Attention: les colloques ou les journées d'étude qui durent 2 jours ou plus sont mentionnés seulement à la première date. Songez à vérifier, pour un jour opportun qui vous intéresse, dans la journée qui précède.
Semaine 40 (1 au 5), semaine 41 (6 au 12), semaine 42 (13 au 19), semaine 43 (20 au 26), semaine 44 (27 au 31)
--- Toulouse.
Les rendez-vous de la librairie Ombres Blanches.
Mercredi 1
--- Colloque international "Exégèse
et méthode dans la pensée de l'antiquité tardive et
du haut moyen âge: la tradition platonicienne" organisé par
le Département de philosophie de l'UFSP, les 1-3 oct. 2008, à
Sao Paolo. COLÓQUIO INTERNACIONAL – UNIFESP – UNIVERSIDADE FEDERAL
DE SÃO PAULO – CURSO DE FILOSOFIA – 2008 01/OCT (4ª feira).
Local: UNIFESP – Auditório Azarias A. Carvalho – Rua Botucatu, 598
(Fundos) – Vila Clementino – SÃO PAULO – Tels.: 55391097; 55390107
(Silmara).
--- Programme annuel du séminaire
"Produire l'éthique: éthique, matérialisme et sciences
(Séminaire 2008/2009). Séminaire organisé par Pascal
Charbonnat, François Pépin et Marc Silberstein, et accueilli
par Michel Morange, au Centre Cavaillès de l’École normale
supérieure de Paris. Les séances se déroulent
le premier mercredi de chaque mois (d’octobre à juin) au Centre
Cavaillès (3e étage, 29 rue d’Ulm, 75005 Paris), de
18 h 00 à 20 h 00, entrée libre dans la limite des places
disponibles.
«Produire
l’éthique, c’est supposer qu’elle n’est pas donnée ni reçue,
mais constituée dans et par la vie et les activités humaines.
Le séminaire se propose d’interroger ces modes de production sous
l’angle de leurs liens avec les sciences. C’est en ce sens qu’un questionnement
matérialiste de l’éthique pourra être dégagé.
Cela suppose de reconsidérer une division classique entre le champ
scientifique et l’éthique, en discutant l’idée courante de
neutralité scientifique prise comme amoralité totale interdisant
même un usage ou une portée éthiques des concepts,
résultats et analyses scientifiques. Mais une forme de neutralité
sert aussi à constituer l’autonomie de la science à l’égard
des pressions et débats moraux, politiques et sociaux. Un enjeu
du séminaire sera donc d’examiner les usages, les effets et la portée
éthiques de concepts construits selon une logique scientifique,
qui, sans être pure de toute implication morale, n’a pas pour fonction
première de résoudre des problèmes éthiques.
L’intérêt d’un détour par la science pour penser la
production de l’éthique réside dans la possibilité
d’interroger précisément ses modes de constitution (biologiques,
sociaux, médicaux, psychologiques, etc.) contre les traditions du
commandement reçu ou senti dans l’intériorité d’une
conscience transcendantale. L’histoire des pensées matérialistes
suggère la pertinence d’une articulation entre l’effort d’émancipation
des sciences à l’égard des champs religieux et politique,
et la libération de l’éthique par un usage des savoirs scientifiques
pour penser une morale pleinement immanente. Cela permet d’interroger la
spécificité d’une morale matérialiste dans la culture
d’un rapport particulier aux sciences. Le séminaire se propose d’examiner
la production de l’éthique selon trois angles principaux. Les sciences,
notamment humaines et sociales, établissent-elles des faits éthiques
intéressant le projet moral ? La question est alors de savoir s’il
faut dissocier ou articuler le traitement scientifique, par exemple par
des tentatives de quantification, de concepts à portée éthique
comme le bien-être ou la normalité mentale, et le projet éthique.
Y a-t-il un usage pertinent de savoirs scientifiques pour justifier et
critiquer des normes éthiques ? Les normes font depuis longtemps
partie des objets d’études scientifiques. Mais l’invocation de concepts,
de faits et de théories scientifiques dans l’entreprise de justification
des normes éthiques semble un problème spécifique
qui demande d’interroger les fonctions de la norme comme objet d’étude
et comme enjeu moral. Enfin, se pose une question récapitulative:
peut-on entièrement naturaliser l’éthique ? Notons également
que 2009 sera l’année Darwin, en raison du bicentenaire de sa naissance
et du cent cinquantenaire de la parution de L’Origine des espèces.
Ce séminaire, en présentant plusieurs séances consacrées
à la vaste question de la naturalisation de l’éthique, de
l’éthique évolutionniste (ou évolutionnaire), etc.,
s’inscrit donc pleinement dans les initiatives liées à cette
commémoration, dont l’intérêt – il faut le souligner
– n’est pas uniquement historiographique. Insister sur les enjeux programmatiques
autant que moraux du darwinisme contemporain s’avère, en notre époque
de résurgences des créationnnismes, d’une cruciale nécessité.»
Calendrier
des séances
-
Mercredi
1er octobre 2008
Le matérialiste et l’éthique:
un nouvel espace de discussion depuis les Lumières. François
Pépin (professeur agrégé dans le secondaire, docteur
en philosophie). L’intérêt des philosophies matérialistes
pour les sciences en vue de penser l’éthique pourrait être
considéré comme aussi ancien que ces philosophies elles-mêmes.
Mais notre introduction insistera sur certaines leçons des Lumières.
En effet, un nouveau rapport entre sciences et éthique se noue autour
des matérialismes du XVIIIe siècle, susceptible d’éclairer
les débats ultérieurs. Plusieurs pensées tentent ainsi
de construire un espace théorique où l’éthique puisse
être discutée d’une nouvelle façon, Notamment contre
les dualismes âme/corps et les références à
la transcendance ou à une conscience posée en guide absolu.
Un double enjeu se dégage. D’une part, un effort est mené
pour constituer un espace théorique où l’éthique se
discute sans que la menace d’une accusation (religieuse, morale et juridique)
l’encadre par le rappel de principes posés comme absolus. Se tourner
vers les sciences permet alors de se donner des méthodes de réflexion
critique. D’autre part, la réduction des dualismes et l’évacuation
de la transcendance implique de penser l’articulation de plusieurs catégories:
le physique et le moral; la norme et le fait; l’organique, le social et
le politique. Les sciences de la nature sont alors convoquées avec
ce qu’on n’appelle pas encore les sciences humaines pour envisager la dimension
éthique de l’homme dans une perspective immanentiste. L’un des intérêts
majeurs de ces tentatives matérialistes du XVIIIe est que la réflexion
éthique ne s’appuie pas sur des sciences données, déjà
constituées par ailleurs, mais sur des sciences en train de se faire.
Mercredi
5 novembre 2008
Bioéthique
de la réciprocité. Dominique Lestel (philosophe et éthologue,
maître de conférences, ENS, Paris). Les bioéthiques
contemporaines sont généralement défensives et négatives,
en mettant en avant des impératifs proscriptifs. Nous pensons qu’il
est aujourd’hui plus fécond d’essayer de développer des bioéthiques
positives qui s’appuient sur des impératifs prescriptifs. Avec la
notion de bioéthique de la réciprocité, nous présentons
et discutons une telle bioéthique positive basée sur la réciprocité
des services et des dons entre hommes et autres animaux, une réciprocité
régulée par une transaction juste plutôt que sur un
évitement systématique de la souffrance.
Mercredi
3 décembre 2008
Développement
des connaissances en biologie et émergence de droits pour l’animal.
Georges Chapouthier (biologiste, directeur de recherches CNRS).
Longtemps le statut de l’animal dans la philosophie a oscillé entre
l’« animal-sorte d’humain », susceptible, par exemple, d’être
poursuivi en justice, et l’animal-objet. C’est cette dernière conception
qui a triomphé en Occident à partir du XVIIe siècle,
avec la thèse cartésienne de l’animal machine, poussée
à l’extrême par son disciple, Malebranche. A son origine,
la biologie, telle qu’elle est exposée par Claude Bernard, est clairement
post-cartésienne dans sa conception de l’animal. Mais le développement
même des connaissances en biologie a ensuite permis de montrer la
proximité étonnante de l’homme et de l’animal sur les plans
génétiques, biochimiques, physiologiques, et même comportementaux
et affectifs. La théorie de l’évolution est venue compléter
cette évolution conceptuelle en révélant que l’homme
était bien un animal, cousin assez proche des chimpanzés.
Les plus récents développements de l’éthologie montrent
enfin que, même dans ce que les partisans d’une spécificité
humaine radicale considéraient comme inaccessible à l’animalité,
à savoir la culture, on trouve des « ébauches »
chez les animaux: utilisations d’outils, règles, langages, choix
esthétiques et… règles protomorales. Ce dernier point permet
d’ailleurs d’étayer fortement l’existence de bases naturelles de
la morale. Finalement la grande proximité de l’homme et de l’animal
a permis l’émergence de la notion de « droits de l’animal
». Comment comprendre ces droits ? Et comment faut-il les situer
par rapport aux droits de l’homme ?
Mercredi
7 janvier 2009
Une
théorie contractualiste et naturaliste de la morale. Nicolas Baumard
(philosophe, ENS et Institut Jean Nicod). La morale semble être
une affaire de négociation. Comme l’ont noté les philosophes
contractualistes (Hobbes, Rousseau, Kant, Rawls), nous agissons comme si
nous avions négocié un contrat avec les autres. Dans les
situations de justice par exemple, nous estimons que la distribution d’une
ressource doit être proportionnelle à la contribution à
l’entreprise commune. Dans les situations de solidarité, nous jugeons
que nous avons le devoir d’aider seulement si cela nous coûte peu
et rapporte beaucoup à celui que nous aidons. Notre travail ne se
veut pas normatif mais empirique. Il vise à rendre compte du caractère
contractualiste de nos jugements moraux. Hobbes avait cherché à
montrer que nous avons intérêt à nous comporter de
la sorte. La coopération est en effet nécessaire à
la survie. Or qui veut s’associer à un individu injuste et égoïste
? Pour autant, nous n’agissons pas moralement pour préserver nos
intérêts. Nous agissons moralement pour des raisons proprement
morales. La théorie contractualiste de la morale débouche
donc sur un paradoxe. Tout se passe comme si nos jugements moraux résultaient
d’une négociation portant sur les intérêts individuels.
Et pourtant, il n’y pas de négociation ! Ce paradoxe disparaît
si l’on se place dans une perspective naturaliste, et en particulier évolutionnaire.
Si en effet, nos jugements moraux sont le produit de la sélection
naturelle (et nous verrons qu’il y a de bonnes raisons de la penser), s’ils
ont évolués parce qu’il était dans l’intérêt
des individus de se comporter moralement (comme le pensait Hobbes), alors
il est possible d’expliquer la correspondance entre jugements et intérêts.
Au niveau évolutionnaire, les individus qui avaient une disposition
psychologique (un sens moral) contractualiste survivaient mieux que les
autres. Au niveau psychologique, nous sommes contractualistes non pas par
intérêts mais parce que nous suivons notre sens moral.
