Archives de l'actualité pour l'année 2008
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2008 - Novembre-Décembre
2008
Certains des liens donnés ici renvoient
parfois à une partie de la page référencée
qui est devenue entre temps une archive.
Il convient de ne pas s'en offusquer (le responsable
de ce site n'a qu'un nombre limité d'yeux, de mains et de bras,
à savoir les siens pour tout dire et point ceux d'autrui) et de
chercher dans l'archive correspondante la rubrique idoine.
22 janvier 2008
Colloques, conférences et séminaires
--- Appel
à contributions. Séminaire de recherche en phénoménologie
(Université de Liège, 19-23 mai 2008). Thème: La nature
vivante. «Pour la deuxième année consécutive,
l’UR "Phénoménologies" de l’Université de Liège
organise un séminaire de recherche en phénoménologie.
Le thème choisi cette année est "la nature vivante". Organisé
sur une semaine complète, ce séminaire offre les conditions
d’une recherche collective, ouverte aux contributions de chercheurs et
de doctorants belges et étrangers. Les propositions de communications
(titre et abstract), ainsi que le formulaire d’inscription, sont à
envoyer par courriel, pour le 1er mars 2008, à Julien Pieron
(julien.pieron@ulg.ac.be).
--- Le séminaire de philosophie hellénistique
et romaine dirigé par Bernard BESNIER et Alain GIGANDET (EA
3953 dirigée par Pierre CHIRON, Université de Paris 12, ENS
Lettres et Sciences humaines Lyon, ENS Ulm) aura cette année pour
thème : Eros et philia (2). Les séances auront lieu
le samedi de 10 h à 12h, à l'ENS Ulm (U),45 rue d'Ulm,
Paris 5e ,salle. de philosophie, 1er étage pavillon Pasteur, ou
à l’Université de Paris 12 Val de Marne (C), 61, av. du Gal
de Gaulle, 94 Créteil, Bât. I1, salle 223.
Programme des séances :
- 19/01/08 B. BESNIER (ENS LYON) Eros platonicien
: du Banquet au Phèdre (C)
- 23/02/08 F. PROST (U. de PARIS IV SORBONNE)
La réflexion cicéronienne sur l'amitié dans le Laelius
(C)
- 01/03/08 A. PETIT (U. BLAISE-PASCAL, CLERMONT-FERRAND)
L’amitié pythagoricienne (U)
- 05/03/08 C. STEEL (U. de LEUVEN ) Les deux
sortes d'amants: l'amant divin et l'amant grossier, de Platon à
Proclus (U, salle Info 1)
- 12/03/08 C. CUSSET (ENS LYON) Eros chez Longus
(U)
- 19/03/08 A. SETAIOLI (U. de PÉROUSE)
L'amour romanesque entre idéal et parodie. Les romanciers grecs
et Pétrone (U)
- 10/05/08 A. I. BOUTON (U. de BORDEAUX III)
Saint Augustin et la philia (C)
- 17/05/08 A. GIGANDET (U. de PARIS XII) Vénus
dans le De rerum natura de Lucrèce (C)
- 31/05/08 C. VEILLARD (U. de PARIS XII) Êtrel’ami
de soi-même dans le stoïcisme (C)
- 07/06/08 J. GIOVACCHINI (Fondation Thiers)
Sur la parrhesia (U)
--- Séminaire au Centre Cavaillès
(6 Février, 13H30, 29 rue d'Ulm, 3ème étage) Charles
Wolfe: L'organisme possède-t-il un statut ontologique ?
Résumé: La catégorie d'organisme a un statut ambigu:
scientifique ou philosophique ? Et philosophiquement, quel degré
de réalité lui accorder ? Elle a longtemps en tout cas servi
de caution scientifique à une argumentation philosophique qui refuse
le programme d'explication « mécaniste » ou «
réductionniste », perçu comme dominant depuis le dix-septième
siècle, que ce soit au sein de l'animisme stahlien, de la monadologie
leibnizienne, du néovitalisme de Hans Driesch, ou encore de la «
phénoménologie du vivant » au vingtième siècle
chez des auteurs comme Goldstein, Straus, ou Weizsäcker, dont l'influence
sur Merleau-Ponty mais aussi Canguilhem est patente. Je propose (i) une
relecture historique de cette catégorie ou notion, ayant comme but
(ii) une évaluation critique, qui pourrait nous indiquer (iii) en
quoi elle peut demeurer utile une fois qu'on a refusé toute dérive
« organismique ». A la lumière du physicalisme, l'organisme
a-t-il un statut particulier, ou doit-il disparaître ? La réponse
suggérée ici repose sur une tension: d'une part le refus
de l'instrumentalisme commode et d'autre part, l'affirmation de l'organisme
en tant que « fiction instrumentale ».
Lectures recommandées:
* G. Canguilhem, "Machine et organisme", in La
connaissance de la vie, Paris, Vrin
* Kurt Goldstein, « Remarques sur le problème
épistémologique de la biologie ». in Selected Papers/Ausgewählte
Schriften, edited by Aron Gurwitsch, Else M. Goldstein Haudek and William
E. Haudek, 439-442. The Hague: Martinus Nijhoff, 1971
* Un
texte qui peut intéresser les partisans de la biologie théorique
(et qui se trouve en ligne) est l'article récent de William Bechtel:
Bechtel (2007). « Biological mechanisms: Organized to maintain autonomy
», in F. Boogerd et al ., eds., Systems Biology: Philosophical Foundations
. New York: Elsevier.
* Un autre texte pour le côté historique:
Tobias Cheung (2006). « From the organism of a body to the body of
an organism: occurrence and meaning of the word 'organism' from the seventeenth
to the nineteenth centuries », British Journal for the History of
Science 39.3.
--- Séminaire 2007-2008 à l'EHESS
"transformismes et religions" Claudine Cohen.
Toutes les séances ont lieu de 15 h
à 17 h, 105 Bd Raspail, 75 006 Paris - Salle 5
Mardi 8 janvier 2008 Rationalisme et critique
religieuse: L'émergence du transformisme dans la France des Lumières:
Mardi 22 janvier 2008 Transformisme, métaphysique
et religion chez Lamarck
Mardi 12 février 2008 Théologie
naturelle, Morphologie transcendantale, et pensée du devenir du
vivant La conjoncture anglaise dans la première moitié du
19e siècle
Mardi 25 février 2008 Le transformisme
de Chambers et la critique religieuse dans l'Angleterre du 19e siècle
Mardi 11 mars 2008 Darwin et la religion
Mardi 25 mars 2008 «Lois» évolutives
et pensée religieuse dans le Néolamarckisme du tournant du
20e siècle
Mardi 8 avril 2008 De Teilhard à Jean-Paul
II Evolution humaine et théologie catholique au 20e siècle
Mardi 13 mai 2008 Créationnisme et fondamentalismes
américains au 20e siècle
Mardi 27 mai 2008 La biologie évolutive
et les religions aujourd'hui.
--- COLLEGE INTERNATIONAL DE PHILOSOPHIE. Journée
d'étude. La question de la sexualité chez Rousseau: problèmes
anthropologiques et éthiques. Vendredi 25 janvier 2008. 9h-12h30
/ 14h30-18h. Amphithéâtre Stourdzé, Carré des
Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris (Entrée piétons
: 25 rue de la Montagne Sainte-Geneviève). Sous la responsabilité
de Jean-Luc GUICHET. La question de la sexualité chez Rousseau est
décisive et encore à mesurer dans son étendue et sa
profondeur. Loin de se réduire à une simple problématique
individuelle (certes fort compliquée et embarrassée comme
chacun sait, et également considérée comme annonciatrice
de la psychanalyse), ce thème est noué à deux dimensions
essentielles de sa pensée : l’anthropologie et l’éthique.
La sexualité en effet est aspirée par un devenir qui l’emporte
bien loin de son origine animale : l’enracinement social et culturel de
l’homme passe par le renforcement et la fixation du désir, ce dont
la femme sera l’artisan essentiel aux yeux du philosophe. La sexualité
est ainsi au cœur du processus anthropologique qui fait d’un animal asocial
un être culturel, historique et politique. Mais ce jeu dangereux
de la culture avec le feu des passions appelle en même temps une
régulation morale. À la fois Rousseau reconnaît l’irréductibilité
de la sexualité – ce qui vaut également pour l’amour, très
loin d’être désincarné chez l’auteur de La Nouvelle
Héloïse – et en même temps considère comme une
tâche de la pensée de se soucier éthiquement des moyens
de la régler sans l’aliéner. L’actualité d’une telle
réflexion, son originalité et sa richesse qui donnent toujours
à penser aujourd’hui, son importance anthropologique, son inscription
dans les recherches rousseauistes récentes, motivent cette journée
interdisciplinaire à laquelle participeront des philosophes et des
littéraires spécialistes de cet auteur.
--- Séminaire de Michel Paty au Groupe
d'Etudes et de Recherches Epistémologiques: «Un nouveau regard
sur la genèse et le développement de la sociologie de Comte
: à propos d'un livre récent traduit du brésilien».
par Michel Paty, Directeur de recherche Emérite au CNRS, Equipe
REHSEIS, CNRS et Université Paris 7- Denis Diderot. On proposera
une présentation et des éléments d'analyse du livre
de Lelita Benoit, "Sociologie comtienne. Genèse et devenir", L'Harmattan,
Paris, 2007. Samedi 16 février 2008, de 11 heures à 13
heures, à la Maison d'Auguste Comte, 10, rue Monsieur-le-Prince,
PARIS. Écrire à angele.marietti@numericable.com
--- Journées d'études Walter
Benjamin: Du droit au mythe. 17-18 mars 2008 sous la responsabilité
de Marion Picker. Programme :
LUNDI 17 mars 2008 9h30 Jacob Rogozinski - Allocution
d’ouverture Gérard Bensussan - Introduction générale
10h30 Jean-Marc Lachaud - Walter Benjamin, politique,
révolution et utopie (ou comment aujourd'hui « organiser le
pessimisme » selon la formule de Pierre Naville)
11h30 Gérard Raulet - Mythe et théologie
politique : Sur la conception benjaminienne de la justice14h30 Alexander
García-Düttmann - Pauvreté et mythe chez Benjamin
15h30 Bruno Tackels - La loi du cratère
: du droit au mythe, pour repenser (faire trembler) le droit et son autorité
16h30 Irving Wohlfahrt - titre à préciser
MARDI 18 mars 2008 9h30 Esa Kirkkopelto - Séries
mythiques : Les jouets de Benjamin
10h30 Antonia Birnbaum - La révolte du
héros tragique et la conception de la justice
11h30 Dimitri Sandler - Le rôle régulateur
du concept d'origine dans l'?uvre de Walter Benjamin
14h00 Maria João Cantinho - Le messianisme
benjaminien en tant qu?héritage philosophique
15h00 Petar Bojani? - La violence divine et le
cas de Coré (Korah)
16h30 Andrea Allerkamp - Histoires rêvées
: Benjamin et Marx
17h30 Heinz Wismann - L'approche du politique
chez Benjamin et Carl Schmitt Les journées se tiendront au Palais
Universitaire (9 place de l'université) dans la salle Fustel de
Coulanges.Vous
pouvez consulter l'argumentaire et télécharger le programme
sur cette page.
--- Collegium Politicum vendredi 1er et samedi
2 février 2008 Université de Lille 3, Maison de la Recherche,
salle 104. Responsables: A. Laks (Paris IV), C. Murgier (STL, Lille
3) Autour des Lettres VII et VIII de Platon
Vendredi 1er février 2008
9h30: Accueil des participants
9h45: Ouverture du Collegium Politicum par A.
Laks (Paris IV) et C. Murgier (Lille3)
10h: C. Rowe (Durham University), “The issue
of the authorship of the Seventh Letter”
11h30: L. Brisson (CNRS, Paris), “Les relations
de Platon avec Archytas”
13h: Déjeuner à la Maison de la
Recherche (S.021)
15h: S. Gastaldi (Université de Pavie),
Lecture de la Lettre VII 330c-331d
17h: Table ronde du Collegium Politicum réunissant:
L. Bertelli (Turin), J.-M. Bertrand (Paris 1), L. Brisson (CNRS, Paris),
J. Cano Cuenca (Madrid), S. Dusanic (Belgrade), S. Gastaldi (Pavie), F.
Gregorio (Lausanne), D. Hernandez de la Fuente (Madrid), A. Laks (Paris
4), F. Lisi (Madrid), C. Murgier (Lille 3), A. Neschke (Lausanne), J.-F.
Pradeau (Paris X), C. Rowe (Durham), F. Zuolo (Pavie)
Samedi 2 février 2008
10h: S. Dusanic (Université de Belgrade),
“Plato’s projects of a Confederate Sicily and the constitutional patterns
in the Third Book of the Laws”
11h30: J.-M. Bertrand (Université Paris
1), “La continuité de l’Etat chez Platon et Aristote”
13h: Déjeuner à la Maison de la
Recherche (S.021)
15h: Débat final en présence des
membres et participants du Collegium Politicum
Le Collegium Politicum est un réseau thématique
européen de recherche, qui consacre ses travaux à la pensée
politique de l’antiquité et à sa réception. Contacts:
A. Laks (Andre.Laks@paris-sorbonne.fr ), C. Murgier (charlotte.murgier@free.fr)
--- Journée d’étude «Aristote:
rationalités» Vendredi 25 janvier 2008. UFR de Philosophie,
Université
de Rennes1 Campus de Beaulieu Bâtiment 32 B.
Programme
09h45: Pierre Joray (Université de Rennes1),
« Langue naturelle et logique formelle »
11h: Michel Crubellier (Université de
Lille3), « L’induction »
14h00: Annie Hourcade (Université de Rouen),
« Le conseil dans la Rhétorique »
15h00: Marco Zingano (Université de São
Paulo), « Décisions morales particulières et interdictions
absolues chez Aristote »
16h00: David Lefebvre (Université de Paris4),
« L’éthique et la dianoétique dans les Ethiques »
--- Gouverner les vivants: à partir
de Michel Foucault. Les 8 et 9 février 2008, à l’Ecole Normale
Supérieure de Lyon, 15, parvis René Descartes, 69007 Lyon.
Métro ligne B. Arrêt Debourg. I° Colloque international
de L’AFIC. Organisé par l’Association franco-italienne pour la recherche
en philosophie française contemporaine (AFIC) en collaboration avec
le laboratoire Triangle de l’ENS LSH et le CIEPFC de l’ENS Ulm. L'AFIC,
Association Franco-Italienne pour la recherche sur la Philosophie Française
Contemporaine, a pour objectif de faciliter et d'encourager les échanges
et la collaboration entre étudiants, chercheurs et professeurs italiens
et français travaillant sur la philosophie française contemporaine
ainsi que de faire connaître les nouvelles perspectives philosophiques
qui se sont développées en Italie à partir de cette
orientation pendant les trente dernières années. Elle bénéficie
du soutient du Centre International d’Etude de la Philosophie Française
Contemporaine (ENS Ulm), du laboratoire Triangle (ENS-LSH) et de diverses
universités italiennes.
1° journée: « Les transformations
des concepts foucaldiens en France et en Italie »
09h 45-10h00: Ouverture: Sara d’Andrea et Michel
Senellart
10h00-11h00: Sandro Chignola (Université
de Padoue): « Biopolitique, gouvernementalité, gouvernement
»
11h00- 12h00: Stéphane Legrand (CIEPFC):
« Foucault et Troper: le conflit des normes »
12h00-13h00: Michel Senellart (ENS LSH- Triangle):
« Etat de droit et politique de sécurité »
14h30-15h30: Roberto Esposito (Université
de Naples): « biopolitique et paradigme immunitaire »
15h30-16h30: Paolo Napoli (EHESS): « La
discipline et l'obéissance dans le cours de 1977- 78
16h30-17h30: Sara d’Andrea (Université
de Padoue/ ENS LSH-Triangle): « Gouvernement des conduites et formes
de résistance »
17h30-18h30: Laura Cremonesi (Université
de Pise): "L'idée de gouvernement dans l'interprétation foucaldienne
de l'Antiquité".
2e journée: « usages des concepts
foucaldiens entre philosophie et sciences sociales »
09h30-10h30: Luca Paltrineri (Université
de Pise/ ENS-LSH-Triangle): « Les doctrines de population au miroir
de la biopolitique: Foucault, lecteur de Moheau »
10h30-11h30: Giovanna Procacci (Université
de Milan): « Le gouvernement de la misère »
11h30-12h30: Claude-Olivier Doron (Université
Paris VII-REHSEIS): « Le gouvernement des hommes dangereux. Prévenir
la récidive, gérer la dangerosité »
14h-15h: Arnold I. Davidson (Université
de Chicago/ Université de Pise): « Eloge des contre-conduites
»
15h-16h: Frédéric Keck (CNRS):
« Philosophie de la biopolitique, anthropologie de la biosécurité
»
16h-18h: table ronde autour du thème «
gouvernement des autres, gouvernement de soi » avec Mario Galzigna
(Université de Venise), Judith Revel (Université Paris-I)
et Jean-Claude Zancarini (ENS-LSH-Triangle)
Organisateurs: Sara d’Andrea (ENS-LSH/
Laboratoire Triangle/ Université de Padoue) ; Claude-Olivier Doron
(Université Paris VII/ REHSEIS/ Centre Canguilhem), Michel Senellart
(ENS-LSH/ Laboratoire Triangle), Contacts: Sara d’Andrea sdandrea2@gmail.com,
Claude-Olivier Doron: colivierdoron@gmail.com.
--- Centre
Bentham. Ateliers sur l'utilitarisme. Intervention de Rémy Duthille
(Université Paris 3). «Le discours radical de John Cartwright,
entre droit naturel et Common Law (1774-1824)» La présentation
sera suivie d’une discussion. Samedi 26 janvier 2008, 11h-12h30 Université
Paris 10 - Nanterre, Bât. L salle 308 200, Avenue de la République
Nanterre Gare: Nanterre Université (RER A ou train à partir
de Saint-Lazare).
Ressources
--- ENS. Conférences philosophiques.
--- Les articles parus dans laviedesidees.fr En 2008.
--- Lettre de liens socio de décembre 2007.
--- Lettre de liens socio de janvier 2008.
--- Archives privées d'Alexandre Koyré.
L'inventaire
du fonds d'archives privées d'Alexandre Koyré est accessible
par le site du Centre Alexandre
Koyré - Centre de recherche d'histoire des sciences et des techniques
(Mnhn-Ehess-Cnrs-Csi)
Présentation du contenu, accès
au documents et hébergement informatique de l'inventaire:
- Présentation du contenu /Fabien Cardoni.
L'intérêt principal du fonds privé Alexandre Koyré
réside dans la présence d'abondantes notes de lecture et
de travail, de textes de conférences et de cours, de manuscrits
inédits, d'extraits annotés d'ouvrages de divers auteurs
et de documents relatifs à son cursus universitaire et sa carrière
administrative. On y trouvera également des photos et ses cahiers
d'étudiant en Allemagne et en France. Ce fonds rassemble en outre
des tirés à part d'articles d'Alexandre Koyré, des
exemplaires de ces ouvrages réédités ainsi que des
comptes rendus de ses ouvrages et articles. Les éléments
de correspondance reçue et envoyée sont peu nombreux, datent
essentiellement des années 1931-1934 et concernent principalement
la publication de Recherches philosophiques, revue dont Alexandre Koyré
partagea la direction avec Albert Spaïer. Quelques courriers de scientifiques
reconnus sont néanmoins conservés comme par exemple ceux
signés Levinas, Aron, Jankélévitch ou encore Lacan.
Un espace d'échanges permet à ceux qui le souhaitent d'apporter
des informations complémentaires sur la vie et l'œuvre d'Alexandre
Koyré.
- Accès aux documents:
Le fonds d'archives se trouve dans les locaux
de la bibliothèque du Centre à Paris. Bibliothèque
A. Koyré MNHN - Pavillon Chevreul 57 rue Cuvier - 75005 Paris Consultation
sur rendez-vous. Contact: Marguerite Vasen. vasen@mnhn.fr Tél: 01
40 79 80 05
- Hébergement informatique:
L'inventaire est hébergé sur la
plateforme du Centre National pour la Numérisation
de Sources Visuelles (CN2SV) adossé au Centre Alexandre Koyré
- Centre de Recherches en Histoire des sciences et des techniques.
--- Le
professeur Yves Dorion a mis en ligne un ensemble de leçons sur
la philosophie de Kant.
Enseignement
--- GRANDES ÉCOLES Calendrier des concours d’entrée - session 2008.
---Postes au concours de recrutement: Agrégation externe: 40. Agrégation interne: 16. Capes externe: 26.
--- Epreuves
de philosophie du baccalauréat: 16 juin 2008.
22 février 2008
Colloques, conférences
et séminaires (voir le calendrier et
particulièrement celui de février)
--- La prochaine séance du Séminaire
de philosophie hellénistique et romaine (Paris 12, ENS Lettres
et sciences humaines, ENS Ulm) se tiendra samedi prochain 23
février, de 10h à 12h à l'Université de
Paris
12 Val de Marne, 61, av. du Général de Gaulle, Créteil,
94 (métro: ligne 8, station "Créteil Université")
Bâtiment I2, salle 223. François PROST (Université
de Paris IV-Sorbonne) y donnera une conférence intitulée
«La
réflexion cicéronienne sur l'amitié dans le Laelius».
--- Journée d'étude «Claude
Rutault, définitions/méthodes» Le mercredi 12 mars
2008 10 h - 18 h Salle Vasari, INHA, Galerie Colbert 2 rue Vivienne ou
6 rue des Petits-Champs, 75 002 Paris «Une peinture répondant
à des prescriptions écrites plus ou moins précises,
toujours susceptible d’être repeinte, s’adaptant à la spécificité
de l’espace tout en respectant la généralité de la
règle ; une peinture qui pourrait jouer des contraires, et ce faisant
nous inciter à la dialectique ; qui doute de son fonctionnement,
de son mode de production au point de l’interroger sans cesse ; qui nous
demande quelle est sa place et où est sa place ; telle est l’œuvre
de Claude Rutault depuis 1973. L’élaboration du corpus des «définitions/méthodes
» (terme abrégé en « d/m » ou encore «
dm ») sur la base d’un principe très clairement énoncé
dans le premier texte de ce corpus, la d/m 1, toile à l’unité,
« une toile tendue sur châssis peinte de la même couleur
que le mur sur lequel elle est accrochée », a donné
lieu à un très grand nombre d’écrits de la part de
l’artiste. Textes programmatifs produisant leur propre commentaire, ils
posent les limites de l’œuvre et la contrôlent, inscrivant la peinture
dans le présent. Trente-cinq ans après le recouvrement en
gris d’une petite toile carrée, de la même couleur que le
mur de la cuisine sur lequel elle sera accrochée, qu’en est-il du
devenir d’une œuvre qui se refuse à toute rétrospective ?
Introduction : Serge Lemoine, Anne Mœglin-Delcroix. Intervenants : Françoise
et Jean-Philippe Billarant, Marie-Hélène Breuil, Blandine
Chavanne, Xavier Douroux, Lefevre Jean Claude, Bernard Marcelis, Jean-Hubert
Martin, Émilie Parendeau, Dominique Pasqualini. Direction scientifique
: Marie-Hélène Breuil Anne Mœglin-Delcroix Coordination :
mhbreuil@gmail.com organisé par le Centre de philosophie de l’art,
Équipe Philosophies contemporaines, Université Paris 1.
--- Colloque "La Mathématisation du
sensible" Autour de l'œuvre de Daniel Parrochia 7 mars 2008 Amphithéâtre
de la Bibliothèque Municipale de Lyon (La Part-Dieu). «Daniel
Parrochia, né en 1951, a été attaché, puis
chargé de recherche au CNRS (1979-1990), avant de devenir Professeur
aux Universités de Toulouse-Le-Mirail, Montpellier III et Jean Moulin
– Lyon III. Depuis une vingtaine d’années, ses ouvrages et articles
tentent de mettre en œuvre un projet philosophique qui ne relève
pas (ou pas seulement) de la logique et de la philosophie des sciences.
Il s’agit de penser, à la limite de la philosophie, l'idée
d'une unification du monde qui échappe désormais, pour une
grande part, à la philosophie même, mais que la mathématique,
elle, progressivement réalise.» Principales publications :
Mathématiques & existence (Champ Vallon, 1991), La Raison Systéma-tique
(Vrin, 1993), Philosophie des Réseaux, PUF, 1993), Les Grandes Révolutions
Scientifiques du XXe siècle (PUF, 1997), La Conception Technologique
(Hermès, 1998), Mathématiques et métaphysique chez
Finsler (Encre Marine, 2000), L’homme Volant (Champ Vallon, 2003), Philosophie
et Musique Contemporaine (Champ Vallon, 2006).
--- Dans le cadre des Quatorzièmes Journées
annuelles de la Shesvie, le Colloque et le Congrès de la Société
se tiendront respectivement le jeudi 13 mars et vendredi 14 mars
2008 à l’Espace Mendès-France (1 rue de la Cathédrale)
à Poitiers. Ces Journées sont organisées en
partenariat avec l’Espace Mendès-France et la Faculté des
Sciences de Poitiers. Notez bien que la demi-journée du samedi est
finalement annulée. COLLOQUE : « Rien en biologie n’a de
sens, sinon à la lumière de l’Evolution. » Theodosius
Dobzhansky.
--- Journée
d’études Composition et unité du corps vivant. 18 mars 2008,
U. Paris X Nanterre, Bat L, salle 210. Coordination : Jeanne ROLAND.
«Le propos de cette journée est d’engager une réflexion
sur les rapports entre la multiplicité corporelle biologique et
l’émergence de l’unité vivante. Faut-il concevoir les constituants
élémentaires du corps comme les fondements naturels de cette
unité, ou est-ce plutôt dans les modes divers de composition
qui les font exister ensemble que l’on rend compte de la singularité
des formes de vie ? On entendra ici interroger le type de lien que la raison
ou l’imagination peuvent saisir entre les constituants biologiques du corps
vivant, de sorte qu’ils entrent dans la composition non seulement d’un
agrégat matériel, mais d’une unité signifiante et
expressive. Dans cette perspective, doit-on entretenir la distinction classique
entre le vivant et la machine, ou élargir la notion même de
vie, de manière à y inclure la composition des artefacts
humains ? Si la machine et, plus largement, la pensée mécaniste
continuent de guider l’intelligence du corps vivant, doit-on les considérer
comme des modèles qui toujours manqueront la vie, ou, dans l’histoire
même de leurs transformations, comme l’expression la plus féconde
que la vie donne d’elle-même ? Il s’agit de faire se rencontrer,
autour de ces questions, l’étude philosophique des phénomènes
biologiques et les nouvelles formes de vie que les possibilités
techniques actuelles rendent pensables. Justin Smith montrera comment,
au XVIIème siècle, certains modèles mécanistes
du corps vivant interdisent de réduire la vie à un simple
assemblage de parties fonctionnelles. Il s’agit de savoir quel genre de
« machines » permettent dans ces conditions de représenter
la composition du corps vivant. Thierry Hoquet partira de cet être
vivant problématique, le « Cyborg », composition hybride
entre nature et artifice, science et fiction, en montrant comment il met
à l’épreuve les oppositions classiques entre l’organisme
et la machine pour constituer peut-être une nouvelle forme de vie.
Grégoire Chamayou abordera le concept de « projection d’organe
» qui permet de lire dans la puissance technique et symbolique une
composition de la vie en artefacts qui en prolongent les puissances.
--- Appel
à contributions. 14e Colloque Philosophique International d'Evian.
Qu'est-ce que la seconde nature? - raison, histoire, institutions. Evian-les-bains,
France 13-19 juillet 2008. S'adresser à: Prof. Dr.
Georg W. Bertram
Freie Universität Berlin, Institut für
Philosophie, Habelschwerdter Allee 30, D-14195 Berlin evian@philosophie.fu-berlin.de
« L'homme s'est toujours déjà
compris comme un être qui, par certains aspects, n'est pas naturel.
De ce fait, il se trouve confronté à la question de savoir
comment comprendre le mode de vie non-naturel qui lui est propre. On s'accorde
généralement à le saisir comme un mode de vie essentiellement
formé (autoformé) par la pratique. Cette situation fondamentale
de l'homme est diversement exprimée par le concept de culture. Mais
dans la mesure où l'on veut concevoir l'homme - en dépit
de son caractère non-naturel - comme un être naturel, il faut
comprendre le mode de vie qu'il a formé comme étant lui aussi
naturel. C'est - entre autres - cette préoccupation théorique
qui fait entrer en scène le concept de " seconde nature " et fait
son intérêt comme alternative théorique au concept
de culture. La seconde nature est une nature qui est irréductiblement
en rapport avec l'activité formatrice de l'homme, mais qui en même
temps lui est aussi bien opposée comme une sphère quasi-naturelle.
L'éventail des diverses déterminations qui, dans l'histoire
de la pensée occidentale, ont été proposées,
d'Aristote à Bourdieu et McDowell en passant par Hume et Hegel,
pour ne citer que quelques noms, peut être circonscrit par les trois
concepts de raison, d'histoire et d'institutions. La réflexion visant
à déterminer le concept de seconde nature fait se croiser,
de manières multiples, des traditions philosophiques et des options
systématiques. Le 14e Colloque international de philosophie d'Evian
invite au bord du lac de Genève des philosophes intéressés
par une recherche collective visant à approfondir cette confrontation
par la discussion au-delà de toutes les frontières d'écoles.
Pour participer au colloque, une compréhension au moins passive
du français, de l'allemand et de l'anglais est indispensable. »
Appel à contributions: Nous attendons
des propositions de communication comportant un bref exposé du projet
(une page maximum) et un CV académique (au plus deux pages). Dernier
délai: 1 avril 2008. Écrire à l'adresse suivante:
evian@philosophie.fu-berlin.de Organisation:
Georg W. Bertram (Berlin), Robin Celikates (Bremen), David Lauer (Berlin).
En collaboration avec: Karin de Boer (Groningen), Karen Feldman (Berkeley),
Jo-Jo Koo (Pittsburgh), Christophe Laudou (Madrid), Jérôme
Lèbre (Paris), Diane Perpich (Clemson), Hans Bernhard Schmid (Basel),
Chris Doude van Troostvijk (Strasbourg/Amsterdam)
--- Université Paris 1 - EA Philosophies
Contemporaines – ExeCO. Goethe-Lichtenberg-Wittgenstein: Philosophie, Psychologie,
Sciences de la Nature. Journée d’études Internationale.
Samedi 15 mars 2008. Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Centre Panthéon: 12, place du Panthéon, 75005 Paris. Salle
1.
