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Janvier 2004


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Vous trouverez ici l'archivage des publications annoncées en Janvier 2004.
NB: Les titres ne sont pas archivés par nom d'auteur. Les titres suivis d'un * sont des rééditions (ou bien mention explicite).

La liste des nouveautés de Janvier 2004 est aussi disponible au format rtf (24 pages).
 

Al-Kindî, Le moyen de chasser les tristesses et autres textes éthiques, Introduction, traduction et notes de Soumaya Mestiri et Guillaume Dye, Fayard, 2004, ISBN: 2-213-61840-2. Né au VIIIe siècle dans la péninsule arabique, Al-Kindi, surnommé « le philosophe des Arabes » a vécu à Bagdad où il devint précepteur du fils du calife. C’est plus un encyclopédiste qu’un philosophe au sens propre du mot. Mort en 870, il laisse environ 250 ouvrages dont une faible partie ont été conservés. Son ouvrage principal est La Philosophie première, qui présenta la philosophie comme la recherche de la connaissance du Vrai, et voit son outil idéal dans la démonstration mathématique. Mais être philosophe, c’est aussi vivre en philosophe: d’où l’importance accordée à l’éthique. Le recueil regroupe, après une large introduction bio-bibliographique: L’Epître sur le moyen de chasser les tristesses: entre manuel de consolation et thérapie de l’âme. Paroles de Socrate et paroles d’Al-Kindi L’Epître relative au propos de l’âme. Ces textes courts, où Socrate emprunte parfois des traits à Diogène, et le néoplatonisme au cynisme, ressemble fort à la littérature gromologique (citations, maximes, apophtegmes) qui a tenu lieu à toutes les époques de propédeutique à la philosophie ou de philosophie « à la portée de tous ». – Notule de l’éditeur.

Agamben Giorgio, Image et mémoire, Écrits sur l'image, la danse et le cinéma, Collection Arts et Esthétique, Desclée de Brouwer, 2004, ISBN: 2220050629. – Les essais réunis ici cherchent, chacun dans leur domaine spécifique, à définir le rôle et la fonction de l’image. La première édition de ce livre poursuivait cette quête autour de quatre personnages clés, l’historien de l’art Aby Warburg, l’écrivain Victor Segalen, le cinéaste Guy Debord et le philosophe Frédéric Nietzsche. La présente édition approfondit le champ d’investigation avec un important essai inédit, Nymphae, écrit en juillet 2003, qui prolonge le premier essai sur Warburg en prenant pour point de départ une exposition de Bill Violla, organisée au Getty Museum à Los Angeles. L’auteur y développe une conception de l’image comme fantasme et « cristal de mémoire ». Suivent, dans une seconde partie, d’autres essais inédits sur le cinéma (Pour une éthique du cinéma), la danse (Les corps à venir) et la peinture, à travers des textes où l’esthétique se mêle au théologique et au politique. L’ensemble constitue ainsi un nouveau livre considérablement augmenté et enrichi, autour du thème de l’image et de la mémoire. Giorgio Agamben est né en 1942 à Rome. Philosophe, il participe à de nombreuses revues dont Futur Antérieur, et son oeuvre est régulièrement traduite en France. Il a publié dernièrement L’ombre de l’amour (Rivages, 2003) et Etat d’exception (Seuil, 2003). – Notule de l’éditeur.

Armengaud Françoise, Popelard Marie-Dominique, Vernant Denis, Du dialogue au texte. Autour de Francis Jacques, Kimé, 2003, ISBN 2-84174-311-x - L'œuvre philosophique de Francis Jacques comporte de nombreux aspects dont il convenait de déployer l'ampleur. Sonder les questions vives qu'elle suscite a été l'ambition d'un colloque tenu à Cerisy du 1er au 8 septembre 2000, qui regroupait amis, collègues et étudiants pour un travail d'atelier en manière d'hommage véritable. Différentes stratégies discursives sont distinguées, puis différents types textuels indexés sur les structures élémentaires de l'interrogativité: philosophique, religieux, scientifique, poétique. Associée à une anthropologie de la réalité interrogeante (Ecrits anthropologiques, 2000), une théorie du texte peut alors voir le jour (De la textualité, 2002). Textes de Françoise ARMENGAUD - Jean-Marie BEYSSADE - Philippe CAPELLE - Monique CASTILLO - Paul GOCHET - Simone GOYARD-FABRE - Eric GRILLO - Jean GUICHARD - Francis JACQUES - François JOST - Jean LADRIÈRE - Jean-Louis LEUTRAT - Kuno LORENZ - Jean-François MATTÉI - Marco M.OLIVETTI - Marie-Dominique POPELARD - Denis VERNANT - Anthony WALL. – Notule de l’éditeur.

