Archives de l'actualité pour l'année 2009
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- Avril 2009 - Mai-Juin 2009
- Septembre/Octobre
2009 - Novembre-Décembre
2009
Certains des liens donnés ici renvoient
parfois à une partie de la page référencée
qui est devenue entre temps une archive.
Il convient de ne pas s'en offusquer (le responsable
de ce site n'a qu'un nombre limité d'yeux, de mains et de bras,
à savoir les siens pour tout dire et point ceux d'autrui) et de
chercher dans l'archive correspondante la rubrique idoine.
1er-5 janvier 2009
Enseignement
--- Postes
au CAPES 2009. 26 postes en philosophie.
Ressources
--- La
Lettre de liens socio de janvier 2009.
Colloques, séminaires,
stages (cf. le calendrier)
--- Anne Fagot-Largeault, Collège de
France 2009. Ontologie du devenir, 3. Les jeudis, de 10h30 à 12h30
Collège de France Amphithéâtre Maurice Halbwachs 11
Place M. Berthelot 75005 Paris.
- Premier cours : 29 janvier 2009
- Deuxième cours: 5 février 2009
- Troisième cours: 12 février 2009
- Quatrième cours: 5 mars 2009
- Cinquième cours : 12 mars 2009
Un
document de travail détaillé sera disponible pour chaque
cours sur la page d'accueil de la Chaire de philosophie des sciences biologiques
et médicales. Les
cours des années précédentes sont disponibles ici.
--- La première séance du Séminaire
de philosophie hellénistique et romaine (Paris 4 Sorbonne, Paris
Est-Paris 12, ENS Lettres et sciences humaines) se tiendra samedi
10 janvier, de 10h à 12h à l'Université de Paris
Est-Paris 12 Centre multidisciplinaire de Créteil 61 avenue
du Général de Gaulle 94010 Créteil Bâtiment
I1, salle 223. M. JACOTOT (Université Paris Sorbonne) y donnera
une conférence intitulée Éthique philosophique
et mos maiorum: l'"honnête" chez Térence, Lucilius et Cicéron.
--- Séminaire platonicien de l’Université
de Paris I Panthéon-Sorbonne E.A. 2482 GRAMATA "Groupe de Recherches
Antiquité Moyen-Age Tradition Arabe" U.F.R. de Philosophie, 17,
rue de la Sorbonne, 75005 PARIS. Les séances ont lieu le vendredi
de 10h à 12h et de 14h à 17h à l’Ecole Normale
Supérieure 45, rue d’Ulm 75005 PARIS. Le programme
complet de l’année 2009 est consultable et téléchargeable
sur le site de notre équipe : sous la rubrique “Actualités”.
Responsable : Dimitri EL MURR (dimitri.el-murr@univ-paris1.fr). Le Théétète
de Platon (suite et fin) Vendredi 16 janvier 2009 : Salle CAVAILLES
: Monique Dixsaut (Université de Paris I Panthéon-Sorbonne):
«Logos et doxa (Théétète, 206c-210a et République,
V)». Denis O’Brien (CNRS, Centre Jean Pépin): «La doctrine
secrète et les paradoxes de la grandeur et du nombre».
--- Samedi
17 Janvier : L'usage chez Heidegger et Wittgenstein. Programme et l'argument
de la deuxième journée du cycle USeCO du laboratoire EXeCO
de l'Université Paris 1. L'usage chez Heidegger et Wittgenstein.
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 17, rue de la Sorbonne.
75005 Paris. Escalier C, 1er étage Salle Lalande . Vincent GRONDIN
(Université de Montréal - Université Paris 1 - EXeCO)
Wittgenstein et la "préhistoire" du sens. Jean-Claude MONOD (CNRS
- Archives Husserl) Un « pragmatisme ambigu » ? L' «
en tant que » herméneutique au regard des Recherches philosophiques.
Françoise DASTUR (Université de Nice Sophia-Antipolis - Archives
Husserl) Langage et métaphysique chez Wittgenstein et Heidegger.
Raphaël EHRSAM (Université Paris 1 - EXeCO) "La philosophie
ne doit en aucune manière porter atteinte à l'usage effectif
du langage" (RP, § 124): Wittgenstein et les enjeux de la description.
Jean-Philippe NARBOUX (Université Bordeaux 3) La logique au crible
de l'usage : quotidienneté et primitivité chez Heidegger
et Wittgenstein. Charlotte GAUVRY (Université Paris 1 - EXeCO) L'usage
recouvre t-il le contexte chez Heidegger et Wittgenstein ? Usage et échec.
Jocelyn BENOIST (Université Paris 1 - Archives Husserl.) L'usager
des signes.
Argument.
Le XXe siècle philosophique se distingue
par un intérêt accru pour les pratiques et les usages du monde.
Nous entendons alors interroger la notion centrale d' « usage »
par une confrontation entre l'acception heideggérienne de la notion
- telle qu'elle est travaillée jusqu'à Sein und Zeit - et
celle de la pragmatique de Wittgenstein. Du Tractatus logico-philosophicus
aux Philosophische Untersuchungen, Wittgenstein défend avec
constance la thèse pragmatique que tout acte de langage est tributaire
de la manière dont on en use. L' « usage », inscrit
dans le monde, est l'instance ultime de la détermination du sens
et de son contexte. C'est cette prévalence que l'on pourra analyser
et interroger. Un recours prudent aux analyses phénoménologiques
du premier Heidegger s'avère alors fécond. Sein und Zeit
témoigne certes du rôle déterminant de l' « usage
» dans la constitution des contextes et du sens. L'œuvre s'affirme
comme une analytique de la quotidienneté ancrée dans le monde.
Cet ancrage est bien plus pragmatique que spatial : l' « in-der-Welt-sein
» est une pratique du monde, son commerce (« Umgang »).
Le sens lui-même est construit par l' « usage » : loin
d'être référentiel, il est travaillé par ses
structures de renvoi. Pour autant, restent de cruciales divergences avec
l'acception wittgensteinienne. Cet « usage » heideggérien
est d'emblée posé comme catégorial et comme déterminé
par et pour le Dasein. Dès le §9, la catégorie de la
Zuhandenheit : de l' « être-à-portée-de-la-main
» le recouvre. Un tel « usage » est formel et, en un
sens, transcendantal. La divergence avec l'acception wittgensteinienne
est ici irréductible. Elle est à travailler. La confrontation
de la pensée de Wittgenstein aux cours antérieurs à
Sein und Zeit, antérieurs à la conception de la figure du
Dasein, s'avère alors pertinente. L'analyse de la facticité
des premiers cours de 1919-25, marquée par l'herméneutique
de Dilthey et par la philosophie bergsonienne de la vie, présente
l'avantage certain d'interroger les éventuelles déterminations
de la notion d' « usage » sans recourir au postulat d'une détermination
apriori ou conventionnelle. On analysera alors ces premiers cours : la
refonte du concept husserlien d'intentionnalité sous le couple conceptuel
« Bezugssinn/ Vollzugssinn », la reformulation de la notion
de « contexte » par la triade « Umwelt/ Mitwelt/ Selbstwelt
» pour interroger la notion wittgensteinienne d' « usage »
et ses potentielles limitations, par le réel, par la vie ou par
la nature.
--- Séminaire IRIST (Institut de recherches
interdisciplinaires sur les sciences et la technologie) mardi 13 janvier
2009, de 14h30 à 17h30, sur le campus de l'Esplanade, à Strasbourg.
Placée sous le thème "Histoire de l’art et histoire des sciences",
elle réunira les interventions de Martial Guédron et de Stéphanie
Dupouy. Martial Guédron (Université Marc Bloch, Strasbourg)
: L’expression des émotions avant l’ère de l’instantané.
Stéphanie Dupouy (ENS/Centre Cavaillès) : L’observation scientifique
de l’expression à l’âge de la photographie. Lieu du séminaire:
Maison
Interuniversitaire des Sciences de l’Homme d’Alsace (MISHA) 5, allée
du Général Rouvillois, 67000 Strasbourg.
--- Institut
d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques 13, rue du
Four - 75006 PARIS. Programme du Séminaire de Philosophie
de la Biologie PhilBio 2008-2009 organisé par Marie-Claude Lorne
et Francesca Merlin le vendredi (parfois le jeudi) de 14h à 15h30.
Vendredi
09 janvier à 14h (Grande Salle, IHPST): Finn Kjellberg directeur
de recherche au Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CNRS, Montpellier)
nous parlera de: Transcendance et immanence dans le vivant: quelques
réflexions impertinentes en écologie et en évolution.
Page
personnelle de Finn Kjellberg.
--- UNIVERSITE
d'ÉTÉ JEUNES CHERCHEURS BIOETHIQUE, SCIENCES et SOCIETE.
«Dans le cadre de son programme QUAERETHICA
de promotion de la recherche en sciences sociales dans le domaine
de l'éthique des sciences, l'Association internationale droit, éthique
et science organise annuellement une université d'été
des jeunes chercheurs. Celle-ci est destinée à
encourager de nouvelles perspectives de recherches notamment pluridisciplinaires
et à faciliter leur réalisation. Elle invite ainsi les jeunes
chercheurs à soumettre à la réflexion et au
débat des projets sur un sujet préalablement fixé
qu'un jury sélectionnera et qui seront présentés au
cours de deux journées de réflexion en présence d'autres
chercheurs, de praticiens et d'universitaires. Les candidatures sont ouvertes
aux chercheurs francophones de toutes les disciplines désirant apporter
une contribution originale à l'étude des rapports entre science
et société. Les candidats désirant propose un thème
de recherche à partir de leur expérience professionnelle
son aussi encouragés à le faire. Un appel à contribution
est lancé en janvier de chaque année, les candidats devant
soumettre, pour le 30 avril au plus tard, un texte développant
un argumentaire original sur le thème choisi et valorisant des pistes
de recherche pluridisciplinaire. Un jury examine les propositions
de contribution et sélectionne, à la mi-mai, les candidats
qui participent à l'université d'été. Chaque
candidat retenu sera l'exposant principal d'une session de l'université
d'été et devra répondre à l'analyse critique
de deux contradicteurs. Le jury décernera un prix annuel qui confèrera
notamment au chercheur couronné la qualité de rédacteur
invité du Journal international de bioéthique avec la possibilité
de contribuer à l'élaboration d'un numéro spécial
sur le thème ayant fait l'objet de ses travaux. En 2009,
l'Université d'été sera accueillie les 18 et 19
septembre à l'Université Paul Cézanne à Aix
en Provence par le Centre de droit de la santé (Prof Antoine
Leca). Le thème retenu pour l'année 2009 est
: la GOUVERNANCE. La gouvernance est susceptible de se décliner
suivant une liste non exhaustive d'approches (comités d'éthique
et gouvernance, les agences et la gouvernance sanitaire, recherche scientifique
et gouvernance, gouvernance et justice sociale, gouvernance et accès
aux soins, gouvernance des interventions dans les pays en développement,
gouvernance et développement durable).
--- Séminaire Sophiapol lundi 12 janvier,
sur le campus de Paris Ouest-Nanterre (Université Paris X) au bâtiment
L en salle 318, entre 14 et 16h: B. Lahire (ENS-LSH) « De L'Homme
pluriel à La Culture des individus ». Calendrier du premier
semestre 2008-2009 (Le programme du second semestre sera diffusé
dans le courant du mois de janvier).
- Lundi 13 octobre : Pap Ndiaye (CENA/EHESS).
La séance portera sur l'ouvrage "La condition noire : Essai sur
une minorité française", Calmann-Lévy, 2008. 14h-16h30,
salle 421, bât. L.
- Lundi 27 octobre : P. Savidan (Paris IV). «
Repenser l’égalité des chances ». La séance
portera sur l’ouvrage du même nom, "Repenser l’égalité
des chances", Grasset, Paris, 2007, 14h-16h 30, salle 421, bât. L.
- Vendredi 12 décembre : C. Gautier
(Université Paul Valéry – Montpellier III) fera une conférence
intitulée "P. Bourdieu: connaissance de la pratique et travail de
la critique". 10h30-12h30, salle 419, bât. L.
- Lundi 12 janvier : B. Lahire (ENS-LSH). Titre
de la conférence: « De L'Homme pluriel à La Culture
des individus », 14h-16h00, salle 318, bât. L.
Toutes ces séances seront présidées
par Ch. Lazzeri.
Lieu : Campus de Paris Ouest-Nanterre-La Défense
(anciennement Paris X-Nanterre)
--- Le
Collège de philosophie.
- Samedi 10 janvier 2009 ‹ Amphi
Descartes 14h - 17h LE JUGE ET LE PHILOSOPHE avec Antoine
GARAPON & Philippe RAYNAUD
- Mardi 10 février 2009 ‹ Amphi
Descartes 19h30 - 21h REVENU ET BONHEUR avec Andrew
CLARK (ENS) & Claudia SENIK (Paris IV)
- Samedi 14 mars 2009 - Amphi Descartes
- 14h-17h LE PLURALISME RELIGIEUX REPUBLICAIN EXISTE-T-IL? Avec
Vincente FORTIER (CNRS) & Marcel GAUCHET (EHESS).
--- Université
Paris Ouest – Nanterre-La Défense ; Association « Zetesis
» [Association de doctorants et de jeunes chercheurs en sciences
de l'Antiquité] Appel à contributions. « La rationalité
tragique ». Colloque de doctorants et de jeunes chercheurs en sciences
de l'Antiquité, les 19 et 20 juin 2009. «Échec
de la délibération ou de la volonté face aux affections,
raison aux prises avec un environnement qui déjoue ses plans, conflits
entre un type de rationalité scientifique naissante et un esprit
attentif aux tensions, aux oxymores, aux contraires, autant de situations
où la construction de la rationalité grecque se comprend
contre un milieu qui tend à l'occulter ou à empêcher
son développement. M. Nussbaum (The Fragility of Goodness) l'a souligné
avec force : la fragilité des objets désirés, le devenir
contradictoire, le hasard sont autant de défis posés à
une « rationalité grecque » s'opposant à l'ambiguïté,
à l'infini, au destin. C'est à partir d'un moment «
tragique » que se déploie la rationalité grecque, contemporaine
d'institutions théâtrales qui la mettent sur la scène
du monde. Mais ce « tragique » ne concerne pas seulement la
sphère des actions humaines : lorsque Socrate qualifie une définition
de la couleur de « tragique », (Ménon, 76d-e), l'hypothèse
d'une rationalité tragique pourrait bien s'appliquer pour caractériser
des modes de pensée qui entrelacent différemment le partage
entre science de la nature et l'éthique. Par « rationalité
tragique » on peut donc entendre l'enrichissement réciproque
d'une raison qui se nourrit de ce que la tragédie a pu révéler
en l'homme, et d'une tragédie qui constitue la frontière
que la philosophie tend toujours à déborder ou à investir.
Le dialogue entre les tragiques et les philosophes constitue un point central
de la rencontre entre la rationalité et la tragédie, mais
n'est pas exclusif d'un ensemble d'échanges avec d'autres formes
de savoir comme la science de la nature, la médecine, l'histoire,
ou la rhétorique. Nous attendons des contributions sur ce thème,
à travers une approche philosophique, littéraire, ou historique,
sans restriction de corpus particulière. Il s'agira avant tout de
croiser différentes approches sur ce sujet, afin de cerner dans
les textes anciens le nœud plus ou moins serré constitutif de la
rationalité grecque, à travers ses applications dans la sphère
de la pensée, de l'éthique ou de la politique.»
CALENDRIER : Les propositions doivent parvenir
aux organisateurs par courrier électronique avant le 1er février
2009, seront soumises à un comité scientifique pour sélection
(début mars), et les communications complètes doivent parvenir
aux organisateurs au 1er juin 2009 pour leur mise en ligne sur le site
de « Zetesis ».
Comité
scientifique : Vincent Azoulay (Paris Est), Jean-François Balaudé
(Paris Ouest Nanterre), Paul Demont (Paris IV), Marie-Laurence Desclos
(Grenoble II), Annick Jaulin (Paris 1), André Laks (Paris IV), Arnaud
Macé (U. Franche-Comté), Sylvie Perceau (U. de Picardie Jules
Verne) et Anne-Gabrièle Wersinger (U. de Reims Champagne Ardenne).
Comité
d'organisation : Sandrine ALEXANDRE (Grenoble II), [xianglang(at)hotmail(point)fr]
; Stéphane MARCHAND (Paris Ouest) [marchand.st(at)gmail(point)com]
; Olivier RENAUT (Paris Ouest) [o.renaut(at)gmail(point)com].
--- La
Société Internationale d´Études Néoplatoniciennes
/ The International Society for Neoplatonic Studies et l´Université
Jésuite de Philosophie et Éducation « Ignatianum »
à Cracovie. Colloque à Cracovie, du 18 au 21 Juin 2009.
Les propositions doivent être envoyées avant le 26 Janvier
2009 à l´un des organisateurs : Marcin Podbielski: marcin.podbielski@kul.lublin.pl,
Anna Zhyrkova: zhyrkova@post.tau.ac.il, John Finamore: john-finamore@uiowa.edu.
Les propositions de communications pour les différents
« panels » doivent être envoyées directement à
leurs organisateurs. Nous encourageons aussi des propositions de communications
individuelles, non liées aux « panels ». Les sommaires
de toutes les communications, d´une longueur ne dépassant
pas une page, doivent être envoyés aux organisateurs avant
le 23 Février 2009.
--- La prochaine séance du séminaire
" Produire l'éthique : éthique, matérialisme et sciences"
aura lieu le Mercredi 7 janvier 2009, avec Nicolas Baumard (philosophe,
ENS et Institut Jean Nicod) : Une théorie contractualiste et naturaliste
de la morale. La morale semble être une affaire de négociation.
Comme l’ont noté les philosophes contractualistes (Hobbes, Rousseau,
Kant, Rawls), nous agissons comme si nous avions négocié
un contrat avec les autres. Dans les situations de justice par exemple,
nous estimons que la distribution d’une ressource doit être proportionnelle
à la contribution à l’entreprise commune. Dans les situations
de solidarité, nous jugeons que nous avons le devoir d’aider seulement
si cela nous coûte peu et rapporte beaucoup à celui que nous
aidons. Notre travail ne se veut pas normatif mais empirique. Il vise à
rendre compte du caractère contractualiste de nos jugements moraux.
