentant plusieurs séances consacrées à la vaste question de la naturalisation de l’éthique, de l’éthique évolutionniste (ou évolutionnaire), etc., s’inscrit donc pleinement dans les initiatives liées à cette commémoration, dont l’intérêt – il faut le souligner – n’est pas uniquement historiographique. Insister sur les enjeux programmatiques autant que moraux du darwinisme contemporain s’avère, en notre époque de résurgences des créationnnismes, d’une cruciale nécessité.»
        Calendrier des séances
        - Mercredi 1er octobre 2008
Le matérialiste et l’éthique: un nouvel espace de discussion depuis les Lumières. François Pépin (professeur agrégé dans le secondaire, docteur en philosophie). L’intérêt des philosophies matérialistes pour les sciences en vue de penser l’éthique pourrait être considéré comme aussi ancien que ces philosophies elles-mêmes. Mais notre introduction insistera sur certaines leçons des Lumières. En effet, un nouveau rapport entre sciences et éthique se noue autour des matérialismes du XVIIIe siècle, susceptible d’éclairer les débats ultérieurs. Plusieurs pensées tentent ainsi de construire un espace théorique où l’éthique puisse être discutée d’une nouvelle façon, Notamment contre les dualismes âme/corps et les références à la transcendance ou à une conscience posée en guide absolu. Un double enjeu se dégage. D’une part, un effort est mené pour constituer un espace théorique où l’éthique se discute sans que la menace d’une accusation (religieuse, morale et juridique) l’encadre par le rappel de principes posés comme absolus. Se tourner vers les sciences permet alors de se donner des méthodes de réflexion critique. D’autre part, la réduction des dualismes et l’évacuation de la transcendance implique de penser l’articulation de plusieurs catégories: le physique et le moral; la norme et le fait; l’organique, le social et le politique. Les sciences de la nature sont alors convoquées avec ce qu’on n’appelle pas encore les sciences humaines pour envisager la dimension éthique de l’homme dans une perspective immanentiste. L’un des intérêts majeurs de ces tentatives matérialistes du XVIIIe est que la réflexion éthique ne s’appuie pas sur des sciences données, déjà constituées par ailleurs, mais sur des sciences en train de se faire.
        Mercredi 5 novembre 2008
        Bioéthique de la réciprocité. Dominique Lestel (philosophe et éthologue, maître de conférences, ENS, Paris).   Les bioéthiques contemporaines sont généralement défensives et négatives, en mettant en avant des impératifs proscriptifs. Nous pensons qu’il est aujourd’hui plus fécond d’essayer de développer des bioéthiques positives qui s’appuient sur des impératifs prescriptifs. Avec la notion de bioéthique de la réciprocité, nous présentons et discutons une telle bioéthique positive basée sur la réciprocité des services et des dons entre hommes et autres animaux, une réciprocité régulée par une transaction juste plutôt que sur un évitement systématique de la souffrance.
        Mercredi 3 décembre 2008
        Développement des connaissances en biologie et émergence de droits pour l’animal. Georges Chapouthier (biologiste, directeur de recherches CNRS).  Longtemps le statut de l’animal dans la philosophie a oscillé entre l’« animal-sorte d’humain », susceptible, par exemple, d’être poursuivi en justice, et l’animal-objet. C’est cette dernière conception qui a triomphé en Occident à partir du XVIIe siècle, avec la thèse cartésienne de l’animal machine, poussée à l’extrême par son disciple, Malebranche. A son origine, la biologie, telle qu’elle est exposée par Claude Bernard, est clairement post-cartésienne dans sa conception de l’animal. Mais le développement même des connaissances en biologie a ensuite permis de montrer la proximité étonnante de l’homme et de l’animal sur les plans génétiques, biochimiques, physiologiques, et même comportementaux et affectifs. La théorie de l’évolution est venue compléter cette évolution conceptuelle en révélant que l’homme était bien un animal, cousin assez proche des chimpanzés. Les plus récents développements de l’éthologie montrent enfin que, même dans ce que les partisans d’une spécificité humaine radicale considéraient comme inaccessible à l’animalité, à savoir la culture, on trouve des « ébauches » chez les animaux: utilisations d’outils, règles, langages, choix esthétiques et… règles protomorales. Ce dernier point permet d’ailleurs d’étayer fortement l’existence de bases naturelles de la morale. Finalement la grande proximité de l’homme et de l’animal a permis l’émergence de la notion de « droits de l’animal ». Comment comprendre ces droits ? Et comment faut-il les situer par rapport aux droits de l’homme ?
        Mercredi 7 janvier 2009
        Une théorie contractualiste et naturaliste de la morale. Nicolas Baumard (philosophe, ENS et Institut Jean Nicod).  La morale semble être une affaire de négociation. Comme l’ont noté les philosophes contractualistes (Hobbes, Rousseau, Kant, Rawls), nous agissons comme si nous avions négocié un contrat avec les autres. Dans les situations de justice par exemple, nous estimons que la distribution d’une ressource doit être proportionnelle à la contribution à l’entreprise commune. Dans les situations de solidarité, nous jugeons que nous avons le devoir d’aider seulement si cela nous coûte peu et rapporte beaucoup à celui que nous aidons. Notre travail ne se veut pas normatif mais empirique. Il vise à rendre compte du caractère contractualiste de nos jugements moraux. Hobbes avait cherché à montrer que nous avons intérêt à nous comporter de la sorte. La coopération est en effet nécessaire à la survie. Or qui veut s’associer à un individu injuste et égoïste ? Pour autant, nous n’agissons pas moralement pour préserver nos intérêts. Nous agissons moralement pour des raisons proprement morales. La théorie contractualiste de la morale débouche donc sur un paradoxe. Tout se passe comme si nos jugements moraux résultaient d’une négociation portant sur les intérêts individuels. Et pourtant, il n’y pas de négociation ! Ce paradoxe disparaît si l’on se place dans une perspective naturaliste, et en particulier évolutionnaire. Si en effet, nos jugements moraux sont le produit de la sélection naturelle (et nous verrons qu’il y a de bonnes raisons de la penser), s’ils ont évolués parce qu’il était dans l’intérêt des individus de se comporter moralement (comme le pensait Hobbes), alors il est possible d’expliquer la correspondance entre jugements et intérêts. Au niveau évolutionnaire, les individus qui avaient une disposition psychologique (un sens moral) contractualiste survivaient mieux que les autres. Au niveau psychologique, nous sommes contractualistes non pas par intérêts mais parce que nous suivons notre sens moral.
        Mercredi 4 février 2009
        Éthique de la psychologie, psychologie de l’éthique, la psychologie comme Éthique Cyrille Bouvet (psychologue clinicien, maître de conférences, université Paris 10).  La psychologie clinique est concernée à plus d’un titre par le problème de l’éthique. Premièrement, en tant que méthode d’intervention thérapeutique auprès de personnes en souffrance, la psychologie clinique doit construire et s’imposer un cadre éthique spécifique limitant les abus de pouvoir toujours possibles dans les relations d’aide. Du code de déontologie des psychologues aux polémiques actuelles entourant les projets de législation des psychothérapies, l’éthique de la pratique paraît ballottée entre des conceptions contradictoires laissant un vide parfois inquiétant dans les pratiques réelles. Deuxièmement, la psychologie s’intéresse aussi à l’éthique en tant qu’objet d’étude, à son origine et aux conditions de ses expressions. L’éthique en tant que phénomène psychologique ancré dans la réalité des relations précoces et actuelles ainsi que dans la conflictualité entre les besoins égocentriques et les valeurs dites « supérieures » paraît bien moins « pure » et « noble » qu’une vision morale et idéalisée pourrait le laisser croire. Troisièmement, il arrive que certains courants de la psychologie s’attribuent une fonction sociale éthique répondant en cela à la demande sociale d’autorités morales proposant des guides de comportements et déterminant ce qui est bien et mal. Mais peut-on considérer la psychologie comme une éthique de vie ?
        Mercredi 4 mars 2009
        Êtes-vous responsable? Édouard Guinet (professeur agrégé de philosophie dans le secondaire, Paris). Dans le domaine judiciaire, l’excuse de l’irresponsabilité peut être invoquée; l’auteur des faits peut alors être orienté vers une prise en charge thérapeutique, plutôt que vers une sanction pénale. Nous prendrons ce problème de droit, et les réactions  symptomatiques qu’il soulève dans l’opinion publique, comme point de départ pour une réflexion plus générale: et si nous étions tous à moitié, voire pas du tout responsables de nos actes ? Cette hypothèse de départ, volontairement provocatrice, nous permettra d’aborder le thème de la responsabilité à partir de la position métaphysique, réputée moralement intenable, du déterminisme. Si telle personne est poussée par les circonstances, si telle autre ne fait que céder à une compulsion de répétition inconsciente, si telle autre vit sous la coupe d’une tierce personne ou d’une idéologie, et ainsi de suite, la société est-elle vraiment fondée à leur demander d’assumer les conséquences de leurs actes ? Ou, pour le dire dans les termes philosophiques du déterminisme, si chaque événement est toujours précédé de conditions antérieures suffisantes pour le déclencher, et si l’agir humain ne fait pas exception à cette règle de l’universelle nécessité, ne reste-t-il de la responsabilité juridique et morale qu’une commode fiction sociale ? On proposera, afin de démêler ces difficultés, de dissocier plusieurs niveaux de réflexion souvent confondus: la question de l’origine de nos décisions; celle de la paternité de nos actions; celle, enfin, des conditions psychologiques nécessaires pour qu’une personne se sente comptable de ses agissements.  Lecture conseillée: Ted Honderich, Êtes-vous libre? Le problème du déterminisme, Paris, Syllepse, 2008. Trad. fr. de How Free Are You ?, Oxford University Press, 2002.
        Mercredi 1er avril 2009
        Limites et possibilités du naturalisme moral contemporain: enjeux métaéthiques et normatifs  Jérôme Ravat (philosophe, université Paris 4)  S’évertuant à remettre en cause la traditionnelle dichotomie entre faits et valeurs, un certain nombre d’auteurs contemporains affirment qu’il est possible de fonder la morale de manière universelle au moyen d’une analyse naturaliste des phénomènes moraux. Cette analyse naturaliste, qu’elle se cantonne au champ de la métaéthique ou qu’elle puise ses sources dans les sciences naturelles, aurait tout à la fois pour vocation d’expliquer et de légitimer valeurs et comportements moraux. C’est ainsi que pour Philippa Foot (Natural Goodness), le lien consubstantiel entre normativité morale et normativité naturelle permet de comprendre que les jugements portant sur la moralité humaine et ceux concernant animaux et végétaux, possèdent une « structure logique commune ». De même, pour William Casebeer, (Natural Ethical Facts), la théorie de l’évolution associée à l’éthique de la vertu aristotélicienne conduit à identifier valeurs morales et fonctions biologiques. Enfin, selon les partisans du réalisme moral naturaliste de « l’école de Cornell » (Richard Boyd, Nicholas Sturgeon, Peter Railton), une approche naturaliste de la morale pourrait mettre un terme à la très grande majorité des désaccords moraux, en identifiant ces derniers à des désaccords portant sur des faits connaissables par les sciences naturelles. Nous soulignerons dans un premier temps les limites du naturalisme, dès lors qu’il se trouve associé à l’absolutisme et au réalisme moral. Ainsi, comme nous l’expliquerons, les désaccords moraux ne sont pas uniquement réductibles à des désaccords portant sur des faits relatifs à la nature humaine, mais résultent bien plutôt de désaccords se rattachant à des valeurs et des principes spécifiquement moraux (Shweder, Stich, Wong). Toutefois, nous montrerons également que la connaissance de la nature humaine permet de soutenir ce que nous pourrions nommer un « pluralisme moral naturaliste »: si les investigations empiriques relatives à la nature morale de l’homme ne sauraient fonder de manière absolue un système normatif univoque, elles pourraient permettre néanmoins de légitimer une pluralité (mais non une infinité) de codes moraux compatibles avec la nature humaine. Nous insisterons enfin sur le fait que ce pluralisme moral naturaliste ne saurait se confondre avec un pur et simple relativisme, dans la mesure où il prend appui sur un certain nombre de métaprincipes permettant de départager les systèmes moraux, et ce à l’aune de facteurs naturels, d’ordre biologique et psychologique notamment.
        Mercredi 6 mai 2009
        Naturalisation de l’éthique et naturalisations des mathématiques  Fabrice Pataut (philosophe, IHPST, CNRS, université Paris 1, École normale supérieure)  A priori, rien de plus opposé que l’éthique et les mathématiques. Les conflits éthiques sont innombrables et, semble-t-il, insolubles; ils reflètent ni plus ni moins nos divergences de points de vue personnels et collectifs. Les mathématiques possèdent en revanche un arsenal impressionnant de résultats objectivement attestés par les preuves et les calculs; les vertus de leur applicabilité son indéniables. On propose depuis le début des années 1980 de naturaliser ces deux disciplines sans trop s’attarder sur cette différence, supposée établie ou manifeste. Je m’attacherai à la mettre en doute et à expliquer pourquoi certaines formes de naturalisation ne peuvent rendre compte, respectivement, ni des difficultés intrinsèques des conflits éthiques, ni des difficultés intrinsèques des problèmes mathématiques, pour des raisons étonnamment similaires. Je m’attacherai dans un premier temps à décrire les traits saillants de ces tentatives de manière à faire ressortir leurs points communs. Dans un deuxième temps, je chercherai à montrer que l’élimination de la notion de vérité, en éthique comme en mathématique, conduit à des difficultés qui, même si elles étaient surmontées, ne permettraient pas de donner une bonne explication des difficultés intrinsèques. La naturalisation peut s’entendre en deux sens. En un sens faible, on peut vouloir montrer qu’une discipline est compatible avec les sciences de la nature. Le sort des mathématiques est réglé sur ce point puisqu’elles leur sont nécessaires, comme l’emploi du calcul infinitésimal et le recours au statistiques le montrent aisément. Dans le cas de l’éthique, on pourra faire valoir le point de vue de l’autonomie des obligations, et la compatibilité des deux genres de domaines est alors une simple affaire d’hétérogénéité. En un sens fort, on peut soit tenter d’expliquer les concepts d’une discipline en ayant recours aux concepts d’une science de la nature, soit tenter de montrer que le savoir particulier que la discipline déploie est acquis selon des processus dont les sciences de la nature peuvent rendre compte sans difficulté. Dans le cas de l’éthique, on a pu adopter la première voie, en cherchant à montrer qu’elle est un produit final de la sélection naturelle, que la fonction adaptative des normes éthiques démontre le caractère superfétatoire de l’objectivité éthique (cf. Ruse 1985, Ruse 1991, et dans une moindre mesure, Gibbard 1990 pour la psychologie des sentiments moraux). L’objectivité n’est rien de plus qu’un effet. Dans le cas des mathématiques, on a adopté la deuxième en proposant une explication de la connaissance mathématique qui élimine toute référence aux objets abstraits ou idéaux. Les perspectives nominalistes, matérialistes ou causalistes, ont faitl’objet de développements récents, cherchant à montrer que la bonne explication de l’utilité des mathématiques militait en faveur d’une conception antiréaliste de la discipline (Field 2001). L’objectivité est instrumentale. Je m’attacherai ici à critiquer la perspective de la naturalisation forte en examinant deux cas: celui de la fonction adaptative (éthique) et celui de la nominalisation (mathématique). Dans ces deux perspectives, ce qui nous empêche de régler un conflit éthique, tout comme ce qui nous empêche de trouver une solution à un problème mathématique, ne relève pas de l’opacité d’un secteur particulier de la réalité (une supposée « réalité éthique » dans le premier cas, une « réalité mathématique » tout aussi problématique dans le deuxième). Qu’est-ce qui nous empêche de démontrer la conjecture arithmétique de Goldbach, ou de trouver un argument contraignant pour ou contre l’euthanasie ? Aucun fait pertinent autonome que nous pourrions ignorer, puisque nous travaillons dans l’hypothèse qu’il n’y a pas de réalité morale ou de réalité mathématique autonome. Il faut donc chercher l’explication du côté de nos limitations cognitives, soit à l’inspection de données pertinentes externes (respectivement: non spécifiquement éthiques et non spécifiquement mathématiques), soit du côté de nos limitations cognitives à l’introspection. J’examinerai les difficultés propres à chaque hypothèse. Ma suggestion sera que nous devons défendre une notion minimale de vérité et de rationalité pour rendre compte de ces difficultés cognitives, aussi bien dans le domaine éthique que dans le domaine mathématique. Cette stratégie est préférable à celle du remplacement pur et simple de la notion de vérité, par la prouvabilité ou la conservativité dans le cas des mathématiques, et par l’utilité ou le rôle évolutionnaire dans le cas de l’éthique.  Bibliographie indicative: Field Hartry (2001), Truth and the Absence of Fact, Oxford, Oxford UP. Gibbard Allan (1990), Wise Choice, Apt Feelings: A Theory of Normative Judgment, Oxford, Oxford UP. Pataut Fabrice (1999), « Vérité morale et justification morale », in R. Ogien (dir.), Le réalisme moral, Paris, PUF: 457-502. Ruse Michael (1985), Taking Darwin Seriously: A Naturalistic Approach to Philosophy, Oxford, Blackwell. Ruse Michael (1991), « Une défense de l’éthique évolutionniste », in J.-P. Changeux (dir.), Fondements naturels de l’éthique, Paris, Odile Jacob: 35-64.
        Mercredi 3 juin 2009
        A propos de l’éthique évolutionniste  Philippe Huneman (philosophe de la biologie, CNRS, IHPST, Paris)  A partir des années 1970, et dans la foulée des programmes de naturalisation de l’épistémologie et des valeurs sur la base du darwinisme, certains théoriciens ont élaboré un projet d’éthique évolutionniste. L’idée de base est que l’éthique a émergé dans l’histoire évolutionnaire des primates comme un certain résultat de la sélection naturelle; en gros, l’éthique est donc une adaptation - le principal problème étant alors d’identifier l’avantage sélectif à court terme qu’ont représenté certains éléments et prescriptions éthiques. Après avoir indiqué pourquoi cette recherche s’est vite centrée sur la question de l’altruisme, je distinguerai des versions fortes et faible de l’éthique évolutionniste et tâcherai d’évaluer les perspectives qu’elles proposent pour répondre à des interrogations usuelles de philosophie morale – en particulier, d’éthique normative et de métaéthique (questions sur le fondement de l’obligation morale).
 

