La Société Internationale Johann-Gottlieb-Fichte
organise du
14 au 18 octobre 2003
à l’Université Ludwig-Maximilian de Munich
un Congrès international intitulé
« J. G. Fichte. L’œuvre tardive (1810-1814) et
l’œuvre de sa vie ».
Les langues du Congrès seront l’Allemand, le Français
(langue officielle du congrès) et l’Anglais. Des contributions choisies
du Congrès seront publiées dans les Fichte-Studien qui paraissent
chez Rodopi/Amsterdam. Compte tenu de la signification historique, pour
les recherches fichtéennes, de l’Université Ludwig-Maximilian
de Munich et de l’Académie Bavaroise des Sciences, ce Congrès
aura lieu dans la ville de Munich qui offrira un forum à environ
120 conférenciers et à de nombreux autres participants d’Europe,
d’Amérique du Nord et du Japon auxquels se joindront des philosophes
d’Europe de l’Est et
de Russie.
La publication de l’œuvre tardive de Fichte – sur laquelle portera l’intérêt
central de ce Congrès – constitue la dernière phase de la
publication des Œuvres complètes de Fichte dans l’édition
(inaugurée en 1962) de l’Académie Bavaroise des Sciences.
En reprenant son activité universitaire à Berlin (1810-14),
Fichte reste fidèle au projet datant de son enseignement à
Iéna (1794-99) – enrichi par les acquis de son travail berlinois
à une époque où il n’occupait pratiquement aucune
position académique (1799-1809). Le système berlinois que
Fichte a élaboré dans les quatre dernières années
de sa vie englobe cinq
expositions de la Doctrine de la Science (1810, 1811, 1812, 1813, 1814),
des Leçons d’introduction (1809, 1812, 1813), des Leçons
sur les Faits de la conscience (1810-11, 1813), sur la Logique transcendantale
(1812), sur la Destination du savant (1811), sur la Doctrine du droit (1812),
sur la Doctrine des mœurs (1812), un travail relevant de l’histoire de
la
philosophie (la Doctrine de l’Etat de 1813) et un journal philosophique
(«Diarium »). Il s’agit là d’une œuvre philosophique
comparable – par sa nature (leçons scientifiques) et par son ampleur
(encyclopédie du savoir philosophique) – à celle de Hegel,
le successeur de Fichte à Berlin. Les cours universitaires tardifs
de Berlin que Fichte n’a pas publiés lui-même, n’étaient
jusqu’à présent que partiellement disponibles et n’ont reçu
que récemment l’attention éditoriale et analytique qu’ils
méritent. Certains de ces textes, comme la Doctrine de la Science
de 1811 et le Diarium de 1813-14 n’ont été édités
pour la première fois que l’an dernier. Des traductions françaises
et italiennes de nombreuses œuvres tardives de Fichte ont paru en même
temps ou sont actuellement en préparation. Le Congrès a pour
but d’initier et de promouvoir l’interprétation et la
critique de l’œuvre tardive de Fichte qui est donc enfin accessible
au lecteur. Le travail de ce Congrès doit servir à présenter
et à discuter les textes ainsi que les thèmes et problèmes
centraux de cette œuvre. L’attention sera attirée sur l’état
du développement philosophique ultérieur de Fichte et ce,
dans le double contexte de ses travaux antérieurs et des efforts
philosophiques déployés par d’autres philosophes contemporains
de Fichte, en particulier par Schelling et Hegel. Le fait que le Congrès
sera également orienté sur l’œuvre de la vie de Fichte a
par ailleurs pour objectif de mettre en évidence l’intérêt
de la philosophie de Fichte, au-delà des problèmes intrinsèques
à sa pensée, eu égard à sa signification pour
le monde actuel.
Titres des communications du GEFLF:
1.Franck Fischbach : Le pratique dans la pensée tardive de Fichte.
2.Jean-Christophe Goddard : Image et construction dans la Logique transcendantale
et la Doctrine de la science de 1812.
3.Jean-François Goubet: Der Gelehrte und die Erziehung in der
Spätphilosophie Fichtes.
4.Valérie Kokoszka : L’Affectenlehre dans la dernière
période.
5.Grégoire Lacaze : Réflexion et réflexibilité
dans la Doctrine de la science de 1812.
6.Max Marcuzzi : La ligne morale. Sur la spécification éthique
de la raison pratique.
7.Marc Maesschalck : Attention et réflexivité dans la
Logique transcendantale de 1812.
8.Claude Piché, Comparaison des Leçons sur la destination
du savant de 1811 avec les versions de 1805 et 1794.
9.Alexander Schnell : Die Wissenschaftslehre als Erscheinungslehre.
10.Isabelle Thomas-Fogiel: La réflexibilité dans la Doctrine
de la science de 1813.
11.Jean-Marie Vaysse : Fichte penseur de l’actualité.