Audi Paul, Où je suis. Topique du corps et de l'esprit, Encre Marine, 2004, ISBN: 2-909422-78-X. Contrairement à cette Pensée du Monde que les Grecs ont appelée « logos », la pensée de la vie (cette pensée qui n’est pas comme telle une pensée « vitaliste ») a la particularité de ne jamais viser à la totalisation. Elle ne prétend pas non plus que les « connexions » qui se dessinent dans l’Univers, que les rapports constitutifs de l’Un-Tout, soient de son ressort; en tout cas, elle ne se donne pas pour fonction de nouer des relations intelligibles avec (ou entre) des objets pré-donnés, présents là-devant, sous la main. Car, comme l’affirmait D.H. Lawrence dans son langage de poète-philosophe: « La vie – le présent-à-jamais – ne connaît ni finalité, ni cristallisation achevée ou finie. » Toutefois, en quoi la vie peut-être surnommée: le présent-à-jamais (the ever-present)?
Cette locution tâche d’exprimer l’éternité du présent de la vie – l’aiôn, au sens, par exemple, de Plotin . Cet Éternel Présent est aussi celui au sujet duquel Wittgenstein, dans la proposition 6.4311 de son Tractatus logico-philosophicus, indiquait que « si l’on entend par éternité non la durée infinie mais l’intemporalité, alors il a la vie éternelle celui qui vit dans le présent ». Ainsi, le caractère ever-present de la vie renvoie au fait que le « vivre » ne se vit (ne s’éprouve) qu’au présent – non pas dans cet instant présent qui, comme tel, est toujours voué à passer, à se rendre au passé à partir d’un avenir; mais dans cet aiôn, ce « Présent vivant » de la vie, qui ne passe justement pas, qui n’est pas un « maintenant » ou un instant présent, qui ne relève pas de la finitude du temps, de la synthèse de la temporalité, mais qui est, par sa nature même, « éternel » et « absolu ». Il est éternel et absolu en ce sens qu’il désigne le mode à la fois charnel et pulsatile sur lequel la vie ne cesse pas de s’éprouver soi-même. La vie, comme tout ce qui prend part à son Présent « intemporel » et qui, pour cette raison, peut être dit vivant, n’est donc ni totalisable, ni calculable, ni prévisible. Pour chaque individu vivant en la chair de qui il s’incarne, pour chaque moi, le « vivre » n’est pas seulement une source et un principe de métamorphoses infinies, mais, en raison de son individualisation de principe (c’est par définition en effet que toute vie est individuelle), il semble qu’il échappe aux mailles du filet rationnel, de même qu’à toute sorte d’arraisonnement intellectuel. Dira-t-on pour autant que la vie est quelque chose d’irrationnel ou d’inintelligible? C’est évidemment tout le contraire – s’il est vrai qu’il n’existe aucun individu vivant qui ne sache pas immédiatement, sans recourir à aucune sorte de médiation et, donc, a fortiori, à l’entremise de la pensée, ce dont il retourne avec la vie, avec le fait de vivre. Personne en effet qui ne sache au plus intime de lui-même que la vie, cette vie qu’il lui est donné d’éprouver à chaque fois sous la forme archi-passive d’un sentiment de l’existence, est identique à cette puissance unitaire de la subjectivité qu’est le Soi charnel et pulsatile, dont Lawrence disait aussi que « c’est cela l’immanence » (this is the immanence). – Notule de l’éditeur.

Il s’agit du texte intégral des livres X et XI des Confessions d'Augustin traduit par Moreau M. ; révision de la traduction, notes et postface par Cyril Morana.

Azria Régine, Le judaïsme, 2e édition, éditions de la découverte, coll. Repères, 2004. Ce livre présente une synthèse des paradoxes que concentre le judaïsme. Le judaïsme est en effet l'histoire d'un livre, la Bible, dont le message (refaçonné et réinterprété ultérieurement par le christianisme et l'islam) s'adresse à un peuple particulier, « élu » aux termes de l'« Alliance » par un Dieu personnel et abstrait. En proclamant les premiers son caractère unique, absolu, exclusif, les Juifs ont été les inventeurs du monothéisme. Mais le judaïsme est aussi l'histoire d'un peuple dont la dispersion géographique ne l'empêche pas de préserver son identité grâce à une fidélité (quasi indéfectible jusqu'aux temps modernes) à une Loi, la Torah, qui est à la fois un code éthico-religieux et la prescription d'un mode de vie particulier. Cette situation s'accompagne d'un débat perpétuel quant à l'interprétation de cette Loi mais aussi d'une tension permanente. - Régine Azria, docteur en sociologie, est chercheur au CNRS dans le cadre du Centre d’études interdisciplinaires des faits religieux (EHESS). Rédacteur en chef adjoint des Archives de sciences sociales des religions, elle enseigne également la sociologie du judaïsme à l’Institut catholique de Paris. Sommaire. Introduction I. De la civilisation hébraïque au judaïsme - 1. La période de la Bible: d'Abraham à l'an 70 - Introduction - Les sources - Ce qu'il faut retenir du récit biblique - Le monothéisme biblique et la conception hébraïque de Dieu - Le peuple: élection et Alliance - La terre: projet utopique et promesse de réalisation - La Torah: constitution morale et religieuse d'Israël - 2. La rupture postbiblique: exil et diaspora - Les faits - Leurs conséquences - Exil-galout - Exil et présence de Dieu - Exil et errance II. Le judaïsme traditionnel, de 70 à l'émancipation - 3. Rappel historique - Introduction - Repères chronologiques - Le judaïsme oriental - Le judaïsme occidental: ashkénaze et sépharade - Le judaïsme sépharade - Le judaïsme ashkénaze - 4. Les composantes du judaïsme traditionnel - La communauté juive - Les institutions - Le temps - La famille - La place de la femme - Statut et organisation - L'autorité religieuse: la Torah, code de bonne conduite - Le rite et la pratique - L'étude - Les courants du judaïsme traditionnel - Les courants philosophiques - Les courants mystiques et messianiques - Samaritains et karaïtes III. La modernité juive de l'émancipation à nos jours - Introduction - Repères chronologiques - 5. La sécularisation du judaïsme - L'émancipation politique - La sécularisation interne - La haskalah - La Réforme religieuse - La science du judaïsme - L'orthodoxie - Le judaïsme conservateur - L'éveil de la conscience collective - Le mouvement ouvrier juif - Le sionisme - 6. Les juifs et le judaïsme aujourd'hui - Rappels historiques - Le génocide - La décolonisation - La création de l'État d'Israël - Les relations Israël/diaspora - La guerre des Six Jours - Les juifs et le judaïsme aujourd'hui - L'identité « en creux » -Les nouveaux référents identitaires - Conclusion - Glossaire - Annexes - Repères bibliographiques - Table des encadrés. – Notule de l’éditeur.