--- UMR 8163 «Savoirs, Textes, Langage» de l'Université Lille 3 EA 2482 «Groupe de Recherche Antiquité, Moyen Âge, Transmission Arabe» de l'Université Paris 1. Paris, samedi 4 octobre 2008 de 9 heures à 18 heures salle Cavaillès de l'UFR de philosophie de l'Université Paris 1  Panthéon-Sorbonne, 17, rue de la Sorbonne, Paris Ve Escalier C, 1er étage.
- 9h15-9h45, John TOLAN, Aristophane au Mont-Saint-Michel ? Les écueils
de la recherche identitaire
- 9h45-10h15, Jean JOLIVET, Une escapade aventureuse
- 10h30-11h, Marie-Geneviève GUESDON, La Maison de la Sagesse : une
institution hors de l'histoire ?
- 11h-11h30, Hélène BELLOSTA, S. Gouguenheim et la science arabe, ou qui veut noyer son chien...
- 11h30-12h, Danielle JACQUART, L'historien imaginaire de la médecine
arabo-latine
- 14h-14h30, Abdelali ELEMRANI-JAMAL, Impuissance de la langue arabe
- 14h30-15h, Sten EBBESEN, Jacques de Venise
- 15h-15h30, Irène CATACH-ROSIER, « Mais qui connait Jacques de Venise?»
- 15h45-16h15, Franco CARDINI, Encore au sujet de Dante et de l'Islam
- 16h15-17h45, Max LEJBOWICZ, La prison des mots et des passions. Brèves remarques sur l'itinéraire d'un médiéviste.
 

--- [Paris Amsterdam Logic Meeting of Young Researchers] PALMYR 7 Dependence in logic, language and action, 6, 7 Octobre 2008, Paris. ENS, 45, rue d'Ulm 75005 Paris. Salle Weil.
 
 

--- « PSYCHANALYSE-SANTÉ-TRAVAIL ET PHILOSOPHIE. » Année universitaire 2008-2009. La théorie philosophique du courage à l’épreuve de la clinique du travail. Les cours auront lieu à partir du mardi 7 octobre, durant tout le premier semestre. L'horaire est: 18h-21h, à l'INETOP (CNAM), 41, rue Gay Lussac - 75005 PARIS. Pour toute information complémentaire eric.hamraoui@cnam.fr ou appeler au 01 44 10 78 20.
La clinique du travail nous apprend que le travail ne saurait être conçu comme simple objet de science mais en tant qu’opérateur majeur d’intelligibilité dans l’analyse des ressorts de:
- l’identité, de la maladie et de la santé mentale;
- de la structuration et de l’évolution des relations entre les hommes et les femmes;
- de la vie de la Cité;
- de la production de la connaissance.
La prise en compte de ces quatre modalités de la centralité du travail permet de jeter un regard inhabituel sur le courage qui apparaît plus ambigu qu’on ne pourrait le croire. Son association à la virilité et son exaltation dans les nombreuses situations à risque qui se rencontrent dans le monde du travail (le BTP, la chimie, le nucléaire, la police, l’armée, etc.) pose en effet question. Définissable comme déni opposé à la peur, donc en tant que formation réactionnelle, le courage viril est de nature défensive; il cesse ainsi d’être vertu ou valeur. D’où son opposition au courage noble pensé par la tradition philosophique. Confrontation qui intéresse aussi bien le philosophe que le praticien, essayant tous deux de rendre compte du paradoxe de l’indissociabilité des manifestations du courage viril et de la servitude dans l’univers contemporain du travail, avec pour corollaire l’affaiblissement de notre capacité à penser le politique et, par conséquent, de rendre compte de ses dévoiements. Sans doute est-il devenu urgent d’emprunter une voie d’investigation dissidente prenant pour objet d’analyse le courage invisible et silencieux, sans nulle prétention, qui s’exprime dans les situations de travail les plus quotidiennes ou ordinaires. L’enjeu d’une telle posture est à la fois d’ordre épistémologique et politique. Elle nous conduit, en effet, à tenir non seulement compte des connaissances produites par la science mais encore du travail supposant l’ingéniosité et l’engagement du corps nécessaires à leur élaboration. Elle permet, sur le plan politique, de prendre en compte l’incidence des stratégies de défense sur l’orientation de la pensée et sur la possibilité même de penser les questions concernant le devenir de nos sociétés.
Cet enseignement combinera cours et analyses de textes. Son programme est le suivant:
A – Théorie philosophique
I – Introduction
II – Entre sagesse, tempérance et justice (Platon);
III – Le courage prudent (Aristote);
IV – La générosité, clef du courage (Descartes et Spinoza);
VI – Le courage au féminin, selon Gabrielle Suchon (1632-1703);
VII – Entre éthique et esthétique (Kant);
VI – Le courage dialectique (Hegel);
VII – Le courage et la guerre: de Platon à Clausewitz;
VIII – Courage et sensibilité (P.J.G. Cabanis);
IX – Courage et autonomie de la pensée (Schopenhauer et Nietzsche).
B – Enjeux contemporains
X – Aspects cliniques et anthropologiques du courage et de la virilité dans le monde du travail;
XI – Courage, virilité et servitude volontaire;
XII – Le Discours de la servitude volontaire de La Boétie à l’aune de la clinique du travail;
XIII – Courage et prise de risque;
XIV – Conclusions.
Bibliographie
- Le courage. En connaissance de causes, Autrement, 6, série Morales, sous la dir. de P.-M. Klein, février 1992.
- Aristote, Éthique à Eudème, trad. par Vianney Décarie, Paris, Vrin, 1984.
- Frère J., Ardeur et colère. Le thumos platonicien, Paris, Éditions Kimé, 2004.
- Jacquet C. et coll., Fortitude et servitude. Lectures de l’Éthique IV de Spinoza, Paris, Éditions Kimé, 2003.
- Smoes E., Le courage chez les Grecs, d’Homère à Aristote, Éditions OUSIA, Bruxelles, 1995.
- Tillich, P., Le courage d’être (1952), trad. franç. par J.-P. Le May, Les Éditions du Cerf, Paris, 1999.
 

--- Colloque de rentrée du groupe d’histoire et de philosophie des sciences de l'ENS Ulm. Date: 9-10 Oct 2008. Les disciplines face à leur histoire (mathématique, philosophie, musique...). Lieu: salle Ferry 29 rue d'Ulm (le 9), salle des actes, 45 rue d'Ulm (le 10), ENS Paris. Contact: yves.andre@ens.fr Site:   Intervenants: C. Alunni, Y. André, A. Badiou, E. Brian, H. Danuser, P-C. Hautcoeur, C. Houzel, E. Klein, P. Macherey, F. Nicolas, N. Schappacher.
 

--- Dans le cadre du programme « Sciences et dialectiques » (2008-2013), au Collège International de Philosophie, premier séminaire intitulé cette année « Dialectiques en mathématiques : Hegel, Lautman et quelques autres ». Les trois séances du 1er semestre auront lieu aux dates suivantes : Vendredi 10 octobre, Vendredi 7 novembre, Vendredi 19 décembre. Horaire : 18h30-20h30. Salle JA01, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris. Les deux premières séances seront introductives. L’invité du 19 décembre sera Jean-Michel Salanskis (Paris X – Nanterre). Le titre de son intervention sera communiqué ultérieurement. Emmanuel Barot Université Toulouse II Le Mirail, Département de Philosophie. Argumentaire du séminaire : Dialectiques en mathématiques : Hegel, Lautman et quelques autres. «Le programme Sciences et dialectiques dont ce séminaire annuel sera l’initiation, vise à examiner à la lumière de divers travaux les rapports variés entre sciences et dialectiques, tels qu’ils peuvent se tramer en philosophie des mathématiques d’un côté, en philosophie des sciences sociales de l’autre, et les attendus politiques que ces rapports suggèrent. Le fil rouge en sera le statut et le rôle de la dialectique, opérateur traditionnellement problématique entre le philosophique et le scientifique : on s’efforcera autant que possible d’en accomplir les ressorts heuristiques, mais on l’utilisera aussi comme vecteur privilégié de réflexion sur les rapports plus généralement tendus que science et philosophie entretiennent aujourd’hui. Cette première année retournera aux origines, et commencera par la réouverture du « dossier Hegel », afin de mettre à l’épreuve la mise à l’épreuve même que celui-ci fait subir à la scientificité d’entendement. On présentera dans la foulée l’influence qu’il a pu avoir sur les pensées dialectiques « à la française » diversement élaborées à l’endroit de la chose logico-mathématique, par Bachelard, Cavaillès, Gonseth, Lautman, ou encore Granger. Et l’on se concentrera sur une lecture croisant la Science de la logique et la singulière dialectique néo-platonicienne d’Albert Lautman, puissamment suggestive aujourd’hui. Celui-ci, au plus près des révolutions mathématiques de son temps, a en effet développé un platonisme métaphysique (et non mathématique) bigarré, oscillant entre Heidegger, Kant et Hegel, par lequel il retrouvait en la dépassant la problématique de la constitution transcendantale de l’objectivité mathématique et physique. Entre le transcendantal et le dialectique, le passage par certains néo-kantiens allemands, notamment ceux de l’Ecole de Marbourg, aidera également à instruire le dossier.»
 
 

--- Séminaire de philosophie morale et politique et de philosophie sociale du Laboratoire Sophiapol/Paris X-Nanterre. Il s'agit du programme du premier semestre du séminaire qui s'inscrit dans le cadre du séminaire thématique de philosophie de l'ED 139. Le programme du second semestre sera diffusé ultérieurement. Pour trouver des informations complémentaires sur le séminaire, vous pouvez visiter le site du Laboratoire Sophiapol .
Calendrier du premier semestre 2008-2009.
- Lundi 13 octobre : Pap Ndiaye (CENA/EHESS). La séance portera sur l'ouvrage "La condition noire : Essai sur une minorité française", Calmann-Lévy, 2008. 14h-16h30, salle 421, bât. L.
- Lundi 27 octobre : P. Savidan (Paris IV). « Repenser l’égalité des chances ». La séance portera sur l’ouvrage du même nom, "Repenser l’égalité des chances", Grasset, Paris, 2007, 14h-16h 30, salle 421, bât. L.
- Vendredi 12 décembre : C. Gautier (Université Paul Valéry – Montpellier III) fera une conférence intitulée "P. Bourdieu: connaissance de la pratique et travail de la critique". 10h30-12h30, salle 419, bât. L.
- Lundi 12 janvier : B. Lahire (ENS-LSH). Titre de la conférence: « De L'Homme pluriel à La Culture des individus », 14h-16h30, salle 421, bât. L.
Toutes ces séances seront présidées par Ch. Lazzeri.
Lieu : Campus de Paris Ouest-Nanterre-La Défense (anciennement Paris X-Nanterre). Coordination et contacts : la programmation du cycle de conférences et la coordination du cycle de conférences et du cycle d’ateliers sont assurées par M. Garrau, Ch. Lazzeri et A. Le Goff. Pour tout renseignement sur le programme, vous pouvez contacter alicemlegoff@yahoo.fr et mgarrau@u-paris10.fr.
 

--- Les professeurs du Collège de France, sur la proposition du Professeur Anne Fagot-Largeault ainsi que des Professeurs Mireille Delmas-Marty, Jon Elster et Pierre Rosanvallon, vous prient de leur faire l'honneur d'assister à la conférence qui sera donnée par M. Philippe Van Parijs Professeur à l'Université Catholique de Louvain Visiting Professor à l'Université de Harvard sur le sujet suivant: La justice linguistique en Europe et dans le monde. Cette conférence aura lieu le mercredi 15 octobre 2008, à 17 heures Amphithéâtre Maurice Halbwachs 11, place Marcelin-Berthelot 75005 Paris. Pour tout renseignement, contacter Jean-Claude K. Dupont (jean-claude.dupont@college-de-france.fr) ou Vincent Guillin (vincent.guillin@college-de-france.fr).
 

--- Journée d’étude AU-DELA DE L’AXIOMATIQUE DE L’INTERET? Jeudi 16 octobre 2008 (Paris). «L’axiomatique de l’intérêt, cette évidence de base qui traverse toute l’histoire de la philosophie, des sciences sociales ou de la psychanalyse et qui nous pousse irrésistiblement à tout expliquer des actions humaines par l’intérêt –quoi qu’on mette sous ce terme – semble décidément indéracinable. Elle est ainsi agencée, en effet, que même les conduites qui peuvent sembler lui être les plus étrangères pourront toujours y être ramenées. La même chose est vraie des concepts d’utilité ou de préférences des économistes, purement tautologiques et donc irréfutables. Cette irréfutabilité, à son tour, peut être vue comme une force ou au contraire comme une faiblesse. Le débat sur ce point devient particulièrement intéressant lorsqu’il porte sur le statut de la quête de reconnaissance ou de l’affirmation des identités. Peut-on dire que viser à être reconnu, c’est tenter de satisfaire un « intérêt de reconnaissance », ou, doit-on penser, au contraire que la quête de reconnaissance, du fait même qu’elle est par nature dépendante des autres, fait nécessairement sortir du registre de l’intérêt (pour soi) ? Dans le sillage d’une précédente réunion du SOPHIAPOL sur ce thème, on entend, en limitant le nombre des communications et en laissant du temps à la discussion, tenter de poser ces questions un peu en profondeur en croisant les regards philosophique et sociologique. »
- 10 h – 11 h 30 : Céline Spector : Inflexions de la rationalité : Rousseau, l’intérêt, l’amour propre
- 11 h 30 – 13 h : Philippe Chanial : La réciprocité entre intérêt et bienveillance (et entre Gouldner et Mauss)
- 14 h – 15 h 30 : Christian Lazzeri : Intérêt et identité
- 15 h 30 – 17 h : Alain Caillé : Une théorie anti-utilitariste de l’action
Les personnes intéressées sont invitées à le faire savoir à Marie Garrau (mgarrau@u-paris10.fr), secrétaire du SOPHIAPOL, qui pourra leur faire parvenir d’éventuels textes préparatoires à cette journée, et notamment ceux d’A. Caillé (publiés dans les numéros 31 et 32 (à paraître) de La Revue du MAUSS).
 
 

--- L’AXIOMATIQUE. COLLOQUE INTERNATIONAL. 16-17 octobre 2008. UFR de philosophie de l'Université de Rennes 1.
Jeudi 16 octobre
- 10h15-11h15 F. Lepage, La révision des probabilités conditionnelles: l’impossible axiomatisation.
- 11h30-12h30 D. Miéville, Axiomatisation et méta-axiomatisation d’une logique maximale.
- 14h15-15h15 H. Benis Sinaceur, Structures et catégories.
- 15h30-16h30 D. Vernant, Des vertus de l’axiomatisation, l’exemple de l’axiomatisation des actes véridictionnels.
- 16h45-17h45 J. Vidal-Rosset, La justification du choix des axiomes, une activité philosophique.
 Vendredi 17 octobre
- 10h00-11h00 F. Nef, Peut-on axiomatiser l’ontologie?
- 11h15-12h15 J. Dubucs, Modèles attendus: une philosophie néo-néo-kantienne des mathématiques.
- 14h00-15h00 D. Bonnay, Quelle différence y a-t-il entre axiomes mathématiques et principes physiques ? La solution de Carnap dans la Syntaxe Logique.
- 15h15-16h15 P. Joray, Définition et axiomatique minimale: la thèse de Tarski et le calcul des propositions.
UFR de philosophie – Université de Rennes 1, Campus de Beaulieu – bât. 32B, 263, avenue du Général Leclerc – CS 74 205, 35 042 Rennes cedex, 02.23.23.63.02 / fax : 02.23.23.51.51.
 
