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Archives de l'actualité pour l'année 2009

- Janvier 2009 - Février 2009 - Mars 2009 - Avril 2009 - Mai-Juin 2009
- Septembre/Octobre 2009 - Novembre-Décembre 2009

Certains des liens donnés ici renvoient parfois à une partie de la page référencée qui est devenue entre temps une archive.
Il convient de ne pas s'en offusquer (le responsable de ce site n'a qu'un nombre limité d'yeux, de mains et de bras, à savoir les siens pour tout dire et point ceux d'autrui) et de chercher dans l'archive correspondante la rubrique idoine.












Actualité du jour de janvier 2009
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1er-5 janvier 2009

Enseignement

--- Conditions d'admission des élèves, spécifiques aux concours de l'École normale supérieure de Cachan (BO 4 décembre 2008).

--- Postes au CAPES 2009. 26 postes en philosophie.
 
 

Ressources

--- La Lettre de liens socio de janvier 2009.
 
 

Colloques, séminaires, stages (cf. le calendrier)
Attention: les annonces ne sont pas classées chronologiquement!

--- Anne Fagot-Largeault, Collège de France 2009. Ontologie du devenir, 3. Les jeudis, de 10h30 à 12h30 Collège de France Amphithéâtre Maurice Halbwachs 11 Place M. Berthelot 75005 Paris.
- Premier cours : 29 janvier 2009
- Deuxième cours: 5 février 2009
- Troisième cours: 12 février 2009
- Quatrième cours: 5 mars 2009
- Cinquième cours : 12 mars 2009
Un document de travail détaillé sera disponible pour chaque cours sur la page d'accueil de la Chaire de philosophie des sciences biologiques et médicales. Les cours des années précédentes sont disponibles ici.
 

--- La première séance du Séminaire de philosophie hellénistique et romaine (Paris 4 Sorbonne, Paris Est-Paris 12, ENS Lettres et sciences humaines) se tiendra samedi 10 janvier, de 10h à 12h à l'Université de Paris Est-Paris 12 Centre multidisciplinaire de Créteil  61 avenue du Général de Gaulle 94010 Créteil Bâtiment I1, salle 223. M. JACOTOT (Université Paris Sorbonne) y donnera une conférence intitulée Éthique philosophique et mos maiorum: l'"honnête" chez Térence, Lucilius et Cicéron.
 

--- Séminaire platonicien de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne E.A. 2482 GRAMATA "Groupe de Recherches Antiquité Moyen-Age Tradition Arabe" U.F.R. de Philosophie, 17, rue de la Sorbonne, 75005 PARIS. Les séances ont lieu le vendredi de 10h à 12h  et de 14h à 17h à l’Ecole Normale Supérieure 45, rue d’Ulm 75005 PARIS. Le programme complet de l’année 2009 est consultable et téléchargeable sur le site de notre équipe : sous la rubrique “Actualités”. Responsable : Dimitri EL MURR (dimitri.el-murr@univ-paris1.fr). Le Théétète de Platon (suite et fin) Vendredi 16 janvier 2009 : Salle CAVAILLES : Monique Dixsaut (Université de Paris I Panthéon-Sorbonne): «Logos et doxa (Théétète, 206c-210a et République, V)». Denis O’Brien (CNRS, Centre Jean Pépin): «La doctrine secrète et les paradoxes de la grandeur et du nombre».
 

--- Samedi 17 Janvier : L'usage chez Heidegger et Wittgenstein. Programme et l'argument de la deuxième journée du cycle USeCO du laboratoire EXeCO de l'Université Paris 1. L'usage chez Heidegger et Wittgenstein. Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 17, rue de la Sorbonne. 75005 Paris. Escalier C, 1er étage Salle Lalande . Vincent GRONDIN (Université de Montréal - Université Paris 1 - EXeCO) Wittgenstein et la "préhistoire" du sens. Jean-Claude MONOD (CNRS - Archives Husserl) Un « pragmatisme ambigu » ? L' « en tant que » herméneutique au regard des Recherches philosophiques. Françoise DASTUR (Université de Nice Sophia-Antipolis - Archives Husserl) Langage et métaphysique chez Wittgenstein et Heidegger. Raphaël EHRSAM (Université Paris 1 - EXeCO) "La philosophie ne doit en aucune manière porter atteinte à l'usage effectif du langage" (RP, § 124): Wittgenstein et les enjeux de la description. Jean-Philippe NARBOUX (Université Bordeaux 3) La logique au crible de l'usage : quotidienneté et primitivité chez Heidegger et Wittgenstein. Charlotte GAUVRY (Université Paris 1 - EXeCO) L'usage recouvre t-il le contexte chez Heidegger et Wittgenstein ? Usage et échec. Jocelyn BENOIST (Université Paris 1 - Archives Husserl.) L'usager des signes.
Argument.
Le XXe siècle philosophique se distingue par un intérêt accru pour les pratiques et les usages du monde. Nous entendons alors interroger la notion centrale d' « usage » par une confrontation entre l'acception heideggérienne de la notion - telle qu'elle est travaillée jusqu'à Sein und Zeit - et celle de la pragmatique de Wittgenstein. Du Tractatus logico-philosophicus aux Philosophische Untersuchungen, Wittgenstein défend avec constance la thèse pragmatique que tout acte de langage est tributaire de la manière dont on en use. L' « usage », inscrit dans le monde, est l'instance ultime de la détermination du sens et de son contexte. C'est cette prévalence que l'on pourra analyser et interroger. Un recours prudent aux analyses phénoménologiques du premier Heidegger s'avère alors fécond. Sein und Zeit témoigne certes du rôle déterminant de l' « usage » dans la constitution des contextes et du sens. L'œuvre s'affirme comme une analytique de la quotidienneté ancrée dans le monde. Cet ancrage est bien plus pragmatique que spatial : l' « in-der-Welt-sein » est une pratique du monde, son commerce (« Umgang »). Le sens lui-même est construit par l' « usage » : loin d'être référentiel, il est travaillé par ses structures de renvoi. Pour autant, restent de cruciales divergences avec l'acception wittgensteinienne. Cet « usage » heideggérien est d'emblée posé comme catégorial et comme déterminé par et pour le Dasein. Dès le §9, la catégorie de la Zuhandenheit : de l' « être-à-portée-de-la-main » le recouvre. Un tel « usage » est formel et, en un sens, transcendantal. La divergence avec l'acception wittgensteinienne est ici irréductible. Elle est à travailler. La confrontation de la pensée de Wittgenstein aux cours antérieurs à Sein und Zeit, antérieurs à la conception de la figure du Dasein, s'avère alors pertinente. L'analyse de la facticité des premiers cours de 1919-25, marquée par l'herméneutique de Dilthey et par la philosophie bergsonienne de la vie, présente l'avantage certain d'interroger les éventuelles déterminations de la notion d' « usage » sans recourir au postulat d'une détermination apriori ou conventionnelle. On analysera alors ces premiers cours : la refonte du concept husserlien d'intentionnalité sous le couple conceptuel « Bezugssinn/ Vollzugssinn », la reformulation de la notion de « contexte » par la triade « Umwelt/ Mitwelt/ Selbstwelt » pour interroger la notion wittgensteinienne d' « usage » et ses potentielles limitations, par le réel, par la vie ou par la nature.
 

--- Séminaire IRIST (Institut de recherches interdisciplinaires sur les sciences et la technologie) mardi 13 janvier 2009, de 14h30 à 17h30, sur le campus de l'Esplanade, à Strasbourg. Placée sous le thème "Histoire de l’art et histoire des sciences", elle réunira les interventions de Martial Guédron et de Stéphanie Dupouy. Martial Guédron (Université Marc Bloch, Strasbourg) : L’expression des émotions avant l’ère de l’instantané. Stéphanie Dupouy (ENS/Centre Cavaillès) : L’observation scientifique de l’expression à l’âge de la photographie. Lieu du séminaire: Maison Interuniversitaire des Sciences de l’Homme d’Alsace (MISHA) 5, allée du Général Rouvillois, 67000 Strasbourg.
 

--- Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques 13, rue du Four - 75006 PARIS. Programme du Séminaire de Philosophie de la Biologie PhilBio 2008-2009 organisé par Marie-Claude Lorne et Francesca Merlin le vendredi (parfois le jeudi) de 14h à 15h30. Vendredi 09 janvier à 14h (Grande Salle, IHPST): Finn Kjellberg directeur de recherche au Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CNRS, Montpellier) nous parlera de: Transcendance et immanence dans le vivant: quelques réflexions impertinentes en écologie et en évolution. Page personnelle de Finn Kjellberg.
 

--- UNIVERSITE  d'ÉTÉ JEUNES CHERCHEURS BIOETHIQUE, SCIENCES et SOCIETE. «Dans le cadre de son programme QUAERETHICA de promotion de la recherche  en sciences sociales dans le domaine de l'éthique des sciences, l'Association internationale droit, éthique et science organise annuellement une université d'été des jeunes chercheurs. Celle-ci est  destinée à  encourager de nouvelles perspectives de recherches notamment pluridisciplinaires et à faciliter leur réalisation. Elle invite ainsi les jeunes chercheurs à  soumettre à la réflexion et au débat des projets  sur un sujet préalablement fixé qu'un jury sélectionnera et qui seront présentés au cours de deux journées de réflexion en présence d'autres chercheurs, de praticiens et d'universitaires. Les candidatures sont ouvertes aux chercheurs francophones de toutes les disciplines désirant apporter une contribution originale à l'étude des rapports entre science et société. Les candidats désirant propose un thème de recherche à partir de leur expérience professionnelle son aussi encouragés à le faire. Un appel à contribution est lancé en janvier de chaque année, les candidats devant soumettre, pour le 30 avril au plus tard, un texte  développant un argumentaire original sur le thème choisi et valorisant des pistes de recherche pluridisciplinaire. Un jury  examine les propositions de contribution et sélectionne, à la mi-mai, les candidats qui participent à l'université d'été. Chaque candidat retenu sera l'exposant principal d'une session de l'université d'été et devra répondre à l'analyse critique de deux contradicteurs. Le jury décernera un prix annuel qui confèrera notamment au chercheur couronné la qualité de rédacteur  invité du Journal international de bioéthique avec la possibilité de contribuer à l'élaboration d'un numéro spécial sur le thème ayant fait l'objet de ses travaux. En 2009, l'Université d'été sera accueillie les 18 et 19 septembre à l'Université Paul Cézanne à Aix en Provence par le Centre de droit de la santé (Prof Antoine Leca). Le thème retenu  pour l'année 2009  est : la GOUVERNANCE. La gouvernance est susceptible de se décliner suivant  une liste non exhaustive d'approches (comités d'éthique et gouvernance, les agences et la gouvernance sanitaire, recherche scientifique et gouvernance, gouvernance et justice sociale, gouvernance et accès aux soins, gouvernance des interventions dans les pays en développement, gouvernance et développement durable).
 

--- Séminaire Sophiapol lundi 12 janvier, sur le campus de Paris Ouest-Nanterre (Université Paris X) au bâtiment L en salle 318, entre 14 et 16h: B. Lahire (ENS-LSH) « De L'Homme pluriel à La Culture des individus ». Calendrier du premier semestre 2008-2009 (Le programme du second semestre sera diffusé dans le courant du mois de janvier).
- Lundi 13 octobre : Pap Ndiaye (CENA/EHESS). La séance portera sur l'ouvrage "La condition noire : Essai sur une minorité française", Calmann-Lévy, 2008. 14h-16h30, salle 421, bât. L.
- Lundi 27 octobre : P. Savidan (Paris IV). « Repenser l’égalité des chances ». La séance portera sur l’ouvrage du même nom, "Repenser l’égalité des chances", Grasset, Paris, 2007, 14h-16h 30, salle 421, bât. L.
- Vendredi 12 décembre : C. Gautier  (Université Paul Valéry – Montpellier III) fera une conférence intitulée "P. Bourdieu: connaissance de la pratique et travail de la critique". 10h30-12h30, salle 419, bât. L.
- Lundi 12 janvier : B. Lahire (ENS-LSH). Titre de la conférence: « De L'Homme pluriel à La Culture des individus », 14h-16h00, salle 318, bât. L.
Toutes ces séances seront présidées par Ch. Lazzeri.
Lieu : Campus de Paris Ouest-Nanterre-La Défense (anciennement Paris X-Nanterre)
 

--- Le Collège de philosophie.
- Samedi 10 janvier  2009 ‹ Amphi Descartes   14h - 17h LE JUGE ET LE PHILOSOPHE avec Antoine GARAPON & Philippe RAYNAUD
- Mardi 10 février 2009 ‹ Amphi Descartes   19h30 - 21h REVENU ET BONHEUR avec Andrew CLARK (ENS) & Claudia SENIK (Paris IV)
- Samedi 14 mars 2009 - Amphi Descartes - 14h-17h LE PLURALISME RELIGIEUX REPUBLICAIN EXISTE-T-IL? Avec Vincente FORTIER (CNRS) & Marcel GAUCHET (EHESS).
 

--- Université Paris Ouest – Nanterre-La Défense ; Association « Zetesis » [Association de doctorants et de jeunes chercheurs en sciences de l'Antiquité]  Appel à contributions. « La rationalité tragique ». Colloque de doctorants et de jeunes chercheurs en sciences de l'Antiquité, les 19 et 20 juin 2009. «Échec de la délibération ou de la volonté face aux affections, raison aux prises avec un environnement qui déjoue ses plans, conflits entre un type de rationalité scientifique naissante et un esprit attentif aux tensions, aux oxymores, aux contraires, autant de situations où la construction de la rationalité grecque se comprend contre un milieu qui tend à l'occulter ou à empêcher son développement. M. Nussbaum (The Fragility of Goodness) l'a souligné avec force : la fragilité des objets désirés, le devenir contradictoire, le hasard sont autant de défis posés à une « rationalité grecque » s'opposant à l'ambiguïté, à l'infini, au destin. C'est à partir d'un moment « tragique » que se déploie la rationalité grecque, contemporaine d'institutions théâtrales qui la mettent sur la scène du monde. Mais ce « tragique » ne concerne pas seulement la sphère des actions humaines : lorsque Socrate qualifie une définition de la couleur de « tragique », (Ménon, 76d-e), l'hypothèse d'une rationalité tragique pourrait bien s'appliquer pour caractériser des modes de pensée qui entrelacent différemment le partage entre science de la nature et l'éthique. Par « rationalité tragique » on peut donc entendre l'enrichissement réciproque d'une raison qui se nourrit de ce que la tragédie a pu révéler en l'homme, et d'une tragédie qui constitue la frontière que la philosophie tend toujours à déborder ou à investir. Le dialogue entre les tragiques et les philosophes constitue un point central de la rencontre entre la rationalité et la tragédie, mais n'est pas exclusif d'un ensemble d'échanges avec d'autres formes de savoir comme la science de la nature, la médecine, l'histoire, ou la rhétorique. Nous attendons des contributions sur ce thème, à travers une approche philosophique, littéraire, ou historique, sans restriction de corpus particulière. Il s'agira avant tout de croiser différentes approches sur ce sujet, afin de cerner dans les textes anciens le nœud plus ou moins serré constitutif de la rationalité grecque, à travers ses applications dans la sphère de la pensée, de l'éthique ou de la politique.»
CALENDRIER : Les propositions doivent parvenir aux organisateurs par courrier électronique avant le 1er février 2009, seront soumises à un comité scientifique pour sélection (début mars), et les communications complètes doivent parvenir aux organisateurs au 1er juin 2009 pour leur mise en ligne sur le site de « Zetesis ».
Comité scientifique : Vincent Azoulay (Paris Est), Jean-François Balaudé (Paris Ouest Nanterre), Paul Demont (Paris IV), Marie-Laurence Desclos (Grenoble II), Annick Jaulin (Paris 1), André Laks (Paris IV), Arnaud Macé (U. Franche-Comté), Sylvie Perceau (U. de Picardie Jules Verne) et Anne-Gabrièle Wersinger (U. de Reims Champagne Ardenne).
Comité d'organisation : Sandrine ALEXANDRE (Grenoble II), [xianglang(at)hotmail(point)fr] ; Stéphane MARCHAND (Paris Ouest) [marchand.st(at)gmail(point)com] ; Olivier RENAUT (Paris Ouest) [o.renaut(at)gmail(point)com].
 

--- La Société Internationale d´Études Néoplatoniciennes / The International Society for Neoplatonic Studies et l´Université Jésuite de Philosophie et Éducation « Ignatianum » à Cracovie. Colloque à Cracovie, du 18 au 21 Juin 2009. Les propositions doivent être envoyées avant le 26 Janvier 2009 à l´un des organisateurs : Marcin Podbielski: marcin.podbielski@kul.lublin.pl, Anna Zhyrkova: zhyrkova@post.tau.ac.il, John Finamore: john-finamore@uiowa.edu.
Les propositions de communications pour les différents « panels » doivent être envoyées directement à leurs organisateurs. Nous encourageons aussi des propositions de communications individuelles, non liées aux « panels ». Les sommaires de toutes les communications, d´une longueur ne dépassant pas une page, doivent être envoyés aux organisateurs avant le 23 Février 2009.
 