Babou Igor, Le cerveau vu par la télévision, PUF, Collection Sciences histoire et société, 2004, ISBN: 2 13 053619 0. 279 pages. - Quel rôle joue la télévision dans la diffusion des connaissances et des pratiques scientifiques? Comment présente-t-elle les enjeux sociaux des découvertes scientifiques? La télévision est à la fois encensée comme outil idéal pour la vulgarisation et accusée de trahir les enjeux fondamentaux de la science, tandis qu'on attribue généralement aux journalistes le rôle du "troisième homme", celui d'un médiateur responsable d'un processus de transmission des connaissances depuis la sphère "savante" vers celle des "profanes". La situation est cependant bien moins schématique dès qu'on l'analyse en dehors du modèle de la transmission. À partir d'observations détaillées sur la production télévisuelle, le propos de ce livre est de montrer que la vulgarisation s'inscrit dans des logiques historiques, sociales et culturelles qui organisent et font évoluer les discours et les images. Cette analyse s'appuie sur l'étude de 20 ans d'émissions consacrées au cerveau, point d'entrée idéal pour comprendre comment la vulgarisation des sciences fait circuler des représentations de la rationalité. Elle relie l'analyse communicationnelle des discours et des images aux logiques sociales et aux enjeux de la connaissance et permettra aux lecteurs intéressés par l'analyse des médias, de se faire une idée précise des processus de vulgarisation et de leurs enjeux sociaux. Table des matières: Préface: Olivier Houdé Introduction: Science, télévision et circulation sociale des connaissances I. Connaissance et communication: sciences et médias II. La représentation du cerveau, un processus historique et social: les neurosciences III. Science et rationalité: concepts de raison et de rationalité IV. Les traces d'une matrice culturelle V. Histoire d'une confrontation Conclusion: Un imaginaire télévisuel Index Bibliographie. – Notule de l’éditeur.

Bachelard Gaston, La Terre et les rêveries de la volonté. Essai sur l'imagination de la matière, José Corti, 2004, ISBN: 2-7143-0823-6

Barbut Marc, Martin Thierry, Chateauneuf Alain dir., Probabilités subjectives et rationalité de l'action, CNRS, 2004, ISBN: 2-271-06196-2. L’application de modèles mathématiques à l’analyse de l’action rationnelle a sans conteste révélé sa fécondité. Ceux-ci sont particulièrement requis lorsqu’il s’agit de penser l’action en situation d’incertitude. Cependant, d’un point de vue théorique et épistémologique, la mise en œuvre effective de ces modèles soulève de réelles difficultés, qui invitent non pas à y renoncer, mais à en préciser les concepts, à en interroger les principes et les modalités d’application. La théorie des probabilités s’offre naturellement comme instrument privilégié pour rendre compte de l’action en situation d’incertitude. Pourtant, on sait que les comportements empiriquement observés peuvent déroger aux principes du calcul, et il est possible d’envisager d’autres modèles que les probabilités subjectives pour décrire nos décisions face à l’incertain. Par ailleurs, l’analyse des croyances véhiculées par les agents constitue l’une des sources principales de difficultés, par la complexité de leurs processus de révision, et par le caractère problématique de la relation qui les lie aux préférences individuelles. Et la représentation de cette relation n’est pas indépendante de la conception de la rationalité mobilisée. Celle-ci ne se réduit pas nécessairement à sa version instrumentale, mais peut intégrer aussi bien des impératifs éthico-politiques que l’attitude psychologique manifestée par l’agent face au risque. Enfin, si les probabilités sont affaire de degrés, ce n’est le cas ni de la décision, ni de l’application de la théorie, et la question se pose alors de l’adéquation du résultat mathématique à l’objet qu’il informe. Ce sont ces difficultés que cet ouvrage entend affronter et éclairer. Thierry Martin, professeur d’histoire et philosophie des sciences à l’Université de Franche-Comté, est chercheur au LRPLA (Besançon) et à l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques (Paris). – Notule de l’éditeur.