 

--- Colloque "Europes phénoménologiques" le 17 octobre 2008, organisé par Jean-Marie Lardic et Ari Simhon dans le cadre de l’Université de Nantes, du CAPA (Centre Atlantique de Philosophie Allemande) et avec le soutien des Archives de Philosophie. «Au moment où l'Europe poursuit sa construction politique mais apparaît avant tout, pour l'instant du moins, comme une zone économique, il est urgent de se demander s'il est des valeurs spécifiquement européennes et si l'on peut définir quelque chose comme « l'essence spirituelle » de l'Europe. Alors qu'elle ne se pense plus comme la civilisation, l'unique, ni même comme une civilisation à un titre éminent, privilégiée, et que toutes les critiques de l'européocentrisme se sont développées en accompagnement de la décolonisation au XX° siècle, alors donc qu'elle refuse avec énergie cette centralité qu'elle s'était auparavant octroyée, une certaine universalité et bien paradoxale centralité lui est néanmoins accordée par certains penseurs issus de la tradition phénoménologique, ce qui ouvre à certains contre sens dont il faut certes faire justice à cette dernière. Car il ne s'agit nullement, avec cette tradition, d'une centralité « substantielle », qui indiquerait qu'elle, l'Europe, et non pas les autres civilisations, serait au niveau, à la hauteur, de l'universel: l'Europe, selon les penseurs issus de la tradition phénoménologique en général - Husserl, Levinas, Patocka, pour ne citer qu'eux -, se définit par une capacité d'arrachement aux évidences d'un monde particulier donné et témoigne alors, plus que d'autres, de l'universel mais se trouve aussi bien également, plus que d'autres, condamnée par cet universel en tant qu'elle le trahit, notamment avec les diverses formes totalitaires qu'elle a accueillies sur son aire géographique au XX° siècle. L'homme européen est alors tout homme qui, par delà les évidences d'un monde particulier, sait cultiver le sens de l'universel, ce qui veut dire aussi bien que tout homme en tant qu'homme est de ce point de vue européen et que l'Europe a vocation à affirmer l'humanité de l'homme contre toute forme de déshumanisation politique ou encore économique.
 

--- Séminaire de recherche hégélienne. Animé par Bernard Mabille, professeur à l’université de Poitiers et Gilles Marmasse, maître de conférences à l’université Paris-IV Sorbonne dans le cadre de l’équipe d’accueil « Nosophi » (EA 3562, Paris I) et de l’équipe d’accueil « Métaphysique: histoires, transformations, actualité » (EA 3552, Paris IV).
Programme 2008-2009
 * samedi 18 octobre, Bernard Mabille (Poitiers) et Gilles Marmasse (Paris IV), « Sur le problème de l’Aufhebung »
 * samedi 15 novembre, Norbert Waszek (Paris VIII), « Hégélianisme et  saint-simonisme »
 * samedi 13 décembre, Jean-François Kervégan (Paris I), titre à préciser
 * samedi 14 février, Jacques Darriulat (Paris IV), « Hegel et la fin  de l'art »
 * samedi 14 mars, Jean-Marie Lardic (Nantes), « Ethique et dialectique »
 * samedi 4 avril, Annette Sell (Hegel-Archiv Bochum) (titre à préciser)
 * samedi 23 mai, Stephen Houlgate (Warwick) (titre à préciser)
Les séminaires ont lieu dans la salle de Nosophi à la Sorbonne, au deuxième étage de l'escalier K, le samedi de 10h30 à 12h30. Pour accéder à l'escalier K, prendre la cour d'honneur, la galerie Richelieu, la galerie Gerson puis la galerie Jean-Baptiste Dumas de bout en bout. L’itinéraire vers l'escalier K[afka] est alors fléché. Contact: marmasse@wanadoo.fr <mailto:marmasse@wanadoo.fr>
 
 

--- CNRS (et Universités Lille 3 et 1), UMR 8163, "Savoirs, textes, langage" CNRS, UMR 8567, Centre Louis Gernet, Paris. Les mathématiques grecques anciennes et leur postérité Année 2008-2009. Séminaire d'histoire des mathématiques organisé par Fabio Acerbi et Bernard Vitrac. Présentation. «Le séminaire poursuivra cette année deux objectifs : 1. Présenter des élaborations mathématiques "marginales" par rapport à celles poursuivies par les auteurs anciens et médiévaux les plus célébrés. Il s'agit de montrer que le panorama des mathématiques pré-modernes est bien plus varié que les résumés canoniques veulent le faire croire. 2. Entamer une réfléxion de longue durée sur les domaines mathématiques qui présentent une composante "algorithmique" majeure, telles l'arithmétique et ses applications, la logistique et, plus généralement, les sciences qui impliquent des calculs, comme l'astronomie ou la géométrie métrique. En même temps, nous tâcherons de mettre en valeur la composante opératoire des preuves géométriques.
Calendrier Les séances auront lieu le jeudi, de 14h à 17h, Salle 104 de la Maison de la Recherche, Université de Lille 3, Villeneuve d'Ascq.
- 16 octobre 2008. Nicolas Vinel (Fondation Thiers - Paris) : L'Introduction à l'arithmétique de Jamblique, une oeuvre à réhabiliter.
- 13 novembre 2008. Sabine Rommevaux (CNRS, UMR 6576 CESR) : Les applications de l'algèbre à l'arithmétique et à la géométrie dans le Libro de algebra en arithmetica y geometria de Pedro Nuñez (1567).
- 11 décembre 2008. Andrew Barker (Institute of Archaeology and Antiquity, University of Birmingham) : Mathematical principles in Greek musical theory.
- 15 janvier 2009. Guy Le Meur (Université de Lille 3 et UMR 8163 "Savoirs, textes, langage") : Autolycos, Euclide, Théodose, la Petite Astronomie : de l'horizon au méridien.
- 5 février 2009. Agathe Keller (CNRS, UMR 7596 REHSEIS) : Les raisonnements du commentaire mathématique de Bhâskara I (VII siècle) sur l'Âryabhatîya : explications, preuves et vérifications.
- 12 mars 2009. James Ritter (Université de Paris VIII) : Algorithmes en Mésopotamie et en Égypte anciennes.
- 2 avril 2009. Fabio Acerbi (CNRS, UMR 8163 "Savoirs, textes, langage") : Formes du langage des données et son emploi comme outil déductif.
- 14 mai 2009. Bernard Vitrac (CNRS, UMR 8567 Centre Louis Gernet) : Paralipomènes à Euclide.
 
 

--- Since 1988, Neuron has been at the forefront of publishing the most exciting research in all areas of the neurosciences. This meeting celebrates the contribution of all the authors, reviewers and readers around the world who have contributed to the success of Neuron. Cell Press, Fondation IPSEN, and Massachusetts General Hospital are proud to announce a free symposium open to the public in celebration of the 20th anniversary of Neuron. The Impact of Neuroscience on Society. October 20, 2008. 9:30 a.m.- 4:30 p.m.  Collège de France 11, place Marcelin Berthelot, 75005 Paris. «The goal of this special one-day symposium is to spotlight the tremendous contributions and implications that modern neuroscience has for our broader society. The keynote speaker will be Tom Insel, Director of the US National Institute of Mental Health, and prominent international neuroscientists will discuss how new insights into the development and function of the brain and nervous system are impacting the arts, education, economics, philosophy, health and our understanding of ourselves as individuals and as members of society.”
 

--- La Rhétorique du combat ou l’exercice de la polémique. Violence et persuasion dans le discours. Journées d’étude – II. 22-24 octobre 2008. Salle Delamarre (Sorbonne, Paris) – EPHE. Luce ALBERT & Loïc NICOLAS. PROGRAMME.
        MERCREDI 22 OCTOBRE. Théories et pratiques de la polémique dans l’Antiquité
- 14h50 Cristina PEPE (Université Marc Bloch – Strasbourg II / Université Federico II de Naples) « Pour une archéologie du discours polémique : le paradigme de la parole agonale dans la rhétorique de l’Antiquité. »
- 15h30 Camille RAMBOURG (Université de Paris XII) « La théorie aristotélicienne de la diabolè. »
- 16h10 Marie-Agnès RUGGIU (Université de Paris XII) « “ars vivendi” dans les livres III et IV du De Finibus : un exemple de la reconstruc-tion par Cicéron de la pensée stoïcienne pour la disqualifier. »
- 16h50 Géraldine HERTZ (Université de Paris XII) « Apulée contre Emilianus dans l’Apologie : art de la polémique et cas problématique de la malédiction de l’adversaire. »
- 17h30 Pascale PARÉ-REY (MCF / Université Jean Moulin – Lyon 3)  « Un telum tragique : la sententia. »
        JEUDI 23 OCTOBRE Controverses et polémiques religieuses : expressions de l’altérité confessionnelle.
- 9h30 Delphine VIELLARD (Université Blaise Pascal – Clermont II, IEA) « Une appropriation différente de la rhétorique chez Jérôme et Augustin dans les exordes de leurs œuvres polémiques. »
- 10h00 Hélène GRELIER (Université de Paris-Sorbonne – Paris IV) « L’Écriture : un ressort polémique dans le discours de controverse doctrinale. »
- 10h30 Laurence DALMON (Université Blaise Pascal – Clermont-Ferrand II) « Conception et exercice patristiques de la controverse. »
- 11h00 Evelyne GUZY-BURGMAN (Université Libre de Bruxelles, LTPC, CIERL) « La Fin du ‘Peuple d’Israël’ : une vérité coranique. Analyse de l’efficacité d’une rhétorique du combat à travers un texte jihadiste. »
La rhétorique polémique : jeu de dupes ou entreprise de véridiction ?
- 14h00 Isabelle COUMERT (Université Michel de Montaigne – Bordeaux 3) « La rhétorique de la provocation dans Le Lancelot en prose : le “bruit” de l’outrage. »
- 14h30 Alessia MARCHIORI (Université de Vérone – Université de Paris-Sorbonne) « Les voix polémiques dans le Songe du Vieil Pèlerin : ressources rhétoriques et réflexion sur le langage. »
- 15h00 Marie JENNEQUIN (FRS-FNRS / Université Catholique de Louvain) « Mère Sotte ou la rhétorique des Sotz : la violence communicationnelle dans le Jeu du Prince des Sotz et de Mere Sotte. »
- 16h00 Estelle DOUDET (MCF / Université de Lille) « Les moralités polémiques du début du XVIe siècle. »
- 16h30 Nathalie SZCZECH (Université de Paris-Sorbonne – Paris IV)  « Rhétorique de la polémique et construction confessionnelle chez Calvin. »
- 17h00 Jan HERMAN et Nathalie KREMER (Université de Leuven) « Rhétorique des polémiques préfacielles au XVIIIe siècle. »
        VENDREDI 24 OCTOBRE Religion, politique et littérature : variations polémiques à l’âge classique
- 9h30 Natacha SALLIOT (Université du Maine) « Vaincre, convaincre et persuader dans la polémique confessionnelle : le cas de la controverse suscitée par De l’Institution, usage et doctrine du sainct sacrement de l’Eucharistie de Philippe Duplessis-Mornay. »
- 10h00 Tom BRUYER (Université de Gand) « Rhétorique de la polémique chez Racine : l’exemple de Bérénice. »
- 10h30 Alexander ROOSE (Université de Gand) « La Fontaine : parler et parlementer, rhétorique et violence. »
- 11h00 Christophe ANGEBAULT (Université de Paris III – Sorbonne Nouvelle) « Les querelles littéraires du XVIIe siècle et la construction de l’autorité critique. »
- 11h30 Élise PAVY (Université Jean Moulin – Lyon III) « Les salonniers du XVIIIe siècle : rhétorique polémique et polémicité. »
Comité scientifique
- Luc BOLTANSKI (Directeur d’études à l’EHESS)
- Emmanuelle DANBLON (Chercheur qualifié au FNRS / Université Libre de Bruxelles)
- Delphine DENIS (Professeur à l’Université de Paris Sorbonne – Paris IV)
- Perrine GALAND-HALLYN (Directeur d’études à l’EPHE)
- Fernand HALLYN (Professeur à l’Université de Gand)
- Carlos LÉVY (Professeur à l’Université Paris Sorbonne – Paris IV)
- Luce ALBERT (Université de Gand / Université Paris Sorbonne – Paris IV)
- Loïc NICOLAS (FNRS – Université Libre de Bruxelles (LTPC, GRAL) / EHESS)
       " Ces journées constituent la deuxième étape d’une enquête menée, sous l’égide des Universités de Paris IV, de Bruxelles et de Gand, ainsi que de l’EHESS, autour de la « fonction critique » de la parole rhétorique. Malgré la littérature existant sur le sujet, souvent d’un intérêt remarquable pour l’objet qui nous occupe, il nous a semblé profitable de reconsidérer le champ discursif de la polémique, afin d’en actualiser la définition par une investigation diachronique – de l’Antiquité à l’époque moderne – capable de révéler les contours et les régularités de cette production langagière d’apparence marginale.
        Toute l’ambition historique autant que théorique de la présente enquête est de parvenir à dresser l’état des lieux d’une question à la fois centrale et problématique dans le cadre d’une réflexion sur les conditions de la persuasion. Partant, le projet consiste-t-il d’une part à interroger les modalités pratiques d’une prise de parole primordialement caractérisée par l’attaque et l’opposition, voire la disqualification systématique de la parole d’un autre (adversaire réel ou imaginé) – ce que nous pourrions appeler l’usage vectorisé de la violence verbale –, d’autre part à analyser le dispositif rhétorique propre à légitimer le procès oratoire et favoriser la transaction du sens. Or, pour que le polémiste puisse prétendre, par son statut et sa posture éthiques, gagner l’auditoire, le rallier à ses vues, il ne peut renoncer à insérer son discours dans l’univers doxal des choses acceptables, ni à le soumettre aux attendus contractuels d’une rencontre sociale définie dans ses rites, comme dans ses codes. De fait, un tel dispositif semble exercer une contrainte générique et conventionnelle sur l’orateur, en instituant un sens de la mesure et de l’à-propos. La polémique prescrit ses règles et ses armes, impose ses conditions, son terrain d’action ou de réaction : un mot de trop, un tour mal pesé, et tout le projet rhétorique se trouve mis en échec faute d’une entente pérenne sur les enjeux et les fins du combat. Mais qu’en est-il des excès possibles, des dérives, des limites (sociales, morales, éthiques, techniques) de ces discours disposés en ordre de bataille et néanmoins en quête de reconnaissance et d’approbation ?
        Nous faisons à ce propos l’hypothèse que la guerre par les mots, cette « guerre pour de rire », selon l’expression de Catherine Kerbrat-Orecchioni, demeure rhétorique dans son essence même, au sens où celle-là vise d’abord le dépassement de la violence physique, l’absorption du corps à corps dans le mot à mot. Qu’on tente de l’évacuer, de la dissimuler derrière une évidence fictive en faisant « comme si » tout allait de soi, ou, au contraire, qu’on la mette en scène ostensiblement à des fins stratégiques, la polémique demeure au cœur de l’entreprise oratoire. Elle constitue un horizon possible, une éventualité, une ressource circonstancielle disponible à la croisée des genres. C’est pourquoi, négliger sa pertinence, son importance topique aurait pour effet de récuser l’idée essentielle suivant laquelle à l’origine et au fondement de tout discours résident une cause à gagner, un contradicteur à évincer, des arguments à contester, et, en fin de compte, un auditeur à persuader de la supériorité d’un dire inscrit dans une hiérarchie (souvent implicite) des valeurs et des préférences. Provocation, incitation à la réponse, une telle parole invite à la surenchère, à la contre-attaque, à la pointe, à la recherche de l’argument imparable – cette munition discursive – qui viendrait enfermer dans ses formes la bataille des mots, et clore le rapport de force entre des protagonistes plus ou moins bien dotés pour mener à son terme la joute verbale et soutenir cette situation instable sans vaciller."
 