--- La prochaine séance du séminaire " Produire l'éthique : éthique, matérialisme et sciences" aura lieu le Mercredi 7 janvier 2009, avec Nicolas Baumard (philosophe, ENS et Institut Jean Nicod) : Une théorie contractualiste et naturaliste de la morale. La morale semble être une affaire de négociation. Comme l’ont noté les philosophes contractualistes (Hobbes, Rousseau, Kant, Rawls), nous agissons comme si nous avions négocié un contrat avec les autres. Dans les situations de justice par exemple, nous estimons que la distribution d’une ressource doit être proportionnelle à la contribution à l’entreprise commune. Dans les situations de solidarité, nous jugeons que nous avons le devoir d’aider seulement si cela nous coûte peu et rapporte beaucoup à celui que nous aidons. Notre travail ne se veut pas normatif mais empirique. Il vise à rendre compte du caractère contractualiste de nos jugements moraux. Hobbes avait cherché à montrer que nous avons intérêt à nous comporter de la sorte. La coopération est en effet nécessaire à la survie. Or qui veut s’associer à un individu injuste et égoïste ? Pour autant, nous n’agissons pas moralement pour préserver nos intérêts. Nous agissons moralement pour des raisons proprement morales. La théorie contractualiste de la morale débouche donc sur un paradoxe. Tout se passe comme si nos jugements moraux résultaient d’une négociation portant sur les intérêts individuels. Et pourtant, il n’y pas de négociation ! Ce paradoxe disparaît si l’on se place dans une perspective naturaliste, et en particulier évolutionnaire. Si en effet, nos jugements moraux sont le produit de la sélection naturelle (et nous verrons qu’il y a de bonnes raisons de la penser), s’ils ont évolués parce qu’il était dans l’intérêt des individus de se comporter moralement (comme le pensait Hobbes), alors il est possible d’expliquer la correspondance entre jugements et intérêts. Au niveau évolutionnaire, les individus qui avaient une disposition psychologique (un sens moral) contractualiste survivaient mieux que les autres. Au niveau psychologique, nous sommes contractualistes non pas par intérêts mais parce que nous suivons notre sens moral.
Prochaines séances :
Mercredi 4 février 2009 Éthique de la psychologie, psychologie de l’éthique, la psychologie comme éthique Cyrille Bouvet (psychologue clinicien, maître de conférences, université Paris 10). La psychologie clinique est concernée à plus d’un titre par le problème de l’éthique. Premièrement, en tant que méthode d’intervention thérapeutique auprès de personnes en souffrance, la psychologie clinique doit construire et s’imposer un cadre éthique spécifique limitant les abus de pouvoir toujours possibles dans les relations d’aide. Du code de déontologie des psychologues aux polémiques actuelles entourant les projets de législation des psychothérapies, l’éthique de la pratique paraît ballottée entre des conceptions contradictoires laissant un vide parfois inquiétant dans les pratiques réelles. Deuxièmement, la psychologie s’intéresse aussi à l’éthique en tant qu’objet d’étude, à son origine et aux conditions de ses expressions. L’éthique en tant que phénomène psychologique ancré dans la réalité des relations précoces et actuelles ainsi que dans la conflictualité entre les besoins égocentriques et les valeurs dites « supérieures » paraît bien moins « pure » et « noble » qu’une vision morale et idéalisée pourrait le laisser croire. Troisièmement, il arrive que certains courants de la psychologie s’attribuent une fonction sociale éthique répondant en cela à la demande sociale d’autorités morales proposant des guides de comportements et déterminant ce qui est bien et mal. Mais peut-on considérer la psychologie comme une éthique de vie ?
Mercredi 4 mars 2009 Êtes-vous responsable ? Édouard Guinet (professeur agrégé de philosophie dans le secondaire, Paris) Dans le domaine judiciaire, l’excuse de l’irresponsabilité peut être invoquée ; l’auteur des faits peut alors être orienté vers une prise en charge thérapeutique, plutôt que vers une sanction pénale. Nous prendrons ce problème de droit, et les réactions symptomatiques qu’il soulève dans l’opinion publique, comme point de départ pour une réflexion plus générale : et si nous étions tous à moitié, voire pas du tout responsables de nos actes ? Cette hypothèse de départ, volontairement provocatrice, nous permettra d’aborder le thème de la responsabilité à partir de la position métaphysique, réputée moralement intenable, du déterminisme. Si telle personne est poussée par les circonstances, si telle autre ne fait que céder à une compulsion de répétition inconsciente, si telle autre vit sous la coupe d’une tierce personne ou d’une idéologie, et ainsi de suite, la société est-elle vraiment fondée à leur demander d’assumer les conséquences de leurs actes ? Ou, pour le dire dans les termes philosophiques du déterminisme, si chaque événement est toujours précédé de conditions antérieures suffisantes pour le déclencher, et si l’agir humain ne fait pas exception à cette règle de l’universelle nécessité, ne reste-t-il de la responsabilité juridique et morale qu’une commode fiction sociale ? On proposera, afin de démêler ces difficultés, de dissocier plusieurs niveaux de réflexion souvent confondus : la question de l’origine de nos décisions ; celle de la paternité de nos actions ; celle, enfin, des conditions psychologiques nécessaires pour qu’une personne se sente comptable de ses agissements. Lecture conseillée : Ted Honderich, Êtes-vous libre ? Le problème du déterminisme, Paris, Syllepse, 2008. Trad. fr. de How Free Are You ?, Oxford University Press, 2002.
Mercredi 1er avril 2009 Limites et possibilités du naturalisme moral contemporain : enjeux métaéthiques et normatifs Jérôme Ravat (philosophe, université Paris 4). S’évertuant à remettre en cause la traditionnelle dichotomie entre faits et valeurs, un certain nombre d’auteurs contemporains affirment qu’il est possible de fonder la morale de manière universelle au moyen d’une analyse naturaliste des phénomènes moraux. Cette analyse naturaliste, qu’elle se cantonne au champ de la métaéthique ou qu’elle puise ses sources dans les sciences naturelles, aurait tout à la fois pour vocation d’expliquer et de légitimer valeurs et comportements moraux. C’est ainsi que pour Philippa Foot (Natural Goodness), le lien consubstantiel entre normativité morale et normativité naturelle permet de comprendre que les jugements portant sur la moralité humaine et ceux concernant animaux et végétaux, possèdent une « structure logique commune ». De même, pour William Casebeer, (Natural Ethical Facts), la théorie de l’évolution associée à l’éthique de la vertu aristotélicienne conduit à identifier valeurs morales et fonctions biologiques. Enfin, selon les partisans du réalisme moral naturaliste de « l’école de Cornell » (Richard Boyd, Nicholas Sturgeon, Peter Railton), une approche naturaliste de la morale pourrait mettre un terme à la très grande majorité des désaccords moraux, en identifiant ces derniers à des désaccords portant sur des faits connaissables par les sciences naturelles. Nous soulignerons dans un premier temps les limites du naturalisme, dès lors qu’il se trouve associé à l’absolutisme et au réalisme moral. Ainsi, comme nous l’expliquerons, les désaccords moraux ne sont pas uniquement réductibles à des désaccords portant sur des faits relatifs à la nature humaine, mais résultent bien plutôt de désaccords se rattachant à des valeurs et des principes spécifiquement moraux (Shweder, Stich, Wong). Toutefois, nous montrerons également que la connaissance de la nature humaine permet de soutenir ce que nous pourrions nommer un « pluralisme moral naturaliste » : si les investigations empiriques relatives à la nature morale de l’homme ne sauraient fonder de manière absolue un système normatif univoque, elles pourraient permettre néanmoins de légitimer une pluralité (mais non une infinité) de codes moraux compatibles avec la nature humaine. Nous insisterons enfin sur le fait que ce pluralisme moral naturaliste ne saurait se confondre avec un pur et simple relativisme, dans la mesure où il prend appui sur un certain nombre de métaprincipes permettant de départager les systèmes moraux, et ce à l’aune de facteurs naturels, d’ordre biologique et psychologique notamment.
Mercredi 6 mai 2009 Naturalisation de l’éthique et naturalisations des mathématiques Fabrice Pataut (philosophe, IHPST, CNRS, université Paris 1, École normale supérieure). A priori, rien de plus opposé que l’éthique et les mathématiques. Les conflits éthiques sont innombrables et, semble-t-il, insolubles ; ils reflètent ni plus ni moins nos divergences de points de vue personnels et collectifs. Les mathématiques possèdent en revanche un arsenal impressionnant de résultats objectivement attestés par les preuves et les calculs ; les vertus de leur applicabilité son indéniables. On propose depuis le début des années 1980 de naturaliser ces deux disciplines sans trop s’attarder sur cette différence, supposée établie ou manifeste. Je m’attacherai à la mettre en doute et à expliquer pourquoi certaines formes de naturalisation ne peuvent rendre compte, respectivement, ni des difficultés intrinsèques des conflits éthiques, ni des difficultés intrinsèques des problèmes mathématiques, pour des raisons étonnamment similaires. Je m’attacherai dans un premier temps à décrire les traits saillants de ces tentatives de manière à faire ressortir leurs points communs. Dans un deuxième temps, je chercherai à montrer que l’élimination de la notion de vérité, en éthique comme en mathématique, conduit à des difficultés qui, même si elles étaient surmontées, ne permettraient pas de donner une bonne explication des difficultés intrinsèques. La naturalisation peut s’entendre en deux sens. En un sens faible, on peut vouloir montrer qu’une discipline est compatible avec les sciences de la nature. Le sort des mathématiques est réglé sur ce point puisqu’elles leur sont nécessaires, comme l’emploi du calcul infinitésimal et le recours au statistiques le montrent aisément. Dans le cas de l’éthique, on pourra faire valoir le point de vue de l’autonomie des obligations, et la compatibilité des deux genres de domaines est alors une simple affaire d’hétérogénéité. En un sens fort, on peut soit tenter d’expliquer les concepts d’une discipline en ayant recours aux concepts d’une science de la nature, soit tenter de montrer que le savoir particulier que la discipline déploie est acquis selon des processus dont les sciences de la nature peuvent rendre compte sans difficulté. Dans le cas de l’éthique, on a pu adopter la première voie, en cherchant à montrer qu’elle est un produit final de la sélection naturelle, que la fonction adaptative des normes éthiques démontre le caractère superfétatoire de l’objectivité éthique (cf. Ruse 1985, Ruse 1991, et dans une moindre mesure, Gibbard 1990 pour la psychologie des sentiments moraux). L’objectivité n’est rien de plus qu’un effet. Dans le cas des mathématiques, on a adopté la deuxième en proposant une explication de la connaissance mathématique qui élimine toute référence aux objets abstraits ou idéaux. Les perspectives nominalistes, matérialistes ou causalistes, ont fait l’objet de développements récents, cherchant à montrer que la bonne explication de l’utilité des mathématiques militait en faveur d’une conception antiréaliste de la discipline (Field 2001). L’objectivité est instrumentale. Je m’attacherai ici à critiquer la perspective de la naturalisation forte en examinant deux cas : celui de la fonction adaptative (éthique) et celui de la nominalisation (mathématique). Dans ces deux perspectives, ce qui nous empêche de régler un conflit éthique, tout comme ce qui nous empêche de trouver une solution à un problème mathématique, ne relève pas de l’opacité d’un secteur particulier de la réalité (une supposée « réalité éthique » dans le premier cas, une « réalité mathématique » tout aussi problématique dans le deuxième). Qu’est-ce qui nous empêche de démontrer la conjecture arithmétique de Goldbach, ou de trouver un argument contraignant pour ou contre l’euthanasie ? Aucun fait pertinent autonome que nous pourrions ignorer, puisque nous travaillons dans l’hypothèse qu’il n’y a pas de réalité morale ou de réalité mathématique autonome. Il faut donc chercher l’explication du côté de nos limitations cognitives, soit à l’inspection de données pertinentes externes (respectivement : non spécifiquement éthiques et non spécifiquement mathématiques), soit du côté de nos limitations cognitives à l’introspection. J’examinerai les difficultés propres à chaque hypothèse. Ma suggestion sera que nous devons défendre une notion minimale de vérité et de rationalité pour rendre compte de ces difficultés cognitives, aussi bien dans le domaine éthique que dans le domaine mathématique. Cette stratégie est préférable à celle du remplacement pur et simple de la notion de vérité, par la prouvabilité ou la conservativité dans le cas des mathématiques, et par l’utilité ou le rôle évolutionnaire dans le cas de l’éthique. Bibliographie indicative : Field Hartry (2001), Truth and the Absence of Fact, Oxford, Oxford UP. Gibbard Allan (1990), Wise Choice, Apt Feelings : A Theory of Normative Judgment, Oxford, Oxford UP. Pataut Fabrice (1999), « Vérité morale et justification morale », in R. Ogien (dir.), Le réalisme moral, Paris, PUF : 457-502. Ruse Michael (1985), Taking Darwin Seriously : A Naturalistic Approach to Philosophy, Oxford, Blackwell. Ruse Michael (1991), « Une défense de l’éthique évolutionniste », in J.-P. Changeux (dir.), Fondements naturels de l’éthique, Paris, Odile Jacob : 35-64.
Mercredi 3 juin 2009 A propos de l’éthique évolutionniste Philippe Huneman (philosophe de la biologie, CNRS, IHPST, Paris) A partir des années 1970, et dans la foulée des programmes de naturalisation de l’épistémologie et des valeurs sur la base du darwinisme, certains théoriciens ont élaboré un projet d’éthique évolutionniste. L’idée de base est que l’éthique a émergé dans l’histoire évolutionnaire des primates comme un certain résultat de la sélection naturelle ; en gros, l’éthique est donc une adaptation - le principal problème étant alors d’identifier l’avantage sélectif à court terme qu’ont représenté certains éléments et prescriptions éthiques. Après avoir indiqué pourquoi cette recherche s’est vite centrée sur la question de l’altruisme, je distinguerai des versions fortes et faible de l’éthique évolutionniste et tâcherai d’évaluer les perspectives qu’elles proposent pour répondre à des interrogations usuelles de philosophie morale – en particulier, d’éthique normative et de métaéthique (questions sur le fondement de l’obligation morale).
 

--- Richard Tieszen sur Husserl. EHESS 54 Bd Raspail, Paris 6e, salle 507, de 15h à 17h. Lundi 5 Janvier: Gödel's study of Husserl. Lundi 12 janvier : Gödel on Carnap, Hilbert and Husserl. Lundi 19 janvier : Gödel: a new kind of platonism. Un texte en anglais couvrant trois conférences pourra être envoyé par mel aux participants à ces conférences. Adresser les demandes à jorland@ehess.fr.
 

--- Séminaire Lumières : François Zanetti (Paris X, CHISCO):  "L’électricité médicale des Lumières" le lundi 5 janvier de 18h à 20h au centre Pierre Mendès-France, 90 rue de Tolbiac 75013 Paris, salle C. 19. 07 (19e étage, ascenseurs rouges). La séance est ouverte à tous. «L'électricité médicale est un bon poste d'observation des dynamiques et des tensions dans le monde médical et la société de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Par la diversité des acteurs impliqués, les incertitudes du support théorique et l'adéquation avec le moment empiriste, elle permet de concentrer et d'articuler les interrogations sur la légitimation des savoirs et des savoir-faire médicaux, les rapports entre médecine officielle et « pénombre médicale », l'adoption de nouveaux instruments et de nouvelles pratiques dans les stratégies thérapeutiques des praticiens mais aussi des patients, enfin sur le contexte médical et social qui l'entoure."
Programme 2008-2009 :
Lundi 27 octobre : Maurice Rouillard (Paris IV, CELLF 17e-18e), Cabanis, homme de l'art. De la sensibilité d'organe à la sensibilité d'esprit.
Lundi 1er décembre : Ricardo Monteagudo (Universidade Estadual Paulista), Gouvernement et démocratie chez Rousseau.
Lundi 5 janvier : François Zanetti (Paris X, CHISCO), L’électricité médicale des Lumières.
Lundi 16 février : Thomas Van der Hallen (Paris 1, CHSPM), Vers une théorie de la révolution : Condorcet, Barnave, Robespierre.
Lundi 30 mars : Florent Trocquenet (Caen, CRHQ), 'Idées', 'réflexions', 'pensées' : pour une poétique des Pensées de Montesquieu.
Lundi 11 mai : Stefanie Buchenau (Paris X, Les Mondes allemands), Anthropologie philosophique et médecine dans les Lumières allemandes.
Lundi 22 juin : Isabelle Aubert (Paris 1, NoSoPhi), Les Lumières revues par la théorie critique.
Le séminaire « Lumières » est organisé par Capucine Lebreton (NoSoPhi) et Marion Chottin (CHSPM). Il rassemble doctorants et jeunes chercheurs travaillant autour du dix-huitième siècle, d’abord en philosophie, mais également dans d’autres disciplines, et est ouvert à toute personne intéressée.
 

--- Colloque 2009 du Groupe d’Études sartriennes aura lieu à Paris les 19 et 20 juin 2009. Le GES (Groupe d'études sartriennes) Les conférences du colloque 2008 sont accessibles au format audio.
 

--- Centre d'Etudes Supérieures de la Renaissance Tours 6 février 2009, 10h - 17h "Articulation entre textes antiques et tradition médiévale dans le domaine scientifique à la Renaissance" Journée d'études organisée par Jacqueline Vons et Sabine Rommevaux. «La lecture des textes liminaires de traités scientifiques de la Renaissance peut donner au lecteur contemporain l’impression qu’il existait un consensus dans la volonté de retourner aux textes antiques authentiques. Cette affirmation, réitérée, constituant à la limite un lieu commun dans les préfaces et lettres dédicatoires, non dénuée de polémique quelquefois, n’a pas encore été suffisamment mise en relation avec la prise en compte (plus ou moins assumée) de traditions médiévales toujours très vivantes. Entre refus, critique plus ou moins violente, et obéissance aux usages et pratiques du siècle précédent, des attitudes variées s’observent, marquées peut-être par des modalités différentes dans le discours, en fonction des disciplines scientifiques envisagées (astronomie, algèbre, médecine, sciences de la nature). L’objectif de la journée d’études est de réfléchir sur la manière dont s’opère cette articulation entre l’affirmation du retour aux textes antiques et le maintien de la tradition médiévale, à partir d’échanges de points de vue et de compétences dans des disciplines scientifiques différentes. Programme:
- Joëlle Ducos (Université Paris 4):  Commenter les Météorologiques d’Aristote : problématiques médiévales et de la Renaissance.
- Violaine Giacomotto-Charra (Université Bordeaux 3): L'ancien et le nouveau : la mise en scène des autorités dans le De Subtilitate de Jérôme Cardan.
- Jacqueline Vons (Université de Tours, CESR): Citer, emprunter ou contester les Anciens ? Les choix de Vésale dans la Fabrica.
- Sabine Rommevaux (CNRS, CESR) : Sources grecques et latines dans le commentaire de Clavius aux Eléments d'Euclide.
 - Concetta Pennuto (Université de Genève, CESR): Grossesse et doctrines médicales entre Moyen Age et Renaissance.
- Dina Bacalexi  (CNRS Centre Jean-Pépin) :  Les traducteurs et commentateurs de Galien face à la tradition arabe.
 

--- Institut d'études lévinassiennes. Gilles Hanus. Entre dialogue et polémique : Benny Lévy face à la philosophie Deux séances : mercredi 7 janvier à 20h30 (Editions Verdier, 17-19 rue Houdart, 75020 Paris) et mercredi 27 mai 2009 à 20h30 (Ecole Normale Supérieure*, salle des Actes).
 

--- Institut d'études lévinassiennes. Eric Marty Déraisonner avec Sade : Foucault et la question du discours philosophique Jeudi 22 janvier 2009, à 20h30, Editions Verdier, 17-19 rue Houdart, 75020 Paris.
 

--- Institut d'études lévinassiennes. Jean Claude Milner (séminaire hors-thème) La voie française : la langue idéale
4 séances : les mercredis 11 février, 11 mars, 25 mars, 1er avril 2009, à 20h30, Université de Chicago à Paris, 6 rue Thomas Mann, 75013 Paris
 

--- Institut d'études lévinassiennes. René Levy Séminaire sur Paul (IV), Grâce et transcendance Mercredi 4 mars 2009, à 20h30. Editions Verdier, 17-19 rue Houdart, 75020 Paris. Une deuxième séance sous réserve. Voir ultérieurement les informations sur le site Internet.
 

--- Institut d'études lévinassiennes. Bernard-Henri Lévy Comment je philosophe ? Lundi 6 avril 2009, à 20h30. Ecole Normale Supérieure, 45, rue d'Ulm, 75005 Paris, salle Dussane.
 

--- Institut d'études lévinassiennes. Didier Franck L'essence de la vérité Mercredi 13 mai 2009, à 20h30. Ecole Normale Supérieure, 45, rue d'Ulm, 75005 Paris salle des Actes.
 

--- Institut d'études lévinassiennes. Luc Brisson L'origine de l'être humain dans la mythologie grecque ; une absence
remarquable Mercredi 10 juin 2009, à 20h30. Ecole Normale Supérieure, 45, rue d'Ulm, 75005 Paris, salle des Actes.
 

--- Institut d'études lévinassiennes. René Lévy Un exemple de palimpseste : l'idée de l'immortalité chez Walter Benjamin Jeudi 18 juin 2009, à 20h30, Ecole Normale Supérieure, 45, rue d'Ulm, 75005 Paris, salle des Actes.
 