Bensussan Gérard, Qu'est-ce que la philosophie juive?, Collection Midrash, Desclée de Brouwer, 2004, ISBN: 2-220-05146-3. – Deux secteurs dans cette collection: Midrash-références, qui réunit des grands classiques du judaïsme et des travaux d'érudition issus des écoles israélienne et américaine, et Midrash-débats, qui accueille des essais sur différentes questions de l'actualité philosophique, psychanalytique, théologique ou encore politique. Le présent essai se veut une introduction à la philosophie juive, à travers trois séquences privilégiées: alexandrine (Philon), arabo-médiévale (Maïmonide), et allemande (Mendelssohn, Hermann Cohen, Rosenzweig, Buber et Levinas). L’auteur tente de penser cette discontinuité comme autant d’arrachements imposés à la pensée juive, sans cesse obligée de passer de la figure au concept, du particulier à l’universel, de la transcendance absolue à l’immanence relative. A chaque fois apparaît ainsi la tension très féconde qui obligea ces philosophes à « énoncer en grec des principes que la Grèce! ignorait », pour reprendre l’heureuse formule d’Emmanuel Lévinas: chance incomparable pour la philosophie juive, bien sûr, mais aussi et surtout pour la philosophie tout court. Gérard Bensussan est professeur de philosophie à l’Université Marc Bloch de Strasbourg. Traducteur de Schelling et Rosenzweig, il a notamment publié ces dernières années (Vrin), Franz Rosenzweig. Existence et philosophie (PUF), La philosophie allemande dans la pensée juive (PUF) et Questions juives (Osiris). – Notule de l’éditeur.

Berthoud Gérald éd., «Pour une autre science sociale» Actes du XXe colloque annuel du Groupe d’Etude «Pratiques sociales et Théories», Revue Européenne des Sciences Sociales – Cahiers Vilfredo Pareto Tome XLI, n°127, 2003, 244 p. Genève-Paris: Librairie Droz. Sommaire. Gérald BERTHOUD: Pour une autre science sociale. Vincent DESCOMBES: Individuation et individualisation. Patrick PHARO: Naturalité et civilité du monde social. Dany-Robert DUFOUR: Conjectures sur le social et les sciences sociales. Marc GUILLAUME: Pour d’autres approches du social. Claude RAFFESTIN: Penser et classer dans les sciences humaines. Michel LALLEMENT: Héros et anti-héros? Intérêts de connaissance et nouvelles rationalisations institutionnelles. Nathalie ZACCAÏ-REYNERS: Enquête liminaire sur l’intérêt d’une conception ludique de l’imaginaire pour les sciences sociales. Giovanni BUSINO: Sciences sociales et histoire. Jean-Luc METZGER: Pour une sociologie de l’objet mondialisation. Giovani BUSINO: De la sociologie à la science sociale?. Philippe CORCUFF: Pour une épistémologie de la fragilité – Plaidoyer en vue de la reconnaissance scientifique de pratiques transfrontalières. – Notule de l’éditeur.

Blanc Christian, Vulpian Alain de, A l'écoute des gens ordinaires. Comment ils transforment le monde, Dunod, 2004, ISBN: 2-10-007239-0. En 50 ans, les comportements individuels au sein de la société ont considérablement changé. Cette évolution et les conséquences qu’elle implique interpellent l’ensemble des pouvoirs constitués: entreprises, partis politiques, administrations. Il y a trois changements fondamentaux: le passage d’une société inhibée (pudeur, rationalité) au polysensualisme (corps, confort, sensations);la découverte de soi entraîne une plus grande attention aux autres (éveil du radar social); la recherche de micro-bonheurs plutôt que la poursuite du “Grand Soir”. Il en résulte des individus beaucoup plus capables de conduire leur vie et en quête de sens. D’où la multiplication des tribus et des cultures réseaux en lieu et place des participations traditionnelles (militantisme structuré, syndicalisme,exercice du droit de vote). Sommaire: Comprendre la modernité en devenir. La première modernité: une société individualiste et hiérarchique de consommation de masse. La décennie charnière (1965-1975). Des personnes en prise sur leurs énergie vitales. Des personnes avisées et en quête de sens. Le développement d’un tissu social organique. A la recherche de régulations douces. Des entreprises confrontées à la mutation de la société. L’espoir d’une gouvernance sociétale avisée. Une gouvernance planétaire cherche sa voie. – Notule de l’éditeur.

Bouvier Alban, Antiseri Dario, Janson Nathalie, La Vienne de Popper. L'individualisme méthodologique autrichien, PUF, 2004, ISBN: 2-13-052745-0. Dario ANTISERI est professeur de philosophie des sciences sociales à la LUISS de Rome. Il a publié plusieurs ouvrages traduits dans plusieurs langues, dont récemment un Karl Popper en 1999. Traduit de l'italien par Nathalie Janson, révisé et introduit par Alban Bouvier. La façon dont Karl Popper et ses successeurs ont bataillé avec les représentants de l'Ecole de Francfort (Adorno, Habermas, Apel... ) est assez bien connue. Par contre on connaît mal ce qui relie Popper à la première génération viennoise de l'individualisme méthodologique, celle de Carl Menger, à la première querelle des sciences sociales, Menger et Schmoller, lemilieu qui a nourri Max Weber et Georg Simmel. Ce livre s'attache à rétablir la continuité de cette tradition ainsi que les relations entre la pensée de Popper et celle de ses contemporains, Hayek et von Mises. Une introduction historique de première main aux débats fondamentaux des sciences sociales, un livre clair écrit par le principal représentant actuel de l'école austro-italienne en épistémolgie des sciences sociales. Sommaire. Avant-propos par Alban Bouvier. Préface de l'auteur à l'édition française. 1 - Karl Bülher et Heinrich Gomperz, les deux maîtres viennois de Karl Popper. 2 - Carl Menger et Karl Popper, erreurs et misère de l'historicisme. 3 - Carl Menger, Ludwig von Mises, Friedrich A. von Hayek et Karl Popper, quatre viennois défenseurs de l'individualisme méthodologique. – Notule de l’éditeur.

Boyer Alain, Kant et Epicure. Le corps, l'âme, l'esprit, PUF, 2004, ISBN: 2-13-054091-0.