Mercredi
4 février 2009
Éthique
de la psychologie, psychologie de l’éthique, la psychologie comme
Éthique Cyrille Bouvet (psychologue clinicien, maître
de conférences, université Paris 10). La psychologie
clinique est concernée à plus d’un titre par le problème
de l’éthique. Premièrement, en tant que méthode d’intervention
thérapeutique auprès de personnes en souffrance, la psychologie
clinique doit construire et s’imposer un cadre éthique spécifique
limitant les abus de pouvoir toujours possibles dans les relations d’aide.
Du code de déontologie des psychologues aux polémiques actuelles
entourant les projets de législation des psychothérapies,
l’éthique de la pratique paraît ballottée entre des
conceptions contradictoires laissant un vide parfois inquiétant
dans les pratiques réelles. Deuxièmement, la psychologie
s’intéresse aussi à l’éthique en tant qu’objet d’étude,
à son origine et aux conditions de ses expressions. L’éthique
en tant que phénomène psychologique ancré dans la
réalité des relations précoces et actuelles ainsi
que dans la conflictualité entre les besoins égocentriques
et les valeurs dites « supérieures » paraît bien
moins « pure » et « noble » qu’une vision morale
et idéalisée pourrait le laisser croire. Troisièmement,
il arrive que certains courants de la psychologie s’attribuent une fonction
sociale éthique répondant en cela à la demande sociale
d’autorités morales proposant des guides de comportements et déterminant
ce qui est bien et mal. Mais peut-on considérer la psychologie comme
une éthique de vie ?
Mercredi
4 mars 2009
Êtes-vous
responsable? Édouard Guinet (professeur agrégé
de philosophie dans le secondaire, Paris). Dans le domaine judiciaire,
l’excuse de l’irresponsabilité peut être invoquée;
l’auteur des faits peut alors être orienté vers une prise
en charge thérapeutique, plutôt que vers une sanction pénale.
Nous prendrons ce problème de droit, et les réactions
symptomatiques qu’il soulève dans l’opinion publique, comme point
de départ pour une réflexion plus générale:
et si nous étions tous à moitié, voire pas du tout
responsables de nos actes ? Cette hypothèse de départ, volontairement
provocatrice, nous permettra d’aborder le thème de la responsabilité
à partir de la position métaphysique, réputée
moralement intenable, du déterminisme. Si telle personne est poussée
par les circonstances, si telle autre ne fait que céder à
une compulsion de répétition inconsciente, si telle autre
vit sous la coupe d’une tierce personne ou d’une idéologie, et ainsi
de suite, la société est-elle vraiment fondée à
leur demander d’assumer les conséquences de leurs actes ? Ou, pour
le dire dans les termes philosophiques du déterminisme, si chaque
événement est toujours précédé de conditions
antérieures suffisantes pour le déclencher, et si l’agir
humain ne fait pas exception à cette règle de l’universelle
nécessité, ne reste-t-il de la responsabilité juridique
et morale qu’une commode fiction sociale ? On proposera, afin de démêler
ces difficultés, de dissocier plusieurs niveaux de réflexion
souvent confondus: la question de l’origine de nos décisions; celle
de la paternité de nos actions; celle, enfin, des conditions psychologiques
nécessaires pour qu’une personne se sente comptable de ses agissements.
Lecture conseillée: Ted Honderich, Êtes-vous libre? Le problème
du déterminisme, Paris, Syllepse, 2008. Trad. fr. de How Free Are
You ?, Oxford University Press, 2002.
Mercredi
1er avril 2009
Limites
et possibilités du naturalisme moral contemporain: enjeux métaéthiques
et normatifs Jérôme Ravat (philosophe, université
Paris 4) S’évertuant à remettre en cause la traditionnelle
dichotomie entre faits et valeurs, un certain nombre d’auteurs contemporains
affirment qu’il est possible de fonder la morale de manière universelle
au moyen d’une analyse naturaliste des phénomènes moraux.
Cette analyse naturaliste, qu’elle se cantonne au champ de la métaéthique
ou qu’elle puise ses sources dans les sciences naturelles, aurait tout
à la fois pour vocation d’expliquer et de légitimer valeurs
et comportements moraux. C’est ainsi que pour Philippa Foot (Natural Goodness),
le lien consubstantiel entre normativité morale et normativité
naturelle permet de comprendre que les jugements portant sur la moralité
humaine et ceux concernant animaux et végétaux, possèdent
une « structure logique commune ». De même, pour William
Casebeer, (Natural Ethical Facts), la théorie de l’évolution
associée à l’éthique de la vertu aristotélicienne
conduit à identifier valeurs morales et fonctions biologiques. Enfin,
selon les partisans du réalisme moral naturaliste de « l’école
de Cornell » (Richard Boyd, Nicholas Sturgeon, Peter Railton), une
approche naturaliste de la morale pourrait mettre un terme à la
très grande majorité des désaccords moraux, en identifiant
ces derniers à des désaccords portant sur des faits connaissables
par les sciences naturelles. Nous soulignerons dans un premier temps les
limites du naturalisme, dès lors qu’il se trouve associé
à l’absolutisme et au réalisme moral. Ainsi, comme nous l’expliquerons,
les désaccords moraux ne sont pas uniquement réductibles
à des désaccords portant sur des faits relatifs à
la nature humaine, mais résultent bien plutôt de désaccords
se rattachant à des valeurs et des principes spécifiquement
moraux (Shweder, Stich, Wong). Toutefois, nous montrerons également
que la connaissance de la nature humaine permet de soutenir ce que nous
pourrions nommer un « pluralisme moral naturaliste »: si les
investigations empiriques relatives à la nature morale de l’homme
ne sauraient fonder de manière absolue un système normatif
univoque, elles pourraient permettre néanmoins de légitimer
une pluralité (mais non une infinité) de codes moraux compatibles
avec la nature humaine. Nous insisterons enfin sur le fait que ce pluralisme
moral naturaliste ne saurait se confondre avec un pur et simple relativisme,
dans la mesure où il prend appui sur un certain nombre de métaprincipes
permettant de départager les systèmes moraux, et ce à
l’aune de facteurs naturels, d’ordre biologique et psychologique notamment.
Mercredi
6 mai 2009
Naturalisation
de l’éthique et naturalisations des mathématiques Fabrice
Pataut (philosophe, IHPST, CNRS, université Paris 1, École
normale supérieure) A priori, rien de plus opposé que
l’éthique et les mathématiques. Les conflits éthiques
sont innombrables et, semble-t-il, insolubles; ils reflètent ni
plus ni moins nos divergences de points de vue personnels et collectifs.
Les mathématiques possèdent en revanche un arsenal impressionnant
de résultats objectivement attestés par les preuves et les
calculs; les vertus de leur applicabilité son indéniables.
On propose depuis le début des années 1980 de naturaliser
ces deux disciplines sans trop s’attarder sur cette différence,
supposée établie ou manifeste. Je m’attacherai à la
mettre en doute et à expliquer pourquoi certaines formes de naturalisation
ne peuvent rendre compte, respectivement, ni des difficultés intrinsèques
des conflits éthiques, ni des difficultés intrinsèques
des problèmes mathématiques, pour des raisons étonnamment
similaires. Je m’attacherai dans un premier temps à décrire
les traits saillants de ces tentatives de manière à faire
ressortir leurs points communs. Dans un deuxième temps, je chercherai
à montrer que l’élimination de la notion de vérité,
en éthique comme en mathématique, conduit à des difficultés
qui, même si elles étaient surmontées, ne permettraient
pas de donner une bonne explication des difficultés intrinsèques.
La naturalisation peut s’entendre en deux sens. En un sens faible, on peut
vouloir montrer qu’une discipline est compatible avec les sciences de la
nature. Le sort des mathématiques est réglé sur ce
point puisqu’elles leur sont nécessaires, comme l’emploi du calcul
infinitésimal et le recours au statistiques le montrent aisément.
Dans le cas de l’éthique, on pourra faire valoir le point de vue
de l’autonomie des obligations, et la compatibilité des deux genres
de domaines est alors une simple affaire d’hétérogénéité.
En un sens fort, on peut soit tenter d’expliquer les concepts d’une discipline
en ayant recours aux concepts d’une science de la nature, soit tenter de
montrer que le savoir particulier que la discipline déploie est
acquis selon des processus dont les sciences de la nature peuvent rendre
compte sans difficulté. Dans le cas de l’éthique, on a pu
adopter la première voie, en cherchant à montrer qu’elle
est un produit final de la sélection naturelle, que la fonction
adaptative des normes éthiques démontre le caractère
superfétatoire de l’objectivité éthique (cf. Ruse
1985, Ruse 1991, et dans une moindre mesure, Gibbard 1990 pour la psychologie
des sentiments moraux). L’objectivité n’est rien de plus qu’un effet.
Dans le cas des mathématiques, on a adopté la deuxième
en proposant une explication de la connaissance mathématique qui
élimine toute référence aux objets abstraits ou idéaux.
Les perspectives nominalistes, matérialistes ou causalistes, ont
faitl’objet de développements récents, cherchant à
montrer que la bonne explication de l’utilité des mathématiques
militait en faveur d’une conception antiréaliste de la discipline
(Field 2001). L’objectivité est instrumentale. Je m’attacherai ici
à critiquer la perspective de la naturalisation forte en examinant
deux cas: celui de la fonction adaptative (éthique) et celui de
la nominalisation (mathématique). Dans ces deux perspectives, ce
qui nous empêche de régler un conflit éthique, tout
comme ce qui nous empêche de trouver une solution à un problème
mathématique, ne relève pas de l’opacité d’un secteur
particulier de la réalité (une supposée « réalité
éthique » dans le premier cas, une « réalité
mathématique » tout aussi problématique dans le deuxième).
Qu’est-ce qui nous empêche de démontrer la conjecture arithmétique
de Goldbach, ou de trouver un argument contraignant pour ou contre l’euthanasie
? Aucun fait pertinent autonome que nous pourrions ignorer, puisque nous
travaillons dans l’hypothèse qu’il n’y a pas de réalité
morale ou de réalité mathématique autonome. Il faut
donc chercher l’explication du côté de nos limitations cognitives,
soit à l’inspection de données pertinentes externes (respectivement:
non spécifiquement éthiques et non spécifiquement
mathématiques), soit du côté de nos limitations cognitives
à l’introspection. J’examinerai les difficultés propres à
chaque hypothèse. Ma suggestion sera que nous devons défendre
une notion minimale de vérité et de rationalité pour
rendre compte de ces difficultés cognitives, aussi bien dans le
domaine éthique que dans le domaine mathématique. Cette stratégie
est préférable à celle du remplacement pur et simple
de la notion de vérité, par la prouvabilité ou la
conservativité dans le cas des mathématiques, et par l’utilité
ou le rôle évolutionnaire dans le cas de l’éthique.