--- The British Society for Phenomenology NIETZSCHE AND PHENOMENOLOGY St Hilda's College, Oxford, April 3rd – 5th 2009. Speakers:
- Ullrich Haase (Manchester Metropolitan University) ‘History: Heidegger on Nietzsche’s 2nd Untimely Meditation’
- David Krell (Depaul University) ‘Nietzsche in Derrida's Politiques de l'amitié’
- Will McNeill (Depaul University) ‘The Descent of Philosophy: On the Nietzschean Legacy in Heidegger's Phenomenology’
- Graham Parkes (University College Cork)‘Nietzsche on Experiencing the Natural World - As It Really Is?’
- Andrea Rehberg (Bilkent University)‘Nietzsche and Merleau-Ponty: Physiology, Body, Flesh’
- John Sallis (Boston College) ‘Perspectives on Shining: Nietzsche and Beyond’
- Jim Urpeth (Greenwich University) ‘The Phenomenology of Religious Life; Nietzsche and Bergson’
 
 

-- Colloque "Images et sciences de la vie, perspectives historiques et contemporaines". Images et sciences de la vie, perspectives historiques et contemporaines. Colloque organisé par le Centre François Viète d'Histoire des Sciences et des Techniques - Université de Nantes 22 janvier 2008 – 9h/17h30 Amphithéâtre du Muséum d'histoire naturelle de Nantes. «Ce colloque est une journée d'étude interdisciplinaire, consacrée aux rôles, usages, et fonctions des images en sciences de la vie, autant dans une perspective historique avec des recherches présentées par des historiens des sciences, que dans une perspective contemporaine, avec des recherches présentées par des épistémologues et des biologistes. Cette journée est organisée sous forme de communications, suivies d'une table ronde permettant un débat entre scientifiques et philosophes des sciences sur les usages des images en sciences de la vie. Programme actuel selon les intervenants confirmés: 9h30 - Loic Fel (IHPST, Paris I), " Représentation cognitive de la nature : de la symbolique à la présentation, un fil pour l'histoire des sciences". 10h10 - Rafael Mandressi (CNRS, Centre Alexandre-Koyré) « Les images anatomiques à la Renaissance : formes, usages et débats ». 11h10 - Sylvène Renoud (Centre François Viète, Nantes) « Les images des «livres-cabinets» du XVIIe au XIXe siècle, ou l'histoire naturelle exposée. ». 11h50 - Florence Riou (Centre François Viète, professionnelle de l'audiovisuel.) « L'image dans la diffusion des sciences depuis la fin du XIXème siècle: rôle et limites. » 14h - Catherine Allamel-Raffin (IRIST, Strasbourg),  « Que peut nous apprendre la comparaison entre les images  produites dans deux domaines des sciences de la nature (physique des matériaux et pharmacologie) ? ». 14h40 - Jacques Le Pendu (Inserm, directeur  de l'Institut Fédératif de Recherche Thérapeutique, Nantes) « Les images dans la vie quotidienne d'une équipe de recherche en  biologie cellulaire et moléculaire aujourd'hui ». 15h50 - Stéphane Tirard (Centre François Viète, Nantes) « Evolution d'un modèle et de sa représentation graphique, le cas de la chaîne respiratoire » 16h30 – Table ronde : « Faut-il voir pour comprendre ? », animée par Stéphane Tirard. Avec la participation de Catherine Allamel-Raffin (IRIST, Strasbourg), Joseph Baudet (Laboratoire d'Ecophysiologie marine intégrée, Nantes) et  Jacques Le Pendu (Inserm, directeur  de l'Institut Fédératif de Recherche Thérapeutique, Nantes). - Contact et organisation :  Sylvène Renoud Centre François Viète d'Histoire des Sciences et des Techniques Faculté des sciences, 2 rue de la Houssinière, BP 92208, 44322 Nantes  tél: 02.51.12.57.88, mél: sylvene.renoud@univ-nantes.fr
 

--- Colloque "Perfection & Perfectionnements du Corps" le 5&6 janvier 2009 au Musée d'Art Contemporain de Lyon. Actuellement, l’ingénierie du vivant, la recherche pharmaceutique, la génétique, la chirurgie et les biotechnologies se trouvent mobilisées pour améliorer le corps humain. En insérant ce projet contemporain dans une histoire plus longue, ce colloque vise à interroger la quête de perfection, ses méthodes, ses critères et ses buts. En effet, la représentation du corps parfait possède une histoire : à la Renaissance et l’âge moderne, le corps humain vaut comme modèle de perfection, ce qui implique des résonances religieuses, artistiques, techniques et politiques. Aujourd’hui, les enjeux et les pratiques actuels d’amélioration du corps répondent certes à des capacités techniques et scientifiques nouvelles, mais s’inscrivent aussi en lien avec des représentations anciennes. Appréhender la perfection du corps sous le double point de vue de l’histoire et de la ‘technicisation’ contemporaine permet de comprendre la fonction des critères de perfection appliqués à l’homme aujourd’hui.
Dans ce colloque sur deux jours, nous proposons de mettre en parallèle et faire communiquer deux thématiques. D’abord la longue tradition de regarder le corps humain comme le sommet de la création, la forme la plus parfaite des créatures sur terre qui sert de modèle ou idéal dans toutes sortes d’entreprises humaines. Le deuxième thématique vise la tendance plus récente mais grandissante de mettre en œuvre les moyens scientifiques et techniques afin d’améliorer ce même corps humain tantôt en termes d’apparence, tantôt en termes de performance. L’augmentation sinon la banalisation des interventions chirurgicales ou pharmaceutiques qui visent à rectifier un élément du corps perçu comme défectueux ou malformé ou seulement susceptible d’être amélioré nous met face au paradoxe de cette demande généralisée d’optimiser ou améliorer un corps qui fut longtemps regardé comme le paradigme de la perfection. Cette réflexion nous oriente vers la puissance des techniques médicales contemporaines et les nouvelles possibilités qu’elles ouvrent ; elle interroge aussi le rôle des médias dans la promotion du désir de surpasser le corps humain biologique ‘traditionnel’ et le façonnage des nouvelles normes du corps désiré ou désirable.
Jetant un regard vers l’avenir, les fantasmes de ‘cyborgs’ surpuissants ou d’êtres qui jouissent d’une éternelle jeunesse peuvent nous mettre en garde contre certaines dérives des techniques amélioratrices. De l’autre côté, la compréhension du passé peut nous aider à qualifier nos pratiques contemporaines en situant notre représentation du corps à l’égard des traditions qui le valorisaient autrement avec des justifications et références différentes. Ce double éclairage doit ainsi permettre de mieux contextualiser sinon comprendre la volonté actuelle d’améliorer l’apparence et les performances humaines.
 

--- Jeudi 22 janvier Lille (Bibliothèque de Philologie, salle B4.056) première journée du séminaire sur le livre Êta de la Métaphysique d'Aristote, co-organisé par l'Université Lille 3 et le FNRS (Belgique). Responsables : Annick Stevens (Liège), Pierre Destrée (Univ. Catholique de Louvain) et Michel Crubellier (Lille). Programme: 10 h : Métaphysique H 1, présentation par M. Zingano (USP, Sao Paulo). - discussion. 14 h : Métaphysique H 2, présentation par M. Crubellier (Université Lille 3). - discussion.
 

--- Le Parlement des Philosophes organise des Journées d'étude sur Franz  Rosenzweig les 8, 9 et 10 Janvier 2009. Projet scientifique Notre intérêt se centrera sur quelques textes que Franz Rosenzweig, soldat autrichien combattant dans la défense anti-aérienne, a écrits au cours des dernières années de la Première Guerre mondiale sur le front des Balkans (en Macédoine et en Serbie). L’expérience de la guerre et le départ d’Allemagne contraignent l’auteur de Hegel et l’État (1920) et de L’Étoile de la Rédemption (1921) à penser la transformation de l’ère européenne en une ère planétaire et à expliquer le « passage » de la terre au monde et la rivalité entre les peuples. Il semble nécessaire de pointer aujourd’hui le sens profond de ces textes – dont les trois plus importants de cette période ont été traduits en français (Confluences, Vrin, 2003) – et de montrer dans quelle mesure Rosenzweig est le précurseur et le chef de file de la pensée de l’espace européen et, en général, du processus de globalisation. Nous nous proposons deux tâches : 1/ Examiner dans le contexte des différents penseurs de la (géo)politique ou de la théologie politique de ce siècle la tentative de Rosenzweig de comprendre la guerre, les découpages territoriaux dans la guerre, l’appropriation de la terre, sa compréhension de la frontière, de l’espace, du peuple, de la géopolitique, du rapport entre la mer et la terre, du monde et de l’État mondial, de l’histoire. Est-il possible de parler de Rosenzweig comme d’un théoricien de la politique ou de la théologie politique ? Qui sont ses modèles ? Est-il possible de reconstruire l’influence des livres qu’il a lus au cours de ces années-là ? Est-il possible de retrouver l’influence des ces textes dans d’autres philosophies de la politique et du droit ? 2/ La seconde direction, qui ne cède en rien à la première, consiste à tenter de déterminer le statut de ces textes politiques de Rosenzweig à l’égard de la totalité de son œuvre. Cela suppose de relire ses autres ouvrages et traductions à la lumière de ces réflexions sur la guerre, et inversement, de questionner la transformation de la critique rosenzweigienne de la conception hégélienne de l’État, du sacrifice, et de l’histoire, de même que l’influence implicite et explicite de sa judéité sur sa compréhension de la guerre et du monde.
 

--- Colloque international "Mystique et philosophie" 2-5 avril 2009 sous la responsabilité de Géraldine Roux Dans le cadre du PPF présidentiel sur "le fait religieux" et en partenariat avec l’UMB - EA 2326 « philosophie allemande » Projet scientifique : Les pistes de réflexion de ce colloque porteront principalement sur la question de la naissance de la mystique dans sa confrontation, tout en y puisant ses sources, avec le courant dit rationaliste, la question de l’écriture mystique – comment transcrire ou décrire l’expérience extatique ? – et celle de l’excès, du passage à la limite que la mystique, au sens large, semble produire sur le mode habituel de notre rationalité. Le plus souvent, par le terme « mystique », on entend une expérience extatique, incommunicable, indicible. Pour la rationalité, notamment philosophique, elle apparaît comme une excession, voire une « folie », ébranlant l’assurance du concept dans un déplacement perpétuel du sens. Comment alors le discours philosophique peut-il rendre compte de cette expérience ou de cette tension, sans pour autant les ramener à un déjà-su, sans désactiver leur sens subversif ? Comment penser la tension entre amour mystique et rationalité philosophique : ne peut-on penser une modification de la rationalité elle-même, ou tout au moins de son mode opératoire, par son appréhension de la mystique qui la pousserait à la limite de ses forces ?Ce colloque s’organisera autour de trois journées, introduites par une conférence inaugurale, et qui se termineront chacune par deux débats, approfondissant et relançant les questions ouvertes par les interventions de la journée. Ces journées confronteront des pensées modernes et contemporaines aux courants mystiques médiévaux, afin d’en déterminer non pas un corpus (peut-être et certainement impossible) mais des lignes de convergences, à travers également leurs divergences. La première journée sera consacrée à la question « peut-on parler d’expérience mystique ? » avec pour thèmes de débat « logos et expérience mystique » et « raison philosophique et amour mystique ». La deuxième journée interrogera « l’écriture mystique, entre logos et hybris » et se terminera sur deux débats autour du « paradoxe mystique » et du « rapport à l’image ». La dernière journée traitera de la question « le retrait et l’excès », avec notamment un débat sur « le passage à la limite ». Le colloque s’achèvera le 5 avril sur une soirée-concert, avec les Polyphonies hébraïques de Strasbourg, autour d’une lecture de textes – en arabe et en hébreu – dont les traductions seront projetées sur grand écran.
 
 

--- Le Centre Alexandre Koyré a le plaisir de vous convier à deux conférences exceptionnelles avec Mario Biagioli (Harvard University):
- Le Jeudi 15 janvier 2009 de 14 heures à 18 heures : Authorship, patents and representation. Dans le cadre de la séance commune du séminaire de Roger Chartier au Collège de France et du séminaire » Sciences et savoirs, commerce et États, politique et démocratie, 1750-1850 » animé par Frédéric Graber, CNRS (Centre de Recherches Historiques), Fabien Locher, CNRS (Centre de Recherches Historiques), Dominique Pestre, EHESS (Centre Alexandre Koyré) (INSERM, CERMES), deux conférences seront proposées : Mario Biagioli : « Priority, Originality, and Novelty : Construing the New in Science, Patents, and Copyright ». Roger Chartier : « Privilèges, patentes et copyright : comparaisons ». Discutant : Dominique Pestre (EHESS). Cette séance se tiendra au Collège de France, 11 Place Marcelin Berthelot, Salle 4.
- Le vendredi 16 janvier 2009 de 10 heures à 12  heures : "Witnessing What and When? Kepler, Galileo, and the Uses of Testimony" Mario Biagioli “Kepler made frequent use of testimony to support his astronomical observations (before and after the introduction of the telescope), while Galileo used witnesses almost exclusively to demonstrate the priority (rather than the truthfulness) of his astronomical discoveries.  I argue that the practices of Kepler and Galileo were informed by different legal traditions concerning testimony, which were, in turn, different from those behind the use of witnesses in the Royal Society.   To make things a little more complicated, it turns out that while Kepler frequently relied on witnessing practices, he also saw them as epistemologically flawed and closer to the dubious rhetoric of lawyers than to the truth-seeking practices of natural philosophers. These contrasting and apparently contradicting stances open a new window on the uses of testimony in early modern science and its received interpretations.” Cette séance se tiendra au Centre Alexandre Koyré – Muséum National d’Histoire Naturelle Pavillon Chevreul – 3è étage 57, rue Cuvier – 75005 Paris (Métro : Jussieu).
 
 

--- Le cours et le séminaire de Jacques Bouveresse auront lieu au Collège de France tous les mercredis du 7 janvier au 8 avril 2009 (sauf le 18 février). Cours : Dans le labyrinthe : nécessité, contingence et liberté chez Leibniz (à 14 H). Séminaire : Usages de Wittgenstein (à 16 H 30) Programme du séminaire.
- 7 janvier Jean-Jacques Rosat, Collège de France Le problème des concepts phénoménaux et Wittgenstein.
- 14 janvier Valérie Aucouturier, Université Paris 1 & University of Kent Usages de l'analyse conceptuelle chez Anscombe : l’exemple de “l'intention”.
- 21 janvier Maia Ponsonnet, Université Paris 8-Saint-Denis L’anthropologie avec Wittgenstein, et vice versa.
- 28 janvier Jérôme Dokic, EHESS Le contexte de la certitude.
- 4 février Denis Perrin, Université Grenoble 2 Kripke lecteur de Wittgenstein : le vague et l’usage.
- 11 février Aude Bandini, Collège de France De la théorie de la proposition image à la sémantique picturale de Sellars.
- 25 février François Clementz, Université de Provence (Aix-Marseille 1) Russell, Wittgenstein et la genèse de l'atomisme logique.
- 4 mars Delphine Chapuis-Schmitz, IHPST (Paris) Analyticité et vérité logique : Wittgenstein et Carnap.
- 11 mars Jean-François Laplénie, Université Paris 4 Wittgenstein chez Thomas Bernhard.
- 18 mars Gerhard Schmezer La croyance religieuse comme équilibrisme : la philosophie de la religion dans le sillage de Wittgenstein.
- 25 mars Élise Marrou, Université Paris 10 et Université Paris 1 “Le moment wittgenstein des anthropologues” : Veena Das, souffrance et subjectivité.
- 1er avril Bruno Ambroise, CNRS (CURAPP-ESS, Amiens) Contextualisme et anti-représentationnalisme : usages de Wittgenstein par Charles Travis.
- 8 avril Ludovic Soutif, FAPESP/Université de São Paulo (USP) Expliquer la portée normative pragmatique des états intentionnels – L'utilisation de Wittgenstein par Brandom.
 
 




Actualité du jour de février 2009
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10 janvier--2 février 2009
 

Enseignement

--- Baccaluréat 2009. Les épreuves écrites commencent avec la philosophie le 18 juin 2009.
 

Colloques, séminaires, stages (non reportés dans le calendrier)
Attention: les annonces ne sont pas classées chronologiquement!
 

--- Professeur Anne Fagot-Largeault au Collège de France. Ontologie du devenir, 3. Les jeudis, de 10h30 à 12h30 Collège de France, Amphithéâtre Maurice Halbwachs 11 Place M. Berthelot 75005 Paris. Premier cours : 29 janvier 2009, Deuxième cours: 5 février 2009, Troisième cours: 12 février 2009, Quatrième cours: 5 mars 2009, Cinquième cours : 12 mars 2009. Un document de travail détaillé sera disponible pour chaque cours sur la page d'accueil de la Chaire de philosophie des sciences biologiques et médicales (les cours des années précédentes sont disponibles).
 

--- Séminaire platonicien de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne E.A. 2482 GRAMATA "Groupe de Recherches Antiquité Moyen-Age Tradition Arabe" U.F.R. de Philosophie, 17, rue de la Sorbonne, 75005 PARIS. Les séances ont lieu le vendredi de 10h à 12h  et de 14h à 17h à l’Ecole Normale Supérieure 45, rue d’Ulm 75005 PARIS. Le programme complet de l’année 2009 est consultable et téléchargeable sur le site de notre équipe: sous la rubrique “Actualités”. Le Théétète de Platon (suite et fin) Vendredi 16 janvier 2009 : Salle CAVAILLES. Monique Dixsaut (Université de Paris I Panthéon-Sorbonne) : « Logos et doxa (Théétète, 206c-210a et République, V) ». Denis O’Brien (CNRS, Centre Jean Pépin) : « La doctrine secrète et les paradoxes de la grandeur et du nombre ».
 

--- UNIVERSITE  d'ÉTÉ JEUNES CHERCHEURS BIOETHIQUE, SCIENCES et SOCIETE. 18 et 19 septembre 2009.
I OBJECTIF: Dans le cadre de son programme QUAERETHICA (www.iales.org)  de promotion de la recherche  en sciences sociales dans le domaine de l'éthique des sciences, l'Association internationale droit, éthique et science organise annuellement une université d'été des jeunes chercheurs. Celle-ci est  destinée à  encourager de nouvelles perspectives de recherches notamment pluridisciplinaires et à faciliter leur réalisation. Elle invite ainsi les jeunes chercheurs à  soumettre à la réflexion et au débat des projets  sur un sujet préalablement fixé qu'un jury sélectionnera et qui seront présentés au cours de deux journées de réflexion en présence d'autres chercheurs, de praticiens et d'universitaires.
II CANDIDATURES et ORGANISATION: Les candidatures sont ouvertes aux chercheurs francophones de toutes les disciplines désirant apporter une contribution originale à l'étude des rapports entre science et société. Les candidats désirant propose un thème de recherche à partir de leur expérience professionnelle son aussi encouragés à le faire. Un appel à contribution est lancé en janvier de chaque année, les candidats devant soumettre, pour le 30 avril au plus tard, un texte  développant un argumentaire original sur le thème choisi et valorisant des pistes de recherche pluridisciplinaire. Un jury  examine les propositions de contribution et sélectionne, à la mi-mai, les candidats qui participent à l'université d'été. Chaque candidat retenu sera l'exposant principal d'une session de l'université d'été et devra répondre à l'analyse critique de deux contradicteurs. Le jury décernera un prix annuel qui confèrera notamment au chercheur couronné la qualité de rédacteur  invité du Journal international de bioéthique avec la possibilité de contribuer à l'élaboration d'un numéro spécial sur le thème ayant fait l'objet de ses travaux.
III PARTICIPANTS: Hormis les candidats chercheurs, la participation est ouverte à tous et particulièrement à l'ensemble des chercheurs francophones.
IV LIEU et DATES : Il est proposé d'organiser cette université d'état (2 jours) dans une ville différente en partenariat avec une université ou une institution académique. En 2009, l'Université d'été sera accueillie les 18 et 19 septembre 2009 à l'Université Paul Cézanne à Aix en Provence par le Centre de droit de la santé (Prof Antoine Leca).
Vi THEME : Le thème retenu  pour l'année 2009  est : la GOUVERNANCE. La gouvernance est susceptible de se décliner suivant  une liste non exhaustive d'approches (comités d'éthique et gouvernance, les agences et la gouvernance sanitaire, recherche scientifique et gouvernance, gouvernance et justice sociale, gouvernance et accès aux soins, gouvernance des interventions dans les pays en développement, gouvernance et développement durable).
 