Hobbes avait cherché à montrer que nous avons intérêt
à nous comporter de la sorte. La coopération est en effet
nécessaire à la survie. Or qui veut s’associer à un
individu injuste et égoïste ? Pour autant, nous n’agissons
pas moralement pour préserver nos intérêts. Nous agissons
moralement pour des raisons proprement morales. La théorie contractualiste
de la morale débouche donc sur un paradoxe. Tout se passe comme
si nos jugements moraux résultaient d’une négociation portant
sur les intérêts individuels. Et pourtant, il n’y pas de négociation
! Ce paradoxe disparaît si l’on se place dans une perspective naturaliste,
et en particulier évolutionnaire. Si en effet, nos jugements moraux
sont le produit de la sélection naturelle (et nous verrons qu’il
y a de bonnes raisons de la penser), s’ils ont évolués parce
qu’il était dans l’intérêt des individus de se comporter
moralement (comme le pensait Hobbes), alors il est possible d’expliquer
la correspondance entre jugements et intérêts. Au niveau évolutionnaire,
les individus qui avaient une disposition psychologique (un sens moral)
contractualiste survivaient mieux que les autres. Au niveau psychologique,
nous sommes contractualistes non pas par intérêts mais parce
que nous suivons notre sens moral.
Prochaines séances :
Mercredi 4 février 2009 Éthique
de la psychologie, psychologie de l’éthique, la psychologie comme
éthique Cyrille Bouvet (psychologue clinicien, maître
de conférences, université Paris 10). La psychologie clinique
est concernée à plus d’un titre par le problème de
l’éthique. Premièrement, en tant que méthode d’intervention
thérapeutique auprès de personnes en souffrance, la psychologie
clinique doit construire et s’imposer un cadre éthique spécifique
limitant les abus de pouvoir toujours possibles dans les relations d’aide.
Du code de déontologie des psychologues aux polémiques actuelles
entourant les projets de législation des psychothérapies,
l’éthique de la pratique paraît ballottée entre des
conceptions contradictoires laissant un vide parfois inquiétant
dans les pratiques réelles. Deuxièmement, la psychologie
s’intéresse aussi à l’éthique en tant qu’objet d’étude,
à son origine et aux conditions de ses expressions. L’éthique
en tant que phénomène psychologique ancré dans la
réalité des relations précoces et actuelles ainsi
que dans la conflictualité entre les besoins égocentriques
et les valeurs dites « supérieures » paraît bien
moins « pure » et « noble » qu’une vision morale
et idéalisée pourrait le laisser croire. Troisièmement,
il arrive que certains courants de la psychologie s’attribuent une fonction
sociale éthique répondant en cela à la demande sociale
d’autorités morales proposant des guides de comportements et déterminant
ce qui est bien et mal. Mais peut-on considérer la psychologie comme
une éthique de vie ?
Mercredi 4 mars 2009 Êtes-vous responsable
? Édouard Guinet (professeur agrégé de philosophie
dans le secondaire, Paris) Dans le domaine judiciaire, l’excuse de l’irresponsabilité
peut être invoquée ; l’auteur des faits peut alors être
orienté vers une prise en charge thérapeutique, plutôt
que vers une sanction pénale. Nous prendrons ce problème
de droit, et les réactions symptomatiques qu’il soulève dans
l’opinion publique, comme point de départ pour une réflexion
plus générale : et si nous étions tous à moitié,
voire pas du tout responsables de nos actes ? Cette hypothèse de
départ, volontairement provocatrice, nous permettra d’aborder le
thème de la responsabilité à partir de la position
métaphysique, réputée moralement intenable, du déterminisme.
Si telle personne est poussée par les circonstances, si telle autre
ne fait que céder à une compulsion de répétition
inconsciente, si telle autre vit sous la coupe d’une tierce personne ou
d’une idéologie, et ainsi de suite, la société est-elle
vraiment fondée à leur demander d’assumer les conséquences
de leurs actes ? Ou, pour le dire dans les termes philosophiques du déterminisme,
si chaque événement est toujours précédé
de conditions antérieures suffisantes pour le déclencher,
et si l’agir humain ne fait pas exception à cette règle de
l’universelle nécessité, ne reste-t-il de la responsabilité
juridique et morale qu’une commode fiction sociale ? On proposera, afin
de démêler ces difficultés, de dissocier plusieurs
niveaux de réflexion souvent confondus : la question de l’origine
de nos décisions ; celle de la paternité de nos actions ;
celle, enfin, des conditions psychologiques nécessaires pour qu’une
personne se sente comptable de ses agissements. Lecture conseillée
: Ted Honderich, Êtes-vous libre ? Le problème du déterminisme,
Paris, Syllepse, 2008. Trad. fr. de How Free Are You ?, Oxford University
Press, 2002.
Mercredi 1er avril 2009 Limites et possibilités
du naturalisme moral contemporain : enjeux métaéthiques et
normatifs Jérôme Ravat (philosophe, université
Paris 4). S’évertuant à remettre en cause la traditionnelle
dichotomie entre faits et valeurs, un certain nombre d’auteurs contemporains
affirment qu’il est possible de fonder la morale de manière universelle
au moyen d’une analyse naturaliste des phénomènes moraux.
Cette analyse naturaliste, qu’elle se cantonne au champ de la métaéthique
ou qu’elle puise ses sources dans les sciences naturelles, aurait tout
à la fois pour vocation d’expliquer et de légitimer valeurs
et comportements moraux. C’est ainsi que pour Philippa Foot (Natural Goodness),
le lien consubstantiel entre normativité morale et normativité
naturelle permet de comprendre que les jugements portant sur la moralité
humaine et ceux concernant animaux et végétaux, possèdent
une « structure logique commune ». De même, pour William
Casebeer, (Natural Ethical Facts), la théorie de l’évolution
associée à l’éthique de la vertu aristotélicienne
conduit à identifier valeurs morales et fonctions biologiques. Enfin,
selon les partisans du réalisme moral naturaliste de « l’école
de Cornell » (Richard Boyd, Nicholas Sturgeon, Peter Railton), une
approche naturaliste de la morale pourrait mettre un terme à la
très grande majorité des désaccords moraux, en identifiant
ces derniers à des désaccords portant sur des faits connaissables
par les sciences naturelles. Nous soulignerons dans un premier temps les
limites du naturalisme, dès lors qu’il se trouve associé
à l’absolutisme et au réalisme moral. Ainsi, comme nous l’expliquerons,
les désaccords moraux ne sont pas uniquement réductibles
à des désaccords portant sur des faits relatifs à
la nature humaine, mais résultent bien plutôt de désaccords
se rattachant à des valeurs et des principes spécifiquement
moraux (Shweder, Stich, Wong). Toutefois, nous montrerons également
que la connaissance de la nature humaine permet de soutenir ce que nous
pourrions nommer un « pluralisme moral naturaliste » : si les
investigations empiriques relatives à la nature morale de l’homme
ne sauraient fonder de manière absolue un système normatif
univoque, elles pourraient permettre néanmoins de légitimer
une pluralité (mais non une infinité) de codes moraux compatibles
avec la nature humaine. Nous insisterons enfin sur le fait que ce pluralisme
moral naturaliste ne saurait se confondre avec un pur et simple relativisme,
dans la mesure où il prend appui sur un certain nombre de métaprincipes
permettant de départager les systèmes moraux, et ce à
l’aune de facteurs naturels, d’ordre biologique et psychologique notamment.
Mercredi 6 mai 2009 Naturalisation de l’éthique
et naturalisations des mathématiques Fabrice Pataut (philosophe,
IHPST, CNRS, université Paris 1, École normale supérieure).
A priori, rien de plus opposé que l’éthique et les mathématiques.
Les conflits éthiques sont innombrables et, semble-t-il, insolubles
; ils reflètent ni plus ni moins nos divergences de points de vue
personnels et collectifs. Les mathématiques possèdent en
revanche un arsenal impressionnant de résultats objectivement attestés
par les preuves et les calculs ; les vertus de leur applicabilité
son indéniables. On propose depuis le début des années
1980 de naturaliser ces deux disciplines sans trop s’attarder sur cette
différence, supposée établie ou manifeste. Je m’attacherai
à la mettre en doute et à expliquer pourquoi certaines formes
de naturalisation ne peuvent rendre compte, respectivement, ni des difficultés
intrinsèques des conflits éthiques, ni des difficultés
intrinsèques des problèmes mathématiques, pour des
raisons étonnamment similaires. Je m’attacherai dans un premier
temps à décrire les traits saillants de ces tentatives de
manière à faire ressortir leurs points communs. Dans un deuxième
temps, je chercherai à montrer que l’élimination de la notion
de vérité, en éthique comme en mathématique,
conduit à des difficultés qui, même si elles étaient
surmontées, ne permettraient pas de donner une bonne explication
des difficultés intrinsèques. La naturalisation peut s’entendre
en deux sens. En un sens faible, on peut vouloir montrer qu’une discipline
est compatible avec les sciences de la nature. Le sort des mathématiques
est réglé sur ce point puisqu’elles leur sont nécessaires,
comme l’emploi du calcul infinitésimal et le recours au statistiques
le montrent aisément. Dans le cas de l’éthique, on pourra
faire valoir le point de vue de l’autonomie des obligations, et la compatibilité
des deux genres de domaines est alors une simple affaire d’hétérogénéité.
En un sens fort, on peut soit tenter d’expliquer les concepts d’une discipline
en ayant recours aux concepts d’une science de la nature, soit tenter de
montrer que le savoir particulier que la discipline déploie est
acquis selon des processus dont les sciences de la nature peuvent rendre
compte sans difficulté. Dans le cas de l’éthique, on a pu
adopter la première voie, en cherchant à montrer qu’elle
est un produit final de la sélection naturelle, que la fonction
adaptative des normes éthiques démontre le caractère
superfétatoire de l’objectivité éthique (cf. Ruse
1985, Ruse 1991, et dans une moindre mesure, Gibbard 1990 pour la psychologie
des sentiments moraux). L’objectivité n’est rien de plus qu’un effet.
Dans le cas des mathématiques, on a adopté la deuxième
en proposant une explication de la connaissance mathématique qui
élimine toute référence aux objets abstraits ou idéaux.
Les perspectives nominalistes, matérialistes ou causalistes, ont
fait l’objet de développements récents, cherchant à
montrer que la bonne explication de l’utilité des mathématiques
militait en faveur d’une conception antiréaliste de la discipline
(Field 2001). L’objectivité est instrumentale. Je m’attacherai ici
à critiquer la perspective de la naturalisation forte en examinant
deux cas : celui de la fonction adaptative (éthique) et celui de
la nominalisation (mathématique). Dans ces deux perspectives, ce
qui nous empêche de régler un conflit éthique, tout
comme ce qui nous empêche de trouver une solution à un problème
mathématique, ne relève pas de l’opacité d’un secteur
particulier de la réalité (une supposée « réalité
éthique » dans le premier cas, une « réalité
mathématique » tout aussi problématique dans le deuxième).
Qu’est-ce qui nous empêche de démontrer la conjecture arithmétique
de Goldbach, ou de trouver un argument contraignant pour ou contre l’euthanasie
? Aucun fait pertinent autonome que nous pourrions ignorer, puisque nous
travaillons dans l’hypothèse qu’il n’y a pas de réalité
morale ou de réalité mathématique autonome. Il faut
donc chercher l’explication du côté de nos limitations cognitives,
soit à l’inspection de données pertinentes externes (respectivement
: non spécifiquement éthiques et non spécifiquement
mathématiques), soit du côté de nos limitations cognitives
à l’introspection. J’examinerai les difficultés propres à
chaque hypothèse. Ma suggestion sera que nous devons défendre
une notion minimale de vérité et de rationalité pour
rendre compte de ces difficultés cognitives, aussi bien dans le
domaine éthique que dans le domaine mathématique. Cette stratégie
est préférable à celle du remplacement pur et simple
de la notion de vérité, par la prouvabilité ou la
conservativité dans le cas des mathématiques, et par l’utilité
ou le rôle évolutionnaire dans le cas de l’éthique.
Bibliographie indicative : Field Hartry (2001), Truth and the Absence of
Fact, Oxford, Oxford UP. Gibbard Allan (1990), Wise Choice, Apt Feelings
: A Theory of Normative Judgment, Oxford, Oxford UP. Pataut Fabrice (1999),
« Vérité morale et justification morale », in
R. Ogien (dir.), Le réalisme moral, Paris, PUF : 457-502. Ruse Michael
(1985), Taking Darwin Seriously : A Naturalistic Approach to Philosophy,
Oxford, Blackwell. Ruse Michael (1991), « Une défense de l’éthique
évolutionniste », in J.-P. Changeux (dir.), Fondements naturels
de l’éthique, Paris, Odile Jacob : 35-64.
Mercredi 3 juin 2009 A propos de l’éthique
évolutionniste Philippe Huneman (philosophe de la biologie,
CNRS, IHPST, Paris) A partir des années 1970, et dans la foulée
des programmes de naturalisation de l’épistémologie et des
valeurs sur la base du darwinisme, certains théoriciens ont élaboré
un projet d’éthique évolutionniste. L’idée de base
est que l’éthique a émergé dans l’histoire évolutionnaire
des primates comme un certain résultat de la sélection naturelle
; en gros, l’éthique est donc une adaptation - le principal problème
étant alors d’identifier l’avantage sélectif à court
terme qu’ont représenté certains éléments et
prescriptions éthiques. Après avoir indiqué pourquoi
cette recherche s’est vite centrée sur la question de l’altruisme,
je distinguerai des versions fortes et faible de l’éthique évolutionniste
et tâcherai d’évaluer les perspectives qu’elles proposent
pour répondre à des interrogations usuelles de philosophie
morale – en particulier, d’éthique normative et de métaéthique
(questions sur le fondement de l’obligation morale).
--- Richard Tieszen sur Husserl. EHESS 54
Bd Raspail, Paris 6e, salle 507, de 15h à 17h. Lundi 5 Janvier:
Gödel's study of Husserl. Lundi 12 janvier : Gödel on Carnap,
Hilbert and Husserl. Lundi 19 janvier : Gödel: a new kind of platonism.
Un
texte en anglais couvrant trois conférences pourra être envoyé
par mel aux participants à ces conférences. Adresser les
demandes à jorland@ehess.fr.
--- Séminaire
Lumières : François Zanetti (Paris X, CHISCO):
"L’électricité médicale des Lumières" le lundi
5 janvier de 18h à 20h au centre Pierre Mendès-France, 90
rue de Tolbiac 75013 Paris, salle C. 19. 07 (19e étage, ascenseurs
rouges). La séance est ouverte à tous. «L'électricité
médicale est un bon poste d'observation des dynamiques et des tensions
dans le monde médical et la société de la seconde
moitié du XVIIIe siècle. Par la diversité des acteurs
impliqués, les incertitudes du support théorique et l'adéquation
avec le moment empiriste, elle permet de concentrer et d'articuler les
interrogations sur la légitimation des savoirs et des savoir-faire
médicaux, les rapports entre médecine officielle et «
pénombre médicale », l'adoption de nouveaux instruments
et de nouvelles pratiques dans les stratégies thérapeutiques
des praticiens mais aussi des patients, enfin sur le contexte médical
et social qui l'entoure."
Programme 2008-2009 :
Lundi 27 octobre : Maurice Rouillard (Paris IV,
CELLF 17e-18e), Cabanis, homme de l'art. De la sensibilité d'organe
à la sensibilité d'esprit.
Lundi 1er décembre : Ricardo Monteagudo
(Universidade Estadual Paulista), Gouvernement et démocratie
chez Rousseau.
Lundi 5 janvier : François Zanetti (Paris
X, CHISCO), L’électricité médicale des Lumières.
Lundi 16 février : Thomas Van der Hallen
(Paris 1, CHSPM), Vers une théorie de la révolution :
Condorcet, Barnave, Robespierre.
Lundi 30 mars : Florent Trocquenet (Caen, CRHQ),
'Idées',
'réflexions', 'pensées' : pour une poétique des Pensées
de Montesquieu.
Lundi 11 mai : Stefanie Buchenau (Paris X, Les
Mondes allemands), Anthropologie philosophique et médecine dans
les Lumières allemandes.
Lundi 22 juin : Isabelle Aubert (Paris 1, NoSoPhi),
Les
Lumières revues par la théorie critique.
Le
séminaire « Lumières » est organisé par
Capucine Lebreton (NoSoPhi) et Marion Chottin (CHSPM). Il rassemble doctorants
et jeunes chercheurs travaillant autour du dix-huitième siècle,
d’abord en philosophie, mais également dans d’autres disciplines,
et est ouvert à toute personne intéressée.
--- Colloque
2009 du Groupe d’Études sartriennes aura lieu à Paris les
19 et 20 juin 2009. Le GES (Groupe d'études sartriennes)
Les
conférences du colloque 2008 sont accessibles au format audio.
--- Centre d'Etudes Supérieures de la
Renaissance Tours 6 février 2009, 10h - 17h "Articulation entre
textes antiques et tradition médiévale dans le domaine scientifique
à la Renaissance" Journée d'études organisée
par Jacqueline Vons et Sabine Rommevaux. «La lecture des textes liminaires
de traités scientifiques de la Renaissance peut donner au lecteur
contemporain l’impression qu’il existait un consensus dans la volonté
de retourner aux textes antiques authentiques. Cette affirmation, réitérée,
constituant à la limite un lieu commun dans les préfaces
et lettres dédicatoires, non dénuée de polémique
quelquefois, n’a pas encore été suffisamment mise en relation
avec la prise en compte (plus ou moins assumée) de traditions médiévales
toujours très vivantes. Entre refus, critique plus ou moins violente,
et obéissance aux usages et pratiques du siècle précédent,
des attitudes variées s’observent, marquées peut-être
par des modalités différentes dans le discours, en fonction
des disciplines scientifiques envisagées (astronomie, algèbre,
médecine, sciences de la nature). L’objectif de la journée
d’études est de réfléchir sur la manière dont
s’opère cette articulation entre l’affirmation du retour aux textes
antiques et le maintien de la tradition médiévale, à
partir d’échanges de points de vue et de compétences dans
des disciplines scientifiques différentes. Programme:
- Joëlle Ducos (Université Paris
4): Commenter les Météorologiques d’Aristote : problématiques
médiévales et de la Renaissance.