--- LEBENSWELT ET LOGIQUE : L'ECOLE D'ERLANGEN COMME HERITIER DE L'EMPIRISME LOGIQUE  13-14 novembre 2008 Université Nancy 2 - Campus Lettres et Sciences Humaines Organisé par le laboratoire d’Histoire des Sciences et de Philosophie - Archives Poincaré (CNRS), Nancy-Université (Université Nancy 2) dans le cadre du projet DiaRaFor (MSH Lorraine, axe 4) et du programme ANR 'Logiscience' ('La logique comme méthode d’analyse de la science : aspects historiques et problèmes contemporains', programme porté par l'IHPST). ORGANISATEURS : Gerhard Heinzmann et Frédérick Tremblay.
«La tradition de la « philosophie scientifique » de langue allemande a vu naître deux courants épistémologiques au siècle dernier, nommément celui, bien connu, de l’empirisme logique et celui de l’École d’Erlangen. Tous deux ont articulé une analyse logique du discours scientifique et proposé une reconstruction des termes théoriques de la science à partir de données non théoriques. Tous deux ont aussi pris leurs distances vis-à-vis de l’idéalisme allemand et de la tradition métaphysique allemande, comme en témoigne le rejet draconien de la philosophie d’Heidegger (Carnap, Dingler, Lorenzen). La publication, au début des années cinquante, des fameux « Deux dogmes de l’empirisme », a-t-on cru, sonnait le glas de l’empirisme logique. Or, de récentes études sur l’empirisme logique incitent à nuancer ce constat d’échec (Friedman, Wagner) et ce colloque s’inscrit justement dans la lignée de ces travaux récents (aussi bien selon une perspective philosophique (Haller, Stadler, Reck, Richardson, Uebel) que selon une perspective plus logique (Goldfarb, Mancosu, Awodey)). En effet, l’analyse logique de la science telle que formulée par l’empirisme logique apparaît aujourd’hui beaucoup plus complexe et riche que ne le laissait entendre, dans le contexte de la philosophie analytique de la science, la critique, acceptée à une époque comme définitive, de Quine. Le thème du colloque est motivé par le constat qu’une partie de ce qui a été mis à jour dans ces nouvelles études sur l’empirisme logique était déjà prévue dans le programme de l’École d’Erlangen. De là l’intérêt d’évaluer les ressemblances et les dissemblances de ces deux courants, non seulement en regard de la critique de Quine et Putnam, mais aussi en ce qui a trait à la réceptivité, post-quinienne cette fois-ci, de l’empirisme logique par l’École d’Erlangen. Cette étude comparative permettra de jeter quelques lumières sur le fait, apparemment surprenant, qu’une quinzaine d’années après le fameux texte de Quine, l’École d’Erlangen, fondée par Lorenzen et Kamlah, se soit proposé explicitement de produire aussi bien une analyse logique de la science, une logique de la science ainsi qu’une reconstruction opérative des concepts théoriques tout en se distinguant de la tentative produite par son prédécesseur qui fut l’objet des « Deux dogmes ». La raison réside principalement dans le pragmatisme mis en avant par l’École d’Erlangen (Lorenzen, Lorenz, Kambartel, Kamlah, Thiel, Gethmann et alii), qui évite judicieusement les écueils sur lesquels, a-t-on cru, après Quine et Putnam, l’empirisme logique venait s’échouer. Cette « pratique » prend sa source dans la « Lebenswelt » d’Husserl et s’inspire partiellement du pragmatique de Dingler, permet une reconstruction rationnelle et critique de l’ensemble de la science (Kambartel, Janich) dont les visées recouvrent partiellement celles de l’empirisme logique tel qu’il a été revisité ces dernières années. L’objectif de ce colloque est double. D’un point de vue historique, analyser les raisons qui font en sorte que le constructivisme méthodique (anti-stegmüllerien) de l’École d’Erlangen a peu ou pas été atteint par la portée de l’attaque quinienne (e.g. en ce qui a trait à la distinction analytique/synthétique, du rôle l’a priori et de la logique et la possibilité même du réductionnisme). D’un point de vue conceptuel, comparer la critique de Quine et de Putnam avec celle de l’École d’Erlangen de l’empirisme logique revisité en considérant le programme de l’École d’Erlangen comme une prolongation possible, par d’autres moyens, du projet de l’empirisme logique. Parmi les problématiques qui seront discutées lors du colloque, il y a la question centrale de la réception passée et actuelle de l’empirisme logique dans la pensée « anglo-américaine » versus celle dans la pensée « continentale ». La confrontation du pragmatisme américain et allemand et la question de l’analyticité et de la signification, celle du statut de la philosophie analytique des sciences seront soulevées. Il sera aussi question du rôle de la logique, de la reconstruction rationnelle de la science, du constructivisme, du formalisme, etc.»
 

--- The Society for the Advancement of Philosophy and University of Zagreb – Center for Croatian Studies are organizing an international philosophical conference Perspectives on Russell. The aim of the conference is to gather philosophers who will present and discuss papers on various aspects of the philosophical work of Bertrand Russell (1872-1970). The conference will take place from November 24 (Monday) to November 26 (Wednesday) 2008 and will be held at the newly-opened ‘Borongaj’ campus in Zagreb. Participants in the conference will be invited to submit full long versions of their papers for publication in the special (“Bertrand Russell”) issue of the peer-reviewed philosophical journal Prolegomena, published both in print and online by the Society for the Advancement of Philosophy and University of Zagreb – Center for Croatian Studies. For any questions and information, please contact us by e-mail at: upf@hrstud.hr
 

--- CALL FOR PAPERS AND COMMENTATORS. The International Hobbes Association will be sponsoring a session at the APA Pacific Division meetings, April 8 - 12, 2009 The Westin Bayshore, Vancouver. You are invited to submit an abstract for paper presentation or to volunteer to serve as a commentator. Papers selected for presentation will also be strongly considered for publication in Hobbes Studies. By October 8, 2008, please electronically submit your abstract (1 page maximum) or, for commentators, your CV, to both Martin Bertman, President [mabertman@yahoo.com], and to Rosamond Rhodes, Program Committee [rosamond.rhodes@mssm.edu].
 

--- CALL FOR PAPERS InterOntology 2009 2nd Interdisciplinary Ontology Conference Tokyo, Japan February 27 to March 1, 2009. “Ontology as developed and applied in computer science and related fields in recent years has proven useful in areas such as biomedical informatics, intelligence analysis, information retrieval, and natural language processing, as well as serving as the basis for the Semantic Web initiative and for a number of innovative experiments in text- and literature-mining and in journal publishing.

--- Appel à communication d'une section thématique pour le prochain Congrès de l'Association Française de Science Politique (Grenoble, 7-9 septembre 2009). Les politiques de recherche : entre traditions nationales et tournant néo-managérial? Organisateurs : Cécile Crespy (Université Paris XIII – CERAL) cecile.crespy@univ-paris13.fr Jérôme Aust (Centre de Sociologie des Organisations – Sciences Po/CNRS) j.aust@cso.cnrs.fr. Date limite d'envoi des propositions de communication : 15 octobre 2008.
        Cette section thématique vise à questionner le changement de l'action publique à partir des politiques de recherche. A l'instar des politiques régaliennes, ces dernières ont pendant longtemps été dominées par l'Etat. Au cours des deux dernières décennies cependant, le monopole étatique a été remis en question par toute une série de changements : La pluralisation des acteurs impliqués avec l'irruption de l'Europe et des collectivités territoriales, Le renouvellement des modalités de pilotage avec des outils inspirés du new public management, La mise en débat des sciences.
        L'objectif est donc de questionner les changements actuels au regard des formes historiques de l'intervention de l'Etat dans ce secteur. Un certain nombre des traits caractéristiques considérés comme spécifiques à une période donnée, milieu XXe siècle et la période actuelle (depuis une dizaine d'années) seront à explorer. Ces caractéristiques peuvent être résumées autour d'une série de couples d'opposition que la section thématique cherchera à discuter plus amplement :
Milieu XXe siècle Fin XXe et début XXIe siècle
Gouvernement  Gouvernance
Logiques d’arsenal  Logiques de marché
Intervention monopolistique de l’État Gouvernance multi-niveaux
État colbertiste État stratège
Sectorisation Européanisation / Territorialisation
Politiques substantielles Politiques constitutives / procédurales
Domination des scientifiques Mise en débat des sciences
        Les contributions mobiliseront les résultats de recherches empiriques, y compris provisoires ou intermédiaires, de manière à préciser ce que sont ces transformations. La section thématique proposera par ailleurs de mettre en perspective historique mais aussi internationale ces évolutions, en faisant de la recherche un laboratoire des changements de l’action publique. Les propositions consacrées aux études de cas des pays étrangers, en particulier des autres pays francophones (Canada, Belgique, Suisse) dont les logiques d’institutionnalisation et de changement restent mal connues, permettront une mise en perspective pertinente du cas français. À partir d’un champ de politique peu étudié, la section thématique cherchera à nourrir les débats sur l'européanisation, la territorialisation des politiques publiques, les registres d'intervention de l'Etat et la dépendance au sentier.
 

--- Appel à communications. La liberté à l'épreuve de la démocratie. Regards de la théorie politique. Responsables Camille Froidevaux-Metterie (Université Paris II Panthéon-Assas) cfroidevaux.metterie@free.fr Jean-Vincent Holeindre (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) holeindr@ehess.fr Date limite : 15 octobre 2008. Les propositions de communications sont à envoyer par courriels aux responsables de la section thématique. «Dans la période récente, on a assisté à un retour en force de l'idée de liberté à travers le courant néolibéral dont Hayek représente la tête de pont. Dans le même temps se sont renouvelées des approches du politique qui pensent la liberté contre le libéralisme, comme les néo-républicanismes ou les théories proches des nouveaux mouvements sociaux. Quant aux travaux récents sur le socialisme libéral ou sur la "troisième voie", ils abordent le problème de la liberté à fronts renversés dans le but de réconcilier les idées de gauche avec la tradition libérale. Le but de cette section thématique, qui se déploiera autour de trois axes, est de proposer une discussion des travaux contemporains de théorie politique sur le concept de liberté.
        1. Libéralisme ou républicanisme ? Débat autour de deux conceptions de la liberté des modernes. Responsables scientifiques : Alexandre Escudier, Paul Zawadzki
Lorsque le libéralisme insiste sur la limitation du pouvoir de l'État au profit des libertés civiles, le républicanisme met l'accent sur la liberté comme non-domination et sur le renforcement des capacités d'action du citoyen dans la vie politique (empowerment). D'une part, il est question de savoir laquelle des deux théories est la plus fidèle, non seulement à l'histoire intellectuelle de la modernité politique, mais également à l'histoire politique elle-même. D'autre part, le débat porte sur des questions plus concrètes, par exemple sur les formes que doit prendre le gouvernement démocratique et sur l'importance de la participation des citoyens à la vie politique.
Thèmes envisagés pour les papiers : la redécouverte du solidarisme et la relation solidarité/liberté; liberté des individus et rôle de l'État; la tentation du perfectionnisme et de la liberté positive; liberté et politiques de la reconnaissance; représentation, participation, délibération.
        2. Liberté ou autonomie ? Les théories politiques contemporaines face aux recompositions de la démocratie. Responsable scientifique : Laurent Bouvet
La liberté des citoyens n'est pas toujours conciliable avec les contraintes du gouvernement, d'où une tension à l'échelle institutionnelle : comment l'État peut-il assumer ses responsabilités, remplir ses "missions régaliennes", tout en assurant la nécessaire fluidité du monde social ? D'un côté, la liberté est revendiquée par nombres d'acteurs sociaux dans un contexte où les principes républicains apparaissent remis en cause (débats sur l'indépendance des juges ou sur la laïcité). De l'autre, l'État est soumis à un impératif de résultats en matière de politique économique et sociale qui l'oblige à mettre en œuvre des dispositifs de plus en plus élaborés. Dans les tentatives pour résoudre ce dilemme, on assiste au retour de thèmes traditionnels (fonctions régulatrices de l'État, mécanismes de la solidarité) et de doctrines oubliées (solidarisme, socialisme libéral, néo-républicanismes) qui insistent moins sur la liberté laissée à la société civile qu'à son autonomie.
Thèmes envisagés pour les papiers : "liberté de" et "droit à" : individualisme et droits subjectifs; la réappropriation de la notion de liberté par la gauche (socialisme libéral, troisièmes voies); liberté religieuse/laïcité; le "sentiment de liberté" dans les démocraties contemporaines; justice sociale, inégalités, vulnérabilité; l'autonomie comme levier politique.
        3. Liberté ou sécurité ? Les démocraties en situation d'exception : le cas du terrorisme
Responsable scientifique : Jean-Vincent Holeindre
A travers la montée en puissance des impératifs de "sécurité nationale", ce sont les libertés publiques – et leur éventuelle limitation – qui sont en jeu. D'une part, on cherche à mettre en place des politiques antiterroristes efficaces et adaptées à la menace. D'autre part, on souligne la nécessaire préservation des libertés comme fondement des institutions démocratiques. Jusqu'où celles-ci peuvent-elles limiter la liberté au nom de l'intérêt national ? Le terrorisme constitue dans cette perspective un phénomène topique pour étudier les dilemmes de la liberté démocratique aujourd'hui, au carrefour de la théorie politique, du droit et des relations internationales.
Thèmes envisagés pour les papiers : la notion d'"état d'exception" : histoire et théories; divergences et convergences entre l'Europe et les États-Unis dans l'approche du phénomène terroriste : quel est le rôle des cultures politiques ?; les institutions démocratiques et leur rapport à la raison d'État; le rôle des citoyens dans les politiques publiques de lutte contre le terrorisme; les enjeux soulevés par la remise en cause de la distinction entre sécurité intérieure et sécurité extérieure; faire la guerre pour la liberté démocratique ? le renouveau des théories de la guerre juste.
Toute proposition de communication (3 000 signes environ) ne correspondant pas aux thèmes envisagés mais s'insérant dans l'un des trois axes de la section thématique sera examinée.
 
 
 

Ressources & Publications

--- Livres:
--- Site de Nancy-Metz:
--- Mars 2008 : classement par ordre alphabétique d'auteur.
--- Février 2008 : classement par ordre alphabétique d'auteur.
--- Janvier 2008 : classement par ordre alphabétique d'auteur.
--- Décembre 2007 : classement par ordre alphabétique d'auteur
--- Novembre 2007 : classement par ordre alphabétique d'auteur.
--- Octobre 2007 : classement par ordre alphabétique d'auteur.
--- Septembre 2007 : classement par ordre alphabétique d'auteur.
--- Juillet-août 2007 : classement par ordre alphabétique d'auteur.

--- Migration du site philo de Nantes. Nouvelle adresse.
 

8 octobre 2008 Enseignement (videre infra), Conférences (idem), Ressources.

Enseignement

--- REFORME du LYCEE.
        - Point sur la réforme.
        - Calendrier de la réforme.
 

Stage, colloque, conférence, séminaire

--- Stage SAFCO Toulouse «INDIVIDU, SUJET, PERSONNE» Contenu 1) travailler sur l'élaboration de différences conceptuelles souvent mal saisies par nos élèves en mettant en valeur les différentes approches de la réalité humaine impliquées par ces notions ou par leur critique; 2) préciser la nature et les enjeux des positions philosophiques contemporaines autour de la notion de personne: points de vue métaphysique , cognitiviste , etc... Objectif pédagogique 1: les différentes approches de la réalité humaine impliquée par les notions ou par leur critique. 2: la nature et les enjeux des positions philosophiques autour de la notion de personne. 3: quelques uns des débats actuels. Evoquer quelques uns des débats qui cristallisent les divergences de ces perspectives: tous les hommes sont-ils des personnes ? Faut-il remplacer la notion de droits de l'homme par celle de droits de la personne ? etc... Bibliographie S. Chauvier: qu'est-ce qu'une personne / Dire je, essai sur la subjectivité / E. Housset: la vocation de la personne / P. Strawson: les individus / R. Spaemann: les personnes. Responsable pédagogique M. ROBILLIARD Stéphane. 6 heures Nombre de places prévues 25. Date : 20/11/2008 09h à 17. LYCEE GENERAL Saint-Sernin 31070 TOULOUSE. Safco - PAF.

--- Stage SAFCO Toulouse «PROBLEMES ACTUELS DU MATERIALISME». Contenu défini à partir des travaux de l'intervenant, Quentin MEILLASSOUX (responsable des études à ENS Ulm), qui explore une voie qu'il appelle -spéculative-, en direction d'un matérialisme fondé à nouveau frais, en cohérence avec l'inspiration qui a toujours animé la science. Responsable pédagogique M. DUPOUEY Patrick. 6 heures, 25 places prévues 25. Date non encore fixée. Safco - PAF.

--- Stage SAFCO Toulouse «Libellé ACTUALITE DE LA PHENOMENOLOGIE». Contenu La phénoménologie à titre de méthode et mesure des effets sur la transcendance entendue sous différentes formes. Mise à l'épreuve du passage de la phénoménologie à la théologie, considéré bien souvent comme acquis. Mise au point concernant la filiation Husserl-Heidegger et ce, au sujet de la transcendance. Responsable pédagogique M. LAMER ERWAN Enseignant. 6 heures Nombre de places 30. Date non encore fixée.Safco - PAF.

--- Stage SAFCO Toulouse «PHILOSOPHIE DE LA LAICITE» La laïcité est une notion juridique et politique. Elle est aussi un concept philosophique. Il s'agit de clarifier de manière rigoureuse et précise le contenu et la structure de ce concept. Objectifs pédagogiques 1: construire précisément le concept philosophique de laïcité. 2: déterminer l'histoire intellectuelle de cette notion. 3: dissoudre les confusions habituelles avec la notion de tolérance et avec celle de *laïcité ouverte* Responsable pédagogique M. DELFOUR Jean Jacques professeur de philosophie aux Lycées Ozenne et St Sernin. 12 heures. Date non encore fixée (mars ou avril 2009).Safco - PAF.

Les commissions de choix ont eu lieu. Vous pouvez voir si vous êtes retenus. Attention, certaines dates de stage sont encore indicatives.
 

