Atelier Bergson - 2003-2004
L’Evolution créatrice
1. Calendrier des séances pour l’année
2003-2004
1er octobre
19 novembre
14 janvier
25 février
24 mars
28 avril
26 mai
Les séances ont lieu le mercredi de 14h30 à 17h30, au
Lycée Saint-Sernin, salle du Barry.
2. Propositions d’interventions
(Les propositions au format rtf)
1. L’Evolution créatrice et « La conscience et la
vie »
Dans quelle mesure la conférence « La conscience et la
vie » (prononcée en 1911) peut-elle être considérée
comme offrant un résumé de L’Evolution créatrice
(publiée en 1907) ?
Qu’ajoute la conférence de 1911 au livre de 1907, et comment
Bergson a-t-il remanié son texte de 1911 (prononcé en anglais)
pour sa publication comme chapitre I de L’Energie spirituelle (publiée
en 1919) ?
Le texte anglais de la conférence de 1911 se trouve aux pages
915 à 933 de Mélanges, suivi d’une traduction française
des paragraphes propres au texte anglais (p. 934-938).
Pour traiter ces questions, on pourra s’aider notamment d’Henri Gouhier,
Bergson et le Christ des Evangiles, p. 134-140, et de Léon Husson,
dans Jacques Chevalier, Histoire de la pensée, t. 4, p. 537-545.
2. L’élan vital dans L’Evolution créatrice
Il ne s’agirait pas seulement de présenter les p. 53-56 et 88-98
de L’Evolution créatrice, mais aussi de présenter la reprise
et l’éclaircissement de l’essentiel de ces pages dans Les Deux Sources,
p. 115-123.
3. La vision bergsonienne des philosophies de Platon et d’Aristote dans
L’Evolution créatrice
Il s’agirait surtout de présenter les pages 313 à 331,
355-356 et 346-349 de L’Evolution créatrice.
Cela impliquerait de présenter aussi notamment les pages 48-50,
224-229 et 300-303 du même ouvrage.
On gagnerait en outre à comparer ces textes avec les passages
que Bergson consacre, dans d’autres ouvrages, à Platon, à
Aristote ou à la genèse de toute doctrine philosophique.
Ainsi notamment, la thèse de 1889 sur « L’idée de lieu
chez Aristote » (Mélanges, p. 2-56), la conférence
d’avril 1911 sur « L’intuition philosophique » (La Pensée
et le mouvant, en particulier p. 117-123 et 133-138), la conférence
de mai 1911 sur « La perception du changement » (ibid., en
particulier p. 153-154), la notice de 1904 sur « La vie et l’œuvre
de Ravaisson » (ibid., en particulier p. 255-272), et enfin, dans
Les Deux Sources, les pages 77 (sur l’absence de condamnation de l’esclavage),
58-62 (sur Socrate et Platon) et 255-259 (sur le Dieu d’Aristote).
On n’oubliera pas ce qu’écrit Bergson sur Aristote et les philosophes
grecs dans sa réponse à Emile Borel (Revue de métaphysique
et de morale, janvier 1908, p. 28-33, recueilli dans Mélanges, p.
753-758). Peut-être peut-on aussi tenir compte de la traduction par
Bergson du chap. 7 du livre XI de la métaphysique d’Aristote (texte
et commentaire par Michel Narcy, dans le n° 54 de la revue Philosophie,
éd.
de Minuit, 1997).
On pourra s’aider notamment d’Henri Gouhier, Bergson dans l’histoire
de la philosophie occidentale, p. 11-33, 71-85, 107-116, et de la façon
dont Jacques Chevalier, ami et disciple de Bergson, présente Platon
et Aristote dans le t. 1 de son Histoire de la pensée (1ère
éd. Flammarion, 2de éd. Editions universitaires).
4. La vision bergsonienne des philosophies de Spinoza et de Leibniz
dans L’Evolution créatrice
Il s’agirait surtout de présenter les pages 39 à 47 (sur
le finalisme radical de type leibnizien), 275 à 277 (sur le rôle
de l’idée de néant dans la genèse de ces deux philosophies)
et 341 à 355 (sur les métaphysiques spinoziste et leibnizienne
comme découlant de « la science moderne »).
On gagnerait à rapprocher ces pages avec les pages correspondantes
dans la conférence de 1911 sur « L’intuition philosophique
» (La Pensée et le mouvant p.117-124).
On pourra s’aider de l’article de Martial Guéroult au sujet
de « L’intuition philosophique » : « Bergson en face
des philosophes », Etudes bergsoniennes, 1960.
5. Lettres ou articles de Bergson au sujet de L’Evolution créatrice
- Joseph de Tonquédec
Bergson répond à J. de Tonquédec par une lettre
de mai 1908 (Mélanges, p. 766-767) et par une lettre de février
1912 (Mélanges, p. 963-964). On peut trouver les textes de Tonquédec
dans la revue Etudes (mars 1908 et février 1912), ainsi que dans
son livre Sur la Philosophie bergsonienne, Beauchesne, 1936.
Pour ce qui est du dialogue entre Bergson et Tonquédec, on pourra
s’aider notamment de deux ouvrages d’Henri Gouhier : Bergson et le Christ
des Evangiles, p. 97-99, 124-134, 214, et Bergson dans l’histoire de la
philosophie occidentale, p. 79-85 et 86-99.
- Emile Borel
Bergson répond dans la Revue de métaphysique et de morale
(janvier 1908, p. 28-33, recueilli dans Mélanges, p. 753-758) à
un article du mathématicien Emile Borel paru en 1907 dans la même
revue.
- F. Znianiecki
F. Znianiecki est le traducteur polonais de L’Evolution créatrice
; Bergson lui adresse en décembre 1911 des recommandations en vue
de la traduction (Mélanges, p. 960).
- Harald Höffding
Lettre à Harald Höffding de mars 1915 (Mélanges,
p. 1146-1150).
- Floris Delattre
Bergson répond à F. Delattre en 1935 (Mélanges,
p.1522-1528).
6. La « relecture » par Henri Hude de L’Evolution créatrice
Henri Hude, Bergson, Editions universitaires, 1989, t. 1, p. 34-45
et 56-58 et t. 2 p. 87-143 (chapitre « Relire L’Evolution créatrice
» ; voir en particulier les pages 124-143).
Cette relecture présente notamment l’originalité de s’appuyer
sur des cours inédits et sur l’enseignement donné au jeune
Bergson par Lachelier, Aubé, Cousin, Ollé-Laprune.
7. Le point de vue de la biologie d’aujourd’hui sur L’Evolution créatrice
Dans quelle mesure certains aspects de L’Evolution créatrice
sont-ils devenus caducs du fait des progrès de la connaissance scientifique
? Autrement dit, dans quelle mesure cet ouvrage peut-il encore aider à
penser la biologie d’aujourd’hui ?
Joseph de Tonquédec formule par ailleurs beaucoup plus
tard une mise au point sur sa position à l’égard de L’Evolution
créatrice à l’occasion du congrès Bergson de 1959
: Bulletin de la Société Française de Philosophie,
1959, n° spécial, t. 1 p. 303-306, et t. 2 p. 270-273.