--- L'usage chez Heidegger et Wittgenstein. Date: Samedi 17 Janvier 2009. Lieu: Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 17, rue de la Sorbonne. 75005 Paris. Escalier C, 1er étage, Salle Lalande. Organisation: Charlotte GAUVRY.
9h15: Vincent GRONDIN (Université de Montréal - Université Paris 1 - EXeCO) Wittgenstein et la "préhistoire" du sens.
10h15: Jean-Claude MONOD (CNRS - Archives Husserl) Un « pragmatisme ambigu » ? L' « en tant que » herméneutique au regard des Recherches philosophiques.
11h30: Françoise DASTUR (Université de Nice Sophia-Antipolis - Archives Husserl) Langage et métaphysique chez Wittgenstein et Heidegger.
14h: Raphaël EHRSAM (Université Paris 1 - EXeCO) "La philosophie ne doit en aucune manière porter atteinte à l'usage effectif du langage" (RP, § 124): Wittgenstein et les enjeux de la description.
15h: Jean-Philippe NARBOUX (Université Bordeaux 3) La logique au crible de l'usage: quotidienneté et primitivité chez Heidegger et Wittgenstein.
16h15: Charlotte GAUVRY (Université Paris 1 - EXeCO) L'usage recouvre t-il le contexte chez Heidegger et Wittgenstein ? Usage et échec.
17h15: Jocelyn BENOIST (Université Paris 1 - Archives Husserl.) L'usager des signes
Argument:
    Le XXe siècle philosophique se distingue par un intérêt accru pour les pratiques et les usages du monde. Nous entendons alors interroger la notion centrale d' « usage » par une confrontation entre l'acception heideggérienne de la notion - telle qu'elle est travaillée jusqu'à Sein und Zeit - et celle de la pragmatique de Wittgenstein.
    Du Tractatus logico-philosophicus aux Philosophische Untersuchungen, Wittgenstein défend avec constance la thèse pragmatique que tout acte de langage est tributaire de la manière dont on en use. L' « usage », inscrit dans le monde, est l'instance ultime de la détermination du sens et de son contexte. C'est cette prévalence que l'on pourra analyser et interroger.
Un recours prudent aux analyses phénoménologiques du premier Heidegger s'avère alors fécond. Sein und Zeit témoigne certes du rôle déterminant de l' « usage » dans la constitution des contextes et du sens. L'œuvre s'affirme comme une analytique de la quotidienneté ancrée dans le monde. Cet ancrage est bien plus pragmatique que spatial: l' « in-der-Welt-sein » est une pratique du monde, son commerce (« Umgang »). Le sens lui-même est construit par l' « usage »: loin d'être référentiel, il est travaillé par ses structures de renvoi. Pour autant, restent de cruciales divergences avec l'acception wittgensteinienne. Cet « usage » heideggérien est d'emblée posé comme catégorial et comme déterminé par et pour le Dasein. Dès le §9, la catégorie de la Zuhandenheit: de l' « être-à-portée-de-la-main » le recouvre. Un tel « usage » est formel et, en un sens, transcendantal. La divergence avec l'acception wittgensteinienne est ici irréductible. Elle est à travailler.
    La confrontation de la pensée de Wittgenstein aux cours antérieurs à Sein und Zeit, antérieurs à la conception de la figure du Dasein, s'avère alors pertinente. L'analyse de la facticité des premiers cours de 1919-25, marquée par l'herméneutique de Dilthey et par la philosophie bergsonienne de la vie, présente l'avantage certain d'interroger les éventuelles déterminations de la notion d' « usage » sans recourir au postulat d'une détermination apriori ou conventionnelle. On analysera alors ces premiers cours: la refonte du concept husserlien d'intentionnalité sous le couple conceptuel « Bezugssinn/ Vollzugssinn », la reformulation de la notion de « contexte » par la triade « Umwelt/ Mitwelt/ Selbstwelt » pour interroger la notion wittgensteinienne d' « usage » et ses potentielles limitations, par le réel, par la vie ou par la nature.
 

--- La première séance 2009 du séminaire Enjeux anthropologiques, culturels et philosophiques des nanosciences et nanotechnologies, placé sous la responsabilité de Xavier Guchet (Université Paris I) et Sacha Loeve (Université Paris X, Lyon I), et organisé par l’Institut de recherche et d’innovation (IRI), aura lieu jeudi 15 janvier 2009 de 17h à 19h dans la Salle du Collège sur la Piazza Beaubourg. L’entrée se fera à partir de 16h45. Cette séance sera l’occasion d’accueillir Isabelle BRUNO (sciences politiques, Université Lille 2) qui introduira le séminaire par une analyse critique du concept de "société de la connaissance" (à lire: I. Bruno, A vos marques, prêts... cherchez ! La stratégie européenne de Lisbonne, vers un marché de la recherche, Bellecombe-en-Bauges, Editions du Croquant, 2008). Vous trouverez ci-dessous l’intégralité du programme du séminaire.
Séminaire Enjeux anthropologiques, culturels et philosophiques des nanosciences et nanotechnologies. Le séminaire Enjeux anthropologiques, culturels et philosophiques des nanotechnologies sera consacré cette troisième et dernière année à l’examen des dynamiques sociales associées aux innovations en micro- et nanotechnologies. La question sera traitée du point de vue de la construction d’une « société européenne de la connaissance », considérée comme une priorité depuis la conférence de Lisbonne en 2000. Comme l’indique clairement le rapport d’un groupe de travail mandaté par la Commission européenne, les nanotechnologies et plus généralement les technologies convergentes doivent être considérées comme une opportunité pour construire une société européenne de la connaissance, c’est-à-dire une société dans laquelle les connaissances n’émanent pas des seuls scientifiques et experts mais sont « co-construites » par l’ensemble parties prenantes, notamment le public. Comment ce programme de construction d’une société de la connaissance s’articule-t-il aux dynamiques de recherche et d’innovation en micro- et nanotechnologies ? Que signifie « co-construire » des connaissances ? Comment le public est-il invité à « co-construire » des connaissances ? Quel rôle pour les sciences humaines et sociales dans ce contexte et quel type de connaissance produisent-elles ? Le séminaire se focalisera sur le cas grenoblois.
Accès: anne-sophie.francois@centrepompidou.fr
- Jeudi 15 janvier de 17h à 19h: intervention d’Isabelle BRUNO (sciences politiques, Université Lille 2), auteur d’un ouvrage sur la notion de « société de la connaissance ».
- Jeudi 26 février de 17h à 19h: intervention d’Aurélie DELEMARLE (gestion, ESIEE), auteur d’une thèse sur l’émergence de MINATEC.
- Jeudi 26 mars de 17h à 19h: intervention de Dominique VINCK (sociologie, Université Pierre Mendès-France, Grenoble), sur les dynamiques de la recherche en micro- et nanotechnologies.
- Jeudi 9 avril de 17h à 19h: intervention de Céline VERCHERE (sociologie, CEA-LID, Grenoble), sur les usages anticipés des micro- et nanotechnologies.
- Jeudi 14 mai de 17h à 19h: intervention d’Alain KAUFMANN (sociologie, Université de Lausanne), sur les débats publics autour des nanotechnologies.
- Jeudi 11 juin de 17h à 19h: intervention de Xavier GUCHET et Sacha LOEVE. Clôture du séminaire.
Lieu: salle du Collège sur la Piazza Beaubourg. Pour télécharger les conférences et séminaires: aller dans la rubrique «Fonds documentaires», cliquer sur «Accéder aux fonds». Nom d’utilisateur: «fonds» et mot de passe: «institut».
 

- 2 et 3 février 2009 avec le colloque AFSR 2009 "Dieu change en ville : religion, espace et immigration", organisé à l'EHESS.
 

--- Hermann von Helmholtz: Théoricien de la perception, philosophe de l’esprit Samedi 7 février 2009. Organisation : Sabine PLAUD. Lieu : Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – UFR de philosophie, 17, rue de la Sorbonne. 75005 Paris, Escalier C, 1er étage, Salle Lalande.
9 h15 : Edwin Glassner (Wiener Kreis Institut, Vienne) : « Benno Erdmann's formal empiricism and the resolution of the tension between Helmholtz's causal theory of perception and his psychophysical parallelism ».
10h : Matthias Neuber (Université de Tübingen) : « Helmholtz's theory of space perception and its influence on Schlick ».
11h : Antonia Soulez (Université Paris 8) : « Helmholtz et l’idée d’un système naturel de la musique ».
11h45 : Frédéric Pascal (EHESS – Institut Jean Nicod): « La relation entre le monde physique, la sensation et la discrimination perceptive sur le domaine de l'acoustique et de l'audition ».
14h : Ouverture de l’après-midi – Présidence: Guillaume Garreta (Université Paris 1, EXeCO, CIPh).
14h : David J. Hyder (Université d’Ottawa): «L’argument "transcendantal" du premier article de Helmholtz sur la géométrie».
14h45 : Christophe Bouriau et Gerhard Heinzmann (Archives Poincaré, Nancy) : « Perception et inférences inconscientes : le mythe de l'immédiateté perceptive ».
15h45 : Michael Heidelberger (Université de Tübingen) : « Helmholtz criticized: Hering, Mach, Riehl, James.
16 h 30 : Sabine Plaud (Université Paris 1 – ExeCO) : « Des faits dans la perception aux faits dans la proposition : L’articulation entre signe et image chez Helmholtz et Wittgenstein ».
 

--- Rencontres philosophiques Descartes-Diderot. Axel Kahn, « Liberté, liberté chérie », le 13 janvier. Marcel Gauchet, « Comprendre l'histoire de la démocratie », le 17 février. Yves Charles Zarka, « Qu'est-ce que l'anti-politique ? », le 10 mars. Philippe Raynaud, « La politesse des Lumières », le 7 avril. Sorbonne, amphithéâtre Durkheim (entrée par le 1, rue Victor Cousin, Galerie Gerson, puis Galerie Claude Bernard au fond à gauche, Escalier I, 1e étage) Le mardi de 18 h 30 à 20 h 30. Responsables : François Jullien (Université Paris Diderot) et Yves Charles Zarka (Université Paris Descartes).
 

--- Présentation et programme du cycle art [espace] public 2009.
Art [espace] public est un cycle de rencontres-débats proposé par le Master professionnel Projets Culturels dans l'Espace Public de l’université Paris 1, en partenariat avec Stradda, magazine de la création hors les murs. Il rassemble chaque année à la Sorbonne trente intervenants – artistes œuvrant dans l’espace public, acteurs et penseurs de l’urbain, opérateurs culturels, géographes, philosophes... – et plusieurs centaines de participants, membres du genre urbain attentifs à ce que font les artistes dans (et de) l’espace public, curieux de la manière dont peuvent se nouer les liens entre création, cultures, populations et territoires.
Parce que les espaces publics sont de plus en plus normalisés, privatisés, surveillés, parce que les récits formatés du storytelling saturent les imaginaires de manières et de matières souvent insignifiantes, parce que la « misère symbolique » croît, il nous semble nécessaire de suivre ces tentatives d’invention d’autres récits, d’autres images, d’autres lieux de rencontre et de partage, ici et ailleurs, qui essaient d’activer ou de réactiver la dimension publique de l’espace public, son caractère poétique et/ou politique.
Une ligne de force traverse cette 3ème édition du cycle art [espace] public : la « fabrique de l’urbanité ». Trois rencontres montrent comment la ville peut s’inventer autrement (1, 6 et 7) et témoignent de l’essor de démarches conduisant les artistes à travailler hors des cadres de la production et de la diffusion culturelles traditionnelles, en association avec des architectes et des urbanistes. L’utopie est au cœur de la rencontre 5, proposée à l’occasion des trente ans d’ilotopie, une compagnie phare des arts de la rue, mais est aussi présente en filigrane dans d’autres débats, comme celui consacré à la production d’espaces publics partagés par les artistes et les acteurs culturels (3). Centré sur les nouvelles écritures du graffiti, le deuxième rendez-vous du cycle fait également écho à la question de la ville mobile et des esthétiques du déplacement (rencontre 4).
Parce que l’espace public n’est pas une notion universelle ni uniforme, en ouverture de chaque rencontre, nous passerons quelques minutes ailleurs (Marrakech, Kinshasa, Rio de Janeiro...), en images, pour rappeler la diversité des lieux publics et celle des projets artistiques qui s’y déploient, et les déplacent.
Pascal Le Brun-Cordier
Professeur associé, directeur du Master Projets Culturels dans l'Espace Public
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
1. La fabrique de l’urbanité Focus sur l’Île de Nantes
De plus en plus d’opérations de renouvellement urbain s'inscrivent dans une approche globale, intègrent des volets artistiques et culturels, associent une expertise sensible portée par des artistes aux expertises techniques traditionnelles. Au-delà du strict cadre bâti, ces projets interrogent l’agir et l’être urbain contemporains, revisitent les formes et les usages, les représentations collectives et les imaginaires partagés. Pourquoi les artistes sont-ils invités à participer à ces projets ? Que peuvent-ils faire à la ville en construction ? Comment contribuent-ils à la création de nouvelles urbanités ?
Trois rencontres du cycle art [espace] public seront consacrées à ces questions. La première rassemblera des acteurs du projet de l’Île de Nantes, dont Alexandre Chemetoff, architecte et paysagiste, grand prix de l’urbanisme (2000), et François Delarozière, concepteur et constructeur de machines de spectacle, notamment des Machines de l’Île. Ils nous raconteront comment s’invente la transformation de ce territoire, l’une des plus intéressantes engagée ces dernières années en Europe. Sur le même thème, rendez-vous également le 6 et le 13 mars.
Vendredi 30 janvier 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu
2. Les nouvelles écritures du graffiti
À l’heure du tout numérique, alors que la ville est saturée d’images et de discours, que la lutte anti-graffiti se poursuit mais que les galeries et le marketing s’en sont emparé, que devient le graffiti ? Light painting, graffiti sonore, laser tag, graffiti invisible, reverse graffiti, vidéo graff… Comment les graffeurs ont-ils fait évoluer leurs pratiques ? Quel est le rôle du web et des nouvelles technologies ? Jusqu’où l’extension du terme graffiti peut-elle aller ? Avec des artistes et des observateurs du graffiti, nous interrogerons ces évolutions et ouvrirons le débat autour des notions de légalité, d’engagement, de visibilité et de diffusion. Avec Marko-93, artiste (light painting/kalligraffism), David Renault, plasticien et musicien (graffiti sonore/ NomadIC), Annick Rivoire, journaliste (Poptronics, média des cultures électroniques), et des acteurs de la scène graffiti française. Vendredi 6 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu. Sur le même sujet, lire le dossier publié dans le numéro de janvier 2009 de Stradda.
3.Comment produire des espaces publics ? Projets d’artistes et expériences culturelles
Alors que l'espace public semble se normaliser, s'émietter, voire s'effacer, raréfiant les circonstances de sociabilité et d'échange qui permettent à l'individu de prendre part et d'agir sur son environnement, des démarches artistiques et culturelles tentent de produire de nouveaux espaces communs partagés. Éminemment politiques, souvent dans la mouvance des « nouveaux territoires de l’art », ces démarches dessinent de nouvelles formes de vivre ensemble. Comment ces espaces de la rencontre et de la confrontation se façonnent-ils ? Quels dialogues s’établissent avec le territoire ? Quelles places pour l’art ? Autour de quelques projets, éphémères ou durables, nous verrons comment les artistes et les opérateurs culturels peuvent contribuer à la fabrication d’espaces publics.
Avec Francis Peduzzi, directeur du Channel, scène nationale de Calais, un projet artistique et culturel écrit avec la ville et ses habitants ; Jean-Baptiste Haquette, directeur de la Maison Folie de Lille-Moulins, un équipement intermédiaire entre la maison de quartier et le centre d’art ; Gabi Farage, artiste et architecte, concepteur de projets nomades visant à fabriquer des espaces publics avec la population au sein du collectif Le Bruit du Frigo (Bordeaux). Vendredi 13 février 2009, 19h-21h. Lieu indiqué par mail après inscription
4. La ville mobile à l'œuvre
Accélération des échanges, intensification des flux, multiplication des non-lieux : les villes semblent aujourd’hui moins façonnées par l’architecture que par la prolifération d’une culture basée sur la vitesse et le déplacement. Sensibles à ces évolutions qui transforment la structure des villes, le statut des communautés nationales et des individus, de nombreux artistes ont fait de la mobilité le thème de leur création, tentant de nous faire éprouver les nouveaux états de la condition urbaine. Expériences théâtrales et chorégraphiques interactives, déplacements physiques ou cheminements imaginaires, jeu sur la vitesse, la simultanéité ou le ralentissement : que recouvrent ces esthétiques du déplacement ? Vers quels imaginaires géographiques ouvrent-elles ? Quelles transformations des usages entraînent-elles ?
Avec Alix de Morant, journaliste et chercheur, auteur d’une thèse intitulée "Nomadismes artistiques, des esthétiques de la fluidité" ; Corinne Ponthier, directrice artistique, Ici-Même (Grenoble) ; Ali Salmi, danseur et chorégraphe (compagnie Osmosis). Vendredi 20 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu
5. L’espace public, espace des possibles ?
Alors que les utopies semblent avoir déserté l'époque, que les artistes de la rue et les architectes se sont assagis, l'espace public peut-il encore être l’espace des possibles ? Des philosophes, des artistes, des architectes le pensent et le prouvent. Ainsi la compagnie ilotopie qui, depuis trente ans, ambitionne de lutter contre l'effacement du sens que se voit imposer l'espace public, opérant aux frontières des enjeux individuels et sociaux, au travers de multiples « champs d’expériences », performances, actions de « Land Act »... Trois interrogations au cœur de cette rencontre : à quelles conditions les scénographies urbaines sont-elles créatrices d'utopies ? Comment « rendre le possible à nouveau disponible » ? « La perte de l'anticipation artistique et politique serait-elle fatale à l'art » (Bruno Schnebelin) ?
Autour de Bruno Schnebelin et Françoise Léger, directeurs artistiques d’ilotopie, cette rencontre réunira Jean-Jacques Delfour, philosophe, et le jeune collectif d’architectes Exyzt, qui réalise des installations éphémères chargées d’utopies.
Vendredi 27 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu
6. La fabrique de l'urbanité Focus sur Ville +
Ville + est un dispositif visant à enrichir la transformation d'un territoire urbain grâce à la commande artistique. Mis en œuvre par la Ville de Paris en 2009, ce programme pluriannuel accompagne la revalorisation de l'Est parisien dans le cadre d'un Grand Projet de Renouvellement Urbain. Par la création d'œuvres artistiques révélant des univers variés, ce laboratoire de projets expérimente de nouveaux outils dans le processus de fabrication de la ville en impliquant des architectes, artistes, graphistes, designers, paysagistes, mobilisés pour la singularité de leurs savoir penser et de leurs savoir faire. En compagnie des initiateurs de Ville +, nous explorerons et mettrons en débat les potentialités ouvertes par ces démarches innovantes.
Avec Jean-Christophe Aguas, chargé de mission Culture, DPVI-Délégation à la politique de la Ville et à l'Intégration (2007), Ville de Paris ; Emeline Bailly, urbaniste, chef de projet politique de la Ville, DPVI, Ville de Paris ; Steven Hearn, producteur délégué, Le Troisième Pôle ; Claire Petetin, architecte, commissaire artistique et scientifique de Ville + ; Nathalie Viot, conseiller artistique, Direction des Affaires Culturelles, Ville de Paris.
Vendredi 6 mars 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Descartes.
7. Le Grand Paris nous appartient Ou la culture métropolitaine partagée
Paris doit passer à la dimension métropolitaine, s'élargir, partager. L'idée d'un Grand Paris agite le monde politique. Une « vision » a ainsi été demandée à des équipes d’architectes et de concepteurs. C'est une occasion d'ouverture, complexe et rare. C'est aussi une occasion d'aération des esprits, de mise en mouvement des initiatives, de libération de nouvelles énergies contributives. Pour l'équipe réunie autour de Jean Nouvel, un nouveau « savoir-ville » s'invente, la dimension culturelle au coeur. Cette dimension culturelle qui permet le retournement de situations par des renversements de regards ; celle qui invite le plus grand nombre, experts ou non, à être partie prenante ; celle qui suggère de nouvelles représentations ; celle qui se fonde sur les pratiques et les usages ; celle qui invente et mêle temps, rythmes et pulsations. Le Grand Paris se dessine (et se destine) à cette condition. Avec Luc Gwiazdzinski, géographe, enseignant-chercheur, Maud Le Floc’h, Pôle des Arts Urbains, Fabrice Lextrait et Jean-Paul Robert, collaborateurs des Ateliers Jean Nouvel. Vendredi 13 mars 2009, 19h-21h. Lieu indiqué par mail après inscription. En collaboration avec pOlau, Pôle des arts urbains.
 

--- FROM RICOEUR TO ACTION: AN INTERDISCIPLINARY CONFERENCE. UK-IRELAND SOCIETY FOR RICOEUR STUDIES CONFERENCE. June 23-24, 2009. This conference will be held at the University of Kent (Canterbury, UK). CONFIRMED KEYNOTE SPEAKERS: Dr. Pamela S. Anderson (Philosophy, Oxford University), Prof. George H. Taylor (School of Law, University of Pittsburgh), Prof. Olivier Abel (Faculté libre de théologie protestante de Paris) . SUBMISSION DEADLINE: Friday, April 24, 2009.
There is an arrangement with Continuum to review a formal proposal for publication of a selection of the conference papers as an edited volume on Ricoeur, for their series in Continental Philosophy.
SUBMISSION INSTRUCTIONS: Papers addressing all aspects of Ricoeur's work in relation to contemporary social, political, economic and environmental crises are welcome. Areas of particular interest include but are not limited to: Social Praxis, Political Theory and Identity, Political Economy, Theology, Religion and Society, Hermeneutics and Law, Ethics and Nature, Literary Theory and Self-Understanding. A partial list of Ricoeur’s work and themes: Lectures on Ideology and Utopia, The Just, The Course of Recognition Oneself as Another, Thinking Biblically, The Symbolism of Evil, Figuring the Sacred, Memory, History, Forgetting, History and Truth, Fallible Man, L’Homme Capable.
For purposes of consideration, please submit an electronic abstract only (of roughly 300-500 words) and attach a separate title page that includes the paper's title, the author's name, institutional affiliation, mailing address, and email address. Notification of acceptance will be given via email. Final papers should not exceed a length of 3000 words (or twenty minutes when read aloud). Abstracts and queries should be sent to: Dr. Todd Mei (University of Kent) at T.Mei@kent.ac.uk.