- Violaine Giacomotto-Charra (Université
Bordeaux 3): L'ancien et le nouveau : la mise en scène des autorités
dans le De Subtilitate de Jérôme Cardan.
- Jacqueline Vons (Université de Tours,
CESR): Citer, emprunter ou contester les Anciens ? Les choix de Vésale
dans la Fabrica.
- Sabine Rommevaux (CNRS, CESR) : Sources
grecques et latines dans le commentaire de Clavius aux Eléments
d'Euclide.
- Concetta Pennuto (Université de
Genève, CESR): Grossesse et doctrines médicales entre
Moyen Age et Renaissance.
- Dina Bacalexi (CNRS Centre Jean-Pépin)
: Les traducteurs et commentateurs de Galien face à la
tradition arabe.
--- Institut d'études lévinassiennes.
Gilles
Hanus. Entre dialogue et polémique : Benny Lévy face à
la philosophie Deux séances : mercredi 7
janvier à 20h30 (Editions Verdier, 17-19 rue Houdart, 75020
Paris) et mercredi 27
mai 2009 à 20h30 (Ecole Normale Supérieure*, salle des
Actes).
--- Institut d'études lévinassiennes.
Eric
Marty Déraisonner avec Sade : Foucault et la question du discours
philosophique Jeudi 22 janvier 2009, à 20h30, Editions Verdier,
17-19 rue Houdart, 75020 Paris.
--- Institut d'études lévinassiennes.
Jean
Claude Milner (séminaire hors-thème) La voie française
: la langue idéale
4 séances : les mercredis 11 février,
11 mars, 25 mars, 1er avril 2009, à 20h30, Université
de Chicago à Paris, 6 rue Thomas Mann, 75013 Paris
--- Institut d'études lévinassiennes.
René
Levy Séminaire sur Paul (IV), Grâce et transcendance Mercredi
4 mars 2009, à 20h30. Editions Verdier, 17-19 rue Houdart,
75020 Paris. Une deuxième séance sous réserve. Voir
ultérieurement les informations sur le site Internet.
--- Institut d'études lévinassiennes.
Bernard-Henri
Lévy Comment je philosophe ? Lundi 6 avril 2009, à
20h30. Ecole Normale Supérieure, 45, rue d'Ulm, 75005 Paris, salle
Dussane.
--- Institut d'études lévinassiennes.
Didier
Franck L'essence de la vérité Mercredi 13 mai 2009,
à 20h30. Ecole Normale Supérieure, 45, rue d'Ulm, 75005 Paris
salle des Actes.
--- Institut d'études lévinassiennes.
Luc
Brisson L'origine de l'être humain dans la mythologie grecque ; une
absence
remarquable
Mercredi 10 juin 2009, à 20h30. Ecole Normale Supérieure,
45, rue d'Ulm, 75005 Paris, salle des Actes.
--- Institut d'études lévinassiennes.
René
Lévy Un exemple de palimpseste : l'idée de l'immortalité
chez Walter Benjamin Jeudi 18 juin 2009, à 20h30, Ecole
Normale Supérieure, 45, rue d'Ulm, 75005 Paris, salle des Actes.
--- The
British Society for Phenomenology NIETZSCHE AND PHENOMENOLOGY St Hilda's
College, Oxford, April 3rd – 5th 2009. Speakers:
- Ullrich Haase (Manchester Metropolitan University)
‘History: Heidegger on Nietzsche’s 2nd Untimely Meditation’
- David Krell (Depaul University) ‘Nietzsche
in Derrida's Politiques de l'amitié’
- Will McNeill (Depaul University) ‘The Descent
of Philosophy: On the Nietzschean Legacy in Heidegger's Phenomenology’
- Graham Parkes (University College Cork)‘Nietzsche
on Experiencing the Natural World - As It Really Is?’
- Andrea Rehberg (Bilkent University)‘Nietzsche
and Merleau-Ponty: Physiology, Body, Flesh’
- John Sallis (Boston College) ‘Perspectives
on Shining: Nietzsche and Beyond’
- Jim Urpeth (Greenwich University) ‘The Phenomenology
of Religious Life; Nietzsche and Bergson’
-- Colloque "Images et sciences de la vie,
perspectives historiques et contemporaines". Images et sciences de la vie,
perspectives historiques et contemporaines. Colloque organisé par
le Centre François Viète d'Histoire des Sciences et des Techniques
- Université de Nantes 22 janvier 2008 – 9h/17h30 Amphithéâtre
du Muséum d'histoire naturelle de Nantes. «Ce colloque est
une journée d'étude interdisciplinaire, consacrée
aux rôles, usages, et fonctions des images en sciences de la vie,
autant dans une perspective historique avec des recherches présentées
par des historiens des sciences, que dans une perspective contemporaine,
avec des recherches présentées par des épistémologues
et des biologistes. Cette journée est organisée sous forme
de communications, suivies d'une table ronde permettant un débat
entre scientifiques et philosophes des sciences sur les usages des images
en sciences de la vie. Programme actuel selon les intervenants confirmés:
9h30 - Loic Fel (IHPST, Paris I), " Représentation cognitive de
la nature : de la symbolique à la présentation, un fil pour
l'histoire des sciences". 10h10 - Rafael Mandressi (CNRS, Centre Alexandre-Koyré)
« Les images anatomiques à la Renaissance : formes, usages
et débats ». 11h10 - Sylvène Renoud (Centre François
Viète, Nantes) « Les images des «livres-cabinets»
du XVIIe au XIXe siècle, ou l'histoire naturelle exposée.
». 11h50 - Florence Riou (Centre François Viète, professionnelle
de l'audiovisuel.) « L'image dans la diffusion des sciences depuis
la fin du XIXème siècle: rôle et limites. » 14h
- Catherine Allamel-Raffin (IRIST, Strasbourg), « Que peut
nous apprendre la comparaison entre les images produites dans deux
domaines des sciences de la nature (physique des matériaux et pharmacologie)
? ». 14h40 - Jacques Le Pendu (Inserm, directeur de l'Institut
Fédératif de Recherche Thérapeutique, Nantes) «
Les images dans la vie quotidienne d'une équipe de recherche en
biologie cellulaire et moléculaire aujourd'hui ». 15h50 -
Stéphane Tirard (Centre François Viète, Nantes) «
Evolution d'un modèle et de sa représentation graphique,
le cas de la chaîne respiratoire » 16h30 – Table ronde : «
Faut-il voir pour comprendre ? », animée par Stéphane
Tirard. Avec la participation de Catherine Allamel-Raffin (IRIST, Strasbourg),
Joseph Baudet (Laboratoire d'Ecophysiologie marine intégrée,
Nantes) et Jacques Le Pendu (Inserm, directeur de l'Institut
Fédératif de Recherche Thérapeutique, Nantes). - Contact
et organisation : Sylvène Renoud Centre François Viète
d'Histoire des Sciences et des Techniques Faculté des sciences,
2 rue de la Houssinière, BP 92208, 44322 Nantes tél:
02.51.12.57.88, mél: sylvene.renoud@univ-nantes.fr
--- Colloque
"Perfection & Perfectionnements du Corps" le 5&6 janvier 2009 au
Musée d'Art Contemporain de Lyon. Actuellement, l’ingénierie
du vivant, la recherche pharmaceutique, la génétique, la
chirurgie et les biotechnologies se trouvent mobilisées pour améliorer
le corps humain. En insérant ce projet contemporain dans une histoire
plus longue, ce colloque vise à interroger la quête de perfection,
ses méthodes, ses critères et ses buts. En effet, la représentation
du corps parfait possède une histoire : à la Renaissance
et l’âge moderne, le corps humain vaut comme modèle de perfection,
ce qui implique des résonances religieuses, artistiques, techniques
et politiques. Aujourd’hui, les enjeux et les pratiques actuels d’amélioration
du corps répondent certes à des capacités techniques
et scientifiques nouvelles, mais s’inscrivent aussi en lien avec des représentations
anciennes. Appréhender la perfection du corps sous le double point
de vue de l’histoire et de la ‘technicisation’ contemporaine permet de
comprendre la fonction des critères de perfection appliqués
à l’homme aujourd’hui.
Dans ce colloque sur deux jours, nous proposons
de mettre en parallèle et faire communiquer deux thématiques.
D’abord la longue tradition de regarder le corps humain comme le sommet
de la création, la forme la plus parfaite des créatures sur
terre qui sert de modèle ou idéal dans toutes sortes d’entreprises
humaines. Le deuxième thématique vise la tendance plus récente
mais grandissante de mettre en œuvre les moyens scientifiques et techniques
afin d’améliorer ce même corps humain tantôt en termes
d’apparence, tantôt en termes de performance. L’augmentation sinon
la banalisation des interventions chirurgicales ou pharmaceutiques qui
visent à rectifier un élément du corps perçu
comme défectueux ou malformé ou seulement susceptible d’être
amélioré nous met face au paradoxe de cette demande généralisée
d’optimiser ou améliorer un corps qui fut longtemps regardé
comme le paradigme de la perfection. Cette réflexion nous oriente
vers la puissance des techniques médicales contemporaines et les
nouvelles possibilités qu’elles ouvrent ; elle interroge aussi le
rôle des médias dans la promotion du désir de surpasser
le corps humain biologique ‘traditionnel’ et le façonnage des nouvelles
normes du corps désiré ou désirable.
Jetant un regard vers l’avenir, les fantasmes
de ‘cyborgs’ surpuissants ou d’êtres qui jouissent d’une éternelle
jeunesse peuvent nous mettre en garde contre certaines dérives des
techniques amélioratrices. De l’autre côté, la compréhension
du passé peut nous aider à qualifier nos pratiques contemporaines
en situant notre représentation du corps à l’égard
des traditions qui le valorisaient autrement avec des justifications et
références différentes. Ce double éclairage
doit ainsi permettre de mieux contextualiser sinon comprendre la volonté
actuelle d’améliorer l’apparence et les performances humaines.
--- Jeudi 22 janvier Lille (Bibliothèque
de Philologie, salle B4.056) première journée du séminaire
sur le livre Êta de la Métaphysique d'Aristote, co-organisé
par l'Université Lille 3 et le FNRS (Belgique). Responsables
: Annick Stevens (Liège), Pierre Destrée (Univ. Catholique
de Louvain) et Michel Crubellier (Lille). Programme: 10 h : Métaphysique
H 1, présentation par M. Zingano (USP, Sao Paulo). - discussion.
14 h : Métaphysique H 2, présentation par M. Crubellier (Université
Lille 3). - discussion.
--- Le
Parlement des Philosophes organise des Journées
d'étude sur Franz Rosenzweig les 8, 9 et 10 Janvier 2009.
Projet scientifique Notre intérêt se centrera sur quelques
textes que Franz Rosenzweig, soldat autrichien combattant dans la défense
anti-aérienne, a écrits au cours des dernières années
de la Première Guerre mondiale sur le front des Balkans (en Macédoine
et en Serbie). L’expérience de la guerre et le départ d’Allemagne
contraignent l’auteur de Hegel et l’État (1920) et de L’Étoile
de la Rédemption (1921) à penser la transformation de l’ère
européenne en une ère planétaire et à expliquer
le « passage » de la terre au monde et la rivalité entre
les peuples. Il semble nécessaire de pointer aujourd’hui le sens
profond de ces textes – dont les trois plus importants de cette période
ont été traduits en français (Confluences, Vrin, 2003)
– et de montrer dans quelle mesure Rosenzweig est le précurseur
et le chef de file de la pensée de l’espace européen et,
en général, du processus de globalisation. Nous nous proposons
deux tâches : 1/ Examiner dans le contexte des différents
penseurs de la (géo)politique ou de la théologie politique
de ce siècle la tentative de Rosenzweig de comprendre la guerre,
les découpages territoriaux dans la guerre, l’appropriation de la
terre, sa compréhension de la frontière, de l’espace, du
peuple, de la géopolitique, du rapport entre la mer et la terre,
du monde et de l’État mondial, de l’histoire. Est-il possible de
parler de Rosenzweig comme d’un théoricien de la politique ou de
la théologie politique ? Qui sont ses modèles ? Est-il possible
de reconstruire l’influence des livres qu’il a lus au cours de ces années-là
? Est-il possible de retrouver l’influence des ces textes dans d’autres
philosophies de la politique et du droit ? 2/ La seconde direction, qui
ne cède en rien à la première, consiste à tenter
de déterminer le statut de ces textes politiques de Rosenzweig à
l’égard de la totalité de son œuvre. Cela suppose de relire
ses autres ouvrages et traductions à la lumière de ces réflexions
sur la guerre, et inversement, de questionner la transformation de la critique
rosenzweigienne de la conception hégélienne de l’État,
du sacrifice, et de l’histoire, de même que l’influence implicite
et explicite de sa judéité sur sa compréhension de
la guerre et du monde.
--- Colloque
international "Mystique et philosophie" 2-5 avril 2009 sous la
responsabilité de Géraldine Roux Dans le cadre du PPF présidentiel
sur "le fait religieux" et en partenariat avec l’UMB - EA 2326 «
philosophie allemande » Projet scientifique : Les pistes de réflexion
de ce colloque porteront principalement sur la question de la naissance
de la mystique dans sa confrontation, tout en y puisant ses sources, avec
le courant dit rationaliste, la question de l’écriture mystique
– comment transcrire ou décrire l’expérience extatique ?
– et celle de l’excès, du passage à la limite que la mystique,
au sens large, semble produire sur le mode habituel de notre rationalité.
Le plus souvent, par le terme « mystique », on entend une expérience
extatique, incommunicable, indicible. Pour la rationalité, notamment
philosophique, elle apparaît comme une excession, voire une «
folie », ébranlant l’assurance du concept dans un déplacement
perpétuel du sens. Comment alors le discours philosophique peut-il
rendre compte de cette expérience ou de cette tension, sans pour
autant les ramener à un déjà-su, sans désactiver
leur sens subversif ? Comment penser la tension entre amour mystique et
rationalité philosophique : ne peut-on penser une modification de
la rationalité elle-même, ou tout au moins de son mode opératoire,
par son appréhension de la mystique qui la pousserait à la
limite de ses forces ?Ce colloque s’organisera autour de trois journées,
introduites par une conférence inaugurale, et qui se termineront
chacune par deux débats, approfondissant et relançant les
questions ouvertes par les interventions de la journée. Ces journées
confronteront des pensées modernes et contemporaines aux courants
mystiques médiévaux, afin d’en déterminer non pas
un corpus (peut-être et certainement impossible) mais des lignes
de convergences, à travers également leurs divergences. La
première journée sera consacrée à la question
« peut-on parler d’expérience mystique ? » avec pour
thèmes de débat « logos et expérience mystique
» et « raison philosophique et amour mystique ». La deuxième
journée interrogera « l’écriture mystique, entre logos
et hybris » et se terminera sur deux débats autour du «
paradoxe mystique » et du « rapport à l’image ».
La dernière journée traitera de la question « le retrait
et l’excès », avec notamment un débat sur « le
passage à la limite ». Le colloque s’achèvera le 5
avril sur une soirée-concert, avec les Polyphonies hébraïques
de Strasbourg, autour d’une lecture de textes – en arabe et en hébreu
– dont les traductions seront projetées sur grand écran.
--- Le Centre Alexandre Koyré a le plaisir
de vous convier à deux conférences exceptionnelles avec Mario
Biagioli (Harvard University):
- Le Jeudi 15 janvier 2009 de 14 heures à
18 heures : Authorship, patents and representation.
Dans le cadre de la séance commune du séminaire de Roger
Chartier au Collège de France et du séminaire » Sciences
et savoirs, commerce et États, politique et démocratie, 1750-1850
» animé par Frédéric Graber, CNRS (Centre de
Recherches Historiques), Fabien Locher, CNRS (Centre de Recherches Historiques),
Dominique Pestre, EHESS (Centre Alexandre Koyré) (INSERM, CERMES),
deux conférences seront proposées : Mario Biagioli : «
Priority, Originality, and Novelty : Construing the New in Science, Patents,
and Copyright ». Roger Chartier : « Privilèges, patentes
et copyright : comparaisons ». Discutant : Dominique Pestre (EHESS).
Cette séance se tiendra au Collège de France, 11 Place Marcelin
Berthelot, Salle 4.
- Le vendredi 16 janvier 2009 de 10 heures
à 12 heures : "Witnessing What and When? Kepler, Galileo,
and the Uses of Testimony" Mario Biagioli “Kepler made frequent use
of testimony to support his astronomical observations (before and after
the introduction of the telescope), while Galileo used witnesses almost
exclusively to demonstrate the priority (rather than the truthfulness)
of his astronomical discoveries. I argue that the practices of Kepler
and Galileo were informed by different legal traditions concerning testimony,
which were, in turn, different from those behind the use of witnesses in
the Royal Society. To make things a little more complicated,
it turns out that while Kepler frequently relied on witnessing practices,
he also saw them as epistemologically flawed and closer to the dubious
rhetoric of lawyers than to the truth-seeking practices of natural philosophers.
These contrasting and apparently contradicting stances open a new window
on the uses of testimony in early modern science and its received interpretations.”
Cette séance se tiendra au Centre Alexandre Koyré – Muséum
National d’Histoire Naturelle Pavillon Chevreul – 3è étage
57, rue Cuvier – 75005 Paris (Métro : Jussieu).
--- Le cours et le séminaire de Jacques
Bouveresse auront lieu au Collège de France tous les mercredis du
7 janvier au 8 avril 2009 (sauf le 18 février). Cours : Dans le
labyrinthe : nécessité, contingence et liberté chez
Leibniz (à 14 H). Séminaire : Usages de Wittgenstein (à
16 H 30) Programme du séminaire.
- 7 janvier Jean-Jacques Rosat, Collège
de France Le problème des concepts phénoménaux et
Wittgenstein.
- 14 janvier Valérie Aucouturier, Université
Paris 1 & University of Kent Usages de l'analyse conceptuelle chez
Anscombe : l’exemple de “l'intention”.