Matinée: Session « Vie, action,
expression - Wittgenstein et Goethe »
Présidence: Valérie Aucouturier
(Université Paris 1, Kent)
10h: Eli Friedlander (Université de Tel-Aviv)
- « Wittgenstein, Goethe and the Life of Colors »
11h: Antonia Soulez (Université Paris
8 – MSH Paris Nord) - « Une philosophie de l’acte sans théorie
de l’action »
11h45: Emmanuel Halais (UPJV): « Wittgenstein,
philosophie et expression de soi »
Après-midi: Session « Pour une
nouvelle physionomie du langage: Wittgenstein et Lichtenberg »
14h30: Alfred Nordmann (TU Darmstadt, University
of South Carolina, Lichtenberg-Gesellschaft) - « Eine Bilderschrift
fürs Ohr – A Pictorial Script for the Ear: Lichtenberg and Wittgenstein
on the Physiognomy of Signs »
15h15: Elise Marrou (Université Paris
10, EXeCO) - « Le Witz de la tyrannie orientale: présentation
grammaticale ou expérience de pensée? »
16h15: Klaus Speidel (Université Paris
4) - « Change of perspective as a heuristic device in Lichtenberg’s
and Wittgenstein’s thought »
17h: Sophie Djigo (UPJV) - « Witz et satire
chez Lichtenberg et Wittgenstein: un autre ton pour la philosophie »
Organisation: Sabine Plaud Contact: Sabine.Plaud@univ-paris1.fr
--- Appel à contribution. Colloque international
du réseau « Droit(s) contre loi ? » 16 et 17
octobre 2008 à l'Université Paris VII – Denis Diderot
Avec l’appui de l’Agence Universitaire de la Francophonie Université
Paris VII – Denis Diderot, Centre de Sociologie des Pratiques et des Représentations
Politiques, Université Paris VIII – Vincennes/Saint Denis, Laboratoire
d’études et de recherches sur les Logiques Contemporaines de la
Philosophie, Collège International de Philosophie, Organisation:
Anne Kupiec, Ninon Grangé, Julie Saada, Hourya Bentouhami. Le souci
du droit. Où en est la théorie critique ? Nul ne peut nier
que la réflexion sur le droit ait été, et continue
d’être, l’un des centres d’intérêt les plus productifs
de la philosophie ou de la sociologie politique. Cette préoccupation
pour le droit, révélatrice d’un phénomène qu’on
peut considérer comme spécifique d’une certaine « modernité
», s’est largement concentrée sur les conditions de la préservation
des droits subjectifs dans le cadre des processus de légitimation
propres aux démocraties. Or cette approche, à partir de cette
tradition de la pensée de l’Etat de droit, a pu conduire à
une dépolitisation du droit dans le mouvement même qui s’en
saisissait pour en consacrer la valeur absolue. Difficile alors, dans ce
contexte de sacralisation du droit, de penser une théorie critique
qui en proclame la part nécessairement politique. Nous nous proposons
donc dans ce colloque de réfléchir sur la théorie
critique en droit dans l’acception que lui donne l’Ecole de Francfort,
à savoir une démarche soucieuse d’articuler les concepts
fondamentaux de la philosophie aux recherches empiriques propres à
la sociologie, et ce dans une perspective d’émancipation, dénonçant
les différentes formes de domination. Au-delà de la simple
restitution de ces contributions historiques à la théorie
du droit, c’est ce qu’on pourrait appeler l’esprit de la Théorie
Critique que nous aimerions mettre en avant: il s’agira, de ce point de
vue, d'examiner la manière dont certaines traditions de philosophie
et de sociologie juridique et politique se sont inspirées soit de
la démarche de l’Ecole de Francfort, soit encore de ses conclusions,
pour renouveler la question du souci du droit dans des contextes et des
problématiques économiques, sociales et politiques actuelles.
En quoi consiste alors ce parti pris « critique » des études
sur le droit ? Comment se traduit-il ? A-t-il prioritairement pour objet
la production d’une théorie matérialiste du droit ? Ou s’agit-il
simplement d’une théorie du droit réfléchissant sur
ses propres conditions d’énonciation à des fins de légitimation
? Pour répondre à ces questions il conviendra peut-être
de saisir la critique hors du simple champ épistémologique
pour lui faire recouvrir tout son sens pratique et donc politique. Si en
effet la pensée critique est un mode de compréhension de
la réflexivité - nécessairement hétéronome
parce qu’elle s’applique à ce dehors qui la constitue - alors elle
doit s’atteler à dénoncer l’injustice sociale et les formations
idéologiques qui maintiennent cette dernière. Ainsi, au-delà
de l’opposition simpliste entre positivisme et criticisme, il s’agira lors
de ce colloque de s’interroger sur l’actualité d’une attitude critique
en droit qui compte déjà quelques antécédents
théoriques bien précis comme les travaux des juristes de
gauche de la République de Weimar, dont une partie (notamment Rusche
et Kirchheimer) donnera lieu à des études longtemps sous-estimées
en France, mais aussi comme l’école dite des Critical Legal Studies
à partir des années 1980, aux Etats-Unis, et dont l’usage
fécond de la déconstruction derridienne inaugura ensuite
d’autres traditions critiques en droit comme celle proposée par
la Critical Race Theory. Nous nous intéresserons donc de manière
à la fois historique et contemporaine à cette émergence
et à l’actualité d’une théorie critique en droit dans
des domaines d’études aussi variés que le droit international,
les études féministes, les études sur la culture,
les minorités, etc. qui mettent en avant, respectivement ou de manière
croisée, des formes de domination relevant aussi bien de la domination
de classes, de genre que de race. Les propositions d’intervention, d’une
vingtaine de lignes environ, pourront aborder l’une ou l’autre perspective
suggérée dans l’argumentaire (une présentation historiographique
ou une orientation plus contemporaine de la théorie critique en
droit) et devront nous parvenir avant le 5 mars 2008 à l’adresse
suivante: bhourya@hotmail.com
--- Programme des Cours d'Anne Fagot-Largeault
pour l'année 2008. Lieu: Collège de France, 11 pl. Marcelin
Berthelot, 75005 Paris (Amphi Maurice Halbwachs). Horaire: le jeudi de
10h30 à 12h30. Contact: +33(0)1.44.27.14.16 (ou 14.17) ONTOLOGIE
DU DEVENIR, 2
- jeudi 31 janvier 2008 - approches du devenir
- science et philosophie «l'intelligence fige tout ce qu'elle atteint
» (Bergson)
- jeudi 07 février 2008 - les sciences
de la vie comme sciences historiques - « a diachronic, synthetic
science provides a historical narrative » (Ghiselin)
- jeudi 14 février 2008 - éléments
nomologiques - lois, causes, entités_? – lois de la génétique
et « gène éclaté » (Gros), « gène-processus
» (Pontecorvo)
- jeudi 21 février 2008 - enrichissement
ontologique: épigenèse, émergence, créativité
naturelle - observer, décrire, conduire, maîtriser le devenir
(l'exemple des cellules souches)
- jeudi 13 mars 2008 - créativité
scientifique_: clones, hybrides, cybrides, biologie de synthèse
- la « conquête sur l'inconnu » (Ch. Nicolle)
- jeudi 20 mars 2008 – orateur invité,
Pr. Denis Duboule (université de Genève, zoologie & biologie
animale) : l'évolution biologique et ses ‘mécanismes’
- jeudi 27 mars 2008 - « ‘acte’ désigne
... ce qui fait être » (M. Blondel) quelle ontologie pour les
sciences de la vie?
Anne
Fagot-Largeault est Professeur titulaire de la Chaire de Philosophie des
sciences biologiques et médicales (Collège de France) et
Membre de l'Institut (Académie des sciences). Un document écrit
donnant le plan du cours et les références bibliographiques
est distribué à chaque séance et affiché après
le cours, avec l'enregistrement audio du cours, sur le site du Collège
de France.
--- La prochaine séance du séminaire
"Penser
la guerre" aura lieu mardi 12 février à 19 heures à
l'EHESS en salle 2 (105, bd. Raspail, Paris 6e). La séance
portera sur "Les transformations de la guerre". Invités: Frédéric
Gros, auteur de États de violence. Essai sur la fin de la guerre
(Gallimard, 2005) et le colonel Benoît Durieux, docteur en histoire,
auteur de Relire De la guerre de Clausewitz
(Economica, 2001). Le
séminaire est ouvert à tous. Penser la guerre: autour des
recherches et des publications récentes. Le mardi de 19 heures à
21 heures, EHESS, 105, bd Raspail, Paris 6e, salle 5.
- 25 mars 2008: Guerre, paix et sécurité:
un état des lieux Général Vincent Desportes, directeur
du Centre de doctrine d'emploi des forces (Ministère de la Défense),
auteur de La guerre probable (Economica, 2007) et André-Marie
Yinda Yinda, docteur en science politique, auteur de L'art d'ordonner
le monde: usages de Machiavel (L'Harmattan, 2008).
- 8 avril 2008: La terreur et la puissance: Les
États-Unis au Moyen-Orient. Philippe Droz-Vincent, maître
de conférences de science politique à l'IEP Toulouse, auteur
de Vertiges de la puissance: le «moment américain»
au Moyen-Orient (La Découverte, 2007) et Olivier Chopin, docteur
en science politique, auteur d'une thèse sur les services secrets
en démocratie (EHESS, 2004).
- 6 mai 2008: Une sociologie de la guerre? Jean
Baechler, professeur émérite de sociologie à l'université
Paris-IV Sorbonne, auteur de Nature et histoire (PUF, 1999) et Frédéric
Ramel, professeur de science politique à l'université Paris-XI,
auteur de Les Fondateurs oubliés. Durkheim, Simmel, Weber, Mauss
et les relations internationales (PUF, 2006).
--- Séminaire
Cerphi-Sophiapol Histoire
de la pensée politique. 1er semestre 2008 Penser la modernité
politique.
Programme:
- 13 février, 17-19h, Université
de Nanterre, salle L 206 Comment penser la modernité politique ?
Le modèle TTC Conférencier: Pierre-François Moreau
(Professeur, ENS-LSH) Président de séance: Christian Lazzeri
(Professeur, Université Paris X - Nanterre)
- 12 mars, 17-19h, Université de Nanterre,
salle L 206 Que font les historiens de l'État moderne? Conférencier:
Jean-Frédéric Schaub (Directeur d’études, EHESS –
Oxford) Président de séance: Robert Damien (Professeur, Université
Paris X - Nanterre)
- 09 avril, 17-19h, Université de
Nanterre, salle L 206 La conscience d’historicité des modernes Conférencier:
Alexandre Escudier (Chargé de recherche, CEVIPOF) Président
de séance: Gérard Raulet (Professeur, Université Paris
– Sorbonne)
- 14 mai, 17-19h, Université de Nanterre,
salle L 206 Les métamorphoses de la légitimité démocratique
Conférencier: Pierre Rosanvallon (Professeur, Collège de
France) Président de séance: Alain Caillé (Professeur,
Université Paris X - Nanterre)
Pour contacter les responsables: - Didier Ottaviani:
ottaviani@cerphi.net - Christophe Miqueu: cmiqueu@yahoo.fr
--- Nietzsche’s
Ecce Homo A Centenary Conference at the Institute of Germanic & Romance
Studies School of Advanced Study, University of London 27-28 November 2008
CALL FOR PAPERS. Keynote speakers include: Keith Ansell Pearson,
Steven Aschheim, Paul Bishop, Lesley Chamberlain, Daniel Conway, Carol
Diethe, Rüdiger Görner
Friedrich Nietzsche’s intellectual autobiography
Ecce Homo has always been a controversial book. Nietzsche prepared it for
publication just before he became incurably insane in early 1889, but his
sister and literary executor, Elisabeth, held it back until after his death,
and it finally appeared only in 1908. For much of the first century of
its reception, Ecce Homo met with a sceptical response and was viewed as
merely a testament to Nietzsche’s incipient madness. It occupied a tenuous
position in the canon of his works, and a definitive scholarly edition
was published as late as 1969. In recent decades, though, there has been
increased interest in the work, especially in the English-speaking world,
where R. J. Hollingdale’s 1979 translation gained it a substantial new
readership. Two more English translations have appeared in recent years,
and another is pending.
Ecce Homo represents in many respects both a
summation of Nietzsche’s philosophical outlook and a supreme example of
his stylistic strengths and weaknesses. Almost half the book is devoted
to a reappraisal of his earlier works, often from a highly partial perspective.
He is deliberately outrageous with the ‘megalomaniacal’ self-advertisement
of his chapter titles, and brazenly claims ‘I am not a man, I am dynamite’
as he attempts to explode one preconception after another in the Western
philosophical tradition.
This centenary conference will re-assess Ecce
Homo from both philosophical and philological viewpoints. Papers (in English
or German, max. 30 minutes) are invited on any aspect of the text and its
contexts, for example its:
o genesis, composition and complex publication
history
o key concepts and philosophical arguments
o historical (in)accuracy and relation to Nietzsche’s
earlier works
o intertexts, from the Bible to Paul Bourget
o rhetorical and narrative strategies
o hybrid generic status as literary-philosophical
autobiography
o projected readership and reception by later
writers
o contemporary relevance and relation to more
recent philosophical developments
o theoretical interpretation (feminism, psychoanalysis,
deconstruction …)
It is anticipated that selected papers from the
conference will be published. Please submit proposals (max. 500 words)
by 31 March 2008 to both of the organisers: Professor Duncan Large (d.a.g.large@swan.ac.uk),
School of Arts/German, Swansea University, Singleton Park, GB-Swansea SA2
8PP and Dr Nicholas Martin (n.c.martin@bham.ac.uk), Department of German
Studies, University of Birmingham, Ashley Building, GB-Birmingham B15 2TT
INSTITUTE OF GERMANIC & ROMANCE STUDIES
University of London School of Advanced Study
Room ST272, Senate House, Malet Street, London
WC1E 7HU
Telephone: +44 (0)20-7862 8966 Fax: +44 (0)20-7862
8672
Email: jane.lewin @sas.ac.uk
--- 7-8 février 2008,
Rencontre internationale de phénoménologie, organisée
à l’Université de Toulouse Le Mirail par Alexander
Schnell et Pierre Kersberg. Partenaire: Association
pour la Promotion de la Phénoménologie.
--- 28 mars 2008, Colloque
« Subjectivité et Production », organisé à
l’Université de Toulouse Le Mirail par Jean-Marie Vaysse.
Télécharger
le programme
--- 1-2 avril 2008, Ateliers
« Présence du néoplatonisme dans la philosophie française
contemporaine », organisés par Alain Petit et Sylvain
Roux à Villejuif (Centre Jean Pépin CNRS/UPR 76).
Partenaires:
Centre Jean Pépin (CNRS/UPR 76), Centre International d’Etude de
la Philosophie Française Contemporaine de l’ENS Ulm, Erasmus Mundus
« Philosophies allemande et française ».
--- 28 avril 2008, Atelier
« Philosophie et psychopathologie I: Autour d’Antonin Artaud »,
organisé par Jean-Christophe Goddard et Pierre Montebello à
l’Université de Toulouse Le Mirail.
--- 5-6 mai 2008, Journées
Internationales Fichte d’Aix-en-Provence « Perçées
vers l’absolu », organisées par Emmanuel Cattin et Max
Marcuzzi à l’Université d’Aix. Partenaires:
Institut d’Histoire de la Philosophie (Université d’Aix/CNRS), Internationale
Fichte-Gesellschaft.
--- 9-10 mai 2008: Ateliers
sur la Critique de la Raison dialectique de Sartre, organisés
par Emmanuel Barot et Franck Fischbach, Guillaume Le Blanc à l’Université
de Toulouse Le Mirail et à l’Université Michel de
Montaigne de Bordeaux.
--- 15-16 mai 2008, Ateliers
« Les figures de la subjectivité et de l’aliénation
dans le cinéma II: Cinéma politique et critique sociale »,
organisés par Eric Dufour à l’Université de Toulouse
Le Mirail. Partenaire: cinéma Le Cratère.
--- 19 mai 2008, Atelier
« Philosophie et psychopathologie II: Autour de Maine de Biran »,
organisé par Jean-Christophe Goddard et Pierre Montebello à
l’Université de Toulouse Le Mirail.
--- 7 juin 2008, 20 septembre
2008, Séminaire international: « La tradition johannique
jusqu’à l’Anweisung zum seligen Leben de Fichte », organisé
par Julie Casteigt à l’Université de Clermont-Ferrand.
--- 1er-3 octobre 2008, Colloque
international « L’Intellect et l’Un dans le Médioplatonisme
», organisé par Alain Petit et Sylvain Roux à Clermont-Ferrand
(Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand II).
--- 6-8 novembre 2008, Ateliers
« Pour une approche non anthropologique de la subjectivité
(Deleuze, Ruyer, Tarde, Whitehead), organisés par Didier Debaise,
Jean-Christophe Goddard et Pierre Montebello à l’Université
de Toulouse Le Mirail.
--- Décembre 2008:
Journée d’études Hölderlin, Université Blaise
Pascal, Clermont-Ferrand (organisée par Emmanuel Cattin).
--- Séminaire 2008 de Jacques Bouveresse
La philosophie peut-elle être systématique et doit-elle l’être?
Collège de France, 11 place Marcelin Berthelot. Paris (5ème)
De 16 H 30 à 18 H 30, salle 5
Calendrier février-mars
- Mercredi 6 février Denis Perrin (Université
de Grenoble) Construire une synopsis, construire un système (I)
- Mercredi 13 février Gabriella Crocco
(Université d’Aix-en-Provence)Sur les rapports de la philosophie
et de la science dans la pensée
contemporaine.
- Mercredi 20 février Jocelyn Benoist
(Université Paris 1, Institut Universitaire de France) Le prix du
réalisme.
- Mercredi 27 février Fabrice Pataut (IHPST,
Paris) La philosophie analytique doit-elle être systématique
? Davidson, Dummett,
Williams.
- Mercredi 5 mars Claudine Tiercelin (Université
Paris 12, Institut Universitaire de France) L'ontologie est-elle la clé
d'un système philosophique ?
- Mercredi 12 mars Gerhard Heinzman (Archives
Poincaré, Nancy) La systématicité du dialogue en tant
que “structure pragmatique” de la
proposition élémentaire.
- Mercredi 19 mars Kevin Mulligan (Université
de Genève) Description, Apories et Système
- Mercredi 26 mars Jean-Jacques Rosat (Collège
de France) Construire une synopsis, construire un système (II)
- Mercredi 2 avril Jacques Bouveresse (Collège
de France) Martial Gueroult et la philosophie de l’histoire de la philosophie.
--- Call for Papers für die 10. Internationale
Konferenz der Spinoza-Gesellschaft. Philipps Universität Marburg,
26.-28. Sept. 2008. Die Natürlichkeit des Menschen und der
Welt. Plenarvorträge: Dieter Birnbacher (Düsseldorf), Andrea
Esser (Marburg), Alan Gabbey (Columbia University), Petra Gehring (Darmstadt),
Barbara Merker (Frankfurt), Ursula Renz (ETH Zürich), Winfried Schröder
(Marburg), Robert Spaemann (Stuttgart), Rudolf Stichweh (Luzern), Han van
Ruler (Rotterdam), Lutz Wingert (ETH Zürich). Call for papers für
die folgenden Sektionen:
- Wirkungen des Spinozistischen Naturverständnis
- Natur und Geschichte
- Natur und Geist
- Natur und Gesetzmässigkeit
- Natur und Religion
Abstracts (Deutsch oder Englisch) können
unter Angabe der Sektion an folgende Email-Adresse geschickt werden: hampe@phil.gess.ethz.ch
Preisfrage: Wie natürlich ist der Mensch? Essays können bis zum
15. Mai 2008 zusammen mit einem einseitigen CV an renz@phil.gess.ethz.ch
geschickt werden . Teilnahmebedingungen: Die Teilnehmenden dürfen
nicht Inhaber einer Professur sein und dürfen bis zum 31. Dezember
2008 das 35. Lebensjahr noch nicht überschritten haben. Preis: 1000
Euro. Der preisgekrönte Essay wird an der Konferenz vorgestellt und
in den Konferenzakten veröffentlicht.
--- Thomas
Morus - Utopia und das Genre der Utopie in der Politischen Philosophie.
Kolloquium des Instituts für Philosophie der Universität Karlsruhe
(TH) sowie des Instituts für Kulturforschung Heidelberg im Kloster
Bronnbach / Taubertal vom 2. bis 4. April 2008.
Zum Kolloquiumsthema: Thomas Morus' De Optimo
Reipublicae Statu deque nova insula Utopia Libellus vere aureaus, nec minus
salutaris quam festivus (»Von der besten Staatsverfassung und
von der neuen Insel Utopia, ein wahrhaft goldenes Büchlein, genauso
wohltuend wie heiter«) ist ein Klassiker der Politischen Philosophie.
Das 1516 erstmals erschienene Buch prägte die spätere Tradition
der teils theoretisch, teils literarisch motivierten Ausarbeitung fiktiver
Staatsmodelle, und der von Morus kreierte Eigenname jener Insel wurde zur
Gattungsbezeichnung für politische Fiktionen. Utopia ist daher unter
anderem auch der Archetypus aller positiven Staatsutopien. Sein Anregungspotential
und seine wirkungsgeschichtliche Stellung machen das Werk zu einem der
bis heute einflussreichsten Bücher in der Geschichte des politischen
Denkens.
Der Name »Utopia«, von griechisch
»ou« und »tópos« abgeleitet, bezeichnet
ein »Nirgendwo«, durch dessen Unauffindbarkeit alle Sehnsüchte
in eine unerreichbare Ferne projiziert werden. Als Utopie gilt somit eine
Vorstellung, die als Idee zwar denkbar, aber unmittelbar nicht umzusetzen
ist. Sie ist Wunschtraum, Konzept und Vision einer Welt oder einer Zeit,
in der eine neue gesellschaftliche, religiöse oder technische Ordnung
herrscht. Solange es einen »real existierenden Sozialismus«
gab, den man gegen die Ansprüche seiner geistigen Väter als Utopie
denunzieren oder aber um seines positiv-utopischen Potentials willen verteidigen
konnte, hatte die Utopieforschung Hochkonjunktur. Das ist seit dem Fall
der Berliner Mauer und dem Ende der bipolaren Welt Vergangenheit. Der Utopie-Begriff
war ein hart umkämpfter Angelpunkt in der ideologischen Auseinandersetzung
der Zeit des Kalten Krieges. Von Theodor W. Adorno über Isaiah Berlin,
Ernst Bloch, Martin Buber, Émile Cioran, Charles Fourier, Ralf Dahrendorf,
Karl R. Popper oder Jewgenij Samjatin reicht die Kette der Autoren, die
sich dem Utopiebegriff unter diesen Vorzeichen gewidmet haben.
Das Kolloquium will die alte Debatte nicht wiederbeleben,
sondern vielmehr hinterfragen, mit welchen Chancen auf gesellschaftspolitische
Diskussion heute überhaupt noch fiktive Staatsmodelle in der modernen
Demokratie westlicher Prägungen ausgearbeitet werden können.
Sind beispielsweise die modernen, weltweit stark rezipierten Entwürfe
wie John Rawls' Theorie der Gerechtigkeit, Robert Nozicks' Anarchie, Staat,
Utopia oder die Sphären der Gerechtigkeit von Michael Walzer überhaupt
als Utopien zu klassifizieren? Oder sind die fiktiven Elemente in ihnen
so realitätsnah, dass man sie nicht mehr als utopisch beschreiben
kann? Brauchen wir überhaupt Utopien, um in der Lage zu sein, neue,
»zukunftsfähige« Modelle der politischen Organisation
einer Gesellschaft zu entwerfen? Oder ist die Politische Philosophie so
saturiert, dass selbst unter dem Veränderungsdruck der Globalisierung
die Möglichkeiten der Weiterentwicklung positiver Staatsmodelle so
begrenzt sind, dass in absehbarer Zeit mit neuen Staatsutopien nicht zu
rechnen sein wird?
Vor diesem Hintergrund soll die Struktur und
Operativität der Gattung »Utopie« als einer Form der Politischen
Philosophie auf dem Kolloquium diskutiert und analysiert werden. Da die
Begriffsbestimmung des Utopischen zu allen Zeiten einen festen Anhaltspunkt
einzig am literarischen Prototyp aller Utopien, nämlich an Morus'
Utopia finden konnte, sollen die Kolloquiumsbeiträge das Thema Thomas
Morus' »Utopia« und das Genre der Utopie in der Politischen
Philosophie in dieser historisch-systematischen Orientierung aufgreifen.
Ausgehend von Morus soll die Behandlung des Utopie-Begriffs
bei nachfolgenden Autoren und in klassischen Positionen der Politischen
Philosophie diskutiert werden, und zwar auch mit dem Ziel, die Relevanz
und Aktualität dieses Begriffs für das Verständnis unserer
gegenwärtigen politischen Lebensformen zu bestimmen.
Länge der eingereichten »Paper«:
3.000 bis max. 3.500 Wörter. Bei Annahme erfolgt auch Abdruck im Tagungsband
(Universitätsverlag Karlsruhe).
Dauer und Art der Veranstaltung: Im Mittelpunkt
des Kolloquiums steht der aktive Austausch zwischen den Teilnehmerinnen
und Teilnehmern, daher ist die Teilnehmerzahl inklusive Referenten auf
insgesamt 30 Personen beschränkt. Das Kolloquium zielt bewusst darauf
ab, mittels des Rückgriffs auf Thomas Morus' Utopia das Utopiengenre
und sein Anregungspotential für die Gegenwart und Zukunft der Politischen
Philosophie sowohl mit jungen Wissenschaftlerinnen und Wissenschaftlern
als auch mit Studierenden höherer Semester zu diskutieren.
Es sind insgesamt drei Vortragsrunden mit unmittelbarer
Diskussion nach jedem Vortrag, ein Abschlussvortrag sowie eine Abschlussdiskussion
mit allen Referenten des Kolloquiums geplant. Das Kolloquium beginnt am
Nachmittag des 2. April 2008 und endet am frühen Nachmittag des 4.
April 2008.
Veranstaltungsort: Kloster
Bronnbach Bronnbach 9 97877 Wertheim
Wissenschaftliche Leitung: Hans-Peter Schütt,
Ulrich Arnswald / Institut für Philosophie der Universität Karlsruhe
(TH)
Kontakt: Herr Ulrich Arnswald M.A. M.Sc. Universität
Karlsruhe Institut für Philosophie Kollegium am Schloß, Bau
II 76128 Karlsruhe Tel. 0721.608.2149 Fax 0721.608.3084 E-Mail: arnswald(at)philosophie.uni-karlsruhe.de
--- Alter/Altern.
Über Simone de Beauvoirs Studie Das Alter. Internationale Konferenz
Anlässlich von Simone de Beauvoirs 100. Geburtstag (1908–1986). Age/Aging
On Simone de Beauvoir’s The Coming of Age. International Conference On
the Occasion of Simone de Beauvoir’s 100th Birthday (1908–1986). 22.–23.
Februar 2008 Universität Wien Universitätscampus
Aula, Hof 1 Spitalgasse 2 1090 Wien.
--- International colloquium: Character and
Emotions University of Geneva, Swiss Center for Affective Sciences. Focus
“Aesthetic Emotions” April 25, 2008. Salle B 112, Uni Bastions, Geneva.
The term “character” is used to refer to the
distinctive features of a person or of a group and to the protagonists
in a play or a novel. In Ancient times, the brief and poignant essays called
Characters, attributed to the peripatetic Theophrastus, depicted the psychological
and moral attitudes of various human types, and their pride, ambition,
vanity, fear, generosity, stupidity, hastiness, malice, avarice, shamelessness,
etc… In Theophrastus’ portraits, virtues and vices include what we would
call today emotions, dispositions, and the behavior they imply. The “character
sketch” became a fashionable genre in the 17th century among English and
French writers, such as Bishop Joseph Hall (Characters of Virtues and Vices,
1608), and Jean La Bruyère (who added to his 1688 translation of
Theophrastus’ Characters sketches of contemporary manners). David Hume,
whose arguments are still seminal for contemporary ethical theories, considered
that the characters and actions of human beings varied immensely, and that
these differences were increased by education and habits. “Character and
manners” was an important issue all through the 18th century both in philosophy
and in literature, witnessing the permeability between fiction and reality.
In all times, all major writers, who deal with emotions and human actions,
cannot but be deeply concerned with the temperament and personality of
the characters in their novels.
Literary criticism in the last half a century
has moved away from what were once central questions about character and
characters. But, challenged by analytical philosophy, by works in psychology
on the fragmentation and lack of character, as well as by other interdisciplinary
perspectives, it is now returning to such questions. What can the representation
of characters tell us about ethical dilemmas and problems? What is the
relation between art and life, reality and fictional worlds? What are the
differences between characters and character in the theater, film and the
novel? What can art tell us about the relations between character, personality,
temperament and the emotions?
This colloquium, organized by the Affective Sciences
research team on “Aesthetic Emotions,” is addressed to philosophers, art
historians, film and theatre critics and literary scholars.
Organisers: Patrizia Lombardo (patrizia.lombardo@lettres.unige.ch),
Thomas Cochrane (thomas.cochrane@gmail.com)
Appel à textes
--- Sens-Public.org: Appel
à contribution : L’héritage de Mai 68.
Ressources
--- La vie des idées.
Enseignement
--- Appep:
pétition concernant le temps de correction laissé
au baccalauréat 2008.
31 mars 2008- 15 avril 2008
Colloques, conférences
et séminaires (non reporté dans le calendrier)
--- Colloque international « Kant et Wolff : Héritages et Ruptures », 27-28 juin 2008, Cité Universitaire Internationale de Paris, organisé par Sophie Grapotte et Tinca Prunea-Bretonnet, sous le double patronage de la Société d’Etudes Kantiennes de Langue Française et du CERPHI, avec le soutien financier du CIERA et du CNRS. "La pensée de Christian Wolff est déterminante pour une large partie de la pensée allemande au XVIIIe siècle, a fortiori pour la philosophie de Kant – le système wolffien embrassant tous les horizons du savoir à cette époque et le wolffianisme s’étant partout répandu, tant dans l’université qu’en dehors de celle-ci. Les premiers travaux du philosophe de Königsberg, en particulier la Monadologie physique (1756), en portent la trace. On sait par ailleurs que plus tard, durant ce qu’on appelle la période critique, Kant marqua sa distance à l’égard de ce qu’il considérait comme le dogmatisme philosophique. Les travaux accomplis par le Groupe de travail sur la philosophie allemande au XVIIIe siècle (CERPHI) ont cependant montré que les choses étaient moins simples que celles que l’on présente habituellement de ce point de vue. Au fil des années s’est, en effet, constituée une sorte de vulgate, vraisemblablement d’inspiration néo-kantienne, dans laquelle le kantisme représente le triomphe de la raison qui s’extrait enfin de sa gangue dogmatique dont le dernier avatar, et le plus développé, est ce que l’on nomme alors « le rationalisme wolffien ». L’on sait moins cependant que l’intrication des deux pensées est extrêmement importante. La philosophie de Wolff imprègne bien plus largement et profondément que l’on l’imagine souvent la pensée de Kant : elle fournit le cadre du pensable et institue le champ de bataille de la métaphysique de l’époque, elle constitue l’origine historique et philosophique des principales questions présentes dans la Critique de la raison pure, notamment celles relatives à la légitimité d’une psychologie rationnelle et d’une psychologie empirique, sans parler de la cosmologie rationnelle, science par lui inventée et si présente dans les problématiques de la critique kantienne. Le peu d’études sur la question mérite donc qu’un premier point soit fait sur la présence de « Wolff dans Kant », tant dans les champs mentionnés ci-dessus que dans les autres domaines de la philosophie. Il s’agira ainsi de déterminer, aussi précisément que possible, comment la philosophie de Kant s’articule à celle de Wolff. Cette articulation pourra être envisagée de quatre façons : implicite ou explicite, de reprise ou de rejet. Ce faisant, ce colloque, qui ambitionne d’intervenir à un double plan – historique aussi bien que systématique –, permettra de mettre en évidence l’influence considérable, mais trop souvent ignorée voire occultée de Christian Wolff sur la philosophie kantienne dans ses principaux champs : logique, métaphysique, éthique, esthétique, théologique". Contact : sophie.grapotte@gmail.com
--- Haskala et Aufklärung. Philosophes Juifs des Lumières
Allemandes. Colloque International Jeudi 22 mai - vendredi 23 mai 2008.