--- La deuxième séance du séminaire "Penser la guerre : autour des recherches et des publications récentes" aura lieu mardi 13 janvier 2009 de 19h à 21h à l'EHESS (105, bd. Raspail Paris 6e) en salle 4.
 Le thème de cette séance sera "Guerre, paix et raison d’État". Invités: Olivier Chopin, auteur d’une thèse sur la raison d’État et les services secrets, postdoctorant CNRS au Centre Raymond-Aron et Sébastien Laurent, maître de conférences à l’université Bordeaux III, co-auteur avec Olivier Forcade de Secrets d’État. Pouvoirs et renseignement dans le monde contemporain (Armand Colin, 2005)
- 17 février 2009 (exceptionnellement en salle 2) : Le cheval de Troie : philosophie d’un stratagème. Avec Philippe Capet, auteur d’une thèse sur la philosophie du mensonge, ingénieur chez Thalès et Vincent Descombes, directeur d’études à l’EHESS, auteur de Le complément de sujet. Enquête sur le fait d’agir de soi-même (Paris, Gallimard, 2006).
- 10 mars 2009 : Qu’est-ce qu’une crise internationale ? Avec Thomas Meszaros, postdoctorant à l’Institut des hautes études internationales de Genève et Michel Dobry, professeur de science politique à l’université Paris-1.
- 14 avril 2009 : Penser les menaces sécuritaires : le cas israélien. Avec Basile Dewez, doctorant en science politique à l’EHESS, visiting fellow à l’Université hébraïque de Jérusalem et Samy Cohen, directeur de recherches au CERI, a coordonné Democracy at War against Terrorism. A Comparative Perspective (Palgrave, 2008).
- 12 mai 2009 : Qu’est-ce qu’une guerre civile ? Histoire et actualité du concept de stasis Avec Ninon Grangé, Maître de conférences à l’Université Paris-VIII, auteur d’une thèse de philosophie politique sur la distinction entre guerre et guerre civile et Pierre Manent, directeur d’études à l’EHESS, auteur d’Enquête sur la démocratie. Études de philosophie politique (Gallimard, 2007).

--- Année 2008-2009 SÉMINAIRE DE PHILOSOPHIE ET MATHÉMATIQUES. Ecole normale supérieure, Paris. Fondé par Maurice Loi. Pierre CARTIER, Jean-Baptiste JOINET, Giuseppe LONGO, Jean PETITOT, Bernard TEISSIER. Le séminaire se tient, sauf exception signalée, le lundi à 18h 00, salle Weil, 45, rue d'Ulm, Paris. Thème: "CONTRADICTION, NEGATION ET RAISONNEMENT PAR L'ABSURDE". PROGRAMME PRELIMINAIRE.
- 12 janvier 2009 : Jean-Yves Girard (Maths, CNRS et IML, Marseille) "De la vertu négatrice de la négation au surmoi logique.".
- 19 janvier : Richard Tieszen (Philosophy, San Jose' Univ., Ca, USA) "Consistency, Incompleteness, and Goedel's Turn to Transcendental Phenomenology".
- 2 février : Pierre Cartier (Maths, CNRS-IHES) "Vivre avec une contradiction invisible".
- 9 février : Jean-Baptiste Joinet (Philosophie, Paris I, et Informatique, PPS, Paris VII) "Négation et infini".
- 9 mars : Alain Prouté (Maths, Paris VII) "Le raisonnement par l'absurde".
- 16 mars : Imre Toth (Philosophie-Histoire, Université de Ratisbonne) "Platon Le Sophiste : l'être et le non-être ou les fondements logiques et ontologiques du nombre irrationnel".
- 30 mars : Giuseppe Longo (LIENS, CNRS-ENS) "Négation, circularités et dualités dans les analyses de l'état vivant de la matière". Reférénces: [1], [2].
- 4 mai : Arturo Carsetti (Filosofia, Universitá Roma II) "Négation, falsification et construction de la connaissance".
- 11 mai : Jean-Philippe Narboux (Philosophie, Université Bordeaux III) "Négation et espace logique dans le Tractatus de Wittgenstein".
- 18 mai : Marco Panza (CNRS et Paris VII) "La preuve par l'absurde et la notion d'analyse".
- 25 mai : Michel De Glas (CNRS et CREA, Polytehcnique) "Non contradiction, tiers exclu et constructivité".
- 15 juin : Federico Leoni (Philosophie, Univ. Statale, Milano) "Dialectique et non-contradiction. Pour une généalogie de la formalization".
- 22 juin : Nathalie Charraud (Psycho, Paris VIII)) "Les paradoxes avec Lacan".
 
 

--- Programme définitif du Colloque international organisé à l'initiative de l'équipe PHÉACIE et du centre LOUIS GERNET.  Clisthène et Lycurgue d'Athènes. Autour du politique dans la cité classique. Cette rencontre se tiendra à Paris à l'Institut national d'histoire de l'art (INHA), salle Giorgio Vasari (1er étage), les vendredi 30 et samedi 31 janvier 2009, de 9h à 18h. Vincent Azoulay et Paulin Ismard Responsables scientifiques du colloque.
• En amont, le moment clisthénien est généralement présenté, dans l’historiographie, comme le coup d’envoi de la démocratisation de la cité. De fait, ces réformes, autant qu’on puisse les reconstituer, ont de multiples facettes : elles combinent des luttes politiques, où l’on devine des innovations institutionnelles stricto sensu (avec la transformation de la Boulè notamment), des jeux d’influence socio-économique (avec la question des hétairies) et, enfin, un nouveau découpage territorial (lié à la redistribution de la population civique dans ces nouveaux cadres et débouchant sur la redéfinition de l’identité civique). Autant d’éléments susceptibles de révéler une configuration particulièrement riche du politique. • En miroir, on analysera, en aval, la période lycurguéenne des années 340/320 av. J.-C. Ce moment correspond en effet à une réorganisation profonde de la cité, tant sur le plan politique (avec l’instauration de l’ekklesia kuria, l’assemblée principale), militaire (avec la réforme de l’éphébie notamment), économique (avec la réorganisation des finances civiques), mais aussi culturel (puisqu’on fixe un texte officiel pour les trois grands Tragiques du Ve siècle) et religieux (les statues et les temples de l’Acropole sont restaurés). Cette phase aboutit à la création d’une nouvelle société politique athénienne, désormais mieux hiérarchisée et formalisant davantage les rapports entre les différentes sphères de l’activité sociale. C’est au demeurant cette Athènes là qui est décrite dans l’oeuvre d’Aristote – une oeuvre qui, précisément, distingue et hiérarchise, et sur laquelle se fondent bon nombre d’historiens et de philosophes contemporain pour penser le politique. Ces deux moments charnières sont peut-être l’occasion rêvée d’entrevoir, à la manière d’une coupe géologique, le politique dans ses multiples articulations. Pour les Grecs, la politique était loin de se réduire aux seuls mécanismes institutionnels. Chez Aristote, ta politica désigne en effet tout ce qui concerne la polis. Et la polis représente l'organisme naturel dans lequel l’homme peut mener une vie heureuse, faite d’activités très diverses, qui ne se limitent nullement à la participation à l’exercice du pouvoir. C’est pour tenir compte de cette définition grecque, bien distincte de la nôtre, qu’on parlera ici du politique et non de la politique : par ce léger décalage, on privilégiera une approche englobante du phénomène, selon une tradition d’analyse remontant aux Grecs eux-mêmes et réactivée au siècle dernier par Carl Schmitt et Hannah Arendt. Invoquer une telle conception ne va toutefois pas sans risque : elle donne au politique un caractère totalisant, voire totalitaire, au risque de dissoudre la notion en lui donnant une extension exagérée. Le travail de l’historien consiste dès lors à étudier les articulations changeantes entre la politique, au sens étroit du terme (institutions et vie politique), et le politique au sens large – l’ensemble des pratiques sociales définissant la vie en cité. C’est dans cette perspective que le colloque se propose d’examiner deux événements-phare dans l’histoire d’Athènes qui, historiographiquement, ont souvent été lus comme des moments de rupture – rupture que nous souhaiterions interroger. Aux deux extrémités de ce qu’il est convenu d’appeler la cité classique, le moment clisthénien et la refondation lycurguéenne permettent d’envisager le politique de façon élargie.
 

--- Le séminaire Philosophie et sciences sociales a le plaisir d'accueillir, pour sa première séance, Laurent PERREAU (Université de Picardie Jules Vernes) le vendredi 06 Février 2009 de 14h à 16h dans les locaux de NoSoPhi à la Sorbonne. Séminaire Philosophie et sciences sociales. Vendredi 06 Février 2009, 14h – 16h Laurent PERREAU «Phénoménologie et sociologie : le cas Alfred Schütz». La séance aura lieu dans la salle de lecture de NoSoPhi à la Sorbonne (entrée par le 1, rue de la Sorbonne, 75005 Paris, escalier K au fond de la Galerie Dumas, 2ème étage, couloir à gauche, salle G 615 Bis, 01 40 46 33 64).
Vendredi 06 Février 2009: Laurent PERREAU (Université d'Amiens), «Phénoménologie et sociologie: le cas Alfred Schütz». [14h-16h en salle nosophi]
Vendredi 13 Mars 2009: Claude GAUTIER (Université de Montpellier), «Les pratiques chez Pierre Bourdieu: entre reproduction et histoire». [14h-16h en salle nosophi]
Vendredi 03 Avril 2009: Catherine COLLIOT-THÉLÈNE (Université de Rennes), «Max Weber, une sociologie sans société». [16h-18h en salle nosophi]
Vendredi 15 Mai 2009 : Alain LEROUX (Université d'Aix-en-Provence), «De l'allocation personnelle au projet Entr'aide MAIF : histoire d'une idée mise en acte». [14h-16h en salle nosophi]
Vendredi 29 Mai 2009 : Philippe DESCOLA (Collège de France), «Anthropologie réflexive et philosophie spontanée». [14h-16h en salle nosophi]
Vendredi 12 Juin 2009: Frédéric BRAHAMI (Université de Besançon), «Ce que la Révolution française fait à la philosophie». [14h-16h en salle nosophi]
 

--- Séminaire "la diversité des faiseurs de science" Vendredi 6 février 2009 sur le thème "Pratiques et acteurs de la circulation des savoirs". 14h Kapil Raj (Centre Alexandre Koyré, EHESS) Médiation et production des savoirs à Calcutta, 1770-1820
15h15 Gabriel Gachelin (REHSEIS) Indiens, explorateurs et médecins : la pharmacopée brésilienne selon Jose François Xavier Sigaud (1844) Le seminaire a lieu dans la salle de reunion du laboratoire Rehseis, Université Paris 7, site Les Olympiades.
 

--- Histoire et philosophie de la médecine, des sciences de la vie et des sciences de la terre : la diversité des "faiseurs de science" INTERACTIONS ENTRE PRATICIENS, PROFESSIONNELS ET AMATEURS DANS L’HISTOIRE DES SCIENCES DE LA VIE. Séminaire collectif du groupe d’histoire et philosophie des sciences de la vie. Les séances auront lieu le vendredi de 14h00 à 17h00 dans la salle de réunion de REHSEIS.
Programme du séminaire
- 28 novembre 2008 Pratiques et acteurs de la circulation des savoirs (1) Journée organisée par Guillaume Lachenal  Mary Terrall (UCLA, directrice d’études invitée à l’EHESS) The practice of natural history : Réaumur’s network of correspondents and informants
- 12 décembre 2008 Savoirs sur l’hérédité entre élevage et politique (XVIIIe-début XIXe) Journée organisée par Claude Olivier Doron (REHSEIS)  Laure Cartron (Université Paris Diderot-REHSEIS) Bakewell et la Dishley Society. Claude-Olivier Doron (Université Paris Diderot-REHSEIS) Le problème de l’amélioration et de la conservation des races animales dans la France du XVIIIe siècle : genèse d’un savoir et d’une politique de l’hérédité
- 16 janvier 2009 Administrateurs : entre gestion et promotion des savoirs  Journée organisée par Antoine Ermakoff (REHSEIS)  Compte-tenu du nombre d’intervenants, cette séance se tiendra exceptionnellement de 14 à 18 h.
Antoine Ermakoff (REHSEIS) Les administrateurs hospitaliers à Paris fin XVIIIe-début XIXe : notables, médecins et réforme hospitalière.
Cédric Crémière (Directeur du Muséum d’Histoire naturelle du Havre) L’histoire naturelle et ses musées : deux siècles d’administration de la nature : 1750-2000.
Thomas Le Roux (IDHE - Paris I) Les administrateurs de Paris et de l’Etat face à l’expertise des nuisances industrielles, 1750-1830.
- 6 février 2009 Pratiques et acteurs de la circulation des savoirs (2)  Journée organisée par Guillaume Lachenal (REHSEIS, lachenal@univ-paris-diderot.fr) Kapil Raj (Centre Alexandre Koyré, EHESS) Médiation et production des savoirs à Calcutta, 1770-1820
Gabriel Gachelin (REHSEIS) Indiens, explorateurs et médecins : la pharmacopée brésilienne selon Jose François Xavier Sigaud (1844)
- 6 mars 2009 Les savoirs du corps humain. Diversités des acteurs et des milieux (XVIII-XXIème siècles) Journée organisée par Jean-Gaël Barbara (CNRS, UMR 7102 & REHSEIS) 9 h 30 Sabine Arnaud (Berlin) L’hystérie au XVIIIe siècle entre récit de soi et catégorie médicale
10 h 30 Philippe Bourmaud (Lyon 3 / Institut d’Etudes et de Recherches sur le Monde Arabe et Musulman Aix-en-Provence) Médecine académique occidentale et médecine religieuse traditionnelle dans le monde arabe au XIXème siècle.
11 h 30 Céline Lefève (REHSEIS & Centre Georges Canguilhem) Les associations de malades dans la production des savoirs et des normes médicaux .
14 h Grégoire Chamayou (REHSEIS) L’expérimentation sur les condamnés aux XVIIIe et XIXe siècles.
15 h Vololona Rabehirosoa (CSI Ecole des Mines) Modes d’engagement des associations de malades concernés par les maladies rares et des associations de malades concernés par les maladies non rares dans la construction des savoirs bio-médicaux.
- 15 mai 2009 Science et commerce Journée organisée par Yves Cambefort (CNRS, REHSEIS) Hal Cook (University College London, Wellcome Centre for the History of Medicine) Local informants in the making of Dutch medicine and natural history in the 17th century.
Yves Cambefort (REHSEIS) Commerce d’insectes et connaissance de la biodiversité entomologique (XIXe et début du XXe siècle).
 

--- In June 2009 there will be two philosophy of religion conferences in Europe: one in Leuven, Belgium and the other in Birmingham, UK. Convenient direct flights are available in summer between Brussels and Birmingham.
Conference 1: Formal Methods in the Epistemology of Religion (KU Leuven, Belgium; 10-12 June 2009)
Organised by Dr. Victoria Harrison (University of Glasgow) and Dr. Jake Chandler (Centre for Logic and Analytical Philosophy, University of Leuven). Funded by a generous grant from Professor Igor Douven of the Odysseus Formal Epistemology Project. Keynote speakers: Branden Fitelson (UC Berkeley); Alan Hajek (ANU); Lydia McGrew; Tim McGrew (Western Michigan); Graham Oppy (Monash); Richard Swinburne (Oxford); Michael Tooley (Colorado).
Call for papers: Authors are invited to submit a 400-600 word abstract for a paper of 30-40 minutes reading time. The abstracts are to be submitted by e-mail, as an attachment in a common format (preferably pdf, doc or rtf). The submission deadline is Monday 16th of February 2009, with decisions expected to be reached by Monday 30th of March 2009. Please send abstracts and requests for further information to jacob.chandler@hiw.kuleuven.be and cc. to v.harrison@philosophy.arts.gla.ac.uk.

Conference 2: The Concept of God and the Cognitive Science of Religion (University of Birmingham, UK; 14-16 June 2009) Organised by Dr. Yujin Nagasawa (University of Birmingham) and sponsored by the Cognition, Religion and Theology Project at the University of Oxford, funded by the John Templeton Foundation.
Keynote speakers: Graham Oppy (Monash), David Efird (York), Richard Swinburne (Oxford), Klaas J. Kraay (Ryerson), Robin Le Poidevin (Leeds), David Leech (Oxford), Graham Wood (Tasmania), T. J. Mawson (Oxford)
Call for papers: We invite papers on the conference theme suitable for 20-minute presentations. Please send the title and an abstract of no more than 500 words to: Y.Nagasawa@bham.ac.uk. The submission deadline is Monday 16th of February 2009 (prospective presenters will be notified by early March). Papers should address implications of recent empirical research for traditional issues in the philosophy of religion and philosophical theology, such as the nature and existence of God, the coherence of and consistency between divine attributes, anthropomorphism, and the cogency of theistic doctrines. Selected papers will be considered for publication in an anthology.
 

