Octobre 2008

Attention: les colloques ou les journées d'étude qui durent 2 jours ou plus sont mentionnés seulement à la première date. Songez à vérifier, pour un jour opportun qui vous intéresse, dans la journée qui précède.

Semaine 40 (1 au 5), semaine 41 (6 au 12), semaine 42 (13 au 19), semaine 43 (20 au 26), semaine 44 (27 au 31)

Calendrier général

Sommaire général

--- Toulouse. Les rendez-vous de la librairie Ombres Blanches.



Mercredi 1

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--- 1er-3 octobre 2008, Colloque international « L’Intellect et l’Un dans le Médioplatonisme », organisé par Alain Petit et Sylvain Roux à Clermont-Ferrand (Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand II). Colloque International: L’INTELLECT ET L’UN. Aspects de la métaphysique dans le médioplatonisme. 1-2 OCTOBRE 2008, salle 220, Maison des Sciences de l’Homme, 4, rue Ledru, Clermont-Ferrand, organisé par Alain PETIT et Sylvain ROUX.
Mercredi 1er octobre: 1. L’UN
- 9h: J.M. Zamora (Université de Madrid): L’hénologie de Modératus de Gadès.
- 9h45: A.Petit (Université de Clermont-Ferrand): Peut-on parler d’hénologie chez Numénius ?
- 11h: A. Charles-Saget (Université de Paris X-Nanterre): Transcendance et théologie négative avant Plotin
2. L’ETRE
- 15h: S. Roux (Université de Poitiers): Epekeina tés ousias: une formule platonicienne chez Numénius et Alcinoos ?
- 15h45: F. Trabattoni (Université Milan): La métaphysique de l’Exode: onto-théologie chez Philon, Numénius et Plutarque.
- 17h: L. Lavaud (CPGE Montpellier): La connaissance de soi chez Numénius et sa critique par Plotin.
Jeudi 2 octobre: 3. L’INTELLECT
- 9h: B. Castelnérac (Université de Sherbrooke): La fragmentation de l’Un dans le multiple: une métaphore du khôrismos
- 9h45: M. Zambon (Université de Padoue): Logos divino e logoi creaturali nella teologia de Origene di Alessandria
- 11h: M. Bonazzi (Université de Milan): Antioco e le idee di Platone
- 11h45: A. Michalewski (Université de Paris I): L’intellect divin et son rapport aux intelligibles chez Longin.
4. DIEU ET L’UNIVERS
- 15h: L. Brisson (Centre Jean Pépin, UPR 76/CNRS): Le Père dans les Oracles chaldaïques
- 15h45: A. Balansard (Université d’Aix-Marseille): Figures du démiurge chez Plutarque, Galien et Alcinoos
- 17h: P. Hoffmann (EPHE): Plutarque et la pluralité des mondes.
 
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--- Colloque international "Exégèse et méthode dans la pensée de l'antiquité tardive et du haut moyen âge: la tradition platonicienne" organisé par le Département de philosophie de l'UFSP, les 1-3 oct. 2008, à Sao Paolo. COLÓQUIO INTERNACIONAL – UNIFESP – UNIVERSIDADE FEDERAL DE SÃO PAULO – CURSO DE FILOSOFIA – 2008 01/OCT (4ª feira). Local: UNIFESP – Auditório Azarias A. Carvalho – Rua Botucatu, 598 (Fundos) – Vila Clementino – SÃO PAULO – Tels.: 55391097; 55390107 (Silmara).
 