École Normale Supérieure, 45, rue d'Ulm, 75005 Paris,
Salle des Actes. « On reconnaît souvent dans le XVIIIe siècle
allemand l'époque bénie et révolue d'une véritable
symbiose des cultures philosophiques juive et allemande. Les figures de
Moses Mendelssohn et de Salomon Maïmon sont sans doute les plus célébrées
sinon les plus représentatives du mouvement de la haskala, les «
Lumières juives », mais d'autres penseurs moins connus, tels
Lazarus Bendavid, Markus Herz etc. y jouent un rôle important. L'ambition
du colloque est de faire un état des lieux des recherches internationales
sur la haskala en Allemagne, en s'attachant à mettre en évidence
la richesse et la diversité de la pensée juive de l'Allemagne
du XVIIIe siècle et l'importance de sa contribution aux grands débats
philosophiques du siècle. / Il s'agira donc, après avoir
rappelé le contexte institutionnel et historique, de donner voix
à une multitude de texte méconnus, rédigés
en allemand et en hébreu : des traités philosophiques, des
correspondances, des commentaires bibliques et philosophiques, des autobiographies
intellectuelles, mais aussi des écrits scientifiques. On s'attachera
à mieux cerner les influences qui s'exercent dans les deux sens
: d'un côté la haskala, par le contact avec la philosophie
et la terminologie philosophique du dix-huitième siècle allemand,
constitue à certains égards une réforme du judaïsme
traditionnel. De l'autre, elle contribue certainement à enrichir
ou infléchir la philosophie allemande. / On a relevé le lien
très étroit qu'entretiennent les maskilim, les philosophes
juifs des Lumières avec la philosophie allemande de leur temps,
celle de Leibniz et de Christian Wolff d'abord et celle de Kant par la
suite, laquelle suscite des réactions fortes, des résistances
(dans le cas de Mendelssohn ou de Herz) et des adhésions partielles
et critiques qui prennent souvent la forme de commentaires métacritiques
(Bendavid, Maïmon). Pourtant, contre une certaine tendance de l'historiographie
courante à traiter ces penseurs comme de simples représentants
d'une école, qu'elle soit wolffienne ou kantienne, on s'efforcera
de les lire pour eux-mêmes. Nous aborderons en conclusion la réception
et l'actualité de la philosophie juive-allemande des Lumières,
son influence sur l'idéalisme (Fichte) et chez des penseurs juifs
plus récents, comme Hermann Cohen et Emmanuel Levinas. / Pour répondre
à quelques-unes de ces questions et pour restituer des dialogues
souvent complexes entre des penseurs et des traditions hétérogènes,
ce colloque réunira des spécialistes d'origines et de compétences
diverses, des historiens de la philosophie allemande et hébraïque,
mais aussi des spécialistes de l'histoire culturelle, allemande
et juive.»
--- Collège de France. Philosophie du
langage et de la connaissance — Pr. Jacques Bouveresse. Colloque Wittgenstein:
les images de l’esprit. 10 & 11 avril 2008. 11 place Marcelin-Berthelot,
Paris (5eme). Amphithéâtre Guillaume Budé.
- Jeudi 10 avril. 9H 30 – 10H 45 : Denis
Perrin (Université Pierre-Mendès-France, Grenoble)Ressemblance
et synopsis : l’aveugle à la signification comme objet de comparaison.
11H – 12H 15 : Wolfgang Kienzler (Friedrich Schiller Universität,
Iéna)The psychological concepts from the philosophical Grammar to
the Investigations. 14H – 15H 15 : Jean-Philippe Narboux (Université
Bordeaux III) La pensée aux dimensions de l’image.
15H 15 – 16H 30 : Élise Marrou (Université
Paris X, EXeCO–Paris I)
“L'essentiel dans l'intention, c'est l'image”.
La figurativité à l'épreuve
de l'intentionnalité. 16 H 45 – 18 H :
Céline Vautrin (Collège de France, EXeCO–Paris I) «Être
une image» : question de forme et question d’usage.
- Vendredi 11 avril. 9H 30 – 10H 45 :
Sandra Laugier (Université de Picardie-Jules-Verne, Amiens) La voix
est-elle une image de l’esprit?
11H – 12H 45 : Edoardo Zamuner (University of
Edinburgh, University of
Melbourne) Wittgenstein on Perception, Emotion,
and Expression. 14H – 15H 15 : Joachim Schulte (Universität Zurich)
The Life of a Picture. 15H 15 – 16H 30 : Jean-Jacques Rosat (Collège
de France) Les paraphrases, images du langage et images de l’esprit. 16
H 45 – 18 H : Ludovic Soutif (EXeCO–Paris I) L’image du contenu. De sa
critique grammaticale dans les années 1930 à sa réhabilitation
partielle dans les Remarques sur la philosophie de la
psychologie.
--- LE CENTRE CULTUREL FRANCO ITALIEN vous
invite à participer : Conférence de Jean Michel DUCOMTE,
enseignant à l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse et président
de la Ligue de l’enseignement. Mercredi 9 avril 2008 - à 20h30.
Espace Cosmopolis, passage Graslin, 18 rue Scribe - Nantes Entrée
libre. "Benedetto CROCE, une conscience éclairée au cœur
d’une identité italienne politique en construction". Benedetto
Croce (1866-1952) a marqué de son empreinte la culture politique
et la pensée de la première moitié du XXe siècle
dans son pays. Penseur du libéralisme politique, il articule une
vision de l'histoire, de l'esthétique et de la littérature
qui associe rationalisme et imagination créatrice. L’histoire n’a,
selon lui, d’autre logique, d’autre moteur que l’aspiration des hommes
à la liberté. Il a quelquefois été comparé
au Victor Hugo qui se dresse contre le Second Empire ou au Zola du "J'accuse"
: il sait, quand survient l'urgence, user de sa notoriété
pour refuser l'inacceptable. N'est-ce pas lui qui, en 1921, rédige
le Manifeste des intellectuels antifascistes ? Croce fut aussi un formidable
acteur de l’éducation populaire, dans l’espace culturel et politique
italien.
L’œuvre de Benedetto CROCE. Il est impossible
de se livrer à une recension complète de son œuvre que lui-même
tentera de présenter sous forme de recueil Filosofia, Poesia, Storia,
fragments tirés de ses diverses publications. Dans l’épilogue
de son Histoire de l’Europe au XIXe siècle, initialement publiée
en 1932, il exprime une confiance dans l’avenir que n’était parvenu
à démentir les difficultés de l’heure.
Jean-Michel DUCOMTE, le conférencier,
est professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Toulouse, avocat
à la Cour, Président de la Ligue de l’Enseignement, a publié
de nombreux travaux sur la question de la laïcité. Il a également
travaillé sur Giordano Bruno et sur Hermann Hesse. L’intérêt
qu’il porte pour l’œuvre et le parcours de Benedetto Croce, s’inscrit dans
un champ de préoccupations plus large. Pourquoi s’intéresser
aujourd’hui à la figure de Benedetto CROCE A certains moments de
l’histoire, des personnes parviennent à incarner, consciemment ou
inconsciemment, les articulations profondes de leur époque et sont
en mesure d’offrir des exemples qui éclairent des réalités
ultérieures. Croce reste moderne. Mais pour prendre la mesure de
son actualité, il convient de dépoussiérer la statue
pour permettre d’apprécier la subtilité de la pensée.
Informations Centre Culturel Franco Italien 1
rue du Guesclin 44 000 – Nantes Tél : 02 40 35 39 43.
--- Vendredi 11 avril 2008 de 15h00 à
18h00 en Amphithéâtre Leroy-Beaulieu 27, rue Saint Guillaume,
75007 Paris Leçons de choses publiques autour de Quentin Robert
Duthie Skinner. La direction scientifique de Sciences Po a le plaisir
de vous inviter à une conférence du Professeur Quentin Duthie
Skinner,
le grand historien anglais (Cambridge University)
de la pensée politique.
Dans le mot "chose publique", on l'oublie trop
souvent, il y a le mot "chose". Prendre en compte, d'une façon nouvelle,
la matérialité de la chose publique, tel est le but de cette
réunion exceptionnelle.
La conférence se déroulera autour
de deux intervenants :
Le Professeur Quentin Robert Duthie Skinner
: "Thomas Hobbes’s Res Publica and its materiality "
Le Professeur Oleg Kharkhordin (Université
Européenne de Saint Petersbourg): “What's the 'thing' of the
Res Publica ?”
La discussion sera animée par le Professeur
Bruno Latour qui présentera également le dispositif de l'Abbé
Nicéron recréée à l'occasion de l'exposition
Making Things Public (Centre d’art et médias de Karlsuhe, 2005).
--- La « preuve » par l’image. Usages rhétoriques et argumentatifs de l'image en science et en droit. Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL), CNRS – EHESS. Mardi 8 avril 2008. Lieu: EHESS, amphithéâtre, 105 Bd. Raspail, 75006 Paris.
--- International colloquium: Character and
Emotions. University of Geneva, Swiss Center for Affective Sciences. Focus
“Aesthetic Emotions” April 25, 2008. Salle B 112, Uni Bastions, Geneva.
«The term “character” is used to refer to the distinctive features
of a person or of a group and to the protagonists in a play or a novel.
In Ancient times, the brief and poignant essays called Characters, attributed
to the peripatetic Theophrastus, depicted the psychological and moral attitudes
of various human types, and their pride, ambition, vanity, fear, generosity,
stupidity, hastiness, malice, avarice, shamelessness, etc… In Theophrastus’
portraits, virtues and vices include what we would call today emotions,
dispositions, and the behavior they imply. The “character sketch” became
a fashionable genre in the 17th century among English and French writers,
such as Bishop Joseph Hall (Characters of Virtues and Vices, 1608), and
Jean La Bruyère (who added to his 1688 translation of Theophrastus’
Characters sketches of contemporary manners). David Hume, whose arguments
are still seminal for contemporary ethical theories, considered that the
characters and actions of human beings varied immensely, and that these
differences were increased by education and habits. “Character and manners”
was an important issue all through the 18th century both in philosophy
and in literature, witnessing the permeability between fiction and reality.
In all times, all major writers, who deal with emotions and human actions,
cannot but be deeply concerned with the temperament and personality of
the characters in their novels. Literary criticism in the last half a century
has moved away from what were once central questions about character and
characters. But, challenged by analytical philosophy, by works in psychology
on the fragmentation and lack of character, as well as by other interdisciplinary
perspectives, it is now returning to such questions. What can the representation
of characters tell us about ethical dilemmas and problems? What is the
relation between art and life, reality and fictional worlds? What are the
differences between characters and character in the theater, film and the
novel? What can art tell us about the relations between character, personality,
temperament and the emotions? This colloquium, organized by the Affective
Sciences research team on “Aesthetic Emotions,” is addressed to philosophers,
art historians, film and theatre critics and literary scholars.
--- A l'occasion du lancement du Master interuniversitaire
en philosophie des sciences (ULB, ULg, FUNDP, UCL), un colloque se tiendra
le vendredi 25
avril 2008 ( au Socrate 43, Place Cardinal Mercier 14 à Louvain-la-Neuve).
Il aura pour thème : Modélisation et vérité
en sciences. Michel Bitbol, Bernard Feltz, Michel Ghins, Bertrand
Hespel, Bruno Leclercq, Marc Peeters, Michael Ruse, Isabelle Stengers.
--- Sophiapol Séminaire Cerphi-Sophiapol.
Histoire de la pensée politique 1er semestre 2008 : Penser la modernité
politique. Programme :
- Mercredi 13 février, 17h-19h,
Université de Nanterre, salle L 206 Comment penser la modernité
politique ? Le modèle TTC Conférencier : Pierre-François
Moreau (Professeur, ENS-LSH) Président de séance : Christian
Lazzeri (Professeur, Université Paris X - Nanterre).
- Mercredi 12 mars, 17h-19h, Université
de Nanterre, salle L 206 Que font les historiens de l'État moderne
? Conférencier : Jean-Frédéric Schaub (Directeur
d’études, EHESS – Oxford) Président de séance : Robert
Damien (Professeur, Université Paris X - Nanterre).
- Mercredi 9 avril, 17h-19h, Université
de Nanterre, salle L 206 La conscience d’historicité des modernes
Conférencier : Alexandre Escudier (Chargé de recherche, CEVIPOF)
Président de séance : Gérard Raulet (Professeur, Université
Paris – Sorbonne).
- Mercredi 14 mai, 17h-19h, Université
de Nanterre, salle L 206 Les métamorphoses de la légitimité
démocratique Conférencier : Pierre Rosanvallon (Professeur,
Collège de France) Président de séance : Alain Caillé
(Professeur, Université Paris X - Nanterre).
--- Plato in the Stoa. A workshop on Plato's
legacy in Stoicism. The workshop will be held in the School of
Classics, University of St
Andrews, on Saturday September 6th 2008, starting at 9.30am.
--- CNRS -UPR 76. "Noétique et théorie
de la connaissance dans la philosophie arabe des IXe-XVIIe siècles"
Jeudi 10 avril - vendredi 11 avril 2008.
- Jeudi 10 avril. 10h30-13h Philippe Vallat (Damas)
La prophétie chez Fârâbî.
- Vendredi 11 avril 10h30-13h Gerhard Endress
(Bochum) "La tradition philosophique d'al-Kindî dans le milieu courtois
du IVe/Xe siècle: noétique, épistemologie, et la Purification
des moeurs (Mikswayh, Abu Hayyan al-Tawhidi)". 14h30-17h Khashayar Azmoudeh
(Paris) La noétique de Suhravardî.
Les séminaires ont lieu à Villejuif
Campus CNRS 7 rue Guy Moquet-94800 Villejuif Tel: 01 49 58 36 63.
--- La Société Rhône-Alpes
de Psychosomatique (SRAP) organise ce colloque : Guérir - Regards
croisés de médecins, psychologues, psychanalystes, philosophes,
anthropologues Lyon, samedi 24 mai 2008.
--- La théorie en pratique. Troisième
journée d'études doctorales de l'équipe Philosophies
Contemporaines organisée par Gaëlle Périot-Bled, Sabine
Plaud et Mélanie Plouviez. Samedi 12 avril 2008 Université
Paris 1 - 17, rue de la Sorbonne - UFR de philosophie, Salle Lalande.
Session: L'éthique et son applicabilité.
10h: Solange CHAVEL (UPJV): «Qu'est-ce qui ne va pas dans l'éthique
de la discussion?». 10h45: Nicolas DE LONGEAUX (NoSoPhi) - «Quelle
place pour les éthiques environnementales dans le débat politique
contemporain?». 11h45: Pascal DUVAL (EXeCO) - « La "fin de
la conversation": "Justice" et "Tort absolu" chez Cavell - une "critique"
de Rawls ».
Session : De la possibilité des théories
normatives. 14h: Mélanie PLOUVIEZ (NoSoPhi) - « La sociologie:
une "science normative"? Débats autour de la sociologie durkheimienne
». 14h45: Aurélie PFAUWADEL (EXeCO) - « Normalisation
et normativité dans la psychanalyse lacanienne ». 15h30 :
Charles GIRARD (NoSoPhi) - « Pour des théories de moyenne
portée en philosophie normative ».
Session : La philosophie comme art. 16h30
: Julien BLANC (UPJV) - « La vie avec ou sans principes: le Transcendantalisme
comme philosophie pratique ». 17h15 : Sally BONN (Centre de Philosophie
de l'art) : « Un art philosophique? »
Publications
--- Grande
édition Marx-Engels (GEME): Lancement officiel du projet, mercredi
16 avril à La Sorbonne. Grande édition Marx-Engels (GEME).
Le projet de Grande édition de Marx et d’Engels en français,
la GEME, se propose de réaliser le projet jusqu’ici souvent initié
mais jamais abouti d’une édition complète des oeuvres des
deux auteurs, ainsi que des outils nécessaire au travail scientifique
sur leurs écrits (index des concepts, etc). Aujourd’hui, ce travail
est notamment rendu possible grâce au projet Marx-Engels Gesamtausgabe
(MEGA), qui a publié près de soixante tomes des écrits
de Marx et Engels, soit plus de la moitié de l’ensemble prévu.
Cette initiative est conduite en partenariat avec les Éditions sociales,
l’association GEME, l’Université de Bourgogne et la Fondation Gabriel
Péri. L’Université de Bourgogne organise une série
de séminaires qui se proposent, «dans le cadre du travail
critique qui accompagne cette entreprise de traduction, d’ouvrir de nouvelles
perspectives de recherches philologiques et historiques». Le premier
séminaire aura lieu le 28 mai 2008.
Lancement officiel du projet : mercredi 16 avril
à La Sorbonne Avec les interventions de :
• Jean Salem, professeur à l’Université
de Paris-I, directeur du Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée
Moderne ;
• Isabelle Garo, présidente de l’association
GEME, professeur en classes préparatoires, Lycée Faidherbe
(Lille),
• Serge Wolikow, professeur à l’Université
de Bourgogne, président du réseau des MSH ;
• Michael Krätke, représentant de
la MEGA (Marx-Engels-Gesamtausgabe), professeur à l’Université
d’Amsterdam ;
• Robert Hue, président de la fondation
Gabriel Péri, sénateur.
Mercredi 16 avril 2008, 19h La Sorbonne
(Université Paris-I) Amphithéâtre Lefebvre 17,
rue de la Sorbonne - Paris 5e.
Lors de cette soirée sera présentée
le premier volume de la Grande Edition Marx-Engels en français,
la Critique du programme de Gotha de Karl Marx. Ce volume est présenté
et traduit par Sonia Dayan-Herzbrun et Jean-Numa Ducange.
Ressources
--- Nouveau site web des Archives Henri Poincaré.
--- Nouvelle adresse du site de la société de philosophie de Bordeaux.
--- Lettre
de liens socio de mars 2008.
Enseignement
--- Les
indicateurs sur la "valeur ajoutée" des établissements viennent
d'être publiés par le Ministère.
28 mai 2008
Colloques, conférences et séminaires
--- PAF 2008-2009. Une campagne avancée
d'inscription sera ouverte du 20 mai au 09 juin 2008 pour les actions suivantes:
1) préparations aux concours internes de personnels d'enseignement,
d'éducation et de direction. 2) formations de formateurs. Les informations
utiles (listes des actions, procédure d'inscription) sont disponibles
sur le site du SAFCO à l'adresse : www.ac-toulouse.fr/paf
--- Journée "James et Bergson" du 29 mai. «JAMES ET BERGSON» Journée scientifique proposée par S. Madelrieux. Centre Georges Canguilhem Université Paris 7 Denis Diderot. «Il y a cent ans paraissaient simultanément ‘L’Évolution créatrice’ de Bergson et ‘Le Pragmatisme’ de James. Pour James, ‘L’Évolution créatrice’ était « un véritable miracle dans l’histoire de la philosophie » ; pour Bergson, ‘Le Pragmatisme’ était « le programme, admirablement tracé, de la philosophie de l’avenir ». Les deux auteurs ont partagé une même gloire, puis un commun oubli. Aujourd’hui que leurs œuvres font de nouveau l’objet de l’attention philosophique, une nouvelle comparaison s’impose, instruite cette fois des contresens du passé. Jusqu’où la psychologie de James et celle de Bergson concordent-elles ? Qu’y a-t-il de commun entre leurs philosophies de la connaissance ? Faut-il voir dans l’empirisme pluraliste de James une tentative similaire à la métaphysique de la durée que propose Bergson ? En quel sens soutiennent-ils l’un et l’autre une morale du héros et une religion du mystique ? D’où vient leur goût partagé pour les « recherches psychiques », ancêtre de la parapsychologie? Au-delà de ces questions particulières, cette journée d’études se voudrait une contribution à la compréhension des nombreux échanges entre pragmatisme et bergsonisme, instrumentalisme et conventionnalisme, anti-intellectualisme et modernisme, qui ont ouvert la philosophie du XXe siècle.
--- Séminaire
PERCEPTION DES VALEURS. Université de Technologie de Compiègne
(Costech)/ Université de Picardie Jules Verne (Curapp). Présentation
générale: Les récentes réflexions sur
le "souci des autres" et les éthiques du care ont réorienté
la question de la perception morale vers l'attention au proche, la perception
appropriée des situations et sentiments, mais aussi, et à
l'inverse, sur l'importance des "perceptions morales hétérodoxes"
(Meyers) et des formes de "distance morale" (Diamond). On s'intéressera
du même mouvement à certains usages de la méthode phénoménologique
qui ont tenté de décrire la manière dont les valeurs
se constituent (on pourra ainsi solliciter aussi bien une "phénoménologie
expérimentale" que les descriptions proposées par Emmanuel
Lévinas, Alfred Schütz - et la liste n'est bien sûr pas
close). Les enjeux méthodologiques au coeur du travail sociologique
(expliquer, démontrer ou décrire) pourront être abordés
à travers l'étude des pratiques de "care". Enfin, la critique
des notions de "valeur absolue" et "intrinsèque", qui a été
amorcée tant par Dewey que par Wittgenstein, pourrait éclairer
à nouveaux frais les débats actuels. PROGRAMME.
* VENDREDI 4 AVRIL 10h00 -10h30 Introduction
B. Olszewska / F. Sebbah. 10h30 - 12h00 : Ch. Lenay (UTC, Costech) et F.
Sebbah (UTC-Costech), "Croisement perceptif : ce qui nous touche" 12h00-
12h30 : M. Pavlopoulos (Université Paris 1, Execo): "Après
l'effondrement de la dichotomie fait/valeur : Quelle psychologie de l'action
? Quelle réalité pour les valeurs ?"
* VENDREDI 23 MAI VENDREDI 23 MAI
*10h - 12h : Sandra Laugier (UPJV - CURAPP) et Paola Marrati (The Humanities
Center. The Johns Hopkins University), « Transformations de la
perception morale: la série américaine 'The Wire'».
Résumé : Les séries américaines, au même
titre et peut-être encore plus que, le cinéma depuis quelques
années, sont le lieu d’une élaboration, morale particulière.
C’est cette forme d’expression publique, d’enjeux moraux que nous souhaitons
examiner, en prenant un exemple, particulièrement important ; celui
de la série américaine 'The, Wire', sise à Baltimore,
qui met en scène notamment le devenir et, les interactions de communautés
de trafiquants de drogue et de, policiers, mais aussi de politiciens, syndicalistes,,
journalistes... Nous nous intéressons, dans cette œuvre, à
la, transformation de la perception morale opérée progressivement
par, la fréquentation régulière de personnages singuliers
(les membres, des gangs), à l’élaboration de modèles
moraux non-conformistes, (Omar), à la reformulation du rôle
de l’éducation morale (saison, 4). L’idée générale
qui guide notre recherche est qu’une attention, particularisée au
caractère moral est rendue possible par ce cadre, esthétique
de la série, et ouvre ainsi le spectateur à une, transformation
de ses critères moraux. A travers une série, d’extraits tirés
des différentes saisons et commentés tour à tour,
par Paola Marrati et Sandra Laugier, on tentera de présenter cette,
nouvelle forme d’exploration (ou de sociologie) morale. *12h - 13h30 :
Patricia Paperman (Paris 8, EHESS-CEMS). «Indifférence
et indifférenciation » Résumé : Il s'agit
d'une réflexion sur les sociologies du sens commun (Schütz
et Ethnométhodologie), et les obstacles qu'elles posent pour l'analyse
de la perception des valeurs du point de vue des agents. Lieu : I.M.I.,
62 Bd Sébastopol, 75003, Paris, salle Vinci, 2ème étage,
pour toutes les séances sauf pour la séance du 4 avril
(salle Descartes)
* VENDREDI 27 JUIN 10h00 - 12h00 : B.
Geay, (UPJV-CURAPP), Romuald Bodin, (EHESS-CSE), David Sorin (documentariste).
"Image, mobilisation, argumentation" Discutant : I. Sainsaulieu,
(LISE-Site Pouchet du CNRS) 12h00 - 13h30 : B. Olszewska, (UTC-COSTECH)/
M. Barthélémy, (EHESS-CEMS) "Négociations autour de
l'usage du vernis à ongles : école, famille et normes" 14h30
- 15h30 : D. Cefaï, (Université Paris X-Nanterre et EHESS-CEMS),
E. Gardella, Doctorant en sociologie, (ENS Cachan), E. Le Méner,
Coordinateur Observatoire du Samu social international, Ch. Mondémé,
Master 2 Sciences du Langage, (Université Lyon 2) "Les funambules
du tact. Ethnographie de l'aide d'urgence aux sans-domicile" 15h30 - 16h30:
M.Breviglieri, (Université ParisV, EHESS-GSPM) "Ethnographie du
geste de soin et du consentement sans la parole" 16h30 - 17h30: .B. Dupret
(CEDEJ): "Morale ou nature : Négocier la qualification de la faute
dans une affaire égyptienne d'homosexualité"
* VENDREDI 4 JUILLET 10h00 - 11h30 : S.Chavel,
(UPJV-CURAPP) "Se mettre à la place d'autrui : la place du point
de vue dans le raisonnement pratique" 11h30 - 13h30 : M.Jouan, (UPJV-CURAPP)
"La perception des valeurs comme reconnaissance : quelques hypothèses
sur l'aveuglement moral" 14h30 - 16h00 : V.Rosenthal, (EHESS-MoDyCo) /
Y.M. Visetti, (CREA-Polytechnique) "Valeurs, physionomies et modèles
de l'expression" 16h00-17h30 : L. Quéré (EHESS,Institut Mauss-CEMS)
"Emotions et perception des valeurs"
--- COLLOQUE.
Perspective in Physics and Philosophy Paris: Carré des Sciences:
16-19 Juin 2008. Les sujets principaux de ce colloque sur "La Perspective
en physique et en philosophie" sont le rôle des perspectives interne
et externe et les notions de représentation, de répère
et de contexte dans de nombreux champs interreliés en physique et
en philosophie. Le colloque fait partie des activités du projet
FOUNDPHYS de l'ANR (IHPST, CREA, LARSIM) et de la collaboration sur 'Time
and Perspective in the Quantum World' entre l'Université de Sydney
et l'IHPST. Le comité organisateur, Harald Atmanspacher (IGPP, Freiburg)
Guido Bacciagaluppi (University of Sydney et IHPST) Michel Bitbol (CREA)
Jacques Dubucs (IHPST) Alexei Grinbaum (LARSIM) Jenann Ismael (University
of Sydney) Huw Price (University of Sydney).
--- Colloque J.-F. Lyotard Séminaire
des doctorants de philosophie de Paris X – Nanterre 4, 5 et 6 juin 2008
Bâtiment K (Salle de conférences)
- Mercredi 4 juin Esthétique et politique.
9h30-10h30 - Maud Pouradier (Paris X, CRD, Doctorante, dir. M. Saison,
Creart-Phi), « Penser l'enregistrement musical et la musique avec
Jean-François Lyotard. » 10h30-11h30 - Géraldine Sfez
(Paris X, Doctorante, dir. C. Perret, Creart-Phi), « « Les
Immatériaux » : (penser et) exposer l'envers de la matière.
» 12h-13h - Dorothée Marcinik (Paris X, Doctorante, dir. B.
Saint Girons, IREPh-DIPSA), « Voir avec Lyotard » 14h-15h -
Florent Jakob (Paris X, Doctorant, dir. D. Franck, IREPh-DIPSA), «
L'articulation du politique et de l'esthétique dans l'Inhumain,
ou éléments pour une critique de l'expérience contemporaine.
» 15h-16h - Valentina Ragno (Paris X, Doctorante, dir. C. Malabou,
Sophiapol), « Rudiments païens en philosophie, une lecture transversale
de Lyotard et Foucault. » 16h30-17h30 - Aurélien Chastan (Paris
X, Doctorant, dir. B. Saint Girons, IREPh-DIPSA), « Littérature
mineure et enfance ». Jeudi 5 juin Tradition philosophique, langage
et figure 9h30-10h30 - Miriam Bankovsky (Paris X/ Université
de New South Wales, Sydney, Doctorante, dir. C. Malabou), « Lyotard
sur l'incommensurabilité de l'éthique lévinassienne
et l'impératif catégorique kantien. » 10h30-11h30 -
Elise Marrou (ATER Paris X, Doctorante Paris I, dir. C. Chauviré,
Execo), « La phrase présente-t-elle au moins un univers ?
» 12h-13h - Michel Olivier (Paris X, doctorant, dir. J.-M. Salanskis,
IREPh-DIPSA), « Suffit-il de laisser le "Arrive-t-il ?" arriver ?
Une transcription linguistique de la question. » 14h-15h - Emiliano
Trizio (Paris I, Archives Husserl, Archives Poincaré) « Phénoménologie
et histoire : l'histoire comme objet, l'histoire comme projet » 15h-16h
- François Chomarat (Paris X, Doctorant, dir. B. Bensaude-Vincent,
IREPh-DIPSA), « Déplacements avec Lyotard » 16h30-17h30
- Juan Luis Gastaldi (Bordeaux III, Doctorant, dir. C. Ramond et J.-M.
Salanskis, Montaigne-Humanités, LNS – Lumières, nature, société),
« Qu'est-ce qu'une figure ? Lyotard, Deleuze et le problème
d'une formalité non discursive. »
Vendredi 6 juin Politique
et enfance 9h30-10h30 - Marie Goupy (ENS Lyon, Doctorante, dir. M.
Senellart, Triangle), « Lyotard et la guerre d'Algérie. La
guerre et la révolution. » 10h30-11h30 - Lambert Dousson,
(Paris X, ATER, Doctorant, dir. C. Perret, Creart-Phi), « La réfutation
du négationnisme : une ontologie politique de la mémoire
(Jean-François Lyotard, Pierre Vidal-Naquet, Patrice Loraux). »
12h-13h - Marie Garrau (Paris X, AMN, Doctorante, dir. C. Lazzeri, Sophiapol)
et Alice Le Goff (Paris X, ATER, Doctorante, dir. C. Lazzeri, Sophiapol),
« Les usages du concept de tort dans la philosophie politique contemporaine.
» 14h-15h - Emmanuel Brassat (Paris X, Doctorant, dir. J.-M. Salanskis,
IREPh-DIPSA), « Lyotard et l'éducation, la question de l'infantile
» 15h-16h - Natacha Israël (Paris X / Saint Louis Bruxelles,
Doctorante, Dir. Martine de Gaudemar, Sophiapol, et Laurent Van Eynde),
« Néoténie, dette et histoire selon Lyotard »
16h30-17h30 - Claire Pagès (Paris X, AM, Doctorante, dir. C. Malabou,
Creart-Phi), « De quoi l'enfance est-elle le nom dans Lectures d'enfance
? »
--- Dans le cadre du séminaire inter-universitaire
"Affectivité,
imaginaire et création sociale" 4, 5 et 6 juin 2008, les
départements de philosophie des Facultés universitaires de
Namur et de Saint-Louis ainsi que la Faculté des sciences philosophiques
de l'UCL, organisent trois journées d'études. Lieu : Facultés
universitaires Saint-Louis, Boulevard du Jardin botanique 43, B – 1000
Bruxelles, Salle des examens (2ème étage).
--- Journée d'étude, 3 juin 2008:
Jugement et Affectivité: Questions sur la Subjectivité Morale.
Université Picardie Jules Verne, École Doctorale Sciences
Humaines et Sociales, Faculté de Philosophie – Master SAVOIRS M2.
--- SÉMINAIRE D'ÉPISTÉMOLOGIE
ET D'HISTOIRE DES SCIENCES. Parc Valrose. Salle de conférences,
bâtiment de mathématiques (Laboratoire Dieudonné).
MARDI 3 JUIN 18 heures «INERTIE ET NON INERTIE: GALILÉE, NEWTON,
EINSTEIN... SE SERAIENT-ILS TROMPÉS?» par Jean-Pierre PROVOST
(INLN, Université de Nice Sophia). «Depuis toujours, l'«
homme » s'est intéressé aux « phénomènes
» associés à la matière (ses mouvements, ses
mutations, sa pesanteur ...) et à la lumière. Pour les étudier,
ses premières références ont été l'espace
et le temps ; il a développé la géométrie et
l'astronomie. Puis, s'étant aperçu que l'espace n'est pas
absolu, il n'a cessé depuis d'adopter les référentiels
inertiels de Galilée. La physique (au sens large) est devenue l'étude
du « non-inertiel », avec, dans ses débuts newtoniens,
l'introduction des notions d'accélération et de masse inertielle
(résistance à l'accélération). Prenant en compte
l'invariance de la vitesse c de la lumière, Einstein a ajouté
que sous toute masse inertielle (pas inerte du tout) se cachait de l'énergie.
Depuis longtemps aussi, il invoque des principes d'extremum et s'étonne...
que ça fonctionne. Fermat nous a appris que la lumière minimise
son temps de trajet, et Maupertuis que « la Nature économise
l'action ». La minimisation de la quantité caractérise
en effet aussi bien le mouvement inertiel que les lois des chocs, et il
en est de même en relativité einsteinienne de la quantité
, où t est la durée propre de chaque particule, qu'elle s'appelle
voyageur de Langevin, noyau radioactif ou neutrino. Il est temps de nommer
pour ce qu'elle est cette grandeur de la physique classique à laquelle
Planck a attribué en 1900 l'unité h, base de la physique
quantique. Pour cela, il convient de se débarrasser surtout du signe
« - » dépourvu de signification, éventuellement
des constantes c et h ... et si possible de ses préjugés.