Bibliographie indicative: Field Hartry (2001), Truth and the Absence of
Fact, Oxford, Oxford UP. Gibbard Allan (1990), Wise Choice, Apt Feelings:
A Theory of Normative Judgment, Oxford, Oxford UP. Pataut Fabrice (1999),
« Vérité morale et justification morale », in
R. Ogien (dir.), Le réalisme moral, Paris, PUF: 457-502. Ruse Michael
(1985), Taking Darwin Seriously: A Naturalistic Approach to Philosophy,
Oxford, Blackwell. Ruse Michael (1991), « Une défense de l’éthique
évolutionniste », in J.-P. Changeux (dir.), Fondements naturels
de l’éthique, Paris, Odile Jacob: 35-64.
Mercredi
3 juin 2009
A
propos de l’éthique évolutionniste Philippe Huneman
(philosophe de la biologie, CNRS, IHPST, Paris) A partir des années
1970, et dans la foulée des programmes de naturalisation de l’épistémologie
et des valeurs sur la base du darwinisme, certains théoriciens ont
élaboré un projet d’éthique évolutionniste.
L’idée de base est que l’éthique a émergé dans
l’histoire évolutionnaire des primates comme un certain résultat
de la sélection naturelle; en gros, l’éthique est donc une
adaptation - le principal problème étant alors d’identifier
l’avantage sélectif à court terme qu’ont représenté
certains éléments et prescriptions éthiques. Après
avoir indiqué pourquoi cette recherche s’est vite centrée
sur la question de l’altruisme, je distinguerai des versions fortes et
faible de l’éthique évolutionniste et tâcherai d’évaluer
les perspectives qu’elles proposent pour répondre à des interrogations
usuelles de philosophie morale – en particulier, d’éthique normative
et de métaéthique (questions sur le fondement de l’obligation
morale).
--- Journée d’étude à l’Université Rennes
1 UFR de Philosophie - Equipe d’accueil n°1270 «Philosophie
des Normes». Philosophie et sociologie dans l’École de
Francfort. Jeudi 2 Octobre 2008. La journée se déroulera
au Bâtiment 32 B – Campus de Beaulieu (Salle affichée à
l’UFR de Philosophie). «Ce que l’on a coutume d’appeler l’«
École de Francfort » rassemble des penseurs de style très
différent, comme Horkheimer, Adorno et Marcuse, mais aussi Habermas
et aujourd’hui Honneth. Si l’on cherche un trait commun à ces pensées,
ce pourrait être une certaine idée de la « philosophie
sociale », c’est-à-dire à la fois une conception de
la philosophie comme théorie critique de la société
et une certaine pratique de la recherche sociale. Le projet d’une philosophie
sociale a pris des formes historiques différentes. On trouve dans
les années 30 sous la plume du jeune Horkheimer la conception d’une
philosophie sociale impulsant des recherches concrètes, selon une
imbrication dialectique entre philosophie et sciences spécialisées.
Ce projet d’inspiration marxienne n’a pas été maintenu sous
sa forme initiale et cède la place dans les années 40 à
une critique de la raison et de la civilisation nourrie des thèmes
sociologiques. S’en est suivi ce que l’on a pu considérer comme
une disjonction entre une philosophie négativiste de l’histoire
et une pratique plus réformiste de la sociologie. La conception
élargie de la sociologie, comme philosophie sociale et critique
normative, est reprise à son compte par Habermas puis par Honneth.
Pour ce dernier, sa vocation est moins de fournir une théorie explicative
de la société que de procéder à un diagnostic
des « pathologies sociales » du temps présent et de
pointer les évolutions manquées de la modernité. Comment
penser ces pratiques mélangées, entre philosophie et sociologie,
que sont la « philosophie sociale », la « théorie
de la société » ou la « critique sociale »
? Et si un sens nouveau est donné à la sociologie par l’École
de Francfort, comment se résout la tension entre l’exigence d’objectivité
scientifique et le projet d’un diagnostic critique de l’époque ?
Comment penser un tel savoir engagé, ancré dans une perspective
morale et ayant des implications politiques? Pour cerner l’articulation
entre philosophie et sociologie dans l’École de Francfort, on éclairera
ce qu’elle doit à la sociologie allemande du tournant du siècle.
On s’intéressera également en aval à la forme qu’a
prise la théorie critique de la société par rapport
au projet initial : les concepts de communication (Habermas) et de reconnaissance
(Honneth) permettent-ils de prolonger ou de reformuler ce projet aujourd’hui
?»
Programme des interventions
- 9h15 - Accueil par Catherine Colliot-Thélène (Professeur
à l’Université de Rennes 1) et Jacqueline Lagrée (Professeur
et Directrice de l’équipe de recherche « Philosophie des normes
»)
- 9h30 - Introduction : « Philosophie et sociologie dans le programme
de Horkheimer», par Katia Genel (Doctorante à l’Université
de Rennes 1)
- 10h10-10H55 - « Physiognomonie de la forme de vie capitaliste,
Sur la théorie de la société d’Adorno », par
Axel Honneth (Professeur à l’Université J. W. Goethe de Francfort).
Intervention en anglais, une version française du texte sera disponible.
- 11h45-12h30 - « Les sources sociologiques de la théorie
critique (Weber, Tönnies, Mannheim) », par Klaus Lichtblau (Professeur
à l’Université J. W. Goethe de Francfort). Intervention en
anglais, un résumé français du texte sera disponible.
- 14h15-14h55 - « La philosophie sociale comme diagnostic historique
», par Aurélien Berlan (Université de Rennes 1)
- 15h45-16h25 - « La souffrance sociale comme objet pluridisciplinaire
», par Emmanuel Renault (Maître de Conférence
à l’ENS-Lyon). UFR de Philosophie, Université de Rennes 1
, Avenue du Général Leclerc, Campus de Beaulieu - Bât.
32 B - CS 74205. 35042 Rennes Cedex Téléphone : 02
23 23 63 02 - Fax : 02 23 23 51 51.
--- LES FORUMS DE SOCIÉTÉ
et les Revues parlées. TRACES DU SACRÉ. Maurice Godelier.
Est sacré ce que l'on ne peut ni vendre ni donner. Jeudi 2 octobre
2008, 19h30, Petite salle. «Le sacré, ce n'est pas seulement
le religieux. Est sacré ce que l'on ne peut ni vendre ni donner,
mais qu'il faut garder pour le transmettre en tant que support essentiel
d'identités que l'on désire voir survivre au cours du temps.
Dire que ce qui fonde les sociétés, c'est le sacré,
conteste une des « évidences » ethnologiques répétées
pendant des décennies, à savoir que les sociétés
seraient fondées sur l'échange, échange de personnes
et de marchandises, et échange de dons et de contre-dons. Ainsi,
notre Constitution est un objet non marchand (à la différence
des voix qui peuvent s'acheter !) ; elle appartient au peuple français
qui se l'est donnée à lui-même pour règle d'un
vivre-ensemble ; nul ne peut l'abolir (ou alors, on entrerait en dictature),
mais on peut la réviser, la compléter... On peut donc dire
que le sacré contient le religieux et intègre le politique,
et que ces deux composantes - politique et religieuse - sont à l'origine
de toute société dans la mesure où toute société
implique l'établissement d'une souveraineté.» Maurice
Godelier. Centre Pompidou, Petite salle, niveau -1, entrée libre
dans la mesure des places disponibles Information : Christine Bolron, 01
44 78 46 52, christine.bolron@centrepompidou.fr
Vendredi 3
--- Colloque international "Exégèse
et méthode dans la pensée de l'antiquité tardive et
du haut moyen âge: la tradition platonicienne" organisé par
le Département de philosophie de l'UFSP, les 1-3 oct. 2008, à
Sao Paolo. COLÓQUIO INTERNACIONAL – UNIFESP – UNIVERSIDADE FEDERAL
DE SÃO PAULO – CURSO DE FILOSOFIA – 2008 01/OCT (4ª feira).
Local: UNIFESP – Auditório Azarias A. Carvalho – Rua Botucatu, 598
(Fundos) – Vila Clementino – SÃO PAULO – Tels.: 55391097; 55390107
(Silmara).
Samedi 4
--- UMR 8163 «Savoirs, Textes, Langage» de l'Université
Lille 3 EA 2482 «Groupe de Recherche Antiquité, Moyen Âge,
Transmission Arabe» de l'Université Paris 1. Paris, samedi
4 octobre 2008 de 9 heures à 18 heures salle Cavaillès de
l'UFR de philosophie de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,
17, rue de la Sorbonne, Paris Ve Escalier C, 1er étage.
- 9h15-9h45, John TOLAN, Aristophane au Mont-Saint-Michel ? Les écueils
de la recherche identitaire
- 9h45-10h15, Jean JOLIVET, Une escapade aventureuse
- 10h30-11h, Marie-Geneviève GUESDON, La Maison de la Sagesse
: une
institution hors de l'histoire ?
- 11h-11h30, Hélène BELLOSTA, S. Gouguenheim et la science
arabe, ou qui veut noyer son chien...
- 11h30-12h, Danielle JACQUART, L'historien imaginaire de la médecine
arabo-latine
- 14h-14h30, Abdelali ELEMRANI-JAMAL, Impuissance de la langue arabe
- 14h30-15h, Sten EBBESEN, Jacques de Venise
- 15h-15h30, Irène CATACH-ROSIER, « Mais qui connait Jacques
de Venise?»
- 15h45-16h15, Franco CARDINI, Encore au sujet de Dante et de l'Islam
- 16h15-17h45, Max LEJBOWICZ, La prison des mots et des passions. Brèves
remarques sur l'itinéraire d'un médiéviste.
Dimanche 5
--- [Paris Amsterdam Logic Meeting of Young Researchers] PALMYR
7 Dependence in logic, language and action, 6, 7 Octobre 2008, Paris. ENS,
45, rue d'Ulm 75005 Paris. Salle Weil.
--- « PSYCHANALYSE-SANTÉ-TRAVAIL
ET PHILOSOPHIE. » Année universitaire 2008-2009. La théorie
philosophique du courage à l’épreuve de la clinique du travail.
Les cours auront lieu à partir du mardi 7 octobre, durant
tout le premier semestre. L'horaire est: 18h-21h, à l'INETOP (CNAM),
41, rue Gay Lussac - 75005 PARIS. Pour toute information complémentaire
eric.hamraoui@cnam.fr ou appeler au 01 44 10 78 20.
La clinique du travail nous apprend que le travail
ne saurait être conçu comme simple objet de science mais en
tant qu’opérateur majeur d’intelligibilité dans l’analyse
des ressorts de:
- l’identité, de la maladie et de la santé
mentale;
- de la structuration et de l’évolution
des relations entre les hommes et les femmes;
- de la vie de la Cité;
- de la production de la connaissance.
La prise en compte de ces quatre modalités
de la centralité du travail permet de jeter un regard inhabituel
sur le courage qui apparaît plus ambigu qu’on ne pourrait le croire.