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--- Programme annuel du séminaire "Produire l'éthique: éthique, matérialisme et sciences (Séminaire 2008/2009). Séminaire organisé par Pascal Charbonnat, François Pépin et Marc Silberstein, et accueilli par Michel Morange, au Centre Cavaillès de l’École normale supérieure de Paris. Les séances se déroulent le premier mercredi de chaque mois (d’octobre à juin) au Centre Cavaillès (3e étage, 29 rue d’Ulm, 75005 Paris), de 18 h 00 à 20 h 00, entrée libre dans la limite des places disponibles.
        «Produire l’éthique, c’est supposer qu’elle n’est pas donnée ni reçue, mais constituée dans et par la vie et les activités humaines. Le séminaire se propose d’interroger ces modes de production sous l’angle de leurs liens avec les sciences. C’est en ce sens qu’un questionnement matérialiste de l’éthique pourra être dégagé. Cela suppose de reconsidérer une division classique entre le champ scientifique et l’éthique, en discutant l’idée courante de neutralité scientifique prise comme amoralité totale interdisant même un usage ou une portée éthiques des concepts, résultats et analyses scientifiques. Mais une forme de neutralité sert aussi à constituer l’autonomie de la science à l’égard des pressions et débats moraux, politiques et sociaux. Un enjeu du séminaire sera donc d’examiner les usages, les effets et la portée éthiques de concepts construits selon une logique scientifique, qui, sans être pure de toute implication morale, n’a pas pour fonction première de résoudre des problèmes éthiques. L’intérêt d’un détour par la science pour penser la production de l’éthique réside dans la possibilité d’interroger précisément ses modes de constitution (biologiques, sociaux, médicaux, psychologiques, etc.) contre les traditions du commandement reçu ou senti dans l’intériorité d’une conscience transcendantale. L’histoire des pensées matérialistes suggère la pertinence d’une articulation entre l’effort d’émancipation des sciences à l’égard des champs religieux et politique, et la libération de l’éthique par un usage des savoirs scientifiques pour penser une morale pleinement immanente. Cela permet d’interroger la spécificité d’une morale matérialiste dans la culture d’un rapport particulier aux sciences. Le séminaire se propose d’examiner la production de l’éthique selon trois angles principaux. Les sciences, notamment humaines et sociales, établissent-elles des faits éthiques intéressant le projet moral ? La question est alors de savoir s’il faut dissocier ou articuler le traitement scientifique, par exemple par des tentatives de quantification, de concepts à portée éthique comme le bien-être ou la normalité mentale, et le projet éthique. Y a-t-il un usage pertinent de savoirs scientifiques pour justifier et critiquer des normes éthiques ? Les normes font depuis longtemps partie des objets d’études scientifiques. Mais l’invocation de concepts, de faits et de théories scientifiques dans l’entreprise de justification des normes éthiques semble un problème spécifique qui demande d’interroger les fonctions de la norme comme objet d’étude et comme enjeu moral. Enfin, se pose une question récapitulative: peut-on entièrement naturaliser l’éthique ? Notons également que 2009 sera l’année Darwin, en raison du bicentenaire de sa naissance et du cent cinquantenaire de la parution de L’Origine des espèces. Ce séminaire, en présentant plusieurs séances consacrées à la vaste question de la naturalisation de l’éthique, de l’éthique évolutionniste (ou évolutionnaire), etc., s’inscrit donc pleinement dans les initiatives liées à cette commémoration, dont l’intérêt – il faut le souligner – n’est pas uniquement historiographique. Insister sur les enjeux programmatiques autant que moraux du darwinisme contemporain s’avère, en notre époque de résurgences des créationnnismes, d’une cruciale nécessité.»
        Calendrier des séances
        - Mercredi 1er octobre 2008
Le matérialiste et l’éthique: un nouvel espace de discussion depuis les Lumières. François Pépin (professeur agrégé dans le secondaire, docteur en philosophie). L’intérêt des philosophies matérialistes pour les sciences en vue de penser l’éthique pourrait être considéré comme aussi ancien que ces philosophies elles-mêmes. Mais notre introduction insistera sur certaines leçons des Lumières. En effet, un nouveau rapport entre sciences et éthique se noue autour des matérialismes du XVIIIe siècle, susceptible d’éclairer les débats ultérieurs. Plusieurs pensées tentent ainsi de construire un espace théorique où l’éthique puisse être discutée d’une nouvelle façon, Notamment contre les dualismes âme/corps et les références à la transcendance ou à une conscience posée en guide absolu. Un double enjeu se dégage. D’une part, un effort est mené pour constituer un espace théorique où l’éthique se discute sans que la menace d’une accusation (religieuse, morale et juridique) l’encadre par le rappel de principes posés comme absolus. Se tourner vers les sciences permet alors de se donner des méthodes de réflexion critique. D’autre part, la réduction des dualismes et l’évacuation de la transcendance implique de penser l’articulation de plusieurs catégories: le physique et le moral; la norme et le fait; l’organique, le social et le politique. Les sciences de la nature sont alors convoquées avec ce qu’on n’appelle pas encore les sciences humaines pour envisager la dimension éthique de l’homme dans une perspective immanentiste. L’un des intérêts majeurs de ces tentatives matérialistes du XVIIIe est que la réflexion éthique ne s’appuie pas sur des sciences données, déjà constituées par ailleurs, mais sur des sciences en train de se faire.
        Mercredi 5 novembre 2008
        Bioéthique de la réciprocité. Dominique Lestel (philosophe et éthologue, maître de conférences, ENS, Paris).   Les bioéthiques contemporaines sont généralement défensives et négatives, en mettant en avant des impératifs proscriptifs. Nous pensons qu’il est aujourd’hui plus fécond d’essayer de développer des bioéthiques positives qui s’appuient sur des impératifs prescriptifs. Avec la notion de bioéthique de la réciprocité, nous présentons et discutons une telle bioéthique positive basée sur la réciprocité des services et des dons entre hommes et autres animaux, une réciprocité régulée par une transaction juste plutôt que sur un évitement systématique de la souffrance.
        Mercredi 3 décembre 2008
        Développement des connaissances en biologie et émergence de droits pour l’animal. Georges Chapouthier (biologiste, directeur de recherches CNRS).  Longtemps le statut de l’animal dans la philosophie a oscillé entre l’« animal-sorte d’humain », susceptible, par exemple, d’être poursuivi en justice, et l’animal-objet. C’est cette dernière conception qui a triomphé en Occident à partir du XVIIe siècle, avec la thèse cartésienne de l’animal machine, poussée à l’extrême par son disciple, Malebranche. A son origine, la biologie, telle qu’elle est exposée par Claude Bernard, est clairement post-cartésienne dans sa conception de l’animal. Mais le développement même des connaissances en biologie a ensuite permis de montrer la proximité étonnante de l’homme et de l’animal sur les plans génétiques, biochimiques, physiologiques, et même comportementaux et affectifs. La théorie de l’évolution est venue compléter cette évolution conceptuelle en révélant que l’homme était bien un animal, cousin assez proche des chimpanzés. Les plus récents développements de l’éthologie montrent enfin que, même dans ce que les partisans d’une spécificité humaine radicale considéraient comme inaccessible à l’animalité, à savoir la culture, on trouve des « ébauches » chez les animaux: utilisations d’outils, règles, langages, choix esthétiques et… règles protomorales. Ce dernier point permet d’ailleurs d’étayer fortement l’existence de bases naturelles de la morale. Finalement la grande proximité de l’homme et de l’animal a permis l’émergence de la notion de « droits de l’animal ». Comment comprendre ces droits ? Et comment faut-il les situer par rapport aux droits de l’homme ?
        Mercredi 7 janvier 2009
        Une théorie contractualiste et naturaliste de la morale. Nicolas Baumard (philosophe, ENS et Institut Jean Nicod).  La morale semble être une affaire de négociation. Comme l’ont noté les philosophes contractualistes (Hobbes, Rousseau, Kant, Rawls), nous agissons comme si nous avions négocié un contrat avec les autres. Dans les situations de justice par exemple, nous estimons que la distribution d’une ressource doit être proportionnelle à la contribution à l’entreprise commune. Dans les situations de solidarité, nous jugeons que nous avons le devoir d’aider seulement si cela nous coûte peu et rapporte beaucoup à celui que nous aidons. Notre travail ne se veut pas normatif mais empirique. Il vise à rendre compte du caractère contractualiste de nos jugements moraux. Hobbes avait cherché à montrer que nous avons intérêt à nous comporter de la sorte. La coopération est en effet nécessaire à la survie. Or qui veut s’associer à un individu injuste et égoïste ? Pour autant, nous n’agissons pas moralement pour préserver nos intérêts. Nous agissons moralement pour des raisons proprement morales. La théorie contractualiste de la morale débouche donc sur un paradoxe. Tout se passe comme si nos jugements moraux résultaient d’une négociation portant sur les intérêts individuels. Et pourtant, il n’y pas de négociation ! Ce paradoxe disparaît si l’on se place dans une perspective naturaliste, et en particulier évolutionnaire. Si en effet, nos jugements moraux sont le produit de la sélection naturelle (et nous verrons qu’il y a de bonnes raisons de la penser), s’ils ont évolués parce qu’il était dans l’intérêt des individus de se comporter moralement (comme le pensait Hobbes), alors il est possible d’expliquer la correspondance entre jugements et intérêts. Au niveau évolutionnaire, les individus qui avaient une disposition psychologique (un sens moral) contractualiste survivaient mieux que les autres. Au niveau psychologique, nous sommes contractualistes non pas par intérêts mais parce que nous suivons notre sens moral.
        Mercredi 4 février 2009
        Éthique de la psychologie, psychologie de l’éthique, la psychologie comme Éthique Cyrille Bouvet (psychologue clinicien, maître de conférences, université Paris 10).  La psychologie clinique est concernée à plus d’un titre par le problème de l’éthique. Premièrement, en tant que méthode d’intervention thérapeutique auprès de personnes en souffrance, la psychologie clinique doit construire et s’imposer un cadre éthique spécifique limitant les abus de pouvoir toujours possibles dans les relations d’aide. Du code de déontologie des psychologues aux polémiques actuelles entourant les projets de législation des psychothérapies, l’éthique de la pratique paraît ballottée entre des conceptions contradictoires laissant un vide parfois inquiétant dans les pratiques réelles. Deuxièmement, la psychologie s’intéresse aussi à l’éthique en tant qu’objet d’étude, à son origine et aux conditions de ses expressions. L’éthique en tant que phénomène psychologique ancré dans la réalité des relations précoces et actuelles ainsi que dans la conflictualité entre les besoins égocentriques et les valeurs dites « supérieures » paraît bien moins « pure » et « noble » qu’une vision morale et idéalisée pourrait le laisser croire. Troisièmement, il arrive que certains courants de la psychologie s’attribuent une fonction sociale éthique répondant en cela à la demande sociale d’autorités morales proposant des guides de comportements et déterminant ce qui est bien et mal. Mais peut-on considérer la psychologie comme une éthique de vie ?
        Mercredi 4 mars 2009
        Êtes-vous responsable? Édouard Guinet (professeur agrégé de philosophie dans le secondaire, Paris). Dans le domaine judiciaire, l’excuse de l’irresponsabilité peut être invoquée; l’auteur des faits peut alors être orienté vers une prise en charge thérapeutique, plutôt que vers une sanction pénale. Nous prendrons ce problème de droit, et les réactions  symptomatiques qu’il soulève dans l’opinion publique, comme point de départ pour une réflexion plus générale: et si nous étions tous à moitié, voire pas du tout responsables de nos actes ? Cette hypothèse de départ, volontairement provocatrice, nous permettra d’aborder le thème de la responsabilité à partir de la position métaphysique, réputée moralement intenable, du déterminisme. Si telle personne est poussée par les circonstances, si telle autre ne fait que céder à une compulsion de répétition inconsciente, si telle autre vit sous la coupe d’une tierce personne ou d’une idéologie, et ainsi de suite, la société est-elle vraiment fondée à leur demander d’assumer les conséquences de leurs actes ? Ou, pour le dire dans les termes philosophiques du déterminisme, si chaque événement est toujours précédé de conditions antérieures suffisantes pour le déclencher, et si l’agir humain ne fait pas exception à cette règle de l’universelle nécessité, ne reste-t-il de la responsabilité juridique et morale qu’une commode fiction sociale ? On proposera, afin de démêler ces difficultés, de dissocier plusieurs niveaux de réflexion souvent confondus: la question de l’origine de nos décisions; celle de la paternité de nos actions; celle, enfin, des conditions psychologiques nécessaires pour qu’une personne se sente comptable de ses agissements.  Lecture conseillée: Ted Honderich, Êtes-vous libre? Le problème du déterminisme, Paris, Syllepse, 2008. Trad. fr. de How Free Are You ?, Oxford University Press, 2002.
        Mercredi 1er avril 2009
        Limites et possibilités du naturalisme moral contemporain: enjeux métaéthiques et normatifs  Jérôme Ravat (philosophe, université Paris 4)  S’évertuant à remettre en cause la traditionnelle dichotomie entre faits et valeurs, un certain nombre d’auteurs contemporains affirment qu’il est possible de fonder la morale de manière universelle au moyen d’une analyse naturaliste des phénomènes moraux. Cette analyse naturaliste, qu’elle se cantonne au champ de la métaéthique ou qu’elle puise ses sources dans les sciences naturelles, aurait tout à la fois pour vocation d’expliquer et de légitimer valeurs et comportements moraux. C’est ainsi que pour Philippa Foot (Natural Goodness), le lien consubstantiel entre normativité morale et normativité naturelle permet de comprendre que les jugements portant sur la moralité humaine et ceux concernant animaux et végétaux, possèdent une « structure logique commune ». De même, pour William Casebeer, (Natural Ethical Facts), la théorie de l’évolution associée à l’éthique de la vertu aristotélicienne conduit à identifier valeurs morales et fonctions biologiques. Enfin, selon les partisans du réalisme moral naturaliste de « l’école de Cornell » (Richard Boyd, Nicholas Sturgeon, Peter Railton), une approche naturaliste de la morale pourrait mettre un terme à la très grande majorité des désaccords moraux, en identifiant ces derniers à des désaccords portant sur des faits connaissables par les sciences naturelles. Nous soulignerons dans un premier temps les limites du naturalisme, dès lors qu’il se trouve associé à l’absolutisme et au réalisme moral. Ainsi, comme nous l’expliquerons, les désaccords moraux ne sont pas uniquement réductibles à des désaccords portant sur des faits relatifs à la nature humaine, mais résultent bien plutôt de désaccords se rattachant à des valeurs et des principes spécifiquement moraux (Shweder, Stich, Wong). Toutefois, nous montrerons également que la connaissance de la nature humaine permet de soutenir ce que nous pourrions nommer un « pluralisme moral naturaliste »: si les investigations empiriques relatives à la nature morale de l’homme ne sauraient fonder de manière absolue un système normatif univoque, elles pourraient permettre néanmoins de légitimer une pluralité (mais non une infinité) de codes moraux compatibles avec la nature humaine. Nous insisterons enfin sur le fait que ce pluralisme moral naturaliste ne saurait se confondre avec un pur et simple relativisme, dans la mesure où il prend appui sur un certain nombre de métaprincipes permettant de départager les systèmes moraux, et ce à l’aune de facteurs naturels, d’ordre biologique et psychologique notamment.
        Mercredi 6 mai 2009
        Naturalisation de l’éthique et naturalisations des mathématiques  Fabrice Pataut (philosophe, IHPST, CNRS, université Paris 1, École normale supérieure)  A priori, rien de plus opposé que l’éthique et les mathématiques. Les conflits éthiques sont innombrables et, semble-t-il, insolubles; ils reflètent ni plus ni moins nos divergences de points de vue personnels et collectifs. Les mathématiques possèdent en revanche un arsenal impressionnant de résultats objectivement attestés par les preuves et les calculs; les vertus de leur applicabilité son indéniables. On propose depuis le début des années 1980 de naturaliser ces deux disciplines sans trop s’attarder sur cette différence, supposée établie ou manifeste. Je m’attacherai à la mettre en doute et à expliquer pourquoi certaines formes de naturalisation ne peuvent rendre compte, respectivement, ni des difficultés intrinsèques des conflits éthiques, ni des difficultés intrinsèques des problèmes mathématiques, pour des raisons étonnamment similaires. Je m’attacherai dans un premier temps à décrire les traits saillants de ces tentatives de manière à faire ressortir leurs points communs. Dans un deuxième temps, je chercherai à montrer que l’élimination de la notion de vérité, en éthique comme en mathématique, conduit à des difficultés qui, même si elles étaient surmontées, ne permettraient pas de donner une bonne explication des difficultés intrinsèques. La naturalisation peut s’entendre en deux sens. En un sens faible, on peut vouloir montrer qu’une discipline est compatible avec les sciences de la nature. Le sort des mathématiques est réglé sur ce point puisqu’elles leur sont nécessaires, comme l’emploi du calcul infinitésimal et le recours au statistiques le montrent aisément. Dans le cas de l’éthique, on pourra faire valoir le point de vue de l’autonomie des obligations, et la compatibilité des deux genres de domaines est alors une simple affaire d’hétérogénéité. En un sens fort, on peut soit tenter d’expliquer les concepts d’une discipline en ayant recours aux concepts d’une science de la nature, soit tenter de montrer que le savoir particulier que la discipline déploie est acquis selon des processus dont les sciences de la nature peuvent rendre compte sans difficulté. Dans le cas de l’éthique, on a pu adopter la première voie, en cherchant à montrer qu’elle est un produit final de la sélection naturelle, que la fonction adaptative des normes éthiques démontre le caractère superfétatoire de l’objectivité éthique (cf. Ruse 1985, Ruse 1991, et dans une moindre mesure, Gibbard 1990 pour la psychologie des sentiments moraux). L’objectivité n’est rien de plus qu’un effet. Dans le cas des mathématiques, on a adopté la deuxième en proposant une explication de la connaissance mathématique qui élimine toute référence aux objets abstraits ou idéaux. Les perspectives nominalistes, matérialistes ou causalistes, ont faitl’objet de développements récents, cherchant à montrer que la bonne explication de l’utilité des mathématiques militait en faveur d’une conception antiréaliste de la discipline (Field 2001). L’objectivité est instrumentale. Je m’attacherai ici à critiquer la perspective de la naturalisation forte en examinant deux cas: celui de la fonction adaptative (éthique) et celui de la nominalisation (mathématique). Dans ces deux perspectives, ce qui nous empêche de régler un conflit éthique, tout comme ce qui nous empêche de trouver une solution à un problème mathématique, ne relève pas de l’opacité d’un secteur particulier de la réalité (une supposée « réalité éthique » dans le premier cas, une « réalité mathématique » tout aussi problématique dans le deuxième). Qu’est-ce qui nous empêche de démontrer la conjecture arithmétique de Goldbach, ou de trouver un argument contraignant pour ou contre l’euthanasie ? Aucun fait pertinent autonome que nous pourrions ignorer, puisque nous travaillons dans l’hypothèse qu’il n’y a pas de réalité morale ou de réalité mathématique autonome. Il faut donc chercher l’explication du côté de nos limitations cognitives, soit à l’inspection de données pertinentes externes (respectivement: non spécifiquement éthiques et non spécifiquement mathématiques), soit du côté de nos limitations cognitives à l’introspection. J’examinerai les difficultés propres à chaque hypothèse. Ma suggestion sera que nous devons défendre une notion minimale de vérité et de rationalité pour rendre compte de ces difficultés cognitives, aussi bien dans le domaine éthique que dans le domaine mathématique. Cette stratégie est préférable à celle du remplacement pur et simple de la notion de vérité, par la prouvabilité ou la conservativité dans le cas des mathématiques, et par l’utilité ou le rôle évolutionnaire dans le cas de l’éthique.  Bibliographie indicative: Field Hartry (2001), Truth and the Absence of Fact, Oxford, Oxford UP. Gibbard Allan (1990), Wise Choice, Apt Feelings: A Theory of Normative Judgment, Oxford, Oxford UP. Pataut Fabrice (1999), « Vérité morale et justification morale », in R. Ogien (dir.), Le réalisme moral, Paris, PUF: 457-502. Ruse Michael (1985), Taking Darwin Seriously: A Naturalistic Approach to Philosophy, Oxford, Blackwell. Ruse Michael (1991), « Une défense de l’éthique évolutionniste », in J.-P. Changeux (dir.), Fondements naturels de l’éthique, Paris, Odile Jacob: 35-64.
        Mercredi 3 juin 2009
        A propos de l’éthique évolutionniste  Philippe Huneman (philosophe de la biologie, CNRS, IHPST, Paris)  A partir des années 1970, et dans la foulée des programmes de naturalisation de l’épistémologie et des valeurs sur la base du darwinisme, certains théoriciens ont élaboré un projet d’éthique évolutionniste. L’idée de base est que l’éthique a émergé dans l’histoire évolutionnaire des primates comme un certain résultat de la sélection naturelle; en gros, l’éthique est donc une adaptation - le principal problème étant alors d’identifier l’avantage sélectif à court terme qu’ont représenté certains éléments et prescriptions éthiques. Après avoir indiqué pourquoi cette recherche s’est vite centrée sur la question de l’altruisme, je distinguerai des versions fortes et faible de l’éthique évolutionniste et tâcherai d’évaluer les perspectives qu’elles proposent pour répondre à des interrogations usuelles de philosophie morale – en particulier, d’éthique normative et de métaéthique (questions sur le fondement de l’obligation morale).