- 21 janvier Maia Ponsonnet, Université
Paris 8-Saint-Denis L’anthropologie avec Wittgenstein, et vice versa.
- 28 janvier Jérôme Dokic, EHESS
Le contexte de la certitude.
- 4 février Denis Perrin, Université
Grenoble 2 Kripke lecteur de Wittgenstein : le vague et l’usage.
- 11 février Aude Bandini, Collège
de France De la théorie de la proposition image à la sémantique
picturale de Sellars.
- 25 février François Clementz,
Université de Provence (Aix-Marseille 1) Russell, Wittgenstein et
la genèse de l'atomisme logique.
- 4 mars Delphine Chapuis-Schmitz, IHPST (Paris)
Analyticité et vérité logique : Wittgenstein et Carnap.
- 11 mars Jean-François Laplénie,
Université Paris 4 Wittgenstein chez Thomas Bernhard.
- 18 mars Gerhard Schmezer La croyance religieuse
comme équilibrisme : la philosophie de la religion dans le sillage
de Wittgenstein.
- 25 mars Élise Marrou, Université
Paris 10 et Université Paris 1 “Le moment wittgenstein des anthropologues”
: Veena Das, souffrance et subjectivité.
- 1er avril Bruno Ambroise, CNRS (CURAPP-ESS,
Amiens) Contextualisme et anti-représentationnalisme : usages de
Wittgenstein par Charles Travis.
- 8 avril Ludovic Soutif, FAPESP/Université
de São Paulo (USP) Expliquer la portée normative pragmatique
des états intentionnels – L'utilisation de Wittgenstein par Brandom.
Enseignement
--- Baccaluréat 2009. Les épreuves
écrites commencent avec la philosophie le 18 juin 2009.
Colloques, séminaires,
stages (non reportés dans le calendrier)
Attention: les annonces ne sont pas classées
chronologiquement!
--- Professeur Anne Fagot-Largeault au Collège de France.
Ontologie du devenir, 3. Les jeudis, de 10h30 à 12h30 Collège
de France, Amphithéâtre Maurice Halbwachs 11 Place M. Berthelot
75005 Paris. Premier cours : 29 janvier 2009, Deuxième cours: 5
février 2009, Troisième cours: 12 février 2009, Quatrième
cours: 5 mars 2009, Cinquième cours : 12 mars 2009. Un
document de travail détaillé sera disponible pour chaque
cours sur la page d'accueil de la Chaire de philosophie des sciences biologiques
et médicales (les
cours des années précédentes sont disponibles).
--- Séminaire platonicien de l’Université de Paris
I Panthéon-Sorbonne E.A. 2482 GRAMATA
"Groupe de Recherches Antiquité Moyen-Age Tradition Arabe" U.F.R.
de Philosophie, 17, rue de la Sorbonne, 75005 PARIS. Les séances
ont lieu le vendredi de 10h à 12h et de 14h à 17h à
l’Ecole Normale Supérieure 45, rue d’Ulm 75005 PARIS. Le
programme complet de l’année 2009 est consultable et téléchargeable
sur le site de notre équipe: sous la rubrique “Actualités”.
Le
Théétète de Platon (suite et fin) Vendredi 16 janvier
2009 : Salle CAVAILLES. Monique Dixsaut (Université de Paris
I Panthéon-Sorbonne) : « Logos et doxa (Théétète,
206c-210a et République, V) ». Denis O’Brien (CNRS, Centre
Jean Pépin) : « La doctrine secrète et les paradoxes
de la grandeur et du nombre ».
--- UNIVERSITE d'ÉTÉ
JEUNES CHERCHEURS BIOETHIQUE, SCIENCES et SOCIETE. 18 et 19
septembre 2009.
I OBJECTIF: Dans le cadre de son programme QUAERETHICA (www.iales.org)
de promotion de la recherche en sciences sociales dans le domaine
de l'éthique des sciences, l'Association internationale droit, éthique
et science organise annuellement une université d'été
des jeunes chercheurs. Celle-ci est destinée à
encourager de nouvelles perspectives de recherches notamment pluridisciplinaires
et à faciliter leur réalisation. Elle invite ainsi les jeunes
chercheurs à soumettre à la réflexion et au
débat des projets sur un sujet préalablement fixé
qu'un jury sélectionnera et qui seront présentés au
cours de deux journées de réflexion en présence d'autres
chercheurs, de praticiens et d'universitaires.
II CANDIDATURES et ORGANISATION: Les candidatures sont ouvertes aux
chercheurs francophones de toutes les disciplines désirant apporter
une contribution originale à l'étude des rapports entre science
et société. Les candidats désirant propose un thème
de recherche à partir de leur expérience professionnelle
son aussi encouragés à le faire. Un appel à contribution
est lancé en janvier de chaque année, les candidats devant
soumettre, pour le 30 avril au plus tard, un texte développant
un argumentaire original sur le thème choisi et valorisant des pistes
de recherche pluridisciplinaire. Un jury examine les propositions
de contribution et sélectionne, à la mi-mai, les candidats
qui participent à l'université d'été. Chaque
candidat retenu sera l'exposant principal d'une session de l'université
d'été et devra répondre à l'analyse critique
de deux contradicteurs. Le jury décernera un prix annuel qui confèrera
notamment au chercheur couronné la qualité de rédacteur
invité du Journal international de bioéthique avec la possibilité
de contribuer à l'élaboration d'un numéro spécial
sur le thème ayant fait l'objet de ses travaux.
III PARTICIPANTS: Hormis les candidats chercheurs, la participation
est ouverte à tous et particulièrement à l'ensemble
des chercheurs francophones.
IV LIEU et DATES : Il est proposé d'organiser cette université
d'état (2 jours) dans une ville différente en partenariat
avec une université ou une institution académique. En
2009, l'Université d'été sera accueillie les 18 et
19 septembre 2009 à l'Université Paul Cézanne à
Aix en Provence par le Centre de droit de la santé (Prof Antoine
Leca).
Vi THEME : Le thème retenu pour l'année 2009
est : la GOUVERNANCE. La gouvernance est susceptible de se décliner
suivant une liste non exhaustive d'approches (comités d'éthique
et gouvernance, les agences et la gouvernance sanitaire, recherche scientifique
et gouvernance, gouvernance et justice sociale, gouvernance et accès
aux soins, gouvernance des interventions dans les pays en développement,
gouvernance et développement durable).
--- L'usage chez Heidegger
et Wittgenstein. Date: Samedi 17 Janvier 2009. Lieu: Université
Paris 1 Panthéon-Sorbonne 17, rue de la Sorbonne. 75005 Paris. Escalier
C, 1er étage, Salle Lalande. Organisation: Charlotte GAUVRY.
9h15: Vincent GRONDIN (Université de Montréal - Université
Paris 1 - EXeCO) Wittgenstein et la "préhistoire" du sens.
10h15: Jean-Claude MONOD (CNRS - Archives Husserl) Un « pragmatisme
ambigu » ? L' « en tant que » herméneutique au
regard des Recherches philosophiques.
11h30: Françoise DASTUR (Université de Nice Sophia-Antipolis
- Archives Husserl) Langage et métaphysique chez Wittgenstein et
Heidegger.
14h: Raphaël EHRSAM (Université Paris 1 - EXeCO) "La philosophie
ne doit en aucune manière porter atteinte à l'usage effectif
du langage" (RP, § 124): Wittgenstein et les enjeux de la description.
15h: Jean-Philippe NARBOUX (Université Bordeaux 3) La logique
au crible de l'usage: quotidienneté et primitivité chez Heidegger
et Wittgenstein.
16h15: Charlotte GAUVRY (Université Paris 1 - EXeCO) L'usage
recouvre t-il le contexte chez Heidegger et Wittgenstein ? Usage et échec.
17h15: Jocelyn BENOIST (Université Paris 1 - Archives Husserl.)
L'usager des signes
Argument:
Le XXe siècle philosophique se distingue
par un intérêt accru pour les pratiques et les usages du monde.
Nous entendons alors interroger la notion centrale d' « usage »
par une confrontation entre l'acception heideggérienne de la notion
- telle qu'elle est travaillée jusqu'à Sein und Zeit - et
celle de la pragmatique de Wittgenstein.
Du Tractatus logico-philosophicus aux Philosophische
Untersuchungen, Wittgenstein défend avec constance la thèse
pragmatique que tout acte de langage est tributaire de la manière
dont on en use. L' « usage », inscrit dans le monde, est l'instance
ultime de la détermination du sens et de son contexte. C'est cette
prévalence que l'on pourra analyser et interroger.
Un recours prudent aux analyses phénoménologiques du
premier Heidegger s'avère alors fécond. Sein und Zeit témoigne
certes du rôle déterminant de l' « usage » dans
la constitution des contextes et du sens. L'œuvre s'affirme comme une analytique
de la quotidienneté ancrée dans le monde. Cet ancrage est
bien plus pragmatique que spatial: l' « in-der-Welt-sein »
est une pratique du monde, son commerce (« Umgang »). Le sens
lui-même est construit par l' « usage »: loin d'être
référentiel, il est travaillé par ses structures de
renvoi. Pour autant, restent de cruciales divergences avec l'acception
wittgensteinienne. Cet « usage » heideggérien est d'emblée
posé comme catégorial et comme déterminé par
et pour le Dasein. Dès le §9, la catégorie de la Zuhandenheit:
de l' « être-à-portée-de-la-main » le recouvre.
Un tel « usage » est formel et, en un sens, transcendantal.
La divergence avec l'acception wittgensteinienne est ici irréductible.
Elle est à travailler.
La confrontation de la pensée de Wittgenstein
aux cours antérieurs à Sein und Zeit, antérieurs à
la conception de la figure du Dasein, s'avère alors pertinente.
L'analyse de la facticité des premiers cours de 1919-25, marquée
par l'herméneutique de Dilthey et par la philosophie bergsonienne
de la vie, présente l'avantage certain d'interroger les éventuelles
déterminations de la notion d' « usage » sans recourir
au postulat d'une détermination apriori ou conventionnelle. On analysera
alors ces premiers cours: la refonte du concept husserlien d'intentionnalité
sous le couple conceptuel « Bezugssinn/ Vollzugssinn », la
reformulation de la notion de « contexte » par la triade «
Umwelt/ Mitwelt/ Selbstwelt » pour interroger la notion wittgensteinienne
d' « usage » et ses potentielles limitations, par le réel,
par la vie ou par la nature.
--- La première
séance 2009 du séminaire Enjeux anthropologiques, culturels
et philosophiques des nanosciences et nanotechnologies, placé sous
la responsabilité de Xavier Guchet (Université Paris I) et
Sacha Loeve (Université Paris X, Lyon I), et organisé par
l’Institut de recherche et d’innovation (IRI), aura lieu jeudi 15 janvier
2009 de 17h à 19h dans la Salle du Collège sur la Piazza
Beaubourg. L’entrée se fera à partir de 16h45. Cette
séance sera l’occasion d’accueillir Isabelle BRUNO (sciences politiques,
Université Lille 2) qui introduira le séminaire par une analyse
critique du concept de "société de la connaissance" (à
lire: I. Bruno, A vos marques, prêts... cherchez ! La stratégie
européenne de Lisbonne, vers un marché de la recherche, Bellecombe-en-Bauges,
Editions du Croquant, 2008). Vous trouverez ci-dessous l’intégralité
du programme du séminaire.
Séminaire Enjeux anthropologiques, culturels et philosophiques
des nanosciences et nanotechnologies. Le séminaire Enjeux anthropologiques,
culturels et philosophiques des nanotechnologies sera consacré cette
troisième et dernière année à l’examen des
dynamiques sociales associées aux innovations en micro- et nanotechnologies.
La question sera traitée du point de vue de la construction d’une
« société européenne de la connaissance »,
considérée comme une priorité depuis la conférence
de Lisbonne en 2000. Comme l’indique clairement le rapport d’un groupe
de travail mandaté par la Commission européenne, les nanotechnologies
et plus généralement les technologies convergentes doivent
être considérées comme une opportunité pour
construire une société européenne de la connaissance,
c’est-à-dire une société dans laquelle les connaissances
n’émanent pas des seuls scientifiques et experts mais sont «
co-construites » par l’ensemble parties prenantes, notamment le public.
Comment ce programme de construction d’une société de la
connaissance s’articule-t-il aux dynamiques de recherche et d’innovation
en micro- et nanotechnologies ? Que signifie « co-construire »
des connaissances ? Comment le public est-il invité à «
co-construire » des connaissances ? Quel rôle pour les sciences
humaines et sociales dans ce contexte et quel type de connaissance produisent-elles
? Le séminaire se focalisera sur le cas grenoblois.
Accès: anne-sophie.francois@centrepompidou.fr
- Jeudi 15 janvier de 17h à 19h: intervention d’Isabelle
BRUNO (sciences politiques, Université Lille 2), auteur d’un ouvrage
sur la notion de « société de la connaissance ».
- Jeudi 26 février de 17h à 19h: intervention d’Aurélie
DELEMARLE (gestion, ESIEE), auteur d’une thèse sur l’émergence
de MINATEC.
- Jeudi 26 mars de 17h à 19h: intervention de Dominique VINCK
(sociologie, Université Pierre Mendès-France, Grenoble),
sur les dynamiques de la recherche en micro- et nanotechnologies.
- Jeudi 9 avril de 17h à 19h: intervention de Céline
VERCHERE (sociologie, CEA-LID, Grenoble), sur les usages anticipés
des micro- et nanotechnologies.
- Jeudi 14 mai de 17h à 19h: intervention d’Alain KAUFMANN
(sociologie, Université de Lausanne), sur les débats publics
autour des nanotechnologies.
- Jeudi 11 juin de 17h à 19h: intervention de Xavier GUCHET
et Sacha LOEVE. Clôture du séminaire.
Lieu: salle du Collège sur la Piazza Beaubourg. Pour télécharger
les conférences et séminaires: aller dans la rubrique «Fonds
documentaires», cliquer sur «Accéder aux fonds».
Nom d’utilisateur: «fonds» et mot de passe: «institut».
--- Hermann von Helmholtz: Théoricien de la perception, philosophe
de l’esprit Samedi 7 février 2009. Organisation : Sabine PLAUD.
Lieu : Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – UFR de philosophie,
17, rue de la Sorbonne. 75005 Paris, Escalier C, 1er étage, Salle
Lalande.
9 h15 : Edwin Glassner (Wiener Kreis Institut, Vienne) : « Benno
Erdmann's formal empiricism and the resolution of the tension between Helmholtz's
causal theory of perception and his psychophysical parallelism ».
10h : Matthias Neuber (Université de Tübingen) : «
Helmholtz's theory of space perception and its influence on Schlick ».
11h : Antonia Soulez (Université Paris 8) : « Helmholtz
et l’idée d’un système naturel de la musique ».
11h45 : Frédéric Pascal (EHESS – Institut Jean Nicod):
« La relation entre le monde physique, la sensation et la discrimination
perceptive sur le domaine de l'acoustique et de l'audition ».
14h : Ouverture de l’après-midi – Présidence: Guillaume
Garreta (Université Paris 1, EXeCO, CIPh).
14h : David J. Hyder (Université d’Ottawa): «L’argument
"transcendantal" du premier article de Helmholtz sur la géométrie».
14h45 : Christophe Bouriau et Gerhard Heinzmann (Archives Poincaré,
Nancy) : « Perception et inférences inconscientes : le mythe
de l'immédiateté perceptive ».
15h45 : Michael Heidelberger (Université de Tübingen) :
« Helmholtz criticized: Hering, Mach, Riehl, James.
16 h 30 : Sabine Plaud (Université Paris 1 – ExeCO) : «
Des faits dans la perception aux faits dans la proposition : L’articulation
entre signe et image chez Helmholtz et Wittgenstein ».
--- Rencontres philosophiques Descartes-Diderot. Axel Kahn, «
Liberté, liberté chérie », le 13 janvier. Marcel
Gauchet, « Comprendre l'histoire de la démocratie »,
le 17 février. Yves Charles Zarka, « Qu'est-ce que l'anti-politique
? », le 10 mars. Philippe Raynaud, « La politesse des Lumières
», le 7 avril. Sorbonne, amphithéâtre Durkheim (entrée
par le 1, rue Victor Cousin, Galerie Gerson, puis Galerie Claude Bernard
au fond à gauche, Escalier I, 1e étage) Le mardi de 18 h
30 à 20 h 30. Responsables : François Jullien (Université
Paris Diderot) et Yves Charles Zarka (Université Paris Descartes).
--- Présentation
et programme du cycle art [espace] public 2009.
Art [espace] public est un cycle de rencontres-débats proposé
par le Master professionnel Projets Culturels dans l'Espace Public de l’université
Paris 1, en partenariat avec Stradda, magazine de la création hors
les murs. Il rassemble chaque année à la Sorbonne trente
intervenants – artistes œuvrant dans l’espace public, acteurs et penseurs
de l’urbain, opérateurs culturels, géographes, philosophes...
– et plusieurs centaines de participants, membres du genre urbain attentifs
à ce que font les artistes dans (et de) l’espace public, curieux
de la manière dont peuvent se nouer les liens entre création,
cultures, populations et territoires.
Parce que les espaces publics sont de plus en plus normalisés,
privatisés, surveillés, parce que les récits formatés
du storytelling saturent les imaginaires de manières et de matières
souvent insignifiantes, parce que la « misère symbolique »
croît, il nous semble nécessaire de suivre ces tentatives
d’invention d’autres récits, d’autres images, d’autres lieux de
rencontre et de partage, ici et ailleurs, qui essaient d’activer ou de
réactiver la dimension publique de l’espace public, son caractère
poétique et/ou politique.
Une ligne de force traverse cette 3ème édition du cycle
art [espace] public : la « fabrique de l’urbanité ».
Trois rencontres montrent comment la ville peut s’inventer autrement (1,
6 et 7) et témoignent de l’essor de démarches conduisant
les artistes à travailler hors des cadres de la production et de
la diffusion culturelles traditionnelles, en association avec des architectes
et des urbanistes. L’utopie est au cœur de la rencontre 5, proposée
à l’occasion des trente ans d’ilotopie, une compagnie phare des
arts de la rue, mais est aussi présente en filigrane dans d’autres
débats, comme celui consacré à la production d’espaces
publics partagés par les artistes et les acteurs culturels (3).