Son association à la virilité et son exaltation dans les
nombreuses situations à risque qui se rencontrent dans le monde
du travail (le BTP, la chimie, le nucléaire, la police, l’armée,
etc.) pose en effet question. Définissable comme déni opposé
à la peur, donc en tant que formation réactionnelle, le courage
viril est de nature défensive; il cesse ainsi d’être vertu
ou valeur. D’où son opposition au courage noble pensé par
la tradition philosophique. Confrontation qui intéresse aussi bien
le philosophe que le praticien, essayant tous deux de rendre compte du
paradoxe de l’indissociabilité des manifestations du courage viril
et de la servitude dans l’univers contemporain du travail, avec pour corollaire
l’affaiblissement de notre capacité à penser le politique
et, par conséquent, de rendre compte de ses dévoiements.
Sans doute est-il devenu urgent d’emprunter une voie d’investigation dissidente
prenant pour objet d’analyse le courage invisible et silencieux, sans nulle
prétention, qui s’exprime dans les situations de travail les plus
quotidiennes ou ordinaires. L’enjeu d’une telle posture est à la
fois d’ordre épistémologique et politique. Elle nous conduit,
en effet, à tenir non seulement compte des connaissances produites
par la science mais encore du travail supposant l’ingéniosité
et l’engagement du corps nécessaires à leur élaboration.
Elle permet, sur le plan politique, de prendre en compte l’incidence des
stratégies de défense sur l’orientation de la pensée
et sur la possibilité même de penser les questions concernant
le devenir de nos sociétés.
Cet enseignement combinera cours et analyses
de textes. Son programme est le suivant:
A – Théorie philosophique
I – Introduction
II – Entre sagesse, tempérance et justice
(Platon);
III – Le courage prudent (Aristote);
IV – La générosité, clef
du courage (Descartes et Spinoza);
VI – Le courage au féminin, selon Gabrielle
Suchon (1632-1703);
VII – Entre éthique et esthétique
(Kant);
VI – Le courage dialectique (Hegel);
VII – Le courage et la guerre: de Platon à
Clausewitz;
VIII – Courage et sensibilité (P.J.G.
Cabanis);
IX – Courage et autonomie de la pensée
(Schopenhauer et Nietzsche).
B – Enjeux contemporains
X – Aspects cliniques et anthropologiques du
courage et de la virilité dans le monde du travail;
XI – Courage, virilité et servitude volontaire;
XII – Le Discours de la servitude volontaire
de La Boétie à l’aune de la clinique du travail;
XIII – Courage et prise de risque;
XIV – Conclusions.
Bibliographie
- Le courage. En connaissance de causes,
Autrement, 6, série Morales, sous la dir. de P.-M. Klein, février
1992.
- Aristote, Éthique à Eudème,
trad. par Vianney Décarie, Paris, Vrin, 1984.
- Frère J., Ardeur et colère.
Le thumos platonicien, Paris, Éditions Kimé, 2004.
- Jacquet C. et coll., Fortitude et servitude.
Lectures de l’Éthique IV de Spinoza, Paris, Éditions
Kimé, 2003.
- Smoes E., Le courage chez les Grecs, d’Homère
à Aristote, Éditions OUSIA, Bruxelles, 1995.
- Tillich, P., Le courage d’être
(1952), trad. franç. par J.-P. Le May, Les Éditions du Cerf,
Paris, 1999.
Mercredi 8
Jeudi 9
--- Colloque
de rentrée du groupe d’histoire et de philosophie des sciences de
l'ENS Ulm. Date: 9-10 Oct 2008. Les disciplines face à leur
histoire (mathématique, philosophie, musique...). Lieu:
salle Ferry 29 rue d'Ulm (le 9), salle des actes, 45 rue d'Ulm (le 10),
ENS
Paris. Contact: yves.andre@ens.fr Site: Intervenants: C.
Alunni, Y. André, A. Badiou, E. Brian, H. Danuser, P-C. Hautcoeur,
C. Houzel, E. Klein, P. Macherey, F. Nicolas, N. Schappacher.
--- Séminaire Qu'est-ce qu'une technoscience? Séminaire
Master 2 (LMPHI 335) Jeudi 1°semestre 13h30-16h30, Université
Paris Ouest-Nanterre, Bât. N-18. "Le concept de technoscience
a été introduit dans les années 1970-80 bien que l’interdépendance
entre et recherche scientifique et technologique ne date pas d’il y a vingt
ans. Que signifie donc l’apparition de ce terme et sa banalisation ? Renvoie-t-il
à un changement effectif dans l’organisation sociale de la recherche
? Faut-il l’articuler avec la post-modernité ? On approfondira ces
questions à travers la lecture de livres et articles (Hottois, Latour,
Forman, Nordman, Hard & Jamison, Harraway, Lafontaine, Foucault, Knorr-Cetina,
etc.
Fonctionnement. Ce cours ne requiert pas de formation scientifique,
mais il exige une participation active des étudiants, et des lectures
à chaque séance (souvent en anglais). Après deux séances
d’introduction assurées par le professeur, chaque séance
comprendra un bref exposé d’étudiant sur un livre ou un article
de la bibliographie qui sera repris et discuté et synthétisé
dans la suite de la séance.
Vendredi 10
--- Dans le cadre du programme « Sciences et dialectiques
» (2008-2013), au Collège International de Philosophie,
premier séminaire intitulé cette année « Dialectiques
en mathématiques : Hegel, Lautman et quelques autres ».
Les trois séances du 1er semestre auront lieu aux dates suivantes
: Vendredi 10 octobre, Vendredi 7 novembre, Vendredi 19 décembre.
Horaire : 18h30-20h30. Salle JA01, Carré des Sciences, 1 rue Descartes,
75005 Paris. Les deux premières séances seront introductives.
L’invité du 19 décembre sera Jean-Michel Salanskis (Paris
X – Nanterre). Le titre de son intervention sera communiqué ultérieurement.
Emmanuel
Barot Université Toulouse
II Le Mirail, Département de Philosophie. Argumentaire du séminaire
: Dialectiques en mathématiques : Hegel, Lautman et quelques autres.
«Le programme Sciences et dialectiques dont ce séminaire annuel
sera l’initiation, vise à examiner à la lumière de
divers travaux les rapports variés entre sciences et dialectiques,
tels qu’ils peuvent se tramer en philosophie des mathématiques d’un
côté, en philosophie des sciences sociales de l’autre, et
les attendus politiques que ces rapports suggèrent. Le fil rouge
en sera le statut et le rôle de la dialectique, opérateur
traditionnellement problématique entre le philosophique et le scientifique
: on s’efforcera autant que possible d’en accomplir les ressorts heuristiques,
mais on l’utilisera aussi comme vecteur privilégié de réflexion
sur les rapports plus généralement tendus que science et
philosophie entretiennent aujourd’hui. Cette première année
retournera aux origines, et commencera par la réouverture du «
dossier Hegel », afin de mettre à l’épreuve la mise
à l’épreuve même que celui-ci fait subir à la
scientificité d’entendement. On présentera dans la foulée
l’influence qu’il a pu avoir sur les pensées dialectiques «
à la française » diversement élaborées
à l’endroit de la chose logico-mathématique, par Bachelard,
Cavaillès, Gonseth, Lautman, ou encore Granger. Et l’on se concentrera
sur une lecture croisant la Science de la logique et la singulière
dialectique néo-platonicienne d’Albert Lautman, puissamment suggestive
aujourd’hui. Celui-ci, au plus près des révolutions mathématiques
de son temps, a en effet développé un platonisme métaphysique
(et non mathématique) bigarré, oscillant entre Heidegger,
Kant et Hegel, par lequel il retrouvait en la dépassant la problématique
de la constitution transcendantale de l’objectivité mathématique
et physique. Entre le transcendantal et le dialectique, le passage par
certains néo-kantiens allemands, notamment ceux de l’Ecole de Marbourg,
aidera également à instruire le dossier.»
Samedi 11
--- Les éditions Beauchesne sont heureuses de vous informer que
Serge Tribolet, docteur en philosophie et psychiatre, auteur de Plotin
et Lacan – La question du sujet, fera une conférence sur
« l’objet perdu » le samedi 11 octobre à 14h30
à L’Auditorium de la Halle Saint-Pierre 2, rue Ronsard 75018 Paris.
Réservation obligatoire : 01 42 58 72 89.
--- L’Association
Française de Psychiatrie propose les 2èmes Rencontres de
Suze-la-Rousse (Drôme) le samedi 11 octobre 2008 avec le soutien
de l’Association pour une Recherche Interdisciplinaire sur l’Existence
et la Santé et du Groupe de Recherche en Epistémologie Politique
et Historique. «Le Temps». «Qu’est-ce donc que
le temps? Si personne ne me le demande je le sais; mais si on me le demande
et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus. » Saint Augustin
(Confessions). Après avoir revisité les rapports de la Psychiatrie
et de l’Humanisme en décembre 2002, nous nous intéresserons
cette année à la question du Temps. Par delà la conception
commune de temps qui résulte de l’expérience quotidienne
variant suivant les époques et les civilisations, le mot temps n’a
pas la même signification pour le physicien, le biologiste, le psychiatre,
le psychanalyste, l’économiste ou l’historien. Qu’y a-t-il de commun
entre le temps réversible des réactions entre particules
élémentaires et le temps irréversible qui nous conduit
de la naissance à la mort ? Qu’en est-il du temps de la cure analytique,
de celui du récit, du soin psychiatrique ? Telles sont quelques-unes
des questions que nous tenterons d’aborder dans ce dialogue interdisciplinaire,
dans l’espoir de trouver des terrains d’enrichissement réciproque
afin de contribuer au nécessaire retour de la réflexion humaniste.
Dimanche 12
--- Séminaire
de philosophie morale et politique et de philosophie sociale du Laboratoire
Sophiapol/Paris X-Nanterre. Il s'agit du programme du premier semestre
du séminaire qui s'inscrit dans le cadre du séminaire thématique
de philosophie de l'ED 139. Le programme du second semestre sera diffusé
ultérieurement. Pour trouver des informations complémentaires
sur le séminaire, vous pouvez visiter le
site du Laboratoire Sophiapol .
Calendrier du premier semestre 2008-2009.
- Lundi 13 octobre : Pap Ndiaye (CENA/EHESS). La séance
portera sur l'ouvrage "La condition noire : Essai sur une minorité
française", Calmann-Lévy, 2008. 14h-16h30, salle 421, bât.
L.
- Lundi 27 octobre : P. Savidan (Paris IV). « Repenser
l’égalité des chances ». La séance portera sur
l’ouvrage du même nom, "Repenser l’égalité des chances",
Grasset, Paris, 2007, 14h-16h 30, salle 421, bât. L.
- Vendredi 12 décembre : C. Gautier (Université
Paul Valéry – Montpellier III) fera une conférence intitulée
"P. Bourdieu: connaissance de la pratique et travail de la critique". 10h30-12h30,
salle 419, bât. L.
- Lundi 12 janvier : B. Lahire (ENS-LSH). Titre de la conférence:
« De L'Homme pluriel à La Culture des individus », 14h-16h30,
salle 421, bât. L.
Toutes ces séances seront présidées par Ch. Lazzeri.