 
 

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Jeudi  2

--- Journée d’étude à l’Université Rennes 1 UFR de Philosophie - Equipe d’accueil n°1270  «Philosophie des Normes». Philosophie et sociologie dans l’École de Francfort. Jeudi 2 Octobre 2008. La journée se déroulera au Bâtiment 32 B – Campus de Beaulieu (Salle affichée à l’UFR de Philosophie). «Ce que l’on a coutume d’appeler l’« École de Francfort » rassemble des penseurs de style très différent, comme Horkheimer, Adorno et Marcuse, mais aussi Habermas et aujourd’hui Honneth. Si l’on cherche un trait commun à ces pensées, ce pourrait être une certaine idée de la « philosophie sociale », c’est-à-dire à la fois une conception de la philosophie comme théorie critique de la société et une certaine pratique de la recherche sociale. Le projet d’une philosophie sociale a pris des formes historiques différentes. On trouve dans les années 30 sous la plume du jeune Horkheimer la conception d’une philosophie sociale impulsant des recherches concrètes, selon une imbrication dialectique entre philosophie et sciences spécialisées. Ce projet d’inspiration marxienne n’a pas été maintenu sous sa forme initiale et cède la place dans les années 40 à une critique de la raison et de la civilisation nourrie des thèmes sociologiques. S’en est suivi ce que l’on a pu considérer comme une disjonction entre une philosophie négativiste de l’histoire et une pratique plus réformiste de la sociologie. La conception élargie de la sociologie, comme philosophie sociale et critique normative, est reprise à son compte par Habermas puis par Honneth. Pour ce dernier, sa vocation est moins de fournir une théorie explicative de la société que de procéder à un diagnostic des « pathologies sociales » du temps présent et de pointer les évolutions manquées de la modernité. Comment penser ces pratiques mélangées, entre philosophie et sociologie, que sont la « philosophie sociale », la « théorie de la société » ou la « critique sociale » ? Et si un sens nouveau est donné à la sociologie par l’École de Francfort, comment se résout la tension entre l’exigence d’objectivité scientifique et le projet d’un diagnostic critique de l’époque ? Comment penser un tel savoir engagé, ancré dans une perspective morale et ayant des implications politiques? Pour cerner l’articulation entre philosophie et sociologie dans l’École de Francfort, on éclairera ce qu’elle doit à la sociologie allemande du tournant du siècle. On s’intéressera également en aval à la forme qu’a prise la théorie critique de la société par rapport au projet initial : les concepts de communication (Habermas) et de reconnaissance (Honneth) permettent-ils de prolonger ou de reformuler ce projet aujourd’hui ?»
Programme des interventions
- 9h15 - Accueil par Catherine Colliot-Thélène (Professeur à l’Université de Rennes 1) et Jacqueline Lagrée (Professeur et Directrice de l’équipe de recherche « Philosophie des normes »)
- 9h30 - Introduction : « Philosophie et sociologie dans le programme de Horkheimer», par Katia Genel (Doctorante à l’Université de Rennes 1)
- 10h10-10H55 - « Physiognomonie de la forme de vie capitaliste, Sur la théorie de la société d’Adorno », par Axel Honneth (Professeur à l’Université J. W. Goethe de Francfort). Intervention en anglais, une version française du texte sera disponible.
- 11h45-12h30 - « Les sources sociologiques de la théorie critique (Weber, Tönnies, Mannheim) », par Klaus Lichtblau (Professeur à l’Université J. W. Goethe de Francfort). Intervention en anglais, un résumé français du texte sera disponible.
- 14h15-14h55 - « La philosophie sociale comme diagnostic historique », par Aurélien Berlan (Université de Rennes 1)
- 15h45-16h25 - « La souffrance sociale comme objet pluridisciplinaire », par Emmanuel Renault  (Maître de Conférence à l’ENS-Lyon). UFR de Philosophie, Université de Rennes 1 , Avenue du Général Leclerc, Campus de Beaulieu - Bât. 32 B - CS 74205. 35042 Rennes Cedex  Téléphone : 02 23 23 63 02 - Fax : 02 23 23 51 51.
 

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--- LES FORUMS DE SOCIÉTÉ et les Revues parlées. TRACES DU SACRÉ. Maurice Godelier. Est sacré ce que l'on ne peut ni vendre ni donner. Jeudi 2 octobre 2008, 19h30, Petite salle. «Le sacré, ce n'est pas seulement le religieux. Est sacré ce que l'on ne peut ni vendre ni donner, mais qu'il faut garder pour le transmettre en tant que support essentiel d'identités que l'on désire voir survivre au cours du temps. Dire que ce qui fonde les sociétés, c'est le sacré, conteste une des « évidences » ethnologiques répétées pendant des décennies, à savoir que les sociétés seraient fondées sur l'échange, échange de personnes et de marchandises, et échange de dons et de contre-dons. Ainsi, notre Constitution est un objet non marchand (à la différence des voix qui peuvent s'acheter !) ; elle appartient au peuple français qui se l'est donnée à lui-même pour règle d'un vivre-ensemble ; nul ne peut l'abolir (ou alors, on entrerait en dictature), mais on peut la réviser, la compléter... On peut donc dire que le sacré contient le religieux et intègre le politique, et que ces deux composantes - politique et religieuse - sont à l'origine de toute société dans la mesure où toute société implique l'établissement d'une souveraineté.» Maurice Godelier. Centre Pompidou, Petite salle, niveau -1, entrée libre dans la mesure des places disponibles Information : Christine Bolron, 01 44 78 46 52, christine.bolron@centrepompidou.fr
 

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Vendredi 3

--- Colloque international "Exégèse et méthode dans la pensée de l'antiquité tardive et du haut moyen âge: la tradition platonicienne" organisé par le Département de philosophie de l'UFSP, les 1-3 oct. 2008, à Sao Paolo. COLÓQUIO INTERNACIONAL – UNIFESP – UNIVERSIDADE FEDERAL DE SÃO PAULO – CURSO DE FILOSOFIA – 2008 01/OCT (4ª feira). Local: UNIFESP – Auditório Azarias A. Carvalho – Rua Botucatu, 598 (Fundos) – Vila Clementino – SÃO PAULO – Tels.: 55391097; 55390107 (Silmara).
 
 


Samedi  4

--- UMR 8163 «Savoirs, Textes, Langage» de l'Université Lille 3 EA 2482 «Groupe de Recherche Antiquité, Moyen Âge, Transmission Arabe» de l'Université Paris 1. Paris, samedi 4 octobre 2008 de 9 heures à 18 heures salle Cavaillès de l'UFR de philosophie de l'Université Paris 1  Panthéon-Sorbonne, 17, rue de la Sorbonne, Paris Ve Escalier C, 1er étage.
- 9h15-9h45, John TOLAN, Aristophane au Mont-Saint-Michel ? Les écueils
de la recherche identitaire
- 9h45-10h15, Jean JOLIVET, Une escapade aventureuse
- 10h30-11h, Marie-Geneviève GUESDON, La Maison de la Sagesse : une
institution hors de l'histoire ?
- 11h-11h30, Hélène BELLOSTA, S. Gouguenheim et la science arabe, ou qui veut noyer son chien...
- 11h30-12h, Danielle JACQUART, L'historien imaginaire de la médecine
arabo-latine
- 14h-14h30, Abdelali ELEMRANI-JAMAL, Impuissance de la langue arabe
- 14h30-15h, Sten EBBESEN, Jacques de Venise
- 15h-15h30, Irène CATACH-ROSIER, « Mais qui connait Jacques de Venise?»
- 15h45-16h15, Franco CARDINI, Encore au sujet de Dante et de l'Islam
- 16h15-17h45, Max LEJBOWICZ, La prison des mots et des passions. Brèves remarques sur l'itinéraire d'un médiéviste.
 
 

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Dimanche 5



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Lundi  6

--- [Paris Amsterdam Logic Meeting of Young Researchers] PALMYR 7 Dependence in logic, language and action, 6, 7 Octobre 2008, Paris. ENS, 45, rue d'Ulm 75005 Paris. Salle Weil.
 