Brouste Judith, Juliet Charles, Vighetti Patrick, Comte-Sponville André, L'amour la solitude, L.G.F., 2004, ISBN: 2-253-06699-0 (Paroles d'Aube 1992).

Byers Damian, Intentionality and Transcendence: Closure and Openness in Husserl's Phenomenology. Co-published by the University of Wisconsin and Noesis Press.

Carbone Mauro dir., L’Œil et l’esprit. Esthétique, phénoménologie, textes plurilingue. Mimesis Publishing House

Chanlat Alain, Mayor Federico, Achaari Mohamed, De Koninck Thomas, Errouaki Abdelkarim, Philosophie de l'éducation. Essai sur le devenir humain, PUF, 2004, ISBN: 2-13-051739-0

Cometti Jean-Pierre, Ludwig Wittgenstein et la philosophie de la psychologie, PUF, 2004, ISBN: 2-13-051675-0. Ce livre poursuit un travail de réflexion commencé dans un précédent ouvrage: "Philosopher avec Wittgenstein (Farrago, 2001) dont le langage et les formes de vie constituaient l'axe majeur. Les considérations grammaticales se heurtent à des évidences que semblent imposer les formes d'expérience ou de conscience, sur lesquelles la philosophie a fondé sa représentation de l'esprit, de la vie intérieure, de la pensée et du soi. L'intériorité et l'expression de l'intériorité occupent une place significative, opposant homme extérieur et homme intérieur.
Ces questions ont mobilisé l'attention et la pensée de Wittgenstein dans sa seconde philosophie. Cet essai voudrait montrer l'intérêt de ces réflexions, en s'attachant plus particulièrement à l'image de "l'homme intérieur". – Notule de l’éditeur.

Crousaz Jean-Pierre de, Examen du pyrrhonisme moderne, 1733, T1, Fayard, 2004, ISBN: 2-213-61668-X. Avec l’Examen du Pyrrhonisme ancien et moderne, c’est-à-dire du scepticisme inspiré du philosophe grec Pyrrhon (365-275 av. J.-C.), Crousaz (1663-1748) s’est engagé dans la lutte contre le libertinisme philosophique et moral qu'il regarde comme le triomphe de l’athéisme. Le traité rassemble, pour les critiquer, tous les arguments que les modernes ont repris du scepticisme antique: la réfutation porte donc principalement sur Bayle et son « désordre méthodologique », dont le but, écrit l’auteur, est de tromper le lecteur et de donner aux faussetés les apparences du vrai. Critiquant également le fatalisme de Leibniz, Crousaz dénonce une sorte d’alliance objective et paradoxale entre ces deux célèbres adversaires, dont la religion ferait les frais. Ce premier volume comporte trois parties: la première traite du pyrrhonisme en général (sa définition, ses causes, ses remèdes); la deuxième donne une traduction abrégée des écrits de Sextus Empiricus (autre philosophe grec, IIe et IIIe siècle ap. J.-C.); la troisième, la plus importante (dont la deuxième moitié fera l’objet d’un deuxième volume à paraître en 2004), critique Bayle dans sa méthode, dans les applications du pyrrhonisme en logique, en physique, en histoire, en morale et, enfin, en matière de religion (Dieu et la providence, l’âme et la liberté, l’influence de la religion sur la société). – Notule de l’éditeur.

Dastur Françoise, Heidegger et la question anthropologique, Peeters Publishers, 2003, ISBN: 90-429-1281-2. IV-120 p. - Ce livre réunit les textes de six conférences faites à l'automne 2000 à l'Université de Louvain. Il s'est agi d'interroger, dans l'oeuvre de Heidegger, certains des textes qui touchent à la question du statut qui peut être attribué à l'être humain au sein de la question fondamentale qu'il reconnaît comme celle qui a déterminé de bout en bout son "chemin de pensée", à savoir la question de l'être. Ce que dessine ces quelques jalons, c'est le pointillé d'un chemin qui l'éloigne toujours davantage d'une pensée de l'existence de l'homme representée à partir de la notion de subjectivité. Heidegger s'engage ainsi sur la voie d'une toute autre expérience de l'être de l'homme que celle qui commande aujourd'hui les représentations que nous faisons des sphères éthique et politique, sans que cependant la rupture qu'il opère avec l'anthropocentrisme qui régit depuis son début la pensée moderne signifie l'abandon pur et simple de la question de l'homme. – Notule de l’éditeur.

Davie Neil, Les visages de la criminalité: à la recherche d'une théorie scientifique du criminel type en Angleterre (1860-1914), Kimé, 2004, ISBN: 2-84174-323-3. Dès le XIXe siècle, les chercheurs ont rêvé de repérer scientifiquement les criminels, de définir la criminalité et ses causes. Leur problématique reste d'actualité: quels sont les visages de la criminalité? Le débat sur les causes de la criminalité qui fit rage de 1860 à 1914 en Grande-Bretagne, fut à l'origine d'une nouvelle science, la Criminologie. Les criminologues, issus pour l'essentiel des milieux médicaux (médecins, psychiatres) et administratifs (responsables du régime pénitentiaire de Sa Majesté) se démarquaient des écoles continentales et déclaraient rejeter les théories grandioses de l'Italien Cesare Lombroso et son célèbre "criminel-né". Ils souhaitaient se concentrer sur les aspects concrets de la criminalité, étudier le déviant dans son individualité, avec sa propre histoire, et ses tares psychiatriques cliniquement observables. Neil Davie est maître de conférences à l'université Paris 7 - Denis Diderot où il enseigne la civilisation britannique. Docteur en sociologie de l'université d'Oxford, il a publié de nombreux articles sur l'histoire sociale, notamment sur la criminalité et la criminologie en Grande-Bretagne aux XIXe et XXe siècles. – Notule de l’éditeur.