--- Pour l¹année 2009, le séminaire du groupe de travail de la Chaire de philosophie des sciences biologiques et médicales du Collège de France (Prof. A. Fagot-Largeault) initie une entreprise de prospective philosophique : on se demandera, aussi bien pour le champ des sciences naturelles que pour le champ des sciences sociales, quels sont objets, les thèmes ou les problématiques susceptibles d¹initier ou de renouveler la réflexion philosophique en lui fournissant un matériau et des méthodes nouvelles.
1ère séance : Faire de la philosophie de l¹économie aujourd¹hui. 5 février 2009 14.00-17.00 Collège de France 11 Pl. M. Berthelot 75005 Paris
Trois interventions suivies d'une discussion entre:
Emmanuel Picavet Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / Nosophi La philosophie de l¹économie et l¹économie conçue comme « science morale ». Pierre Livet Université de Provence / CEPERC Que veut dire le réalisme en économie ? et Sacha Bourgeois-Gironde ENS-LSH / Institut Jean Nicod Réductionnisme et fonctionnalisme en neuroéconomie.
L'argument de chacune de ces interventions est donné ci-dessous.
- Emmanuel Picavet Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / Nosophi La philosophie de l¹économie et l¹économie conçue comme « science morale ». Sous l¹influence d¹auteurs majeurs tels que James Buchanan, Kenneth Arrow, Friedrich von Hayek et Amartya Sen, les sciences économiques ont opéré un virage, dans la seconde moitié du vingtième siècle, par rapport à l¹orthodoxie néo-positiviste qui, dans l¹entre-deux-guerres, avait accrédité la thèse d¹une séparation stricte entre les sciences économiques proprement dites (relevant des sciences empiriques positives) et les considérations normatives, renvoyées à la philosophie morale ou politique, à la théologie ou au débat idéologique. Aujourd¹hui, nul ne doute plus de la pertinence des outils des sciences économiques pour aborder certaines questions pérennes de la philosophie morale et politique. C¹est le cas par exemple pour l¹équité des procédures de négociation ou de vote, les normes du développement souhaitable, l¹articulation entre les considérations de liberté et les considérations de bien-être. Par ailleurs, la philosophie morale et politique d¹une part, les sciences économiques d¹autre part ont développé des outils communs, tels que ceux de la théorie de la décision collective ou ceux de l¹analyse informationnelle des principes normatifs. Enfin, certaines frontières des sciences économiques (par exemple dans la « nouvelle économie politique », en économie normative ou en sociologie économique) sont alimentées par des outils analytiques qui viennent de la philosophie : analyse contractualiste, philosophie des règles sociale et théorie du dialogue notamment. Dans cette configuration, les rapports entre philosophie et économie, dans le champ académique, ne peuvent se réduire au développement d¹une « philosophie de l¹économie » qui relèverait de l¹épistémologie externaliste des sciences (même si ce développement reste nécessaire). Cette intervention aura pour but de cerner le type de collaboration disciplinaire qui s¹instaure après que les économistes ont très largement reconnu la valeur de la réintégration au moins partielle de leur discipline dans le champ des sciences morales et politiques. On traitera plus particulièrement du cas de l¹enrichissement des modèles de la délibération par la référence à des considérations normatives.
- Pierre Livet Université de Provence / CEPERC Que veut dire le réalisme en économie ? L¹économie néo-classique s¹était donnée une épistémologie du « comme si ». Six courants actuels semblent mieux combiner le lien entre travail de formalisation, découverte de phénomènes nouveaux, et souci de réalisme : les extensions des modèles standards (de Becker, AkerlofŠà Benabou et Tirole) ; l¹économie cognitive, prenant en compte les processus cognitifs des agents ; la multiplication des modèles non linéaires (le marché financier et ses effets de mimétisme et de transition catastrophique!) et la prise en compte des effets de réseaux ; les jeux évolutionnaires ; les simulations multi-agents ; l¹économie expérimentale et la neuroéconomie. Le « réalisme » y est lié à la prise de conscience de la différence entre la complexité foisonnante des résultats possibles et la focalisation sur quelques phénomènes critiques. C¹est un réalisme de sensibilité à la non correspondance entre nos sélections cognitives par les modèles et les processus économiques.
- Sacha Bourgeois-Gironde ENS-LSH / Institut Jean Nicod Réductionnisme et fonctionnalisme en neuroéconomie La neuroéconomie manque d'unité et de fondement épistémologiques. Une perspective claire sur la portée des expériences popularisées sous ce label durant les cinq dernières années pour la science économique fait défaut. Aussi la neuroéconomie a-t-elle fait l'objet de critiques significatives sous ce rapport, en particulier par Rubinstein (2008) et Harrison (2008). Rubinstein se demande comment le fait de corréler un choix aux soubassements physiologiques de ce choix peut avoir un intérêt pour l'analyse économique des choix. Plus généralement Harrison critique les efforts de corrélation entre des concepts économiques et des événements neuronaux qui ont, selon lui, peu de sens en économie. Mais il est possible d'adopter une conception très différente de l'impact potentiel de la neuroéconomie sur l'économie. Une telle conception alternative consiste à prendre une perspective fonctionnaliste, et non plus réductionniste, sur la relation entre les comportements économiques et la présence de processus cognitifs et d'activités physiologiques. Le simple fait de dire qu'un comportement est corrélé à un type d'activité physiologique ne constitue pas en soi une information pertinente pour l'économiste. Mais être en mesure d'expliquer comment les objets, les comportements et les institutions que modélise habituellement la science économique sont dépendants, quant à leur émergence et à leur fonction, de conditions psychologiques, biologiques et neurobiologiques, ponctuellement au moment des choix, mais aussi à une échelle temporelle beaucoup plus vaste (celle de la vie du sujet ou encore de l'évolution de l'espèce humaine), n'est peut-être pas dénué d'intérêt. Une réponse à ce genre de questions suppose d'emprunter conjointement des éléments aux modèles neuroscientifiques de l'adaptation cérébrale à l'environnement, à la psychologie du développement, à la psychologie cognitive évolutionniste, à la neuropsychologie, etc. Nous développerons deux exemples expérimentaux inédits pour illustrer cette approche.
 

Ressources

--- Le site Gérard Granel. Site dédié à Granel par Elisabeth Rigal et ses amis. Des articles, de nombreux textes, l’obituaire de Ch. Delacampagne paru dans le monde, des entretiens accordés par Granel, à D. Janicaud, A. Veinstein, parfois sous forme d’enregistrements sonores, de nombreux textes et cours Granel et encore des commentaires sur son œuvre.
Cf. aussi les Editions T.E.R. à la création et au développement desquelles G. Granel a œuvré durement durant les vingt dernières années de sa vie.
 

--- La lettre de liens socio.
 

--- All issue of Studia Phaenomenologica are now available as eBooks in PDF format.
Studia Phaenomenologica VIII (2008): Phenomenology and literature, 480 p. Delia Popa, Cristian Ciocan (eds.), ISBN: 978-973-50-2223-5, ISSN: 1582-5647
Studia Phaenomenologica VII (2007): Jan Patocka and the European Heritage, 2007, 568 p., ISSN 1582-5647, Cristian Ciocan (ed.), Ivan Chvatík (guest editor)
Studia Phaenomenologica VI (2006): A Century with Levinas: Notes on the Margin of his Legacy, 2006, 504 p., ISSN 1582-5647, ISBN (10): 973-50-1416-5; ISBN (13): 978-973-50-1416-2, Cristian Ciocan (ed.), Adina Bozga (coord.), Attila Szigeti (coord.)
Studia Phaenomenologica V (2005): Translating Heidegger's Sein und Zeit, 2005, 407 p., ISSN 1582-5647, ISBN: 973-50-1142-5, Cristian Ciocan (ed.)
Studia Phaenomenologica IV (2004) nos. 3-4: The Ocean of Forgetting. Alexandru Dragomir – A Romanian Phenomenologist, 2004, 296 p., ISSN 1582-5647, ISBN: 973-50-0979-X, Cristian Ciocan (ed./coord), Paul Balogh (coord.)
Studia Phaenomenologica IV 1-2/2004: Varia. Issues on Brentano, Husserl and Heidegger, 2004, 244 p., ISSN 1582-5647, ISBN: 973-50-0879-3, Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.)
Studia Phaenomenologica Special Issue 2003: Kunst und Wahrheit. Festschrift fur Walter Biemel zu seinem 85. Geburtstag, 2003, 404 p., ISSN: 1582-5647, ISBN: 973-50-0423-2, Madalina Diaconu (coord.)
Studia Phaenomenologica III 3-4/2003: Maurice Merleau-Ponty: Chiasm and Logos, 2003, 400 p., ISSN 1582-5647, ISBN 973-50-0655-5, Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.), Adina Bozga & Ion Copoeru (coord.)
Studia Phaenomenologica III 1-2/2003: The School of Brentano and Husserlian Phenomenology, 2003, 312 p., ISSN 1582-5647, ISBN: 973-50-0564-6, Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.), Ion Tanasescu & Victor Popescu (coord.)
Studia Phaenomenologica II 1-2/2002: Varia. Issues on Husserl, Fink and Schütz, 2002, 248 p., ISSN 1582-5647, Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.)
Studia Phaenomenolologica II 3-4/2002: In memoriam Hans-Georg Gadamer, 2002, 320 p., ISSN 1582-5647, Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.)
Studia Phaenomenologica I 3-4/2001: The Early Heidegger, 2001, 504 p., ISSN 1582-5647, Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.)
Studia Phaenomenologica I 1-2/2001: Heidegger and Theology, 2001, 450 p., ISSN 1582-5647, Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.)
 
 
 




Actualité du jour de mars-avril 2009
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19 mars 2009
 

Enseignement

--- Baccalauréat 2009. Philosophie: 18 juin 2009.
 

Colloques, séminaires, stages (voir le calendrier)
Attention: les annonces ne sont pas classées chronologiquement!
 

--- Table ronde sur « Capitalisme et patrimoine » dans le cadre du colloque FODAR 2009 – Programme de doctorat conjoint en philosophie, Université du Québec à Trois-Rivières et Université du Québec à Montréal, 27 et 28 mars 2009, Département de philosophie, UQTR.
Samedi 28 mars Capitalisme et patrimoine (Pavillon Ringuet 4020). Table ronde organisée par NAIMA HAMROUNI (Université de Montréal) et LUDOVIC CHEVALIER (Université de Montréal/Université de Rennes I). résidence: STÉPHANE COURTOIS (UQTR)
14h00 Introduction de la table ronde par les organisateurs.
14h10 DAVID LEFRANÇOIS (Université du Québec en Outaouais) et MARC-ANDRÉ ÉTHIER (Université de Montréal), « Justice sociale et réforme scolaire au Québec: le cas du programme d’Histoire et éducation à la citoyenneté »
14h30 DAVE ANCTIL (UQÀM), « Changements climatiques: les raisons de l'apathie écologique »
14h50 FRÉDÉRIC ABRAHAM (UQTR), « Valeur esthétique et capital naturel »
15h10 DAVID ROBICHAUD (Université d’Ottawa) et PATRICK TURMEL (Université Laval), « Valeur de l’homme, valeur du marché »
15h45 PIERRE-YVES NÉRON (University of Toronto), « Moraliser la main invisible du marché? »
16h05 FRANCIS DUPUIS-DÉRI (UQÀM), Commentaire
16h15 Répliques des conférenciers
16h30 Discussion et synthèse
 
 
 

--- Journée "Poésie et métaphysique" Le vendredi 20 mars 2009, École Normale Supérieure, Salle des Résistants, 45, rue d’Ulm, Paris 5. Jean-Louis Vieillard-Baron, président de l’Association Louis Lavelle, a l’honneur de vous inviter à la journée
Poésie et métaphysique
14 h / Jean-Louis Vieillard-Baron : Discours d’ouverture
14 h 15 / Frédéric Worms : « La poésie de Jean Wahl »
15 h / discussion
15 h 15 / François Chenet : « Philosophie et poésie : une admirable concordia discors »
16 h / discussion puis pause
16 h 30 / Souâd Ayada : « Hafez, poète et philosophe »
17 h 15 / discussion
17 h 30 / Bernard M.-J. Grasset : « Poésie, philosophie et mystique »
18 h 15 / discussion puis cocktail
 

--- Colloque "L'individu libéral est-il transparent? Concepts et pratiques", Université de Rennes 1 (UFR de philosophie et IEP de Rennes) 30 et 31 mars.
Programme.
MATIN: FONDEMENTS PHILOSOPHIQUES DE LA TRANSPARENCE DANS LE LIBERALISME 10H-12H30
10h F. Calori: Transparence et publicité chez Kant. «Abstract: Kant fut l’un des premiers penseurs à faire de l’exigence de publicité une pièce essentielle de sa philosophie politique et de sa philosophie du droit. On sait aussi quelle importance tient, dans sa réflexion morale, la condamnation radicale du mensonge et l’exigence de sincérité. Mais tout aussi célèbre est l’insistance qu’il marque à retirer au sujet toute possibilité de transparence de soi à soi, notamment dès qu’il s’agit de son intention morale fondamentale. Il s’agira d’interroger à nouveau ces trois dimensions cruciales de sa philosophie pratique, et surtout de penser leur articulation, afin de déployer, dans toute son extension et sa complexité, la thématique de la “transparence” dans l’oeuvre kantienne.
10h45 M. Bozzo-Rey: Panoptique, publicité et transparence chez Jeremy Bentham: l'émergence d'une nouvelle norme?
«Contrairement à la lecture foucaldienne, le panoptique benthamien n'est pas simplement un principe architectural à l'œuvre dans les prisons. Il convient en effet d'identifier au moins trois autre panoptiques qui ont fait l'objet d'analyses conséquentes sous la plume de Bentham: le panoptique des pauvres, le panoptique chrestomatique et le panoptique constitutionnel. Nous nous attacherons ici à ce dernier en montrant tout d'abord qu'il ne se limite pas à un principe d’agencement des bâtiments et des personnes: il s'agit bel et bien d'une architecture théorique qui soutient le droit constitutionnel élaboré par Bentham. Ensuite, il nous faudra nous interroger sur l'exigence pratique qui prend corps dans la loi de publicité telle que Bentham la définit dans Political Tactics. Celle-ci, au-delà de la définition stricte et précise des procédures parlementaires redéfinit les relations à l'oeuvre dans la sphère publique. La relation dynamique entre gouvernants et gouvernés qui traverse l'oeuvre benthamienne semble devoir alors se soumettre à l'exigence de la transparence. C'est donc cette dernière que nous interrogerons en dernier lieu afin d'envisager les conséquences de sa constitution comme norme qui pourraient n'être rien de moins que l'émergence d'un sujet politique et juridique.»
11h45 M. Bessone: L’exigence de transparence pour les partenaires contractants, de Rousseau à Rawls
«Le libéralisme contractualiste repose sur une ambiguïté constitutive: les partenaires contractants, en tant que volontés libres et rationnelles, sont mobilisés lors du contrat comme personnes transparentes, cadres vides porteurs de droits et accessibles tous de manière égale, en toute impartialité, à la même argumentation rationnelle. Les circonstances objectives du contrat ont pour visée d’assurer cette transparence comme similitude requise des membres d’une société juste. Mais d’un autre côté, ces caractéristiques du « citoyen » ou du « partenaire » n’existent que par une modification fondamentale des individus naturels qui a pour objet de les rendre opaques à eux-mêmes dans leurs particularités. Comment une transparence intersubjective peut-elle résulter d’une opacité réflexive? C’est à dénouer ce paradoxe que cette intervention sera consacrée.»
APRES-MIDI: DES INSTITUTIONS TRANSPARENTES 14H30-17H00
14h30 T. Berns: Genèse de l'idéal de transparence à partir de la préhistoire de la statistique.
«A partir du discours politique ayant permis le développement des premiers projets de recensement (XVI-XVIIes siècles), et en me concentrant en particulier sur les enjeux moraux et théologiques de ceux-ci, je tenterai de cerner quelques dispositifs permettant de "gouverner sans gouverner", en amont de la tradition libérale.»
15h15 C. Nadeau: Transparence et justice transitionnelle: La transparence comme condition de la démocratisation
«Les périodes transitionnelles qui suivent les conflits armés posent d’importants problèmes d’articulation entre les besoins de justice, de pacification et de démocratisation. C’est sur ce dernier point seulement que nous nous attarderons dans le cadre de cette communication. Il s’agira de voir d’une part, quels sont les objectifs de la transparence dans un contexte transitionnel où les institutions ne sont pas encore stabilisées, d’autre part, quels sont les écueils possibles à la transparence et la manière dont nous pouvons répondre à ces problèmes.»
16h15 M. Foessel: Un désir de transparence?
MARDI 31 MARS (IEP RENNES) MATIN: NORMES DE TRANSPARENCES INDIVIDUELLES 09H30-12H00
09h30 C. Le Bart: la transparence à soi-même dans les sociétés contemporaines
Les sociétés contemporaines ne cessent de formuler auprès des individus des injonctions à la recherche de soi, à la quête de l'authenticité, à la réflexivité identitaire. Longtemps élitiste, l'injonction "connais-toi toi même" tend à devenir une norme. Le néocapitalisme en a fait un marché (par exemple les livres dits de "développement personnel"), les médias encouragent les projections identitaires, la vie sociale en général tourne autour du droit donné (ou du devoir imposé?) à chacun d'être lui-même, de se chercher au fil d'expériences identitaires multiples. On formulera ici l'idée que la transparence à soi-même (le fait de savoir qui on est /vraiment/) constitue un mythe propre à notre époque. Nous tenterons d'illustrer ce mythe, d'en cerner toutes les facettes, et d'en mesurer les effets sociaux.
10h15 J.-F. Kerléo: L’individu libéral, un alibi de la transparence juridique
La notion de transparence est présentée comme une garantie pour l’individu-citoyen, un rempart contre les coups portés à la démocratie. Elle permet un élargissement des règles de publicité et d’accès au droit. Elle a également contribué à un changement de vocabulaire significatif: les termes d’usager du service public et d’administré ont laissé la place à celui de citoyen.
Mais, en réalité, l’individu ne constitue qu’un alibi pour la notion. Le lien entre l‘individu et la transparence n’est qu’une création artificielle dont l’objectif est d’auréoler la transparence de connotations positives. Ces dernières masquent alors toute l’ambiguïté de la transparence. Tout d’abord, la transparence n’incarne pas de nouveaux droits pour les citoyens mais bien plutôt de nouvelles obligations qui pèsent sur les institutions. En ce sens, elle est auto-référentielle. Ensuite, la transparence porte sur le langage du droit (intelligibilité et clarté de la loi). Elle est un moyen efficace de colporter des valeurs qui constituent l’identité des individus, leur assimilation étant la condition pour devenir un citoyen. Lorsque le droit garantit l’accès aux documents administratifs, c’est une manière pour le droit de renvoyer aux citoyens l’image qu’il se fait d’eux, de leur transmettre ce qu’ils sont: le citoyen est alors l’objet, la créature du droit.
En définitive, les connotations positives de la transparence permettent aux gouvernants d’agir dans n’importe quel sens sous couvert de démocratie et de protection de l’individu. Or, la notion de transparence modifie quelque peu la vision libérale du droit dans la mesure où elle permet de plus en plus une immixtion de la sphère publique dans le domaine privé des individus et accorde aux acteurs juridiques des pouvoirs plus importants.
11h15 A. Quin: Transparence, liberté et responsabilité dans les relations d’affaires, Analyse des obligations juridiques des dirigeants d’entreprise et des banquiers
Il s’agit de rechercher comment le concept de transparence, à travers les obligations qu’il implique (obligations d’information, de mise en garde) est de nature à:
- transformer l’exercice de la fonction de chef d’entreprise ou de banquier en réduisant sa sphère de liberté individuelle, constitutive d’un pouvoir, au profit de sa soumission à un ensemble de normes de comportement;
- constituer une clé de répartition des risques et des responsabilités entre les acteurs économiques (entreprise/investisseur, banque/emprunteur…). Favorisant la liberté de choisir, les obligations juridiques résultant du concept de transparence permettraient en effet de limiter la responsabilité des entrepreneurs et de responsabiliser leur cocontractants (investisseurs, emprunteurs…), et ainsi de concilier la liberté d’entreprise et la loyauté des échanges.
APRES-MIDI: DE LA TRANSPARENCE SUPPOSEE DE QUELQUES ACTEURS CLEFS 14H-16H00
14h00 R. Crespin: De la surveillance au soupçon: les registres de la transparence dans l'usage des techniques. Le cas du dépistage des drogues des salariés américains.
A partir d’une analyse des conditions de diffusion et de régulation des instruments de dépistage des drogues aux Etats-Unis, cette contribution s’intéresse aux différentes modalités de déploiement de l’exigence de transparence dans les relations de travail. Utilisé à des fins d’authentification et de sélection, le dépistage vise à rendre les salariés transparents à leurs employeurs selon une finalité essentiellement utilitariste. Toutefois, l’analyse des types de savoirs mobilisés pour justifier le recours à ces instruments ouvre une question plus large sur les différentes rationalités qui sous-tendent le dépistage. Face à la diversité des programmes adoptés, les salariés et les syndicats ont contesté les politiques de dépistage au nom du respect des libertés individuelles (protection de la vie privée). Portées par une exigence de transparence des finalités et des procédures techniques mise en oeuvres, ces contestations ont paradoxalement conduit à généraliser le dépistage dans les entreprises américaines et à en consacrer une approche individualisante fondée sur le soupçon.
14h45 M. Brandewinder: Les consultants médias ou comment situer la transparence de l’individu qui libéralise.
Cette communication se propose d’étudier l’individu libéral en consultant médias. Les consultants dont il sera question sont ceux dont l’activité consiste à opérer, moyennant finances, un transfert de compétence au profit des entreprises de médias dans le but d’améliorer les performances de celles-ci: consultants en stratégie éditoriale ou financière, en organisation, études, designers…
Le discours de la transparence de l’intervention de conseil conçue comme une maïeutique est associé chez ces praticiens à celui de la normalisation des entreprises de médias via ce qui peut au moins en partie s’interpréter comme leur libéralisation. Il ne s’agit pas ici d’opposer le discours de la transparence et du libéralisme à l’opacité de la « réalité », mais de montrer que libéralisme et transparence prennent un sens variable pour les différents types d’agents impliqués dans le processus de conseil. L’approche par une sociologie empirique, qui cherche des racines aux discours et aux actions dans les positions sociales, permet alors de critiquer ces notions en les situant donc en les relativisant.
Conclusion générale du colloque
 
 

--- Call for papers 15e Colloque Philosophique International d'Evian "Les conditions de la liberté". Evian-les-bains, France 12-18 juillet 2009. S'adresser à: Prof. Dr. Georg W. Bertram Freie Universität Berlin, Institut für Philosophie, Habelschwerdter Allee 30, D-14195 Berlin evian@philosophie.fu-berlin.de
"L'idée de liberté, liée aux concepts de subjectivité, de rationalité, moralité ou existence par un dense réseau de relations, est depuis toujours l'objectif de la philosophie pratique. Son influence tient à la tension qui existe entre les deux rôles qu'elle y joue : celui de détermination métaphysique ou anthropologique de l'homme, pour une part, et celui d'expression d'un idéal politique pouvant être plus ou moins atteint ou manqué dans les formes de vie concrètes des hommes, pour une autre part. L'entrée en fanfare du Contrat social de Rousseau : «l'homme est né libre, et partout il est dans les chaînes », donne la mesure de cette tension. En ce sens, l'idée de liberté est placée, tant pratiquement que conceptuellement, sous des conditions complexes dont seule l'exacte compréhension peut nous permettre d'entendre ce que nous voulons dire précisément par « liberté ». Le 15e Colloque Philosophique International d'Evian invite au bord du lac de Genève des philosophes intéressés par cette discussion sur les conditions de la liberté. Il s'adresse à des philosophes souhaitant prendre part à des débats au-delà de toutes les frontières d'écoles. C'est un lieu où la coupure entre philosophie continentale et philosophie analytique est dépassée et devient différence productive. Pour participer au colloque, une compréhension au moins passive du français, de l'allemand et de l'anglais est indispensable. Organisation: Georg W. Bertram (Berlin), Robin Celikates (Bremen), David Lauer (Berlin); en collaboration avec: Karin de Boer (Groningen), Karen Feldman (Berkeley), Jo-Jo Koo (Pittsburgh), Christophe Laudou (Madrid), Jérôme Lèbre (Paris), Diane Perpich (Clemson), Hans Bernhard Schmid (Basel), Chris Doude van Troostvijk (Strasbourg/Amsterdam)".
 