 


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Mardi  7

--- « PSYCHANALYSE-SANTÉ-TRAVAIL ET PHILOSOPHIE. » Année universitaire 2008-2009. La théorie philosophique du courage à l’épreuve de la clinique du travail. Les cours auront lieu à partir du mardi 7 octobre, durant tout le premier semestre. L'horaire est: 18h-21h, à l'INETOP (CNAM), 41, rue Gay Lussac - 75005 PARIS. Pour toute information complémentaire eric.hamraoui@cnam.fr ou appeler au 01 44 10 78 20.
La clinique du travail nous apprend que le travail ne saurait être conçu comme simple objet de science mais en tant qu’opérateur majeur d’intelligibilité dans l’analyse des ressorts de:
- l’identité, de la maladie et de la santé mentale;
- de la structuration et de l’évolution des relations entre les hommes et les femmes;
- de la vie de la Cité;
- de la production de la connaissance.
La prise en compte de ces quatre modalités de la centralité du travail permet de jeter un regard inhabituel sur le courage qui apparaît plus ambigu qu’on ne pourrait le croire. Son association à la virilité et son exaltation dans les nombreuses situations à risque qui se rencontrent dans le monde du travail (le BTP, la chimie, le nucléaire, la police, l’armée, etc.) pose en effet question. Définissable comme déni opposé à la peur, donc en tant que formation réactionnelle, le courage viril est de nature défensive; il cesse ainsi d’être vertu ou valeur. D’où son opposition au courage noble pensé par la tradition philosophique. Confrontation qui intéresse aussi bien le philosophe que le praticien, essayant tous deux de rendre compte du paradoxe de l’indissociabilité des manifestations du courage viril et de la servitude dans l’univers contemporain du travail, avec pour corollaire l’affaiblissement de notre capacité à penser le politique et, par conséquent, de rendre compte de ses dévoiements. Sans doute est-il devenu urgent d’emprunter une voie d’investigation dissidente prenant pour objet d’analyse le courage invisible et silencieux, sans nulle prétention, qui s’exprime dans les situations de travail les plus quotidiennes ou ordinaires. L’enjeu d’une telle posture est à la fois d’ordre épistémologique et politique. Elle nous conduit, en effet, à tenir non seulement compte des connaissances produites par la science mais encore du travail supposant l’ingéniosité et l’engagement du corps nécessaires à leur élaboration. Elle permet, sur le plan politique, de prendre en compte l’incidence des stratégies de défense sur l’orientation de la pensée et sur la possibilité même de penser les questions concernant le devenir de nos sociétés.
Cet enseignement combinera cours et analyses de textes. Son programme est le suivant:
A – Théorie philosophique
I – Introduction
II – Entre sagesse, tempérance et justice (Platon);
III – Le courage prudent (Aristote);
IV – La générosité, clef du courage (Descartes et Spinoza);
VI – Le courage au féminin, selon Gabrielle Suchon (1632-1703);
VII – Entre éthique et esthétique (Kant);
VI – Le courage dialectique (Hegel);
VII – Le courage et la guerre: de Platon à Clausewitz;
VIII – Courage et sensibilité (P.J.G. Cabanis);
IX – Courage et autonomie de la pensée (Schopenhauer et Nietzsche).
B – Enjeux contemporains
X – Aspects cliniques et anthropologiques du courage et de la virilité dans le monde du travail;
XI – Courage, virilité et servitude volontaire;
XII – Le Discours de la servitude volontaire de La Boétie à l’aune de la clinique du travail;
XIII – Courage et prise de risque;
XIV – Conclusions.
Bibliographie
- Le courage. En connaissance de causes, Autrement, 6, série Morales, sous la dir. de P.-M. Klein, février 1992.
- Aristote, Éthique à Eudème, trad. par Vianney Décarie, Paris, Vrin, 1984.
- Frère J., Ardeur et colère. Le thumos platonicien, Paris, Éditions Kimé, 2004.
- Jacquet C. et coll., Fortitude et servitude. Lectures de l’Éthique IV de Spinoza, Paris, Éditions Kimé, 2003.
- Smoes E., Le courage chez les Grecs, d’Homère à Aristote, Éditions OUSIA, Bruxelles, 1995.
- Tillich, P., Le courage d’être (1952), trad. franç. par J.-P. Le May, Les Éditions du Cerf, Paris, 1999.

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Mercredi 8
 
 


Jeudi  9

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--- Colloque de rentrée du groupe d’histoire et de philosophie des sciences de l'ENS Ulm. Date: 9-10 Oct 2008. Les disciplines face à leur histoire (mathématique, philosophie, musique...). Lieu: salle Ferry 29 rue d'Ulm (le 9), salle des actes, 45 rue d'Ulm (le 10), ENS Paris. Contact: yves.andre@ens.fr Site:   Intervenants: C. Alunni, Y. André, A. Badiou, E. Brian, H. Danuser, P-C. Hautcoeur, C. Houzel, E. Klein, P. Macherey, F. Nicolas, N. Schappacher.
 

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--- Séminaire Qu'est-ce qu'une technoscience? Séminaire Master 2 (LMPHI 335) Jeudi 1°semestre 13h30-16h30, Université Paris Ouest-Nanterre, Bât. N-18. "Le concept de technoscience a été introduit dans les années 1970-80 bien que l’interdépendance entre et recherche scientifique et technologique ne date pas d’il y a vingt ans. Que signifie donc l’apparition de ce terme et sa banalisation ? Renvoie-t-il à un changement effectif dans l’organisation sociale de la recherche ? Faut-il l’articuler avec la post-modernité ? On approfondira ces questions à travers la lecture de livres et articles (Hottois, Latour, Forman, Nordman, Hard & Jamison, Harraway, Lafontaine, Foucault, Knorr-Cetina, etc.
Fonctionnement. Ce cours ne requiert pas de formation scientifique, mais il exige une participation active des étudiants, et des lectures à chaque séance (souvent en anglais). Après deux séances d’introduction assurées par le professeur, chaque séance comprendra un bref exposé d’étudiant sur un livre ou un article de la bibliographie qui sera repris et discuté et synthétisé dans la suite de la séance.


Vendredi 10
 

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--- Dans le cadre du programme « Sciences et dialectiques » (2008-2013), au Collège International de Philosophie, premier séminaire intitulé cette année « Dialectiques en mathématiques : Hegel, Lautman et quelques autres ». Les trois séances du 1er semestre auront lieu aux dates suivantes : Vendredi 10 octobre, Vendredi 7 novembre, Vendredi 19 décembre. Horaire : 18h30-20h30. Salle JA01, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris. Les deux premières séances seront introductives. L’invité du 19 décembre sera Jean-Michel Salanskis (Paris X – Nanterre). Le titre de son intervention sera communiqué ultérieurement. Emmanuel Barot Université Toulouse II Le Mirail, Département de Philosophie. Argumentaire du séminaire : Dialectiques en mathématiques : Hegel, Lautman et quelques autres. «Le programme Sciences et dialectiques dont ce séminaire annuel sera l’initiation, vise à examiner à la lumière de divers travaux les rapports variés entre sciences et dialectiques, tels qu’ils peuvent se tramer en philosophie des mathématiques d’un côté, en philosophie des sciences sociales de l’autre, et les attendus politiques que ces rapports suggèrent. Le fil rouge en sera le statut et le rôle de la dialectique, opérateur traditionnellement problématique entre le philosophique et le scientifique : on s’efforcera autant que possible d’en accomplir les ressorts heuristiques, mais on l’utilisera aussi comme vecteur privilégié de réflexion sur les rapports plus généralement tendus que science et philosophie entretiennent aujourd’hui. Cette première année retournera aux origines, et commencera par la réouverture du « dossier Hegel », afin de mettre à l’épreuve la mise à l’épreuve même que celui-ci fait subir à la scientificité d’entendement. On présentera dans la foulée l’influence qu’il a pu avoir sur les pensées dialectiques « à la française » diversement élaborées à l’endroit de la chose logico-mathématique, par Bachelard, Cavaillès, Gonseth, Lautman, ou encore Granger. Et l’on se concentrera sur une lecture croisant la Science de la logique et la singulière dialectique néo-platonicienne d’Albert Lautman, puissamment suggestive aujourd’hui. Celui-ci, au plus près des révolutions mathématiques de son temps, a en effet développé un platonisme métaphysique (et non mathématique) bigarré, oscillant entre Heidegger, Kant et Hegel, par lequel il retrouvait en la dépassant la problématique de la constitution transcendantale de l’objectivité mathématique et physique. Entre le transcendantal et le dialectique, le passage par certains néo-kantiens allemands, notamment ceux de l’Ecole de Marbourg, aidera également à instruire le dossier.»


Samedi  11
 

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--- Les éditions Beauchesne sont heureuses de vous informer que Serge Tribolet, docteur en philosophie et psychiatre, auteur de Plotin et Lacan – La question du sujet, fera une conférence sur « l’objet perdu » le samedi 11 octobre à 14h30 à L’Auditorium de la Halle Saint-Pierre 2, rue Ronsard 75018 Paris. Réservation obligatoire : 01 42 58 72 89.
 

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--- L’Association Française de Psychiatrie propose les 2èmes Rencontres de Suze-la-Rousse (Drôme) le samedi 11 octobre 2008 avec le soutien de l’Association pour une Recherche Interdisciplinaire sur l’Existence et la Santé et du Groupe de Recherche en Epistémologie Politique et Historique. «Le Temps». «Qu’est-ce donc que le temps? Si personne ne me le demande je le sais; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus. » Saint Augustin (Confessions). Après avoir revisité les rapports de la Psychiatrie et de l’Humanisme en décembre 2002, nous nous intéresserons cette année à la question du Temps. Par delà la conception commune de temps qui résulte de l’expérience quotidienne variant suivant les époques et les civilisations, le mot temps n’a pas la même signification pour le physicien, le biologiste, le psychiatre, le psychanalyste, l’économiste ou l’historien. Qu’y a-t-il de commun entre le temps réversible des réactions entre particules élémentaires et le temps irréversible qui nous conduit de la naissance à la mort ? Qu’en est-il du temps de la cure analytique, de celui du récit, du soin psychiatrique ? Telles sont quelques-unes des questions que nous tenterons d’aborder dans ce dialogue interdisciplinaire, dans l’espoir de trouver des terrains d’enrichissement réciproque afin de contribuer au nécessaire retour de la réflexion humaniste.