On verra qu'il est alors très naturel de considérer que mt
est la non-inertie interne (on dira activité) de la masse m, que
le temps s'écoule comme l'activité d'une masse unité,
et que la vraie inertie (l'activité mt=0) ne correspond pas au «
repos » mais au déplacement à la vitesse c=1. Ce renversement
de la conception traditionnelle des notions d'inertie et de non-inertie,
que nous illustrerons par un paradigme simple, est aussi suggérée
par l'équation de Dirac et reste compatible avec toute la physique
actuelle. Mieux, il permet de porter un regard nouveau sur l'addition des
masses, l'identité des masses inertielle et gravitationnelle, la
masse de Planck... Dans l'exposé, qui minimisera le formalisme,
on parlera d'abord de l'inertie newtonienne et de son rapport à
l'action, puis du nouveau point de vue et du lien entre non-inertie et
gravitation.»
--- Paris, 5-7 juin 2008 Université
Paris 1 Sorbonne (salle D621 & salle Cavaillès) LE RELATIVISME
MEDIEVAL ET SON HERITAGE. Colloque international organisé par
D. Denery II et C. Grellard avec le soutien de Bodwoin College Université
Paris I Panthéon-Sorbonne (Gramata, EA 2482) CNRS (GDR 2522 «
Philosophie de la nature et de la connaissance au moyen âge et à
la Renaissance »). Programme du colloque. Jeudi 5 juin 14h-18h30
(Sorbonne Salle D621) Première partie : Théologie et Philosophie.
DOMINIQUE DEMANGE (EPHE) Pluralité des vérités et
architectonique dans la pensée médiévale; DALLAS G.
DENERY II (Bowdoin College) Protagoras and the Fourteenth-Century Invention
of Epistemological Relativism; CHRISTOPHE GRELLARD (Université de
Paris 1) Fides infidelis. La relativité des croyances chez Guillaume
d’Ockham; EMMANUEL BABEY (Université de Fribourg) Saint comme un
sage (stoïcien). Vendredi 6 juin 9h-12h30 (Sorbonne Salle Cavaillès)
Deuwième partie : Histoire de l’art. DORIT TANAI (University of
Tel Aviv) As Good as it Gets: The erosion of Perfection and Harmony in
Medieval Music. STEPHEN PERKINSON (Bowdoin College) Resisting Relativism
in Illuminated Historical Romances: The Case of the Master of Wavrin. BARBARA
PERUCKA (Université Adam Mickiewicz, Poznan) La verité
ou l’imagination? L’Orient dans les miniatures du Livre des merveilles
(Paris,BnF, ms. fr. 2810) quelques remarques nouvelles CLEMENA ANTONOVA
(American University in Bulgaria) The Role of the Beholder Relativism in
Medieval and Renaissance Art. Troisième partie : Littérature
et Culture Vendredi 6 juin 15h-17h30 RICHARD NEWHAUSER (Arizona State University)
Sir Gawain and the Ambiguity of Judgment. KEVIN GUFSTAFSON (University
of Texas, Arlington) Judgment, Relativism, and Spectral Secularity in Medieval
Representations of Sodom. CARINA JOHNSON (Pitzer College) Homo Cosmographus
and the Possibilities of Cultural Relativism. Quatrième partie :
Ethique et politique Samedi 7 juin 9h30-12h (Sorbonne Salle D 621) MARCO
TOSTE (Université de Fribourg) Non semper in omni materia querendum
quod est melius simpliciter : Le relativisme politique et éthique
dans les commentaires médiévaux à la Politique MARTIN
STONE (Katholieke Universiteit Leuven) Moral Pluralism, Relativism, or
Incommensurability? Explaining several troublesome features of medieval
ethics. Cinquième partie : Philosophie Naturelle. JOEL KAYE (Barnard
College) Relativity in Galenic Medical Theory and Medieval Galenism. AURELIEN
ROBERT (Ecole Française de Rome) Relativisme et théorie des
climats à la fin du moyen âge.
--- VITA LONGA: Durata della vita, vecchiaia
e prolongatio vite nella tradizione aristotelica e medica tra Antichità
e Rinascimento 13-14 giugno 2008 Università degli Studi di Torino
Facoltà di Lettere e Filosofia Via Sant-Ottavio, 20 Sala lauree.
--- SYMPOSION
Zwischen Hegel und Levinas; Between Hegel and Levinas. Konzept und Organisation:
Brigitta Keintzel (FWF-Research Fellow). 29. - 31. Mai 2008. Tagungsort:
Institut für Ethik und Recht in der Medizin (alte Kapelle), Uni-Campus
(altes AKH), Spitalgasse 2-4, 1090 Wien. "Die Moderne ist nach den geschichtlichen
Brüchen des 20. Jahrhunderts mit der Forderung konfrontiert, das ideengeschichtliche
Fundament Europas auf eine neue, pluralistische Grundlage zu stellen. Hegels
Philosophie gilt als wichtiger Bezugspunkt für die Entwicklung der
Philosophie im 20. Jahrhundert, der DenkerInnen unterschiedlichster Provenienz
zu Kritik, aber auch zu neuen Fragestellungen inspiriert hat, die wegweisend
für das Projekt der Moderne geworden sind. Wie auf dieser Grundlage
eine Konfrontation mit dem Ansatz von Levinas möglich ist, soll im
Rahmen dieser internationalen Tagung erörtert werden. Gerade die Verhältnisbestimmung
zwischen Hegel und Levinas ist zu Unrecht vernachlässigt worden, zeigt
sie doch die Reichhaltigkeit einer Auseinandersetzung, die über philosophische
Spezialprobleme hinausweist. Hegels und Levinas’ unterschiedliche Modelle
reflektieren das Spannungsverhältnis zwischen Universalismus und Partikularismen,
Glauben und Wissen, Ethik und Geschichte, Subjektivität und Geschlechterverhältnissen."
--- Pour son séminaire sur le thème
annuel du Mal Monique
Dixsaut se propose de commenter la phrase de Platon : «Il n'est pas
possible [.] que le mal s'abolisse » (Platon, Théétète,
176a). Cette intervention se tiendra mercredi 11 juin 2008 à
20h30, à la Maison de l'Architecture, salle de la chapelle, au 148,
rue du Faubourg Saint Martin, 75010 Paris, (M° Gare de l'Est), dans
le cadre des activités de la Cité Européenne des Récollets.
--- Journée des doctorants du
Centre de Recherches Politiques Raymond Aron. École des Hautes Études
en Sciences Sociales. Vendredi 13 juin 2008. Amphithéâtre
de l’EHESS, 105, bd. Raspail 75006 Paris. Claude Lefort et le politique.
20-30 septembre 2008
Stages, colloques, conférences
et séminaires (reporté dans le calendrier
en cours de refonte)
--- Colloque Temps Long, de la
physique aux sciences humaines, ENS (45 rue d'Ulm, Paris, salle des Actes),
les 25 (après-midi) et 26 septembre 2008. Colloque du "Groupe
Histoire-Philosophie-Sciences" de l’ENS (GHPS) Organisateurs: Claude
Debru, Thierry Paul. AFFICHE.
«Le temps est habituellement considéré sous deux angles:
l’instant et la durée, le premier sans épaisseur, la seconde
sans origine. La théorie des systèmes dynamiques, initiée
par Poincaré, a fait entrevoir une troisième dimension, celle
du temps long, potentiellement infini. Mais qu’en est-il également
de la présence et du traitement du « temps long » dans
d’autres disciplines, des sciences de la terre, et de la biologie, à
la psychologie et à l’histoire? Programme.
JEUDI 25 SEPTEMBRE
- 14 h: Pierre Buser. Jusqu’où le cerveau voit-il le temps ?
- 14 h 45: Claude Debru. William James, Henri Bergson, et l’élasticité
du temps psychologique
- 15 h 30: Giuseppe Longo. L'aléatoire à temps court,
long et infini
- 16 h 45: Hervé Le Treut. Le système climatique à
l'échelle des années ou
des siècles: un système stable ou instable?
- 17 h 30: Emmanuel Le Roy Ladurie. A propos de l’histoire du climat
d’Europe, du Moyen Âge à nos jours
VENDREDI 26 SEPTEMBRE
- 9 h 30: Pascal Richet. Le temps et la nature, de l’éternité
à la notion
d’évolution
- 10 h 15: Hervé Le Guyader. Temps et mémoires en biologie
évolutive, pièges et paradoxes
- 11 h 30: Jean-Baptiste Joinet. Des paradoxes au temps trop long:
Logique et complexité implicite.
- 12 h 15: Thierry Paul. Temps long et hasard au recouvrement
quantique/classique.
- 14 h 30: Charles Alunni. « Temps long »: mythe ou philosophie?
- 15 h 15: François Nicolas. Un temps musical ‘‘long’’pour un
grand Œuvre fait de nombreux opus ?
- 16 h 30: Vincent Courtillot. Temps long et échelles emboîtées
dans
l’histoire de la Terre
- 17 h 15: Maurice Aymard. La ‘longue durée’ aujourd’hui: bilan
d’un
demi-siècle (1958-2008)
--- Colloque international « L'Harmonie, entre Philosophie, Science et Arts, de l'Antiquité à l'âge moderne » Naples 25-27 septembre 2008. THETA (Théories et Histoire de l'Esthétique, du Technique et des Arts) CNRS - Centre Jean Pépin (UPR 76) Adresse postale: BP 8 - 94801 Villejuif Cedex – France Tél: +33 1 49 58 38 10 -- Fax: +33 1 49 58 36 64
--- Colloque International: L’INTELLECT ET
L’UN. Aspects de la métaphysique dans le médioplatonisme.
1-2 OCTOBRE 2008, salle 220, Maison des Sciences de l’Homme, 4, rue Ledru,
Clermont-Ferrand, organisé par Alain PETIT et Sylvain ROUX.
Mercredi 1er octobre: 1. L’UN
- 9h: J.M. Zamora (Université de Madrid):
L’hénologie de Modératus de Gadès.
- 9h45: A.Petit (Université de Clermont-Ferrand):
Peut-on parler d’hénologie chez Numénius ?
- 11h: A. Charles-Saget (Université de
Paris X-Nanterre): Transcendance et théologie négative avant
Plotin
2. L’ETRE
- 15h: S. Roux (Université de Poitiers):
Epekeina tés ousias: une formule platonicienne chez Numénius
et Alcinoos ?
- 15h45: F. Trabattoni (Université Milan):
La métaphysique de l’Exode: onto-théologie chez Philon, Numénius
et Plutarque.
- 17h: L. Lavaud (CPGE Montpellier): La connaissance
de soi chez Numénius et sa critique par Plotin.
Jeudi 2 octobre: 3. L’INTELLECT
- 9h: B. Castelnérac (Université
de Sherbrooke): La fragmentation de l’Un dans le multiple: une métaphore
du khôrismos
- 9h45: M. Zambon (Université de Padoue):
Logos divino e logoi creaturali nella teologia de Origene di Alessandria
- 11h: M. Bonazzi (Université de Milan):
Antioco e le idee di Platone
- 11h45: A. Michalewski (Université de
Paris I): L’intellect divin et son rapport aux intelligibles chez Longin.
4. DIEU ET L’UNIVERS
- 15h: L. Brisson (Centre Jean Pépin,
UPR 76/CNRS): Le Père dans les Oracles chaldaïques
- 15h45: A. Balansard (Université d’Aix-Marseille):
Figures du démiurge chez Plutarque, Galien et Alcinoos
- 17h: P. Hoffmann (EPHE): Plutarque et la pluralité
des mondes.
--- Colloque international "Exégèse
et méthode dans la pensée de l'antiquité tardive et
du haut moyen âge: la tradition platonicienne" organisé par
le Département de philosophie de l'UFSP, les 1-3 oct. 2008, à
Sao Paolo. COLÓQUIO INTERNACIONAL – UNIFESP – UNIVERSIDADE FEDERAL
DE SÃO PAULO – CURSO DE FILOSOFIA – 2008 01/OCT (4ª feira).
Local: UNIFESP – Auditório Azarias A. Carvalho – Rua Botucatu, 598
(Fundos) – Vila Clementino – SÃO PAULO – Tels.: 55391097; 55390107
(Silmara).
--- Journée d’étude à l’Université Rennes
1 UFR de Philosophie - Equipe d’accueil n°1270 «Philosophie
des Normes». Philosophie et sociologie dans l’École de
Francfort. Jeudi 2 Octobre 2008. La journée se déroulera
au Bâtiment 32 B – Campus de Beaulieu (Salle affichée à
l’UFR de Philosophie). «Ce que l’on a coutume d’appeler l’«
École de Francfort » rassemble des penseurs de style très
différent, comme Horkheimer, Adorno et Marcuse, mais aussi Habermas
et aujourd’hui Honneth. Si l’on cherche un trait commun à ces pensées,
ce pourrait être une certaine idée de la « philosophie
sociale », c’est-à-dire à la fois une conception de
la philosophie comme théorie critique de la société
et une certaine pratique de la recherche sociale. Le projet d’une philosophie
sociale a pris des formes historiques différentes. On trouve dans
les années 30 sous la plume du jeune Horkheimer la conception d’une
philosophie sociale impulsant des recherches concrètes, selon une
imbrication dialectique entre philosophie et sciences spécialisées.
Ce projet d’inspiration marxienne n’a pas été maintenu sous
sa forme initiale et cède la place dans les années 40 à
une critique de la raison et de la civilisation nourrie des thèmes
sociologiques. S’en est suivi ce que l’on a pu considérer comme
une disjonction entre une philosophie négativiste de l’histoire
et une pratique plus réformiste de la sociologie. La conception
élargie de la sociologie, comme philosophie sociale et critique
normative, est reprise à son compte par Habermas puis par Honneth.
Pour ce dernier, sa vocation est moins de fournir une théorie explicative
de la société que de procéder à un diagnostic
des « pathologies sociales » du temps présent et de
pointer les évolutions manquées de la modernité. Comment
penser ces pratiques mélangées, entre philosophie et sociologie,
que sont la « philosophie sociale », la « théorie
de la société » ou la « critique sociale »
? Et si un sens nouveau est donné à la sociologie par l’École
de Francfort, comment se résout la tension entre l’exigence d’objectivité
scientifique et le projet d’un diagnostic critique de l’époque ?
Comment penser un tel savoir engagé, ancré dans une perspective
morale et ayant des implications politiques? Pour cerner l’articulation
entre philosophie et sociologie dans l’École de Francfort, on éclairera
ce qu’elle doit à la sociologie allemande du tournant du siècle.
On s’intéressera également en aval à la forme qu’a
prise la théorie critique de la société par rapport
au projet initial : les concepts de communication (Habermas) et de reconnaissance
(Honneth) permettent-ils de prolonger ou de reformuler ce projet aujourd’hui
?»
Programme des interventions
- 9h15 - Accueil par Catherine Colliot-Thélène (Professeur
à l’Université de Rennes 1) et Jacqueline Lagrée (Professeur
et Directrice de l’équipe de recherche « Philosophie des normes
»)
- 9h30 - Introduction : « Philosophie et sociologie dans le programme
de Horkheimer», par Katia Genel (Doctorante à l’Université
de Rennes 1)
- 10h10-10H55 - « Physiognomonie de la forme de vie capitaliste,
Sur la théorie de la société d’Adorno », par
Axel Honneth (Professeur à l’Université J. W. Goethe de Francfort).
Intervention en anglais, une version française du texte sera disponible.
- 11h45-12h30 - « Les sources sociologiques de la théorie
critique (Weber, Tönnies, Mannheim) », par Klaus Lichtblau (Professeur
à l’Université J. W. Goethe de Francfort). Intervention en
anglais, un résumé français du texte sera disponible.
- 14h15-14h55 - « La philosophie sociale comme diagnostic historique
», par Aurélien Berlan (Université de Rennes 1)
- 15h45-16h25 - « La souffrance sociale comme objet pluridisciplinaire
», par Emmanuel Renault (Maître de Conférence
à l’ENS-Lyon). UFR de Philosophie, Université de Rennes 1
, Avenue du Général Leclerc, Campus de Beaulieu - Bât.
32 B - CS 74205. 35042 Rennes Cedex Téléphone : 02
23 23 63 02 - Fax : 02 23 23 51 51.
--- LES FORUMS DE SOCIÉTÉ
et les Revues parlées. TRACES DU SACRÉ. Maurice Godelier.
Est sacré ce que l'on ne peut ni vendre ni donner. Jeudi 2 octobre
2008, 19h30, Petite salle. «Le sacré, ce n'est pas seulement
le religieux. Est sacré ce que l'on ne peut ni vendre ni donner,
mais qu'il faut garder pour le transmettre en tant que support essentiel
d'identités que l'on désire voir survivre au cours du temps.
Dire que ce qui fonde les sociétés, c'est le sacré,
conteste une des « évidences » ethnologiques répétées
pendant des décennies, à savoir que les sociétés
seraient fondées sur l'échange, échange de personnes
et de marchandises, et échange de dons et de contre-dons. Ainsi,
notre Constitution est un objet non marchand (à la différence
des voix qui peuvent s'acheter !) ; elle appartient au peuple français
qui se l'est donnée à lui-même pour règle d'un
vivre-ensemble ; nul ne peut l'abolir (ou alors, on entrerait en dictature),
mais on peut la réviser, la compléter... On peut donc dire
que le sacré contient le religieux et intègre le politique,
et que ces deux composantes - politique et religieuse - sont à l'origine
de toute société dans la mesure où toute société
implique l'établissement d'une souveraineté.» Maurice
Godelier. Centre Pompidou, Petite salle, niveau -1, entrée libre
dans la mesure des places disponibles Information : Christine Bolron, 01
44 78 46 52, christine.bolron@centrepompidou.fr
--- Programme annuel du séminaire "Produire
l'éthique: éthique, matérialisme et sciences (Séminaire
2008/2009). Séminaire organisé par Pascal Charbonnat, François
Pépin et Marc Silberstein, et accueilli par Michel Morange, au Centre
Cavaillès de l’École normale supérieure de Paris.
Les séances se déroulent le premier mercredi de chaque mois
(d’octobre à juin) au Centre Cavaillès (3e étage,
29 rue d’Ulm, 75005 Paris), de 18 h 00 à 20 h 00, entrée
libre dans la limite des places disponibles.
«Produire
l’éthique, c’est supposer qu’elle n’est pas donnée ni reçue,
mais constituée dans et par la vie et les activités humaines.
Le séminaire se propose d’interroger ces modes de production sous
l’angle de leurs liens avec les sciences. C’est en ce sens qu’un questionnement
matérialiste de l’éthique pourra être dégagé.
Cela suppose de reconsidérer une division classique entre le champ
scientifique et l’éthique, en discutant l’idée courante de
neutralité scientifique prise comme amoralité totale interdisant
même un usage ou une portée éthiques des concepts,
résultats et analyses scientifiques. Mais une forme de neutralité
sert aussi à constituer l’autonomie de la science à l’égard
des pressions et débats moraux, politiques et sociaux. Un enjeu
du séminaire sera donc d’examiner les usages, les effets et la portée
éthiques de concepts construits selon une logique scientifique,
qui, sans être pure de toute implication morale, n’a pas pour fonction
première de résoudre des problèmes éthiques.
L’intérêt d’un détour par la science pour penser la
production de l’éthique réside dans la possibilité
d’interroger précisément ses modes de constitution (biologiques,
sociaux, médicaux, psychologiques, etc.) contre les traditions du
commandement reçu ou senti dans l’intériorité d’une
conscience transcendantale. L’histoire des pensées matérialistes
suggère la pertinence d’une articulation entre l’effort d’émancipation
des sciences à l’égard des champs religieux et politique,
et la libération de l’éthique par un usage des savoirs scientifiques
pour penser une morale pleinement immanente. Cela permet d’interroger la
spécificité d’une morale matérialiste dans la culture
d’un rapport particulier aux sciences. Le séminaire se propose d’examiner
la production de l’éthique selon trois angles principaux. Les sciences,
notamment humaines et sociales, établissent-elles des faits éthiques
intéressant le projet moral ? La question est alors de savoir s’il
faut dissocier ou articuler le traitement scientifique, par exemple par
des tentatives de quantification, de concepts à portée éthique
comme le bien-être ou la normalité mentale, et le projet éthique.
Y a-t-il un usage pertinent de savoirs scientifiques pour justifier et
critiquer des normes éthiques ? Les normes font depuis longtemps
partie des objets d’études scientifiques. Mais l’invocation de concepts,
de faits et de théories scientifiques dans l’entreprise de justification
des normes éthiques semble un problème spécifique
qui demande d’interroger les fonctions de la norme comme objet d’étude
et comme enjeu moral. Enfin, se pose une question récapitulative:
peut-on entièrement naturaliser l’éthique ? Notons également
que 2009 sera l’année Darwin, en raison du bicentenaire de sa naissance
et du cent cinquantenaire de la parution de L’Origine des espèces.
Ce séminaire, en présentant plusieurs séances consacrées
à la vaste question de la naturalisation de l’éthique, de
l’éthique évolutionniste (ou évolutionnaire), etc.,
s’inscrit donc pleinement dans les initiatives liées à cette
commémoration, dont l’intérêt – il faut le souligner
– n’est pas uniquement historiographique. Insister sur les enjeux programmatiques
autant que moraux du darwinisme contemporain s’avère, en notre époque
de résurgences des créationnnismes, d’une cruciale nécessité.»
Calendrier
des séances
-
Mercredi
1er octobre 2008
Le matérialiste et l’éthique:
un nouvel espace de discussion depuis les Lumières. François
Pépin (professeur agrégé dans le secondaire, docteur
en philosophie). L’intérêt des philosophies matérialistes
pour les sciences en vue de penser l’éthique pourrait être
considéré comme aussi ancien que ces philosophies elles-mêmes.
Mais notre introduction insistera sur certaines leçons des Lumières.
En effet, un nouveau rapport entre sciences et éthique se noue autour
des matérialismes du XVIIIe siècle, susceptible d’éclairer
les débats ultérieurs. Plusieurs pensées tentent ainsi
de construire un espace théorique où l’éthique puisse
être discutée d’une nouvelle façon, Notamment contre
les dualismes âme/corps et les références à
la transcendance ou à une conscience posée en guide absolu.
Un double enjeu se dégage. D’une part, un effort est mené
pour constituer un espace théorique où l’éthique se
discute sans que la menace d’une accusation (religieuse, morale et juridique)
l’encadre par le rappel de principes posés comme absolus. Se tourner
vers les sciences permet alors de se donner des méthodes de réflexion
critique. D’autre part, la réduction des dualismes et l’évacuation
de la transcendance implique de penser l’articulation de plusieurs catégories:
le physique et le moral; la norme et le fait; l’organique, le social et
le politique. Les sciences de la nature sont alors convoquées avec
ce qu’on n’appelle pas encore les sciences humaines pour envisager la dimension
éthique de l’homme dans une perspective immanentiste. L’un des intérêts
majeurs de ces tentatives matérialistes du XVIIIe est que la réflexion
éthique ne s’appuie pas sur des sciences données, déjà
constituées par ailleurs, mais sur des sciences en train de se faire.
Mercredi
5 novembre 2008
Bioéthique
de la réciprocité. Dominique Lestel (philosophe et éthologue,
maître de conférences, ENS, Paris). Les bioéthiques
contemporaines sont généralement défensives et négatives,
en mettant en avant des impératifs proscriptifs. Nous pensons qu’il
est aujourd’hui plus fécond d’essayer de développer des bioéthiques
positives qui s’appuient sur des impératifs prescriptifs. Avec la
notion de bioéthique de la réciprocité, nous présentons
et discutons une telle bioéthique positive basée sur la réciprocité
des services et des dons entre hommes et autres animaux, une réciprocité
régulée par une transaction juste plutôt que sur un
évitement systématique de la souffrance.
Mercredi
3 décembre 2008
Développement
des connaissances en biologie et émergence de droits pour l’animal.
Georges Chapouthier (biologiste, directeur de recherches CNRS).
Longtemps le statut de l’animal dans la philosophie a oscillé entre
l’« animal-sorte d’humain », susceptible, par exemple, d’être
poursuivi en justice, et l’animal-objet. C’est cette dernière conception
qui a triomphé en Occident à partir du XVIIe siècle,
avec la thèse cartésienne de l’animal machine, poussée
à l’extrême par son disciple, Malebranche. A son origine,
la biologie, telle qu’elle est exposée par Claude Bernard, est clairement
post-cartésienne dans sa conception de l’animal. Mais le développement
même des connaissances en biologie a ensuite permis de montrer la
proximité étonnante de l’homme et de l’animal sur les plans
génétiques, biochimiques, physiologiques, et même comportementaux
et affectifs. La théorie de l’évolution est venue compléter
cette évolution conceptuelle en révélant que l’homme
était bien un animal, cousin assez proche des chimpanzés.
Les plus récents développements de l’éthologie montrent
enfin que, même dans ce que les partisans d’une spécificité
humaine radicale considéraient comme inaccessible à l’animalité,
à savoir la culture, on trouve des « ébauches »
chez les animaux: utilisations d’outils, règles, langages, choix
esthétiques et… règles protomorales. Ce dernier point permet
d’ailleurs d’étayer fortement l’existence de bases naturelles de
la morale. Finalement la grande proximité de l’homme et de l’animal
a permis l’émergence de la notion de « droits de l’animal
». Comment comprendre ces droits ? Et comment faut-il les situer
par rapport aux droits de l’homme ?
Mercredi
7 janvier 2009
Une
théorie contractualiste et naturaliste de la morale. Nicolas Baumard
(philosophe, ENS et Institut Jean Nicod). La morale semble être
une affaire de négociation. Comme l’ont noté les philosophes
contractualistes (Hobbes, Rousseau, Kant, Rawls), nous agissons comme si
nous avions négocié un contrat avec les autres. Dans les
situations de justice par exemple, nous estimons que la distribution d’une
ressource doit être proportionnelle à la contribution à
l’entreprise commune. Dans les situations de solidarité, nous jugeons
que nous avons le devoir d’aider seulement si cela nous coûte peu
et rapporte beaucoup à celui que nous aidons. Notre travail ne se
veut pas normatif mais empirique. Il vise à rendre compte du caractère
contractualiste de nos jugements moraux. Hobbes avait cherché à
montrer que nous avons intérêt à nous comporter de
la sorte. La coopération est en effet nécessaire à
la survie. Or qui veut s’associer à un individu injuste et égoïste
? Pour autant, nous n’agissons pas moralement pour préserver nos
intérêts. Nous agissons moralement pour des raisons proprement
morales. La théorie contractualiste de la morale débouche
donc sur un paradoxe. Tout se passe comme si nos jugements moraux résultaient
d’une négociation portant sur les intérêts individuels.
Et pourtant, il n’y pas de négociation ! Ce paradoxe disparaît
si l’on se place dans une perspective naturaliste, et en particulier évolutionnaire.
Si en effet, nos jugements moraux sont le produit de la sélection
naturelle (et nous verrons qu’il y a de bonnes raisons de la penser), s’ils
ont évolués parce qu’il était dans l’intérêt
des individus de se comporter moralement (comme le pensait Hobbes), alors
il est possible d’expliquer la correspondance entre jugements et intérêts.
Au niveau évolutionnaire, les individus qui avaient une disposition
psychologique (un sens moral) contractualiste survivaient mieux que les
autres. Au niveau psychologique, nous sommes contractualistes non pas par
intérêts mais parce que nous suivons notre sens moral.
Mercredi
4 février 2009
Éthique
de la psychologie, psychologie de l’éthique, la psychologie comme
Éthique Cyrille Bouvet (psychologue clinicien, maître
de conférences, université Paris 10). La psychologie
clinique est concernée à plus d’un titre par le problème
de l’éthique. Premièrement, en tant que méthode d’intervention
thérapeutique auprès de personnes en souffrance, la psychologie
clinique doit construire et s’imposer un cadre éthique spécifique
limitant les abus de pouvoir toujours possibles dans les relations d’aide.
Du code de déontologie des psychologues aux polémiques actuelles
entourant les projets de législation des psychothérapies,
l’éthique de la pratique paraît ballottée entre des
conceptions contradictoires laissant un vide parfois inquiétant
dans les pratiques réelles. Deuxièmement, la psychologie
s’intéresse aussi à l’éthique en tant qu’objet d’étude,
à son origine et aux conditions de ses expressions. L’éthique
en tant que phénomène psychologique ancré dans la
réalité des relations précoces et actuelles ainsi
que dans la conflictualité entre les besoins égocentriques
et les valeurs dites « supérieures » paraît bien
moins « pure » et « noble » qu’une vision morale
et idéalisée pourrait le laisser croire. Troisièmement,
il arrive que certains courants de la psychologie s’attribuent une fonction
sociale éthique répondant en cela à la demande sociale
d’autorités morales proposant des guides de comportements et déterminant
ce qui est bien et mal. Mais peut-on considérer la psychologie comme
une éthique de vie ?
Mercredi
4 mars 2009
Êtes-vous
responsable? Édouard Guinet (professeur agrégé
de philosophie dans le secondaire, Paris). Dans le domaine judiciaire,
l’excuse de l’irresponsabilité peut être invoquée;
l’auteur des faits peut alors être orienté vers une prise
en charge thérapeutique, plutôt que vers une sanction pénale.
Nous prendrons ce problème de droit, et les réactions
symptomatiques qu’il soulève dans l’opinion publique, comme point
de départ pour une réflexion plus générale:
et si nous étions tous à moitié, voire pas du tout
responsables de nos actes ? Cette hypothèse de départ, volontairement
provocatrice, nous permettra d’aborder le thème de la responsabilité
à partir de la position métaphysique, réputée
moralement intenable, du déterminisme. Si telle personne est poussée
par les circonstances, si telle autre ne fait que céder à
une compulsion de répétition inconsciente, si telle autre
vit sous la coupe d’une tierce personne ou d’une idéologie, et ainsi
de suite, la société est-elle vraiment fondée à
leur demander d’assumer les conséquences de leurs actes ? Ou, pour
le dire dans les termes philosophiques du déterminisme, si chaque
événement est toujours précédé de conditions
antérieures suffisantes pour le déclencher, et si l’agir
humain ne fait pas exception à cette règle de l’universelle
nécessité, ne reste-t-il de la responsabilité juridique
et morale qu’une commode fiction sociale ? On proposera, afin de démêler
ces difficultés, de dissocier plusieurs niveaux de réflexion
souvent confondus: la question de l’origine de nos décisions; celle
de la paternité de nos actions; celle, enfin, des conditions psychologiques
nécessaires pour qu’une personne se sente comptable de ses agissements.
Lecture conseillée: Ted Honderich, Êtes-vous libre? Le problème
du déterminisme, Paris, Syllepse, 2008. Trad. fr. de How Free Are
You ?, Oxford University Press, 2002.
Mercredi
1er avril 2009
Limites
et possibilités du naturalisme moral contemporain: enjeux métaéthiques
et normatifs Jérôme Ravat (philosophe, université
Paris 4) S’évertuant à remettre en cause la traditionnelle
dichotomie entre faits et valeurs, un certain nombre d’auteurs contemporains
affirment qu’il est possible de fonder la morale de manière universelle
au moyen d’une analyse naturaliste des phénomènes moraux.