Centré sur les nouvelles écritures du graffiti, le deuxième
rendez-vous du cycle fait également écho à la question
de la ville mobile et des esthétiques du déplacement (rencontre
4).
Parce que l’espace public n’est pas une notion universelle ni uniforme,
en ouverture de chaque rencontre, nous passerons quelques minutes ailleurs
(Marrakech, Kinshasa, Rio de Janeiro...), en images, pour rappeler la diversité
des lieux publics et celle des projets artistiques qui s’y déploient,
et les déplacent.
Pascal Le Brun-Cordier
Professeur associé, directeur du Master Projets Culturels dans
l'Espace Public
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
1. La fabrique de l’urbanité Focus sur l’Île de Nantes
De plus en plus d’opérations de renouvellement urbain s'inscrivent
dans une approche globale, intègrent des volets artistiques et culturels,
associent une expertise sensible portée par des artistes aux expertises
techniques traditionnelles. Au-delà du strict cadre bâti,
ces projets interrogent l’agir et l’être urbain contemporains, revisitent
les formes et les usages, les représentations collectives et les
imaginaires partagés. Pourquoi les artistes sont-ils invités
à participer à ces projets ? Que peuvent-ils faire à
la ville en construction ? Comment contribuent-ils à la création
de nouvelles urbanités ?
Trois rencontres du cycle art [espace] public seront consacrées
à ces questions. La première rassemblera des acteurs du projet
de l’Île de Nantes, dont Alexandre Chemetoff, architecte et paysagiste,
grand prix de l’urbanisme (2000), et François Delarozière,
concepteur et constructeur de machines de spectacle, notamment des Machines
de l’Île. Ils nous raconteront comment s’invente la transformation
de ce territoire, l’une des plus intéressantes engagée ces
dernières années en Europe. Sur le même thème,
rendez-vous également le 6 et le 13 mars.
Vendredi 30 janvier 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu
2. Les nouvelles écritures du graffiti
À l’heure du tout numérique, alors que la ville est saturée
d’images et de discours, que la lutte anti-graffiti se poursuit mais que
les galeries et le marketing s’en sont emparé, que devient le graffiti
? Light painting, graffiti sonore, laser tag, graffiti invisible, reverse
graffiti, vidéo graff… Comment les graffeurs ont-ils fait évoluer
leurs pratiques ? Quel est le rôle du web et des nouvelles technologies
? Jusqu’où l’extension du terme graffiti peut-elle aller ? Avec
des artistes et des observateurs du graffiti, nous interrogerons ces évolutions
et ouvrirons le débat autour des notions de légalité,
d’engagement, de visibilité et de diffusion. Avec Marko-93, artiste
(light painting/kalligraffism), David Renault, plasticien et musicien (graffiti
sonore/ NomadIC), Annick Rivoire, journaliste (Poptronics, média
des cultures électroniques), et des acteurs de la scène graffiti
française. Vendredi 6 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne,
amphi Richelieu. Sur le même sujet, lire le dossier publié
dans le numéro de janvier 2009 de Stradda.
3.Comment produire des espaces publics ? Projets d’artistes et expériences
culturelles
Alors que l'espace public semble se normaliser, s'émietter,
voire s'effacer, raréfiant les circonstances de sociabilité
et d'échange qui permettent à l'individu de prendre part
et d'agir sur son environnement, des démarches artistiques et culturelles
tentent de produire de nouveaux espaces communs partagés. Éminemment
politiques, souvent dans la mouvance des « nouveaux territoires de
l’art », ces démarches dessinent de nouvelles formes de vivre
ensemble. Comment ces espaces de la rencontre et de la confrontation se
façonnent-ils ? Quels dialogues s’établissent avec le territoire
? Quelles places pour l’art ? Autour de quelques projets, éphémères
ou durables, nous verrons comment les artistes et les opérateurs
culturels peuvent contribuer à la fabrication d’espaces publics.
Avec Francis Peduzzi, directeur du Channel, scène nationale
de Calais, un projet artistique et culturel écrit avec la ville
et ses habitants ; Jean-Baptiste Haquette, directeur de la Maison Folie
de Lille-Moulins, un équipement intermédiaire entre la maison
de quartier et le centre d’art ; Gabi Farage, artiste et architecte, concepteur
de projets nomades visant à fabriquer des espaces publics avec la
population au sein du collectif Le Bruit du Frigo (Bordeaux). Vendredi
13 février 2009, 19h-21h. Lieu indiqué par mail après
inscription
4. La ville mobile à l'œuvre
Accélération des échanges, intensification des
flux, multiplication des non-lieux : les villes semblent aujourd’hui moins
façonnées par l’architecture que par la prolifération
d’une culture basée sur la vitesse et le déplacement. Sensibles
à ces évolutions qui transforment la structure des villes,
le statut des communautés nationales et des individus, de nombreux
artistes ont fait de la mobilité le thème de leur création,
tentant de nous faire éprouver les nouveaux états de la condition
urbaine. Expériences théâtrales et chorégraphiques
interactives, déplacements physiques ou cheminements imaginaires,
jeu sur la vitesse, la simultanéité ou le ralentissement
: que recouvrent ces esthétiques du déplacement ? Vers quels
imaginaires géographiques ouvrent-elles ? Quelles transformations
des usages entraînent-elles ?
Avec Alix de Morant, journaliste et chercheur, auteur d’une thèse
intitulée "Nomadismes artistiques, des esthétiques de la
fluidité" ; Corinne Ponthier, directrice artistique, Ici-Même
(Grenoble) ; Ali Salmi, danseur et chorégraphe (compagnie Osmosis).
Vendredi
20 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu
5. L’espace public, espace des possibles ?
Alors que les utopies semblent avoir déserté l'époque,
que les artistes de la rue et les architectes se sont assagis, l'espace
public peut-il encore être l’espace des possibles ? Des philosophes,
des artistes, des architectes le pensent et le prouvent. Ainsi la compagnie
ilotopie qui, depuis trente ans, ambitionne de lutter contre l'effacement
du sens que se voit imposer l'espace public, opérant aux frontières
des enjeux individuels et sociaux, au travers de multiples « champs
d’expériences », performances, actions de « Land Act
»... Trois interrogations au cœur de cette rencontre : à quelles
conditions les scénographies urbaines sont-elles créatrices
d'utopies ? Comment « rendre le possible à nouveau disponible
» ? « La perte de l'anticipation artistique et politique serait-elle
fatale à l'art » (Bruno Schnebelin) ?
Autour de Bruno Schnebelin et Françoise Léger, directeurs
artistiques d’ilotopie, cette rencontre réunira Jean-Jacques Delfour,
philosophe, et le jeune collectif d’architectes Exyzt, qui réalise
des installations éphémères chargées d’utopies.
Vendredi 27 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi
Richelieu
6. La fabrique de l'urbanité Focus sur Ville +
Ville + est un dispositif visant à enrichir la transformation
d'un territoire urbain grâce à la commande artistique. Mis
en œuvre par la Ville de Paris en 2009, ce programme pluriannuel accompagne
la revalorisation de l'Est parisien dans le cadre d'un Grand Projet de
Renouvellement Urbain. Par la création d'œuvres artistiques révélant
des univers variés, ce laboratoire de projets expérimente
de nouveaux outils dans le processus de fabrication de la ville en impliquant
des architectes, artistes, graphistes, designers, paysagistes, mobilisés
pour la singularité de leurs savoir penser et de leurs savoir faire.
En compagnie des initiateurs de Ville +, nous explorerons et mettrons en
débat les potentialités ouvertes par ces démarches
innovantes.
Avec Jean-Christophe Aguas, chargé de mission Culture, DPVI-Délégation
à la politique de la Ville et à l'Intégration (2007),
Ville de Paris ; Emeline Bailly, urbaniste, chef de projet politique de
la Ville, DPVI, Ville de Paris ; Steven Hearn, producteur délégué,
Le Troisième Pôle ; Claire Petetin, architecte, commissaire
artistique et scientifique de Ville + ; Nathalie Viot, conseiller artistique,
Direction des Affaires Culturelles, Ville de Paris.
Vendredi 6 mars 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Descartes.
7. Le Grand Paris nous appartient Ou la culture métropolitaine
partagée
Paris doit passer à la dimension métropolitaine, s'élargir,
partager. L'idée d'un Grand Paris agite le monde politique. Une
« vision » a ainsi été demandée à
des équipes d’architectes et de concepteurs. C'est une occasion
d'ouverture, complexe et rare. C'est aussi une occasion d'aération
des esprits, de mise en mouvement des initiatives, de libération
de nouvelles énergies contributives. Pour l'équipe réunie
autour de Jean Nouvel, un nouveau « savoir-ville » s'invente,
la dimension culturelle au coeur. Cette dimension culturelle qui permet
le retournement de situations par des renversements de regards ; celle
qui invite le plus grand nombre, experts ou non, à être partie
prenante ; celle qui suggère de nouvelles représentations
; celle qui se fonde sur les pratiques et les usages ; celle qui invente
et mêle temps, rythmes et pulsations. Le Grand Paris se dessine (et
se destine) à cette condition. Avec Luc Gwiazdzinski, géographe,
enseignant-chercheur, Maud Le Floc’h, Pôle des Arts Urbains, Fabrice
Lextrait et Jean-Paul Robert, collaborateurs des Ateliers Jean Nouvel.
Vendredi
13 mars 2009, 19h-21h. Lieu indiqué par mail après inscription.
En collaboration avec pOlau, Pôle des arts urbains.
--- FROM RICOEUR TO ACTION: AN INTERDISCIPLINARY CONFERENCE. UK-IRELAND
SOCIETY FOR RICOEUR STUDIES CONFERENCE. June 23-24, 2009. This conference
will be held at the University of Kent (Canterbury, UK). CONFIRMED KEYNOTE
SPEAKERS: Dr. Pamela S. Anderson (Philosophy, Oxford University), Prof.
George H. Taylor (School of Law, University of Pittsburgh), Prof. Olivier
Abel (Faculté libre de théologie protestante de Paris) .
SUBMISSION DEADLINE: Friday, April 24, 2009.
There is an arrangement with Continuum to review a formal proposal
for publication of a selection of the conference papers as an edited volume
on Ricoeur, for their series in Continental Philosophy.
SUBMISSION INSTRUCTIONS: Papers addressing all aspects of Ricoeur's
work in relation to contemporary social, political, economic and environmental
crises are welcome. Areas of particular interest include but are not limited
to: Social Praxis, Political Theory and Identity, Political Economy, Theology,
Religion and Society, Hermeneutics and Law, Ethics and Nature, Literary
Theory and Self-Understanding. A partial list of Ricoeur’s work and themes:
Lectures on Ideology and Utopia, The Just, The Course of Recognition Oneself
as Another, Thinking Biblically, The Symbolism of Evil, Figuring the Sacred,
Memory, History, Forgetting, History and Truth, Fallible Man, L’Homme Capable.
For purposes of consideration, please submit an electronic abstract
only (of roughly 300-500 words) and attach a separate title page that includes
the paper's title, the author's name, institutional affiliation, mailing
address, and email address. Notification of acceptance will be given via
email. Final papers should not exceed a length of 3000 words (or twenty
minutes when read aloud). Abstracts and queries should be sent to: Dr.
Todd Mei (University of Kent) at T.Mei@kent.ac.uk.
--- La deuxième séance du séminaire "Penser
la guerre : autour des recherches et des publications récentes"
aura lieu mardi 13 janvier 2009 de 19h à 21h à l'EHESS
(105, bd. Raspail Paris 6e) en salle 4.
Le thème de cette séance sera "Guerre, paix et
raison d’État". Invités: Olivier Chopin, auteur d’une thèse
sur la raison d’État et les services secrets, postdoctorant CNRS
au Centre Raymond-Aron et Sébastien Laurent, maître de conférences
à l’université Bordeaux III, co-auteur avec Olivier Forcade
de Secrets d’État. Pouvoirs et renseignement dans le monde contemporain
(Armand Colin, 2005)
- 17 février 2009 (exceptionnellement en salle 2) : Le
cheval de Troie : philosophie d’un stratagème. Avec Philippe
Capet, auteur d’une thèse sur la philosophie du mensonge, ingénieur
chez Thalès et Vincent Descombes, directeur d’études à
l’EHESS, auteur de Le complément de sujet. Enquête sur le
fait d’agir de soi-même (Paris, Gallimard, 2006).
- 10 mars 2009 : Qu’est-ce qu’une crise internationale ?
Avec
Thomas Meszaros, postdoctorant à l’Institut des hautes études
internationales de Genève et Michel Dobry, professeur de science
politique à l’université Paris-1.
- 14 avril 2009 : Penser les menaces sécuritaires : le cas
israélien. Avec Basile Dewez, doctorant en science politique
à l’EHESS, visiting fellow à l’Université hébraïque
de Jérusalem et Samy Cohen, directeur de recherches au CERI, a coordonné
Democracy at War against Terrorism. A Comparative Perspective (Palgrave,
2008).
- 12 mai 2009 : Qu’est-ce qu’une guerre civile ? Histoire et actualité
du concept de stasis Avec Ninon Grangé, Maître de conférences
à l’Université Paris-VIII, auteur d’une thèse de philosophie
politique sur la distinction entre guerre et guerre civile et Pierre Manent,
directeur d’études à l’EHESS, auteur d’Enquête sur
la démocratie. Études de philosophie politique (Gallimard,
2007).
--- Année 2008-2009 SÉMINAIRE DE PHILOSOPHIE ET MATHÉMATIQUES.
Ecole normale supérieure, Paris. Fondé par Maurice Loi. Pierre
CARTIER, Jean-Baptiste JOINET, Giuseppe LONGO, Jean PETITOT, Bernard TEISSIER.
Le séminaire se tient, sauf exception signalée, le lundi
à 18h 00, salle Weil, 45, rue d'Ulm, Paris. Thème: "CONTRADICTION,
NEGATION ET RAISONNEMENT PAR L'ABSURDE". PROGRAMME PRELIMINAIRE.
- 12 janvier 2009 : Jean-Yves Girard (Maths, CNRS et IML, Marseille)
"De la vertu négatrice de la négation au surmoi logique.".
- 19 janvier : Richard Tieszen (Philosophy, San Jose' Univ.,
Ca, USA) "Consistency, Incompleteness, and Goedel's Turn to Transcendental
Phenomenology".
- 2 février : Pierre Cartier (Maths, CNRS-IHES) "Vivre
avec une contradiction invisible".
- 9 février : Jean-Baptiste Joinet (Philosophie, Paris
I, et Informatique, PPS, Paris VII) "Négation et infini".
- 9 mars : Alain Prouté (Maths, Paris VII) "Le raisonnement
par l'absurde".
- 16 mars : Imre Toth (Philosophie-Histoire, Université
de Ratisbonne) "Platon Le Sophiste : l'être et le non-être
ou les fondements logiques et ontologiques du nombre irrationnel".
- 30 mars : Giuseppe Longo (LIENS, CNRS-ENS) "Négation,
circularités et dualités dans les analyses de l'état
vivant de la matière". Reférénces: [1], [2].
- 4 mai : Arturo Carsetti (Filosofia, Universitá Roma
II) "Négation, falsification et construction de la connaissance".
- 11 mai : Jean-Philippe Narboux (Philosophie, Université
Bordeaux III) "Négation et espace logique dans le Tractatus de Wittgenstein".
- 18 mai : Marco Panza (CNRS et Paris VII) "La preuve par l'absurde
et la notion d'analyse".
- 25 mai : Michel De Glas (CNRS et CREA, Polytehcnique) "Non
contradiction, tiers exclu et constructivité".
- 15 juin : Federico Leoni (Philosophie, Univ. Statale, Milano)
"Dialectique et non-contradiction. Pour une généalogie de
la formalization".
- 22 juin : Nathalie Charraud (Psycho, Paris VIII)) "Les paradoxes
avec Lacan".
--- Programme définitif du Colloque international organisé
à l'initiative de l'équipe PHÉACIE et du centre LOUIS
GERNET. Clisthène et Lycurgue d'Athènes. Autour du
politique dans la cité classique. Cette rencontre se tiendra
à Paris à l'Institut national d'histoire de l'art (INHA),
salle Giorgio Vasari (1er étage), les vendredi 30 et samedi 31 janvier
2009, de 9h à 18h. Vincent Azoulay et Paulin Ismard Responsables
scientifiques du colloque.
• En amont, le moment clisthénien est généralement
présenté, dans l’historiographie, comme le coup d’envoi de
la démocratisation de la cité. De fait, ces réformes,
autant qu’on puisse les reconstituer, ont de multiples facettes : elles
combinent des luttes politiques, où l’on devine des innovations
institutionnelles stricto sensu (avec la transformation de la Boulè
notamment), des jeux d’influence socio-économique (avec la question
des hétairies) et, enfin, un nouveau découpage territorial
(lié à la redistribution de la population civique dans ces
nouveaux cadres et débouchant sur la redéfinition de l’identité
civique). Autant d’éléments susceptibles de révéler
une configuration particulièrement riche du politique. • En miroir,
on analysera, en aval, la période lycurguéenne des années
340/320 av. J.-C. Ce moment correspond en effet à une réorganisation
profonde de la cité, tant sur le plan politique (avec l’instauration
de l’ekklesia kuria, l’assemblée principale), militaire (avec la
réforme de l’éphébie notamment), économique
(avec la réorganisation des finances civiques), mais aussi culturel
(puisqu’on fixe un texte officiel pour les trois grands Tragiques du Ve
siècle) et religieux (les statues et les temples de l’Acropole sont
restaurés). Cette phase aboutit à la création d’une
nouvelle société politique athénienne, désormais
mieux hiérarchisée et formalisant davantage les rapports
entre les différentes sphères de l’activité sociale.
C’est au demeurant cette Athènes là qui est décrite
dans l’oeuvre d’Aristote – une oeuvre qui, précisément, distingue
et hiérarchise, et sur laquelle se fondent bon nombre d’historiens
et de philosophes contemporain pour penser le politique. Ces deux moments
charnières sont peut-être l’occasion rêvée d’entrevoir,
à la manière d’une coupe géologique, le politique
dans ses multiples articulations. Pour les Grecs, la politique était
loin de se réduire aux seuls mécanismes institutionnels.