Dimanche 12



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Lundi  13
 

--- Séminaire de philosophie morale et politique et de philosophie sociale du Laboratoire Sophiapol/Paris X-Nanterre. Il s'agit du programme du premier semestre du séminaire qui s'inscrit dans le cadre du séminaire thématique de philosophie de l'ED 139. Le programme du second semestre sera diffusé ultérieurement. Pour trouver des informations complémentaires sur le séminaire, vous pouvez visiter le site du Laboratoire Sophiapol .
Calendrier du premier semestre 2008-2009.
- Lundi 13 octobre : Pap Ndiaye (CENA/EHESS). La séance portera sur l'ouvrage "La condition noire : Essai sur une minorité française", Calmann-Lévy, 2008. 14h-16h30, salle 421, bât. L.
- Lundi 27 octobre : P. Savidan (Paris IV). « Repenser l’égalité des chances ». La séance portera sur l’ouvrage du même nom, "Repenser l’égalité des chances", Grasset, Paris, 2007, 14h-16h 30, salle 421, bât. L.
- Vendredi 12 décembre : C. Gautier (Université Paul Valéry – Montpellier III) fera une conférence intitulée "P. Bourdieu: connaissance de la pratique et travail de la critique". 10h30-12h30, salle 419, bât. L.
- Lundi 12 janvier : B. Lahire (ENS-LSH). Titre de la conférence: « De L'Homme pluriel à La Culture des individus », 14h-16h30, salle 421, bât. L.
Toutes ces séances seront présidées par Ch. Lazzeri.
Lieu : Campus de Paris Ouest-Nanterre-La Défense (anciennement Paris X-Nanterre). Coordination et contacts : la programmation du cycle de conférences et la coordination du cycle de conférences et du cycle d’ateliers sont assurées par M. Garrau, Ch. Lazzeri et A. Le Goff. Pour tout renseignement sur le programme, vous pouvez contacter alicemlegoff@yahoo.fr et mgarrau@u-paris10.fr.

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--- Université Paris 1 - Centre NoSoPhi – Programme Delicom. Séminaire « Délibération et Espace Public » LUNDI 13 OCTOBRE 2008, 16h-18h "Jacques Rancière et la critique de l'anti-démocratisme" Stéphane Haber (Université Paris 10 Nanterre) Centre Pierre Mendès France (90 rue de Tolbiac, 75013) Salle C.19.07 (ascenseurs rouges jusqu'au 19ème étage) Le séminaire « Délibération et Espace public » se tient au centre NoSoPhi (Normes, Sociétés, Philosophies) de l'Université Paris 1, dans le cadre du programme Delicom de l'ANR (http://epi.univ-paris1.fr/delicom). Contact : charles.girard(at)univ-paris1.fr
Séances à venir :
- Jeudi 17 octobre 2008, 16h-18h : Philippe Van Parijs (Chair Hoover, Université Catholique de Louvain et Harvard University) : « Quelles institutions politique pour une démocratie multilingue ? »
- Lundi 24 novembre 2008, 16h-18h : Magali Bessone (Université de Rennes 1) : « Quelle place pour la transparence dans la constitution d'un espace public international? Le cas du TPIY.»
 Lundi 8 décembre 2008, 16h-18h : Séance de clôture du séminaire -  bilan des discussion.
 


Mardi  14

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--- « PSYCHANALYSE-SANTÉ-TRAVAIL ET PHILOSOPHIE. » Année universitaire 2008-2009. La théorie philosophique du courage à l’épreuve de la clinique du travail. Les cours auront lieu à partir du mardi 7 octobre, durant tout le premier semestre.  Voir à cette date.


Mercredi 15
 

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--- Les professeurs du Collège de France, sur la proposition du Professeur Anne Fagot-Largeault ainsi que des Professeurs Mireille Delmas-Marty, Jon Elster et Pierre Rosanvallon, vous prient de leur faire l'honneur d'assister à la conférence qui sera donnée par M. Philippe Van Parijs Professeur à l'Université Catholique de Louvain Visiting Professor à l'Université de Harvard sur le sujet suivant: La justice linguistique en Europe et dans le monde. Cette conférence aura lieu le mercredi 15 octobre 2008, à 17 heures Amphithéâtre Maurice Halbwachs 11, place Marcelin-Berthelot 75005 Paris. Pour tout renseignement, contacter Jean-Claude K. Dupont (jean-claude.dupont@college-de-france.fr) ou Vincent Guillin (vincent.guillin@college-de-france.fr).
 


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Jeudi  16

--- Débat à l'occasion de la publication du Cours de psychologie de 1892-1893 au lycée Henri-IV par Henri Bergson, édité par Sylvain Matton et présenté par Alain Panero (Paris-Milan, SÉHA / Arché, 2008). Date : jeudi 16 octobre 2008, 9h-13h. Lieu : École pratique des hautes études Section des sciences historiques et philologiques Salle Gaston Paris en Sorbonne, 47, rue des Écoles, 75005, Paris, 1er étage, esc. E.
Programme
- 9h 00 : Jean-Marc Mandosio (École pratique des hautes études) Accueil des participants et introduction au débat
- 9h 15 : Sylvain Matton (CNRS, Paris) Histoire de la découverte et présentation du manuscrit.
- 9h30 : Serge Nicolas (professeur de psychologie cognitive à l'université Paris-V, spécialiste de l'histoire de la psychologie et de la philosophie françaises du XIXe siècle) De Théodore Jouffroy à Bergson : les cours de psychologie du XIXe siècle
- 10h15 : Alain Panero (professeur agrégé de philosophie au lycée Madeleine Michelis à Amiens, auteur de plusieurs ouvrages sur Bergson) Bergson en cours : l'autre intuitionnisme
- 11h15 : Michel Narcy (directeur de recherche au CNRS, Paris) Les cours de philosophie ancienne au Collège de France
- 12h: Jean-Louis Vieillard-Baron (professseur de philosophie à l'université de Poitiers, auteur de plusieurs ouvrages sur Bergson) Le problème de la personnalité et de la conscience
 

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--- Appel à contribution. Colloque international du réseau « Droit(s) contre loi ? » 16 et 17 octobre 2008 à l'Université Paris VII – Denis Diderot Avec l’appui de l’Agence Universitaire de la Francophonie Université Paris VII – Denis Diderot, Centre de Sociologie des Pratiques et des Représentations Politiques, Université Paris VIII – Vincennes/Saint Denis, Laboratoire d’études et de recherches sur les Logiques Contemporaines de la Philosophie, Collège International de Philosophie, Organisation: Anne Kupiec, Ninon Grangé, Julie Saada, Hourya Bentouhami. Le souci du droit. Où en est la théorie critique? Programme. "Nul ne peut nier que la réflexion sur le droit ait été, et continue d’être, l’un des centres d’intérêt les plus productifs de la philosophie ou de la sociologie politique. Cette préoccupation pour le droit, révélatrice d’un phénomène qu’on peut considérer comme spécifique d’une certaine « modernité », s’est largement concentrée sur les conditions de la préservation des droits subjectifs dans le cadre des processus de légitimation propres aux démocraties. Or cette approche, à partir de cette tradition de la pensée de l’Etat de droit, a pu conduire à une dépolitisation du droit dans le mouvement même qui s’en saisissait pour en consacrer la valeur absolue. Difficile alors, dans ce contexte de sacralisation du droit, de penser une théorie critique qui en proclame la part nécessairement politique. Nous nous proposons donc dans ce colloque de réfléchir sur la théorie critique en droit dans l’acception que lui donne l’Ecole de Francfort, à savoir une démarche soucieuse d’articuler les concepts fondamentaux de la philosophie aux recherches empiriques propres à la sociologie, et ce dans une perspective d’émancipation, dénonçant les différentes formes de domination. Au-delà de la simple restitution de ces contributions historiques à la théorie du droit, c’est ce qu’on pourrait appeler l’esprit de la Théorie Critique que nous aimerions mettre en avant: il s’agira, de ce point de vue, d'examiner la manière dont certaines traditions de philosophie et de sociologie juridique et politique se sont inspirées soit de la démarche de l’Ecole de Francfort, soit encore de ses conclusions, pour renouveler la question du souci du droit dans des contextes et des problématiques économiques, sociales et politiques actuelles. En quoi consiste alors ce parti pris « critique » des études sur le droit ? Comment se traduit-il ? A-t-il prioritairement pour objet la production d’une théorie matérialiste du droit ? Ou s’agit-il simplement d’une théorie du droit réfléchissant sur ses propres conditions d’énonciation à des fins de légitimation ? Pour répondre à ces questions il conviendra peut-être de saisir la critique hors du simple champ épistémologique pour lui faire recouvrir tout son sens pratique et donc politique. Si en effet la pensée critique est un mode de compréhension de la réflexivité - nécessairement hétéronome parce qu’elle s’applique à ce dehors qui la constitue - alors elle doit s’atteler à dénoncer l’injustice sociale et les formations idéologiques qui maintiennent cette dernière. Ainsi, au-delà de l’opposition simpliste entre positivisme et criticisme, il s’agira lors de ce colloque de s’interroger sur l’actualité d’une attitude critique en droit qui compte déjà quelques antécédents théoriques bien précis comme les travaux des juristes de gauche de la République de Weimar, dont une partie (notamment Rusche et Kirchheimer) donnera lieu à des études longtemps sous-estimées en France, mais aussi comme l’école dite des Critical Legal Studies à partir des années 1980, aux Etats-Unis, et dont l’usage fécond de la déconstruction derridienne inaugura ensuite d’autres traditions critiques en droit comme celle proposée par la Critical Race Theory. Nous nous intéresserons donc de manière à la fois historique et contemporaine à cette émergence et à l’actualité d’une théorie critique en droit dans des domaines d’études aussi variés que le droit international, les études féministes, les études sur la culture, les minorités, etc. qui mettent en avant, respectivement ou de manière croisée, des formes de domination relevant aussi bien de la domination de classes, de genre que de race. Les propositions d’intervention, d’une vingtaine de lignes environ, pourront aborder l’une ou l’autre perspective suggérée dans l’argumentaire (une présentation historiographique ou une orientation plus contemporaine de la théorie critique en droit) et devront nous parvenir avant le 5 mars 2008 à l’adresse suivante: bhourya@hotmail.com
 