Debray Régis, Ce que nous voile le voile. La République et le sacré, Gallimard, 2003 (parution le 1er janvier 2004), ISBN: 2-07-077052-4. Ce que nous voile aujourd'hui le voile, c'est le basculement de civilisation qui affecte, à travers la laïcité et au-delà de l'école, l'être-ensemble républicain. Régis Debray, président de l'Institut européen en sciences des religions, membre de la commission Stasi, publie ici la note qu'il a remise à ses collègues. – Notule de l’éditeur.

Delporte Christian & Duprat Annie, L’événement. Images, représentation, mémoire, Editions Créaphis, 2004

Derrida Jacques, Béliers, Galilée, 2003, ISBN: 2718606274. Sous-titre: Le dialogue ininterrompu: entre deux infinis, le poème. Il s'agit du dialogue avec H-G. Gadamer, et le texte est une conférence à la mémoire de celui-ci. Quant au poème, il appartient au recueil Atemwende, Renverse du souffle de Paul Celan (récente traduction de Jean-Pierre Lefebvre, éditions du Seuil et p 113 pour le poème). Voir la chronique de R. Kapla.

Derrida Jacques, Gleize Sylvette, Habermas Jürgen, Bouchindhomme Christian, Le concept du 11 septembre. Dialogues à New York (octobre-décembre 2001) avec Giovanna Borradori, Galilée, 2004, ISBN: 2-7186-0620-7.

Derrida Jacques, Malabou Catherine, Chretien Jean-Louis, Begot Jacques-Olivier, La philosophie au risque de la promesse, Bayard Centurion, 2004, ISBN: 2-227-47336-3. La notion de promesse pousse la philosophie dans ses retranchements, or celle-ci est elle-même tentée, depuis plus de deux siècles, de formuler des promesses, voire de se risquer à des prophéties. Peut-il y avoir une philosophie sans promesse? Et si la philosophie promet, ne retombe-t-elle pas dans une perspective théologique? La problématique est ici originale: la réflexion philosophique se voit contrainte de travailler sur ses marges et de se confronter tant à la théologie qu'au droit et à la théorie des speech acts. – Notule de l’éditeur.

Didi-Huberman Georges, Images malgré tout, Collection "Paradoxe ", 272 p., Éditions de Minuit, 2003, ISBN 2.7073.1858.2. «Voir une image, cela peut-il nous aider à mieux savoir notre histoire? En août 1944, les membres du Sonderkommando d'Auschwitz- Birkenau réussirent à photographier clandestinement le processus d'extermination au cœur duquel ils se trouvaient prisonniers. Quatre photographies nous restent de ce moment. On tente ici d'en retracer les péripéties, d'en produire une phénoménologie, d'en saisir la nécessité hier comme aujourd'hui. Cette analyse suppose un questionnement des conditions dans lesquelles une source visuelle peut être utilisée par la discipline historique. Elle débouche, également, sur une critique philosophique de l'inimaginable dont cette histoire, la Shoah, se trouve souvent qualifiée. On tente donc de mesurer la part d'imaginable que l'expérience des camps suscite malgré tout, afin de mieux comprendre la valeur, aussi nécessaire que lacunaire, des images dans l'histoire. Il s'agit de comprendre ce que malgré tout veut dire en un tel contexte. Cette position ayant fait l'objet d'une polémique, on répond, dans une seconde partie, aux objections afin de prolonger et d'approfondir l'argument lui-même. On précise le double régime de l'image selon la valeur d'usage où on a choisi de la placer. On réfute que l'image soit toute. On observe comment elle peut toucher au réel malgré tout, et déchirer ainsi les écrans du fétichisme. On pose la question des images d'archives et de leur "lisibilité ". On analyse la valeur de connaissance que prend le montage, notamment dans Shoah de Claude Lanzmann et Histoire(s)du cinéma de Jean-Luc Godard. On distingue la ressemblance du semblant (comme fausseté)et de l'assimilation (comme identité). On interroge la notion de "rédemption par l'image "chez Walter Benjamin et Siegfried Kracauer. On redécouvre avec Hannah Arendt la place de l'imagination dans la question éthique. Et l'on réinterprète notre malaise dans la culture sous l'angle de l'image à l'époque de l'imagination déchirée ». – Notule de l’éditeur.