--- Conférence Samedi 16 mai 2009 - Amphi Descartes - 14h-17h. Paris. QU'EST-CE QUE LA NEUROETHIQUE? avec Hervé CHNEIWEISS (Collège de France) et Cassien BILLIER. Les séances, animées par Cassien BILLIER, Eric DESCHAVANNE et Pierre-Henri TAVOILLOT, se tiennent à l'Université Paris-Sorbonne (17, rue de la Sorbonne 75005 Paris). Entrée libre dans la limite des places disponibles. Rendez-vous sur le Blog du Collège de philosophie.
 

--- Rencontres philosophiques Descartes-Diderot. Entrée libre. Axel Kahn, « Liberté, liberté chérie »,  le 13 janvier. Marcel Gauchet, « Comprendre l'histoire de la démocratie »,  le 17 février. Yves Charles Zarka, « Qu'est-ce que l'anti-politique ? »,  le 10 mars. Philippe Raynaud, « La politesse des Lumières », le 7 avril. Sorbonne, amphithéâtre Durkheim (entrée par le 1, rue Victor Cousin, Galerie Gerson, puis Galerie Claude Bernard au fond à gauche, Escalier I, 1e étage) Le mardi de 18 h 30 à 20 h 30. Responsables : François Jullien (Université Paris Diderot) et Yves Charles Zarka (Université Paris Descartes).
 

--- Séminaire "Penser la guerre : autour des recherches et des publications récentes". EHESS (105, bd. Raspail Paris 6e). 14 avril 2009 : Penser les menaces sécuritaires : le cas israélien. Avec Basile Dewez, doctorant en science politique à l’EHESS, visiting fellow à l’Université hébraïque de Jérusalem et Samy Cohen, directeur de recherches au CERI, a coordonné Democracy at War against Terrorism. A Comparative Perspective (Palgrave, 2008). 12 mai 2009 : Qu’est-ce qu’une guerre civile ? Histoire et actualité du concept de stasis. Avec Ninon Grangé, Maître de conférences à l’Université Paris-VIII, auteur d’une thèse de philosophie politique sur la distinction entre guerre et guerre civile et Pierre Manent, directeur d’études à l’EHESS, auteur d’Enquête sur la démocratie. Études de philosophie politique (Gallimard, 2007).
 

--- Histoire et philosophie de la médecine, des sciences de la vie et des sciences de la terre : la diversité des "faiseurs de science" INTERACTIONS ENTRE PRATICIENS, PROFESSIONNELS ET AMATEURS DANS L’HISTOIRE DES SCIENCES DE LA VIE. Séminaire collectif du groupe d’histoire et philosophie des sciences de la vie. Le vendredi de 14h00 à 17h00 dans la salle de réunion de REHSEIS. 15 mai 2009 Science et commerce Journée organisée par Yves Cambefort (CNRS, REHSEIS, PARIS).
- Hal Cook (University College London, Wellcome Centre for the History of Medicine) Local informants in the making of Dutch medicine and natural history in the 17th century.
Yves Cambefort (REHSEIS) Commerce d’insectes et connaissance de la biodiversité entomologique (XIXe et début du XXe siècle).
 

--- CONGRES MARX INTERNATIONAL VI Crises, Révoltes, Utopies Université de Paris-Ouest Nanterre Début Septembre 2010 (date exacte à préciser). A l’initiative de la revue Actuel Marx. 9 Sections Scientifiques : Philosophie, Economie, Droit, Histoire, Sociologie, Culture, Langages, Sciences Politiques, Anthropologie. 4 Sections thématiques : Etudes Féministes, Ecologie, Socialismes, Marx et marxismes. Des plénums interdisciplinaires traiteront de thèmes transversaux. Les revues théoriques co-organisatrices y développeront leurs propres projets. Présidence du Congrès : Jacques Bidet, Gérard Duménil et Stéphane Haber Contact : Actuelmarx@u-paris10.fr L’information s’affichera progressivement sur notre site.
 

--- Call for Papers. In June 2009 there will be two philosophy of religion conferences in Europe: one in Leuven, Belgium and the other in Birmingham, UK. Convenient direct flights are available in summer between Brussels and Birmingham.
- Conference 1: Formal Methods in the Epistemology of Religion (KU Leuven, Belgium; 10-12 June 2009)
Organised by Dr. Victoria Harrison (University of Glasgow) and Dr. Jake Chandler (Centre for Logic and Analytical Philosophy, University of Leuven). Funded by a generous grant from Professor Igor Douven of the Odysseus Formal Epistemology Project. Keynote speakers: Branden Fitelson (UC Berkeley); Alan Hajek (ANU); Lydia McGrew; Tim McGrew (Western Michigan); Graham Oppy (Monash); Richard Swinburne (Oxford); Michael Tooley (Colorado).
- Conference 2: The Concept of God and the Cognitive Science of Religion (University of Birmingham, UK; 14-16 June 2009) Organised by Dr. Yujin Nagasawa (University of Birmingham) and sponsored by the Cognition, Religion and Theology Project at the University of Oxford, funded by the John Templeton Foundation.
Keynote speakers: Graham Oppy (Monash), David Efird (York), Richard Swinburne (Oxford), Klaas J. Kraay (Ryerson), Robin Le Poidevin (Leeds), David Leech (Oxford), Graham Wood (Tasmania), T. J. Mawson (Oxford)
 

--- Conference EMOTIONS & MACHINES Friday 21st August 2009 University of Geneva, Switzerland Submission deadline: April 30th. "As machines get to be more and more like men, men will come to be more like machines" Joseph Krutch. The Swiss Center for Affective Sciences, University of Geneva is organising a one day interdisciplinary conference on Emotions and Machines. Submissions are invited of approximately 4500 words, suitable for 45 minute presentations. In exceptional cases, an extended abstract (1000 words) may be accepted in lieu of a complete paper submitted shortly afterwards. Relevant issues include but are not limited to: * The possibility of emotional machines, * Whether emotions are necessary for true AI., * The ethical implications of emotional machines, * The emotions of human-machine interaction., * The extension or embodiment of human emotions by machines, * The recognition of emotions by artificial systems., * The aesthetics of the 'uncanny valley' (papers discussing aesthetic issues of emotions and machines are most welcome). Please note that while we hope to reimburse limited expenses, speakers should NOT expect to have their travel or accomodation expenses paid. Papers from post-grads are also welcomed (please note as such on submission).
 
 

Publications

--- Revue. www.sens-public.org –  Revue Web Internationale. International Web Journal – Les dernières publications.
68, sans fin. Entretien avec Jean-Luc Nancy, propos recueillis par Carole Dely. A l'occasion de trois journées d'études internationales consacrées à Jean-Luc Nancy - "Figures du dehors. Autour de Jean-Luc Nancy" - qui se tiendront à Paris les 22, 23 et 24 janvier 2009 (Salle des conférences, Maison de la recherche, 28 rue Serpente, 75006) et en avant-première d'un dossier complet sur "Les héritages de Mai 68" à paraître en ligne en janvier-février, Sens Public publie un entretien avec le philosophe Jean-Luc Nancy réalisé en juillet 2008 : moment de témoignage et de réflexion sur l'étonnant phénomène de 68 et sur la question de la démocratie dans le prolongement du livre publié en 2008 chez Galilée "Vérité de la démocratie". Lire l'entretien…www.sens-public.org
Sophie Astier Vezon, Sartre et la peinture. Quelle place occupe la peinture dans la vie et la philosophie de Sartre ? A-t-il jamais rencontré des peintres qui puissent corroborer ses thèses ? Existe-t-il seulement une esthétique constituée chez ce philosophe qui semblait préférer les mots aux images ? Il semblerait plus juste, dans un premier temps, de parler d'une esthétique « par la négative », dans la mesure où les textes de Sartre à propos de la peinture sont rares, fragmentaires voire inédits ; qui plus est, son rejet de la peinture officielle et des musées semble dominer tout autant ses œuvres littéraires que philosophiques ; et quand il s'agira de définir la peinture, elle sera reléguée au rang d' « art non-signifiant » au même titre que la sculpture, la poésie ou la musique, dans cette œuvre liminaire que représente en 1947 Qu'est-ce que la littérature ? : ce arts ne sont pas engagés « de la même manière » que la littérature. Lire l'article…www.sens-public.org
Carole Dely, De la philosophie et derechef qu'elle fait mal.â.l.e ? Pourquoi un point d'interrogation ? Parce que ce n'est pas une thèse cartésienne ou féministe à démontrer, mais une ou plusieurs questions, et survenues dans un certain contexte, hic et nunc… Le courant évolutif des relations sociales entre les sexes dans les dernières décennies du 20e siècle a en effet donné lieu à une remise en question fondamentale de la philosophie. Tandis que Jacques Derrida entreprenait de déconstruire une puissante assise phallocentrique structurelle de la tradition philosophique (cf. Jacques Derrida, la déconstruction du phallogocentrisme du duel au duo, Sens Public), Michèle Le Doeuff décelait en elle un particularisme sexiste hostile aux femmes en général, étrangement exempté de rigueur théorique tout en n'hésitant pas à reléguer « la » femme dans un imaginaire métaphorique. Nul n'entre ici s'il n'est homme, quand bien même une femme serait géomètre... Voilà qui a pu et peut encore faire mal, voici qui continue aujourd'hui de poser question en philosophie. Lire l'article… www.sens-public.org
Matthieu Renault, Vie et mort dans la pensée de Frantz Fanon Dans l'œuvre de Frantz Fanon s'opère progressivement un passage, sinon une substitution, de la thématisation de la pathologie du colonisé en termes d'aliénation à sa thématisation en termes de dépersonnalisation. Il n'est pas question ici d'analyser les modalités de ce passage ni même de dresser le tableau pathologique d'une telle dépersonnalisation ; nous désirons uniquement rendre compte de l'un de ses aspects, à savoir l'expérience ou la sensation subjective d'une mort dans la vie afin d'élucider sa liaison avec une situation objective, la situation coloniale et sa contestation en tant qu'elles relèvent peut-être d'une biopolitique en un sens qui reste à définir. Il ne sera néanmoins pas inutile de débuter avec quelques considérations d'ordre général sur la notion de dépersonnalisation en psychopathologie. Lire l'article… www.sens-public.org
 

--- Les sommaires des Studia Phaenomenologica.

Studia Phaenomenologica VIII (2008): Phenomenology and literature, 480 p. Delia Popa, Cristian Ciocan (eds.), ISBN: 978-973-50-2223-5, ISSN: 1582-5647
Studia Phaenomenologica VII (2007): Jan Patocka and the European Heritage, 2007, 568 p., ISSN 1582-5647, Cristian Ciocan (ed.), Ivan Chvatík (guest editor) 
Studia Phaenomenologica VI (2006): A Century with Levinas: Notes on the Margin of his Legacy, 2006, 504 p., ISSN 1582-5647, ISBN (10): 973-50-1416-5; ISBN (13): 978-973-50-1416-2, Cristian Ciocan (ed.), Adina Bozga (coord.), Attila Szigeti (coord.) 
Studia Phaenomenologica V (2005): Translating Heidegger's Sein und Zeit, 2005, 407 p., ISSN 1582-5647, ISBN: 973-50-1142-5, Cristian Ciocan (ed.) 
Studia Phaenomenologica IV (2004) nos. 3-4: The Ocean of Forgetting. Alexandru Dragomir – A Romanian Phenomenologist, 2004, 296 p., ISSN 1582-5647, ISBN: 973-50-0979-X, Cristian Ciocan (ed./coord), Paul Balogh (coord.) 
Studia Phaenomenologica IV 1-2/2004: Varia. Issues on Brentano, Husserl and Heidegger, 2004, 244 p., ISSN 1582-5647, ISBN: 973-50-0879-3, Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.)
- Studia Phaenomenologica Special Issue 2003:Kunst und Wahrheit. Festschrift fur Walter Biemel zu seinem 85. Geburtstag, 2003, 404 p., ISSN: 1582-5647, ISBN: 973-50-0423-2, Madalina Diaconu (coord.) 
Studia Phaenomenologica III 3-4/2003: Maurice Merleau-Ponty: Chiasm and Logos, 2003, 400 p., ISSN 1582-5647, ISBN 973-50-0655-5Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.), Adina Bozga & Ion Copoeru (coord.)
Studia Phaenomenologica III 1-2/2003: The School of Brentano and Husserlian Phenomenology, 2003, 312 p., ISSN 1582-5647, ISBN: 973-50-0564-6, Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.), Ion Tanasescu & Victor Popescu (coord.) http://www.studia-phaenomenologica.com/index.php?page=issue&id=312
- Studia Phaenomenologica II 1-2/2002: Varia. Issues on Husserl, Fink and Schütz, 2002, 248 p., ISSN 1582-5647, Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.) 
Studia Phaenomenolologica II 3-4/2002: In memoriam Hans-Georg Gadamer, 2002, 320 p., ISSN 1582-5647, Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.) 
Studia Phaenomenologica I 3-4/2001: The Early Heidegger, 2001, 504 p., ISSN 1582-5647, Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.) 
Studia Phaenomenologica I 1-2/2001: Heidegger and Theology, 2001, 450 p., ISSN 1582-5647, Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.) 

 
 
 
 
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Actualité du jour de mai-juin 2009
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avril/mai/juin 2009

Enseignement

--- Sujets du CAPES de philosophie. Sujet I : Sommes-nous séparés du réel par les représentations que nous nous en
faisons? Sujet II : Montesquieu, L'Esprit des lois, I, 1.
 
 

Colloques, séminaires, stages (voir le calendrier)
Attention: les annonces ne sont pas classées chronologiquement!

--- Colloque sur le Tractatus Logico Philosophicus de Wittgenstein, organisé par le PHIER et l'IUF, se tiendra à Clermont-Ferrand le lundi 8 et mardi 9 juin 2009. L'argumentaire, le programme, ainsi que des informations pratiques.
La liste des conférenciers est la suivante:
a.. Michael Beaney (York): Elucidation and explication: connections and conflicts between Wittgenstein's and Carnap's methodologies
a.. Gregory Landini (Iowa University): Tractarian Logicism
a.. Mathieu Marion (Université du Québec à Montréal): TBA
a.. Denis Perrin (Grenoble): Time and Memory. A Reading of Philosophische Bemerkungen, V
a.. Michael Potter (Cambridge): Wittgenstein 1916
a.. Elisabeth Schwartz (Clermont): TBA
a.. Peter Sullivan (Stirling): TBA
a.. Kai Wehmeier (Irvine, Californie): Identity in Early Analytic Philosophy
a.. Sébastien Gandon (Clermont): How to write logic ? Russell's incomplete symbols and Wittgenstein's signs.
 

--- Société de Philosophie de Bordeaux: Mardi 7 avril 2009, 18h, Bibliothèque municipale de Bordeaux: Elie During, « A quoi pense l'art contemporain? »
«Que l'art, cosa mentale, ait quelque chose à voir avec la pensée et même la philosophie, qu'il dispose des éléments sensibles en vue de faire « penser plus », comme disait Kant, nous le savons depuis longtemps. S'il y a à cet égard une spécificité du régime « contemporain » de l'art, c'est dans la manière dont il réarticule les termes du problème en faisant de la pensée son objet. C'est à tort qu'on s'imagine que la théorie est convoquée par les artistes contemporains comme un discours de surplomb censé apporter un supplément d'âme à des productions sans consistance: même chez les mauvais artistes, c'est d'une tout autre relation qu'il s'agit - une relation latérale mais effective, beaucoup plus intéressante que celle que prescrit le commentaire ou l'illustration. La théorie y est d'emblée envisagée comme partie prenante de la machine artistique et de sa puissance d'invention formelle. Il y aurait ainsi une plastique du concept, qui ne relèverait ni de l'exemplification ni de l'allégorie, ni du schème ni du symbole. Les concepts s'exposent: il faut l'entendre littéralement. La pensée a une forme, mais la forme elle-même doit se comprendre dans toute son extension, de façon à y inclure formats et dispositifs, gestes et procédés. Deux exemples historiques, Marcel Duchamp et l'art conceptuel, permettront de préciser la portée de ces remarques, avant d'en examiner les prolongements sur quelques cas plus récents.. Elie During est Maître de conférences à Paris X - Nanterre et chargé de séminaire à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris.
 

--- Lukasiewicz et l’histoire de la logique. Journée d’étude à l’occasion de la réédition de Sur la syllogistique d’Aristote de Jan Lukasiewicz. Organisée par Michel Bastit & Roger Pouivet. Laboratoire d’Histoire des Sciences et de Philosophie-Archives Poincaré, CNRS (UMR 7117)/Nancy-Université. Mercredi 6 mai 2009, Université Nancy 2 Salle A 104. Cette journée est placée dans le cadre des Archives Jules Vuillemin. «Le livre de Jan Lukasiewicz, Sur la syllogistique d’Aristote, est paru en 1951, après une longue maturation et une première version polonaise, disparue dans la tourmente de la Seconde guerre mondiale. La seconde édition (anglaise) date de 1957. Le livre a été traduit en français (de l’anglais) par Françoise Caujolle-Zaslawsky en 1972 (aux éditions Colin, dans la collection « Philosophie pour l’Âge de la science », dirigée par Jules Vuillemin et Gilles Gaston Granger). Vrin réédite ce livre en février 2009 (dans la même excellente traduction, avec un avant-propos de Roger Pouivet).Ce livre constitue un classique de l’histoire de la logique, mais aussi de la philosophie de l’Ecole de Lvov-Varsovie. C’est aussi une réflexion sur la méthode à mettre en œuvre pour comprendre un logicien du passé. Lukasiewicz se livre à une véritable reconstruction de la syllogistique d’Aristote, identifiée comme le premier théorie formelle en logique. Comme le dit Jan Wolenski, « dans les années 1920, Lukasiewicz avança l’idée d’étudier l’histoire de la logique en utilisant les concepts de la logique mathématique, combinée avec une analyse des textes historiques originaux […]. L’exécution de cette idée par Lukasiewicz et d’autres historiens de la logique liés à l’Ecole de Lvov-Varsovie a conduit à des résultats remarquables qui marquèrent une véritable révolution dans l’histoire de la logique ». Cette journée d’étude est destinée à ouvrir une discussion autour des problématiques méthodologiques présentes dans le livre de Lukasiewicz, devenu aujourd’hui un classique de l’histoire de la logique. Elle est placée dans le cadre des Archives Jules Vuillemin, qui se trouvent dans notre laboratoire (Archives Poincaré). Jules Vuillemin a en effet été à l’origine de la traduction française du livre de Lukasiewicz, puisqu’il l’a accueilli dans la collection « L’Âge de la Science » qu’il dirigeait chez Colin. Sa propre méthode de lecture des textes philosophiques et logiques du passé n’est pas sans rapport avec celle de Lukasiewicz et en a certainement reçu une influence. Participants (communication et discussions) : Hervé Barreau (LHSP-Archives Poincaré, CNRS) Michel Bastit (LHSP-Archives Poincaré/Université de Bourgogne) Thomas Bénatouïl (LHSP-Archives Poincaré /IUF) Aimable-André Dufatanye (Ecole Normale Supérieure-SHS, Lyon) Katarzyna Gan-Krzywoszynska (LHSP-Archives Poincaré/UAM Poznan) Jean-Baptiste Gourinat (CNRS, Centre Armand Robin) Gerhard Heinzmann (LHSP-Archives Poincaré/Directeur de la MSH Lorraine) Piotr Lesniewski (Université Adam Mickiewicz, Poznan) Wioletta Miskiewicz (CNRS, IHPST) Roger Pouivet (Directeur du LHSP-Archives Poincaré/ Nancy- Université, CNRS) Cristina Rossitto (Université de Padoue) Joseph Vidal-Rosset (LHSP-Archives Poincaré) Corina Strößner (Université de la Sarre, Sarrebrücken) .
 