Chez Aristote, ta politica désigne en effet tout ce qui concerne
la polis. Et la polis représente l'organisme naturel dans lequel
l’homme peut mener une vie heureuse, faite d’activités très
diverses, qui ne se limitent nullement à la participation à
l’exercice du pouvoir. C’est pour tenir compte de cette définition
grecque, bien distincte de la nôtre, qu’on parlera ici du politique
et non de la politique : par ce léger décalage, on privilégiera
une approche englobante du phénomène, selon une tradition
d’analyse remontant aux Grecs eux-mêmes et réactivée
au siècle dernier par Carl Schmitt et Hannah Arendt. Invoquer une
telle conception ne va toutefois pas sans risque : elle donne au politique
un caractère totalisant, voire totalitaire, au risque de dissoudre
la notion en lui donnant une extension exagérée. Le travail
de l’historien consiste dès lors à étudier les articulations
changeantes entre la politique, au sens étroit du terme (institutions
et vie politique), et le politique au sens large – l’ensemble des pratiques
sociales définissant la vie en cité. C’est dans cette perspective
que le colloque se propose d’examiner deux événements-phare
dans l’histoire d’Athènes qui, historiographiquement, ont souvent
été lus comme des moments de rupture – rupture que nous souhaiterions
interroger. Aux deux extrémités de ce qu’il est convenu d’appeler
la cité classique, le moment clisthénien et la refondation
lycurguéenne permettent d’envisager le politique de façon
élargie.
--- Le
séminaire Philosophie et sciences sociales a le plaisir
d'accueillir, pour sa première séance, Laurent PERREAU (Université
de Picardie Jules Vernes) le vendredi 06 Février 2009 de 14h à
16h dans les locaux de NoSoPhi à la Sorbonne. Séminaire Philosophie
et sciences sociales. Vendredi 06 Février 2009, 14h – 16h Laurent
PERREAU «Phénoménologie et sociologie : le cas Alfred
Schütz». La séance aura lieu dans la salle de lecture
de NoSoPhi à la Sorbonne (entrée par le 1, rue de la Sorbonne,
75005 Paris, escalier K au fond de la Galerie Dumas, 2ème étage,
couloir à gauche, salle G 615 Bis, 01 40 46 33 64).
Vendredi 06 Février 2009: Laurent PERREAU (Université
d'Amiens), «Phénoménologie et sociologie: le cas Alfred
Schütz». [14h-16h en salle nosophi]
Vendredi 13 Mars 2009: Claude GAUTIER (Université de Montpellier),
«Les pratiques chez Pierre Bourdieu: entre reproduction et histoire».
[14h-16h en salle nosophi]
Vendredi 03 Avril 2009: Catherine COLLIOT-THÉLÈNE (Université
de Rennes), «Max Weber, une sociologie sans société».
[16h-18h en salle nosophi]
Vendredi 15 Mai 2009 : Alain LEROUX (Université d'Aix-en-Provence),
«De l'allocation personnelle au projet Entr'aide MAIF : histoire
d'une idée mise en acte». [14h-16h en salle nosophi]
Vendredi 29 Mai 2009 : Philippe DESCOLA (Collège de France),
«Anthropologie réflexive et philosophie spontanée».
[14h-16h en salle nosophi]
Vendredi 12 Juin 2009: Frédéric BRAHAMI (Université
de Besançon), «Ce que la Révolution française
fait à la philosophie». [14h-16h en salle nosophi]
--- Séminaire "la diversité
des faiseurs de science" Vendredi 6 février 2009 sur le thème
"Pratiques et acteurs de la circulation des savoirs". 14h Kapil Raj
(Centre Alexandre Koyré, EHESS) Médiation et production des
savoirs à Calcutta, 1770-1820
15h15 Gabriel Gachelin (REHSEIS) Indiens, explorateurs et médecins
: la pharmacopée brésilienne selon Jose François Xavier
Sigaud (1844) Le seminaire a lieu dans la salle de reunion du laboratoire
Rehseis, Université Paris 7, site Les Olympiades.
--- Histoire et philosophie de la médecine, des sciences de
la vie et des sciences de la terre : la diversité des "faiseurs
de science" INTERACTIONS ENTRE PRATICIENS, PROFESSIONNELS ET AMATEURS DANS
L’HISTOIRE DES SCIENCES DE LA VIE. Séminaire collectif du groupe
d’histoire et philosophie des sciences de la vie. Les séances
auront lieu le vendredi de 14h00 à 17h00 dans la salle de réunion
de REHSEIS.
Programme du séminaire
- 28 novembre 2008 Pratiques et acteurs de la circulation des savoirs
(1) Journée organisée par Guillaume Lachenal Mary
Terrall (UCLA, directrice d’études invitée à l’EHESS)
The practice of natural history : Réaumur’s network of correspondents
and informants
- 12 décembre 2008 Savoirs sur l’hérédité
entre élevage et politique (XVIIIe-début XIXe) Journée
organisée par Claude Olivier Doron (REHSEIS) Laure Cartron
(Université Paris Diderot-REHSEIS) Bakewell et la Dishley Society.
Claude-Olivier Doron (Université Paris Diderot-REHSEIS) Le problème
de l’amélioration et de la conservation des races animales dans
la France du XVIIIe siècle : genèse d’un savoir et d’une
politique de l’hérédité
- 16 janvier 2009 Administrateurs : entre gestion et promotion des
savoirs Journée organisée par Antoine Ermakoff
(REHSEIS) Compte-tenu du nombre d’intervenants, cette séance
se tiendra exceptionnellement de 14 à 18 h.
Antoine Ermakoff (REHSEIS) Les administrateurs hospitaliers à
Paris fin XVIIIe-début XIXe : notables, médecins et réforme
hospitalière.
Cédric Crémière (Directeur du Muséum d’Histoire
naturelle du Havre) L’histoire naturelle et ses musées : deux siècles
d’administration de la nature : 1750-2000.
Thomas Le Roux (IDHE - Paris I) Les administrateurs de Paris et de
l’Etat face à l’expertise des nuisances industrielles, 1750-1830.
- 6 février 2009 Pratiques et acteurs de la circulation des
savoirs (2) Journée organisée par Guillaume Lachenal
(REHSEIS, lachenal@univ-paris-diderot.fr) Kapil Raj (Centre Alexandre Koyré,
EHESS) Médiation et production des savoirs à Calcutta, 1770-1820
Gabriel Gachelin (REHSEIS) Indiens, explorateurs et médecins
: la pharmacopée brésilienne selon Jose François Xavier
Sigaud (1844)
- 6 mars 2009 Les savoirs du corps humain. Diversités des
acteurs et des milieux (XVIII-XXIème siècles) Journée
organisée par Jean-Gaël Barbara (CNRS, UMR 7102 & REHSEIS)
9 h 30 Sabine Arnaud (Berlin) L’hystérie au XVIIIe siècle
entre récit de soi et catégorie médicale
10 h 30 Philippe Bourmaud (Lyon 3 / Institut d’Etudes et de Recherches
sur le Monde Arabe et Musulman Aix-en-Provence) Médecine académique
occidentale et médecine religieuse traditionnelle dans le monde
arabe au XIXème siècle.
11 h 30 Céline Lefève (REHSEIS & Centre Georges Canguilhem)
Les associations de malades dans la production des savoirs et des normes
médicaux .
14 h Grégoire Chamayou (REHSEIS) L’expérimentation sur
les condamnés aux XVIIIe et XIXe siècles.
15 h Vololona Rabehirosoa (CSI Ecole des Mines) Modes d’engagement
des associations de malades concernés par les maladies rares et
des associations de malades concernés par les maladies non rares
dans la construction des savoirs bio-médicaux.
- 15 mai 2009 Science et commerce Journée organisée
par Yves Cambefort (CNRS, REHSEIS) Hal Cook (University College London,
Wellcome Centre for the History of Medicine) Local informants in the making
of Dutch medicine and natural history in the 17th century.
Yves Cambefort (REHSEIS) Commerce d’insectes et connaissance de la
biodiversité entomologique (XIXe et début du XXe siècle).
--- In June 2009 there will be two philosophy of religion conferences
in Europe: one in Leuven, Belgium and the other in Birmingham, UK.
Convenient direct flights are available in summer between Brussels and
Birmingham.
Conference
1: Formal Methods in the Epistemology of Religion (KU Leuven, Belgium;
10-12 June 2009)
Organised by Dr. Victoria Harrison (University of Glasgow) and Dr.
Jake Chandler (Centre for Logic and Analytical Philosophy, University of
Leuven). Funded by a generous grant from Professor Igor Douven of the Odysseus
Formal Epistemology Project. Keynote speakers: Branden Fitelson (UC Berkeley);
Alan Hajek (ANU); Lydia McGrew; Tim McGrew (Western Michigan); Graham Oppy
(Monash); Richard Swinburne (Oxford); Michael Tooley (Colorado).
Call for papers: Authors are invited to submit a 400-600 word abstract
for a paper of 30-40 minutes reading time. The abstracts are to be submitted
by e-mail, as an attachment in a common format (preferably pdf, doc or
rtf). The submission deadline is Monday 16th of February 2009, with decisions
expected to be reached by Monday 30th of March 2009. Please send abstracts
and requests for further information to jacob.chandler@hiw.kuleuven.be
and cc. to v.harrison@philosophy.arts.gla.ac.uk.
Conference
2: The Concept of God and the Cognitive Science of Religion (University
of Birmingham, UK; 14-16 June 2009) Organised by Dr. Yujin Nagasawa
(University of Birmingham) and sponsored by the Cognition, Religion and
Theology Project at the University of Oxford, funded by the John Templeton
Foundation.
Keynote speakers: Graham Oppy (Monash), David Efird (York), Richard
Swinburne (Oxford), Klaas J. Kraay (Ryerson), Robin Le Poidevin (Leeds),
David Leech (Oxford), Graham Wood (Tasmania), T. J. Mawson (Oxford)
Call for papers: We invite papers on the conference theme suitable
for 20-minute presentations. Please send the title and an abstract of no
more than 500 words to: Y.Nagasawa@bham.ac.uk. The submission deadline
is Monday 16th of February 2009 (prospective presenters will be notified
by early March). Papers should address implications of recent empirical
research for traditional issues in the philosophy of religion and philosophical
theology, such as the nature and existence of God, the coherence of and
consistency between divine attributes, anthropomorphism, and the cogency
of theistic doctrines. Selected papers will be considered for publication
in an anthology.
--- Pour l¹année 2009, le séminaire du groupe
de travail de la Chaire de philosophie des sciences biologiques et médicales
du Collège de France (Prof. A. Fagot-Largeault) initie une entreprise
de prospective philosophique : on se demandera, aussi bien pour le champ
des sciences naturelles que pour le champ des sciences sociales, quels
sont objets, les thèmes ou les problématiques susceptibles
d¹initier ou de renouveler la réflexion philosophique en lui
fournissant un matériau et des méthodes nouvelles.
1ère séance : Faire de la philosophie de l¹économie
aujourd¹hui. 5 février 2009 14.00-17.00 Collège
de France 11 Pl. M. Berthelot 75005 Paris
Trois interventions suivies d'une discussion entre:
Emmanuel Picavet Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
/ Nosophi La philosophie de l¹économie et l¹économie
conçue comme « science morale ». Pierre Livet Université
de Provence / CEPERC Que veut dire le réalisme en économie
? et Sacha Bourgeois-Gironde ENS-LSH / Institut Jean Nicod Réductionnisme
et fonctionnalisme en neuroéconomie.
L'argument de chacune de ces interventions est donné ci-dessous.
- Emmanuel Picavet Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
/ Nosophi La philosophie de l¹économie et l¹économie
conçue comme « science morale ». Sous l¹influence
d¹auteurs majeurs tels que James Buchanan, Kenneth Arrow, Friedrich
von Hayek et Amartya Sen, les sciences économiques ont opéré
un virage, dans la seconde moitié du vingtième siècle,
par rapport à l¹orthodoxie néo-positiviste qui, dans
l¹entre-deux-guerres, avait accrédité la thèse
d¹une séparation stricte entre les sciences économiques
proprement dites (relevant des sciences empiriques positives) et les considérations
normatives, renvoyées à la philosophie morale ou politique,
à la théologie ou au débat idéologique. Aujourd¹hui,
nul ne doute plus de la pertinence des outils des sciences économiques
pour aborder certaines questions pérennes de la philosophie morale
et politique. C¹est le cas par exemple pour l¹équité
des procédures de négociation ou de vote, les normes du développement
souhaitable, l¹articulation entre les considérations de liberté
et les considérations de bien-être. Par ailleurs, la philosophie
morale et politique d¹une part, les sciences économiques d¹autre
part ont développé des outils communs, tels que ceux de la
théorie de la décision collective ou ceux de l¹analyse
informationnelle des principes normatifs. Enfin, certaines frontières
des sciences économiques (par exemple dans la « nouvelle économie
politique », en économie normative ou en sociologie économique)
sont alimentées par des outils analytiques qui viennent de la philosophie
: analyse contractualiste, philosophie des règles sociale et théorie
du dialogue notamment. Dans cette configuration, les rapports entre philosophie
et économie, dans le champ académique, ne peuvent se réduire
au développement d¹une « philosophie de l¹économie
» qui relèverait de l¹épistémologie externaliste
des sciences (même si ce développement reste nécessaire).
Cette intervention aura pour but de cerner le type de collaboration disciplinaire
qui s¹instaure après que les économistes ont très
largement reconnu la valeur de la réintégration au moins
partielle de leur discipline dans le champ des sciences morales et politiques.
On traitera plus particulièrement du cas de l¹enrichissement
des modèles de la délibération par la référence
à des considérations normatives.
- Pierre Livet Université de Provence / CEPERC Que veut dire
le réalisme en économie ? L¹économie néo-classique
s¹était donnée une épistémologie du «
comme si ». Six courants actuels semblent mieux combiner le lien
entre travail de formalisation, découverte de phénomènes
nouveaux, et souci de réalisme : les extensions des modèles
standards (de Becker, AkerlofŠà Benabou et Tirole) ; l¹économie
cognitive, prenant en compte les processus cognitifs des agents ; la multiplication
des modèles non linéaires (le marché financier et
ses effets de mimétisme et de transition catastrophique!) et la
prise en compte des effets de réseaux ; les jeux évolutionnaires
; les simulations multi-agents ; l¹économie expérimentale
et la neuroéconomie. Le « réalisme » y est lié
à la prise de conscience de la différence entre la complexité
foisonnante des résultats possibles et la focalisation sur quelques
phénomènes critiques. C¹est un réalisme de sensibilité
à la non correspondance entre nos sélections cognitives par
les modèles et les processus économiques.
- Sacha Bourgeois-Gironde ENS-LSH / Institut Jean Nicod Réductionnisme
et fonctionnalisme en neuroéconomie La neuroéconomie
manque d'unité et de fondement épistémologiques. Une
perspective claire sur la portée des expériences popularisées
sous ce label durant les cinq dernières années pour la science
économique fait défaut. Aussi la neuroéconomie a-t-elle
fait l'objet de critiques significatives sous ce rapport, en particulier
par Rubinstein (2008) et Harrison (2008). Rubinstein se demande comment
le fait de corréler un choix aux soubassements physiologiques de
ce choix peut avoir un intérêt pour l'analyse économique
des choix. Plus généralement Harrison critique les efforts
de corrélation entre des concepts économiques et des événements
neuronaux qui ont, selon lui, peu de sens en économie. Mais il est
possible d'adopter une conception très différente de l'impact
potentiel de la neuroéconomie sur l'économie. Une telle conception
alternative consiste à prendre une perspective fonctionnaliste,
et
non plus réductionniste, sur la relation entre les comportements
économiques et la présence de processus cognitifs et d'activités
physiologiques. Le simple fait de dire qu'un comportement est corrélé
à un type d'activité physiologique ne constitue pas en soi
une information pertinente pour l'économiste. Mais être en
mesure d'expliquer comment les objets, les comportements et les institutions
que modélise habituellement la science économique sont dépendants,
quant à leur émergence et à leur fonction, de conditions
psychologiques, biologiques et neurobiologiques, ponctuellement au moment
des choix, mais aussi à une échelle temporelle beaucoup plus
vaste (celle de la vie du sujet ou encore de l'évolution de l'espèce
humaine), n'est peut-être pas dénué d'intérêt.
Une réponse à ce genre de questions suppose d'emprunter conjointement
des éléments aux modèles neuroscientifiques de l'adaptation
cérébrale à l'environnement, à la psychologie
du développement, à la psychologie cognitive évolutionniste,
à la neuropsychologie, etc. Nous développerons deux exemples
expérimentaux inédits pour illustrer cette approche.
Ressources
--- Le site Gérard
Granel. Site dédié à Granel par Elisabeth Rigal et
ses amis. Des articles, de nombreux textes, l’obituaire de Ch. Delacampagne
paru dans le monde, des entretiens accordés par Granel, à
D. Janicaud, A. Veinstein, parfois sous forme d’enregistrements sonores,
de nombreux textes et cours Granel et encore des commentaires sur son œuvre.
Cf. aussi les Editions
T.E.R. à la création et au développement desquelles
G. Granel a œuvré durement durant les vingt dernières années
de sa vie.
--- All issue of Studia
Phaenomenologica are now available as eBooks in PDF format.
Studia
Phaenomenologica VIII (2008): Phenomenology and literature, 480 p.
Delia Popa, Cristian Ciocan (eds.), ISBN: 978-973-50-2223-5, ISSN: 1582-5647
Studia
Phaenomenologica VII (2007): Jan Patocka and the European Heritage,
2007, 568 p., ISSN 1582-5647, Cristian Ciocan (ed.), Ivan Chvatík
(guest editor)
Studia
Phaenomenologica VI (2006): A Century with Levinas: Notes on the Margin
of his Legacy, 2006, 504 p., ISSN 1582-5647, ISBN (10): 973-50-1416-5;
ISBN (13): 978-973-50-1416-2, Cristian Ciocan (ed.), Adina Bozga (coord.),
Attila Szigeti (coord.)
