Journée d'étude de l'IHPST, en
Histoire de la philosophie des sciences
Les probabilités et la philosophie des sciences dans la période de l'entre-deux-guerres (1918-1938)
Le vendredi 19 décembre 2003
Lieu : Ecole Normale Supérieure 46, rue d'Ulm Paris 5e salle des conférences


La période de l'entre-deux-guerres a vu la formation de plusieurs interprétations du calcul des probabilités. Face aux limites de l'interprétation dite "classique" de ce calcul se sont opposées celles de penseurs comme Richard von Mises, Reichenbach, Popper, Ramsey, De Finetti, Waismann, que l'on répartit souvent dans des catégories d'interprétations dites "fréquentistes", "subjectiviste" et "logique". Pour nombre de penseurs, et notamment les empiristes logiques de l'époque, la question avait des enjeux beaucoup plus généraux: il s'agissait de comprendre la possibilité d'une application de ce calcul à la réalité, de revenir sur le problème de l'induction, d'éclaircir l'opposition entre lois causales et lois probabilistes, ou d'apporter une réponse à "la crise de la causalité" suscitée par des théories physiques comme la mécanique quantique. Le but de cette Journée est d'examiner comment, dans la période de l'entre-deux-guerres, des interprétations divergentes du calcul des probabilités ont cherché à répondre à de telles questions de philosophie des sciences.
 

Programme de cette journée

Matin

9h 30 : Pierre Wagner : Empirisme logique et probabilités dans les années trente. État des questions.

10h 30 : John Vickers : Le programme subjectiviste de de Finetti.

11h 30 : Layla Raïd : Sur l'article de Waismann « Analyse logique du concept de probabilité ».

Après-midi

14h 30 : Jacques Dubucs : Ramsey: des probabilités subjectives aux régularités objectives.

15h 30 : Alexis Bienvenu : Reichenbach et la construction probabiliste du monde.