Cette analyse naturaliste, qu’elle se cantonne au champ de la métaéthique
ou qu’elle puise ses sources dans les sciences naturelles, aurait tout
à la fois pour vocation d’expliquer et de légitimer valeurs
et comportements moraux. C’est ainsi que pour Philippa Foot (Natural Goodness),
le lien consubstantiel entre normativité morale et normativité
naturelle permet de comprendre que les jugements portant sur la moralité
humaine et ceux concernant animaux et végétaux, possèdent
une « structure logique commune ». De même, pour William
Casebeer, (Natural Ethical Facts), la théorie de l’évolution
associée à l’éthique de la vertu aristotélicienne
conduit à identifier valeurs morales et fonctions biologiques. Enfin,
selon les partisans du réalisme moral naturaliste de « l’école
de Cornell » (Richard Boyd, Nicholas Sturgeon, Peter Railton), une
approche naturaliste de la morale pourrait mettre un terme à la
très grande majorité des désaccords moraux, en identifiant
ces derniers à des désaccords portant sur des faits connaissables
par les sciences naturelles. Nous soulignerons dans un premier temps les
limites du naturalisme, dès lors qu’il se trouve associé
à l’absolutisme et au réalisme moral. Ainsi, comme nous l’expliquerons,
les désaccords moraux ne sont pas uniquement réductibles
à des désaccords portant sur des faits relatifs à
la nature humaine, mais résultent bien plutôt de désaccords
se rattachant à des valeurs et des principes spécifiquement
moraux (Shweder, Stich, Wong). Toutefois, nous montrerons également
que la connaissance de la nature humaine permet de soutenir ce que nous
pourrions nommer un « pluralisme moral naturaliste »: si les
investigations empiriques relatives à la nature morale de l’homme
ne sauraient fonder de manière absolue un système normatif
univoque, elles pourraient permettre néanmoins de légitimer
une pluralité (mais non une infinité) de codes moraux compatibles
avec la nature humaine. Nous insisterons enfin sur le fait que ce pluralisme
moral naturaliste ne saurait se confondre avec un pur et simple relativisme,
dans la mesure où il prend appui sur un certain nombre de métaprincipes
permettant de départager les systèmes moraux, et ce à
l’aune de facteurs naturels, d’ordre biologique et psychologique notamment.
Mercredi
6 mai 2009
Naturalisation
de l’éthique et naturalisations des mathématiques Fabrice
Pataut (philosophe, IHPST, CNRS, université Paris 1, École
normale supérieure) A priori, rien de plus opposé que
l’éthique et les mathématiques. Les conflits éthiques
sont innombrables et, semble-t-il, insolubles; ils reflètent ni
plus ni moins nos divergences de points de vue personnels et collectifs.
Les mathématiques possèdent en revanche un arsenal impressionnant
de résultats objectivement attestés par les preuves et les
calculs; les vertus de leur applicabilité son indéniables.
On propose depuis le début des années 1980 de naturaliser
ces deux disciplines sans trop s’attarder sur cette différence,
supposée établie ou manifeste. Je m’attacherai à la
mettre en doute et à expliquer pourquoi certaines formes de naturalisation
ne peuvent rendre compte, respectivement, ni des difficultés intrinsèques
des conflits éthiques, ni des difficultés intrinsèques
des problèmes mathématiques, pour des raisons étonnamment
similaires. Je m’attacherai dans un premier temps à décrire
les traits saillants de ces tentatives de manière à faire
ressortir leurs points communs. Dans un deuxième temps, je chercherai
à montrer que l’élimination de la notion de vérité,
en éthique comme en mathématique, conduit à des difficultés
qui, même si elles étaient surmontées, ne permettraient
pas de donner une bonne explication des difficultés intrinsèques.
La naturalisation peut s’entendre en deux sens. En un sens faible, on peut
vouloir montrer qu’une discipline est compatible avec les sciences de la
nature. Le sort des mathématiques est réglé sur ce
point puisqu’elles leur sont nécessaires, comme l’emploi du calcul
infinitésimal et le recours au statistiques le montrent aisément.
Dans le cas de l’éthique, on pourra faire valoir le point de vue
de l’autonomie des obligations, et la compatibilité des deux genres
de domaines est alors une simple affaire d’hétérogénéité.
En un sens fort, on peut soit tenter d’expliquer les concepts d’une discipline
en ayant recours aux concepts d’une science de la nature, soit tenter de
montrer que le savoir particulier que la discipline déploie est
acquis selon des processus dont les sciences de la nature peuvent rendre
compte sans difficulté. Dans le cas de l’éthique, on a pu
adopter la première voie, en cherchant à montrer qu’elle
est un produit final de la sélection naturelle, que la fonction
adaptative des normes éthiques démontre le caractère
superfétatoire de l’objectivité éthique (cf. Ruse
1985, Ruse 1991, et dans une moindre mesure, Gibbard 1990 pour la psychologie
des sentiments moraux). L’objectivité n’est rien de plus qu’un effet.
Dans le cas des mathématiques, on a adopté la deuxième
en proposant une explication de la connaissance mathématique qui
élimine toute référence aux objets abstraits ou idéaux.
Les perspectives nominalistes, matérialistes ou causalistes, ont
faitl’objet de développements récents, cherchant à
montrer que la bonne explication de l’utilité des mathématiques
militait en faveur d’une conception antiréaliste de la discipline
(Field 2001). L’objectivité est instrumentale. Je m’attacherai ici
à critiquer la perspective de la naturalisation forte en examinant
deux cas: celui de la fonction adaptative (éthique) et celui de
la nominalisation (mathématique). Dans ces deux perspectives, ce
qui nous empêche de régler un conflit éthique, tout
comme ce qui nous empêche de trouver une solution à un problème
mathématique, ne relève pas de l’opacité d’un secteur
particulier de la réalité (une supposée « réalité
éthique » dans le premier cas, une « réalité
mathématique » tout aussi problématique dans le deuxième).
Qu’est-ce qui nous empêche de démontrer la conjecture arithmétique
de Goldbach, ou de trouver un argument contraignant pour ou contre l’euthanasie
? Aucun fait pertinent autonome que nous pourrions ignorer, puisque nous
travaillons dans l’hypothèse qu’il n’y a pas de réalité
morale ou de réalité mathématique autonome. Il faut
donc chercher l’explication du côté de nos limitations cognitives,
soit à l’inspection de données pertinentes externes (respectivement:
non spécifiquement éthiques et non spécifiquement
mathématiques), soit du côté de nos limitations cognitives
à l’introspection. J’examinerai les difficultés propres à
chaque hypothèse. Ma suggestion sera que nous devons défendre
une notion minimale de vérité et de rationalité pour
rendre compte de ces difficultés cognitives, aussi bien dans le
domaine éthique que dans le domaine mathématique. Cette stratégie
est préférable à celle du remplacement pur et simple
de la notion de vérité, par la prouvabilité ou la
conservativité dans le cas des mathématiques, et par l’utilité
ou le rôle évolutionnaire dans le cas de l’éthique.
Bibliographie indicative: Field Hartry (2001), Truth and the Absence of
Fact, Oxford, Oxford UP. Gibbard Allan (1990), Wise Choice, Apt Feelings:
A Theory of Normative Judgment, Oxford, Oxford UP. Pataut Fabrice (1999),
« Vérité morale et justification morale », in
R. Ogien (dir.), Le réalisme moral, Paris, PUF: 457-502. Ruse Michael
(1985), Taking Darwin Seriously: A Naturalistic Approach to Philosophy,
Oxford, Blackwell. Ruse Michael (1991), « Une défense de l’éthique
évolutionniste », in J.-P. Changeux (dir.), Fondements naturels
de l’éthique, Paris, Odile Jacob: 35-64.
Mercredi
3 juin 2009
A
propos de l’éthique évolutionniste Philippe Huneman
(philosophe de la biologie, CNRS, IHPST, Paris) A partir des années
1970, et dans la foulée des programmes de naturalisation de l’épistémologie
et des valeurs sur la base du darwinisme, certains théoriciens ont
élaboré un projet d’éthique évolutionniste.
L’idée de base est que l’éthique a émergé dans
l’histoire évolutionnaire des primates comme un certain résultat
de la sélection naturelle; en gros, l’éthique est donc une
adaptation - le principal problème étant alors d’identifier
l’avantage sélectif à court terme qu’ont représenté
certains éléments et prescriptions éthiques. Après
avoir indiqué pourquoi cette recherche s’est vite centrée
sur la question de l’altruisme, je distinguerai des versions fortes et
faible de l’éthique évolutionniste et tâcherai d’évaluer
les perspectives qu’elles proposent pour répondre à des interrogations
usuelles de philosophie morale – en particulier, d’éthique normative
et de métaéthique (questions sur le fondement de l’obligation
morale).
--- UMR 8163 «Savoirs, Textes, Langage» de l'Université
Lille 3 EA 2482 «Groupe de Recherche Antiquité, Moyen Âge,
Transmission Arabe» de l'Université Paris 1. Paris, samedi
4 octobre 2008 de 9 heures à 18 heures salle Cavaillès de
l'UFR de philosophie de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,
17, rue de la Sorbonne, Paris Ve Escalier C, 1er étage.
- 9h15-9h45, John TOLAN, Aristophane au Mont-Saint-Michel ? Les écueils
de la recherche identitaire
- 9h45-10h15, Jean JOLIVET, Une escapade aventureuse
- 10h30-11h, Marie-Geneviève GUESDON, La Maison de la Sagesse
: une
institution hors de l'histoire ?
- 11h-11h30, Hélène BELLOSTA, S. Gouguenheim et la science
arabe, ou qui veut noyer son chien...
- 11h30-12h, Danielle JACQUART, L'historien imaginaire de la médecine
arabo-latine
- 14h-14h30, Abdelali ELEMRANI-JAMAL, Impuissance de la langue arabe
- 14h30-15h, Sten EBBESEN, Jacques de Venise
- 15h-15h30, Irène CATACH-ROSIER, « Mais qui connait Jacques
de Venise?»
- 15h45-16h15, Franco CARDINI, Encore au sujet de Dante et de l'Islam
- 16h15-17h45, Max LEJBOWICZ, La prison des mots et des passions. Brèves
remarques sur l'itinéraire d'un médiéviste.
--- [Paris Amsterdam Logic Meeting of Young Researchers] PALMYR
7 Dependence in logic, language and action, 6, 7 Octobre 2008, Paris. ENS,
45, rue d'Ulm 75005 Paris. Salle Weil.
--- « PSYCHANALYSE-SANTÉ-TRAVAIL
ET PHILOSOPHIE. » Année universitaire 2008-2009. La théorie
philosophique du courage à l’épreuve de la clinique du travail.
Les cours auront lieu à partir du mardi 7 octobre, durant
tout le premier semestre. L'horaire est: 18h-21h, à l'INETOP (CNAM),
41, rue Gay Lussac - 75005 PARIS. Pour toute information complémentaire
eric.hamraoui@cnam.fr ou appeler au 01 44 10 78 20.
La clinique du travail nous apprend que le travail
ne saurait être conçu comme simple objet de science mais en
tant qu’opérateur majeur d’intelligibilité dans l’analyse
des ressorts de:
- l’identité, de la maladie et de la santé
mentale;
- de la structuration et de l’évolution
des relations entre les hommes et les femmes;
- de la vie de la Cité;
- de la production de la connaissance.
La prise en compte de ces quatre modalités
de la centralité du travail permet de jeter un regard inhabituel
sur le courage qui apparaît plus ambigu qu’on ne pourrait le croire.
Son association à la virilité et son exaltation dans les
nombreuses situations à risque qui se rencontrent dans le monde
du travail (le BTP, la chimie, le nucléaire, la police, l’armée,
etc.) pose en effet question. Définissable comme déni opposé
à la peur, donc en tant que formation réactionnelle, le courage
viril est de nature défensive; il cesse ainsi d’être vertu
ou valeur. D’où son opposition au courage noble pensé par
la tradition philosophique. Confrontation qui intéresse aussi bien
le philosophe que le praticien, essayant tous deux de rendre compte du
paradoxe de l’indissociabilité des manifestations du courage viril
et de la servitude dans l’univers contemporain du travail, avec pour corollaire
l’affaiblissement de notre capacité à penser le politique
et, par conséquent, de rendre compte de ses dévoiements.
Sans doute est-il devenu urgent d’emprunter une voie d’investigation dissidente
prenant pour objet d’analyse le courage invisible et silencieux, sans nulle
prétention, qui s’exprime dans les situations de travail les plus
quotidiennes ou ordinaires. L’enjeu d’une telle posture est à la
fois d’ordre épistémologique et politique. Elle nous conduit,
en effet, à tenir non seulement compte des connaissances produites
par la science mais encore du travail supposant l’ingéniosité
et l’engagement du corps nécessaires à leur élaboration.
Elle permet, sur le plan politique, de prendre en compte l’incidence des
stratégies de défense sur l’orientation de la pensée
et sur la possibilité même de penser les questions concernant
le devenir de nos sociétés.
Cet enseignement combinera cours et analyses
de textes. Son programme est le suivant:
A – Théorie philosophique
I – Introduction
II – Entre sagesse, tempérance et justice
(Platon);
III – Le courage prudent (Aristote);
IV – La générosité, clef
du courage (Descartes et Spinoza);
VI – Le courage au féminin, selon Gabrielle
Suchon (1632-1703);
VII – Entre éthique et esthétique
(Kant);
VI – Le courage dialectique (Hegel);
VII – Le courage et la guerre: de Platon à
Clausewitz;
VIII – Courage et sensibilité (P.J.G.
Cabanis);
IX – Courage et autonomie de la pensée
(Schopenhauer et Nietzsche).
B – Enjeux contemporains
X – Aspects cliniques et anthropologiques du
courage et de la virilité dans le monde du travail;
XI – Courage, virilité et servitude volontaire;
XII – Le Discours de la servitude volontaire
de La Boétie à l’aune de la clinique du travail;
XIII – Courage et prise de risque;
XIV – Conclusions.
Bibliographie
- Le courage. En connaissance de causes,
Autrement, 6, série Morales, sous la dir. de P.-M. Klein, février
1992.
- Aristote, Éthique à Eudème,
trad. par Vianney Décarie, Paris, Vrin, 1984.
- Frère J., Ardeur et colère.
Le thumos platonicien, Paris, Éditions Kimé, 2004.
- Jacquet C. et coll., Fortitude et servitude.
Lectures de l’Éthique IV de Spinoza, Paris, Éditions
Kimé, 2003.
- Smoes E., Le courage chez les Grecs, d’Homère
à Aristote, Éditions OUSIA, Bruxelles, 1995.
- Tillich, P., Le courage d’être
(1952), trad. franç. par J.-P. Le May, Les Éditions du Cerf,
Paris, 1999.
--- Colloque
de rentrée du groupe d’histoire et de philosophie des sciences de
l'ENS Ulm. Date: 9-10 Oct 2008. Les disciplines face à leur
histoire (mathématique, philosophie, musique...). Lieu:
salle Ferry 29 rue d'Ulm (le 9), salle des actes, 45 rue d'Ulm (le 10),
ENS
Paris. Contact: yves.andre@ens.fr Site: Intervenants: C.
Alunni, Y. André, A. Badiou, E. Brian, H. Danuser, P-C. Hautcoeur,
C. Houzel, E. Klein, P. Macherey, F. Nicolas, N. Schappacher.
--- Dans le cadre du programme « Sciences et dialectiques »
(2008-2013), au Collège International de Philosophie, premier
séminaire intitulé cette année « Dialectiques
en mathématiques : Hegel, Lautman et quelques autres ».
Les trois séances du 1er semestre auront lieu aux dates suivantes
:
Vendredi 10 octobre, Vendredi 7 novembre, Vendredi 19 décembre.
Horaire : 18h30-20h30. Salle JA01, Carré des Sciences, 1 rue Descartes,
75005 Paris. Les deux premières séances seront introductives.
L’invité du 19 décembre sera Jean-Michel Salanskis (Paris
X – Nanterre). Le titre de son intervention sera communiqué ultérieurement.
Emmanuel
Barot Université Toulouse
II Le Mirail, Département de Philosophie. Argumentaire du séminaire
: Dialectiques en mathématiques : Hegel, Lautman et quelques autres.
«Le programme Sciences et dialectiques dont ce séminaire annuel
sera l’initiation, vise à examiner à la lumière de
divers travaux les rapports variés entre sciences et dialectiques,
tels qu’ils peuvent se tramer en philosophie des mathématiques d’un
côté, en philosophie des sciences sociales de l’autre, et
les attendus politiques que ces rapports suggèrent. Le fil rouge
en sera le statut et le rôle de la dialectique, opérateur
traditionnellement problématique entre le philosophique et le scientifique
: on s’efforcera autant que possible d’en accomplir les ressorts heuristiques,
mais on l’utilisera aussi comme vecteur privilégié de réflexion
sur les rapports plus généralement tendus que science et
philosophie entretiennent aujourd’hui. Cette première année
retournera aux origines, et commencera par la réouverture du «
dossier Hegel », afin de mettre à l’épreuve la mise
à l’épreuve même que celui-ci fait subir à la
scientificité d’entendement. On présentera dans la foulée
l’influence qu’il a pu avoir sur les pensées dialectiques «
à la française » diversement élaborées
à l’endroit de la chose logico-mathématique, par Bachelard,
Cavaillès, Gonseth, Lautman, ou encore Granger. Et l’on se concentrera
sur une lecture croisant la Science de la logique et la singulière
dialectique néo-platonicienne d’Albert Lautman, puissamment suggestive
aujourd’hui. Celui-ci, au plus près des révolutions mathématiques
de son temps, a en effet développé un platonisme métaphysique
(et non mathématique) bigarré, oscillant entre Heidegger,
Kant et Hegel, par lequel il retrouvait en la dépassant la problématique
de la constitution transcendantale de l’objectivité mathématique
et physique. Entre le transcendantal et le dialectique, le passage par
certains néo-kantiens allemands, notamment ceux de l’Ecole de Marbourg,
aidera également à instruire le dossier.»
--- Séminaire
de philosophie morale et politique et de philosophie sociale du Laboratoire
Sophiapol/Paris X-Nanterre. Il s'agit du programme du premier semestre
du séminaire qui s'inscrit dans le cadre du séminaire thématique
de philosophie de l'ED 139. Le programme du second semestre sera diffusé
ultérieurement. Pour trouver des informations complémentaires
sur le séminaire, vous pouvez visiter le
site du Laboratoire Sophiapol .
Calendrier du premier semestre 2008-2009.
- Lundi 13 octobre : Pap Ndiaye (CENA/EHESS). La séance
portera sur l'ouvrage "La condition noire : Essai sur une minorité
française", Calmann-Lévy, 2008. 14h-16h30, salle 421, bât.
L.
- Lundi 27 octobre : P. Savidan (Paris IV). « Repenser
l’égalité des chances ». La séance portera sur
l’ouvrage du même nom, "Repenser l’égalité des chances",
Grasset, Paris, 2007, 14h-16h 30, salle 421, bât. L.
- Vendredi 12 décembre : C. Gautier (Université
Paul Valéry – Montpellier III) fera une conférence intitulée
"P. Bourdieu: connaissance de la pratique et travail de la critique". 10h30-12h30,
salle 419, bât. L.
- Lundi 12 janvier : B. Lahire (ENS-LSH). Titre de la conférence:
« De L'Homme pluriel à La Culture des individus », 14h-16h30,
salle 421, bât. L.
Toutes ces séances seront présidées par Ch. Lazzeri.
Lieu : Campus de Paris Ouest-Nanterre-La Défense (anciennement
Paris X-Nanterre). Coordination et contacts : la programmation du cycle
de conférences et la coordination du cycle de conférences
et du cycle d’ateliers sont assurées par M. Garrau, Ch. Lazzeri
et A. Le Goff. Pour tout renseignement sur le programme, vous pouvez contacter
alicemlegoff@yahoo.fr et mgarrau@u-paris10.fr.
--- Les professeurs du Collège
de France, sur la proposition du Professeur Anne Fagot-Largeault ainsi
que des Professeurs Mireille Delmas-Marty, Jon Elster et Pierre Rosanvallon,
vous prient de leur faire l'honneur d'assister à la conférence
qui
sera donnée par M. Philippe Van Parijs Professeur à l'Université
Catholique de Louvain Visiting Professor à l'Université de
Harvard sur le sujet suivant: La justice linguistique en Europe et dans
le monde. Cette conférence aura lieu le mercredi 15 octobre 2008,
à 17 heures Amphithéâtre Maurice Halbwachs 11, place
Marcelin-Berthelot 75005 Paris. Pour tout renseignement, contacter
Jean-Claude K. Dupont (jean-claude.dupont@college-de-france.fr) ou Vincent
Guillin (vincent.guillin@college-de-france.fr).
--- Journée d’étude AU-DELA DE
L’AXIOMATIQUE DE L’INTERET? Jeudi 16 octobre 2008 (Paris). «L’axiomatique
de l’intérêt, cette évidence de base qui traverse toute
l’histoire de la philosophie, des sciences sociales ou de la psychanalyse
et qui nous pousse irrésistiblement à tout expliquer des
actions humaines par l’intérêt –quoi qu’on mette sous ce terme
– semble décidément indéracinable. Elle est ainsi
agencée, en effet, que même les conduites qui peuvent sembler
lui être les plus étrangères pourront toujours y être
ramenées. La même chose est vraie des concepts d’utilité
ou de préférences des économistes, purement tautologiques
et donc irréfutables. Cette irréfutabilité, à
son tour, peut être vue comme une force ou au contraire comme une
faiblesse. Le débat sur ce point devient particulièrement
intéressant lorsqu’il porte sur le statut de la quête de reconnaissance
ou de l’affirmation des identités. Peut-on dire que viser à
être reconnu, c’est tenter de satisfaire un « intérêt
de reconnaissance », ou, doit-on penser, au contraire que la quête
de reconnaissance, du fait même qu’elle est par nature dépendante
des autres, fait nécessairement sortir du registre de l’intérêt
(pour soi) ? Dans le sillage d’une précédente réunion
du SOPHIAPOL sur ce thème, on entend, en limitant le nombre des
communications et en laissant du temps à la discussion, tenter de
poser ces questions un peu en profondeur en croisant les regards philosophique
et sociologique. »
- 10 h – 11 h 30 : Céline Spector : Inflexions
de la rationalité : Rousseau, l’intérêt, l’amour propre
- 11 h 30 – 13 h : Philippe Chanial : La réciprocité
entre intérêt et bienveillance (et entre Gouldner et Mauss)
- 14 h – 15 h 30 : Christian Lazzeri : Intérêt
et identité
- 15 h 30 – 17 h : Alain Caillé : Une
théorie anti-utilitariste de l’action
Les personnes intéressées sont
invitées à le faire savoir à Marie Garrau (mgarrau@u-paris10.fr),
secrétaire du SOPHIAPOL, qui pourra leur faire parvenir d’éventuels
textes préparatoires à cette journée, et notamment
ceux d’A. Caillé (publiés dans les numéros 31 et 32
(à paraître) de La Revue du MAUSS).
--- L’AXIOMATIQUE. COLLOQUE INTERNATIONAL.
16-17 octobre 2008. UFR de philosophie de l'Université de Rennes
1.
Jeudi 16 octobre
- 10h15-11h15 F. Lepage, La révision des
probabilités conditionnelles: l’impossible axiomatisation.
- 11h30-12h30 D. Miéville, Axiomatisation
et méta-axiomatisation d’une logique maximale.
- 14h15-15h15 H. Benis Sinaceur, Structures et
catégories.
- 15h30-16h30 D. Vernant, Des vertus de l’axiomatisation,
l’exemple de l’axiomatisation des actes véridictionnels.
- 16h45-17h45 J. Vidal-Rosset, La justification
du choix des axiomes, une activité philosophique.
Vendredi 17 octobre
- 10h00-11h00 F. Nef, Peut-on axiomatiser l’ontologie?
- 11h15-12h15 J. Dubucs, Modèles attendus:
une philosophie néo-néo-kantienne des mathématiques.
- 14h00-15h00 D. Bonnay, Quelle différence
y a-t-il entre axiomes mathématiques et principes physiques ? La
solution de Carnap dans la Syntaxe Logique.
- 15h15-16h15 P. Joray, Définition et
axiomatique minimale: la thèse de Tarski et le calcul des propositions.
UFR de philosophie – Université de Rennes
1, Campus de Beaulieu – bât. 32B, 263, avenue du Général
Leclerc – CS 74 205, 35 042 Rennes cedex, 02.23.23.63.02 / fax : 02.23.23.51.51.
--- Colloque
"Europes phénoménologiques" le 17 octobre 2008, organisé
par Jean-Marie Lardic et Ari Simhon dans le cadre de l’Université
de Nantes, du CAPA (Centre Atlantique de Philosophie Allemande) et avec
le soutien des Archives de Philosophie. «Au moment où
l'Europe poursuit sa construction politique mais apparaît avant tout,
pour l'instant du moins, comme une zone économique, il est urgent
de se demander s'il est des valeurs spécifiquement européennes
et si l'on peut définir quelque chose comme « l'essence spirituelle
» de l'Europe. Alors qu'elle ne se pense plus comme la civilisation,
l'unique, ni même comme une civilisation à un titre éminent,
privilégiée, et que toutes les critiques de l'européocentrisme
se sont développées en accompagnement de la décolonisation
au XX° siècle, alors donc qu'elle refuse avec énergie
cette centralité qu'elle s'était auparavant octroyée,
une certaine universalité et bien paradoxale centralité lui
est néanmoins accordée par certains penseurs issus de la
tradition phénoménologique, ce qui ouvre à certains
contre sens dont il faut certes faire justice à cette dernière.
Car il ne s'agit nullement, avec cette tradition, d'une centralité
« substantielle », qui indiquerait qu'elle, l'Europe, et non
pas les autres civilisations, serait au niveau, à la hauteur, de
l'universel: l'Europe, selon les penseurs issus de la tradition phénoménologique
en général - Husserl, Levinas, Patocka, pour ne citer qu'eux
-, se définit par une capacité d'arrachement aux évidences
d'un monde particulier donné et témoigne alors, plus que
d'autres, de l'universel mais se trouve aussi bien également, plus
que d'autres, condamnée par cet universel en tant qu'elle le trahit,
notamment avec les diverses formes totalitaires qu'elle a accueillies sur
son aire géographique au XX° siècle. L'homme européen
est alors tout homme qui, par delà les évidences d'un monde
particulier, sait cultiver le sens de l'universel, ce qui veut dire aussi
bien que tout homme en tant qu'homme est de ce point de vue européen
et que l'Europe a vocation à affirmer l'humanité de l'homme
contre toute forme de déshumanisation politique ou encore économique.
--- Séminaire de recherche hégélienne.
Animé par Bernard Mabille, professeur à l’université
de Poitiers et Gilles Marmasse, maître de conférences à
l’université Paris-IV Sorbonne dans le cadre de l’équipe
d’accueil « Nosophi » (EA 3562, Paris I) et de l’équipe
d’accueil « Métaphysique: histoires, transformations, actualité
» (EA 3552, Paris IV).
Programme 2008-2009
* samedi 18 octobre, Bernard Mabille (Poitiers)
et Gilles Marmasse (Paris IV), « Sur le problème de l’Aufhebung
»
* samedi 15 novembre, Norbert Waszek (Paris
VIII), « Hégélianisme et saint-simonisme »
* samedi 13 décembre, Jean-François
Kervégan (Paris I), titre à préciser
* samedi 14 février, Jacques Darriulat
(Paris IV), « Hegel et la fin de l'art »
* samedi 14 mars, Jean-Marie Lardic (Nantes),
« Ethique et dialectique »
* samedi 4 avril, Annette Sell (Hegel-Archiv
Bochum) (titre à préciser)
* samedi 23 mai, Stephen Houlgate (Warwick)
(titre à préciser)
Les séminaires ont lieu dans la salle
de Nosophi à la Sorbonne, au deuxième étage de l'escalier
K, le samedi de 10h30 à 12h30. Pour accéder à l'escalier
K, prendre la cour d'honneur, la galerie Richelieu, la galerie Gerson puis
la galerie Jean-Baptiste Dumas de bout en bout. L’itinéraire vers
l'escalier K[afka] est alors fléché. Contact: marmasse@wanadoo.fr
<mailto:marmasse@wanadoo.fr>
--- CNRS (et Universités Lille 3
et 1), UMR 8163, "Savoirs, textes, langage" CNRS, UMR 8567, Centre Louis
Gernet, Paris. Les mathématiques grecques anciennes et
leur postérité Année 2008-2009. Séminaire d'histoire
des mathématiques organisé par Fabio Acerbi et Bernard
Vitrac. Présentation. «Le séminaire poursuivra cette
année deux objectifs : 1. Présenter des élaborations
mathématiques "marginales" par rapport à celles poursuivies
par les auteurs anciens et médiévaux les plus célébrés.
Il s'agit de montrer que le panorama des mathématiques pré-modernes
est bien plus varié que les résumés canoniques veulent
le faire croire. 2. Entamer une réfléxion de longue durée
sur les domaines mathématiques qui présentent une composante
"algorithmique" majeure, telles l'arithmétique et ses applications,
la logistique et, plus généralement, les sciences qui impliquent
des calculs, comme l'astronomie ou la géométrie métrique.
En même temps, nous tâcherons de mettre en valeur la composante
opératoire des preuves géométriques.
Calendrier Les séances auront lieu
le jeudi, de 14h à 17h, Salle 104 de la Maison de la Recherche,
Université de Lille 3, Villeneuve d'Ascq.
- 16 octobre 2008. Nicolas Vinel (Fondation Thiers
- Paris) : L'Introduction à l'arithmétique de Jamblique,
une oeuvre à réhabiliter.
- 13 novembre 2008. Sabine Rommevaux (CNRS, UMR
6576 CESR) : Les applications de l'algèbre à l'arithmétique
et à la géométrie dans le Libro de algebra en arithmetica
y geometria de Pedro Nuñez (1567).
- 11 décembre 2008. Andrew Barker (Institute
of Archaeology and Antiquity, University of Birmingham) : Mathematical
principles in Greek musical theory.
- 15 janvier 2009. Guy Le Meur (Université
de Lille 3 et UMR 8163 "Savoirs, textes, langage") : Autolycos, Euclide,
Théodose, la Petite Astronomie : de l'horizon au méridien.
- 5 février 2009. Agathe Keller (CNRS,
UMR 7596 REHSEIS) : Les raisonnements du commentaire mathématique
de Bhâskara I (VII siècle) sur l'Âryabhatîya :
explications, preuves et vérifications.
- 12 mars 2009. James Ritter (Université
de Paris VIII) : Algorithmes en Mésopotamie et en Égypte
anciennes.
- 2 avril 2009. Fabio Acerbi (CNRS, UMR 8163
"Savoirs, textes, langage") : Formes du langage des données et son
emploi comme outil déductif.
- 14 mai 2009. Bernard Vitrac (CNRS, UMR 8567
Centre Louis Gernet) : Paralipomènes à Euclide.
--- Since 1988, Neuron has been at the forefront
of publishing the most exciting research in all areas of the neurosciences.
This meeting celebrates the contribution of all the authors, reviewers
and readers around the world who have contributed to the success of Neuron.
Cell Press, Fondation IPSEN, and Massachusetts General Hospital are proud
to announce a free symposium open to the public in celebration of the 20th
anniversary of Neuron. The Impact
of Neuroscience on Society. October 20, 2008. 9:30 a.m.- 4:30 p.m.
Collège de France 11, place Marcelin Berthelot, 75005 Paris.
«The goal of this special one-day symposium is to spotlight the tremendous
contributions and implications that modern neuroscience has for our broader
society. The keynote speaker will be Tom Insel, Director of the US National
Institute of Mental Health, and prominent international neuroscientists
will discuss how new insights into the development and function of the
brain and nervous system are impacting the arts, education, economics,
philosophy, health and our understanding of ourselves as individuals and
as members of society.”
--- La Rhétorique du combat ou l’exercice
de la polémique. Violence et persuasion dans le discours. Journées
d’étude – II. 22-24 octobre 2008. Salle Delamarre (Sorbonne, Paris)
– EPHE. Luce ALBERT & Loïc NICOLAS. PROGRAMME.
MERCREDI
22 OCTOBRE. Théories et pratiques de la polémique dans
l’Antiquité
- 14h50 Cristina PEPE (Université Marc
Bloch – Strasbourg II / Université Federico II de Naples) «
Pour une archéologie du discours polémique : le paradigme
de la parole agonale dans la rhétorique de l’Antiquité. »
- 15h30 Camille RAMBOURG (Université de
Paris XII) « La théorie aristotélicienne de la diabolè.
»
- 16h10 Marie-Agnès RUGGIU (Université
de Paris XII) « “ars vivendi” dans les livres III et IV du De Finibus
: un exemple de la reconstruc-tion par Cicéron de la pensée
stoïcienne pour la disqualifier. »
- 16h50 Géraldine HERTZ (Université
de Paris XII) « Apulée contre Emilianus dans l’Apologie :
art de la polémique et cas problématique de la malédiction
de l’adversaire. »
- 17h30 Pascale PARÉ-REY (MCF / Université
Jean Moulin – Lyon 3) « Un telum tragique : la sententia. »
JEUDI
23 OCTOBRE Controverses et polémiques religieuses : expressions
de l’altérité confessionnelle.