Studia
Phaenomenologica V (2005): Translating Heidegger's Sein und Zeit, 2005,
407 p., ISSN 1582-5647, ISBN: 973-50-1142-5, Cristian Ciocan (ed.)
Studia
Phaenomenologica IV (2004) nos. 3-4: The Ocean of Forgetting. Alexandru
Dragomir – A Romanian Phenomenologist, 2004, 296 p., ISSN 1582-5647,
ISBN: 973-50-0979-X, Cristian Ciocan (ed./coord), Paul Balogh (coord.)
Studia
Phaenomenologica IV 1-2/2004: Varia. Issues on Brentano, Husserl and Heidegger,
2004, 244 p., ISSN 1582-5647, ISBN: 973-50-0879-3, Gabriel Cercel &
Cristian Ciocan (eds.)
Studia
Phaenomenologica Special Issue 2003: Kunst und Wahrheit. Festschrift fur
Walter Biemel zu seinem 85. Geburtstag, 2003, 404 p., ISSN: 1582-5647,
ISBN: 973-50-0423-2, Madalina Diaconu (coord.)
Studia
Phaenomenologica III 3-4/2003: Maurice Merleau-Ponty: Chiasm and Logos,
2003, 400 p., ISSN 1582-5647, ISBN 973-50-0655-5, Gabriel Cercel &
Cristian Ciocan (eds.), Adina Bozga & Ion Copoeru (coord.)
Studia
Phaenomenologica III 1-2/2003: The School of Brentano and Husserlian Phenomenology,
2003, 312 p., ISSN 1582-5647, ISBN: 973-50-0564-6, Gabriel Cercel &
Cristian Ciocan (eds.), Ion Tanasescu & Victor Popescu (coord.)
Studia
Phaenomenologica II 1-2/2002: Varia. Issues on Husserl, Fink and Schütz,
2002, 248 p., ISSN 1582-5647, Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.)
Studia
Phaenomenolologica II 3-4/2002: In memoriam Hans-Georg Gadamer, 2002,
320 p., ISSN 1582-5647, Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.)
Studia
Phaenomenologica I 3-4/2001: The Early Heidegger, 2001, 504 p., ISSN
1582-5647, Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.)
Studia
Phaenomenologica I 1-2/2001: Heidegger and Theology, 2001, 450 p.,
ISSN 1582-5647, Gabriel Cercel & Cristian Ciocan (eds.)
19 mars 2009
Enseignement
--- Baccalauréat 2009. Philosophie:
18 juin 2009.
Colloques, séminaires,
stages (voir le calendrier)
Attention: les annonces ne sont pas classées
chronologiquement!
--- Table ronde sur « Capitalisme et
patrimoine » dans le cadre du colloque FODAR 2009 – Programme de
doctorat conjoint en philosophie, Université du Québec à
Trois-Rivières et Université du Québec à Montréal,
27 et 28 mars 2009, Département de philosophie, UQTR.
Samedi 28 mars Capitalisme et patrimoine
(Pavillon Ringuet 4020). Table ronde organisée par NAIMA HAMROUNI
(Université de Montréal) et LUDOVIC CHEVALIER (Université
de Montréal/Université de Rennes I). résidence: STÉPHANE
COURTOIS (UQTR)
14h00 Introduction de la table ronde par les
organisateurs.
14h10 DAVID LEFRANÇOIS (Université
du Québec en Outaouais) et MARC-ANDRÉ ÉTHIER (Université
de Montréal), « Justice sociale et réforme scolaire
au Québec: le cas du programme d’Histoire et éducation à
la citoyenneté »
14h30 DAVE ANCTIL (UQÀM), « Changements
climatiques: les raisons de l'apathie écologique »
14h50 FRÉDÉRIC ABRAHAM (UQTR),
« Valeur esthétique et capital naturel »
15h10 DAVID ROBICHAUD (Université d’Ottawa)
et PATRICK TURMEL (Université Laval), « Valeur de l’homme,
valeur du marché »
15h45 PIERRE-YVES NÉRON (University of
Toronto), « Moraliser la main invisible du marché? »
16h05 FRANCIS DUPUIS-DÉRI (UQÀM),
Commentaire
16h15 Répliques des conférenciers
16h30 Discussion et synthèse
--- Journée "Poésie et métaphysique" Le vendredi
20 mars 2009, École Normale Supérieure, Salle des Résistants,
45, rue d’Ulm, Paris 5. Jean-Louis Vieillard-Baron, président
de l’Association Louis Lavelle, a l’honneur de vous inviter à la
journée
Poésie et métaphysique
14 h / Jean-Louis Vieillard-Baron : Discours d’ouverture
14 h 15 / Frédéric Worms : « La poésie de
Jean Wahl »
15 h / discussion
15 h 15 / François Chenet : « Philosophie et poésie
: une admirable concordia discors »
16 h / discussion puis pause
16 h 30 / Souâd Ayada : « Hafez, poète et philosophe
»
17 h 15 / discussion
17 h 30 / Bernard M.-J. Grasset : « Poésie, philosophie
et mystique »
18 h 15 / discussion puis cocktail
--- Colloque "L'individu libéral est-il transparent? Concepts
et pratiques", Université de Rennes 1 (UFR de philosophie et IEP
de Rennes) 30 et 31 mars.
Programme.
MATIN: FONDEMENTS PHILOSOPHIQUES DE LA TRANSPARENCE DANS LE LIBERALISME
10H-12H30
10h F. Calori: Transparence et publicité chez Kant. «Abstract:
Kant fut l’un des premiers penseurs à faire de l’exigence de publicité
une pièce essentielle de sa philosophie politique et de sa philosophie
du droit. On sait aussi quelle importance tient, dans sa réflexion
morale, la condamnation radicale du mensonge et l’exigence de sincérité.
Mais tout aussi célèbre est l’insistance qu’il marque à
retirer au sujet toute possibilité de transparence de soi à
soi, notamment dès qu’il s’agit de son intention morale fondamentale.
Il s’agira d’interroger à nouveau ces trois dimensions cruciales
de sa philosophie pratique, et surtout de penser leur articulation, afin
de déployer, dans toute son extension et sa complexité, la
thématique de la “transparence” dans l’oeuvre kantienne.
10h45 M. Bozzo-Rey: Panoptique, publicité et transparence
chez Jeremy Bentham: l'émergence d'une nouvelle norme?
«Contrairement à la lecture foucaldienne, le panoptique
benthamien n'est pas simplement un principe architectural à l'œuvre
dans les prisons. Il convient en effet d'identifier au moins trois autre
panoptiques qui ont fait l'objet d'analyses conséquentes sous la
plume de Bentham: le panoptique des pauvres, le panoptique chrestomatique
et le panoptique constitutionnel. Nous nous attacherons ici à ce
dernier en montrant tout d'abord qu'il ne se limite pas à un principe
d’agencement des bâtiments et des personnes: il s'agit bel et bien
d'une architecture théorique qui soutient le droit constitutionnel
élaboré par Bentham. Ensuite, il nous faudra nous interroger
sur l'exigence pratique qui prend corps dans la loi de publicité
telle que Bentham la définit dans Political Tactics. Celle-ci, au-delà
de la définition stricte et précise des procédures
parlementaires redéfinit les relations à l'oeuvre dans la
sphère publique. La relation dynamique entre gouvernants et gouvernés
qui traverse l'oeuvre benthamienne semble devoir alors se soumettre à
l'exigence de la transparence. C'est donc cette dernière que nous
interrogerons en dernier lieu afin d'envisager les conséquences
de sa constitution comme norme qui pourraient n'être rien de moins
que l'émergence d'un sujet politique et juridique.»
11h45 M. Bessone: L’exigence de transparence pour les partenaires
contractants, de Rousseau à Rawls
«Le libéralisme contractualiste repose sur une ambiguïté
constitutive: les partenaires contractants, en tant que volontés
libres et rationnelles, sont mobilisés lors du contrat comme personnes
transparentes, cadres vides porteurs de droits et accessibles tous de manière
égale, en toute impartialité, à la même argumentation
rationnelle. Les circonstances objectives du contrat ont pour visée
d’assurer cette transparence comme similitude requise des membres d’une
société juste. Mais d’un autre côté, ces caractéristiques
du « citoyen » ou du « partenaire » n’existent
que par une modification fondamentale des individus naturels qui a pour
objet de les rendre opaques à eux-mêmes dans leurs particularités.
Comment une transparence intersubjective peut-elle résulter d’une
opacité réflexive? C’est à dénouer ce paradoxe
que cette intervention sera consacrée.»
APRES-MIDI: DES INSTITUTIONS TRANSPARENTES 14H30-17H00
14h30 T. Berns: Genèse de l'idéal de transparence
à partir de la préhistoire de la statistique.
«A partir du discours politique ayant permis le développement
des premiers projets de recensement (XVI-XVIIes siècles), et en
me concentrant en particulier sur les enjeux moraux et théologiques
de ceux-ci, je tenterai de cerner quelques dispositifs permettant de "gouverner
sans gouverner", en amont de la tradition libérale.»
15h15 C. Nadeau: Transparence et justice transitionnelle: La transparence
comme condition de la démocratisation
«Les périodes transitionnelles qui suivent les conflits
armés posent d’importants problèmes d’articulation entre
les besoins de justice, de pacification et de démocratisation. C’est
sur ce dernier point seulement que nous nous attarderons dans le cadre
de cette communication. Il s’agira de voir d’une part, quels sont les objectifs
de la transparence dans un contexte transitionnel où les institutions
ne sont pas encore stabilisées, d’autre part, quels sont les écueils
possibles à la transparence et la manière dont nous pouvons
répondre à ces problèmes.»
16h15 M. Foessel: Un désir de transparence?
MARDI 31 MARS (IEP RENNES) MATIN: NORMES DE TRANSPARENCES INDIVIDUELLES
09H30-12H00
09h30 C. Le Bart: la transparence à soi-même dans les
sociétés contemporaines
Les sociétés contemporaines ne cessent de formuler auprès
des individus des injonctions à la recherche de soi, à la
quête de l'authenticité, à la réflexivité
identitaire. Longtemps élitiste, l'injonction "connais-toi toi même"
tend à devenir une norme. Le néocapitalisme en a fait un
marché (par exemple les livres dits de "développement personnel"),
les médias encouragent les projections identitaires, la vie sociale
en général tourne autour du droit donné (ou du devoir
imposé?) à chacun d'être lui-même, de se chercher
au fil d'expériences identitaires multiples. On formulera ici l'idée
que la transparence à soi-même (le fait de savoir qui on est
/vraiment/) constitue un mythe propre à notre époque. Nous
tenterons d'illustrer ce mythe, d'en cerner toutes les facettes, et d'en
mesurer les effets sociaux.
10h15 J.-F. Kerléo: L’individu libéral, un alibi de
la transparence juridique
La notion de transparence est présentée comme une garantie
pour l’individu-citoyen, un rempart contre les coups portés à
la démocratie. Elle permet un élargissement des règles
de publicité et d’accès au droit. Elle a également
contribué à un changement de vocabulaire significatif: les
termes d’usager du service public et d’administré ont laissé
la place à celui de citoyen.
Mais, en réalité, l’individu ne constitue qu’un alibi
pour la notion. Le lien entre l‘individu et la transparence n’est qu’une
création artificielle dont l’objectif est d’auréoler la transparence
de connotations positives. Ces dernières masquent alors toute l’ambiguïté
de la transparence. Tout d’abord, la transparence n’incarne pas de nouveaux
droits pour les citoyens mais bien plutôt de nouvelles obligations
qui pèsent sur les institutions. En ce sens, elle est auto-référentielle.
Ensuite, la transparence porte sur le langage du droit (intelligibilité
et clarté de la loi). Elle est un moyen efficace de colporter des
valeurs qui constituent l’identité des individus, leur assimilation
étant la condition pour devenir un citoyen. Lorsque le droit garantit
l’accès aux documents administratifs, c’est une manière pour
le droit de renvoyer aux citoyens l’image qu’il se fait d’eux, de leur
transmettre ce qu’ils sont: le citoyen est alors l’objet, la créature
du droit.
En définitive, les connotations positives de la transparence
permettent aux gouvernants d’agir dans n’importe quel sens sous couvert
de démocratie et de protection de l’individu. Or, la notion de transparence
modifie quelque peu la vision libérale du droit dans la mesure où
elle permet de plus en plus une immixtion de la sphère publique
dans le domaine privé des individus et accorde aux acteurs juridiques
des pouvoirs plus importants.
11h15 A. Quin: Transparence, liberté et responsabilité
dans les relations d’affaires, Analyse des obligations juridiques des dirigeants
d’entreprise et des banquiers
Il s’agit de rechercher comment le concept de transparence, à
travers les obligations qu’il implique (obligations d’information, de mise
en garde) est de nature à:
- transformer l’exercice de la fonction de chef d’entreprise ou de
banquier en réduisant sa sphère de liberté individuelle,
constitutive d’un pouvoir, au profit de sa soumission à un ensemble
de normes de comportement;
- constituer une clé de répartition des risques et des
responsabilités entre les acteurs économiques (entreprise/investisseur,
banque/emprunteur…). Favorisant la liberté de choisir, les obligations
juridiques résultant du concept de transparence permettraient en
effet de limiter la responsabilité des entrepreneurs et de responsabiliser
leur cocontractants (investisseurs, emprunteurs…), et ainsi de concilier
la liberté d’entreprise et la loyauté des échanges.
APRES-MIDI: DE LA TRANSPARENCE SUPPOSEE DE QUELQUES ACTEURS CLEFS
14H-16H00
14h00 R. Crespin: De la surveillance au soupçon: les registres
de la transparence dans l'usage des techniques. Le cas du dépistage
des drogues des salariés américains.
A partir d’une analyse des conditions de diffusion et de régulation
des instruments de dépistage des drogues aux Etats-Unis, cette contribution
s’intéresse aux différentes modalités de déploiement
de l’exigence de transparence dans les relations de travail. Utilisé
à des fins d’authentification et de sélection, le dépistage
vise à rendre les salariés transparents à leurs employeurs
selon une finalité essentiellement utilitariste. Toutefois, l’analyse
des types de savoirs mobilisés pour justifier le recours à
ces instruments ouvre une question plus large sur les différentes
rationalités qui sous-tendent le dépistage. Face à
la diversité des programmes adoptés, les salariés
et les syndicats ont contesté les politiques de dépistage
au nom du respect des libertés individuelles (protection de la vie
privée). Portées par une exigence de transparence des finalités
et des procédures techniques mise en oeuvres, ces contestations
ont paradoxalement conduit à généraliser le dépistage
dans les entreprises américaines et à en consacrer une approche
individualisante fondée sur le soupçon.
14h45 M. Brandewinder: Les consultants médias ou comment situer
la transparence de l’individu qui libéralise.
Cette communication se propose d’étudier l’individu libéral
en consultant médias. Les consultants dont il sera question sont
ceux dont l’activité consiste à opérer, moyennant
finances, un transfert de compétence au profit des entreprises de
médias dans le but d’améliorer les performances de celles-ci:
consultants en stratégie éditoriale ou financière,
en organisation, études, designers…
Le discours de la transparence de l’intervention de conseil conçue
comme une maïeutique est associé chez ces praticiens à
celui de la normalisation des entreprises de médias via ce qui peut
au moins en partie s’interpréter comme leur libéralisation.
Il ne s’agit pas ici d’opposer le discours de la transparence et du libéralisme
à l’opacité de la « réalité »,
mais de montrer que libéralisme et transparence prennent un sens
variable pour les différents types d’agents impliqués dans
le processus de conseil. L’approche par une sociologie empirique, qui cherche
des racines aux discours et aux actions dans les positions sociales, permet
alors de critiquer ces notions en les situant donc en les relativisant.
Conclusion générale du colloque
--- Call
for papers 15e Colloque Philosophique International d'Evian "Les conditions
de la liberté". Evian-les-bains, France 12-18 juillet 2009.
S'adresser à: Prof. Dr. Georg W. Bertram Freie Universität
Berlin, Institut für Philosophie, Habelschwerdter Allee 30, D-14195
Berlin evian@philosophie.fu-berlin.de
"L'idée de liberté, liée aux concepts de subjectivité,
de rationalité, moralité ou existence par un dense réseau
de relations, est depuis toujours l'objectif de la philosophie pratique.
Son influence tient à la tension qui existe entre les deux rôles
qu'elle y joue : celui de détermination métaphysique ou anthropologique
de l'homme, pour une part, et celui d'expression d'un idéal politique
pouvant être plus ou moins atteint ou manqué dans les formes
de vie concrètes des hommes, pour une autre part. L'entrée
en fanfare du Contrat social de Rousseau : «l'homme est né
libre, et partout il est dans les chaînes », donne la mesure
de cette tension. En ce sens, l'idée de liberté est placée,
tant pratiquement que conceptuellement, sous des conditions complexes dont
seule l'exacte compréhension peut nous permettre d'entendre ce que
nous voulons dire précisément par « liberté
». Le 15e Colloque Philosophique International d'Evian invite au
bord du lac de Genève des philosophes intéressés par
cette discussion sur les conditions de la liberté. Il s'adresse
à des philosophes souhaitant prendre part à des débats
au-delà de toutes les frontières d'écoles. C'est un
lieu où la coupure entre philosophie continentale et philosophie
analytique est dépassée et devient différence productive.
Pour participer au colloque, une compréhension au moins passive
du français, de l'allemand et de l'anglais est indispensable. Organisation:
Georg W. Bertram (Berlin), Robin Celikates (Bremen), David Lauer (Berlin);
en collaboration avec: Karin de Boer (Groningen), Karen Feldman (Berkeley),
Jo-Jo Koo (Pittsburgh), Christophe Laudou (Madrid), Jérôme
Lèbre (Paris), Diane Perpich (Clemson), Hans Bernhard Schmid (Basel),
Chris Doude van Troostvijk (Strasbourg/Amsterdam)".
--- Conférence Samedi 16 mai 2009 - Amphi Descartes - 14h-17h.