Lieu : Campus de Paris Ouest-Nanterre-La Défense (anciennement
Paris X-Nanterre). Coordination et contacts : la programmation du cycle
de conférences et la coordination du cycle de conférences
et du cycle d’ateliers sont assurées par M. Garrau, Ch. Lazzeri
et A. Le Goff. Pour tout renseignement sur le programme, vous pouvez contacter
alicemlegoff@yahoo.fr et mgarrau@u-paris10.fr.
--- Université
Paris 1 - Centre NoSoPhi – Programme Delicom. Séminaire «
Délibération et Espace Public » LUNDI 13 OCTOBRE 2008,
16h-18h "Jacques Rancière et la critique de l'anti-démocratisme"
Stéphane Haber (Université Paris 10 Nanterre) Centre
Pierre Mendès France (90 rue de Tolbiac, 75013) Salle C.19.07 (ascenseurs
rouges jusqu'au 19ème étage) Le séminaire «
Délibération et Espace public » se tient au centre
NoSoPhi (Normes, Sociétés,
Philosophies) de l'Université Paris 1, dans le cadre du programme
Delicom de l'ANR (http://epi.univ-paris1.fr/delicom). Contact : charles.girard(at)univ-paris1.fr
Séances à venir :
- Jeudi 17 octobre 2008, 16h-18h : Philippe Van Parijs (Chair
Hoover, Université Catholique de Louvain et Harvard University)
: « Quelles institutions politique pour une démocratie multilingue
? »
- Lundi 24 novembre 2008, 16h-18h : Magali Bessone (Université
de Rennes 1) : « Quelle place pour la transparence dans la constitution
d'un espace public international? Le cas du TPIY.»
Lundi 8 décembre 2008, 16h-18h : Séance de clôture
du séminaire - bilan des discussion.
Mardi 14
--- « PSYCHANALYSE-SANTÉ-TRAVAIL ET PHILOSOPHIE. » Année universitaire 2008-2009. La théorie philosophique du courage à l’épreuve de la clinique du travail. Les cours auront lieu à partir du mardi 7 octobre, durant tout le premier semestre. Voir à cette date.
Mercredi 15
--- Les professeurs du Collège
de France, sur la proposition du Professeur Anne Fagot-Largeault ainsi
que des Professeurs Mireille Delmas-Marty, Jon Elster et Pierre Rosanvallon,
vous prient de leur faire l'honneur d'assister à la conférence
qui
sera donnée par M. Philippe Van Parijs Professeur à l'Université
Catholique de Louvain Visiting Professor à l'Université de
Harvard sur le sujet suivant: La justice linguistique en Europe et dans
le monde. Cette conférence aura lieu le mercredi 15 octobre 2008,
à 17 heures Amphithéâtre Maurice Halbwachs 11, place
Marcelin-Berthelot 75005 Paris. Pour tout renseignement, contacter
Jean-Claude K. Dupont (jean-claude.dupont@college-de-france.fr) ou Vincent
Guillin (vincent.guillin@college-de-france.fr).
--- Débat à l'occasion de la
publication du Cours de psychologie de 1892-1893 au lycée Henri-IV
par Henri Bergson, édité par Sylvain Matton et présenté
par Alain Panero (Paris-Milan, SÉHA / Arché, 2008). Date
: jeudi 16 octobre 2008, 9h-13h. Lieu : École pratique des hautes
études Section des sciences historiques et philologiques Salle Gaston
Paris en Sorbonne, 47, rue des Écoles, 75005, Paris, 1er étage,
esc. E.
Programme
- 9h 00 : Jean-Marc Mandosio (École pratique
des hautes études) Accueil des participants et introduction au débat
- 9h 15 : Sylvain Matton (CNRS, Paris) Histoire
de la découverte et présentation du manuscrit.
- 9h30 : Serge Nicolas (professeur de psychologie
cognitive à l'université Paris-V, spécialiste de l'histoire
de la psychologie et de la philosophie françaises du XIXe siècle)
De Théodore Jouffroy à Bergson : les cours de psychologie
du XIXe siècle
- 10h15 : Alain Panero (professeur agrégé
de philosophie au lycée Madeleine Michelis à Amiens, auteur
de plusieurs ouvrages sur Bergson) Bergson en cours : l'autre intuitionnisme
- 11h15 : Michel Narcy (directeur de recherche
au CNRS, Paris) Les cours de philosophie ancienne au Collège de
France
- 12h: Jean-Louis Vieillard-Baron (professseur
de philosophie à l'université de Poitiers, auteur de plusieurs
ouvrages sur Bergson) Le problème de la personnalité et de
la conscience
--- Appel à contribution. Colloque
international du réseau « Droit(s) contre loi ? »
16 et 17 octobre 2008 à l'Université Paris VII – Denis Diderot
Avec l’appui de l’Agence Universitaire de la Francophonie Université
Paris VII – Denis Diderot, Centre de Sociologie des Pratiques et des Représentations
Politiques, Université Paris VIII – Vincennes/Saint Denis, Laboratoire
d’études et de recherches sur les Logiques Contemporaines de la
Philosophie, Collège International de Philosophie, Organisation:
Anne Kupiec, Ninon Grangé, Julie Saada, Hourya Bentouhami. Le
souci du droit. Où en est la théorie critique? Programme.
"Nul ne peut nier que la réflexion sur le droit ait été,
et continue d’être, l’un des centres d’intérêt les plus
productifs de la philosophie ou de la sociologie politique. Cette préoccupation
pour le droit, révélatrice d’un phénomène qu’on
peut considérer comme spécifique d’une certaine « modernité
», s’est largement concentrée sur les conditions de la préservation
des droits subjectifs dans le cadre des processus de légitimation
propres aux démocraties. Or cette approche, à partir de cette
tradition de la pensée de l’Etat de droit, a pu conduire à
une dépolitisation du droit dans le mouvement même qui s’en
saisissait pour en consacrer la valeur absolue. Difficile alors, dans ce
contexte de sacralisation du droit, de penser une théorie critique
qui en proclame la part nécessairement politique. Nous nous proposons
donc dans ce colloque de réfléchir sur la théorie
critique en droit dans l’acception que lui donne l’Ecole de Francfort,
à savoir une démarche soucieuse d’articuler les concepts
fondamentaux de la philosophie aux recherches empiriques propres à
la sociologie, et ce dans une perspective d’émancipation, dénonçant
les différentes formes de domination. Au-delà de la simple
restitution de ces contributions historiques à la théorie
du droit, c’est ce qu’on pourrait appeler l’esprit de la Théorie
Critique que nous aimerions mettre en avant: il s’agira, de ce point de
vue, d'examiner la manière dont certaines traditions de philosophie
et de sociologie juridique et politique se sont inspirées soit de
la démarche de l’Ecole de Francfort, soit encore de ses conclusions,
pour renouveler la question du souci du droit dans des contextes et des
problématiques économiques, sociales et politiques actuelles.
En quoi consiste alors ce parti pris « critique » des études
sur le droit ? Comment se traduit-il ? A-t-il prioritairement pour objet
la production d’une théorie matérialiste du droit ? Ou s’agit-il
simplement d’une théorie du droit réfléchissant sur
ses propres conditions d’énonciation à des fins de légitimation
? Pour répondre à ces questions il conviendra peut-être
de saisir la critique hors du simple champ épistémologique
pour lui faire recouvrir tout son sens pratique et donc politique. Si en
effet la pensée critique est un mode de compréhension de
la réflexivité - nécessairement hétéronome
parce qu’elle s’applique à ce dehors qui la constitue - alors elle
doit s’atteler à dénoncer l’injustice sociale et les formations
idéologiques qui maintiennent cette dernière. Ainsi, au-delà
de l’opposition simpliste entre positivisme et criticisme, il s’agira lors
de ce colloque de s’interroger sur l’actualité d’une attitude critique
en droit qui compte déjà quelques antécédents
théoriques bien précis comme les travaux des juristes de
gauche de la République de Weimar, dont une partie (notamment Rusche
et Kirchheimer) donnera lieu à des études longtemps sous-estimées
en France, mais aussi comme l’école dite des Critical Legal Studies
à partir des années 1980, aux Etats-Unis, et dont l’usage
fécond de la déconstruction derridienne inaugura ensuite
d’autres traditions critiques en droit comme celle proposée par
la Critical Race Theory. Nous nous intéresserons donc de manière
à la fois historique et contemporaine à cette émergence
et à l’actualité d’une théorie critique en droit dans
des domaines d’études aussi variés que le droit international,
les études féministes, les études sur la culture,
les minorités, etc. qui mettent en avant, respectivement ou de manière
croisée, des formes de domination relevant aussi bien de la domination
de classes, de genre que de race. Les propositions d’intervention, d’une
vingtaine de lignes environ, pourront aborder l’une ou l’autre perspective
suggérée dans l’argumentaire (une présentation historiographique
ou une orientation plus contemporaine de la théorie critique en
droit) et devront nous parvenir avant le 5 mars 2008 à l’adresse
suivante: bhourya@hotmail.com
--- Le souci du droit: Où en est la théorie critique?
16 et 17 octobre 2008. Université Paris VII, Salle des Thèses
(2ème étage), Amphi 46 (Rdc), Université Paris
VII – Denis Diderot, Centre de Sociologie des Pratiques et des Représentations
Politiques, Université Paris VIII – Vincennes/Saint Denis, Laboratoire
d’études et de recherches sur les Logiques Contemporaines de la
Philosophie, Collège International de Philosophie. Organisation
: Hourya Bentouhami, Ninon Grangé, Anne Kupiec, Julie Saada. Responsable
scientifique du réseau « Droit(s) contre loi ? » : Anne
Kupiec
«Qu’est-ce que le droit peut nous dire des rapports de domination,
de classe, de genre ou de « race » ? Peut-il faire lui-même
l’objet d’une théorie critique qui ne soit pas simplement une forme
de répétition de son contenu mais qui donne véritablement
lieu à des transformations politiques et sociales ? Ce sont toutes
ces questions, revisitées à l’aune de l’Ecole de Francfort
et des théories critiques juridiques contemporaines, qui animeront
la rencontre organisée par le réseau international «
Droit(s) contre loi?»