- 9h30 Delphine VIELLARD (Université Blaise
Pascal – Clermont II, IEA) « Une appropriation différente
de la rhétorique chez Jérôme et Augustin dans les exordes
de leurs œuvres polémiques. »
- 10h00 Hélène GRELIER (Université
de Paris-Sorbonne – Paris IV) « L’Écriture : un ressort polémique
dans le discours de controverse doctrinale. »
- 10h30 Laurence DALMON (Université Blaise
Pascal – Clermont-Ferrand II) « Conception et exercice patristiques
de la controverse. »
- 11h00 Evelyne GUZY-BURGMAN (Université
Libre de Bruxelles, LTPC, CIERL) « La Fin du ‘Peuple d’Israël’
: une vérité coranique. Analyse de l’efficacité d’une
rhétorique du combat à travers un texte jihadiste. »
La rhétorique polémique : jeu
de dupes ou entreprise de véridiction ?
- 14h00 Isabelle COUMERT (Université Michel
de Montaigne – Bordeaux 3) « La rhétorique de la provocation
dans Le Lancelot en prose : le “bruit” de l’outrage. »
- 14h30 Alessia MARCHIORI (Université
de Vérone – Université de Paris-Sorbonne) « Les voix
polémiques dans le Songe du Vieil Pèlerin : ressources rhétoriques
et réflexion sur le langage. »
- 15h00 Marie JENNEQUIN (FRS-FNRS / Université
Catholique de Louvain) « Mère Sotte ou la rhétorique
des Sotz : la violence communicationnelle dans le Jeu du Prince des Sotz
et de Mere Sotte. »
- 16h00 Estelle DOUDET (MCF / Université
de Lille) « Les moralités polémiques du début
du XVIe siècle. »
- 16h30 Nathalie SZCZECH (Université de
Paris-Sorbonne – Paris IV) « Rhétorique de la polémique
et construction confessionnelle chez Calvin. »
- 17h00 Jan HERMAN et Nathalie KREMER (Université
de Leuven) « Rhétorique des polémiques préfacielles
au XVIIIe siècle. »
VENDREDI
24 OCTOBRE Religion, politique et littérature : variations polémiques
à l’âge classique
- 9h30 Natacha SALLIOT (Université du
Maine) « Vaincre, convaincre et persuader dans la polémique
confessionnelle : le cas de la controverse suscitée par De l’Institution,
usage et doctrine du sainct sacrement de l’Eucharistie de Philippe Duplessis-Mornay.
»
- 10h00 Tom BRUYER (Université de Gand)
« Rhétorique de la polémique chez Racine : l’exemple
de Bérénice. »
- 10h30 Alexander ROOSE (Université de
Gand) « La Fontaine : parler et parlementer, rhétorique et
violence. »
- 11h00 Christophe ANGEBAULT (Université
de Paris III – Sorbonne Nouvelle) « Les querelles littéraires
du XVIIe siècle et la construction de l’autorité critique.
»
- 11h30 Élise PAVY (Université
Jean Moulin – Lyon III) « Les salonniers du XVIIIe siècle
: rhétorique polémique et polémicité. »
Comité scientifique
- Luc BOLTANSKI (Directeur d’études à
l’EHESS)
- Emmanuelle DANBLON (Chercheur qualifié
au FNRS / Université Libre de Bruxelles)
- Delphine DENIS (Professeur à l’Université
de Paris Sorbonne – Paris IV)
- Perrine GALAND-HALLYN (Directeur d’études
à l’EPHE)
- Fernand HALLYN (Professeur à l’Université
de Gand)
- Carlos LÉVY (Professeur à l’Université
Paris Sorbonne – Paris IV)
- Luce ALBERT (Université de Gand / Université
Paris Sorbonne – Paris IV)
- Loïc NICOLAS (FNRS – Université
Libre de Bruxelles (LTPC, GRAL) / EHESS)
" Ces journées
constituent la deuxième étape d’une enquête menée,
sous l’égide des Universités de Paris IV, de Bruxelles et
de Gand, ainsi que de l’EHESS, autour de la « fonction critique »
de la parole rhétorique. Malgré la littérature existant
sur le sujet, souvent d’un intérêt remarquable pour l’objet
qui nous occupe, il nous a semblé profitable de reconsidérer
le champ discursif de la polémique, afin d’en actualiser la définition
par une investigation diachronique – de l’Antiquité à l’époque
moderne – capable de révéler les contours et les régularités
de cette production langagière d’apparence marginale.
Toute
l’ambition historique autant que théorique de la présente
enquête est de parvenir à dresser l’état des lieux
d’une question à la fois centrale et problématique dans le
cadre d’une réflexion sur les conditions de la persuasion. Partant,
le projet consiste-t-il d’une part à interroger les modalités
pratiques d’une prise de parole primordialement caractérisée
par l’attaque et l’opposition, voire la disqualification systématique
de la parole d’un autre (adversaire réel ou imaginé) – ce
que nous pourrions appeler l’usage vectorisé de la violence verbale
–, d’autre part à analyser le dispositif rhétorique propre
à légitimer le procès oratoire et favoriser la transaction
du sens. Or, pour que le polémiste puisse prétendre, par
son statut et sa posture éthiques, gagner l’auditoire, le rallier
à ses vues, il ne peut renoncer à insérer son discours
dans l’univers doxal des choses acceptables, ni à le soumettre aux
attendus contractuels d’une rencontre sociale définie dans ses rites,
comme dans ses codes. De fait, un tel dispositif semble exercer une contrainte
générique et conventionnelle sur l’orateur, en instituant
un sens de la mesure et de l’à-propos. La polémique prescrit
ses règles et ses armes, impose ses conditions, son terrain d’action
ou de réaction : un mot de trop, un tour mal pesé, et tout
le projet rhétorique se trouve mis en échec faute d’une entente
pérenne sur les enjeux et les fins du combat. Mais qu’en est-il
des excès possibles, des dérives, des limites (sociales,
morales, éthiques, techniques) de ces discours disposés en
ordre de bataille et néanmoins en quête de reconnaissance
et d’approbation ?
Nous
faisons à ce propos l’hypothèse que la guerre par les mots,
cette « guerre pour de rire », selon l’expression de Catherine
Kerbrat-Orecchioni, demeure rhétorique dans son essence même,
au sens où celle-là vise d’abord le dépassement de
la violence physique, l’absorption du corps à corps dans le mot
à mot. Qu’on tente de l’évacuer, de la dissimuler derrière
une évidence fictive en faisant « comme si » tout allait
de soi, ou, au contraire, qu’on la mette en scène ostensiblement
à des fins stratégiques, la polémique demeure au cœur
de l’entreprise oratoire. Elle constitue un horizon possible, une éventualité,
une ressource circonstancielle disponible à la croisée des
genres. C’est pourquoi, négliger sa pertinence, son importance topique
aurait pour effet de récuser l’idée essentielle suivant laquelle
à l’origine et au fondement de tout discours résident une
cause à gagner, un contradicteur à évincer, des arguments
à contester, et, en fin de compte, un auditeur à persuader
de la supériorité d’un dire inscrit dans une hiérarchie
(souvent implicite) des valeurs et des préférences. Provocation,
incitation à la réponse, une telle parole invite à
la surenchère, à la contre-attaque, à la pointe, à
la recherche de l’argument imparable – cette munition discursive – qui
viendrait enfermer dans ses formes la bataille des mots, et clore le rapport
de force entre des protagonistes plus ou moins bien dotés pour mener
à son terme la joute verbale et soutenir cette situation instable
sans vaciller."
--- LEBENSWELT
ET LOGIQUE : L'ECOLE D'ERLANGEN COMME HERITIER DE L'EMPIRISME LOGIQUE
13-14 novembre 2008 Université Nancy 2 - Campus Lettres et Sciences
Humaines Organisé par le laboratoire d’Histoire des Sciences
et de Philosophie - Archives Poincaré (CNRS), Nancy-Université
(Université Nancy 2) dans le cadre du projet DiaRaFor (MSH Lorraine,
axe 4) et du programme ANR 'Logiscience' ('La logique comme méthode
d’analyse de la science : aspects historiques et problèmes contemporains',
programme porté par l'IHPST). ORGANISATEURS : Gerhard Heinzmann
et Frédérick Tremblay.
«La tradition de la « philosophie
scientifique » de langue allemande a vu naître deux courants
épistémologiques au siècle dernier, nommément
celui, bien connu, de l’empirisme logique et celui de l’École d’Erlangen.
Tous deux ont articulé une analyse logique du discours scientifique
et proposé une reconstruction des termes théoriques de la
science à partir de données non théoriques. Tous deux
ont aussi pris leurs distances vis-à-vis de l’idéalisme allemand
et de la tradition métaphysique allemande, comme en témoigne
le rejet draconien de la philosophie d’Heidegger (Carnap, Dingler, Lorenzen).
La publication, au début des années cinquante, des fameux
« Deux dogmes de l’empirisme », a-t-on cru, sonnait le glas
de l’empirisme logique. Or, de récentes études sur l’empirisme
logique incitent à nuancer ce constat d’échec (Friedman,
Wagner) et ce colloque s’inscrit justement dans la lignée de ces
travaux récents (aussi bien selon une perspective philosophique
(Haller, Stadler, Reck, Richardson, Uebel) que selon une perspective plus
logique (Goldfarb, Mancosu, Awodey)). En effet, l’analyse logique de la
science telle que formulée par l’empirisme logique apparaît
aujourd’hui beaucoup plus complexe et riche que ne le laissait entendre,
dans le contexte de la philosophie analytique de la science, la critique,
acceptée à une époque comme définitive, de
Quine. Le thème du colloque est motivé par le constat qu’une
partie de ce qui a été mis à jour dans ces nouvelles
études sur l’empirisme logique était déjà prévue
dans le programme de l’École d’Erlangen. De là l’intérêt
d’évaluer les ressemblances et les dissemblances de ces deux courants,
non seulement en regard de la critique de Quine et Putnam, mais aussi en
ce qui a trait à la réceptivité, post-quinienne cette
fois-ci, de l’empirisme logique par l’École d’Erlangen. Cette étude
comparative permettra de jeter quelques lumières sur le fait, apparemment
surprenant, qu’une quinzaine d’années après le fameux texte
de Quine, l’École d’Erlangen, fondée par Lorenzen et Kamlah,
se soit proposé explicitement de produire aussi bien une analyse
logique
de la science, une logique de la science ainsi qu’une reconstruction opérative
des concepts théoriques tout en se distinguant de la tentative produite
par son prédécesseur qui fut l’objet des « Deux dogmes
». La raison réside principalement dans le pragmatisme mis
en avant par l’École d’Erlangen (Lorenzen, Lorenz, Kambartel, Kamlah,
Thiel, Gethmann et alii), qui évite judicieusement les écueils
sur lesquels, a-t-on cru, après Quine et Putnam, l’empirisme logique
venait s’échouer. Cette « pratique » prend sa source
dans la « Lebenswelt » d’Husserl et s’inspire partiellement
du pragmatique de Dingler, permet une reconstruction rationnelle et critique
de l’ensemble de la science (Kambartel, Janich) dont les visées
recouvrent partiellement celles de l’empirisme logique tel qu’il a été
revisité ces dernières années. L’objectif de ce colloque
est double. D’un point de vue historique, analyser les raisons qui font
en sorte que le constructivisme méthodique (anti-stegmüllerien)
de l’École d’Erlangen a peu ou pas été atteint par
la portée de l’attaque quinienne (e.g. en ce qui a trait à
la distinction analytique/synthétique, du rôle l’a priori
et de la logique et la possibilité même du réductionnisme).
D’un point de vue conceptuel, comparer la critique de Quine et de Putnam
avec celle de l’École d’Erlangen de l’empirisme logique revisité
en considérant le programme de l’École d’Erlangen comme une
prolongation possible, par d’autres moyens, du projet de l’empirisme logique.
Parmi les problématiques qui seront discutées lors du colloque,
il y a la question centrale de la réception passée et actuelle
de l’empirisme logique dans la pensée « anglo-américaine
» versus celle dans la pensée « continentale ».
La confrontation du pragmatisme américain et allemand et la question
de l’analyticité et de la signification, celle du statut de la philosophie
analytique des sciences seront soulevées. Il sera aussi question
du rôle de la logique, de la reconstruction rationnelle de la science,
du constructivisme, du formalisme, etc.»
--- The Society for the Advancement of Philosophy
and University of Zagreb – Center for Croatian
Studies are organizing an international philosophical conference Perspectives
on Russell. The aim of the conference is to gather philosophers
who will present and discuss papers on various aspects of the philosophical
work of Bertrand Russell (1872-1970). The conference will take place from
November
24 (Monday) to November 26 (Wednesday) 2008 and will be held at the
newly-opened ‘Borongaj’ campus in Zagreb. Participants in the conference
will be invited to submit full long versions of their papers for publication
in the special (“Bertrand Russell”) issue of the peer-reviewed philosophical
journal Prolegomena, published
both in print and online by the Society for the Advancement of Philosophy
and University of Zagreb – Center for Croatian Studies. For any questions
and information, please contact us by e-mail at: upf@hrstud.hr
--- CALL
FOR PAPERS AND COMMENTATORS. The International Hobbes Association will
be sponsoring a session at the APA Pacific Division meetings, April 8 -
12, 2009 The Westin Bayshore, Vancouver. You are invited to submit
an abstract for paper presentation or to volunteer to serve as a commentator.
Papers selected for presentation will also be strongly considered for publication
in Hobbes Studies. By October 8, 2008, please electronically submit your
abstract (1 page maximum) or, for commentators, your CV, to both Martin
Bertman, President [mabertman@yahoo.com], and to Rosamond Rhodes, Program
Committee [rosamond.rhodes@mssm.edu].
--- CALL FOR PAPERS InterOntology 2009 2nd Interdisciplinary Ontology Conference Tokyo, Japan February 27 to March 1, 2009. “Ontology as developed and applied in computer science and related fields in recent years has proven useful in areas such as biomedical informatics, intelligence analysis, information retrieval, and natural language processing, as well as serving as the basis for the Semantic Web initiative and for a number of innovative experiments in text- and literature-mining and in journal publishing.
--- Appel à communication d'une section
thématique pour le prochain Congrès de l'Association Française
de Science Politique (Grenoble, 7-9 septembre 2009). Les politiques de
recherche : entre traditions nationales et tournant néo-managérial?
Organisateurs : Cécile Crespy (Université Paris XIII – CERAL)
cecile.crespy@univ-paris13.fr Jérôme Aust (Centre de Sociologie
des Organisations – Sciences Po/CNRS) j.aust@cso.cnrs.fr. Date limite d'envoi
des propositions de communication : 15 octobre 2008.
Cette
section thématique vise à questionner le changement de l'action
publique à partir des politiques de recherche. A l'instar des politiques
régaliennes, ces dernières ont pendant longtemps été
dominées par l'Etat. Au cours des deux dernières décennies
cependant, le monopole étatique a été remis en question
par toute une série de changements : La pluralisation des acteurs
impliqués avec l'irruption de l'Europe et des collectivités
territoriales, Le renouvellement des modalités de pilotage avec
des outils inspirés du new public management, La mise en débat
des sciences.
L'objectif
est donc de questionner les changements actuels au regard des formes historiques
de l'intervention de l'Etat dans ce secteur. Un certain nombre des traits
caractéristiques considérés comme spécifiques
à une période donnée, milieu XXe siècle et
la période actuelle (depuis une dizaine d'années) seront
à explorer. Ces caractéristiques peuvent être résumées
autour d'une série de couples d'opposition que la section thématique
cherchera à discuter plus amplement :
Milieu XXe siècle Fin XXe et début
XXIe siècle
Gouvernement Gouvernance
Logiques d’arsenal Logiques de marché
Intervention monopolistique de l’État
Gouvernance multi-niveaux
État colbertiste État stratège
Sectorisation Européanisation / Territorialisation
Politiques substantielles Politiques constitutives
/ procédurales
Domination des scientifiques Mise en débat
des sciences
Les
contributions mobiliseront les résultats de recherches empiriques,
y compris provisoires ou intermédiaires, de manière à
préciser ce que sont ces transformations. La section thématique
proposera par ailleurs de mettre en perspective historique mais aussi internationale
ces évolutions, en faisant de la recherche un laboratoire des changements
de l’action publique. Les propositions consacrées aux études
de cas des pays étrangers, en particulier des autres pays francophones
(Canada, Belgique, Suisse) dont les logiques d’institutionnalisation et
de changement restent mal connues, permettront une mise en perspective
pertinente du cas français. À partir d’un champ de politique
peu étudié, la section thématique cherchera à
nourrir les débats sur l'européanisation, la territorialisation
des politiques publiques, les registres d'intervention de l'Etat et la
dépendance au sentier.
--- Appel à communications. La liberté
à l'épreuve de la démocratie. Regards de la théorie
politique. Responsables Camille Froidevaux-Metterie (Université
Paris II Panthéon-Assas) cfroidevaux.metterie@free.fr Jean-Vincent
Holeindre (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales) holeindr@ehess.fr
Date
limite : 15 octobre 2008. Les propositions de communications sont à
envoyer par courriels aux responsables de la section thématique.
«Dans la période récente, on a assisté à
un retour en force de l'idée de liberté à travers
le courant néolibéral dont Hayek représente la tête
de pont. Dans le même temps se sont renouvelées des approches
du politique qui pensent la liberté contre le libéralisme,
comme les néo-républicanismes ou les théories proches
des nouveaux mouvements sociaux. Quant aux travaux récents sur le
socialisme libéral ou sur la "troisième voie", ils abordent
le problème de la liberté à fronts renversés
dans le but de réconcilier les idées de gauche avec la tradition
libérale. Le but de cette section thématique, qui se déploiera
autour de trois axes, est de proposer une discussion des travaux contemporains
de théorie politique sur le concept de liberté.
1.
Libéralisme ou républicanisme ? Débat autour de deux
conceptions de la liberté des modernes. Responsables scientifiques
: Alexandre Escudier, Paul Zawadzki
Lorsque le libéralisme insiste sur la
limitation du pouvoir de l'État au profit des libertés civiles,
le républicanisme met l'accent sur la liberté comme non-domination
et sur le renforcement des capacités d'action du citoyen dans la
vie politique (empowerment). D'une part, il est question de savoir laquelle
des deux théories est la plus fidèle, non seulement à
l'histoire intellectuelle de la modernité politique, mais également
à l'histoire politique elle-même. D'autre part, le débat
porte sur des questions plus concrètes, par exemple sur les formes
que doit prendre le gouvernement démocratique et sur l'importance
de la participation des citoyens à la vie politique.
Thèmes envisagés pour les papiers
: la redécouverte du solidarisme et la relation solidarité/liberté;
liberté des individus et rôle de l'État; la tentation
du perfectionnisme et de la liberté positive; liberté et
politiques de la reconnaissance; représentation, participation,
délibération.
2.
Liberté ou autonomie ? Les théories politiques contemporaines
face aux recompositions de la démocratie. Responsable scientifique
: Laurent Bouvet
La liberté des citoyens n'est pas toujours
conciliable avec les contraintes du gouvernement, d'où une tension
à l'échelle institutionnelle : comment l'État peut-il
assumer ses responsabilités, remplir ses "missions régaliennes",
tout en assurant la nécessaire fluidité du monde social ?
D'un côté, la liberté est revendiquée par nombres
d'acteurs sociaux dans un contexte où les principes républicains
apparaissent remis en cause (débats sur l'indépendance des
juges ou sur la laïcité). De l'autre, l'État est soumis
à un impératif de résultats en matière de politique
économique et sociale qui l'oblige à mettre en œuvre des
dispositifs de plus en plus élaborés. Dans les tentatives
pour résoudre ce dilemme, on assiste au retour de thèmes
traditionnels (fonctions régulatrices de l'État, mécanismes
de la solidarité) et de doctrines oubliées (solidarisme,
socialisme libéral, néo-républicanismes) qui insistent
moins sur la liberté laissée à la société
civile qu'à son autonomie.
Thèmes envisagés pour les papiers
: "liberté de" et "droit à" : individualisme et droits subjectifs;
la réappropriation de la notion de liberté par la gauche
(socialisme libéral, troisièmes voies); liberté religieuse/laïcité;
le "sentiment de liberté" dans les démocraties contemporaines;
justice sociale, inégalités, vulnérabilité;
l'autonomie comme levier politique.
3.
Liberté ou sécurité ? Les démocraties en situation
d'exception : le cas du terrorisme
Responsable scientifique : Jean-Vincent Holeindre
A travers la montée en puissance des impératifs
de "sécurité nationale", ce sont les libertés publiques
– et leur éventuelle limitation – qui sont en jeu. D'une part, on
cherche à mettre en place des politiques antiterroristes efficaces
et adaptées à la menace. D'autre part, on souligne la nécessaire
préservation des libertés comme fondement des institutions
démocratiques. Jusqu'où celles-ci peuvent-elles limiter la
liberté au nom de l'intérêt national ? Le terrorisme
constitue dans cette perspective un phénomène topique pour
étudier les dilemmes de la liberté démocratique aujourd'hui,
au carrefour de la théorie politique, du droit et des relations
internationales.
Thèmes envisagés pour les papiers
: la notion d'"état d'exception" : histoire et théories;
divergences et convergences entre l'Europe et les États-Unis dans
l'approche du phénomène terroriste : quel est le rôle
des cultures politiques ?; les institutions démocratiques et leur
rapport à la raison d'État; le rôle des citoyens dans
les politiques publiques de lutte contre le terrorisme; les enjeux soulevés
par la remise en cause de la distinction entre sécurité intérieure
et sécurité extérieure; faire la guerre pour la liberté
démocratique ? le renouveau des théories de la guerre juste.
Toute proposition de communication (3 000 signes
environ) ne correspondant pas aux thèmes envisagés mais s'insérant
dans l'un des trois axes de la section thématique sera examinée.
Ressources & Publications
--- Livres:
--- Site de Nancy-Metz:
--- Mars
2008 : classement par ordre alphabétique d'auteur.
--- Février
2008 : classement par ordre alphabétique d'auteur.
--- Janvier
2008 : classement par ordre alphabétique d'auteur.
--- Décembre
2007 : classement par ordre alphabétique d'auteur
--- Novembre
2007 : classement par ordre alphabétique d'auteur.
--- Octobre
2007 : classement par ordre alphabétique d'auteur.
--- Septembre
2007 : classement par ordre alphabétique d'auteur.
--- Juillet-août
2007 : classement par ordre alphabétique d'auteur.
--- Migration
du site philo de Nantes. Nouvelle adresse.
8 octobre 2008 Enseignement (videre infra), Conférences (idem), Ressources.
Enseignement
--- REFORME du LYCEE.
- Point sur la réforme.
- Calendrier de la réforme.
Stage, colloque, conférence, séminaire
--- Stage SAFCO Toulouse «INDIVIDU, SUJET, PERSONNE» Contenu 1) travailler sur l'élaboration de différences conceptuelles souvent mal saisies par nos élèves en mettant en valeur les différentes approches de la réalité humaine impliquées par ces notions ou par leur critique; 2) préciser la nature et les enjeux des positions philosophiques contemporaines autour de la notion de personne: points de vue métaphysique , cognitiviste , etc... Objectif pédagogique 1: les différentes approches de la réalité humaine impliquée par les notions ou par leur critique. 2: la nature et les enjeux des positions philosophiques autour de la notion de personne. 3: quelques uns des débats actuels. Evoquer quelques uns des débats qui cristallisent les divergences de ces perspectives: tous les hommes sont-ils des personnes ? Faut-il remplacer la notion de droits de l'homme par celle de droits de la personne ? etc... Bibliographie S. Chauvier: qu'est-ce qu'une personne / Dire je, essai sur la subjectivité / E. Housset: la vocation de la personne / P. Strawson: les individus / R. Spaemann: les personnes. Responsable pédagogique M. ROBILLIARD Stéphane. 6 heures Nombre de places prévues 25. Date : 20/11/2008 09h à 17. LYCEE GENERAL Saint-Sernin 31070 TOULOUSE. Safco - PAF.
--- Stage SAFCO Toulouse «PROBLEMES ACTUELS DU MATERIALISME». Contenu défini à partir des travaux de l'intervenant, Quentin MEILLASSOUX (responsable des études à ENS Ulm), qui explore une voie qu'il appelle -spéculative-, en direction d'un matérialisme fondé à nouveau frais, en cohérence avec l'inspiration qui a toujours animé la science. Responsable pédagogique M. DUPOUEY Patrick. 6 heures, 25 places prévues 25. Date non encore fixée. Safco - PAF.
--- Stage SAFCO Toulouse «Libellé ACTUALITE DE LA PHENOMENOLOGIE». Contenu La phénoménologie à titre de méthode et mesure des effets sur la transcendance entendue sous différentes formes. Mise à l'épreuve du passage de la phénoménologie à la théologie, considéré bien souvent comme acquis. Mise au point concernant la filiation Husserl-Heidegger et ce, au sujet de la transcendance. Responsable pédagogique M. LAMER ERWAN Enseignant. 6 heures Nombre de places 30. Date non encore fixée.Safco - PAF.
--- Stage SAFCO Toulouse «PHILOSOPHIE DE LA LAICITE» La laïcité est une notion juridique et politique. Elle est aussi un concept philosophique. Il s'agit de clarifier de manière rigoureuse et précise le contenu et la structure de ce concept. Objectifs pédagogiques 1: construire précisément le concept philosophique de laïcité. 2: déterminer l'histoire intellectuelle de cette notion. 3: dissoudre les confusions habituelles avec la notion de tolérance et avec celle de *laïcité ouverte* Responsable pédagogique M. DELFOUR Jean Jacques professeur de philosophie aux Lycées Ozenne et St Sernin. 12 heures. Date non encore fixée (mars ou avril 2009).Safco - PAF.
Les
commissions de choix ont eu lieu. Vous pouvez voir si vous êtes retenus.
Attention, certaines dates de stage sont encore indicatives.
--- Le souci du droit: Où en est la
théorie critique? 16 et 17 octobre 2008. Université Paris
VII, Salle des Thèses (2ème étage), Amphi 46 (Rdc),
Université Paris VII – Denis Diderot, Centre de Sociologie des Pratiques
et des Représentations Politiques, Université Paris VIII
– Vincennes/Saint Denis, Laboratoire d’études et de recherches sur
les Logiques Contemporaines de la Philosophie, Collège International
de Philosophie. Organisation : Hourya Bentouhami, Ninon Grangé,
Anne Kupiec, Julie Saada. Responsable scientifique du réseau «
Droit(s) contre loi ? » : Anne Kupiec
«Qu’est-ce que le droit peut nous dire
des rapports de domination, de classe, de genre ou de « race »
? Peut-il faire lui-même l’objet d’une théorie critique qui
ne soit pas simplement une forme de répétition de son contenu
mais qui donne véritablement lieu à des transformations politiques
et sociales ? Ce sont toutes ces questions, revisitées à
l’aune de l’Ecole de Francfort et des théories critiques juridiques
contemporaines, qui animeront la rencontre organisée par le réseau
international « Droit(s) contre loi?»
JEUDI 16 OCTOBRE: AUTOUR DE L’ECOLE
DE FRANCFORT
- 9h30. Ouverture. Anne KUPIEC, Paris VII
- 9h45. Miguel ABENSOUR, Paris VII : Introduction
générale, « La Théorie critique, pourquoi ?
»
- 10h15. Nathalie LE BOUËDEC, Université
de Nantes : « Vers une pensée critique du droit ? Critique
de l’individualisme libéral et théorie du droit social chez
les juristes sociaux-démocrates weimariens ». Discutant :
Emmanuel PASQUIER, Paris I
- 11h15. Katia GENEL, Rennes I / Université
Goethe, Francfort : « La place du droit dans la critique de la domination.
Dialogues et désaccords entre Horkheimer et les juristes de Weimar
(Neumann et Kirchheimer) ». Discutant : Christian BOUCHINDHOMME,
traducteur
- 14h30. Valéry PRATT, Ehess / Paris I
: « Un éminent philosophe critique du droit injustement oublié
: Franz Leopold Neumann (23 mai 1900-02 septembre 1954) ». Discutante
: Anne KUPIEC, Paris VII
- 15h15. Sonja BUCKEL, Université Goethe,
Francfort : « Forme juridique et hégémonie ».
Discutant : Emmanuel RENAULT, ENS-lsh
- 16h15. Isabelle AUBERT, Paris I : « Droit
intersubjectif et sujets politiques chez Jürgen Habermas ».
Discutante : Ninon GRANGÉ, Paris VIII
- 17h. Jean-François KERVÉGAN,
Paris I : « Y a-t-il un lien interne
entre droit et démocratie ? La philosophie du droit de J. Habermas
». Discutant : Christian BOUCHINDHOMME, traducteur
VENDREDI 17 OCTOBRE DE LA DECONSTRUCTION
AUX CRITICAL LEGAL STUDIES, CRITICAL RACE THEORY ET CRITICAL FEMINIST LEGAL
STUDIES
- 9h15. Julie SAADA, IUFM / Paris IV: «
Théorie critique et déconstruction. Derrida critique du droit
». Discutante : Martine LEIBOVICI, Paris VII
- 10h. Christophe BÉAL, Paris I : «
La thèse de l’indétermination selon les Critical Legal Studies
». Discutante : Camille AYNÈS, Paris II / Paris X
- 11h. Yanina GUTHMANN, Universidad de Buenos
Aires : « L’acte de juger et le politique : analyse à partir
des Critical Legal Studies d’une sentence paradigmatique en matières
de droits de l’homme (Cour Suprême argentine, cas Simón
de 2005) ». Discutant : Eduardo TOMAZ AYRES, Paris VII
- 11h45. Roberto GARGARELLA, Universidad de Buenos
Aires / Columbia University : « La pensée juridique critique
en Amérique Latine ». Discutant : Stéphane DOUAILLER,
Paris VIII
- 14h30. Hourya BENTOUHAMI, Paris VII / Columbia
University : « Critical Race Theory ou comment la 'race' compte ».
Discutante : Elsa DORLIN, Paris I
- 16h15. Silvia CHEJTER, Universidad de Buenos
Aires : « Fémicide, différence sexuelle et droit en
Argentine à partir des Critical Feminist Legal Studies ».
Discutante : Jules FALQUET, Paris VII
- 16h45. Jérôme PÉLISSE,
Université de Reims : « L’analyse de la légalité
ordinaire par les Legal Consciousness Studies ». Discutante : Raphaëlle
NOLLEZ-GOLDBACH, Paris VII
Contact : bhourya@hotmail.com
--- L’Association Française de Psychiatrie propose les 2èmes Rencontres de Suze-la-Rousse (Drôme) le samedi 11 octobre 2008 avec le soutien de l’Association pour une Recherche Interdisciplinaire sur l’Existence et la Santé et du Groupe de Recherche en Epistémologie Politique et Historique. «Le Temps». «Qu’est-ce donc que le temps? Si personne ne me le demande je le sais; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus. » Saint Augustin (Confessions). Après avoir revisité les rapports de la Psychiatrie et de l’Humanisme en décembre 2002, nous nous intéresserons cette année à la question du Temps. Par delà la conception commune de temps qui résulte de l’expérience quotidienne variant suivant les époques et les civilisations, le mot temps n’a pas la même signification pour le physicien, le biologiste, le psychiatre, le psychanalyste, l’économiste ou l’historien. Qu’y a-t-il de commun entre le temps réversible des réactions entre particules élémentaires et le temps irréversible qui nous conduit de la naissance à la mort ? Qu’en est-il du temps de la cure analytique, de celui du récit, du soin psychiatrique ? Telles sont quelques-unes des questions que nous tenterons d’aborder dans ce dialogue interdisciplinaire, dans l’espoir de trouver des terrains d’enrichissement réciproque afin de contribuer au nécessaire retour de la réflexion humaniste.
--- MARX
AND PHILOSOPHY SOCIETY. Saturday October 25, 2008, at the London Knowledge
Lab, 23-29 Emerald Street, London WC1. Joe McCarney Memorial Conference.
