ENSEIGNER LA PHILOSOPHIE AUJOURD’HUI :
QUELS SAVOIRS ? QUELLES PRATIQUES ?
QUELLES FINALITES ?
 

Journée de réflexion sur l’enseignement de la philosophie
organisée par l’APP, l’APPAP et l’APPEP
le samedi 16 novembre 2002
de 9h à 18h
au Lycée Jules Ferry
77 Boulevard de Clichy – 75009 PARIS

Présentation

La crise des programmes de philosophie a mis au jour l’existence d’un désaccord qui porte en amont sur la nature et la finalité de l’enseignement de la philosophie et de l’enseignement en  général, et en aval sur la forme et le contenu de cet enseignement. Dire que la liberté de pensée est à la fois la norme, le moteur et la finalité du cours de philosophie, ou que la philosophie « n’est pas une matière comme les autres » parce qu’elle ne vise ni la transmission d’un savoir dogmatique ni d’un savoir-faire technique, ne va pas de soi. Ainsi ces idées sont jugées inconvenantes par ceux qui pensent que l’uniformisation du cours rendue possible par la détermination des programmes est l’unique manière d’évaluer des compétences, comme si d’ailleurs il allait de soi que le rôle de l’école  était de transmettre des compétences.

Il est en tout cas urgent de transformer la polémique en une problématique tant philosophique que politique, et d’engager « un changement de navigation ». Au lieu de poser le problème de la place à faire aux connaissances dans l’enseignement de la philosophie, on partira du principe qu’elles ne lui sont pas étrangères par nature. Puisqu’il n’y a pas de philosophie sans savoirs, le problème à soulever n’est pas celui d’une articulation des savoirs dits positifs et de la philosophie : c’est au contraire celui du sens à donner ( ou à redonner ) aux connaissances que les élèves acquièrent au cours de leur scolarité et jusqu’en Terminale.

Nous invitons donc tous les collègues désireux de réfléchir  en commun sur le sens de l’enseignement de la philosophie à participer à la journée  du 16 novembre, autour des interventions de Jean-Claude Pariente (professeur honoraire de l’Université de Clermont-Ferrand), de Françoise Raffin (professeure au Lycée Victor Duruy à Paris) , et de Jean-Paul Jouary (professeur au Lycée Paul Eluard à St Denis) et des questions que leur propos proposeront à la discussion :

1) Comment faire en cours, un usage proprement philosophique des savoirs, qu’ils fassent directement référence à l’histoire de la philosophie ou qu’ils soient issus d’autres champs épistémologiques ?

2) Quelles sont les pratiques réelles des professeurs ? A partir de quels textes, quels supports ou exercices peut-on inviter les élèves au questionnement ?

3) Quelles sont les finalités scolaires et extra-scolaires de l’enseignement de la philosophie dans le secondaire ?

D’autres invités ainsi que des collègues d’autres disciplines se joindront à nous .

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“ Ce n’est pas seulement devenu un préjugé de la pédagogie - et ici d’une façon encore plus étendue- que lorsque l’on s’exerce à penser par soi-même, en premier lieu la matière n’a pas d’importance, et en second lieu le fait d’apprendre est opposé au fait de penser par soi-même : alors qu’en réalité, la pensée ne peut s’exercer  que sur une matière qui n’est pas produit de l’imagination ou une représentation sensible ou intellectuelle, mais  une pensée; et qu’ensuite une pensée ne peut être apprise que par le fait qu’elle est elle-même pensée.”  Hegel, Correspondance, Lettre à Von Raumer, 2 août 1816 .

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Lieu
Lycée Jules Ferry     77 Boulevard de Clichy 75009 Paris
M° Place de Clichy (à gauche en sortant )
Pas de restauration sur place

Pour tout contact :
- APP      : olivier.ribot@ac-lyon.fr   / 04 72 83 59 08
- APPAP : assocphilo@ifrance.com  / 05 49 51 16 21
- APPEP : e.aujaleu@mageos.com            / 04 67 27 96 15