JEUDI 16 OCTOBRE: AUTOUR DE L’ECOLE DE FRANCFORT
- 9h30. Ouverture. Anne KUPIEC, Paris VII
- 9h45. Miguel ABENSOUR, Paris VII : Introduction générale,
« La Théorie critique, pourquoi ? »
- 10h15. Nathalie LE BOUËDEC, Université de Nantes : «
Vers une pensée critique du droit ? Critique de l’individualisme
libéral et théorie du droit social chez les juristes sociaux-démocrates
weimariens ». Discutant : Emmanuel PASQUIER, Paris I
- 11h15. Katia GENEL, Rennes I / Université Goethe, Francfort
: « La place du droit dans la critique de la domination. Dialogues
et désaccords entre Horkheimer et les juristes de Weimar (Neumann
et Kirchheimer) ». Discutant : Christian BOUCHINDHOMME, traducteur
- 14h30. Valéry PRATT, Ehess / Paris I : « Un éminent
philosophe critique du droit injustement oublié : Franz Leopold
Neumann (23 mai 1900-02 septembre 1954) ». Discutante : Anne KUPIEC,
Paris VII
- 15h15. Sonja BUCKEL, Université Goethe, Francfort : «
Forme juridique et hégémonie ». Discutant : Emmanuel
RENAULT, ENS-lsh
- 16h15. Isabelle AUBERT, Paris I : « Droit intersubjectif et
sujets politiques chez Jürgen Habermas ». Discutante : Ninon
GRANGÉ, Paris VIII
- 17h. Jean-François KERVÉGAN, Paris I :
« Y a-t-il un lien interne entre droit et démocratie ? La
philosophie du droit de J. Habermas ». Discutant : Christian BOUCHINDHOMME,
traducteur
VENDREDI 17 OCTOBRE DE LA DECONSTRUCTION AUX CRITICAL LEGAL
STUDIES, CRITICAL RACE THEORY ET CRITICAL FEMINIST LEGAL STUDIES
- 9h15. Julie SAADA, IUFM / Paris IV: « Théorie critique
et déconstruction. Derrida critique du droit ». Discutante
: Martine LEIBOVICI, Paris VII
- 10h. Christophe BÉAL, Paris I : « La thèse de
l’indétermination selon les Critical Legal Studies ». Discutante
: Camille AYNÈS, Paris II / Paris X
- 11h. Yanina GUTHMANN, Universidad de Buenos Aires : « L’acte
de juger et le politique : analyse à partir des Critical Legal Studies
d’une sentence paradigmatique en matières de droits de l’homme (Cour
Suprême argentine, cas Simón de 2005) ». Discutant
: Eduardo TOMAZ AYRES, Paris VII
- 11h45. Roberto GARGARELLA, Universidad de Buenos Aires / Columbia
University : « La pensée juridique critique en Amérique
Latine ». Discutant : Stéphane DOUAILLER, Paris VIII
- 14h30. Hourya BENTOUHAMI, Paris VII / Columbia University : «
Critical Race Theory ou comment la 'race' compte ». Discutante :
Elsa DORLIN, Paris I
- 16h15. Silvia CHEJTER, Universidad de Buenos Aires : « Fémicide,
différence sexuelle et droit en Argentine à partir des Critical
Feminist Legal Studies ». Discutante : Jules FALQUET, Paris VII
- 16h45. Jérôme PÉLISSE, Université de Reims
: « L’analyse de la légalité ordinaire par les Legal
Consciousness Studies ». Discutante : Raphaëlle NOLLEZ-GOLDBACH,
Paris VII
Contact : bhourya@hotmail.com
--- CNRS (et Universités Lille 3
et 1), UMR 8163, "Savoirs, textes, langage" CNRS, UMR 8567, Centre Louis
Gernet, Paris. Les mathématiques grecques anciennes et
leur postérité Année 2008-2009. Séminaire d'histoire
des mathématiques organisé par Fabio Acerbi et Bernard
Vitrac. Présentation. «Le séminaire poursuivra cette
année deux objectifs : 1. Présenter des élaborations
mathématiques "marginales" par rapport à celles poursuivies
par les auteurs anciens et médiévaux les plus célébrés.
Il s'agit de montrer que le panorama des mathématiques pré-modernes
est bien plus varié que les résumés canoniques veulent
le faire croire. 2. Entamer une réfléxion de longue durée
sur les domaines mathématiques qui présentent une composante
"algorithmique" majeure, telles l'arithmétique et ses applications,
la logistique et, plus généralement, les sciences qui impliquent
des calculs, comme l'astronomie ou la géométrie métrique.
En même temps, nous tâcherons de mettre en valeur la composante
opératoire des preuves géométriques.
Calendrier Les séances auront lieu
le jeudi, de 14h à 17h, Salle 104 de la Maison de la Recherche,
Université de Lille 3, Villeneuve d'Ascq.
- 16 octobre 2008. Nicolas Vinel (Fondation Thiers
- Paris) : L'Introduction à l'arithmétique de Jamblique,
une oeuvre à réhabiliter.
- 13 novembre 2008. Sabine Rommevaux (CNRS, UMR
6576 CESR) : Les applications de l'algèbre à l'arithmétique
et à la géométrie dans le Libro de algebra en arithmetica
y geometria de Pedro Nuñez (1567).
- 11 décembre 2008. Andrew Barker (Institute
of Archaeology and Antiquity, University of Birmingham) : Mathematical
principles in Greek musical theory.
- 15 janvier 2009. Guy Le Meur (Université
de Lille 3 et UMR 8163 "Savoirs, textes, langage") : Autolycos, Euclide,
Théodose, la Petite Astronomie : de l'horizon au méridien.
- 5 février 2009. Agathe Keller (CNRS,
UMR 7596 REHSEIS) : Les raisonnements du commentaire mathématique
de Bhâskara I (VII siècle) sur l'Âryabhatîya :
explications, preuves et vérifications.
- 12 mars 2009. James Ritter (Université
de Paris VIII) : Algorithmes en Mésopotamie et en Égypte
anciennes.
- 2 avril 2009. Fabio Acerbi (CNRS, UMR 8163
"Savoirs, textes, langage") : Formes du langage des données et son
emploi comme outil déductif.
- 14 mai 2009. Bernard Vitrac (CNRS, UMR 8567
Centre Louis Gernet) : Paralipomènes à Euclide.
--- L’AXIOMATIQUE. COLLOQUE INTERNATIONAL.
16-17 octobre 2008. UFR de philosophie de l'Université de Rennes
1.
Jeudi 16 octobre
- 10h15-11h15 F. Lepage, La révision des
probabilités conditionnelles: l’impossible axiomatisation.
- 11h30-12h30 D. Miéville, Axiomatisation
et méta-axiomatisation d’une logique maximale.
- 14h15-15h15 H. Benis Sinaceur, Structures et
catégories.
- 15h30-16h30 D. Vernant, Des vertus de l’axiomatisation,
l’exemple de l’axiomatisation des actes véridictionnels.
- 16h45-17h45 J. Vidal-Rosset, La justification
du choix des axiomes, une activité philosophique.
Vendredi 17 octobre
- 10h00-11h00 F. Nef, Peut-on axiomatiser l’ontologie?
- 11h15-12h15 J. Dubucs, Modèles attendus:
une philosophie néo-néo-kantienne des mathématiques.
- 14h00-15h00 D. Bonnay, Quelle différence
y a-t-il entre axiomes mathématiques et principes physiques ? La
solution de Carnap dans la Syntaxe Logique.
- 15h15-16h15 P. Joray, Définition et
axiomatique minimale: la thèse de Tarski et le calcul des propositions.
UFR de philosophie – Université de Rennes
1, Campus de Beaulieu – bât. 32B, 263, avenue du Général
Leclerc – CS 74 205, 35 042 Rennes cedex, 02.23.23.63.02 / fax : 02.23.23.51.51.
--- Journée d’étude AU-DELA DE
L’AXIOMATIQUE DE L’INTERET? Jeudi 16 octobre 2008 (Paris). «L’axiomatique
de l’intérêt, cette évidence de base qui traverse toute
l’histoire de la philosophie, des sciences sociales ou de la psychanalyse
et qui nous pousse irrésistiblement à tout expliquer des
actions humaines par l’intérêt –quoi qu’on mette sous ce terme
– semble décidément indéracinable. Elle est ainsi
agencée, en effet, que même les conduites qui peuvent sembler
lui être les plus étrangères pourront toujours y être
ramenées. La même chose est vraie des concepts d’utilité
ou de préférences des économistes, purement tautologiques
et donc irréfutables. Cette irréfutabilité, à
son tour, peut être vue comme une force ou au contraire comme une
faiblesse. Le débat sur ce point devient particulièrement
intéressant lorsqu’il porte sur le statut de la quête de reconnaissance
ou de l’affirmation des identités. Peut-on dire que viser à
être reconnu, c’est tenter de satisfaire un « intérêt
de reconnaissance », ou, doit-on penser, au contraire que la quête
de reconnaissance, du fait même qu’elle est par nature dépendante
des autres, fait nécessairement sortir du registre de l’intérêt
(pour soi) ? Dans le sillage d’une précédente réunion
du SOPHIAPOL sur ce thème, on entend, en limitant le nombre des
communications et en laissant du temps à la discussion, tenter de
poser ces questions un peu en profondeur en croisant les regards philosophique
et sociologique. »
- 10 h – 11 h 30 : Céline Spector : Inflexions
de la rationalité : Rousseau, l’intérêt, l’amour propre
- 11 h 30 – 13 h : Philippe Chanial : La réciprocité
entre intérêt et bienveillance (et entre Gouldner et Mauss)
- 14 h – 15 h 30 : Christian Lazzeri : Intérêt
et identité
- 15 h 30 – 17 h : Alain Caillé : Une
théorie anti-utilitariste de l’action
Les personnes intéressées sont
invitées à le faire savoir à Marie Garrau (mgarrau@u-paris10.fr),
secrétaire du SOPHIAPOL, qui pourra leur faire parvenir d’éventuels
textes préparatoires à cette journée, et notamment
ceux d’A. Caillé (publiés dans les numéros 31 et 32
(à paraître) de La Revue du MAUSS).
Vendredi 17
--- Centre d'Études Sociologiques de
la Sorbonne (CESS)et Groupe d'Étude des Méthodes de l'Analyse
Sociologique (GEMAS) : MÉCANISMES SOCIAUX ET SOCIOLOGIE ANALYTIQUE/
Social mechanisms and analytical sociology 17 - 18 October 2008.
Université
Paris-Sorbonne, Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, 75006 PARIS,
Salle D035, Métro : Odéon ou Saint-Michel. Scientific Organization
Pierre DEMEULENAERE, University Paris-Sorbonne, Gianluca MANZO, CNRS (GEMAS),
Paris. “The concept of mechanism has been widely used throughout the history
of social sciences in general and in sociology in particular. Most classical
writers of sociological tradition (for instance Tocqueville, Marx, Durkheim
or Weber) can be said to have spontaneously built some mechanism-based
explanations. Nevertheless, the notion of mechanism has been rarely explored
as such. A critical change occurred with the 1996 Stockholm conference
which focused on the concept of social mechanism itself. Since, this intellectual
movement has continued to expand. A renewed attention to the concept seems
to be in progress also in economics, in political science, in history or
in criminology. In sociology, the concept of mechanism has been moreover
linked to the notion of "analytical" sociology and, more recently, to some
computational methods. These developments generate a new specific literature,
but give birth to a new series of problems (as, for example, the rapport
between "analytical sociology" and "analytical philosophy', or the relation
between "analytical sociology" and quantitative, mathematical or computational
sociology). Ten years after the papers published in Social Mechanisms:
an Analytical Approach to Social Theory it is time to have a new synthesis,
and explore the difficulties that appeared through the recent developments
of the approach.