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--- Le souci du droit: Où en est la théorie critique? 16 et 17 octobre 2008. Université Paris VII, Salle des Thèses (2ème étage), Amphi 46 (Rdc), Université Paris VII – Denis Diderot, Centre de Sociologie des Pratiques et des Représentations Politiques, Université Paris VIII – Vincennes/Saint Denis, Laboratoire d’études et de recherches sur les Logiques Contemporaines de la Philosophie, Collège International de Philosophie. Organisation : Hourya Bentouhami, Ninon Grangé, Anne Kupiec, Julie Saada. Responsable scientifique du réseau « Droit(s) contre loi ? » : Anne Kupiec
«Qu’est-ce que le droit peut nous dire des rapports de domination, de classe, de genre ou de « race » ? Peut-il faire lui-même l’objet d’une théorie critique qui ne soit pas simplement une forme de répétition de son contenu mais qui donne véritablement lieu à des transformations politiques et sociales ? Ce sont toutes ces questions, revisitées à l’aune de l’Ecole de Francfort et des théories critiques juridiques contemporaines, qui animeront la rencontre organisée par le réseau international « Droit(s) contre loi?»
 JEUDI 16 OCTOBRE: AUTOUR DE L’ECOLE DE FRANCFORT
- 9h30. Ouverture. Anne KUPIEC, Paris VII
- 9h45. Miguel ABENSOUR, Paris VII : Introduction générale, « La Théorie critique, pourquoi ? »
- 10h15. Nathalie LE BOUËDEC, Université de Nantes : « Vers une pensée critique du droit ? Critique de l’individualisme libéral et théorie du droit social chez les juristes sociaux-démocrates weimariens ». Discutant : Emmanuel PASQUIER, Paris I
- 11h15. Katia GENEL, Rennes I / Université Goethe, Francfort : « La place du droit dans la critique de la domination. Dialogues et désaccords entre Horkheimer et les juristes de Weimar (Neumann et Kirchheimer) ». Discutant : Christian BOUCHINDHOMME, traducteur
- 14h30. Valéry PRATT, Ehess / Paris I : « Un éminent philosophe critique du droit injustement oublié : Franz Leopold Neumann (23 mai 1900-02 septembre 1954) ». Discutante : Anne KUPIEC, Paris VII
- 15h15. Sonja BUCKEL, Université Goethe, Francfort : « Forme juridique et hégémonie ». Discutant : Emmanuel RENAULT, ENS-lsh
- 16h15. Isabelle AUBERT, Paris I : « Droit intersubjectif et sujets politiques chez Jürgen Habermas ». Discutante : Ninon GRANGÉ, Paris VIII
- 17h. Jean-François KERVÉGAN, Paris I :      « Y a-t-il un lien interne entre droit et démocratie ? La philosophie du droit de J. Habermas ». Discutant : Christian BOUCHINDHOMME, traducteur
 VENDREDI 17 OCTOBRE DE LA DECONSTRUCTION AUX CRITICAL LEGAL STUDIES, CRITICAL RACE THEORY ET CRITICAL FEMINIST LEGAL STUDIES
- 9h15. Julie SAADA, IUFM / Paris IV: « Théorie critique et déconstruction. Derrida critique du droit ». Discutante : Martine LEIBOVICI, Paris VII
- 10h. Christophe BÉAL, Paris I : « La thèse de l’indétermination selon les Critical Legal Studies ». Discutante : Camille AYNÈS, Paris II / Paris X
- 11h. Yanina GUTHMANN, Universidad de Buenos Aires : « L’acte de juger et le politique : analyse à partir des Critical Legal Studies d’une sentence paradigmatique en matières de droits de l’homme (Cour Suprême argentine, cas  Simón de 2005) ». Discutant : Eduardo TOMAZ AYRES, Paris VII
- 11h45. Roberto GARGARELLA, Universidad de Buenos Aires / Columbia University : « La pensée juridique critique en Amérique Latine ». Discutant : Stéphane DOUAILLER, Paris VIII
- 14h30. Hourya BENTOUHAMI, Paris VII / Columbia University : « Critical Race Theory ou comment la 'race' compte ». Discutante : Elsa DORLIN, Paris I
- 16h15. Silvia CHEJTER, Universidad de Buenos Aires : « Fémicide, différence sexuelle et droit en Argentine à partir des Critical Feminist Legal Studies ». Discutante : Jules FALQUET, Paris VII
- 16h45. Jérôme PÉLISSE, Université de Reims : « L’analyse de la légalité ordinaire par les Legal Consciousness Studies ». Discutante : Raphaëlle NOLLEZ-GOLDBACH, Paris VII
Contact : bhourya@hotmail.com
 

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--- CNRS (et Universités Lille 3 et 1), UMR 8163, "Savoirs, textes, langage" CNRS, UMR 8567, Centre Louis Gernet, Paris. Les mathématiques grecques anciennes et leur postérité Année 2008-2009. Séminaire d'histoire des mathématiques organisé par Fabio Acerbi et Bernard Vitrac. Présentation. «Le séminaire poursuivra cette année deux objectifs : 1. Présenter des élaborations mathématiques "marginales" par rapport à celles poursuivies par les auteurs anciens et médiévaux les plus célébrés. Il s'agit de montrer que le panorama des mathématiques pré-modernes est bien plus varié que les résumés canoniques veulent le faire croire. 2. Entamer une réfléxion de longue durée sur les domaines mathématiques qui présentent une composante "algorithmique" majeure, telles l'arithmétique et ses applications, la logistique et, plus généralement, les sciences qui impliquent des calculs, comme l'astronomie ou la géométrie métrique. En même temps, nous tâcherons de mettre en valeur la composante opératoire des preuves géométriques.
Calendrier Les séances auront lieu le jeudi, de 14h à 17h, Salle 104 de la Maison de la Recherche, Université de Lille 3, Villeneuve d'Ascq.
- 16 octobre 2008. Nicolas Vinel (Fondation Thiers - Paris) : L'Introduction à l'arithmétique de Jamblique, une oeuvre à réhabiliter.
- 13 novembre 2008. Sabine Rommevaux (CNRS, UMR 6576 CESR) : Les applications de l'algèbre à l'arithmétique et à la géométrie dans le Libro de algebra en arithmetica y geometria de Pedro Nuñez (1567).
- 11 décembre 2008. Andrew Barker (Institute of Archaeology and Antiquity, University of Birmingham) : Mathematical principles in Greek musical theory.
- 15 janvier 2009. Guy Le Meur (Université de Lille 3 et UMR 8163 "Savoirs, textes, langage") : Autolycos, Euclide, Théodose, la Petite Astronomie : de l'horizon au méridien.
- 5 février 2009. Agathe Keller (CNRS, UMR 7596 REHSEIS) : Les raisonnements du commentaire mathématique de Bhâskara I (VII siècle) sur l'Âryabhatîya : explications, preuves et vérifications.
- 12 mars 2009. James Ritter (Université de Paris VIII) : Algorithmes en Mésopotamie et en Égypte anciennes.
- 2 avril 2009. Fabio Acerbi (CNRS, UMR 8163 "Savoirs, textes, langage") : Formes du langage des données et son emploi comme outil déductif.
- 14 mai 2009. Bernard Vitrac (CNRS, UMR 8567 Centre Louis Gernet) : Paralipomènes à Euclide.
 

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--- L’AXIOMATIQUE. COLLOQUE INTERNATIONAL. 16-17 octobre 2008. UFR de philosophie de l'Université de Rennes 1.
Jeudi 16 octobre
- 10h15-11h15 F. Lepage, La révision des probabilités conditionnelles: l’impossible axiomatisation.
- 11h30-12h30 D. Miéville, Axiomatisation et méta-axiomatisation d’une logique maximale.
- 14h15-15h15 H. Benis Sinaceur, Structures et catégories.
- 15h30-16h30 D. Vernant, Des vertus de l’axiomatisation, l’exemple de l’axiomatisation des actes véridictionnels.
- 16h45-17h45 J. Vidal-Rosset, La justification du choix des axiomes, une activité philosophique.
 Vendredi 17 octobre
- 10h00-11h00 F. Nef, Peut-on axiomatiser l’ontologie?
- 11h15-12h15 J. Dubucs, Modèles attendus: une philosophie néo-néo-kantienne des mathématiques.
- 14h00-15h00 D. Bonnay, Quelle différence y a-t-il entre axiomes mathématiques et principes physiques ? La solution de Carnap dans la Syntaxe Logique.
- 15h15-16h15 P. Joray, Définition et axiomatique minimale: la thèse de Tarski et le calcul des propositions.
UFR de philosophie – Université de Rennes 1, Campus de Beaulieu – bât. 32B, 263, avenue du Général Leclerc – CS 74 205, 35 042 Rennes cedex, 02.23.23.63.02 / fax : 02.23.23.51.51.
 

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--- Journée d’étude AU-DELA DE L’AXIOMATIQUE DE L’INTERET? Jeudi 16 octobre 2008 (Paris). «L’axiomatique de l’intérêt, cette évidence de base qui traverse toute l’histoire de la philosophie, des sciences sociales ou de la psychanalyse et qui nous pousse irrésistiblement à tout expliquer des actions humaines par l’intérêt –quoi qu’on mette sous ce terme – semble décidément indéracinable. Elle est ainsi agencée, en effet, que même les conduites qui peuvent sembler lui être les plus étrangères pourront toujours y être ramenées. La même chose est vraie des concepts d’utilité ou de préférences des économistes, purement tautologiques et donc irréfutables. Cette irréfutabilité, à son tour, peut être vue comme une force ou au contraire comme une faiblesse. Le débat sur ce point devient particulièrement intéressant lorsqu’il porte sur le statut de la quête de reconnaissance ou de l’affirmation des identités. Peut-on dire que viser à être reconnu, c’est tenter de satisfaire un « intérêt de reconnaissance », ou, doit-on penser, au contraire que la quête de reconnaissance, du fait même qu’elle est par nature dépendante des autres, fait nécessairement sortir du registre de l’intérêt (pour soi) ? Dans le sillage d’une précédente réunion du SOPHIAPOL sur ce thème, on entend, en limitant le nombre des communications et en laissant du temps à la discussion, tenter de poser ces questions un peu en profondeur en croisant les regards philosophique et sociologique. »
- 10 h – 11 h 30 : Céline Spector : Inflexions de la rationalité : Rousseau, l’intérêt, l’amour propre
- 11 h 30 – 13 h : Philippe Chanial : La réciprocité entre intérêt et bienveillance (et entre Gouldner et Mauss)
- 14 h – 15 h 30 : Christian Lazzeri : Intérêt et identité
- 15 h 30 – 17 h : Alain Caillé : Une théorie anti-utilitariste de l’action
Les personnes intéressées sont invitées à le faire savoir à Marie Garrau (mgarrau@u-paris10.fr), secrétaire du SOPHIAPOL, qui pourra leur faire parvenir d’éventuels textes préparatoires à cette journée, et notamment ceux d’A. Caillé (publiés dans les numéros 31 et 32 (à paraître) de La Revue du MAUSS).
 