Speakers: Kai Nielsen 'Emancipatory Social Science: McCarney and Levine',
David MacGregor 'The Problem of Evil', John Clegg 'A brief history of false
consciousness', Andrew Chitty: 'Can there be an ethical critique of capitalism?',
Chris Arthur 'The Concept of Critique'. Joe McCarney (1941-2007) helped
to found the Marx and Philosophy Society. To commemorate the anniversary
of his tragic death this conference is to be held, which will take up themes
present in his work.
--- Université
Paris 1 - Centre NoSoPhi – Programme Delicom. Séminaire «
Délibération et Espace Public » LUNDI 13 OCTOBRE 2008,
16h-18h "Jacques Rancière et la critique de l'anti-démocratisme"
Stéphane Haber (Université Paris 10 Nanterre) Centre
Pierre Mendès France (90 rue de Tolbiac, 75013) Salle C.19.07 (ascenseurs
rouges jusqu'au 19ème étage) Le séminaire «
Délibération et Espace public » se tient au centre
NoSoPhi
(Normes, Sociétés, Philosophies) de l'Université Paris
1, dans le cadre du programme Delicom de l'ANR (http://epi.univ-paris1.fr/delicom).
Contact : charles.girard(at)univ-paris1.fr
Séances à venir :
- Jeudi 17 octobre 2008, 16h-18h : Philippe
Van Parijs (Chair Hoover, Université Catholique de Louvain et
Harvard
University) : « Quelles institutions politique pour une démocratie
multilingue ? »
- Lundi 24 novembre 2008, 16h-18h : Magali
Bessone (Université de Rennes 1) : « Quelle place pour
la transparence dans la constitution d'un espace public international?
Le cas du TPIY.»
Lundi 8 décembre 2008, 16h-18h :
Séance de clôture du séminaire - bilan des discussion.
--- Les éditions Beauchesne sont heureuses
de vous informer que
Serge Tribolet, docteur en philosophie et psychiatre,
auteur de Plotin
et Lacan – La question du sujet, fera une conférence sur
« l’objet perdu » le samedi 11 octobre à 14h30
à L’Auditorium de la Halle Saint-Pierre 2, rue Ronsard 75018 Paris.
Réservation obligatoire : 01 42 58 72 89.
--- Colloque
international : "Maurice Blanchot, Communauté, Politique et Histoire,
1931-2003" Dates : 4-6 mai 2009 Lieu : Université Paris X- Nanterre
Organisateurs : Eric Hoppenot et Alain Milon Appel à contribution
et informations. Avec le soutien de la Société Internationale
de Recherche Emmanuel Levinas.
--- Colloque: "Corps hybrides, techniques et fictions" Fac. de médecine Laennec, Lyon, 26 nov. 2008 (Entrée gratuite, sans inscription). Ce colloque marie approches anthropologiques, philosophiques et sciences de la communication, le tout dans le cadre du Cluster 14, axe 3 soutenu par la Région Rhône-Alpes.
--- Séminaire Qu'est-ce qu'une technoscience?
Séminaire Master 2 (LMPHI 335) Jeudi 1°semestre 13h30-16h30,
Université Paris Ouest-Nanterre, Bât. N-18. "Le concept
de technoscience a été introduit dans les années 1970-80
bien que l’interdépendance entre et recherche scientifique et technologique
ne date pas d’il y a vingt ans. Que signifie donc l’apparition de ce terme
et sa banalisation ? Renvoie-t-il à un changement effectif dans
l’organisation sociale de la recherche ? Faut-il l’articuler avec la post-modernité
? On approfondira ces questions à travers la lecture de livres et
articles (Hottois, Latour, Forman, Nordman, Hard & Jamison, Harraway,
Lafontaine, Foucault, Knorr-Cetina, etc.
Fonctionnement. Ce cours ne requiert pas de formation
scientifique, mais il exige une participation active des étudiants,
et des lectures à chaque séance (souvent en anglais). Après
deux séances d’introduction assurées par le professeur, chaque
séance comprendra un bref exposé d’étudiant sur un
livre ou un article de la bibliographie qui sera repris et discuté
et synthétisé dans la suite de la séance.
--- Le
séminaire Léon Robin intitulé "Définitions
philosophiques et définitions rhétoriques de la rhétorique"
se poursuit cette année.
- 31 octobre, salle Cavaillès.
10 h 00 Marie-Pierre NOËL « Rhétorique et technè
logôn chez Gorgias ».14 h 30 Michael EDWARDS « Isaeus
the Rhetorician. Aspects of Isaean rhetorical technique »
- 14 novembre, matin: salle Cavaillès;
après-midi: salle Celan. 10 h 00 Suzanne HUSSON « ‘L’anti-rhétorique’
cynique »
14 h 30 Pedro Pablo FUENTES GONZALEZ «
La "diatribe" est-elle une notion utile pour l'histoire de la philosophie
et de la littérature antiques ? »
- 12 décembre, salle Cavaillès
10 h 00 Cristina VIANO « Lysias et la logographie judiciaire »
14 h 30 Michel PATILLON « Les deux rhétoriques dans les Progymnasmata
»
- 30 janvier, matin: salle Beckett; après-midi:
salle Cavaillès 10 h 00 Aldo BRANCACCI « Philosophie et rhétorique
chez Antisthène et dans le Phèdre de Platon » 14 h
30 Emidio SPINELLI « Contre l’art du bien parler: pour une réflexion
critique sur la rhétorique dans Sextus Empiricus »
- 20 février, matin: salle Beckett;
après-midi: salle Cavaillès 10 h 00 Charles GUÉRIN
« L’évolution des définitions de la rhétorique
dans la doctrine cicéronienne (De inventione / De oratore) »
14 h 30 Juliette DROSS « La rhétorique,
compagne de la philosophie ? Le statut philosophique de la rhétorique
dans la correspondance de Fronton »
- 20 mars, matin: salle Beckett; après-midi:
salle Cavaillès 10h 00 Stéphane TOULOUSE « Philosophie,
rhétorique et modèle de vie selon Synésios de Cyrène
» 14h 00 Ali BENMAKHLOUF « Le statut de la rhétorique
dans l’organon arabe » Maroun AOUAD « Définitions philosophiques
et définitions rhétoriques de la rhétorique selon
al-Fârâbî »
- 3 avril, matin: salle Beckett; après-midi:
salle Celan 10 h 00 Maria Silvana CELENTANO « La rhétorique
de l’improvisation chez Quintilien (Institution oratoire, X, 7) »
14 h 30 Perrine GALLAND HALLYN « Définitions de la rhétorique
à la Renaissance » (titre provisoire)
- 29 mai, matin: salle Beckett; après-midi:
salle Celan 10 h 00 Lucia CALBOLI MONTEFUSCO « Rhétorique
et dialectique dans les Rhetoricorum Libri V de Georges de Trebizonde »
14 h 00 Henry MAGUIRE « Nectar and Illusion: Art and perception of
Rhetoric in Byzantium » Dirk OBBINK « A propos de Philodème
Rhétorique III »
Le séminaire a lieu à l’Ecole Normale
Supérieure, 45, rue d’Ulm, 75005 Paris.
--- Colloque Sciences Epistémologie
Sociétés. La leçon de Louis Althusser 29-30 octobre
2008 Lieu: Venise (Italie).
--- Colloque
L'Imagination et l'intuition dans les sciences. Colloque commun
Académie des Sciences/Deutsche
Akademie der Wissenschaften Leopoldina Lieu: Fondation Cino del Duca,
Paris
7-8 novembre 2008 Organisation: Claude DEBRU.
--- 20-24 avril 2009. Une école de printemps,
entièrement subventionnée par l'Université franco-allemande,
et organisée par Martin Carrier (professeur à Bielefeld)
et par Claude Debru (ENS), aura lieu du 20 au 24 avril à Bielefeld,
sur le thème "Science et valeurs". Elle intéressera 10
étudiants français et 10 étudiants allemands et la
langue utilisée sera l'anglais. Les élèves intéressés
doivent se faire connaitre le plus rapidement possible et au plus tard
le 1er novembre, par mail à claude.Debru@ens.fr
--- Nietzsche's Ecce Homo. A Centenary Conference.
Thursday, 27 - Friday, 28 November 2008. Stewart House/Senate House, Malet
Street, London WC1E 7HU. Co-Ordinators: Duncan Large (Swansea) and
Nicholas Martin (Birmingham). PROGRAMME.
- Thursday, 27 November 2008. Keith Ansell Pearson
(Warwick): Pure Nietzsche: On a Thoughtful Word in Ecce Homo. Frank Chouraqui
(Warwick): Culture, Knowledge and Politics from Schopenhauer as Educator
to Ecce Homo. Rainer J. Hanshe and Alan Rosenberg (New York): From Metaphysics
to Grains of Sand: On the Value of Small Things. Nicholas Martin (Birmingham):
Ecce Homo: How One Reviews One’s Self. Lesley Chamberlain (London): Did
Nietzsche want Success? James Griffith (Chicago): Nietzsche’s Perfect Day:
On the Exergue to Ecce Homo. Kathleen Merrow (Portland): 'How One Becomes
What One Is': Intertextuality and Autobiography in Ecce Homo. Herman Siemens
(Leiden): Nietzsche’s 'Umwertung': On the Relation between ‘War-Praxis’
and ‘Great Politics’ in Ecce Homo. Paul Bishop (Glasgow): Nietzsche’s Concept
of Character in Ecce Homo. Rebecca Bamford (New York): Ecce Homo: Philosophical
Autobiography and/as Metaphilosophy. Andrew Inkpin (London): Ecce Homo:
A ‘Cheerful and Profound’ Work? Henna Seinälä (Jyväskylä):
Ariadne's Mystery. Rüdiger Görner (London): ‘Nitimur in vetitum'
oder: ‘Hat man mich verstanden?’ Zu einer Argumentationsfigur in Nietzsches
Ecce Homo.
- Friday, 28 November 2008 Anthony Jensen (Cincinnati):
Historiography in Ecce Homo. C. Heike Schotten (Boston): ‘Ecrasez l‘infâme!’:
A Revolution for All and None. André van der Braak (Amsterdam):
'How One Becomes What One Is'. Daniel Conway (Texas): ‘And so I tell my
life to myself’: Ecce Homo as an Exercise in Autobiography. Maria Branco
(Lisbon): Nietzsche’s Inspiration: Philosophical and Artistic Creative
Freedom in Ecce Homo and Other Writings. Duncan Large (Swansea): ‘The Magic
of the Extreme’: Hyperbolic Rhetoric in Ecce Homo. Aaron Parrett (Great
Falls): Ecce Homo and Confessiones Augustini: Autobiography and the End(s)
of Faith. Carol Diethe (Fortrose): Lost in Translation. Martine Prange
(Amsterdam): Ecce Homo: Autobiography, Preface, or Model of Philosophical
Life? Yannick Souladié (Toulouse): A ‘Foretaste’ of Inversion. John
Whitmire (Cullowhee): Apocalyptic ‘Madness’: Reading Ecce Homo. Steven
Aschheim (Jerusalem): Ecce Homo: Reactions to a Dionysian Autobiography.
Julia Happ (Oxford): ‘[K]ein Nordwind bin ich reifen Feigen’: Nietzsche’s
Ambivalent Concepts of (Literary) Decadence. Vanessa Lemm (Santiago): Nietzsche’s
Ecce Homo as an Ethics (and a Politics) of the ‘Care of the Self’. Martin
Liebscher (London): Podachs zusammengebrochenes Werk: Erneutes Abschreiten
der Grenzen psychologischer Nietzsche-Deutung. Werner Stegmaier (Greifswald):
Schicksal Nietzsche? Zu Nietzsches Selbsteinschätzung als Schicksal
der Philosophie und der Mensch-heit (Ecce Homo, 'Warum ich ein Schicksal
bin', 1).
--- Colloque international «Expertus sum», L’expérience par les sens en philosophie naturelle (XIIe-XIVe siècles). Ancienne abbaye de Pont-à-Mousson, 5 - 7 février 2009. «Ce colloque traitera de la notion médiévale d'experientia, de ses rapports avec la raison, de son articulation avec l'autorité des livres, de la naissance du genre des experimenta, de leur place en médecine, en pharmacopée, en alchimie, en astrologie, en botanique, en zoologie), de l'influence des textes traduits du grec, de l'arabe et de l'hébreu, et insistera sur l'évolution du rôle de l'expérience dans ces domaines entre l'Antiquité et le Moyen-Âge.
--- Seizième Colloque Bisannuel de l'Association Rousseau. Sixteenth Biennial Colloquium of the Rousseau Association. Fortunes de Rousseau/Rousseau's Legacies Los Angeles, Californie (Etats-Unis) 25-28 Juin, 2009. Appel à communications. En collaboration avec l'université de Californie, Los Angeles (UCLA) (Directeur du programme: Byron Wells). «Célébré par Kant comme le Newton du monde moral, et qualifié de "fondateur des sciences de l'homme" par Claude Lévi-Strauss, Rousseau est indéniablement un penseur auquel la postérité aura réservé une place de choix. Peu d'auteurs auront eu l'impact qu'a eu Rousseau dans des domaines aussi variés que la philosophie, la politique, l'autobiographie, la psychologie, la pédagogie, et la musicologie. Peu également auront été considérés comme précurseur dans tant de sphères d'activité. Or, ces jugements sur Rousseau, remarquables par leur nombre et leur diversité, le sont également par leur contradiction: ainsi Rousseau est-il considéré comme le théoricien de la démocratie moderne par certains, et comme l'apôtre du totalitarisme par d'autres. Ce colloque invite les réflexions sur ces diverses et multiples fortunes de Rousseau, et sur l'influence et l'importance de sa pensée dans la postérité. Conformément à la mission de l'Association Rousseau, toutes les disciplines sont invitées à cette réflexion (philosophie, littérature, théorie politique, théâtre, musicologie, etc.). Les communications au colloque, en français ou en anglais, seront de vingt minutes. Les propositions (titre et résumé) devront être envoyées à Christopher Bertram, Président de l'Association Rousseau, par courrier électronique de préférence : <C.Bertram@bristol.ac.uk>.
Ressources, revues, publications
--- Création d'un site internet qui regroupe des informations sur la philosophie ancienne et les sciences de l'Antiquité. «Né de la dernière rencontre doctorale en philosophie ancienne (Paris 1- Paris X-Nanterre), ce site regroupe diverses informations, et notamment celles qui sont diffusées par l'intermédiaire de cette liste de diffusion, philosophie-antique : annonces de séminaires et decolloques (visibles dans un calendrier général), dernières publications, appels à contributions, etc. Il comporte également un "annuaire" de doctorants, de post-docs et de jeunes chercheurs, pour lesquels ce site s'efforcera d'offrir des informations utiles (en diffusant, le cas échéant, des offres de bourses de thèse ou de post-doc). Chacun a la possibilité de s'inscrire sur le site et de proposer une fiche d'annuaire en indiquant ses principaux centres de recherches, et y ajouter des documents. Ce site, nous l'espérons, permettra de fédérer plus facilement les jeunes chercheurs en philosophie ancienne, en attendant la mise en place d'un atelier où chacun aura l'occasion de présenter ses travaux.Nous vous remercions d'avertir les étudiants et doctorants qui pourraient être intéressés. Par ailleurs, pour faciliter la gestion de différentes annonces sur ce site, un lien "Poster un message" permet à tous, et sans inscription préalable, de proposer directement un message dans toutes les rubriques du site. Il sera simplement validé et archivé par les administrateurs du site.»
--- Lettre
de liens socio d'octobre 2008.
--- Les
vidéos et radios de l'Acadeémie des sciences morales et politiques.
Enseignement
--- REFORME du LYCEE.
- Point sur la réforme.
- Calendrier de la réforme.
Formation
--- Université de Toulouse II - Le Mirail / Université Catholique de Louvain / Université du Luxembourg / Ruhr-Universität Bochum / Bergische Universität Wuppertal / Ludwig-Maximilians Universität München / Univerzita Karlova v Praze / Hosei University / University of Memphis / Universidade Federal de Sao Carlos. MASTER ERASMUS MUNDUS EUROPHILOSOPHIE. ETUDIANTS ET ENSEIGNANTS EN PHILOSOPHIE DU MONDE ENTIER DEVENEZ BOURSIERS DE L’UNION EUROPENNE ! 40 BOURSES OFFERTES EN 2009 ! Clôture des candidatures le 25 janvier 2009 pour les étudiants et le 5 février 2009 pour les enseignants. Le Master Mundus « Philosophies allemande et française dans l’espace européen » (EuroPhilosophie) offre aux étudiants du monde entier un parcours de formation de deux ans de haut niveau spécialisé dans les domaines de la philosophie allemande et de la philosophie française et de leur interaction au sein de l’espace intellectuel et culturel européen. Il sélectionne cette année 20 étudiants non-citoyens de l’Union Européenne auxquels il offre une bourse annuelle de 21000 euros, et 15 étudiants de l’Union Européenne auxquels il offre des bourses de mobilités aux Etats-Unis, au Brésil et au Japon (3100 euros/semestre). Il sélectionne également cette année 5 universitaires non citoyens de l’Union Européenne auxquels il offre une bourse de 13 000 euros pour enseigner pendant trois mois dans l’une des 7 universités européennes du consortium. En cas de succès aux examens, chaque étudiant est titulaire de trois diplômes de master délivrés conjointement par trois universités européennes. (Les étudiants en mobilité aux Etats-Unis obtiendront en plus des trois masters européens un certificat de l’université de Memphis.). Les candidats à la formation EuroPhilosophie doivent être titulaires d’une Licence / Bachelor en philosophie (180 Ects). La maîtrise de l’allemand et/ou du français parlé et écrit est exigée.
Stage, colloque, conférence, séminaire
--- Stage
SAFCO Toulouse «INDIVIDU, SUJET, PERSONNE» Contenu
1) travailler sur l'élaboration de différences conceptuelles
souvent mal saisies par nos élèves en mettant en valeur les
différentes approches de la réalité humaine impliquées
par ces notions ou par leur critique; 2) préciser la nature et les
enjeux des positions philosophiques contemporaines autour de la notion
de personne: points de vue métaphysique , cognitiviste , etc...
Objectif pédagogique 1: les différentes approches de la réalité
humaine impliquée par les notions ou par leur critique. 2: la nature
et les enjeux des positions philosophiques autour de la notion de personne.
3: quelques uns des débats actuels. Evoquer quelques uns des débats
qui cristallisent les divergences de ces perspectives: tous les hommes
sont-ils des personnes ? Faut-il remplacer la notion de droits de l'homme
par celle de droits de la personne ? etc... Bibliographie S. Chauvier:
qu'est-ce qu'une personne / Dire je, essai sur la subjectivité /
E. Housset: la vocation de la personne / P. Strawson: les individus / R.
Spaemann: les personnes. Responsable pédagogique M. ROBILLIARD Stéphane.
6 heures Nombre de places prévues 25. Date : 20/11/2008 09h à
17. LYCEE GENERAL Saint-Sernin 31070 TOULOUSE. Safco
- PAF.
--- L’UR “Philosophie et science” Organise
Un colloque international sur le thème : La Philosophie des sciences
dans l’œuvre d’Angèle Kremer Marietti. Les 27, 28 , 29 novembre
2008 A la faculté des sciences humaines et sociales de Tunis. Avec
la collaboration de : • L’Ambassade de France,• Le Rectorat de l’université
de Tunis,• La Faculté des Sciences Humaines, Le centre national
de traduction.
Programme : Ridha Azzouz Tunisie «
La Symbolicité chez A. K. Marietti. Abdelkhader Bachta Tunisie Mme
A. K. Marietti et la loi constructale. » François- Emmanuel
Boucher Canada « Sur la valeur de la Science : Nietzche, Wittgenstein
et Kremer-Marietti. » Mme Zeineb Cherni Tunisie « Modèle
épistémique comtien et Sémiologie selon Angèle
Kremer Marietti. » Laurent Clauzade France « Travailler sur
Auguste Comte, du commentaire à l’édition.» Jean D’Hombres
France « Que nous apporte l’épistémologue non scientifique
? » Mme Juliette Grange France « Une lecture de Michel Foucault
au filtre du positivisme comtien. » Abdelkharim Labidi Tunisie «
La science dans le prisme de la philosophie : la philosophie de la nature
selon A. Kremer Marietti. » Hamdi Mlika Tunisie « A. Kremer
Marietti, Comte et Wittgenstein sur le conventionnalisme et la loi scientifique.
» Mme Angèle Kremer Marietti France «L’épistémologie,
une philosophie de l’esprit. » Jean Aimé Safou Gabon «
la critique poppêrienne d’Angèle Kremer Marrietti. »
--- Stage SAFCO Toulouse «PROBLEMES ACTUELS DU MATERIALISME». Contenu défini à partir des travaux de l'intervenant, Quentin MEILLASSOUX (responsable des études à ENS Ulm), qui explore une voie qu'il appelle -spéculative-, en direction d'un matérialisme fondé à nouveau frais, en cohérence avec l'inspiration qui a toujours animé la science. Responsable pédagogique M. DUPOUEY Patrick. 6 heures, 25 places prévues 25. Date non encore fixée. Safco - PAF.
--- Stage SAFCO Toulouse «Libellé ACTUALITE DE LA PHENOMENOLOGIE». Contenu La phénoménologie à titre de méthode et mesure des effets sur la transcendance entendue sous différentes formes. Mise à l'épreuve du passage de la phénoménologie à la théologie, considéré bien souvent comme acquis. Mise au point concernant la filiation Husserl-Heidegger et ce, au sujet de la transcendance. Responsable pédagogique M. LAMER ERWAN Enseignant. 6 heures Nombre de places 30. Date non encore fixée.Safco - PAF.
--- Stage
SAFCO Toulouse «PHILOSOPHIE DE LA LAICITE» La laïcité
est une notion juridique et politique. Elle est aussi un concept philosophique.
Il s'agit de clarifier de manière rigoureuse et précise le
contenu et la structure de ce concept. Objectifs pédagogiques 1:
construire précisément le concept philosophique de laïcité.
2: déterminer l'histoire intellectuelle de cette notion. 3: dissoudre
les confusions habituelles avec la notion de tolérance et avec celle
de *laïcité ouverte* Responsable pédagogique M. DELFOUR
Jean Jacques professeur de philosophie aux Lycées Ozenne et St Sernin.
12 heures.
Date non encore fixée (mars ou avril 2009).Safco
- PAF.
--- Ateliers
internationaux «Pour une approche non-anthropologique de la subjectivité»
Organisateur: Didier Debaise. Activité inscrite au programme ANR
«Subjectivité et Aliénation». Université
de Toulouse le Mirail 5, allées Machado – Toulouse Maison de la
Recherche Salle D.30.
Lundi 17 novembre 2008 14h00: ouverture
des ateliers. Didier Debaise et Jean-Christophe Goddard Atelier 1: Modération:
Didier Debaise
- 14h30-15h00 Xavier Verley (Université
de Toulouse II): Pour sentir, faut-il un sujet?
- 15h00-15h30 Arnaud François (Université
de Toulouse II): Penser le sujet avec Bergson: actualisation, spatialisation,
réflexion.
- 15h45-16h15 Jean-Christophe Goddard (Université
de Toulouse II): Champ transcendantal et subjectivité. Sartre,
Deleuze, Fichte.
Mardi 18 novembre 2008 Atelier 2:
Modération: Jean-Christophe Goddard
- 9h00-9h30 Marc Rölli (Université
technique de Darmstadt): The non-anthropological philosophy of radical
pragmatism.
- 9h30-10h00 Isabelle Stengers (Université
libre de Bruxelles): Du mode d’existence de Dieu. James, Whitehead et Souriau.
- 10h15-10h45 Didier Debaise (Institut
Max Planck): Subjectivité et possession. La nouvelle monadologie
de Tarde et de Whitehead.
Atelier 3: Modération: Guillaume Sibertin-Blanc
- 14h00-14h30 Quentin Meillassoux (ENS-Paris):
Le cogito contre le sujet, ou: comment sortir de l’anthropologie par le
doute.
- 14h30-15h00 Graham Harman (Université
américaine du Caire): Intentional Objects for Non-Humans.
- 15h15-15h45 James Williams (Université
de Dundee): Limites et genèses de la subjectivité et de l’individuation
dans la pensée de Gilles Deleuze
- 15h45-16h15 Fabrice Jambois (Université
de Toulouse II): Le sujet transpositionnel de Ruyer à Deleuze: survol
absolu et subjectivité dans Capitalisme et schizophrénie
Mercredi 19 novembre 2008
Atelier 4: Modération: Didier Debaise
- 8h30-9h00 Guillaume Sibertin-Blanc (ENS/CIEPFC):
Désanthropologiser le « sujet » de l’histoire
- 9h00-9h30 Pierre Montebello (Université
de Toulouse II): La géologie de la subjectivité chez Deleuze
- 9h45-10h15 Alexander Schnell (Université
de Paris IV – Sorbonne): Le statut de la subjectivité dans la phénoménologie
constructive.
- 10h15-10h45 Camille Riquier (Université
de Paris IV-Sorbonne): Sujet, individu et personne dans la philosophie
de la nature de Simondon.
--- Séminaire Histoire et philosophie
des sciences «Qu’est-ce qu’une technoscience?» Séminaire
Master 2 (LMPHI 335) *Jeudi 1°semestre 13h30-16h30* *Université
Paris Ouest-Nanterre, Bât. N-18. Le concept de technoscience
a été introduit dans les années 1970-80 bien que l’interdépendance
entre et recherche scientifique et technologique ne date pas d’il y a vingt
ans. Que signifie donc l’apparition de ce terme et sa banalisation ? Renvoie-t-il
à un changement effectif dans l’organisation sociale de la recherche
? Faut-il l’articuler avec la post-modernité ? On approfondira ces
questions à travers la lecture de livres et articles (Hottois, Latour,
Forman, Nordman, Hard & Jamison, Harraway, Lafontaine, Foucault, Knorr-Cetina,
etc. Fonctionnement: Ce cours ne requiert pas de formation scientifique,
mais il exige une participation active des étudiants, et des lectures
à chaque séance (souvent en anglais). Après deux séances
d’introduction assurées par le professeur, chaque séance
comprendra un bref exposé d’étudiant sur un livre ou un article
de la bibliographie qui sera repris et discuté et synthétisé
dans la suite de la séance.
--- Mercredi 19 novembre 2008, Université
de Genève. Journée d’études plotiniennes. «Qu'est-ce
qu'une cause? La réflexion de Plotin à propos du destin et
de la providence» Pour tout renseignement: Angela.Longo@lettres.unige.ch.
--- Séminaire de Julie Saada: LA GUERRE
EN QUESTION. Ciph / UMR 5206 Triangle - ENS-LSH / Nosophi- Université
Paris 1.
- MAKRAM ABBES (ENS LSH) L'ART DE LA GUERRE EN
ISLAM mardi 18 novembre 18h-20h Collège International de Philosophie
1 rue Descartes, 75005 Paris Amphi A (une pièce d'identité
sera demandée à l'entrée du Collège; séminaire
ouvert à tous). «En dépit de l'utopie libérale
qui voyait dans l'économie marchande, dans le « doux commerce
», l'instrument d'une pacification des nations, la guerre reste au
cœur de la pratique comme de la pensée politique. Elle s'inscrit
d'une part dans une approche réaliste qui identifie l'essence du
politique au conflit et à l'affrontement des puissances, sous leurs
diverses formes, d'autre part dans les discours de légitimation
des politiques internationales menées par un certain nombre d'États
: les doctrines de la guerre juste sont en effet sollicitées au
sein des discours bellicistes des grandes puissances qui invoquent leur
droit fondamental à l’autodéfense contre des entités
politiques souvent indéfinies. Pourtant, l'idée de «
guerre juste », c'est-à-dire l'approche normative de la guerre
comme objet moral et juridique, ne se réduit pas à son instrumentalisation
politique. La guerre doit en effet être interrogée, jusque
dans ses transformations les plus récentes, à partir de catégories
morales et juridiques qui seules permettent d'en faire la critique. Questionner
la guerre implique alors d'examiner 1/ les formes nouvelles de conflictualité
politique telles qu'elles apparaissent à différentes échelles
(internationale, civile, transnationale), 2/ la reprise et l'inscription
de ces formes dans une normativité morale et juridique (en particulier
dans le droit international), 3/ les usages politiques qui en sont fait.
L'objet de ce séminaire portera ainsi sur les légitimations
théoriques des doctrines de la guerre juste et sur leur contestation
(pacifisme/réalisme), comme sur les légitimations des pratiques
de la guerre et leurs limites (guerre totale/réglementation des
pratiques par le droit humanitaire). Sera questionné, d'un point
de vue plus général, la pertinence même du concept
de guerre – absent du droit international tant il recouvre des formes de
violences différentes – pour la compréhension du politique.
Programme :
Premier semestre :
- mardi 21 octobre 2008, 18-20h La guerre,
une réalité morale ? Le processus de juridicisation de
la guerre et les débats moraux contemporains. Christian NADEAU (philosophie,
Université de Montréal) Julie SAADA (philosophie/sciences
politiques, Iufm Paris/Université Paris 9)
- mercredi 5 novembre 2008, 14h-16h (attention,
séance à Paris I, 12 place du Panthéon, salle 216)
Les objections à la réalité morale de la guerre. Pacifisme
et réalisme. Nicolas TAVAGLIONE (philosophie/sciences politiques,
Université de Genève)Dario BATTISTELLA (sciences politiques,
IEP de Bordeaux)
- mardi 18 novembre 2008, 18-20h L'art de
la guerre en Islam Makram ABBES (philosophie, ENS-LSH)
- mardi 16 décembre 2008, 18-20h Le
retour de la guerre juste dans le droit international et la guerre préventive.
Olivier CORTEN (droit, Université libre de Bruxelles) Ariel COLONOMOS
(sciences politiques, CNRS/IEP Paris)
- mardi 20 janvier, 18-20h Transformations de
la guerre, transformations du politique. Pierre HASSNER (sciences politiques,
IEP Paris) Gérard MAIRET (philosophie/sc. politiques, Université
Paris 8).
--- CENTRE POMPIDOU FORUMS DE SOCIÉTÉ. «LE SPECTATEUR ÉMANCIPÉ» avec Jacques RANCIERE. Le vendredi 21 novembre 2008, 19h30, Cinéma 2, niveau –1. «Celui qui voit ne sait pas voir » : telle est la présupposition qui traverse notre histoire, de la caverne platonicienne à la dénonciation de la société du spectacle. Elle est commune au philosophe qui veut que chacun se tienne à sa place et aux révolutionnaires qui veulent arracher les dominés aux illusions qui les y maintiennent. Les textes réunis dans ce recueil (leur) opposent une hypothèse aussi simple que dérangeante : que le fait de voir ne comporte aucune infirmité ; que la transformation en spectateurs de ceux qui étaient voués aux contraintes et aux hiérarchies de l'action a pu contribuer au bouleversement des positions sociales ; et que la grande dénonciation de l'homme aliéné par l'excès des images a d'abord été la réponse de l'ordre dominant à ce désordre. L'émancipation du spectateur, c'est alors l'affirmation de sa capacité de voir ce qu'il voit et de savoir quoi en penser et quoi en faire. A l'occasion de la publication de : Jacques Rancière : Le spectateur émancipé, Editions La Fabrique, octobre 2008. Info: 01 44 78 46 52.
--- Centre
« Lumières, Nature, Société » (LNS, EA
4201) Archives Husserl (CNRS UMR 8547)Institut Universitaire de France.
Journée
d’études "Faire l’histoire? L’action historique en question" Mercredi
26 novembre 2008. Université de Bordeaux 3 Salle des Actes UFR de
philosophie, 33600 Pessac.
Tramway ligne B, station « Montaigne-Montesquieu
». Responsables : Bruce Bégout et Christophe Bouton (Bordeaux
3), en collaboration avec Jean-François Courtine (Paris-IV/Archives
Husserl), Marc Crépon, Marc de Launay, Jean-Claude Monod (CNRS/Archives
Husserl).