The conference aims to do it from four points
of view:
- theoretical, regarding the kind of action,
reasons and interactions that the concept of mechanism supposes, and regarding
its differences in relation to concepts such as "process" and "narrative";
- methodological, regarding the ways to implement
the concept of mechanisms for empirical research and policy analysis;
- epistemological, considering its implications
for the debate about causality and realism;
- historical, regarding the use of the concept
in history of sociological thought.
Contact and Information : Annie DEVINANT : annie.devinant@paris-sorbonne.fr,
Alexandra FRÉNOD : afrenod@msh-paris.fr
--- Université
Paris 1 - Centre NoSoPhi – Programme Delicom. Séminaire «
Délibération et Espace Public » LUNDI 13 OCTOBRE 2008,
16h-18h "Jacques Rancière et la critique de l'anti-démocratisme"
Stéphane Haber (Université Paris 10 Nanterre) Centre
Pierre Mendès France (90 rue de Tolbiac, 75013) Salle C.19.07 (ascenseurs
rouges jusqu'au 19ème étage) Le séminaire «
Délibération et Espace public » se tient au centre
NoSoPhi (Normes, Sociétés,
Philosophies) de l'Université Paris 1, dans le cadre du programme
Delicom de l'ANR (http://epi.univ-paris1.fr/delicom). Contact : charles.girard(at)univ-paris1.fr
Séances à venir :
- Jeudi 17 octobre 2008, 16h-18h : Philippe Van Parijs (Chair
Hoover, Université Catholique de Louvain et Harvard University)
: « Quelles institutions politique pour une démocratie multilingue
? »
- Lundi 24 novembre 2008, 16h-18h : Magali Bessone (Université
de Rennes 1) : « Quelle place pour la transparence dans la constitution
d'un espace public international? Le cas du TPIY.»
Lundi 8 décembre 2008, 16h-18h : Séance de clôture
du séminaire - bilan des discussion.
--- Colloque
"Europes phénoménologiques" le 17 octobre 2008, organisé
par Jean-Marie Lardic et Ari Simhon dans le cadre de l’Université
de Nantes, du CAPA (Centre Atlantique de Philosophie Allemande) et avec
le soutien des Archives de Philosophie. «Au moment où
l'Europe poursuit sa construction politique mais apparaît avant tout,
pour l'instant du moins, comme une zone économique, il est urgent
de se demander s'il est des valeurs spécifiquement européennes
et si l'on peut définir quelque chose comme « l'essence spirituelle
» de l'Europe. Alors qu'elle ne se pense plus comme la civilisation,
l'unique, ni même comme une civilisation à un titre éminent,
privilégiée, et que toutes les critiques de l'européocentrisme
se sont développées en accompagnement de la décolonisation
au XX° siècle, alors donc qu'elle refuse avec énergie
cette centralité qu'elle s'était auparavant octroyée,
une certaine universalité et bien paradoxale centralité lui
est néanmoins accordée par certains penseurs issus de la
tradition phénoménologique, ce qui ouvre à certains
contre sens dont il faut certes faire justice à cette dernière.
Car il ne s'agit nullement, avec cette tradition, d'une centralité
« substantielle », qui indiquerait qu'elle, l'Europe, et non
pas les autres civilisations, serait au niveau, à la hauteur, de
l'universel: l'Europe, selon les penseurs issus de la tradition phénoménologique
en général - Husserl, Levinas, Patocka, pour ne citer qu'eux
-, se définit par une capacité d'arrachement aux évidences
d'un monde particulier donné et témoigne alors, plus que
d'autres, de l'universel mais se trouve aussi bien également, plus
que d'autres, condamnée par cet universel en tant qu'elle le trahit,
notamment avec les diverses formes totalitaires qu'elle a accueillies sur
son aire géographique au XX° siècle. L'homme européen
est alors tout homme qui, par delà les évidences d'un monde
particulier, sait cultiver le sens de l'universel, ce qui veut dire aussi
bien que tout homme en tant qu'homme est de ce point de vue européen
et que l'Europe a vocation à affirmer l'humanité de l'homme
contre toute forme de déshumanisation politique ou encore économique.
Samedi 18
--- Séminaire de recherche hégélienne.
Animé par Bernard Mabille, professeur à l’université
de Poitiers et Gilles Marmasse, maître de conférences à
l’université Paris-IV Sorbonne dans le cadre de l’équipe
d’accueil « Nosophi » (EA 3562, Paris I) et de l’équipe
d’accueil « Métaphysique: histoires, transformations, actualité
» (EA 3552, Paris IV).
Programme 2008-2009
* samedi 18 octobre, Bernard Mabille (Poitiers)
et Gilles Marmasse (Paris IV), « Sur le problème de l’Aufhebung
»
* samedi 15 novembre, Norbert Waszek (Paris
VIII), « Hégélianisme et saint-simonisme »
* samedi 13 décembre, Jean-François
Kervégan (Paris I), titre à préciser
* samedi 14 février, Jacques Darriulat
(Paris IV), « Hegel et la fin de l'art »
* samedi 14 mars, Jean-Marie Lardic (Nantes),
« Ethique et dialectique »
* samedi 4 avril, Annette Sell (Hegel-Archiv
Bochum) (titre à préciser)
* samedi 23 mai, Stephen Houlgate (Warwick)
(titre à préciser)
Les séminaires ont lieu dans la salle
de Nosophi à la Sorbonne, au deuxième étage de l'escalier
K, le samedi de 10h30 à 12h30. Pour accéder à l'escalier
K, prendre la cour d'honneur, la galerie Richelieu, la galerie Gerson puis
la galerie Jean-Baptiste Dumas de bout en bout. L’itinéraire vers
l'escalier K[afka] est alors fléché. Contact: marmasse@wanadoo.fr
<mailto:marmasse@wanadoo.fr>
Dimanche 19
--- Since 1988, Neuron has been at the forefront of publishing the most exciting research in all areas of the neurosciences. This meeting celebrates the contribution of all the authors, reviewers and readers around the world who have contributed to the success of Neuron. Cell Press, Fondation IPSEN, and Massachusetts General Hospital are proud to announce a free symposium open to the public in celebration of the 20th anniversary of Neuron. The Impact of Neuroscience on Society. October 20, 2008. 9:30 a.m.- 4:30 p.m. Collège de France 11, place Marcelin Berthelot, 75005 Paris. «The goal of this special one-day symposium is to spotlight the tremendous contributions and implications that modern neuroscience has for our broader society. The keynote speaker will be Tom Insel, Director of the US National Institute of Mental Health, and prominent international neuroscientists will discuss how new insights into the development and function of the brain and nervous system are impacting the arts, education, economics, philosophy, health and our understanding of ourselves as individuals and as members of society.”
Mardi 21
--- « PSYCHANALYSE-SANTÉ-TRAVAIL
ET PHILOSOPHIE. » Année universitaire 2008-2009. La théorie
philosophique du courage à l’épreuve de la clinique du travail.
Les cours auront lieu à partir du mardi 7 octobre, durant
tout le premier semestre. Voir à cette date.
Mercredi 22
--- La
Rhétorique du combat ou l’exercice de la polémique. Violence
et persuasion dans le discours. Journées d’étude – II. 22-24
octobre 2008. Salle Delamarre (Sorbonne, Paris) – EPHE. Luce ALBERT
& Loïc NICOLAS. PROGRAMME.
MERCREDI
22 OCTOBRE. Théories et pratiques de la polémique dans
l’Antiquité
- 14h50 Cristina PEPE (Université Marc
Bloch – Strasbourg II / Université Federico II de Naples) «
Pour une archéologie du discours polémique : le paradigme
de la parole agonale dans la rhétorique de l’Antiquité. »
- 15h30 Camille RAMBOURG (Université de
Paris XII) « La théorie aristotélicienne de la diabolè.
»
- 16h10 Marie-Agnès RUGGIU (Université
de Paris XII) « “ars vivendi” dans les livres III et IV du De Finibus
: un exemple de la reconstruc-tion par Cicéron de la pensée
stoïcienne pour la disqualifier. »
- 16h50 Géraldine HERTZ (Université
de Paris XII) « Apulée contre Emilianus dans l’Apologie :
art de la polémique et cas problématique de la malédiction
de l’adversaire. »
- 17h30 Pascale PARÉ-REY (MCF / Université
Jean Moulin – Lyon 3) « Un telum tragique : la sententia. »
JEUDI
23 OCTOBRE Controverses et polémiques religieuses : expressions
de l’altérité confessionnelle.
- 9h30 Delphine VIELLARD (Université Blaise
Pascal – Clermont II, IEA) « Une appropriation différente
de la rhétorique chez Jérôme et Augustin dans les exordes
de leurs œuvres polémiques. »
- 10h00 Hélène GRELIER (Université
de Paris-Sorbonne – Paris IV) « L’Écriture : un ressort polémique
dans le discours de controverse doctrinale. »
- 10h30 Laurence DALMON (Université Blaise
Pascal – Clermont-Ferrand II) « Conception et exercice patristiques
de la controverse. »
- 11h00 Evelyne GUZY-BURGMAN (Université
Libre de Bruxelles, LTPC, CIERL) « La Fin du ‘Peuple d’Israël’
: une vérité coranique. Analyse de l’efficacité d’une
rhétorique du combat à travers un texte jihadiste. »
La rhétorique polémique : jeu
de dupes ou entreprise de véridiction ?
- 14h00 Isabelle COUMERT (Université Michel
de Montaigne – Bordeaux 3) « La rhétorique de la provocation
dans Le Lancelot en prose : le “bruit” de l’outrage. »
- 14h30 Alessia MARCHIORI (Université
de Vérone – Université de Paris-Sorbonne) « Les voix
polémiques dans le Songe du Vieil Pèlerin : ressources rhétoriques
et réflexion sur le langage. »
- 15h00 Marie JENNEQUIN (FRS-FNRS / Université
Catholique de Louvain) « Mère Sotte ou la rhétorique
des Sotz : la violence communicationnelle dans le Jeu du Prince des Sotz
et de Mere Sotte. »
- 16h00 Estelle DOUDET (MCF / Université
de Lille) « Les moralités polémiques du début
du XVIe siècle. »
- 16h30 Nathalie SZCZECH (Université de
Paris-Sorbonne – Paris IV) « Rhétorique de la polémique
et construction confessionnelle chez Calvin. »
- 17h00 Jan HERMAN et Nathalie KREMER (Université
de Leuven) « Rhétorique des polémiques préfacielles
au XVIIIe siècle. »
VENDREDI
24 OCTOBRE Religion, politique et littérature : variations polémiques
à l’âge classique
- 9h30 Natacha SALLIOT (Université du
Maine) « Vaincre, convaincre et persuader dans la polémique
confessionnelle : le cas de la controverse suscitée par De l’Institution,
usage et doctrine du sainct sacrement de l’Eucharistie de Philippe Duplessis-Mornay.
»
- 10h00 Tom BRUYER (Université de Gand)
« Rhétorique de la polémique chez Racine : l’exemple
de Bérénice. »
- 10h30 Alexander ROOSE (Université de
Gand) « La Fontaine : parler et parlementer, rhétorique et
violence. »
- 11h00 Christophe ANGEBAULT (Université
de Paris III – Sorbonne Nouvelle) « Les querelles littéraires
du XVIIe siècle et la construction de l’autorité critique.
