Premières rencontres
de la
SoFPhiEd
Société
Francophone de
Philosophie de l’Éducation
15
et 16 juin 2007
Paris Sorbonne
Amphithéâtre
Durkheim
Relativisme et éducation
La
question du relativisme est essentiellement liée à la question de l’éducation.
Il n’est que d’observer ce fait culturel avéré, que, du débat autour des
sophistes aux mises en question modernes et post-modernes, en passant par la
subjectivité piétiste en lutte avec l’orthodoxie institutionnelle, les
« crises de relativisme » ont régulièrement accompagné des percées
d’éducation. Mais en laissant ouverte la question, inévitable pour qui s’occupe
de la conduite des hommes, de savoir comment guider l’action. S’ouvre alors un
champ de réflexion qui sollicite tout spécialement la philosophie de
l’éducation, dans la mesure où elle se doit de penser le positionnement
paradoxal du pédagogue, contraint de construire sur un champ culturel qui se
délite, et se délite sans doute plus que jamais.
Déroulement
des journées
Matinée :
9h : Accueil
10h à 11h :
Exposés introductifs
Anne-Marie Drouin-Hans
(Dijon/Paris)
Brigitte Frelat-Kahn
(Paris)
« Relativisme » :
un malentendu culturel
11h à 12 h Echanges avec l’assistance.
12h Apéritif
12h 30 à 14h 15 :
Pause déjeuner
14h
15 – 15h 45 : Première session :
Président
de séance : Michel Soëtard
Si le relativisme, lié au pluralisme et à la
finitude de la condition, est désormais la marque essentielle de la nature
humaine, la pensée de l’éducation peut-elle se satisfaire de le comprendre ou
de l’aménager ?
Adalberto Dias de Carvalho
(Porto)
À propos du relativisme : de la philosophie herméneutique à l’herméneutique comme défi pour l’éducation
La « fabrication des mondes » et leur discussion à travers les espaces publics. Le cas de l’école.
Héléna Theodoropoulo
(Rhodes)
L’éducation aux valeurs, l’éducation philosophique, le sens commun pédagogique et les miettes de relativisme
Pour une philosophie du relatif en éducation
16h
– 17h 30 : Deuxième session :
Président
de séance : Michel Fabre
Quand l’épistémologie est
ébranlée
Le
renoncement à l’élémentaire, la
relation aux savoirs comme résultats d’une construction conceptuelle et/ou
sociale, le passage d’une logique rationnelle à une logique progressive, font-elle obstacle à une éducation de la
rigueur ? Faut-il alors résister ou négocier avec un savoir hybride ?
Alain Trouvé (Rouen)
La culture scolaire face au relativisme et à ses défis : le cas de la notion de savoir élémentaire.
Eliane Ricard-Fersing (Créteil)
Le constructivisme est-il un relativisme ?
Patrick Berthier (Paris 8)
Pragmatisme et expérience : les prodromes du relativisme moderne ?
Paula Cristina Pereira
(Porto)
La faillibilité et la résistance au relativisme et à l’hybridisme
9h
15 –10h 45: Troisième session :
Apprendre la liberté est-ce se libérer
de toute référence à l’autorité d’une vérité, à des idéaux comme l’égalité des chances, ou à
des principes comme la protection de la santé ? S’il existe un nihilisme contemporain, peut-on retrouver
l’universalité en la repensant dans un cadre historique ?
Patrick Boumard (Brest)
Autogestion pédagogique et phénoménologie sociale : le paradoxe de l’éducateur libertaire
Roger Monjo
(Montpellier 3)
L’égalité des chances : relativisme ou conflit d’interprétations ?
Pierre Billouet
(Nantes)
L’écriture limite du relativisme éducatif
Pierre Statius
(Besançon)
Education et relativisme dans la philosophie politique américaine
11 h -11h 45 :
Didier
Moreau (Nantes).
« Réflexions
d’un grand témoin »
11 h 45- 12h45 :
Alain Renaut (Université Paris IV)
Conférence
« L’éducation à l’âge du pluralisme »
12h 45: Conclusion des
Rencontres
13h : Fin des
Rencontres.
Paris.
Sorbonne
Amphithéâtre
Durkheim