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Vendredi 17

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--- Centre d'Études Sociologiques de la Sorbonne (CESS)et Groupe d'Étude des Méthodes de l'Analyse Sociologique (GEMAS) : MÉCANISMES SOCIAUX ET SOCIOLOGIE ANALYTIQUE/ Social mechanisms and analytical sociology 17 - 18 October 2008. Université Paris-Sorbonne, Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, 75006 PARIS, Salle D035, Métro : Odéon ou Saint-Michel. Scientific Organization Pierre DEMEULENAERE, University Paris-Sorbonne, Gianluca MANZO, CNRS (GEMAS), Paris. “The concept of mechanism has been widely used throughout the history of social sciences in general and in sociology in particular. Most classical writers of sociological tradition (for instance Tocqueville, Marx, Durkheim or Weber) can be said to have spontaneously built some mechanism-based explanations. Nevertheless, the notion of mechanism has been rarely explored as such. A critical change occurred with the 1996 Stockholm conference which focused on the concept of social mechanism itself. Since, this intellectual movement has continued to expand. A renewed attention to the concept seems to be in progress also in economics, in political science, in history or in criminology. In sociology, the concept of mechanism has been moreover linked to the notion of "analytical" sociology and, more recently, to some computational methods. These developments generate a new specific literature, but give birth to a new series of problems (as, for example, the rapport between "analytical sociology" and "analytical philosophy', or the relation between "analytical sociology" and quantitative, mathematical or computational sociology). Ten years after the papers published in Social Mechanisms: an Analytical Approach to Social Theory it is time to have a new synthesis, and explore the difficulties that appeared through the recent developments of the approach.
The conference aims to do it from four points of view:
- theoretical, regarding the kind of action, reasons and interactions that the concept of mechanism supposes, and regarding its differences in relation to concepts such as "process" and "narrative";
- methodological, regarding the ways to implement the concept of mechanisms for empirical research and policy analysis;
- epistemological, considering its implications for the debate about causality and realism;
- historical, regarding the use of the concept in history of sociological thought.
Contact and Information : Annie DEVINANT : annie.devinant@paris-sorbonne.fr, Alexandra FRÉNOD : afrenod@msh-paris.fr
 
 

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--- Université Paris 1 - Centre NoSoPhi – Programme Delicom. Séminaire « Délibération et Espace Public » LUNDI 13 OCTOBRE 2008, 16h-18h "Jacques Rancière et la critique de l'anti-démocratisme" Stéphane Haber (Université Paris 10 Nanterre) Centre Pierre Mendès France (90 rue de Tolbiac, 75013) Salle C.19.07 (ascenseurs rouges jusqu'au 19ème étage) Le séminaire « Délibération et Espace public » se tient au centre NoSoPhi (Normes, Sociétés, Philosophies) de l'Université Paris 1, dans le cadre du programme Delicom de l'ANR (http://epi.univ-paris1.fr/delicom). Contact : charles.girard(at)univ-paris1.fr
Séances à venir :
- Jeudi 17 octobre 2008, 16h-18h : Philippe Van Parijs (Chair Hoover, Université Catholique de Louvain et Harvard University) : « Quelles institutions politique pour une démocratie multilingue ? »
- Lundi 24 novembre 2008, 16h-18h : Magali Bessone (Université de Rennes 1) : « Quelle place pour la transparence dans la constitution d'un espace public international? Le cas du TPIY.»
 Lundi 8 décembre 2008, 16h-18h : Séance de clôture du séminaire -  bilan des discussion.
 

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--- Colloque "Europes phénoménologiques" le 17 octobre 2008, organisé par Jean-Marie Lardic et Ari Simhon dans le cadre de l’Université de Nantes, du CAPA (Centre Atlantique de Philosophie Allemande) et avec le soutien des Archives de Philosophie. «Au moment où l'Europe poursuit sa construction politique mais apparaît avant tout, pour l'instant du moins, comme une zone économique, il est urgent de se demander s'il est des valeurs spécifiquement européennes et si l'on peut définir quelque chose comme « l'essence spirituelle » de l'Europe. Alors qu'elle ne se pense plus comme la civilisation, l'unique, ni même comme une civilisation à un titre éminent, privilégiée, et que toutes les critiques de l'européocentrisme se sont développées en accompagnement de la décolonisation au XX° siècle, alors donc qu'elle refuse avec énergie cette centralité qu'elle s'était auparavant octroyée, une certaine universalité et bien paradoxale centralité lui est néanmoins accordée par certains penseurs issus de la tradition phénoménologique, ce qui ouvre à certains contre sens dont il faut certes faire justice à cette dernière. Car il ne s'agit nullement, avec cette tradition, d'une centralité « substantielle », qui indiquerait qu'elle, l'Europe, et non pas les autres civilisations, serait au niveau, à la hauteur, de l'universel: l'Europe, selon les penseurs issus de la tradition phénoménologique en général - Husserl, Levinas, Patocka, pour ne citer qu'eux -, se définit par une capacité d'arrachement aux évidences d'un monde particulier donné et témoigne alors, plus que d'autres, de l'universel mais se trouve aussi bien également, plus que d'autres, condamnée par cet universel en tant qu'elle le trahit, notamment avec les diverses formes totalitaires qu'elle a accueillies sur son aire géographique au XX° siècle. L'homme européen est alors tout homme qui, par delà les évidences d'un monde particulier, sait cultiver le sens de l'universel, ce qui veut dire aussi bien que tout homme en tant qu'homme est de ce point de vue européen et que l'Europe a vocation à affirmer l'humanité de l'homme contre toute forme de déshumanisation politique ou encore économique.
 


Samedi  18

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--- Séminaire de recherche hégélienne. Animé par Bernard Mabille, professeur à l’université de Poitiers et Gilles Marmasse, maître de conférences à l’université Paris-IV Sorbonne dans le cadre de l’équipe d’accueil « Nosophi » (EA 3562, Paris I) et de l’équipe d’accueil « Métaphysique: histoires, transformations, actualité » (EA 3552, Paris IV).
Programme 2008-2009
 * samedi 18 octobre, Bernard Mabille (Poitiers) et Gilles Marmasse (Paris IV), « Sur le problème de l’Aufhebung »
 * samedi 15 novembre, Norbert Waszek (Paris VIII), « Hégélianisme et  saint-simonisme »
 * samedi 13 décembre, Jean-François Kervégan (Paris I), titre à préciser
 * samedi 14 février, Jacques Darriulat (Paris IV), « Hegel et la fin  de l'art »
 * samedi 14 mars, Jean-Marie Lardic (Nantes), « Ethique et dialectique »
 * samedi 4 avril, Annette Sell (Hegel-Archiv Bochum) (titre à préciser)
 * samedi 23 mai, Stephen Houlgate (Warwick) (titre à préciser)
Les séminaires ont lieu dans la salle de Nosophi à la Sorbonne, au deuxième étage de l'escalier K, le samedi de 10h30 à 12h30. Pour accéder à l'escalier K, prendre la cour d'honneur, la galerie Richelieu, la galerie Gerson puis la galerie Jean-Baptiste Dumas de bout en bout. L’itinéraire vers l'escalier K[afka] est alors fléché. Contact: marmasse@wanadoo.fr <mailto:marmasse@wanadoo.fr>



 

Dimanche 19



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Lundi  20

--- Since 1988, Neuron has been at the forefront of publishing the most exciting research in all areas of the neurosciences. This meeting celebrates the contribution of all the authors, reviewers and readers around the world who have contributed to the success of Neuron. Cell Press, Fondation IPSEN, and Massachusetts General Hospital are proud to announce a free symposium open to the public in celebration of the 20th anniversary of Neuron. The Impact of Neuroscience on Society. October 20, 2008. 9:30 a.m.- 4:30 p.m.  Collège de France 11, place Marcelin Berthelot, 75005 Paris. «The goal of this special one-day symposium is to spotlight the tremendous contributions and implications that modern neuroscience has for our broader society. The keynote speaker will be Tom Insel, Director of the US National Institute of Mental Health, and prominent international neuroscientists will discuss how new insights into the development and function of the brain and nervous system are impacting the arts, education, economics, philosophy, health and our understanding of ourselves as individuals and as members of society.”


Mardi  21
 

--- « PSYCHANALYSE-SANTÉ-TRAVAIL ET PHILOSOPHIE. » Année universitaire 2008-2009. La théorie philosophique du courage à l’épreuve de la clinique du travail. Les cours auront lieu à partir du mardi 7 octobre, durant tout le premier semestre.  Voir à cette date.
 