Programme
- 9 h : Jean-Claude Bourdin (Poitiers), «
Marx philosophe de l'histoire et historien de la France moderne »
(répondant : Marc Crépon, CNRS-Archives Husserl)
- 10 h : Alexandre Escudier (Sciences Po, CEVIPOF)
: « ‘Der Staatsmann ist der praktische Historiker’ (Droysen). Action
historique et historicité » (répondant : Marc de Launay,
CNRS-Archives Husserl)
- 14 h 30 : Jean-Claude Monod (CNRS-Archives
Husserl) : « Blumenberg et Marquard » (répondant : Christophe
Bouton, Bordeaux 3)
15 h 30 : Florian Nicodème (Bordeaux 3)
: « Circonscrire l'agir historique: Adorno et la nature mythique
de l'histoire » (répondant : Bruce Bégout, Bordeaux
3).
--- Colloque international organisé
par l'AFIC (Association franco-italienne pour l'étude de la philosophie
française contemporaine), consacré à "Discours philosophiques
et formes de la politique après 1968". 21 novembre 2008, auprès
de l'Ecole Normale Supérieure (salle Dussane), rue d'Ulm, Paris,
de 9 h. 00 à 12 h. 30 et de 14 h.00 à 18 h. 00.
«Selon
plusieurs commentateurs, mai '68, et l'année 1968 en général,
ont marqué l'irruption d'un renouvellement des formes de la politique.
Cette thèse - soutenue par exemple par Michel de Certeau dans son
livre La prise de parole - reconnaît dans les événements
de '68 l'émergence d'une pratique - ou d'une série de pratiques
- en rupture avec l'idée traditionnelle - partagée tant par
les conservateurs que par les progressistes, et commune aux parti communistes
" historiques ", aux social-démocrates et aux libéraux -
des objets, des fins, et des champs " légitimes " de l'agir politique.
Autour de la conjoncture " Soixante-huit ", mais bien au-delà de
sa stricte événémentialité chronologique, on
a assisté, non seulement à une critique de la notion de représentation
visant la séparation de fait et de droit de gouvernants et des gouvernés
; on a assisté non seulement à la contestation de l'idée
selon laquelle l'agir politique devrait être limité à
une sphère autonome et imperméable, et monopolisé
par une élite de spécialistes du Politique ; on a surtout
assisté à un déplacement des confins rigides entre
la politique et les sphères " impolitiques " : le corps, les normes
incorporées aux conduites les plus ordinaires, la gestion de la
vie quotidienne, la création artistique (surtout là, où
elle demande une pratique collective, comme dans le cinéma et le
théâtre), le rapport entre l'individu et son âge, sa
" génération ", en tant que véhicule de significations
et normes politiques et sociales - tout cela et bien d'autres aspects de
l'existence humaine, ont pris soudainement une valeur politique intense,
lorsqu'on a cessé de considérer les façon de les gérer
et administrer comme naturelles et indiscutables, soustraites à
toute contestation et à tout changement délibéré,
voulu et organisé. Même le travail, en particulier le travail
dans les usines, que les marxistes eux-mêmes avaient tendance à
renfermer dans le cadre d'une rationalité instrumentale hypostasiée
(selon l'idéologie majoritaire chez les deux dernières Internationales),
fut interrogé d'un point de vue nouveau : celui du statut subjectif
du travailleur, et des processus de subjectivation à l'œuvre dans
le milieu de l'homme au travail. La " prise de parole " de 1968 a placé
donc une certaine subjectivation au centre des enjeux politiques - la subjectivation
en ce qu'elle avait de plus apparemment anodin - en transformant par là
l'idée même de l'agir, individuel et collectif. Ce qui implique
une signification philosophique majeure de ces pratiques nouvelles ou renouvelés.
La question de la subjectivité, de sa capacité de se référer
à soi-même pour évaluer et changer l'allure normative
de la vie, devient un enjeu philosophique central dans plusieurs pensées
surgies autour de l'événement de mai '68, et qui eurent par
la suite plusieurs liens directs ou indirects avec les nouvelles expériences
politiques. Cette mouvance amena à poser le problème d'une
pensée à l'état pratique, d'une " boîte à
outils " - pour parler comme Foucault - capable de produire des concepts
et des positions à l'intérieur même des pratiques et
des formes de vie. Nous aimerions reconstruire quelques jalons de cette
rencontre entre pensée et pratiques nouvelles - une rencontre décisive
dans l'histoire contemporaine, et qui marque un point de non-retour dans
la façon de penser la politique et la philosophie. Mais il faut
d'abord poser deux problèmes méthodologiques :
1)
bien que 1968, ou mai '68, constituent un " événement ",
donc une irruption soudaine, il ne faut pas oublier qu'une transformation
durable des pratiques politiques ne peut pas faire l'économie d'une
inscription dans la durée. Le dépassement des champs séparés
du " politique " et de l'" impolitique " avait déjà été
thématisé avant l'irruption de la " prise de parole ", et
son efficacité devint réelle tout au long des années
soixante-dix. Il importe donc de ne pas restreindre excessivement l'extension
temporellepertinente.
2)
bien que ces processus aient une portée mondiale, nous avons choisi
de nous concentrer sur l'Italie et la France, et sur les liens entre ces
deux pays. Ce choix relève de l'intensité des rapports entre
ces deux pays avant et après 1968, des liens entre milieux différents
mais identifiables comme autant d'expériences de marxisme critique,
et des échanges d'expériences à la fois philosophiques
et politiques dans les deux sens : aujourd'hui encore, les héritages
des pensées de Gilles Deleuze et Michel Foucault continuent à
agir en France comme en Italie, en renouvelant les tentatives de produire
une pensée de l'actualité, afin que l'action dans le présent
devienne elle-même porteuse de pensée. En outre, dans ces
deux pays un problème est posé aujourd'hui concernant les
perspectives d'une politique soustraite à l'exclusivité de
la médiation étatique : la crise ou tout simplement les difficultés
des systèmes de la représentation et des appareils politiques
les plus vénérables entraînent une réflexion
urgente sur la signification virtuelle du mot " politique " qui ne pourra
pas être menée jusqu'au bout sans une ré-appropriation
des conjonctures historiques cruciales dans lesquelles on a assisté
à des problématisations analogues de ce signifiant. Tout
en sachant qu'une journée d'études ne puisse pas de toute
évidence prétendre à une signification directement
politique, nous espérons pouvoir montrer que les enjeux concernant
le sens de l'agir politique constituent, depuis toujours, des enjeux "
naturels " de la pensée.»
--- Séminaire
de philosophie des sciences du Laboratoire de philosophie de l'Université
de Franche-Comté pour l'année universitaire 2008-2009.
Toutes les séances ont lieu à l'UFR SLHS de Besançon.
Programme des séances.
- Mercredi 6 mai 2009 Marion VORMS (IHPST
et ENS-Ulm) La variété des modes de représentation
dans la pratique scientifique.
- Mercredi 11 mars 2009 Alexandre GUAY
(Université de Bourgogne, Dijon) Physique et philosophie des sciences
- Mercredi 11 février 2009 Jean-Marie
VIGOUREUX (Laboratoire de physique moléculaire UMR 6624, Besançon)
Quelques paradoxes de la mécanique quantique
- Mercredi 28 janvier 2009 Jan LACKI (REHSEIS
- UMR 7596) L'exact et l'approché, deux catégories
en nécessité de révision
- Mercredi 10 décembre 2008 Mathieu
TRICLOT (Laboratoire RECITS, Université de Technologie de Belfort-Montbéliard)
Cybernétique et philosophie des sciences
- Mercredi 12 novembre 2008 Jean-Marie
VIGOUREUX (Laboratoire de physique moléculaire UMR 6624, Besançon)
Introduction à la théorie du chaos.
--- LUMIÈRES, NATURE, SOCIÉTÉ
(LNS, EA 4201) SÉMINAIRE 2008-2009: «L’ÉVÉNEMENT»
Mardi
18 novembre 2008, 15H30, UNIVERSITÉ MICHEL DE MONTAIGNE BORDEAUX
3 UFR DE PHILOSOPHIE, salle H 113. Claude ROMANO (Paris-IV):
«L’événement
et sa phénoménalité». Claude Romano est
maître de conférences en philosophie à l’Université
de Paris-IV. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : "L’événement
et le monde" (PUF, 1998), "L’événement et le temps" (PUF,
1999), "Il y a" (PUF, 2003), "Le chant de la vie. Phénoménologie
de Faulkner" (Gallimard, 2005), "Le néant. Contribution à
une histoire du non-être dans la philosophie occidentale", en collaboration
avec Jérôme Laurent (PUF, 2006).
--- Société
française de philosophie. Samedi 22 novembre 2008 à
16h, Sorbonne, Amphi Michelet (46 rue Saint-Jacques, Paris). La
conférence sera faite par Ali Benmakhlouf et aura pour sujet "La
couleur de la pensée: conversation et démonstration".
--- LIEUX DE SAVOIR: SUPPORTS, INSTRUMENTS,
PRATIQUES Christian Jacob, directeur d'études à l'EHESS (en
cours de nomination) Jeudi 16 h à 18 h (INHA, salle Pierre-Jean
Mariette, 2 rue Vivienne 75002 Paris), du 6 novembre 2008 au 11 juin 2009.
«Le séminaire portera sur la notion de « pratique savante
», c'est-à-dire sur l'ensemble des opérations manuelles,
discursives et intellectuelles mobilisées dans la production ou
la réception d'un savoir. On délimitera ainsi le champ d'une
ergonomie du travail savant, en tenant compte de la spécificité
et de la complémentarité des sources qui permettent à
l'historien de le construire et de le contextualiser : données matérielles
liées aux instruments et aux supports, formes de réflexivité
des acteurs sur leurs opérations et logiques multiples qui en guident
l'explicitation, définitions et descriptions normatives, par exemple
dans les manuels codifiant des procédures particulières ou
dans les exercices scolaires. On associera un parcours historiographique,
une réflexion théorique et méthodologique et des études
de cas qui concerneront notamment les milieux savants d'Alexandrie et de
la période de la Seconde sophistique (Plutarque, Aulu-Gelle, Athénée).
- jeudi 13 Novembre 2008: Introduction
générale (suite): pour une nouvelle approche de l'histoire
des savoirs.
- jeudi 20 Novembre 2008: pas de séminaire
en raison du Forum Européen de l'essai sur l'art qui se tient dans
les locaux de l'INHA.
- jeudi 27 Novembre 2008: Entre universaux
et variables culturelles: à propos du livre de G.E.R. Lloyd,
Cognitive Variations. Reflection on the Unity and Diversity of the Human
Mind (Oxford University Press, 2007).
- jeudi 4 Décembre 2008: De la
technique aux savoirs: la notion d'instrument (1) Une réflexion
menée notamment à partir des travaux d'André Leroi-Gourhan,
Gilbert Simondon et Bernard Stiegler.
- jeudi 11 Décembre 2008: De la
technique aux savoirs: la notion d'instrument (2)
- jeudi 18 Décembre 2008: De la
technique aux savoirs: la notion d'instrument (3)
--- La Société alpine de philosophie
consacre son SEMINAIRE d'AUTOMNE au thème « l'argent ».
Dans cette nouvelle formule d'intervention philosophique, trois conférences
invitées le matin sont suivies, après la pause de midi, d'une
mise en perspective des thématiques abordées, puis d'un débat
général entre les participants au séminaire. Le séminaire
aura lieu le samedi 15 novembre 2008, de 9h30 à 16 h, à
l'Université Pierre Mendès France – Grenoble 2, UFR de Sciences
Humaines, bâtiment ARSH, AMPHI 1. Adresse géographique
: 1281 avenue centrale, 38400 Saint-Martin d'Hères. Tram B ou C,
arrêt Bibliothèques Universitaires. Participation aux frais
: 10 euros ; entrée libre pour les chômeurs, étudiants
et moins de 18 ans.
La société alpine de philosophie
est une association loi de 1901 dédiée à la diffusion
et à la pratique du savoir philosophique, traditionnellement liée
au Département de philosophie de l'UPMF. Elle est présidée
depuis 2005 par Thierry Ménissier, maître de conférences
de philosophie politique. Contact : societealpinedephilosophie@orange.fr
Présentation du
séminaire : Véritablement fascinant, le thème
de l'argent se situe au croisement de problématiques fondamentales
pour notre monde : sous la forme de la monnaie, l'argent est le vecteur
moderne des échanges et le critère de la valeur. Il est l'intermédiaire
obligé qui discrimine ce qui vaut beaucoup et ce qui vaut moins,
les riches et les pauvres, les puissants et les faibles. Il a donc à
voir tout à la fois avec le pouvoir, avec la dynamique sociale dans
son ensemble et, pour chacun, avec l'image de son propre bonheur. Dans
le même temps, l'usage de l'argent rassemble les hommes, car il implique
une véritable communauté de la part de ceux qui, en adoptant
tel ou tel étalon monétaire, se reconnaissent mutuellement.
Cette communauté paraît basée sur la confiance mutuelle
des participants à l'échange, mais l'argent lui-même
crée la confiance dont il se nourrit. Points notable, les relations
du système de l'argent avec la politique – avec l'organisation rationnelle
qui permet aux hommes d'agir collectivement sur leur destinée –
sont extrêmement complexes.
La crise actuelle du système financier
mondial donne à penser les thématiques liées au système
de l'argent avec une acuité renouvelée. Outre qu'elle met
en péril l'économie réelle et risque de ce fait de
dévaloriser totalement le fruit du travail, la crise touche au coeur
des valeurs contemporaines et remet en question la manière de vivre
et de juger. Chacun savait le structurel défaut de fondement des
valeurs sociales, basées seulement, dans les démocraties
post-religieuses et post-métaphysiques, sur l'usage commun et sur
la discussion rationnelle ; la crise fait ressentir à de nombreuses
personnes un véritable dégoût pour ce monde, au profit
d'autres mondes, supposés plus solides ou plus justes.
Ce séminaire, en se montrant attentif
aux constantes historiques et aux possibles évolutions contemporaines,
examinera les conditions philosophiques, ainsi que les enjeux anthropologiques
et psychanalytiques de l'usage de l'argent, dans une réflexion salutaire
en cette période de crise.
Intervenants :
- Marie Cuillerai (maître
de conférences de philosophie, Université de Paris 8): Crise
Financière : Le Grand Potlatch. Exubérance, irrationalité,
défiance, ont qualifié l'état des opérateurs
du financiers dans cette crise où l'on n'aura assisté comme
jamais à la mobilisation de capitaux, de sommes d'argent astronomiques
dans une frénésie accentuée par la couverture médiatique
de l'événement du siècle. Loin de vouloir en spécialiste
argumenter sur la pertinence des différents plans de sauvetage de
l'économie mondiale, il peut paraître opportun de se saisir
du temps présent pour revenir sur des analyses qui ont placé
le sacré, l'irrationnel et la démesure au coeur du fonctionnement
économique. Les notions de dépense, de destruction, de potlatch,
ont ouvert un espace de réflexion sur l'argent où la souveraineté
ne tient pas tant à l'accumulation des richesses, symboliques ou
réelles qu'à leur destruction. S'agirait-il pour nous de
prendre acte d'un tel renversement, comme d'un principe caché, issu
d'un fonds obscur et nous renvoyant aux limites incontournable de notre
condition humaine ? Du moins pourrons-nous y suivre le fil conducteur d'une
ambivalence de la monnaie, à la fois principe de cohésion
sociale et enjeu de puissance, pour quelques uns.
- Jean-Marc Porte (psychanalyste, Grenoble):
Psychanalyse
et argent : le Je, en petite(s) coupure(s). A l'heure où l'intrication
de l'avoir et l'être trouvent dans nos sociétés la
promesse d'une réponse quasi sans limites (la consommation) qu'en
est-il du rapport de la psychanalyse à l'argent ? Au travers d'exemples
tirés de la clinique, Jean Marc Porte, psychanalyste, proposera
une lecture de l'argent dans la cure contemporaine. Dette, excès,
manque : en aller-retour avec les textes de Georges Bataille et Michel
Aglietta, une question en forme de paraphrase de la formule de Lacan
sera développée : et si l'argent – opérateur neutre
par excellence de l'économisme – était structuré comme
un langage.
- Daniel Bougnoux (professeur émérite
de sciences de la communication, Université Stendhal – Grenoble
3): L'argent, un média comme les autres? Membre du comité
de rédaction de la revue Médium qui a consacré en
juin un numéro double à "L'argent maître", Daniel Bougnoux
examinera l'argent comme signe et comme média en rappelant quelques
jalons dans l'histoire et les principales fonctions, extraordinairement
ambivalentes, de la monnaie. Le détachement et la dématérialisation
croissante des représentations monétaires engendrent un vertige,
classiquement dénoncé par toute une tradition littéraire
; mais les empiètements de la valeur-argent sur les formes non-monétaires
de la valeur atteignent aujourd'hui un seuil de crise, pas seulement économique
mais philosophique et morale. Raison de plus pour penser de façon
critique (au sens kantien de la séparation des domaines) les usages
de mots comme valeur, crédit, signe monétaire, échange,
ou spéculation.
--- GT 41 de l’Association
Française de Sociologie «Corps, techniques et société»
Séminaire public 2008-2009 «Corps et techniques : quelles
frontières et quelles limites?» ( 2). Lieu: CETCOPRA-Université
Paris 1, 17, rue de Tolbiac. 75013 Paris. 5ème étage.
RER C ou Métro ligne 14, arrêt « Bibliothèque
F. Mitterrand », bus : 62, 89, 132 (arrêt «bibliothèque
F. Mitterrand») Horaire : 15h-17h. Responsables: Valérie Souffron
(Cetcopra, Paris 1), Caroline Moricot (Cetcopra, Paris 1).
Thème
du séminaire de l’année. Ce séminaire suivra l’approche
transversale qui est la notre et qui cherche à penser ensemble le
corps et les techniques, ce « jeu » où se nouent certains
des enjeux les plus importants de notre devenir. Où se situent désormais
les frontières entre le corps et les techniques? Que sera le corps
de demain? Quelles limites sont posées ou transgressées,
des laboratoires de recherches, aux pratiques les plus quotidiennes?
Nous aborderons la question des frontières
et des limites à partir de nos terrains de recherches. Aussi seront
nous plus particulièrement attentifs aux questions de la présence
des humains dans les mondes automatisés (continuité /discontinuité
; automatisation ; anthropomorphisme ; anthropotechnie), du corps comme
projet (naturel/artificiel ; nanotechnologies ; cyborg ; augmentation/amélioration),
de la sécularisation technicienne des passages (vie/mort, naître
et mourir, acceptable/inacceptable, éthique et politique) et de
la frontière entre l’humain et l’animal.
--- La séance du 25 novembre
2008 accueillera Eve Gardien ( Université de Lyon 1): De la
production du corps handicapé. Que le corps accidenté
présente des séquelles organiques définitives, n’implique
pas pour autant que le sujet handicapé en fasse présentement
l’expérience. Que la matière corporelle altérée
soit pensée comme un carcan immuable, n’empêche pas qu’elle
soit aussi un potentiel en développement. Autant de paradoxes apparents
dont il sera proposé une compréhension, à partir de
l’explicitation d’un processus socialement organisé, à savoir
: la production des corps handicapés en milieu sanitaire. Les dimensions
du formatage du corps, de la transmission des techniques du corps, de la
conformation du corps par les pairs, de la sémantisation de l’expérience
corporelle, seront abordées. Ce propos permettra d’ouvrir sur des
horizons relatifs à la fois à la production du corps de tout
à chacun, à la fois à une nouvelle compréhension
du « handicap ».
--- L’Institut
Émilie du Châtelet a le plaisir de vous inviter à la
prochaine séance de son cycle de conférences: «Quarante
ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre». Cette séance
est consacrée à GENEVIEVE FRAISSE. Geneviève
Fraisse, philosophe, directrice de recherche au CNRS, ancienne députée
au Parlement européen, productrice à France Culture, présidente
du Comité scientifique de l’IEC. Lors de la fondation de la
revue Les Révoltes logiques en 1975, elle a fait le pari de la pensée
des femmes et de son histoire (Les Femmes et leur histoire, 1998). Elle
est connue pour ses nombreux essais, depuis Femmes toutes mains, essai
sur le service domestique(1979) jusqu’au Privilège de Simone de
Beauvoir (2008), en passant notamment par Clémence Royer (1985),
Muse de la raison, la démocratie exclusive et la différence
des sexes (1989), La Différence des sexes (1996), Les deux gouvernements,
la famille et la cité (2000) et Du Consentement (2007). Cela l’a
amenée à travailler étroitement avec les historiennes,
jusqu’à la synthèse de l’Histoire des femmes en Occident
(1991, codirection du volume 4, XIXe siècle). Le samedi
13 décembre de 14h à 16h
Jardin des Plantes, Auditorium de la Grande
Galerie de l’évolution. M° Austerlitz, Monge, Censier ou
Jussieu.
Prochaines séances:
*17 janvier 2009: François De Singly,
sociologue, spécialiste de la vie privée et des sociétés
individualistes, professeur à l’Université de Paris Descartes,
directeur du Centre de recherches sur les liens sociaux (CERLIS).
*7 février: Françoise Thébaud,
spécialiste de l’histoire des femmes au XXe siècle, professeure
à l’Université d’Avignon jusqu’en 2007, fondatrice et co-directrice
de la revue CLIO, Histoire, Femmes et Sociétés.
--- Dixième saison de conférences
à l'Hôtel du département des Bouches-du-Rhône
octobre 2008 – avril 2009 Emprises de la violence.Regards sur la civilisation
contemporaine. Le philosophe Marcel Gauchet propose une réflexion
sur cette contradiction majeure dont il fait le constat: "au sein de la
société de la connaissance, le savoir n'est plus au centre".
Une réflexion utile pour éclairer en particulier la crise
de l'autorité et des savoirs scolaires. Cette conférence
rejoint de fait l'actualité éditoriale du philosophe, qui
vient de publier Conditions de l'éducation avec M.-C. Blais
et D. Ottavi aux éditions Stock. Jeudi 4 décembre 2008
Que nous arrive-t-il? Sur l'effondrement du sens des savoirs par MARCEL
GAUCHET. "La société de la connaissance" pourrait bien se
révéler, en fait, celle où les savoirs perdent tout
sens autre qu'utilitaire. Ils cessent de se présenter comme les
vecteurs d'une émancipation promettant à l'humanité
la maîtrise consciente de son destin. Marcel Gauchet s'efforcera
de mettre en lumière, à partir de ce phénomène,
les ressorts du changement de monde qui nous emporte et la racine des périls
auxquels il nous expose. Marcel Gauchet est historien et philosophe, directeur
d’études à l’École des hautes études en sciences
sociales et rédacteur en chef de la revue Le Débat depuis
sa création en 1980. Vient de paraître: Conditions de l'éducation
(avec M.-C. Blais et D. Ottavi), Stock, 2008. Derniers ouvrages parus:
L'avènement de la démocratie. Tome 1: La révolution
moderne et Tome 2: La crise du libéralisme, Gallimard, 2007 ; La
démocratie d'une crise à l'autre, Cécile Defaut, 2007.
--- Symposium
dans le cadre du congrès annuel de la Société de philosophie
du Québec (SPQ) qui se tiendra cette année à Ottawa,
entre le 11 et le 15 mai 2009. Ce symposium se tiendra sous la tutelle
de Madame Sophie-Jan Arrien, professeure à l’Université Laval
(Québec) et spécialiste en herméneutique (Dilthey,
Heidegger, Ricœur). Appel à communication. "Vattimo, dans
les années 1990 déjà, brandissait le spectre de la
dilution de la signification philosophique de l’herméneutique du
fait de sa généralisation, de son élargissement à
toute expérience du monde. D’un autre côté, si on considère
que fondamentalement, l’herméneutique se meut dans le sens, est
quête d’un vouloir-dire qui n’est pas tant caché derrière
le dire mais déborde ce dernier qui le montre sans pouvoir le nommer,
que l’herméneutique est recherche d’un sens originaire, n’est-elle
pas alors en train de s’assimiler à la réflexion philosophique
en général? N’est-elle pas en train de perdre son caractère
propre? Entre perte de teneur philosophique et identification à
la réflexion philosophique, l’herméneutique a-t-elle encore
une spécificité propre? L’herméneutique a-t-elle encore
un domaine propre? Bref, quelle est la place de l’herméneutique
aujourd’hui dans le paysage philosophique? Ce symposium vise donc
à faire un état des lieux de l’herméneutique, état
des lieux qui nous apparaît nécessaire afin de pouvoir tracer
de nouvelles voies, d’ouvrir de nouvelles portes. Ce questionnement à
propos de ce qu’est l’herméneutique aujourd’hui nous semble pouvoir
prendre plusieurs directions: l’ancrage de l’herméneutique dans
la philosophie en est une. Le lien entre herméneutique et phénoménologie
pourrait également être questionné: l’herméneutique
doit-elle toujours être pensée sur un fond phénoménologique?
Qu’en est-il de son rapport au langage duquel Gadamer dégage son
universalité? L’herméneutique ne doit-elle être entendue
que dans la sphère langagière? Quant à son rôle
traditionnel de méthode, doit-on le considérer comme définitivement
dépassé?"
--- Colloque international Métaphysique
de la science / Metaphysics of Science. 1 – 2 décembre 2008. Grenoble,
Université Pierre Mendès France, MSH-Alpes. Responsable scientifique:
Max Kistler. Organisation: laboratoire Philosophie, Langages & Cognition
(PLC).
Session 1 (lundi 1er décembre, 09 h
00 – 13 h 00) Structural Realism, Natural Kinds
9h Allocutions de bienvenue et ouverture
9h30 Nigel Leary (Birmingham), How Essentialists
Misunderstand Locke
10h30 Philipp Keller (Genève)/ Stephan
Leuenberger (Glasgow), Structural Realism: the Worst of Both Worlds?
12h00 Michael Esfeld (Lausanne)/Vincent Lam (Lausanne),
Structural Realism and Causation
Session 2 (lundi 1er décembre, 14 h
15 – 19 h 30) Dispositions, Powers, Reduction
14h15 Kevin Mulligan (Genève), Tropes,
Time and Modality
15h15 Olivier Massin (Genève), Varieties
of Impenetrability
16h30 Stephen Mumford (Nottingham), Modelling
Powers as Vectors
17h30 Claudine Tiercelin (IUF, Paris XII), Are
All Properties Essentially Dispositional?
18h30 Christian Sachse (Lausanne), Simplify Complexity
- an Argument from Selection for Biology
Session 3 (mardi 2 décembre 9 h 00
– 13 h 30) Mind and Psychology
9h00 Simone Gozzano (L’Aquila), Do Mental Properties
Have Identity Conditions?
10h00 Reinaldo Bernal Velasquez (Grenoble), Epistemic
Externalism and the Ontology of Science
11h30 Pascal Ludwig (Paris IV), Are Phenomenal
Concepts Transparent?
12h30 Markus Schrenk (Nottingham), Stimulus Necessity
Session 4 (mardi 2 décembre 15 h 00
– 19 h 30) Causation and Laws
15h00 Paul Noordhof (York), Property Causation
16h00 Helen Beebee (Birmingham), Laws, Dispositions
and the Necessary a posteriori
17h30 Francis Longworth (Birmingham), The Disjunctive
Theory of Causation
18h30 Matt Tugby (Nottingham), A Dispositional
Account of Causation
Métaphysique de la science / Metaphysics
of Science
Grenoble, 1 et 2 décembre 2008
La science contemporaine semble nous procurer
des connaissances toujours plus vastes: la physique nous révèle
la nature des constituants ultimes de la matière et de l’univers
à grande échelle ; la biologie, la psychologie et l’économie
découvrent la constitution des êtres vivants et des sociétés
ainsi que les régularités gouvernant leur évolution
et de leurs interactions. Cependant, il est difficile d’interpréter
ce que ces théories scientifiques nous disent de la réalité:
la métaphysique de la science cherche à construire un cadre
conceptuel qui nous mette en mesure de le faire. Ce colloque sera l’occasion
de poser les questions suivantes: est-il rationnel de penser que les objets
étranges que sont les photons et autres quarks postulés par
la physique existent réellement, ou est-il plus judicieux de les
considérer comme des fictions utiles? S’ils existent réellement,
nombre d’autres questions se posent. Les constituants ultimes des objets
matériels ont-ils une nature distincte des lois de la nature qui
déterminent leur évolution et leurs interactions, ou leurs
propriétés intrinsèques sont-elles des « pouvoirs
», de sorte que les lois font partie de leur identité même?
Qu’est-ce qui est plus fondamental: les objets individuels ou leurs relations?
Qu’est-ce que la causalité? Y a-t-il des espèces naturelles?
La nécessité que les lois de la nature imposent à
l’évolution des choses est-elle différente de la nécessité
logique?
--- Programme
2008-2009 du séminaire Philosophie et sciences sociales. Les séances
auront lieu cette année au second semestre, environ une fois par
mois, le vendredi de 14h à 16h, dans la salle de lecture de NoSoPhi
à la Sorbonne. Le séminaire est ouvert à tous.
Un séminaire organisé dans le cadre des activités
de l’équipe Philosophies Contemporaines (EA 3562, université
Paris I Panthéon-Sorbonne) par Céline BONICCO, Mélanie
PLOUVIEZ et Gildas SALMON.
Le séminaire Philosophie et sciences sociales
se propose de réunir sociologues, anthropologues, économistes
et philosophes pour nouer un dialogue interdisciplinaire. Parce que les
sciences sociales se sont historiquement constituées en rupture
avec la philosophie, leurs rapports ont souvent été d’ignorance,
voire d’opposition. Pour autant, les sciences sociales n’interrogent-elles
pas directement la philosophie? En soulignant la nécessité
d’une collaboration interdisciplinaire, il ne s’agit pas de placer la philosophie
dans une position de surplomb théorique à l’égard
des sciences sociales empiriques. Il s’agit au contraire de mettre en évidence
le travail de conceptualisation interne aux sciences sociales, c’est-à-dire
de comprendre comment elles reprennent, déplacent, subvertissent
ou inventent des problèmes qui intéressent la philosophie.
Ce sont les questionnements philosophiques immanents aux sciences sociales
qui seront au centre de nos discussions. Dans ce cadre, le séminaire
fera place aussi bien à des analyses historiques ou épistémologiques
qu’à la discussion de terrains et travaux en sociologie, en anthropologie
ou en économie. Plutôt que de chercher à fixer un partage
entre philosophie et sciences sociales, nous nous efforcerons de repérer
les points de passage multiples où leurs frontières se brouillent.
Pour l’année universitaire 2008-2009,
le séminaire se déroulera au second
semestre, environ une fois par mois, le vendredi
de 14h à 16h. Les séances
auront lieu dans la salle de lecture de NoSoPhi
à la Sorbonne (entrée par le 1, rue de la Sorbonne, 75005
Paris, escalier K au fond de la Galerie Dumas, 2ème étage,
couloir à gauche, salle G 615 Bis, 01 40 46 33 64). Chaque séance,
composée d’une intervention suivie d’une discussion, est ouverte
à toute personne s’intéressant aux thématiques abordées.
Programme 2008-2009:
- Vendredi 06 Février: Laurent PERREAU
(Université de Picardie Jules Vernes), «Phénoménologie
et sociologie: le cas Alfred Schütz».
- Vendredi 13 Mars: Claude GAUTIER (Université
Paul Valéry Montpellier), « Les pratiques chez Pierre Bourdieu:
entre reproduction et histoire ».
- Vendredi 03 Avril (16h-18h): Catherine COLLIOT-THÉLÈNE
(Université de Rennes), «Max Weber, une sociologie sans société».
- Vendredi 15 Mai: Alain LEROUX (Université
Paul Cézanne Aix - Marseille), «De l'allocation personnelle
au projet Entr'aide MAIF: histoire d'une idée mise en acte».
- Vendredi 29 Mai: Philippe DESCOLA (Collège
de France, EHESS), «Anthropologie réflexive et philosophie
spontanée».
- Vendredi 12 Juin: Frédéric
BRAHAMI (Université de Franche-Comté), « Ce que la
Révolution française fait à la philosophie ».
--- CENTENAIRE DE LA SOCIÉTÉ FRANCAISE DE PHILOSOPHIE Les grandes conférences : textes téléchargeables en intégralité. Ou ici.
--- Lettre
de liens socio de novembre 2008.