--- APPEL À CONTRIBUTIONS SOPHA2009, Université de Genève, septembre 2-5, 2009. Le Congrès triennal de la SoPhA, la Société de Philosophie Analytique, aura lieu à l’Université de Genève du mercredi 2 septembre au samedi 5 septembre 2009. Symposia invités: - Causality and dispositions, organisé par Michael Esfeld (avec Claudine
Tiercelin, Jean-Maurice Monnoyer et Max Kistler). - Norms and Rationality, organisé par Pascal Engel (avec Daniel Laurier,
Gianfranco Soldati, NN et NN). - Political Philosophy, organisé par Kevin Mulligan and Philipp Keller (avec Soumaya Mestiri, Ridha Chennoufi, Mounir Kchaou et Francis Cheneval). - Logic and Philosophy, organisé par Fabrice Correia and Philipp Keller (avec Paul Egré, Benjamin Spector et Dennis Bonnay). Date limite pour les contributions: Mai 1, 2009.
 

--- Esthétique et Ontologie de la musique: une rencontre avec Lydia Goehr. Le 28 avril 2009 Université Nancy 2 Campus "Lettres et Sciences Humaines" 3, place G. de Bouillon Nancy. Journée organisée par Stéphane Gasparini & Roger Pouivet 10h00-16h00 Laboratoire d'Histoire des Sciences et de Philosophie-Archives Poincaré (UMR 7117 CNRS/Nancy-Université) Axe 3: "Esthétique, Logique et Philosophie de la Connaissance". Le Professeur Lydia Goehr (Columbia University) donnera une conférence intitulée: Broken strings, Dismembered Bodies, Paragonal Theses on the Embodiment and Disembodiment of Music. La conférence sera suivie de réponses par: Laurent Cugny (Université Paris IV-Sorbonne), Sandrine Darsel (LHSP-Archives Poincaré), Stéphane Gasparini (LHSP-Archives Poincaré), Roger Pouivet (LHSP-Archives Poincaré), Sébastien Réhault (LHSP-Archives Poincaré) et d'une discussion générale avec tous les participants. Lydia Goehr is Professor of Philosophy at Columbia University (New York). In 2005, she received a Columbia University Presidential Award for Outstanding Teaching and in 2007-8 was recipient The Graduate Student Advisory Council (GSAC)'s Faculty Mentoring Award (FMA). She has also been a recipient of Mellon, Getty, and Guggenheim Fellowships, and in 1997 was the Visiting Ernest Bloch Professor in the Music Department at U. California, Berkeley, where she gave a series of lectures on Richard Wagner. She has also been a Trustee of the American Society for Aesthetics. In 2002-3, she was the visiting Aby Warburg Professor in Hamburg and a fellow at the Wissenschaftskolleg zu Berlin. In 2005-6, she delivered the Royal Holloway-British Library Lectures in Musicology in London and the Wort Lectures at Cambridge University. In 2008 (spring), she was a Visiting Professor at the Freie Universität, Berlin (Cluster: "The Language of Emotions"). She is the author of The Imaginary Museum of Musical Works: An Essay in the Philosophy of Music (1992; second edition with a new essay, 2007); The Quest for Voice: Music, Politics, and the Limits of Philosophy [essays on Richard Wagner] (1998); Elective Affinities: Musical Essays on the History of Aesthetic Theory [essays on Adorno and Danto] (2008), and co-editor with Daniel Herwitz of The Don Giovanni Moment. Essays on the legacy of an Opera (2006). She has written many articles, most recently on the work of Theodor W. Adorno, Maurice Merleau-Ponty, and Arthur Danto. She regularly offers courses in the history of aesthetic theory, the contemporary philosophy of the arts, critical theory, and the philosophy of history. Her research interests are in German aesthetic theory and in particular in the relationship between philosophy, politics, history, and music. With Gregg Horowitz, she is series editor of Columbia Themes in Philosophy, Social Criticism, and the Arts, Columbia University Press. The workshop organized by the Archives Poincaré will consist in a one hour lecture given by the Professior Goehr, followed by five half an hour answers by Sandrine Darsel (Archives Poincaré), Stéphane Gasparini (Archives Poincaré), Laurent Cugny (University of Paris IV- Sorbonne), Roger Pouivet (Archives Poincaré), Sébastien Réhault (Archives Poincaré) and a général discussion with participants.
 

--- Séminaire de Thierry MARIN. La plante décapitée, Pour une ethnologie des figures de style. Mars à juin 2009. Séances le jeudi de 18h30 à 20h30, salle JA01, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris. Jeu 19 mars, Jeu 2 avril, Jeu 7 et 28 mai, Jeu 4 et 18 juin.
I) Pour une ethnologie des tropes Un même oubli semble atteindre les plantes et une figure de style et de pensée, la synecdoque, ramenée le plus souvent de force sous la coupe d’un genre qui l’engloberait comme une simple espèce, la métonymie. Et il se peut que ce double oubli ne soit que le redoublement en recto et verso d’un seul et même problème, si l’on considère que la plante serait l’incarnation type d’une certaine synecdoque un peu singulière, la synecdoque fractale ou la partie totale, qui inquiète la figure classique de la synecdoque où une partie vient se ranger sagement sous sa totalité, pour proposer la condensation d’un paradoxe, sous les traits d’une partie aussi grosse que son tout. Les plantes sont devenues dans nos sociétés des choses bonnes à regarder ou bonnes à manger, elles ne sont plus vraiment bonnes à penser, ni bonnes à mimer dans leurs formes étonnantes. La synecdoque a subi le même destin d’effacement, et l’histoire de la rhétorique pourrait se lire rapidement comme la transformation d’un trio métaphore-métonymie-synecdoque en un duel entre la métaphore et la métonymie, avec nette prédominance de la première sur la seconde. Nous voudrions montrer que la prise en considération des ressources de la synecdoque permet de jeter un regard nouveau, de nature anthropologique, ou plutôt cosmo-anthropo-génique, sur les différentes manières qu’ont les sociétés de composer des mondes en jouant sur les relations tissées par les différentes figures de style. La synecdoque jouera la fonction d’un opérateur de discernement entre des configurations d’univers de pensée et d’actions qui restaient inaperçues ou mal considérées tant que la pensée focalisait son regard sur les seules gestes rhétoriques de la métaphore et de la métonymie. Il s’agirait de fonder une ethnologie ou anthropologie des tropes, qui ne s’en tiendrait pas comme l’anthropologie structurale de Lévi-Strauss aux deux seules figures dominantes de la métaphore et de la métonymie, mais saurait s’ouvrir à d’autres figures tout aussi fondamentales pour penser des univers mythologiques ou rituels: la synecdoque, mais aussi l’antithèse, l’hypallage, l’oxymore, le chiasme… Nous voudrions montrer comment une ethnologie des tropes ou figures de style permet de faire buissonner un peu l’arbre majestueux de la classification dressé par Philippe Descola dans son livre Par-delà nature et culture. La synecdoque opérera comme un petit coin permettant de faire levier pour séparer des entités qui restaient confondues ou un peu flottantes dans l’œuvre de Descola, alors qu’elles gagneraient à être nettement distinguées, ou pour faire apparaître d’autres paysages rhétoriques qu’il n’ pas fait intervenir dans sa classification. Descola distingue quatre ontologies majeures, l’animisme, le totémisme, l’analogisme et le naturalisme, nous analyserons ces quatre schèmes comme autant de paysages tropologiques, mais nous étudierons aussi de nouveaux paysages à part entière: les schèmes du sacrifice, de l’ultra-sacrifice propre au christianisme, du capitalisme, et un schème un peu singulier, le schème chinois cher à François Jullien, que Descola rattache à l’analogisme, mais que nous mettrons à part grâce à une écoute du statut singulier de la figure de la synecdoque végétale. Dans cet examen des univers de pensée envisagés comme de vrais paysages tropologiques, nous verrons qu’il ne s’agit pas de traduire dans une grille rhétorique des mondes d’idées déjà constitués, mais que l’écoute tropologique permet de rendre visible des dynamiques qui demeuraient invisibles sans elle. Le paysage du sacrifice apparaîtra par exemple sous un jour nouveau, à égale distance du « tout est sacrifice sauf le christianisme » (René Girard) et du « le sacrifice n’est rien, pour nous autres modernes ». De la même manière, le capitalisme sera envisagé comme un véritable schème tropologique, avec ses dynamiques tropologiques qui en font un avatar moderne du schème sacrificiel: le capitalisme est notre religion des temps modernes, et cette métaphore sera envisagée dans toutes ses implications.
II) Les mots et les roses: les quatre âges de l’écriture végétale de la philosophie  Nous déplacerons alors notre ethnologie des tropes vers la philosophie, en montrant que ses paysages conceptuels peuvent se lire comme la succession de quatre âges d’une écriture végétale. Ce ne sont pas quatre « épistémè » à la manière foucaldienne des Mots et les Choses, mais quatre styles d’écriture contrastés, quatre « graphè »: les mots et les roses. En effet, dans l’histoire de la philosophie, les végétaux ont occupé une place assez secondaire comme objets de la réflexion, mais ils n’ont cessé d’être de véritables paradigmes de la pensée elle-même, des métaphores du concept. Quatre âges se sont succédé dans l’écriture végétale de la pensée. Le premier âge, inauguré par l’aristotélisme, va jusqu’à la philosophie moderne, disons Descartes: c’est l’âge de la Définition des essences, dont le schème directeur se compose de mouvements à dominante synecdochique de montées et descentes le long d’un Arbre de Porphyre comme emboîtements successifs de genres et d’espèces. Le deuxième âge, occupant le dix-septième siècle et le dix-huitième, avec Leibniz en point culminant, se voue à décrire le passage des essences à l’existence: c’est le paradigme du Germe comme sommet d’éclatement d’une pyramide, gagnée des mouvements métonymiques de projection de la cause du sommet sur la base carrée de tous ses effets. Le troisième âge, ouvert autour de l’âge des révolutions par Schelling et Hegel, ne décrit plus le passage immédiat des essences dans l’existence, mais raconte dans un Roman Philosophique, à travers une logique oxymorique de la mise en intrigue conjoignant les opposés, les trajets libres de ces existences déliées de leur Germe: ce n’est plus l’Arbre, ni le Germe, mais la Croissance végétale par le milieu. Le quatrième âge, ouvert par Nietzsche, tentent de penser ce double impensé de la philosophie envahie par des fleurs de rhétorique: la pensée est habitée à la fois par des plantes et par des métaphores. La philosophie accepte et pense la coexistence du concept et de la métaphore, de l’animal humain et de la plante. On interrogera le « style » végétal d’écriture de Derrida le réséda et Deleuze les herbes folles. Chez Derrida, la dissémination, la greffe et le double bind de l’érection lumineuse par les feuilles et de l’anthérection tellurique par les racines ne sont pas seulement des thèmes, mais également en abîme tout un style d’écriture anagrammatique. Avec Deleuze arrive un schème végétal ternaire de rythme de poussée des concepts: position d’une différence de nature à la place des mixtes mal analysés (racines et pousses), degrés coexistants de la différence (le rhizome poussant par le milieu des racines et des pousses), et différenciation (la force de ramification folle de la plante). Nous verrons alors que ces quatre phases de l’écriture végétale des concepts philosophiques ont trouvé leur écho dans les tentatives de classification des vivants, et que les paradigmes de l’Arbre, du Germe, de la Croissance et de la Dissémination buissonnante ont hanté aussi la systématique biologique, à un décalage dans le temps près.
 

--- Conférence à l’Hôtel du département des Bouches-du-Rhône : Emprises de la violence. Regards sur la civilisation contemporaine. Jeudi 9 avril 2009 à 18h45. La grande régression. par JACQUES GENEREUX. «Depuis trois décennies, au moment où semblait s’imposer la figure de l’individu autonome, la maîtrise politique de l’économie, l’esprit scientifique et le modèle démocratique, c’est-à-dire au sommet du mouvement de la modernité, voilà l’Occident emporté et une part de ses élites fascinée par un retour en arrière général. Jacques Généreux y reconnaît les spasmes destructeurs d’une modernité libérale achevée. Le défi du XXIe siècle est d’inventer une nouvelle modernité fondée sur les liens sociaux qui libèrent l’individu et non plus sur la libération individuelle qui délie les humains. À défaut de cette bifurcation radicale, la seule façon d’avancer sera de repartir en arrière dans une grande régression anéantissant la promesse moderne de l’émancipation». Economiste, Jacques Généreux est professeur à l'Institut d'études politiques de Paris. Il a créé l'émission L'Economie en questions sur France Culture, où il participe régulièrement à l'émission Le Rendez-vous des politiques. Derniers ouvrages parus : Le socialisme néomoderne ou l'avenir de la liberté, Le Seuil, 2008 ; La dissociété, Le Seuil, 2008 (2006) ; Les vraies lois de l'économie, Le Seuil, 2008 (2005) ; Pourquoi la droite est dangereuse, 2007. Conférences à 18h45 à l'Hôtel du département des Bouches-du-Rhône 52 avenue de Saint-Just 13004 Marseille ENTREE LIBRE
 

--- Séminaire de Philippe Mesnard au Collège international de philosophieSéminaire organisé en collaboration avec l’équipe de recherche EA 3458 « HAR » Histoire des arts et des représentations (Paris X)  SENS EN RÉSISTANCE. LITTÉRATURE, THÉÂTRE, ARTS ET ENJEUX MÉMORIELS CONTEMPORAINS (II) Ce séminaire doit permettre d’interroger la place que tiennent les événements historiques investis aujourd’hui par les questions mémorielles dans les expressions littéraires et artistiques. En littérature et au cinéma principalement, on remarque l’émergence d’œuvres dont les protagonistes se trouvent en rapport à l’Histoire collective par le prisme d’histoire(s) familiale(s), souvent les leurs. Par ailleurs, la mise en tension de deux ou plusieurs mémoires (nazisme et communisme; occupation en France, guerre d’Algérie, guerre de 1914-1918…) est un aspect récurrent de ces œuvres, comme si une mémoire n’allait jamais seule. Enfin, si les figures topiques de la violence collective (héros, bourreaux, victimes, traîtres) associées à des sentiments ou des valeurs types (courage, gloire, lâcheté…) sont convoquées, c’est généralement pour qu’elles soient critiquées, voire retournées, remettant par là même en question leur capacité à animer et à porter un récit épique. Quant à l’écriture même, si la configuration réaliste, s’appuyant sur des formes de continuité narrative et des dispositifs conventionnels de mise en intrigue, est toujours très présente, des tentatives expérimentales savent également s’imposer. Mutatis mutandis, ce phénomène a lieu dans un nombre de pays de culture occidentale (Allemagne et Autriche, États-Unis, Espagne et Portugal, Europe de l’Est, Italie, Israël, France, Cône sud de l’Amérique latine, Russie, Suisse…) suffisant pour attirer l’attention d’un travail comparatiste. LIEU: CENTRE PARISIEN D’ÉTUDES CRITIQUES, 37 BIS RUE DU SENTIER 75002 PARIS DE 18H30 À 20H30
7 avril: Ines Cazalas (Paris VII), Histoire familiale, histoire nationale: les généalogies franquiste et salazariste à l’épreuve du roman contemporain (Juan Benet, António Lobo Antunes)
28 avril: Georges Tyras (Grenoble 2), Javier Cercas (Soldats de Salamine) VERSUS Alfons Cervera (Maquis)
19 mai: avec Séra (auteur de bandes dessinées, artiste) et Catherine Ogalvo, Autre mémoire, autres représentations ? Bandes dessinées et cinéma sur le génocide khmers
26 mai: Carola Hähnel-Mesnard (École Polytechnique), Les écrivains contemporains allemands ENTRE leurs mémoires.
 

Publications

--- APPEL A CONTRIBUTIONS "Enjeux des approches empiriques des religions" Création d’une revue en ligne Dans le prolongement du laboratoire de l’ENS LSH EPAER (Enjeux philosophiques des approches empiriques des religions), une revue en ligne va voir le jour. L’étude empirique des religions renvoie à une grande diversité de disciplines : sociologie, histoire, anthropologie, psy chologie ou sciences cognitives. Les sciences de l’objet religieux posent alors une série de problèmes épistémologiques et philosophiques comme la diversité des approches empiriques, l’émergence historique de ces disciplines, l’objectivation des pratiques religieuses ou leurs engagements philosophiques et métaphysiques. Ces problèmes qui ne sont pas exhaustifs formeront le coeur de la revue. Celle-ci vise donc à promouvoir aussi bien des travaux scientifiques que philosophiques, pourvus qu’ils concernent les enjeux des approches empiriques des religions. Pour la première livraison, aucun thème n’est imposé. Nous vous invitons chaleureusement à envoyer des articles entièrement rédigés à l’adresse suivante : epaer.info@gmail.com La revue sera à terme intégrée à la plate-forme revues.org avec des articles thématiques et généraux au rythme d’une livraison tous les six mois. La revue bénéficie d’ores et déjà d’un comité scientifique composé de : Philippe Capelle (ICP), Emmanuel Falque (ICP), Frédéric Nef (EHESS), Roger Pouivet (Nancy), Ghislain Waterlot (UNIGE), Cyrille Michon (Nantes), Olivier Bobineau (ICP), Nadine Le Meur (ENS LSH), Michel Bastit (Bourgogne-Nancy) et Sacha Bourgeois-Gironde (ENS LSH). Les membres du laboratoire EPAER assureront l’essentiel des comités de lecture et de rédaction.

--- Symposium Journal de la Société canadienne de philosophie continentale. Appel de textes. Numéro spécial consacré aux débuts de la phénoménologie. Éditeurs invités: Kimberly Jaray et Jeff Mitscherling. “Ce numéro spécial de Symposium sera consacré aux problèmes et aux thèmes développés par Husserl et par ses étudiants avant la Première Guerre mondiale. Les éditeurs sont particulièrement intéressés aux textes qui (i) examineront de manière critique la façon dont ces penseurs abordent ce qu’ils considèrent comme les problèmes centraux de la philosophie, et (ii) évalueront de manière critique les résultats de ces investigations de même que leur possible contribution à la recherche contemporaine. Les textes qui n’incluront pas de perspective critique ne seront pas retenus pour publication. La longueur des textes est de 8000 mots (max.). Les éditeurs demandent aux auteurs de soumettre un résumé d’ici le 1er septembre 2009. Les textes complets devront être transmis au plus tard le 1er mai 2010, et la révision finale avant le 1er septembre 2010. Ce numéro spécial devrait paraître en 2011.  Pour toute question, et pour soumettre les textes, veuillez contacter les éditeurs, par courriel ou par courrier régulier, à l’une ou l’autre des adresses suivantes: Kimberly Jaray kjaray@mac.com, Jeff Mitscherling jmitsche@uoguelph.ca, Département de philosophie Université de Guelph Guelph, Ontario N1G 2W1 CANADA.
 

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Actualité du jour de Septembre et Octobre 2009
 
 
 
 
 
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