Paris. QU'EST-CE QUE LA NEUROETHIQUE? avec Hervé CHNEIWEISS (Collège
de France) et Cassien BILLIER. Les séances, animées par
Cassien BILLIER, Eric DESCHAVANNE et Pierre-Henri TAVOILLOT, se tiennent
à l'Université Paris-Sorbonne (17, rue de la Sorbonne 75005
Paris). Entrée libre dans la limite des places disponibles. Rendez-vous
sur le Blog du Collège
de philosophie.
--- Rencontres philosophiques Descartes-Diderot. Entrée
libre. Axel Kahn, « Liberté, liberté chérie
», le 13 janvier. Marcel Gauchet, « Comprendre l'histoire
de la démocratie », le 17 février. Yves Charles
Zarka, « Qu'est-ce que l'anti-politique ? », le 10 mars.
Philippe
Raynaud, « La politesse des Lumières », le 7 avril.
Sorbonne,
amphithéâtre Durkheim (entrée par le 1, rue Victor
Cousin, Galerie Gerson, puis Galerie Claude Bernard au fond à gauche,
Escalier I, 1e étage) Le mardi de 18 h 30 à 20 h 30. Responsables
: François Jullien (Université Paris Diderot) et Yves Charles
Zarka (Université Paris Descartes).
--- Séminaire "Penser la guerre : autour des recherches et
des publications récentes". EHESS (105, bd. Raspail Paris
6e). 14 avril 2009 : Penser les menaces sécuritaires : le cas
israélien. Avec Basile Dewez, doctorant en science politique
à l’EHESS, visiting fellow à l’Université hébraïque
de Jérusalem et Samy Cohen, directeur de recherches au CERI, a coordonné
Democracy at War against Terrorism. A Comparative Perspective (Palgrave,
2008). 12 mai 2009 : Qu’est-ce qu’une guerre civile ? Histoire et actualité
du concept de stasis. Avec Ninon Grangé, Maître de conférences
à l’Université Paris-VIII, auteur d’une thèse de philosophie
politique sur la distinction entre guerre et guerre civile et Pierre Manent,
directeur d’études à l’EHESS, auteur d’Enquête sur
la démocratie. Études de philosophie politique (Gallimard,
2007).
--- Histoire et philosophie de la médecine, des sciences de
la vie et des sciences de la terre : la diversité des "faiseurs
de science" INTERACTIONS ENTRE PRATICIENS, PROFESSIONNELS ET AMATEURS DANS
L’HISTOIRE DES SCIENCES DE LA VIE. Séminaire collectif du groupe
d’histoire et philosophie des sciences de la vie. Le vendredi de 14h00
à 17h00 dans la salle de réunion de REHSEIS. 15 mai 2009
Science et commerce Journée organisée par Yves Cambefort
(CNRS, REHSEIS, PARIS).
- Hal Cook (University College London, Wellcome Centre for the History
of Medicine) Local informants in the making of Dutch medicine and natural
history in the 17th century.
Yves Cambefort (REHSEIS) Commerce d’insectes et connaissance de la
biodiversité entomologique (XIXe et début du XXe siècle).
--- CONGRES MARX INTERNATIONAL
VI Crises, Révoltes, Utopies Université de Paris-Ouest
Nanterre Début Septembre 2010 (date exacte à préciser).
A l’initiative de la revue Actuel Marx. 9 Sections Scientifiques : Philosophie,
Economie, Droit, Histoire, Sociologie, Culture, Langages, Sciences Politiques,
Anthropologie. 4 Sections thématiques : Etudes Féministes,
Ecologie, Socialismes, Marx et marxismes. Des plénums interdisciplinaires
traiteront de thèmes transversaux. Les revues théoriques
co-organisatrices y développeront leurs propres projets. Présidence
du Congrès : Jacques Bidet, Gérard Duménil et Stéphane
Haber Contact : Actuelmarx@u-paris10.fr L’information
s’affichera progressivement sur notre site.
--- Call for Papers. In June 2009 there will be two philosophy of
religion conferences in Europe: one in Leuven, Belgium and the other in
Birmingham, UK. Convenient direct flights are available in summer between
Brussels and Birmingham.
- Conference
1: Formal Methods in the Epistemology of Religion (KU Leuven, Belgium;
10-12 June 2009)
Organised by Dr. Victoria Harrison (University of Glasgow) and Dr.
Jake Chandler (Centre for Logic and Analytical Philosophy, University of
Leuven). Funded by a generous grant from Professor Igor Douven of the Odysseus
Formal Epistemology Project. Keynote speakers: Branden Fitelson (UC Berkeley);
Alan Hajek (ANU); Lydia McGrew; Tim McGrew (Western Michigan); Graham Oppy
(Monash); Richard Swinburne (Oxford); Michael Tooley (Colorado).
- Conference
2: The Concept of God and the Cognitive Science of Religion (University
of Birmingham, UK; 14-16 June 2009) Organised by Dr. Yujin Nagasawa
(University of Birmingham) and sponsored by the Cognition, Religion and
Theology Project at the University of Oxford, funded by the John Templeton
Foundation.
Keynote speakers: Graham Oppy (Monash), David Efird (York), Richard
Swinburne (Oxford), Klaas J. Kraay (Ryerson), Robin Le Poidevin (Leeds),
David Leech (Oxford), Graham Wood (Tasmania), T. J. Mawson (Oxford)
--- Conference EMOTIONS & MACHINES Friday 21st August 2009 University
of Geneva, Switzerland Submission deadline: April 30th. "As machines
get to be more and more like men, men will come to be more like machines"
Joseph Krutch. The Swiss Center for Affective Sciences, University of Geneva
is organising a one day interdisciplinary conference on Emotions and Machines.
Submissions are invited of approximately 4500 words, suitable for 45 minute
presentations. In exceptional cases, an extended abstract (1000 words)
may be accepted in lieu of a complete paper submitted shortly afterwards.
Relevant issues include but are not limited to: * The possibility of emotional
machines, * Whether emotions are necessary for true AI., * The ethical
implications of emotional machines, * The emotions of human-machine interaction.,
* The extension or embodiment of human emotions by machines, * The recognition
of
emotions by artificial systems., * The aesthetics of the 'uncanny valley'
(papers discussing aesthetic issues of emotions and machines are most welcome).
Please note that while we hope to reimburse limited expenses, speakers
should NOT expect to have their travel or accomodation expenses paid. Papers
from post-grads are also welcomed (please note as such on submission).
Publications
--- Revue. www.sens-public.org
– Revue Web Internationale. International Web Journal – Les dernières
publications.
68, sans fin. Entretien avec Jean-Luc Nancy, propos recueillis par
Carole Dely. A l'occasion de trois journées d'études
internationales consacrées à Jean-Luc Nancy - "Figures du
dehors. Autour de Jean-Luc Nancy" - qui se tiendront à Paris les
22, 23 et 24 janvier 2009 (Salle des conférences, Maison de la recherche,
28 rue Serpente, 75006) et en avant-première d'un dossier complet
sur "Les héritages de Mai 68" à paraître en ligne en
janvier-février, Sens Public publie un entretien avec le philosophe
Jean-Luc Nancy réalisé en juillet 2008 : moment de témoignage
et de réflexion sur l'étonnant phénomène de
68 et sur la question de la démocratie dans le prolongement du livre
publié en 2008 chez Galilée "Vérité de la démocratie".
Lire l'entretien…www.sens-public.org
Sophie Astier Vezon, Sartre et la peinture. Quelle place occupe
la peinture dans la vie et la philosophie de Sartre ? A-t-il jamais rencontré
des peintres qui puissent corroborer ses thèses ? Existe-t-il seulement
une esthétique constituée chez ce philosophe qui semblait
préférer les mots aux images ? Il semblerait plus juste,
dans un premier temps, de parler d'une esthétique « par la
négative », dans la mesure où les textes de Sartre
à propos de la peinture sont rares, fragmentaires voire inédits
; qui plus est, son rejet de la peinture officielle et des musées
semble dominer tout autant ses œuvres littéraires que philosophiques
; et quand il s'agira de définir la peinture, elle sera reléguée
au rang d' « art non-signifiant » au même titre que la
sculpture, la poésie ou la musique, dans cette œuvre liminaire que
représente en 1947 Qu'est-ce que la littérature ? : ce arts
ne sont pas engagés « de la même manière »
que la littérature. Lire l'article…www.sens-public.org
Carole Dely, De la philosophie et derechef qu'elle fait mal.â.l.e
? Pourquoi un point d'interrogation ? Parce que ce n'est pas une thèse
cartésienne ou féministe à démontrer, mais
une ou plusieurs questions, et survenues dans un certain contexte, hic
et nunc… Le courant évolutif des relations sociales entre les sexes
dans les dernières décennies du 20e siècle a en effet
donné lieu à une remise en question fondamentale de la philosophie.
Tandis que Jacques Derrida entreprenait de déconstruire une puissante
assise phallocentrique structurelle de la tradition philosophique (cf.
Jacques Derrida, la déconstruction du phallogocentrisme du duel
au duo, Sens Public), Michèle Le Doeuff décelait en elle
un particularisme sexiste hostile aux femmes en général,
étrangement exempté de rigueur théorique tout en n'hésitant
pas à reléguer « la » femme dans un imaginaire
métaphorique. Nul n'entre ici s'il n'est homme, quand bien même
une femme serait géomètre... Voilà qui a pu et peut
encore faire mal, voici qui continue aujourd'hui de poser question en philosophie.
Lire l'article… www.sens-public.org
Matthieu Renault, Vie et mort dans la pensée de Frantz Fanon
Dans
l'œuvre de Frantz Fanon s'opère progressivement un passage, sinon
une substitution, de la thématisation de la pathologie du colonisé
en termes d'aliénation à sa thématisation en termes
de dépersonnalisation. Il n'est pas question ici d'analyser les
modalités de ce passage ni même de dresser le tableau pathologique
d'une telle dépersonnalisation ; nous désirons uniquement
rendre compte de l'un de ses aspects, à savoir l'expérience
ou la sensation subjective d'une mort dans la vie afin d'élucider
sa liaison avec une situation objective, la situation coloniale et sa contestation
en tant qu'elles relèvent peut-être d'une biopolitique en
un sens qui reste à définir. Il ne sera néanmoins
pas inutile de débuter avec quelques considérations d'ordre
général sur la notion de dépersonnalisation en psychopathologie.
Lire l'article… www.sens-public.org
--- Les sommaires des Studia Phaenomenologica.
Enseignement
--- Sujets du CAPES de philosophie. Sujet I : Sommes-nous séparés
du réel par les représentations que nous nous en
faisons? Sujet II : Montesquieu, L'Esprit des lois, I, 1.
Colloques, séminaires,
stages
--- Conférence
à l’Hôtel du département des Bouches-du-Rhône
: Emprises de la violence. Regards sur la civilisation contemporaine. Jeudi
9 avril 2009 à 18h45. La grande régression. par JACQUES GENEREUX.
«Depuis trois décennies, au moment où semblait s’imposer
la figure de l’individu autonome, la maîtrise politique de l’économie,
l’esprit scientifique et le modèle démocratique, c’est-à-dire
au sommet du mouvement de la modernité, voilà l’Occident
emporté et une part de ses élites fascinée par un
retour en arrière général. Jacques Généreux
y reconnaît les spasmes destructeurs d’une modernité libérale
achevée. Le défi du XXIe siècle est d’inventer une
nouvelle modernité fondée sur les liens sociaux qui libèrent
l’individu et non plus sur la libération individuelle qui délie
les humains. À défaut de cette bifurcation radicale, la seule
façon d’avancer sera de repartir en arrière dans une grande
régression anéantissant la promesse moderne de l’émancipation».
Economiste, Jacques Généreux est professeur à l'Institut
d'études politiques de Paris. Il a créé l'émission
L'Economie en questions sur France Culture, où il participe régulièrement
à l'émission Le Rendez-vous des politiques. Derniers ouvrages
parus : Le socialisme néomoderne ou l'avenir de la liberté,
Le Seuil, 2008 ; La dissociété, Le Seuil, 2008 (2006) ; Les
vraies lois de l'économie, Le Seuil, 2008 (2005) ; Pourquoi la droite
est dangereuse, 2007. Conférences à 18h45 à l'Hôtel
du département des Bouches-du-Rhône 52 avenue de Saint-Just
13004 Marseille ENTREE LIBRE
--- Séminaire de Philippe Mesnard au Collège international
de philosophieSéminaire organisé en collaboration avec l’équipe
de recherche EA 3458 « HAR » Histoire des arts et des représentations
(Paris X) SENS EN RÉSISTANCE. LITTÉRATURE, THÉÂTRE,
ARTS ET ENJEUX MÉMORIELS CONTEMPORAINS (II) Ce séminaire
doit permettre d’interroger la place que tiennent les événements
historiques investis aujourd’hui par les questions mémorielles dans
les expressions littéraires et artistiques. En littérature
et au cinéma principalement, on remarque l’émergence d’œuvres
dont les protagonistes se trouvent en rapport à l’Histoire collective
par le prisme d’histoire(s) familiale(s), souvent les leurs. Par ailleurs,
la mise en tension de deux ou plusieurs mémoires (nazisme et communisme;
occupation en France, guerre d’Algérie, guerre de 1914-1918…) est
un aspect récurrent de ces œuvres, comme si une mémoire n’allait
jamais seule. Enfin, si les figures topiques de la violence collective
(héros, bourreaux, victimes, traîtres) associées à
des sentiments ou des valeurs types (courage, gloire, lâcheté…)
sont convoquées, c’est généralement pour qu’elles
soient critiquées, voire retournées, remettant par là
même en question leur capacité à animer et à
porter un récit épique. Quant à l’écriture
même, si la configuration réaliste, s’appuyant sur des formes
de continuité narrative et des dispositifs conventionnels de mise
en intrigue, est toujours très présente, des tentatives expérimentales
savent également s’imposer. Mutatis mutandis, ce phénomène
a lieu dans un nombre de pays de culture occidentale (Allemagne et Autriche,
États-Unis, Espagne et Portugal, Europe de l’Est, Italie, Israël,
France, Cône sud de l’Amérique latine, Russie, Suisse…) suffisant
pour attirer l’attention d’un travail comparatiste. LIEU: CENTRE PARISIEN
D’ÉTUDES CRITIQUES, 37 BIS RUE DU SENTIER 75002 PARIS DE 18H30 À
20H30
7 avril: Ines Cazalas (Paris VII), Histoire familiale, histoire
nationale: les généalogies franquiste et salazariste à
l’épreuve du roman contemporain (Juan Benet, António Lobo
Antunes)
28 avril: Georges Tyras (Grenoble 2), Javier Cercas (Soldats
de Salamine) VERSUS Alfons Cervera (Maquis)
19 mai: avec Séra (auteur de bandes dessinées,
artiste) et Catherine Ogalvo, Autre mémoire, autres représentations
? Bandes dessinées et cinéma sur le génocide khmers
26 mai: Carola Hähnel-Mesnard (École Polytechnique),
Les écrivains contemporains allemands ENTRE leurs mémoires.
Publications
--- APPEL A CONTRIBUTIONS "Enjeux des approches empiriques des religions" Création d’une revue en ligne Dans le prolongement du laboratoire de l’ENS LSH EPAER (Enjeux philosophiques des approches empiriques des religions), une revue en ligne va voir le jour. L’étude empirique des religions renvoie à une grande diversité de disciplines : sociologie, histoire, anthropologie, psy chologie ou sciences cognitives. Les sciences de l’objet religieux posent alors une série de problèmes épistémologiques et philosophiques comme la diversité des approches empiriques, l’émergence historique de ces disciplines, l’objectivation des pratiques religieuses ou leurs engagements philosophiques et métaphysiques. Ces problèmes qui ne sont pas exhaustifs formeront le coeur de la revue. Celle-ci vise donc à promouvoir aussi bien des travaux scientifiques que philosophiques, pourvus qu’ils concernent les enjeux des approches empiriques des religions. Pour la première livraison, aucun thème n’est imposé. Nous vous invitons chaleureusement à envoyer des articles entièrement rédigés à l’adresse suivante : epaer.info@gmail.com La revue sera à terme intégrée à la plate-forme revues.org avec des articles thématiques et généraux au rythme d’une livraison tous les six mois. La revue bénéficie d’ores et déjà d’un comité scientifique composé de : Philippe Capelle (ICP), Emmanuel Falque (ICP), Frédéric Nef (EHESS), Roger Pouivet (Nancy), Ghislain Waterlot (UNIGE), Cyrille Michon (Nantes), Olivier Bobineau (ICP), Nadine Le Meur (ENS LSH), Michel Bastit (Bourgogne-Nancy) et Sacha Bourgeois-Gironde (ENS LSH). Les membres du laboratoire EPAER assureront l’essentiel des comités de lecture et de rédaction.
--- Symposium Journal de la Société canadienne
de philosophie continentale. Appel de textes. Numéro spécial
consacré aux débuts de la phénoménologie.
Éditeurs invités: Kimberly Jaray et Jeff Mitscherling. “Ce
numéro spécial de Symposium sera consacré aux problèmes
et aux thèmes développés par Husserl et par ses étudiants
avant la Première Guerre mondiale. Les éditeurs sont particulièrement
intéressés aux textes qui (i) examineront de manière
critique la façon dont ces penseurs abordent ce qu’ils considèrent
comme les problèmes centraux de la philosophie, et (ii) évalueront
de manière critique les résultats de ces investigations de
même que leur possible contribution à la recherche contemporaine.
Les textes qui n’incluront pas de perspective critique ne seront pas retenus
pour publication. La longueur des textes est de 8000 mots (max.). Les
éditeurs demandent aux auteurs de soumettre un résumé
d’ici le 1er septembre 2009. Les textes complets devront être transmis
au plus tard le 1er mai 2010, et la révision finale avant le 1er
septembre 2010. Ce numéro spécial devrait paraître
en 2011. Pour toute question, et pour soumettre les textes, veuillez
contacter les éditeurs, par courriel ou par courrier régulier,
à l’une ou l’autre des adresses suivantes: Kimberly Jaray kjaray@mac.com,
Jeff Mitscherling jmitsche@uoguelph.ca, Département de philosophie
Université de Guelph Guelph, Ontario N1G 2W1 CANADA.