Erner Guillaume, Victimes de la mode?, Éditions La Découverte, 2003, Hors collection, 240 p. ISBN: 2707141623 Les symptômes du mal sont connus: nous recherchons souvent l’originalité dans notre habillement, et nous voilà soumis à l’uniforme de la dernière nouveauté, oubliant notre sens critique et notre crainte du ridicule. Les « tendances » justifient tout: le retour des années 1980, l’arrivée des tongs, la vogue du treillis… Avec l’obsession du paraître, de nouveaux symptômes naissent et prolifèrent, tel le désormais célèbre « syndrome d’achat compulsif ». Mais il serait confortable de penser que les fashion victims sont les seules à succomber… Nous sommes tous soumis à l’emprise de la mode, parfois à notre insu et même contre notre gré. Doit-on alors accuser les marques ou les créateurs de manipuler la société par des mécanismes diaboliques? Ce serait oublier qu’ils sont eux aussi victimes de la mode. Sommés de découvrir avant tout le monde quelles seront les prochaines tendances, ils sont confrontés à un enjeu vital: s’ils se trompent, ce n’est pas un vêtement qui finira au placard, mais leur réputation ou leur carrière. Cet ouvrage original et documenté, où les petites histoires du milieu se confrontent aux analyses, nous fait découvrir les ressorts cachés d’un univers qui demeure énigmatique. Comment se dessinent les tendances? Comment le phénomène de la mode peut-il se perpétuer? Quel rôle jouent les créateurs, les fashion makers et autres stratèges? Et surtout, pourquoi tolérons-nous cette servitude? Car, en réalité, il n’existe qu’une seule personne suffisamment forte pour nous contraindre à suivre la mode: nous-même. – Notule de l’éditeur.

Escoubas Eliane, L'esthétique, Ellipses Marketing, ISBN: 2-7298-1746-8.

Fattal Michel dir., La Philosophie de Platon, L'Harmattan, 2002, 416 pages. ISBN: 1-7475-1806-X. Table des Matières. Présentation par Michel Fattal. Première Partie: Ecriture, lecture et oralité: poésie et philosophie. - D. Bouvier: Ulysse et le personnage du lecteur dans la République: réflexions sur l'importance du mythe d'Er pour la théorie de la mimèsis - M. Erler: Entendre le vrai et passer à côté de la vérité. La poétique implicite de Platon - A. Villani: Le fuseau et le peson. Note sur la colonne lumineuse de République 616 b Deuxième Partie: Art et imitation - R. Muller: La musique et l'imitation - P. Rodrigo: Platon et l'art austère de la distanciation Troisième Partie: Du plaisir et de la science - J. Frère: Le plaisir platonique. De Démocrite à Platon - J.L. Périllié: Platon et la section d'or Quatrième Partie: Logos et dialectique - M. Fattal: Vérité et fausseté de l'onoma et du logos dans le Cratyle de Platon - J.B. Gourinat: La dialectique des hypothèses contraires dans le Parménide de Platon Cinquième Partie: Philosophie et politique - M. Vegetti: Le règne philosophique - J.F. Mattéi: Platon et Karl Popper: l'idée de démocratie Sixième Partie: Théorie de la Forme et Idée du Bien - N.L. Cordero: L'interprétation antisthénienne de la notion platonicienne de "forme" (eidos, idéa) - Th. A. Szlezak: L'idée du Bien en tant qu'archè dans la République de Platon Septière Parties: Quels sont les principes herméneutiques d'une lecture historique et analytique de Platon? - Y. Lafrance: Lecture historique ou lecture analytique de Platon? – Notule de l’éditeur.

Fattal Michel dir., Logos et langage chez Plotin et avant Plotin, L'Harmattan, collection "Ouverture Philosophique", septembre 2003, 366 pages. ISBN: 2-7475-5141-5. Table des Matières. Avant-propos par Michel Fattal. Première Partie: Logos et langage des Présocratiques aux Stoïciens. - J. Frère: Le logos selon Héraclite - K. Narecki: La fonction du logos dans la pensée de Parménide d'Elée - J.F. Mattéi: Muthos, Logos et Dialogue chez Platon - J. Bigaj et S. Blandzi: Le langage de l'essence des choses chez Aristote - S. Stern-Gillet: Logos théorétique et logos pratique: remarques sur la conception aristotélicienne de la sagesse - J.J. Duhot: Du logos stoïcien au code génétique. Deuxième Partie: Logos et langage chez Plotin. - M. Andolfo: Logos e linguaggio in Democrito e in Plotino: la parola tra Oriente e Occidente - F. Tazzolio: Logos et langage comme liens à l'Origine dans l'hénologie plotinienne - A. Pigler: De la possibilité ou de l'impossibilité d'un logos hénologique - J. Lacrosse: Le discours de Plotin et son "noûs" - K. Korrigan: La discursivité et le temps futur du langage chez Plotin - L.P. Gerson: Metaphor as an Ontological Concept: Plotinus on the Philosophical Use of Language - J.Y. Blandin: Plotin et l'image de la lumière. La dynamisation d'une métaphore traditionnelle - M. Fattal: Beauté et métaphysique chez Plotin: le rôle du "logos venu des dieux". Troisième Partie: Perspectives. - L. Ucciani: Horizontalité et verticalité chez Plotin - P. Magnard: Puissance et raison suffisante - R. Radice: Logos in Plotino e Platone. Un esempio di ricerca semantica con l'ausilio dei lessici a base informatica. Index. – Notule de l’éditeur.

Ferry Jean-Marc, Les grammaires de l'intelligence, Le Cerf, 2004, ISBN: 2-204-07322-9. Bien avant l'existence d'un langage stabilisé dans des conventions sociales, l'intelligence humaine, comme l'intelligence animale, se meut dans un univers de signes - comme si le monde parlait de lui-même. Émergent alors des "formes d'existence" que Jean-Marc Ferry nous invite à explorer « de l'intérieur ». Il propose au lecteur un parcours où se révèle ce qui relie le monde humain au monde animal et ce qui l'en sépare. Ce parcours fascinant conduit à la découverte de "grammaires" dont les plus archaïques, désormais « privées », comme réfugiées dans la demeure de l'inconscient, sont bien éloignées de celles de notre langage public, édifié sur la différenciation des temps, des personnes, des genres, des cas, des voix et des modes. C'est là une architecture du langage dont l'auteur éclaire, dans une approche originale, la portée significative pour une forme d'existence émancipée. Sur cette architecture s'élabore l'"intelligence critique" qui ouvre au "sens du droit", et offre à la liberté humaine la ressource décisive de son épanouissement... à moins que la subversion médiatique de la raison publique n'entrave ce développement, en favorisant les automatismes de nos « grammaires enfouies », grammaires subliminales des associations d'images et des imputations de rôles. – Notule de l’éditeur.