--- Le souci du droit: Où en est la théorie critique? 16 et 17 octobre 2008. Université Paris VII, Salle des Thèses (2ème étage), Amphi 46 (Rdc), Université Paris VII – Denis Diderot, Centre de Sociologie des Pratiques et des Représentations Politiques, Université Paris VIII – Vincennes/Saint Denis, Laboratoire d’études et de recherches sur les Logiques Contemporaines de la Philosophie, Collège International de Philosophie. Organisation : Hourya Bentouhami, Ninon Grangé, Anne Kupiec, Julie Saada. Responsable scientifique du réseau « Droit(s) contre loi ? » : Anne Kupiec
«Qu’est-ce que le droit peut nous dire des rapports de domination, de classe, de genre ou de « race » ? Peut-il faire lui-même l’objet d’une théorie critique qui ne soit pas simplement une forme de répétition de son contenu mais qui donne véritablement lieu à des transformations politiques et sociales ? Ce sont toutes ces questions, revisitées à l’aune de l’Ecole de Francfort et des théories critiques juridiques contemporaines, qui animeront la rencontre organisée par le réseau international « Droit(s) contre loi?»
 JEUDI 16 OCTOBRE: AUTOUR DE L’ECOLE DE FRANCFORT
- 9h30. Ouverture. Anne KUPIEC, Paris VII
- 9h45. Miguel ABENSOUR, Paris VII : Introduction générale, « La Théorie critique, pourquoi ? »
- 10h15. Nathalie LE BOUËDEC, Université de Nantes : « Vers une pensée critique du droit ? Critique de l’individualisme libéral et théorie du droit social chez les juristes sociaux-démocrates weimariens ». Discutant : Emmanuel PASQUIER, Paris I
- 11h15. Katia GENEL, Rennes I / Université Goethe, Francfort : « La place du droit dans la critique de la domination. Dialogues et désaccords entre Horkheimer et les juristes de Weimar (Neumann et Kirchheimer) ». Discutant : Christian BOUCHINDHOMME, traducteur
- 14h30. Valéry PRATT, Ehess / Paris I : « Un éminent philosophe critique du droit injustement oublié : Franz Leopold Neumann (23 mai 1900-02 septembre 1954) ». Discutante : Anne KUPIEC, Paris VII
- 15h15. Sonja BUCKEL, Université Goethe, Francfort : « Forme juridique et hégémonie ». Discutant : Emmanuel RENAULT, ENS-lsh
- 16h15. Isabelle AUBERT, Paris I : « Droit intersubjectif et sujets politiques chez Jürgen Habermas ». Discutante : Ninon GRANGÉ, Paris VIII
- 17h. Jean-François KERVÉGAN, Paris I :      « Y a-t-il un lien interne entre droit et démocratie ? La philosophie du droit de J. Habermas ». Discutant : Christian BOUCHINDHOMME, traducteur
 VENDREDI 17 OCTOBRE DE LA DECONSTRUCTION AUX CRITICAL LEGAL STUDIES, CRITICAL RACE THEORY ET CRITICAL FEMINIST LEGAL STUDIES
- 9h15. Julie SAADA, IUFM / Paris IV: « Théorie critique et déconstruction. Derrida critique du droit ». Discutante : Martine LEIBOVICI, Paris VII
- 10h. Christophe BÉAL, Paris I : « La thèse de l’indétermination selon les Critical Legal Studies ». Discutante : Camille AYNÈS, Paris II / Paris X
- 11h. Yanina GUTHMANN, Universidad de Buenos Aires : « L’acte de juger et le politique : analyse à partir des Critical Legal Studies d’une sentence paradigmatique en matières de droits de l’homme (Cour Suprême argentine, cas  Simón de 2005) ». Discutant : Eduardo TOMAZ AYRES, Paris VII
- 11h45. Roberto GARGARELLA, Universidad de Buenos Aires / Columbia University : « La pensée juridique critique en Amérique Latine ». Discutant : Stéphane DOUAILLER, Paris VIII
- 14h30. Hourya BENTOUHAMI, Paris VII / Columbia University : « Critical Race Theory ou comment la 'race' compte ». Discutante : Elsa DORLIN, Paris I
- 16h15. Silvia CHEJTER, Universidad de Buenos Aires : « Fémicide, différence sexuelle et droit en Argentine à partir des Critical Feminist Legal Studies ». Discutante : Jules FALQUET, Paris VII
- 16h45. Jérôme PÉLISSE, Université de Reims : « L’analyse de la légalité ordinaire par les Legal Consciousness Studies ». Discutante : Raphaëlle NOLLEZ-GOLDBACH, Paris VII
Contact : bhourya@hotmail.com

--- L’Association Française de Psychiatrie propose les 2èmes Rencontres de Suze-la-Rousse (Drôme) le samedi 11 octobre 2008 avec le soutien de l’Association pour une Recherche Interdisciplinaire sur l’Existence et la Santé et du Groupe de Recherche en Epistémologie Politique et Historique. «Le Temps». «Qu’est-ce donc que le temps? Si personne ne me le demande je le sais; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus. » Saint Augustin (Confessions). Après avoir revisité les rapports de la Psychiatrie et de l’Humanisme en décembre 2002, nous nous intéresserons cette année à la question du Temps. Par delà la conception commune de temps qui résulte de l’expérience quotidienne variant suivant les époques et les civilisations, le mot temps n’a pas la même signification pour le physicien, le biologiste, le psychiatre, le psychanalyste, l’économiste ou l’historien. Qu’y a-t-il de commun entre le temps réversible des réactions entre particules élémentaires et le temps irréversible qui nous conduit de la naissance à la mort ? Qu’en est-il du temps de la cure analytique, de celui du récit, du soin psychiatrique ? Telles sont quelques-unes des questions que nous tenterons d’aborder dans ce dialogue interdisciplinaire, dans l’espoir de trouver des terrains d’enrichissement réciproque afin de contribuer au nécessaire retour de la réflexion humaniste.

--- MARX AND PHILOSOPHY SOCIETY. Saturday October 25, 2008, at the London Knowledge Lab, 23-29 Emerald Street, London WC1. Joe McCarney Memorial Conference. Speakers: Kai Nielsen 'Emancipatory Social Science: McCarney and Levine', David MacGregor 'The Problem of Evil', John Clegg 'A brief history of false consciousness', Andrew Chitty: 'Can there be an ethical critique of capitalism?', Chris Arthur 'The Concept of Critique'. Joe McCarney (1941-2007) helped to found the Marx and Philosophy Society. To commemorate the anniversary of his tragic death this conference is to be held, which will take up themes present in his work.
 

--- Université Paris 1 - Centre NoSoPhi – Programme Delicom. Séminaire « Délibération et Espace Public » LUNDI 13 OCTOBRE 2008, 16h-18h "Jacques Rancière et la critique de l'anti-démocratisme" Stéphane Haber (Université Paris 10 Nanterre) Centre Pierre Mendès France (90 rue de Tolbiac, 75013) Salle C.19.07 (ascenseurs rouges jusqu'au 19ème étage) Le séminaire « Délibération et Espace public » se tient au centre NoSoPhi (Normes, Sociétés, Philosophies) de l'Université Paris 1, dans le cadre du programme Delicom de l'ANR (http://epi.univ-paris1.fr/delicom). Contact : charles.girard(at)univ-paris1.fr
Séances à venir :
- Jeudi 17 octobre 2008, 16h-18h : Philippe Van Parijs (Chair Hoover, Université Catholique de Louvain et Harvard University) : « Quelles institutions politique pour une démocratie multilingue ? »
- Lundi 24 novembre 2008, 16h-18h : Magali Bessone (Université de Rennes 1) : « Quelle place pour la transparence dans la constitution d'un espace public international? Le cas du TPIY.»
 Lundi 8 décembre 2008, 16h-18h : Séance de clôture du séminaire -  bilan des discussion.
 

--- Les éditions Beauchesne sont heureuses de vous informer que Serge Tribolet, docteur en philosophie et psychiatre, auteur de Plotin et Lacan – La question du sujet, fera une conférence sur « l’objet perdu » le samedi 11 octobre à 14h30 à L’Auditorium de la Halle Saint-Pierre 2, rue Ronsard 75018 Paris. Réservation obligatoire : 01 42 58 72 89.
 

--- Colloque international : "Maurice Blanchot, Communauté, Politique et Histoire, 1931-2003" Dates : 4-6 mai 2009 Lieu : Université Paris X- Nanterre Organisateurs : Eric Hoppenot et Alain Milon Appel à contribution et informations. Avec le soutien de la Société Internationale de Recherche Emmanuel Levinas.
 

--- Colloque: "Corps hybrides, techniques et fictions" Fac. de médecine Laennec, Lyon, 26 nov. 2008 (Entrée gratuite, sans inscription). Ce colloque marie approches anthropologiques, philosophiques et sciences de la communication, le tout dans le cadre du Cluster 14, axe 3 soutenu par la Région Rhône-Alpes.

--- Séminaire Qu'est-ce qu'une technoscience? Séminaire Master 2 (LMPHI 335) Jeudi 1°semestre 13h30-16h30, Université Paris Ouest-Nanterre, Bât. N-18. "Le concept de technoscience a été introduit dans les années 1970-80 bien que l’interdépendance entre et recherche scientifique et technologique ne date pas d’il y a vingt ans. Que signifie donc l’apparition de ce terme et sa banalisation ? Renvoie-t-il à un changement effectif dans l’organisation sociale de la recherche ? Faut-il l’articuler avec la post-modernité ? On approfondira ces questions à travers la lecture de livres et articles (Hottois, Latour, Forman, Nordman, Hard & Jamison, Harraway, Lafontaine, Foucault, Knorr-Cetina, etc.
Fonctionnement. Ce cours ne requiert pas de formation scientifique, mais il exige une participation active des étudiants, et des lectures à chaque séance (souvent en anglais). Après deux séances d’introduction assurées par le professeur, chaque séance comprendra un bref exposé d’étudiant sur un livre ou un article de la bibliographie qui sera repris et discuté et synthétisé dans la suite de la séance.
 

--- Le séminaire Léon Robin intitulé "Définitions philosophiques et définitions rhétoriques de la rhétorique" se poursuit cette année.
- 31 octobre, salle Cavaillès. 10 h 00 Marie-Pierre NOËL « Rhétorique et technè logôn chez Gorgias ».14 h 30 Michael EDWARDS « Isaeus the Rhetorician. Aspects of Isaean rhetorical technique »
- 14 novembre, matin: salle Cavaillès; après-midi: salle Celan. 10 h 00 Suzanne HUSSON « ‘L’anti-rhétorique’ cynique »
14 h 30 Pedro Pablo FUENTES GONZALEZ « La "diatribe" est-elle une notion utile pour l'histoire de la philosophie et de la littérature antiques ? »
- 12 décembre, salle Cavaillès 10 h 00 Cristina VIANO « Lysias et la logographie judiciaire » 14 h 30 Michel PATILLON « Les deux rhétoriques dans les Progymnasmata »
- 30 janvier, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10 h 00 Aldo BRANCACCI « Philosophie et rhétorique chez Antisthène et dans le Phèdre de Platon » 14 h 30 Emidio SPINELLI « Contre l’art du bien parler: pour une réflexion critique sur la rhétorique dans Sextus Empiricus »
- 20 février, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10 h 00 Charles GUÉRIN « L’évolution des définitions de la rhétorique dans la doctrine cicéronienne (De inventione / De oratore) »
14 h 30 Juliette DROSS « La rhétorique, compagne de la philosophie ? Le statut philosophique de la rhétorique dans la correspondance de Fronton »
- 20 mars, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10h 00 Stéphane TOULOUSE « Philosophie, rhétorique et modèle de vie selon Synésios de Cyrène » 14h 00 Ali BENMAKHLOUF « Le statut de la rhétorique dans l’organon arabe » Maroun AOUAD « Définitions philosophiques et définitions rhétoriques de la rhétorique selon al-Fârâbî »
- 3 avril, matin: salle Beckett; après-midi: salle Celan 10 h 00 Maria Silvana CELENTANO « La rhétorique de l’improvisation chez Quintilien (Institution oratoire, X, 7) » 14 h 30 Perrine GALLAND HALLYN « Définitions de la rhétorique à la Renaissance » (titre provisoire)
- 29 mai, matin: salle Beckett; après-midi: salle Celan 10 h 00 Lucia CALBOLI MONTEFUSCO « Rhétorique et dialectique dans les Rhetoricorum Libri V de Georges de Trebizonde » 14 h 00 Henry MAGUIRE « Nectar and Illusion: Art and perception of Rhetoric in Byzantium » Dirk OBBINK « A propos de Philodème Rhétorique III »
Le séminaire a lieu à l’Ecole Normale Supérieure, 45, rue d’Ulm, 75005 Paris.
 

--- Colloque Sciences Epistémologie Sociétés. La leçon de Louis Althusser 29-30 octobre 2008 Lieu: Venise (Italie).
 

--- Colloque L'Imagination et l'intuition dans les sciences. Colloque commun Académie des Sciences/Deutsche Akademie der Wissenschaften Leopoldina Lieu: Fondation Cino del Duca, Paris 7-8 novembre 2008 Organisation: Claude DEBRU.
 

--- 20-24 avril 2009. Une école de printemps, entièrement subventionnée par l'Université franco-allemande, et organisée par Martin Carrier (professeur à Bielefeld) et par Claude Debru (ENS), aura lieu du 20 au 24 avril à Bielefeld, sur le thème "Science et valeurs". Elle intéressera 10 étudiants français et 10 étudiants allemands et la langue utilisée sera l'anglais. Les élèves intéressés doivent se faire connaitre le plus rapidement possible et au plus tard le 1er novembre, par mail à claude.Debru@ens.fr
 

--- Nietzsche's Ecce Homo. A Centenary Conference. Thursday, 27 - Friday, 28 November 2008. Stewart House/Senate House, Malet Street, London WC1E 7HU. Co-Ordinators: Duncan Large (Swansea) and Nicholas Martin (Birmingham). PROGRAMME.
- Thursday, 27 November 2008. Keith Ansell Pearson (Warwick): Pure Nietzsche: On a Thoughtful Word in Ecce Homo. Frank Chouraqui (Warwick): Culture, Knowledge and Politics from Schopenhauer as Educator to Ecce Homo. Rainer J. Hanshe and Alan Rosenberg (New York): From Metaphysics to Grains of Sand: On the Value of Small Things. Nicholas Martin (Birmingham): Ecce Homo: How One Reviews One’s Self. Lesley Chamberlain (London): Did Nietzsche want Success? James Griffith (Chicago): Nietzsche’s Perfect Day: On the Exergue to Ecce Homo. Kathleen Merrow (Portland): 'How One Becomes What One Is': Intertextuality and Autobiography in Ecce Homo. Herman Siemens (Leiden): Nietzsche’s 'Umwertung': On the Relation between ‘War-Praxis’ and ‘Great Politics’ in Ecce Homo. Paul Bishop (Glasgow): Nietzsche’s Concept of Character in Ecce Homo. Rebecca Bamford (New York): Ecce Homo: Philosophical Autobiography and/as Metaphilosophy. Andrew Inkpin (London): Ecce Homo: A ‘Cheerful and Profound’ Work? Henna Seinälä (Jyväskylä): Ariadne's Mystery. Rüdiger Görner (London): ‘Nitimur in vetitum' oder: ‘Hat man mich verstanden?’ Zu einer Argumentationsfigur in Nietzsches Ecce Homo.
- Friday, 28 November 2008 Anthony Jensen (Cincinnati): Historiography in Ecce Homo. C. Heike Schotten (Boston): ‘Ecrasez l‘infâme!’: A Revolution for All and None. André van der Braak (Amsterdam): 'How One Becomes What One Is'. Daniel Conway (Texas): ‘And so I tell my life to myself’: Ecce Homo as an Exercise in Autobiography. Maria Branco (Lisbon): Nietzsche’s Inspiration: Philosophical and Artistic Creative Freedom in Ecce Homo and Other Writings. Duncan Large (Swansea): ‘The Magic of the Extreme’: Hyperbolic Rhetoric in Ecce Homo. Aaron Parrett (Great Falls): Ecce Homo and Confessiones Augustini: Autobiography and the End(s) of Faith. Carol Diethe (Fortrose): Lost in Translation. Martine Prange (Amsterdam): Ecce Homo: Autobiography, Preface, or Model of Philosophical Life? Yannick Souladié (Toulouse): A ‘Foretaste’ of Inversion. John Whitmire (Cullowhee): Apocalyptic ‘Madness’: Reading Ecce Homo. Steven Aschheim (Jerusalem): Ecce Homo: Reactions to a Dionysian Autobiography. Julia Happ (Oxford): ‘[K]ein Nordwind bin ich reifen Feigen’: Nietzsche’s Ambivalent Concepts of (Literary) Decadence. Vanessa Lemm (Santiago): Nietzsche’s Ecce Homo as an Ethics (and a Politics) of the ‘Care of the Self’. Martin Liebscher (London): Podachs zusammengebrochenes Werk: Erneutes Abschreiten der Grenzen psychologischer Nietzsche-Deutung. Werner Stegmaier (Greifswald): Schicksal Nietzsche? Zu Nietzsches Selbsteinschätzung als Schicksal der Philosophie und der Mensch-heit (Ecce Homo, 'Warum ich ein Schicksal bin', 1).
 

--- Colloque international «Expertus sum», L’expérience par les sens en philosophie naturelle (XIIe-XIVe siècles). Ancienne abbaye de Pont-à-Mousson, 5 - 7 février 2009. «Ce colloque traitera de la notion médiévale d'experientia, de ses rapports avec la raison, de son articulation avec l'autorité des livres, de la naissance du genre des experimenta, de leur place en médecine, en pharmacopée, en alchimie, en astrologie, en botanique, en zoologie), de l'influence des textes traduits du grec, de l'arabe et de l'hébreu, et insistera sur l'évolution du rôle de l'expérience dans ces domaines entre l'Antiquité et le Moyen-Âge.