»
- 11h30 Élise PAVY (Université
Jean Moulin – Lyon III) « Les salonniers du XVIIIe siècle
: rhétorique polémique et polémicité. »
Comité scientifique
- Luc BOLTANSKI (Directeur d’études à
l’EHESS)
- Emmanuelle DANBLON (Chercheur qualifié
au FNRS / Université Libre de Bruxelles)
- Delphine DENIS (Professeur à l’Université
de Paris Sorbonne – Paris IV)
- Perrine GALAND-HALLYN (Directeur d’études
à l’EPHE)
- Fernand HALLYN (Professeur à l’Université
de Gand)
- Carlos LÉVY (Professeur à l’Université
Paris Sorbonne – Paris IV)
- Luce ALBERT (Université de Gand / Université
Paris Sorbonne – Paris IV)
- Loïc NICOLAS (FNRS – Université
Libre de Bruxelles (LTPC, GRAL) / EHESS)
" Ces journées
constituent la deuxième étape d’une enquête menée,
sous l’égide des Universités de Paris IV, de Bruxelles et
de Gand, ainsi que de l’EHESS, autour de la « fonction critique »
de la parole rhétorique. Malgré la littérature existant
sur le sujet, souvent d’un intérêt remarquable pour l’objet
qui nous occupe, il nous a semblé profitable de reconsidérer
le champ discursif de la polémique, afin d’en actualiser la définition
par une investigation diachronique – de l’Antiquité à l’époque
moderne – capable de révéler les contours et les régularités
de cette production langagière d’apparence marginale.
Toute
l’ambition historique autant que théorique de la présente
enquête est de parvenir à dresser l’état des lieux
d’une question à la fois centrale et problématique dans le
cadre d’une réflexion sur les conditions de la persuasion. Partant,
le projet consiste-t-il d’une part à interroger les modalités
pratiques d’une prise de parole primordialement caractérisée
par l’attaque et l’opposition, voire la disqualification systématique
de la parole d’un autre (adversaire réel ou imaginé) – ce
que nous pourrions appeler l’usage vectorisé de la violence verbale
–, d’autre part à analyser le dispositif rhétorique propre
à légitimer le procès oratoire et favoriser la transaction
du sens. Or, pour que le polémiste puisse prétendre, par
son statut et sa posture éthiques, gagner l’auditoire, le rallier
à ses vues, il ne peut renoncer à insérer son discours
dans l’univers doxal des choses acceptables, ni à le soumettre aux
attendus contractuels d’une rencontre sociale définie dans ses rites,
comme dans ses codes. De fait, un tel dispositif semble exercer une contrainte
générique et conventionnelle sur l’orateur, en instituant
un sens de la mesure et de l’à-propos. La polémique prescrit
ses règles et ses armes, impose ses conditions, son terrain d’action
ou de réaction : un mot de trop, un tour mal pesé, et tout
le projet rhétorique se trouve mis en échec faute d’une entente
pérenne sur les enjeux et les fins du combat. Mais qu’en est-il
des excès possibles, des dérives, des limites (sociales,
morales, éthiques, techniques) de ces discours disposés en
ordre de bataille et néanmoins en quête de reconnaissance
et d’approbation ?
Nous
faisons à ce propos l’hypothèse que la guerre par les mots,
cette « guerre pour de rire », selon l’expression de Catherine
Kerbrat-Orecchioni, demeure rhétorique dans son essence même,
au sens où celle-là vise d’abord le dépassement de
la violence physique, l’absorption du corps à corps dans le mot
à mot. Qu’on tente de l’évacuer, de la dissimuler derrière
une évidence fictive en faisant « comme si » tout allait
de soi, ou, au contraire, qu’on la mette en scène ostensiblement
à des fins stratégiques, la polémique demeure au cœur
de l’entreprise oratoire. Elle constitue un horizon possible, une éventualité,
une ressource circonstancielle disponible à la croisée des
genres. C’est pourquoi, négliger sa pertinence, son importance topique
aurait pour effet de récuser l’idée essentielle suivant laquelle
à l’origine et au fondement de tout discours résident une
cause à gagner, un contradicteur à évincer, des arguments
à contester, et, en fin de compte, un auditeur à persuader
de la supériorité d’un dire inscrit dans une hiérarchie
(souvent implicite) des valeurs et des préférences. Provocation,
incitation à la réponse, une telle parole invite à
la surenchère, à la contre-attaque, à la pointe, à
la recherche de l’argument imparable – cette munition discursive – qui
viendrait enfermer dans ses formes la bataille des mots, et clore le rapport
de force entre des protagonistes plus ou moins bien dotés pour mener
à son terme la joute verbale et soutenir cette situation instable
sans vaciller."
Jeudi 23
Vendredi 24
Samedi 25
--- MARX AND PHILOSOPHY
SOCIETY. Saturday October 25, 2008, at the London Knowledge Lab, 23-29
Emerald Street, London WC1. Joe McCarney Memorial Conference. Speakers:
Kai Nielsen 'Emancipatory Social Science: McCarney and Levine', David MacGregor
'The Problem of Evil', John Clegg 'A brief history of false consciousness',
Andrew Chitty: 'Can there be an ethical critique of capitalism?', Chris
Arthur 'The Concept of Critique'. Joe McCarney (1941-2007) helped to found
the Marx and Philosophy Society. To commemorate the anniversary of his
tragic death this conference is to be held, which will take up themes present
in his work.
Dimanche 26
Lundi 27
--- Séminaire
de philosophie morale et politique et de philosophie sociale du Laboratoire
Sophiapol/Paris X-Nanterre. Il s'agit du programme du premier semestre
du séminaire qui s'inscrit dans le cadre du séminaire thématique
de philosophie de l'ED 139. Le programme du second semestre sera diffusé
ultérieurement. Pour trouver des informations complémentaires
sur le séminaire, vous pouvez visiter le
site du Laboratoire Sophiapol .
Calendrier du premier semestre 2008-2009.
- Lundi 13 octobre : Pap Ndiaye (CENA/EHESS). La séance
portera sur l'ouvrage "La condition noire : Essai sur une minorité
française", Calmann-Lévy, 2008. 14h-16h30, salle 421, bât.
L.
- Lundi 27 octobre : P. Savidan (Paris IV). « Repenser
l’égalité des chances ». La séance portera sur
l’ouvrage du même nom, "Repenser l’égalité des chances",
Grasset, Paris, 2007, 14h-16h 30, salle 421, bât. L.
- Vendredi 12 décembre : C. Gautier (Université
Paul Valéry – Montpellier III) fera une conférence intitulée
"P. Bourdieu: connaissance de la pratique et travail de la critique". 10h30-12h30,
salle 419, bât. L.
- Lundi 12 janvier : B. Lahire (ENS-LSH). Titre de la conférence:
« De L'Homme pluriel à La Culture des individus », 14h-16h30,
salle 421, bât. L.
Toutes ces séances seront présidées par Ch. Lazzeri.
Lieu : Campus de Paris Ouest-Nanterre-La Défense (anciennement
Paris X-Nanterre). Coordination et contacts : la programmation du cycle
de conférences et la coordination du cycle de conférences
et du cycle d’ateliers sont assurées par M. Garrau, Ch. Lazzeri
et A. Le Goff. Pour tout renseignement sur le programme, vous pouvez contacter
alicemlegoff@yahoo.fr et mgarrau@u-paris10.fr.
Mardi 28
--- « PSYCHANALYSE-SANTÉ-TRAVAIL
ET PHILOSOPHIE. » Année universitaire 2008-2009. La théorie
philosophique du courage à l’épreuve de la clinique du travail.
Les cours auront lieu à partir du mardi 7 octobre, durant
tout le premier semestre. Voir à cette date.
Mercredi 29
--- Colloque Sciences Epistémologie Sociétés.
La leçon de Louis Althusser 29-30 octobre 2008 Lieu: Venise (Italie).
Jeudi 30
Vendredi 31
--- Le séminaire Léon
Robin intitulé "Définitions philosophiques et définitions
rhétoriques de la rhétorique" se poursuit cette année.
- 31 octobre, salle Cavaillès. 10 h 00 Marie-Pierre NOËL
« Rhétorique et technè logôn chez Gorgias ».14
h 30 Michael EDWARDS « Isaeus the Rhetorician. Aspects of Isaean
rhetorical technique »
- 14 novembre, matin: salle Cavaillès; après-midi:
salle Celan. 10 h 00 Suzanne HUSSON « ‘L’anti-rhétorique’
cynique »
14 h 30 Pedro Pablo FUENTES GONZALEZ « La "diatribe" est-elle
une notion utile pour l'histoire de la philosophie et de la littérature
antiques ? »
- 12 décembre, salle Cavaillès 10 h 00 Cristina
VIANO « Lysias et la logographie judiciaire » 14 h 30 Michel
PATILLON « Les deux rhétoriques dans les Progymnasmata »
- 30 janvier, matin: salle Beckett; après-midi: salle
Cavaillès 10 h 00 Aldo BRANCACCI « Philosophie et rhétorique
chez Antisthène et dans le Phèdre de Platon » 14 h
30 Emidio SPINELLI « Contre l’art du bien parler: pour une réflexion
critique sur la rhétorique dans Sextus Empiricus »
- 20 février, matin: salle Beckett; après-midi:
salle Cavaillès 10 h 00 Charles GUÉRIN « L’évolution
des définitions de la rhétorique dans la doctrine cicéronienne
(De inventione / De oratore) »
14 h 30 Juliette DROSS « La rhétorique, compagne de la
philosophie ? Le statut philosophique de la rhétorique dans la correspondance
de Fronton »
- 20 mars, matin: salle Beckett; après-midi: salle Cavaillès
10h 00 Stéphane TOULOUSE « Philosophie, rhétorique
et modèle de vie selon Synésios de Cyrène »
14h 00 Ali BENMAKHLOUF « Le statut de la rhétorique dans l’organon
arabe » Maroun AOUAD « Définitions philosophiques et
définitions rhétoriques de la rhétorique selon al-Fârâbî
»
- 3 avril, matin: salle Beckett; après-midi: salle Celan
10 h 00 Maria Silvana CELENTANO « La rhétorique de l’improvisation
chez Quintilien (Institution oratoire, X, 7) » 14 h 30 Perrine GALLAND
HALLYN « Définitions de la rhétorique à la Renaissance
» (titre provisoire)
- 29 mai, matin: salle Beckett; après-midi: salle Celan
10 h 00 Lucia CALBOLI MONTEFUSCO « Rhétorique et dialectique
dans les Rhetoricorum Libri V de Georges de Trebizonde » 14 h 00
Henry MAGUIRE « Nectar and Illusion: Art and perception of Rhetoric
in Byzantium » Dirk OBBINK « A propos de Philodème Rhétorique
III »
Le séminaire a lieu à l’Ecole Normale Supérieure,
45, rue d’Ulm, 75005 Paris.