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Mercredi 22

--- La Rhétorique du combat ou l’exercice de la polémique. Violence et persuasion dans le discours. Journées d’étude – II. 22-24 octobre 2008. Salle Delamarre (Sorbonne, Paris) – EPHE. Luce ALBERT & Loïc NICOLAS. PROGRAMME.
        MERCREDI 22 OCTOBRE. Théories et pratiques de la polémique dans l’Antiquité
- 14h50 Cristina PEPE (Université Marc Bloch – Strasbourg II / Université Federico II de Naples) « Pour une archéologie du discours polémique : le paradigme de la parole agonale dans la rhétorique de l’Antiquité. »
- 15h30 Camille RAMBOURG (Université de Paris XII) « La théorie aristotélicienne de la diabolè. »
- 16h10 Marie-Agnès RUGGIU (Université de Paris XII) « “ars vivendi” dans les livres III et IV du De Finibus : un exemple de la reconstruc-tion par Cicéron de la pensée stoïcienne pour la disqualifier. »
- 16h50 Géraldine HERTZ (Université de Paris XII) « Apulée contre Emilianus dans l’Apologie : art de la polémique et cas problématique de la malédiction de l’adversaire. »
- 17h30 Pascale PARÉ-REY (MCF / Université Jean Moulin – Lyon 3)  « Un telum tragique : la sententia. »
        JEUDI 23 OCTOBRE Controverses et polémiques religieuses : expressions de l’altérité confessionnelle.
- 9h30 Delphine VIELLARD (Université Blaise Pascal – Clermont II, IEA) « Une appropriation différente de la rhétorique chez Jérôme et Augustin dans les exordes de leurs œuvres polémiques. »
- 10h00 Hélène GRELIER (Université de Paris-Sorbonne – Paris IV) « L’Écriture : un ressort polémique dans le discours de controverse doctrinale. »
- 10h30 Laurence DALMON (Université Blaise Pascal – Clermont-Ferrand II) « Conception et exercice patristiques de la controverse. »
- 11h00 Evelyne GUZY-BURGMAN (Université Libre de Bruxelles, LTPC, CIERL) « La Fin du ‘Peuple d’Israël’ : une vérité coranique. Analyse de l’efficacité d’une rhétorique du combat à travers un texte jihadiste. »
La rhétorique polémique : jeu de dupes ou entreprise de véridiction ?
- 14h00 Isabelle COUMERT (Université Michel de Montaigne – Bordeaux 3) « La rhétorique de la provocation dans Le Lancelot en prose : le “bruit” de l’outrage. »
- 14h30 Alessia MARCHIORI (Université de Vérone – Université de Paris-Sorbonne) « Les voix polémiques dans le Songe du Vieil Pèlerin : ressources rhétoriques et réflexion sur le langage. »
- 15h00 Marie JENNEQUIN (FRS-FNRS / Université Catholique de Louvain) « Mère Sotte ou la rhétorique des Sotz : la violence communicationnelle dans le Jeu du Prince des Sotz et de Mere Sotte. »
- 16h00 Estelle DOUDET (MCF / Université de Lille) « Les moralités polémiques du début du XVIe siècle. »
- 16h30 Nathalie SZCZECH (Université de Paris-Sorbonne – Paris IV)  « Rhétorique de la polémique et construction confessionnelle chez Calvin. »
- 17h00 Jan HERMAN et Nathalie KREMER (Université de Leuven) « Rhétorique des polémiques préfacielles au XVIIIe siècle. »
        VENDREDI 24 OCTOBRE Religion, politique et littérature : variations polémiques à l’âge classique
- 9h30 Natacha SALLIOT (Université du Maine) « Vaincre, convaincre et persuader dans la polémique confessionnelle : le cas de la controverse suscitée par De l’Institution, usage et doctrine du sainct sacrement de l’Eucharistie de Philippe Duplessis-Mornay. »
- 10h00 Tom BRUYER (Université de Gand) « Rhétorique de la polémique chez Racine : l’exemple de Bérénice. »
- 10h30 Alexander ROOSE (Université de Gand) « La Fontaine : parler et parlementer, rhétorique et violence. »
- 11h00 Christophe ANGEBAULT (Université de Paris III – Sorbonne Nouvelle) « Les querelles littéraires du XVIIe siècle et la construction de l’autorité critique. »
- 11h30 Élise PAVY (Université Jean Moulin – Lyon III) « Les salonniers du XVIIIe siècle : rhétorique polémique et polémicité. »
Comité scientifique
- Luc BOLTANSKI (Directeur d’études à l’EHESS)
- Emmanuelle DANBLON (Chercheur qualifié au FNRS / Université Libre de Bruxelles)
- Delphine DENIS (Professeur à l’Université de Paris Sorbonne – Paris IV)
- Perrine GALAND-HALLYN (Directeur d’études à l’EPHE)
- Fernand HALLYN (Professeur à l’Université de Gand)
- Carlos LÉVY (Professeur à l’Université Paris Sorbonne – Paris IV)
- Luce ALBERT (Université de Gand / Université Paris Sorbonne – Paris IV)
- Loïc NICOLAS (FNRS – Université Libre de Bruxelles (LTPC, GRAL) / EHESS)
       " Ces journées constituent la deuxième étape d’une enquête menée, sous l’égide des Universités de Paris IV, de Bruxelles et de Gand, ainsi que de l’EHESS, autour de la « fonction critique » de la parole rhétorique. Malgré la littérature existant sur le sujet, souvent d’un intérêt remarquable pour l’objet qui nous occupe, il nous a semblé profitable de reconsidérer le champ discursif de la polémique, afin d’en actualiser la définition par une investigation diachronique – de l’Antiquité à l’époque moderne – capable de révéler les contours et les régularités de cette production langagière d’apparence marginale.
        Toute l’ambition historique autant que théorique de la présente enquête est de parvenir à dresser l’état des lieux d’une question à la fois centrale et problématique dans le cadre d’une réflexion sur les conditions de la persuasion. Partant, le projet consiste-t-il d’une part à interroger les modalités pratiques d’une prise de parole primordialement caractérisée par l’attaque et l’opposition, voire la disqualification systématique de la parole d’un autre (adversaire réel ou imaginé) – ce que nous pourrions appeler l’usage vectorisé de la violence verbale –, d’autre part à analyser le dispositif rhétorique propre à légitimer le procès oratoire et favoriser la transaction du sens. Or, pour que le polémiste puisse prétendre, par son statut et sa posture éthiques, gagner l’auditoire, le rallier à ses vues, il ne peut renoncer à insérer son discours dans l’univers doxal des choses acceptables, ni à le soumettre aux attendus contractuels d’une rencontre sociale définie dans ses rites, comme dans ses codes. De fait, un tel dispositif semble exercer une contrainte générique et conventionnelle sur l’orateur, en instituant un sens de la mesure et de l’à-propos. La polémique prescrit ses règles et ses armes, impose ses conditions, son terrain d’action ou de réaction : un mot de trop, un tour mal pesé, et tout le projet rhétorique se trouve mis en échec faute d’une entente pérenne sur les enjeux et les fins du combat. Mais qu’en est-il des excès possibles, des dérives, des limites (sociales, morales, éthiques, techniques) de ces discours disposés en ordre de bataille et néanmoins en quête de reconnaissance et d’approbation ?
        Nous faisons à ce propos l’hypothèse que la guerre par les mots, cette « guerre pour de rire », selon l’expression de Catherine Kerbrat-Orecchioni, demeure rhétorique dans son essence même, au sens où celle-là vise d’abord le dépassement de la violence physique, l’absorption du corps à corps dans le mot à mot. Qu’on tente de l’évacuer, de la dissimuler derrière une évidence fictive en faisant « comme si » tout allait de soi, ou, au contraire, qu’on la mette en scène ostensiblement à des fins stratégiques, la polémique demeure au cœur de l’entreprise oratoire. Elle constitue un horizon possible, une éventualité, une ressource circonstancielle disponible à la croisée des genres. C’est pourquoi, négliger sa pertinence, son importance topique aurait pour effet de récuser l’idée essentielle suivant laquelle à l’origine et au fondement de tout discours résident une cause à gagner, un contradicteur à évincer, des arguments à contester, et, en fin de compte, un auditeur à persuader de la supériorité d’un dire inscrit dans une hiérarchie (souvent implicite) des valeurs et des préférences. Provocation, incitation à la réponse, une telle parole invite à la surenchère, à la contre-attaque, à la pointe, à la recherche de l’argument imparable – cette munition discursive – qui viendrait enfermer dans ses formes la bataille des mots, et clore le rapport de force entre des protagonistes plus ou moins bien dotés pour mener à son terme la joute verbale et soutenir cette situation instable sans vaciller."
 

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Jeudi  23

Vendredi 24
 


Samedi  25

--- MARX AND PHILOSOPHY SOCIETY. Saturday October 25, 2008, at the London Knowledge Lab, 23-29 Emerald Street, London WC1. Joe McCarney Memorial Conference. Speakers: Kai Nielsen 'Emancipatory Social Science: McCarney and Levine', David MacGregor 'The Problem of Evil', John Clegg 'A brief history of false consciousness', Andrew Chitty: 'Can there be an ethical critique of capitalism?', Chris Arthur 'The Concept of Critique'. Joe McCarney (1941-2007) helped to found the Marx and Philosophy Society. To commemorate the anniversary of his tragic death this conference is to be held, which will take up themes present in his work.
 

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Dimanche 26



Lundi 27

--- Séminaire de philosophie morale et politique et de philosophie sociale du Laboratoire Sophiapol/Paris X-Nanterre. Il s'agit du programme du premier semestre du séminaire qui s'inscrit dans le cadre du séminaire thématique de philosophie de l'ED 139. Le programme du second semestre sera diffusé ultérieurement. Pour trouver des informations complémentaires sur le séminaire, vous pouvez visiter le site du Laboratoire Sophiapol .
Calendrier du premier semestre 2008-2009.
- Lundi 13 octobre : Pap Ndiaye (CENA/EHESS). La séance portera sur l'ouvrage "La condition noire : Essai sur une minorité française", Calmann-Lévy, 2008. 14h-16h30, salle 421, bât. L.
- Lundi 27 octobre : P. Savidan (Paris IV). « Repenser l’égalité des chances ». La séance portera sur l’ouvrage du même nom, "Repenser l’égalité des chances", Grasset, Paris, 2007, 14h-16h 30, salle 421, bât. L.
- Vendredi 12 décembre : C. Gautier (Université Paul Valéry – Montpellier III) fera une conférence intitulée "P. Bourdieu: connaissance de la pratique et travail de la critique". 10h30-12h30, salle 419, bât. L.
- Lundi 12 janvier : B. Lahire (ENS-LSH). Titre de la conférence: « De L'Homme pluriel à La Culture des individus », 14h-16h30, salle 421, bât. L.
Toutes ces séances seront présidées par Ch. Lazzeri.
Lieu : Campus de Paris Ouest-Nanterre-La Défense (anciennement Paris X-Nanterre). Coordination et contacts : la programmation du cycle de conférences et la coordination du cycle de conférences et du cycle d’ateliers sont assurées par M. Garrau, Ch. Lazzeri et A. Le Goff. Pour tout renseignement sur le programme, vous pouvez contacter alicemlegoff@yahoo.fr et mgarrau@u-paris10.fr.
 

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Mardi 28

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--- « PSYCHANALYSE-SANTÉ-TRAVAIL ET PHILOSOPHIE. » Année universitaire 2008-2009. La théorie philosophique du courage à l’épreuve de la clinique du travail. Les cours auront lieu à partir du mardi 7 octobre, durant tout le premier semestre.  Voir à cette date.
 


Mercredi 29

--- Colloque Sciences Epistémologie Sociétés. La leçon de Louis Althusser 29-30 octobre 2008 Lieu: Venise (Italie).
 

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Jeudi 30
 

Vendredi 31
 

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--- Le séminaire Léon Robin intitulé "Définitions philosophiques et définitions rhétoriques de la rhétorique" se poursuit cette année.
- 31 octobre, salle Cavaillès. 10 h 00 Marie-Pierre NOËL « Rhétorique et technè logôn chez Gorgias ».14 h 30 Michael EDWARDS « Isaeus the Rhetorician. Aspects of Isaean rhetorical technique »
- 14 novembre, matin: salle Cavaillès; après-midi: salle Celan. 10 h 00 Suzanne HUSSON « ‘L’anti-rhétorique’ cynique »
14 h 30 Pedro Pablo FUENTES GONZALEZ « La "diatribe" est-elle une notion utile pour l'histoire de la philosophie et de la littérature antiques ? »
- 12 décembre, salle Cavaillès 10 h 00 Cristina VIANO « Lysias et la logographie judiciaire » 14 h 30 Michel PATILLON « Les deux rhétoriques dans les Progymnasmata »
- 30 janvier, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10 h 00 Aldo BRANCACCI « Philosophie et rhétorique chez Antisthène et dans le Phèdre de Platon » 14 h 30 Emidio SPINELLI « Contre l’art du bien parler: pour une réflexion critique sur la rhétorique dans Sextus Empiricus »
- 20 février, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10 h 00 Charles GUÉRIN « L’évolution des définitions de la rhétorique dans la doctrine cicéronienne (De inventione / De oratore) »
14 h 30 Juliette DROSS « La rhétorique, compagne de la philosophie ? Le statut philosophique de la rhétorique dans la correspondance de Fronton »
- 20 mars, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès 10h 00 Stéphane TOULOUSE « Philosophie, rhétorique et modèle de vie selon Synésios de Cyrène » 14h 00 Ali BENMAKHLOUF « Le statut de la rhétorique dans l’organon arabe » Maroun AOUAD « Définitions philosophiques et définitions rhétoriques de la rhétorique selon al-Fârâbî »
- 3 avril, matin: salle Beckett; après-midi: salle Celan 10 h 00 Maria Silvana CELENTANO « La rhétorique de l’improvisation chez Quintilien (Institution oratoire, X, 7) » 14 h 30 Perrine GALLAND HALLYN « Définitions de la rhétorique à la Renaissance » (titre provisoire)
- 29 mai, matin: salle Beckett; après-midi: salle Celan 10 h 00 Lucia CALBOLI MONTEFUSCO « Rhétorique et dialectique dans les Rhetoricorum Libri V de Georges de Trebizonde » 14 h 00 Henry MAGUIRE « Nectar and Illusion: Art and perception of Rhetoric in Byzantium » Dirk OBBINK « A propos de Philodème Rhétorique III »
Le séminaire a lieu à l’Ecole Normale Supérieure, 45, rue d’Ulm, 75005 Paris.
 
 

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