--- Seizième Colloque Bisannuel de l'Association Rousseau. Sixteenth Biennial Colloquium of the Rousseau Association. Fortunes de Rousseau/Rousseau's Legacies Los Angeles, Californie (Etats-Unis) 25-28 Juin, 2009. Appel à communications. En collaboration avec l'université de Californie, Los Angeles (UCLA) (Directeur du programme: Byron Wells). «Célébré par Kant comme le Newton du monde moral, et qualifié de "fondateur des sciences de l'homme" par Claude Lévi-Strauss, Rousseau est indéniablement un penseur auquel la postérité aura réservé une place de choix. Peu d'auteurs auront eu l'impact qu'a eu Rousseau dans des domaines aussi variés que la philosophie, la politique, l'autobiographie, la psychologie, la pédagogie, et la musicologie. Peu également auront été considérés comme précurseur dans tant de sphères d'activité. Or, ces jugements sur Rousseau, remarquables par leur nombre et leur diversité, le sont également par leur contradiction: ainsi Rousseau est-il considéré comme le théoricien de la démocratie moderne par certains, et comme l'apôtre du totalitarisme par d'autres. Ce colloque invite les réflexions sur ces diverses et multiples fortunes de Rousseau, et sur l'influence et l'importance de sa pensée dans la postérité. Conformément à la mission de l'Association Rousseau, toutes les disciplines sont invitées à cette réflexion (philosophie, littérature, théorie politique, théâtre, musicologie, etc.). Les communications au colloque, en français ou en anglais, seront de vingt minutes. Les propositions (titre et résumé) devront être envoyées à Christopher Bertram, Président de l'Association Rousseau, par courrier électronique de préférence : <C.Bertram@bristol.ac.uk>.

Ressources, revues, publications

--- Parution d'un nouveau numéro de Klesis consacré à l' "Actualité de la philosophie analytique", dirigé par Patrick Ducray. Vous y trouverez sept articles rédigés par de jeunes chercheurs ainsi qu'une traduction inédite d'un texte d'Elisabeth Anscombe "La philosophie morale moderne".

--- Création d'un site internet qui regroupe des informations sur la philosophie ancienne et les sciences de l'Antiquité.  «Né de la dernière rencontre doctorale en philosophie ancienne (Paris 1- Paris X-Nanterre), ce site regroupe diverses informations, et notamment celles qui sont diffusées par l'intermédiaire de cette liste de diffusion, philosophie-antique : annonces de séminaires et decolloques (visibles dans un calendrier général), dernières publications, appels à contributions, etc. Il comporte également un "annuaire" de doctorants, de post-docs et de jeunes chercheurs, pour lesquels ce site s'efforcera d'offrir des informations utiles (en diffusant, le cas échéant, des offres de bourses de thèse ou de post-doc). Chacun a la possibilité de s'inscrire sur le site et de proposer une fiche d'annuaire en indiquant ses principaux centres de recherches, et y ajouter des documents. Ce site, nous l'espérons, permettra de fédérer plus facilement les jeunes chercheurs en philosophie ancienne, en attendant la mise en place d'un atelier où chacun aura l'occasion de présenter ses travaux.Nous vous remercions d'avertir les étudiants et doctorants qui pourraient être intéressés. Par ailleurs, pour faciliter la gestion de différentes annonces sur ce site, un lien "Poster un message" permet à tous, et sans inscription préalable, de proposer directement un message dans toutes les rubriques du site. Il sera simplement validé et archivé par les administrateurs du site.»

--- Lettre de liens socio d'octobre 2008.
 

--- Les vidéos et radios de l'Acadeémie des sciences morales et politiques.
 
 

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Actualité du jour de Novembre Décembre 2008
 
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15-26 novembre 2008: Ressources, Colloques, séminaires, stages

Enseignement

--- REFORME du LYCEE.
        - Point sur la réforme.
        - Calendrier de la réforme.

Formation

--- Université de Toulouse II - Le Mirail / Université Catholique de Louvain / Université du Luxembourg / Ruhr-Universität Bochum / Bergische Universität Wuppertal / Ludwig-Maximilians Universität München / Univerzita Karlova v Praze / Hosei University / University of Memphis / Universidade Federal de Sao Carlos.   MASTER ERASMUS MUNDUS EUROPHILOSOPHIE. ETUDIANTS ET ENSEIGNANTS EN PHILOSOPHIE DU MONDE ENTIER DEVENEZ BOURSIERS DE L’UNION EUROPENNE ! 40 BOURSES OFFERTES EN 2009 ! Clôture des candidatures le 25 janvier 2009 pour les étudiants et le 5 février 2009 pour les enseignants. Le Master Mundus « Philosophies allemande et française dans l’espace européen » (EuroPhilosophie) offre aux étudiants du monde entier un parcours de formation de deux ans de haut niveau spécialisé dans les domaines de la philosophie allemande et de la philosophie française et de leur interaction au sein de l’espace intellectuel et culturel européen. Il sélectionne cette année 20 étudiants non-citoyens de l’Union Européenne auxquels il offre une bourse annuelle de 21000 euros, et 15 étudiants de l’Union Européenne auxquels il offre des bourses de mobilités aux Etats-Unis, au Brésil et au Japon (3100 euros/semestre). Il sélectionne également cette année 5 universitaires non citoyens de l’Union Européenne auxquels il offre une bourse de 13 000 euros pour enseigner pendant trois mois dans l’une des 7 universités européennes du consortium. En cas de succès aux examens, chaque étudiant est titulaire de trois diplômes de master délivrés conjointement par trois universités européennes. (Les étudiants en mobilité aux Etats-Unis obtiendront en plus des trois masters européens un certificat de l’université de Memphis.).  Les candidats à la formation EuroPhilosophie doivent être titulaires d’une Licence / Bachelor en philosophie (180 Ects). La maîtrise de l’allemand et/ou du français parlé et écrit est exigée.

Stage, colloque, conférence, séminaire

--- Stage SAFCO Toulouse «INDIVIDU, SUJET, PERSONNE» Contenu 1) travailler sur l'élaboration de différences conceptuelles souvent mal saisies par nos élèves en mettant en valeur les différentes approches de la réalité humaine impliquées par ces notions ou par leur critique; 2) préciser la nature et les enjeux des positions philosophiques contemporaines autour de la notion de personne: points de vue métaphysique , cognitiviste , etc... Objectif pédagogique 1: les différentes approches de la réalité humaine impliquée par les notions ou par leur critique. 2: la nature et les enjeux des positions philosophiques autour de la notion de personne. 3: quelques uns des débats actuels. Evoquer quelques uns des débats qui cristallisent les divergences de ces perspectives: tous les hommes sont-ils des personnes ? Faut-il remplacer la notion de droits de l'homme par celle de droits de la personne ? etc... Bibliographie S. Chauvier: qu'est-ce qu'une personne / Dire je, essai sur la subjectivité / E. Housset: la vocation de la personne / P. Strawson: les individus / R. Spaemann: les personnes. Responsable pédagogique M. ROBILLIARD Stéphane. 6 heures Nombre de places prévues 25. Date : 20/11/2008 09h à 17. LYCEE GENERAL Saint-Sernin 31070 TOULOUSE. Safco - PAF.
 

--- L’UR “Philosophie et science” Organise Un colloque international sur le thème : La Philosophie des sciences dans l’œuvre d’Angèle Kremer Marietti. Les 27, 28 , 29 novembre 2008 A la faculté des sciences humaines et sociales de Tunis. Avec la collaboration de : • L’Ambassade de France,• Le Rectorat de l’université de Tunis,• La Faculté des Sciences Humaines, Le centre national de traduction.
Programme : Ridha Azzouz Tunisie « La Symbolicité chez A. K. Marietti. Abdelkhader Bachta Tunisie Mme A. K. Marietti et la loi constructale. » François- Emmanuel Boucher Canada « Sur la valeur de la Science : Nietzche, Wittgenstein et Kremer-Marietti. » Mme Zeineb Cherni Tunisie « Modèle épistémique comtien et Sémiologie selon Angèle Kremer Marietti. » Laurent Clauzade France « Travailler sur Auguste Comte, du commentaire à l’édition.» Jean D’Hombres France « Que nous apporte l’épistémologue non scientifique ? » Mme Juliette Grange France « Une lecture de Michel Foucault au filtre du positivisme comtien. » Abdelkharim Labidi Tunisie « La science dans le prisme de la philosophie : la philosophie de la nature selon A. Kremer Marietti. » Hamdi Mlika Tunisie « A. Kremer Marietti, Comte et Wittgenstein sur le conventionnalisme et la loi scientifique. » Mme Angèle Kremer Marietti France «L’épistémologie, une philosophie de l’esprit. » Jean Aimé Safou Gabon « la critique poppêrienne d’Angèle Kremer Marrietti. »
 

--- Stage SAFCO Toulouse «PROBLEMES ACTUELS DU MATERIALISME». Contenu défini à partir des travaux de l'intervenant, Quentin MEILLASSOUX (responsable des études à ENS Ulm), qui explore une voie qu'il appelle -spéculative-, en direction d'un matérialisme fondé à nouveau frais, en cohérence avec l'inspiration qui a toujours animé la science. Responsable pédagogique M. DUPOUEY Patrick. 6 heures, 25 places prévues 25. Date non encore fixée. Safco - PAF.

--- Stage SAFCO Toulouse «Libellé ACTUALITE DE LA PHENOMENOLOGIE». Contenu La phénoménologie à titre de méthode et mesure des effets sur la transcendance entendue sous différentes formes. Mise à l'épreuve du passage de la phénoménologie à la théologie, considéré bien souvent comme acquis. Mise au point concernant la filiation Husserl-Heidegger et ce, au sujet de la transcendance. Responsable pédagogique M. LAMER ERWAN Enseignant. 6 heures Nombre de places 30. Date non encore fixée.Safco - PAF.

--- Stage SAFCO Toulouse «PHILOSOPHIE DE LA LAICITE» La laïcité est une notion juridique et politique. Elle est aussi un concept philosophique. Il s'agit de clarifier de manière rigoureuse et précise le contenu et la structure de ce concept. Objectifs pédagogiques 1: construire précisément le concept philosophique de laïcité. 2: déterminer l'histoire intellectuelle de cette notion. 3: dissoudre les confusions habituelles avec la notion de tolérance et avec celle de *laïcité ouverte* Responsable pédagogique M. DELFOUR Jean Jacques professeur de philosophie aux Lycées Ozenne et St Sernin. 12 heures. Date non encore fixée (mars ou avril 2009).Safco - PAF.
 

--- Ateliers internationaux «Pour une approche non-anthropologique de la subjectivité» Organisateur: Didier Debaise. Activité inscrite au programme ANR «Subjectivité et Aliénation». Université de Toulouse le Mirail 5, allées Machado – Toulouse Maison de la Recherche Salle D.30.
Lundi 17 novembre 2008 14h00: ouverture des ateliers. Didier Debaise et Jean-Christophe Goddard Atelier 1: Modération: Didier Debaise
- 14h30-15h00 Xavier Verley (Université de Toulouse II): Pour sentir, faut-il un sujet?
- 15h00-15h30 Arnaud François (Université de Toulouse II): Penser le sujet avec Bergson: actualisation, spatialisation, réflexion.
- 15h45-16h15 Jean-Christophe Goddard (Université de Toulouse II): Champ transcendantal et subjectivité.  Sartre, Deleuze, Fichte.
Mardi 18  novembre 2008 Atelier 2: Modération: Jean-Christophe Goddard
 - 9h00-9h30 Marc Rölli (Université technique de Darmstadt): The non-anthropological philosophy of radical pragmatism.
- 9h30-10h00 Isabelle Stengers (Université libre de Bruxelles): Du mode d’existence de Dieu. James, Whitehead et Souriau.
- 10h15-10h45  Didier Debaise (Institut Max Planck): Subjectivité et possession. La nouvelle monadologie de Tarde et de Whitehead.
Atelier 3: Modération: Guillaume Sibertin-Blanc
 - 14h00-14h30 Quentin Meillassoux (ENS-Paris): Le cogito contre le sujet, ou: comment sortir de l’anthropologie par le doute.
- 14h30-15h00 Graham Harman (Université américaine du Caire): Intentional Objects for Non-Humans.
- 15h15-15h45 James Williams (Université de Dundee): Limites et genèses de la subjectivité et de l’individuation dans la pensée de Gilles Deleuze
- 15h45-16h15 Fabrice Jambois (Université de Toulouse II): Le sujet transpositionnel de Ruyer à Deleuze: survol absolu et subjectivité dans Capitalisme et schizophrénie
Mercredi 19  novembre 2008  Atelier 4: Modération: Didier Debaise
- 8h30-9h00 Guillaume Sibertin-Blanc (ENS/CIEPFC): Désanthropologiser le « sujet » de l’histoire
- 9h00-9h30 Pierre Montebello (Université de Toulouse II): La géologie de la subjectivité chez Deleuze
- 9h45-10h15 Alexander Schnell (Université de Paris IV – Sorbonne): Le statut de la subjectivité dans la phénoménologie constructive.
- 10h15-10h45 Camille Riquier (Université de Paris IV-Sorbonne): Sujet, individu et personne dans la philosophie de la nature de Simondon.
 
 

--- Séminaire Histoire et philosophie des sciences «Qu’est-ce qu’une technoscience?» Séminaire Master 2 (LMPHI 335) *Jeudi 1°semestre 13h30-16h30* *Université Paris Ouest-Nanterre, Bât. N-18. Le concept de technoscience a été introduit dans les années 1970-80 bien que l’interdépendance entre et recherche scientifique et technologique ne date pas d’il y a vingt ans. Que signifie donc l’apparition de ce terme et sa banalisation ? Renvoie-t-il à un changement effectif dans l’organisation sociale de la recherche ? Faut-il l’articuler avec la post-modernité ? On approfondira ces questions à travers la lecture de livres et articles (Hottois, Latour, Forman, Nordman, Hard & Jamison, Harraway, Lafontaine, Foucault, Knorr-Cetina, etc. Fonctionnement: Ce cours ne requiert pas de formation scientifique, mais il exige une participation active des étudiants, et des lectures à chaque séance (souvent en anglais). Après deux séances d’introduction assurées par le professeur, chaque séance comprendra un bref exposé d’étudiant sur un livre ou un article de la bibliographie qui sera repris et discuté et synthétisé dans la suite de la séance.
 

--- Mercredi 19 novembre 2008, Université de Genève. Journée d’études plotiniennes. «Qu'est-ce qu'une cause? La réflexion de Plotin à propos du destin et de la providence» Pour tout renseignement: Angela.Longo@lettres.unige.ch.
 

--- Séminaire de Julie Saada: LA GUERRE EN QUESTION. Ciph / UMR 5206 Triangle - ENS-LSH / Nosophi- Université Paris 1.
- MAKRAM ABBES (ENS LSH) L'ART DE LA GUERRE EN ISLAM mardi 18 novembre 18h-20h Collège International de Philosophie 1 rue Descartes, 75005 Paris Amphi A (une pièce d'identité sera demandée à l'entrée du Collège; séminaire ouvert à tous). «En dépit de l'utopie libérale qui voyait dans l'économie marchande, dans le « doux commerce », l'instrument d'une pacification des nations, la guerre reste au cœur de la pratique comme de la pensée politique. Elle s'inscrit d'une part dans une approche réaliste qui identifie l'essence du politique au conflit et à l'affrontement des puissances, sous leurs diverses formes, d'autre part dans les discours de légitimation des politiques internationales menées par un certain nombre d'États : les doctrines de la guerre juste sont en effet sollicitées au sein des discours bellicistes des grandes puissances qui invoquent leur droit fondamental à l’autodéfense contre des entités politiques souvent indéfinies. Pourtant, l'idée de « guerre juste », c'est-à-dire l'approche normative de la guerre comme objet moral et juridique, ne se réduit pas à son instrumentalisation politique. La guerre doit en effet être interrogée, jusque dans ses transformations les plus récentes, à partir de catégories morales et juridiques qui seules permettent d'en faire la critique. Questionner la guerre implique alors d'examiner 1/ les formes nouvelles de conflictualité politique telles qu'elles apparaissent à différentes échelles (internationale, civile, transnationale), 2/ la reprise et l'inscription de ces formes dans une normativité morale et juridique (en particulier dans le droit international), 3/ les usages politiques qui en sont fait. L'objet de ce séminaire portera ainsi sur les légitimations théoriques des doctrines de la guerre juste et sur leur contestation (pacifisme/réalisme), comme sur les légitimations des pratiques de la guerre et leurs limites (guerre totale/réglementation des pratiques par le droit humanitaire). Sera questionné, d'un point de vue plus général, la pertinence même du concept de guerre – absent du droit international tant il recouvre des formes de violences différentes – pour la compréhension du politique.
Programme :
Premier semestre :
- mardi 21 octobre 2008, 18-20h La guerre, une réalité morale ? Le processus de juridicisation de la guerre et les débats moraux contemporains. Christian NADEAU (philosophie, Université de Montréal) Julie SAADA (philosophie/sciences politiques, Iufm Paris/Université Paris 9)
- mercredi 5 novembre 2008, 14h-16h (attention, séance à Paris I, 12 place du Panthéon, salle 216) Les objections à la réalité morale de la guerre. Pacifisme et réalisme. Nicolas TAVAGLIONE (philosophie/sciences politiques, Université de Genève)Dario BATTISTELLA (sciences politiques, IEP de Bordeaux)
- mardi 18 novembre 2008, 18-20h L'art de la guerre en Islam Makram ABBES (philosophie, ENS-LSH)
- mardi 16 décembre 2008, 18-20h Le retour de la guerre juste dans le droit international et la guerre préventive. Olivier CORTEN (droit, Université libre de Bruxelles) Ariel COLONOMOS (sciences politiques, CNRS/IEP Paris)
- mardi 20 janvier, 18-20h Transformations de la guerre, transformations du politique. Pierre HASSNER (sciences politiques, IEP Paris) Gérard MAIRET (philosophie/sc. politiques, Université Paris 8).
 

--- CENTRE POMPIDOU FORUMS DE SOCIÉTÉ. «LE SPECTATEUR ÉMANCIPÉ» avec Jacques RANCIERE. Le vendredi 21 novembre 2008, 19h30, Cinéma 2, niveau –1. «Celui qui voit ne sait pas voir » : telle est la présupposition qui traverse notre histoire, de la caverne platonicienne à la dénonciation de la société du spectacle. Elle est commune au philosophe qui veut que chacun se tienne à sa place et aux révolutionnaires qui veulent arracher les dominés aux illusions qui les y maintiennent. Les textes réunis dans ce recueil (leur) opposent une hypothèse aussi simple que dérangeante : que le fait de voir ne comporte aucune infirmité ; que la transformation en spectateurs de ceux qui étaient voués aux contraintes et aux hiérarchies de l'action a pu contribuer au bouleversement des positions sociales ; et que la grande dénonciation de l'homme aliéné par l'excès des images a d'abord été la réponse de l'ordre dominant à ce désordre. L'émancipation du spectateur, c'est alors l'affirmation de sa capacité de voir ce qu'il voit et de savoir quoi en penser et quoi en faire. A l'occasion de la publication de : Jacques Rancière : Le spectateur émancipé, Editions La Fabrique, octobre 2008. Info: 01 44 78 46 52.

--- Centre « Lumières, Nature, Société » (LNS, EA 4201) Archives Husserl (CNRS UMR 8547)Institut Universitaire de France. Journée d’études "Faire l’histoire? L’action historique en question" Mercredi 26 novembre 2008. Université de Bordeaux 3 Salle des Actes UFR de philosophie, 33600 Pessac.
Tramway ligne B, station « Montaigne-Montesquieu ». Responsables : Bruce Bégout et Christophe Bouton (Bordeaux 3), en collaboration avec Jean-François Courtine (Paris-IV/Archives Husserl), Marc Crépon, Marc de Launay, Jean-Claude Monod (CNRS/Archives Husserl).
Programme
- 9 h : Jean-Claude Bourdin (Poitiers), « Marx philosophe de l'histoire et historien de la France moderne » (répondant : Marc Crépon, CNRS-Archives Husserl)
- 10 h : Alexandre Escudier (Sciences Po, CEVIPOF) : « ‘Der Staatsmann ist der praktische Historiker’ (Droysen). Action historique et historicité » (répondant : Marc de Launay, CNRS-Archives Husserl)
- 14 h 30 : Jean-Claude Monod (CNRS-Archives Husserl) : « Blumenberg et Marquard » (répondant : Christophe Bouton, Bordeaux 3)
15 h 30 : Florian Nicodème (Bordeaux 3) : « Circonscrire l'agir historique: Adorno et la nature mythique de l'histoire » (répondant : Bruce Bégout, Bordeaux 3).
 

--- Colloque international organisé par l'AFIC (Association franco-italienne pour l'étude de la philosophie française contemporaine), consacré à "Discours philosophiques et formes de la politique après 1968". 21 novembre 2008, auprès de l'Ecole Normale Supérieure (salle Dussane), rue d'Ulm, Paris, de 9 h. 00 à 12 h. 30 et de 14 h.00 à 18 h. 00.
        «Selon plusieurs commentateurs, mai '68, et l'année 1968 en général, ont marqué l'irruption d'un renouvellement des formes de la politique. Cette thèse - soutenue par exemple par Michel de Certeau dans son livre La prise de parole - reconnaît dans les événements de '68 l'émergence d'une pratique - ou d'une série de pratiques - en rupture avec l'idée traditionnelle - partagée tant par les conservateurs que par les progressistes, et commune aux parti communistes " historiques ", aux social-démocrates et aux libéraux - des objets, des fins, et des champs " légitimes " de l'agir politique. Autour de la conjoncture " Soixante-huit ", mais bien au-delà de sa stricte événémentialité chronologique, on a assisté, non seulement à une critique de la notion de représentation visant la séparation de fait et de droit de gouvernants et des gouvernés ; on a assisté non seulement à la contestation de l'idée selon laquelle l'agir politique devrait être limité à une sphère autonome et imperméable, et monopolisé par une élite de spécialistes du Politique ; on a surtout assisté à un déplacement des confins rigides entre la politique et les sphères " impolitiques " : le corps, les normes incorporées aux conduites les plus ordinaires, la gestion de la vie quotidienne, la création artistique (surtout là, où elle demande une pratique collective, comme dans le cinéma et le théâtre), le rapport entre l'individu et son âge, sa " génération ", en tant que véhicule de significations et normes politiques et sociales - tout cela et bien d'autres aspects de l'existence humaine, ont pris soudainement une valeur politique intense, lorsqu'on a cessé de considérer les façon de les gérer et administrer comme naturelles et indiscutables, soustraites à toute contestation et à tout changement délibéré, voulu et organisé. Même le travail, en particulier le travail dans les usines, que les marxistes eux-mêmes avaient tendance à renfermer dans le cadre d'une rationalité instrumentale hypostasiée (selon l'idéologie majoritaire chez les deux dernières Internationales), fut interrogé d'un point de vue nouveau : celui du statut subjectif du travailleur, et des processus de subjectivation à l'œuvre dans le milieu de l'homme au travail. La " prise de parole " de 1968 a placé donc une certaine subjectivation au centre des enjeux politiques - la subjectivation en ce qu'elle avait de plus apparemment anodin - en transformant par là l'idée même de l'agir, individuel et collectif. Ce qui implique une signification philosophique majeure de ces pratiques nouvelles ou renouvelés. La question de la subjectivité, de sa capacité de se référer à soi-même pour évaluer et changer l'allure normative de la vie, devient un enjeu philosophique central dans plusieurs pensées surgies autour de l'événement de mai '68, et qui eurent par la suite plusieurs liens directs ou indirects avec les nouvelles expériences politiques. Cette mouvance amena à poser le problème d'une pensée à l'état pratique, d'une " boîte à outils " - pour parler comme Foucault - capable de produire des concepts et des positions à l'intérieur même des pratiques et des formes de vie. Nous aimerions reconstruire quelques jalons de cette rencontre entre pensée et pratiques nouvelles - une rencontre décisive dans l'histoire contemporaine, et qui marque un point de non-retour dans la façon de penser la politique et la philosophie. Mais il faut d'abord poser deux problèmes méthodologiques :
        1) bien que 1968, ou mai '68, constituent un " événement ", donc une irruption soudaine, il ne faut pas oublier qu'une transformation durable des pratiques politiques ne peut pas faire l'économie d'une inscription dans la durée. Le dépassement des champs séparés du " politique " et de l'" impolitique " avait déjà été thématisé avant l'irruption de la " prise de parole ", et son efficacité devint réelle tout au long des années soixante-dix. Il importe donc de ne pas restreindre excessivement l'extension temporellepertinente.
        2) bien que ces processus aient une portée mondiale, nous avons choisi de nous concentrer sur l'Italie et la France, et sur les liens entre ces deux pays. Ce choix relève de l'intensité des rapports entre ces deux pays avant et après 1968, des liens entre milieux différents mais identifiables comme autant d'expériences de marxisme critique, et des échanges d'expériences à la fois philosophiques et politiques dans les deux sens : aujourd'hui encore, les héritages des pensées de Gilles Deleuze et Michel Foucault continuent à agir en France comme en Italie, en renouvelant les tentatives de produire une pensée de l'actualité, afin que l'action dans le présent devienne elle-même porteuse de pensée. En outre, dans ces deux pays un problème est posé aujourd'hui concernant les perspectives d'une politique soustraite à l'exclusivité de la médiation étatique : la crise ou tout simplement les difficultés des systèmes de la représentation et des appareils politiques les plus vénérables entraînent une réflexion urgente sur la signification virtuelle du mot " politique " qui ne pourra pas être menée jusqu'au bout sans une ré-appropriation des conjonctures historiques cruciales dans lesquelles on a assisté à des problématisations analogues de ce signifiant. Tout en sachant qu'une journée d'études ne puisse pas de toute évidence prétendre à une signification directement politique, nous espérons pouvoir montrer que les enjeux concernant le sens de l'agir politique constituent, depuis toujours, des enjeux " naturels " de la pensée.»
 

--- Séminaire de philosophie des sciences du Laboratoire de philosophie de l'Université de Franche-Comté pour l'année universitaire 2008-2009. Toutes les séances ont lieu à l'UFR SLHS de Besançon. Programme des séances.
- Mercredi 6 mai 2009 Marion VORMS (IHPST et ENS-Ulm)  La variété des modes de représentation dans la pratique scientifique.
- Mercredi 11 mars 2009 Alexandre GUAY (Université de Bourgogne, Dijon) Physique et philosophie des sciences
- Mercredi 11 février 2009 Jean-Marie VIGOUREUX (Laboratoire de physique moléculaire UMR 6624, Besançon)  Quelques paradoxes de la mécanique quantique
- Mercredi 28 janvier 2009 Jan LACKI (REHSEIS - UMR 7596)  L'exact et l'approché, deux catégories en nécessité de révision
- Mercredi 10 décembre 2008 Mathieu TRICLOT (Laboratoire RECITS, Université de Technologie de Belfort-Montbéliard)  Cybernétique et philosophie des sciences
- Mercredi 12 novembre 2008 Jean-Marie VIGOUREUX (Laboratoire de physique moléculaire UMR 6624, Besançon) Introduction à la théorie du chaos.
 

--- LUMIÈRES, NATURE, SOCIÉTÉ (LNS, EA 4201) SÉMINAIRE 2008-2009: «L’ÉVÉNEMENT» Mardi 18 novembre 2008, 15H30, UNIVERSITÉ MICHEL DE MONTAIGNE BORDEAUX 3 UFR DE PHILOSOPHIE, salle H 113. Claude ROMANO (Paris-IV): «L’événement et sa phénoménalité». Claude Romano est maître de conférences en philosophie à l’Université de Paris-IV. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : "L’événement et le monde" (PUF, 1998), "L’événement et le temps" (PUF, 1999), "Il y a" (PUF, 2003), "Le chant de la vie. Phénoménologie de Faulkner" (Gallimard, 2005),  "Le néant. Contribution à une histoire du non-être dans la philosophie occidentale", en collaboration avec Jérôme Laurent (PUF, 2006).
 

--- Société française de philosophie. Samedi 22 novembre 2008 à 16h, Sorbonne, Amphi Michelet (46 rue Saint-Jacques, Paris). La conférence sera faite par Ali Benmakhlouf et aura pour sujet "La couleur de la pensée: conversation et démonstration".
 

--- LIEUX DE SAVOIR: SUPPORTS, INSTRUMENTS, PRATIQUES Christian Jacob, directeur d'études à l'EHESS (en cours de nomination) Jeudi 16 h à 18 h (INHA, salle Pierre-Jean Mariette, 2 rue Vivienne 75002 Paris), du 6 novembre 2008 au 11 juin 2009. «Le séminaire portera sur la notion de « pratique savante », c'est-à-dire sur l'ensemble des opérations manuelles, discursives et intellectuelles mobilisées dans la production ou la réception d'un savoir. On délimitera ainsi le champ d'une ergonomie du travail savant, en tenant compte de la spécificité et de la complémentarité des sources qui permettent à l'historien de le construire et de le contextualiser : données matérielles liées aux instruments et aux supports, formes de réflexivité des acteurs sur leurs opérations et logiques multiples qui en guident l'explicitation, définitions et descriptions normatives, par exemple dans les manuels codifiant des procédures particulières ou dans les exercices scolaires. On associera un parcours historiographique, une réflexion théorique et méthodologique et des études de cas qui concerneront notamment les milieux savants d'Alexandrie et de la période de la Seconde sophistique (Plutarque, Aulu-Gelle, Athénée).
- jeudi 13 Novembre 2008: Introduction générale (suite): pour une nouvelle approche de l'histoire des savoirs.
- jeudi 20 Novembre 2008: pas de séminaire en raison du Forum Européen de l'essai sur l'art qui se tient dans les locaux de l'INHA.
- jeudi 27 Novembre 2008: Entre universaux et variables culturelles:  à propos du livre de G.E.R. Lloyd, Cognitive Variations. Reflection on the Unity and Diversity of the Human Mind (Oxford University Press, 2007).
- jeudi 4 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument (1) Une réflexion menée notamment à partir des travaux d'André Leroi-Gourhan, Gilbert Simondon et Bernard Stiegler.
- jeudi 11 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument  (2)
- jeudi 18 Décembre 2008: De la technique aux savoirs: la notion d'instrument  (3)
 

--- La Société alpine de philosophie consacre son SEMINAIRE d'AUTOMNE au thème « l'argent ». Dans cette nouvelle formule d'intervention philosophique, trois conférences invitées le matin sont suivies, après la pause de midi, d'une mise en perspective des thématiques abordées, puis d'un débat général entre les participants au séminaire. Le séminaire aura lieu le samedi 15 novembre 2008, de 9h30 à 16 h, à l'Université Pierre Mendès France – Grenoble 2, UFR de Sciences Humaines, bâtiment ARSH, AMPHI 1. Adresse géographique : 1281 avenue centrale, 38400 Saint-Martin d'Hères. Tram B ou C, arrêt Bibliothèques Universitaires. Participation aux frais : 10 euros ; entrée libre pour les chômeurs, étudiants et moins de 18 ans.
La société alpine de philosophie est une association loi de 1901 dédiée à la diffusion et à la pratique du savoir philosophique, traditionnellement liée au Département de philosophie de l'UPMF. Elle est présidée depuis 2005 par Thierry Ménissier, maître de conférences de philosophie politique. Contact : societealpinedephilosophie@orange.fr
    Présentation du séminaire :  Véritablement fascinant, le thème de l'argent se situe au croisement de problématiques fondamentales pour notre monde : sous la forme de la monnaie, l'argent est le vecteur moderne des échanges et le critère de la valeur. Il est l'intermédiaire obligé qui discrimine ce qui vaut beaucoup et ce qui vaut moins, les riches et les pauvres, les puissants et les faibles. Il a donc à voir tout à la fois avec le pouvoir, avec la dynamique sociale dans son ensemble et, pour chacun, avec l'image de son propre bonheur. Dans le même temps, l'usage de l'argent rassemble les hommes, car il implique une véritable communauté de la part de ceux qui, en adoptant tel ou tel étalon monétaire, se reconnaissent mutuellement. Cette communauté paraît basée sur la confiance mutuelle des participants à l'échange, mais l'argent lui-même crée la confiance dont il se nourrit. Points notable, les relations du système de l'argent avec la politique – avec l'organisation rationnelle qui permet aux hommes d'agir collectivement sur leur destinée – sont extrêmement complexes.
La crise actuelle du système financier mondial donne à penser les thématiques liées au système de l'argent avec une acuité renouvelée. Outre qu'elle met en péril l'économie réelle et risque de ce fait de dévaloriser totalement le fruit du travail, la crise touche au coeur des valeurs contemporaines et remet en question la manière de vivre et de juger. Chacun savait le structurel défaut de fondement des valeurs sociales, basées seulement, dans les démocraties post-religieuses et post-métaphysiques, sur l'usage commun et sur la discussion rationnelle ; la crise fait ressentir à de nombreuses personnes un véritable dégoût pour ce monde, au profit d'autres mondes, supposés plus solides ou plus justes.
Ce séminaire, en se montrant attentif aux constantes historiques et aux possibles évolutions contemporaines, examinera les conditions philosophiques, ainsi que les enjeux anthropologiques et psychanalytiques de l'usage de l'argent, dans une réflexion salutaire en cette période de crise.
Intervenants :
    - Marie Cuillerai (maître de conférences de philosophie, Université de Paris 8): Crise Financière : Le Grand Potlatch. Exubérance, irrationalité, défiance, ont qualifié l'état des opérateurs du financiers dans cette crise où l'on n'aura assisté comme jamais à la mobilisation de capitaux, de sommes d'argent astronomiques dans une frénésie accentuée par la couverture médiatique de l'événement du siècle. Loin de vouloir en spécialiste argumenter sur la pertinence des différents plans de sauvetage de l'économie mondiale, il peut paraître opportun de se saisir du temps présent pour revenir sur des analyses qui ont placé le sacré, l'irrationnel et la démesure au coeur du fonctionnement économique. Les notions de dépense, de destruction, de potlatch, ont ouvert un espace de réflexion sur l'argent où la souveraineté ne tient pas tant à l'accumulation des richesses, symboliques ou réelles qu'à leur destruction. S'agirait-il pour nous de prendre acte d'un tel renversement, comme d'un principe caché, issu d'un fonds obscur et nous renvoyant aux limites incontournable de notre condition humaine ? Du moins pourrons-nous y suivre le fil conducteur d'une ambivalence de la monnaie, à la fois principe de cohésion sociale et enjeu de puissance, pour quelques uns.
- Jean-Marc Porte (psychanalyste, Grenoble): Psychanalyse et argent : le Je, en petite(s) coupure(s). A l'heure où l'intrication de l'avoir et l'être trouvent dans nos sociétés la promesse d'une réponse quasi sans limites (la consommation) qu'en est-il du rapport de la psychanalyse à l'argent ? Au travers d'exemples tirés de la clinique, Jean Marc Porte, psychanalyste, proposera une lecture de l'argent dans la cure contemporaine. Dette, excès, manque : en aller-retour avec les textes de Georges Bataille et Michel Aglietta, une question en forme de paraphrase  de la formule de Lacan sera développée : et si l'argent – opérateur neutre par excellence de l'économisme – était structuré comme un langage.
- Daniel Bougnoux (professeur émérite de sciences de la communication, Université Stendhal – Grenoble 3): L'argent, un média comme les autres? Membre du comité de rédaction de la revue Médium qui a consacré en juin un numéro double à "L'argent maître", Daniel Bougnoux examinera l'argent comme signe et comme média en rappelant quelques jalons dans l'histoire et les principales fonctions, extraordinairement ambivalentes, de la monnaie.  Le détachement et la dématérialisation croissante des représentations monétaires engendrent un vertige, classiquement dénoncé par toute une tradition littéraire ; mais les empiètements de la valeur-argent sur les formes non-monétaires de la valeur atteignent aujourd'hui un seuil de crise, pas seulement économique mais philosophique et morale. Raison de plus pour penser de façon critique (au sens kantien de la séparation des domaines) les usages de mots comme valeur, crédit, signe monétaire, échange, ou spéculation.
 

--- GT 41 de l’Association Française de Sociologie «Corps, techniques et société» Séminaire public 2008-2009 «Corps et techniques : quelles frontières et quelles limites?» ( 2). Lieu: CETCOPRA-Université Paris 1, 17, rue de Tolbiac. 75013 Paris. 5ème étage. RER C ou Métro ligne 14,  arrêt « Bibliothèque F. Mitterrand », bus : 62, 89, 132 (arrêt «bibliothèque F. Mitterrand») Horaire : 15h-17h. Responsables: Valérie Souffron (Cetcopra, Paris 1), Caroline Moricot (Cetcopra, Paris 1).
        Thème du séminaire de l’année. Ce séminaire suivra l’approche transversale qui est la notre et qui cherche à penser ensemble le corps et les techniques, ce « jeu » où se nouent certains des enjeux les plus importants de notre devenir. Où se situent désormais les frontières entre le corps et les techniques? Que sera le corps de demain? Quelles limites sont posées ou transgressées, des laboratoires de recherches, aux pratiques les plus quotidiennes?
Nous aborderons la question des frontières et des limites à partir de nos terrains de recherches. Aussi seront nous plus particulièrement attentifs aux questions de la présence des humains dans les mondes automatisés (continuité /discontinuité ; automatisation ; anthropomorphisme ; anthropotechnie), du corps comme projet (naturel/artificiel ; nanotechnologies ; cyborg ; augmentation/amélioration), de la sécularisation technicienne des passages (vie/mort, naître et mourir, acceptable/inacceptable, éthique et politique) et de la frontière entre l’humain et l’animal.
--- La séance du  25 novembre 2008  accueillera Eve Gardien ( Université de Lyon 1): De la production du corps handicapé. Que le corps accidenté présente des séquelles organiques définitives, n’implique pas pour autant que le sujet handicapé en fasse présentement l’expérience. Que la matière corporelle altérée soit pensée comme un carcan immuable, n’empêche pas qu’elle soit aussi un potentiel en développement. Autant de paradoxes apparents dont il sera proposé une compréhension, à partir de l’explicitation d’un processus socialement organisé, à savoir : la production des corps handicapés en milieu sanitaire. Les dimensions du formatage du corps, de la transmission des techniques du corps, de la conformation du corps par les pairs, de la sémantisation de l’expérience corporelle, seront abordées. Ce propos permettra d’ouvrir sur des horizons relatifs à la fois à la production du corps de tout à chacun, à la fois à une nouvelle compréhension du « handicap ».
 
 

--- L’Institut Émilie du Châtelet a le plaisir de vous inviter à la prochaine séance de son cycle de conférences: «Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre». Cette séance est consacrée à GENEVIEVE FRAISSE. Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherche au CNRS, ancienne députée au Parlement européen, productrice à France Culture, présidente du Comité scientifique de l’IEC.  Lors de la fondation de la revue Les Révoltes logiques en 1975, elle a fait le pari de la pensée des femmes et de son histoire (Les Femmes et leur histoire, 1998). Elle est connue pour ses nombreux essais, depuis Femmes toutes mains, essai sur le service domestique(1979) jusqu’au Privilège de Simone de Beauvoir (2008), en passant notamment par Clémence Royer (1985), Muse de la raison, la démocratie exclusive et la différence des sexes (1989), La Différence des sexes (1996), Les deux gouvernements, la famille et la cité (2000) et Du Consentement (2007). Cela l’a amenée à travailler étroitement avec les historiennes, jusqu’à la synthèse de l’Histoire des femmes en Occident (1991, codirection du volume 4, XIXe siècle).  Le samedi 13 décembre de 14h à 16h
Jardin des Plantes, Auditorium de la Grande Galerie de l’évolution. M° Austerlitz, Monge, Censier ou Jussieu.
Prochaines séances:
*17 janvier 2009: François De Singly, sociologue, spécialiste de la vie privée et des sociétés individualistes, professeur à l’Université de Paris Descartes, directeur du Centre de recherches sur les liens sociaux (CERLIS).
*7 février: Françoise Thébaud, spécialiste de l’histoire des femmes au XXe siècle, professeure à l’Université d’Avignon jusqu’en 2007, fondatrice et co-directrice de la revue CLIO, Histoire, Femmes et Sociétés.
 

--- Dixième saison de conférences à l'Hôtel du département des Bouches-du-Rhône octobre 2008 – avril 2009 Emprises de la violence.Regards sur la civilisation contemporaine. Le philosophe Marcel Gauchet propose une réflexion sur cette contradiction majeure dont il fait le constat: "au sein de la société de la connaissance, le savoir n'est plus au centre". Une réflexion utile pour éclairer en particulier la crise de l'autorité et des savoirs scolaires. Cette conférence rejoint de fait l'actualité éditoriale du philosophe, qui vient de publier Conditions de l'éducation avec M.-C. Blais et D. Ottavi aux éditions Stock. Jeudi 4 décembre 2008 Que nous arrive-t-il? Sur l'effondrement du sens des savoirs par MARCEL GAUCHET. "La société de la connaissance" pourrait bien se révéler, en fait, celle où les savoirs perdent tout sens autre qu'utilitaire. Ils cessent de se présenter comme les vecteurs d'une émancipation promettant à l'humanité la maîtrise consciente de son destin. Marcel Gauchet s'efforcera de mettre en lumière, à partir de ce phénomène, les ressorts du changement de monde qui nous emporte et la racine des périls auxquels il nous expose. Marcel Gauchet est historien et philosophe, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales et rédacteur en chef de la revue Le Débat depuis sa création en 1980. Vient de paraître: Conditions de l'éducation (avec M.-C. Blais et D. Ottavi), Stock, 2008. Derniers ouvrages parus: L'avènement de la démocratie. Tome 1: La révolution moderne et Tome 2: La crise du libéralisme, Gallimard, 2007 ; La démocratie d'une crise à l'autre, Cécile Defaut, 2007.
 

--- Symposium dans le cadre du congrès annuel de la Société de philosophie du Québec (SPQ) qui se tiendra cette année à Ottawa, entre le 11 et le 15 mai 2009. Ce symposium se tiendra sous la tutelle de Madame Sophie-Jan Arrien, professeure à l’Université Laval (Québec) et spécialiste en herméneutique (Dilthey, Heidegger, Ricœur). Appel à communication. "Vattimo, dans les années 1990 déjà, brandissait le spectre de la dilution de la signification philosophique de l’herméneutique du fait de sa généralisation, de son élargissement à toute expérience du monde. D’un autre côté, si on considère que fondamentalement, l’herméneutique se meut dans le sens, est quête d’un vouloir-dire qui n’est pas tant caché derrière le dire mais déborde ce dernier qui le montre sans pouvoir le nommer, que l’herméneutique est recherche d’un sens originaire, n’est-elle pas alors en train de s’assimiler à la réflexion philosophique en général? N’est-elle pas en train de perdre son caractère propre? Entre perte de teneur philosophique et identification à la réflexion philosophique, l’herméneutique a-t-elle encore une spécificité propre? L’herméneutique a-t-elle encore un domaine propre? Bref, quelle est la place de l’herméneutique aujourd’hui dans le paysage philosophique?  Ce symposium vise donc à faire un état des lieux de l’herméneutique, état des lieux qui nous apparaît nécessaire afin de pouvoir tracer de nouvelles voies, d’ouvrir de nouvelles portes. Ce questionnement à propos de ce qu’est l’herméneutique aujourd’hui nous semble pouvoir prendre plusieurs directions: l’ancrage de l’herméneutique dans la philosophie en est une. Le lien entre herméneutique et phénoménologie pourrait également être questionné: l’herméneutique doit-elle toujours être pensée sur un fond phénoménologique? Qu’en est-il de son rapport au langage duquel Gadamer dégage son universalité? L’herméneutique ne doit-elle être entendue que dans la sphère langagière? Quant à son rôle traditionnel de méthode, doit-on le considérer comme définitivement dépassé?"
 

--- Colloque international Métaphysique de la science / Metaphysics of Science. 1 – 2 décembre 2008. Grenoble, Université Pierre Mendès France, MSH-Alpes. Responsable scientifique: Max Kistler. Organisation: laboratoire Philosophie, Langages & Cognition (PLC).
Session 1 (lundi 1er décembre, 09 h 00 – 13 h 00) Structural Realism, Natural Kinds
9h Allocutions de bienvenue et ouverture
9h30 Nigel Leary (Birmingham), How Essentialists Misunderstand Locke
10h30 Philipp Keller (Genève)/ Stephan Leuenberger (Glasgow), Structural Realism: the Worst of Both Worlds?
12h00 Michael Esfeld (Lausanne)/Vincent Lam (Lausanne), Structural Realism and Causation
Session 2 (lundi 1er décembre, 14 h 15 – 19 h 30) Dispositions, Powers, Reduction
14h15 Kevin Mulligan (Genève), Tropes, Time and Modality
15h15 Olivier Massin (Genève), Varieties of Impenetrability
16h30 Stephen Mumford (Nottingham), Modelling Powers as Vectors
17h30 Claudine Tiercelin (IUF, Paris XII), Are All Properties Essentially Dispositional?
18h30 Christian Sachse (Lausanne), Simplify Complexity - an Argument from Selection for Biology
Session 3 (mardi 2 décembre 9 h 00 – 13 h 30) Mind and Psychology
9h00 Simone Gozzano (L’Aquila), Do Mental Properties Have Identity Conditions?
10h00 Reinaldo Bernal Velasquez (Grenoble), Epistemic Externalism and the Ontology of Science
11h30 Pascal Ludwig (Paris IV), Are Phenomenal Concepts Transparent?
12h30 Markus Schrenk (Nottingham), Stimulus Necessity
Session 4 (mardi 2 décembre 15 h 00 – 19 h 30) Causation and Laws
15h00 Paul Noordhof (York), Property Causation
16h00 Helen Beebee (Birmingham), Laws, Dispositions and the Necessary a posteriori
17h30 Francis Longworth (Birmingham), The Disjunctive Theory of Causation
18h30 Matt Tugby (Nottingham), A Dispositional Account of Causation
Métaphysique de la science / Metaphysics of Science
Grenoble, 1 et 2 décembre 2008
La science contemporaine semble nous procurer des connaissances toujours plus vastes: la physique nous révèle la nature des constituants ultimes de la matière et de l’univers à grande échelle ; la biologie, la psychologie et l’économie découvrent la constitution des êtres vivants et des sociétés ainsi que les régularités gouvernant leur évolution et de leurs interactions. Cependant, il est difficile d’interpréter ce que ces théories scientifiques nous disent de la réalité: la métaphysique de la science cherche à construire un cadre conceptuel qui nous mette en mesure de le faire. Ce colloque sera l’occasion de poser les questions suivantes: est-il rationnel de penser que les objets étranges que sont les photons et autres quarks postulés par la physique existent réellement, ou est-il plus judicieux de les considérer comme des fictions utiles? S’ils existent réellement, nombre d’autres questions se posent. Les constituants ultimes des objets matériels ont-ils une nature distincte des lois de la nature qui déterminent leur évolution et leurs interactions, ou leurs propriétés intrinsèques sont-elles des « pouvoirs », de sorte que les lois font partie de leur identité même? Qu’est-ce qui est plus fondamental: les objets individuels ou leurs relations? Qu’est-ce que la causalité? Y a-t-il des espèces naturelles? La nécessité que les lois de la nature imposent à l’évolution des choses est-elle différente de la nécessité logique?
 

--- Programme 2008-2009 du séminaire Philosophie et sciences sociales. Les séances auront lieu cette année au second semestre, environ une fois par mois, le vendredi de 14h à 16h, dans la salle de lecture de NoSoPhi à la Sorbonne. Le séminaire est ouvert à tous. Un séminaire organisé dans le cadre des activités de l’équipe Philosophies Contemporaines (EA 3562, université Paris I Panthéon-Sorbonne) par Céline BONICCO, Mélanie PLOUVIEZ et Gildas SALMON.
Le séminaire Philosophie et sciences sociales se propose de réunir sociologues, anthropologues, économistes et philosophes pour nouer un dialogue interdisciplinaire. Parce que les sciences sociales se sont historiquement constituées en rupture avec la philosophie, leurs rapports ont souvent été d’ignorance, voire d’opposition. Pour autant, les sciences sociales n’interrogent-elles pas directement la philosophie? En soulignant la nécessité d’une collaboration interdisciplinaire, il ne s’agit pas de placer la philosophie dans une position de surplomb théorique à l’égard des sciences sociales empiriques. Il s’agit au contraire de mettre en évidence le travail de conceptualisation interne aux sciences sociales, c’est-à-dire de comprendre comment elles reprennent, déplacent, subvertissent ou inventent des problèmes qui intéressent la philosophie. Ce sont les questionnements philosophiques immanents aux sciences sociales qui seront au centre de nos discussions. Dans ce cadre, le séminaire fera place aussi bien à des analyses historiques ou épistémologiques qu’à la discussion de terrains et travaux en sociologie, en anthropologie ou en économie. Plutôt que de chercher à fixer un partage entre philosophie et sciences sociales, nous nous efforcerons de repérer les points de passage multiples où leurs frontières se brouillent.
Pour l’année universitaire 2008-2009, le séminaire se déroulera au second
semestre, environ une fois par mois, le vendredi de 14h à 16h. Les séances
auront lieu dans la salle de lecture de NoSoPhi à la Sorbonne (entrée par le 1, rue de la Sorbonne, 75005 Paris, escalier K au fond de la Galerie Dumas, 2ème étage, couloir à gauche, salle G 615 Bis, 01 40 46 33 64). Chaque séance, composée d’une intervention suivie d’une discussion, est ouverte à toute personne s’intéressant aux thématiques abordées.
Programme 2008-2009:
- Vendredi 06 Février: Laurent PERREAU (Université de Picardie Jules Vernes), «Phénoménologie et sociologie: le cas Alfred Schütz».
- Vendredi 13 Mars: Claude GAUTIER (Université Paul Valéry Montpellier), « Les pratiques chez Pierre Bourdieu: entre reproduction et histoire ».
- Vendredi 03 Avril (16h-18h): Catherine COLLIOT-THÉLÈNE (Université de Rennes), «Max Weber, une sociologie sans société».
- Vendredi 15 Mai: Alain LEROUX (Université Paul Cézanne Aix - Marseille), «De l'allocation personnelle au projet Entr'aide MAIF: histoire d'une idée mise en acte».
- Vendredi 29 Mai: Philippe DESCOLA (Collège de France, EHESS), «Anthropologie réflexive et philosophie spontanée».
- Vendredi 12 Juin: Frédéric BRAHAMI (Université de Franche-Comté), « Ce que la Révolution française fait à la philosophie ».
 


Ressources

--- CENTENAIRE DE LA SOCIÉTÉ FRANCAISE DE PHILOSOPHIE Les grandes conférences : textes téléchargeables en intégralité. Ou ici.

--- Lettre de liens socio de novembre 2008.
 
 

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