Fitoussi Jean-Paul, La démocratie de marché, Grasset, 2004, ISBN: . Professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, Président de l'Observatoire Français des Conjectures Economiques, et Secrétaire général de l'Association Internationale de Sciences Economiques. Parmi ses publications récentes, signalons Comprendre les inégalités (P.U.F.). Aujourd'hui, le credo officiel des " progressistes " de tous bords (gauchistes, altermondialistes, etc…) consiste à tenir pour évident le fait que l'économie de marché serait, par nature, ennemie de la justice sociale. De la même façon, les " libéraux " semblent convaincus que, bien souvent - toujours? - la recherche de la justice sociale serait, à l'heure de la mondialisation, un obstacle à l'efficacité économique. C'est pour en finir avec cette " antinomie de la raison économique " que Jean-Paul Fitoussi a écrit ce texte, où il démontre avec vigueur et rigueur, la théorie suivante: pour lui, les sociétés les plus solidaires ne sont pas, au contraire, les moins performantes. Et il soutient donc que ce n'est pas l'ouverture des pays aux échanges internationaux qu'il s'agit de remettre en cause ( au nom de la " justice "), mais bien plutôt le discours de légitimation d'un capitalisme libéral (lequel considère la démocratie comme un obstacle au développement). Jean-Paul Fitoussi propose alors que l'on s'attelle à une tache urgente: penser, non plus l'opposition de l'économie de marché et de la démocratie, mais les conditions en vertu desquelles l'articulation des deux pourra se faire au bénéfice d'une réaffirmation des droits du politique, sous l'égide de ce qu'il appelle " la démocratie de marché ". – Notule de l’éditeur.

France-Lanord Hadrien, Paul Celan et Martin Heidegger. Le sens d’une rencontre, Fayard, 2004, ISBN: 2-213-61775-9. Né en 1976, agrégé de philosophie, formé à la philosophie allemande par le dernier assistant de Martin Heidegger, Hadrien France-Lanord enseigne la philosophie en classe de terminale. C’est lui, par ailleurs, qui assure la traduction française du tome 38 de l’Edition intégrale de Heidegger, La logique comme questionnement en vue de l’être de la parole. Ce livre est avant tout un document exceptionnel pour l’histoire de la pensée. Il rassemble en effet, pour la première fois, tous les documents relatifs aux relations personnelles et philosophiques entre Paul Celan (1920-1970) et Martin Heidegger (1889-1976). Son objet: donner un aperçu complet et documenté de la nature et de l’évolution de ces relations, autrement dit des rapports entre poésie et philosophie, puisqu’on le sait, Paul Celan est considéré comme le plus grand poète allemand après Rilke, et que Martin Heidegger est l’un des philosophes les plus considérables du XX e siècle. Etudiant le sens du dialogue entre le poète et le penseur en se fondant sur les notes de lecture qui figurent dans les exemplaires de Heidegger que possédait Paul Celan, et, réciproquement, sur les notes qui figurent dans les exemplaires des recueils de Celan que possédait Heidegger, le livre situe les points de contact et les points de rupture entre les deux hommes, et réfléchit à l’enjeu et à l’urgence du dialogue entre la poésie et la pensée à la lumière de la question du Mal, telle que les catastrophes humaines du XXe siècle l’ont actualisée. – Notule de l’éditeur.

Frize Nicolas, Le sens de la peine. État de l'idéologie carcérale, Reberioux Madeleine préface, Léo Scheer, 2004, ISBN: 2-84938-001-6.

Galibert Jean-Paul, Invitations philosophiques à la pensée du rien, Léo Scheer, 2004, ISBN: 2-84938-004-0.

Gosseries Axel, Penser la justice entre les générations. De l'affaire Perruche à la réforme des retraites, Aubier, 2004, ISBN: 2-7007-3687-7.

Gros Frédéric & Carlos Lévy, Foucault et la philosophie antique, Kimé, 2003, ISBN 2-84174-312-8. Dans ses dernières recherches consacrées à la philosophie antique, Foucault élabore une nouvelle image du sujet. Le sujet n'est pas l'objet d'une connaissance possible, il n'est pas condamné, pour être lui-même, à un déchiffrement indéfini de ses pensées, il n'est ni une nature spirituelle ni une donation originaire de sens: il est ce qui se constitue comme agissant, dans le monde et avec les autres, au moyen de techniques et d'exercices. Ce sont des techniques de constitution de soi qui sont alors étudiées: techniques de concentration spirituelle, de remémoration d'énoncés, de formation de soi par des pratiques de lecture, d'écriture, d'examen, etc. Ces dernières études conduisent chez Foucault à une formulation neuve du problème politique: et si les luttes aujourd'hui n'étaient plus seulement dirigées contre les dominations politiques, contre les exploitations économiques, mais contre des assujettissements identitaires, des modes de subjectivation dominant? La résistance au pouvoir serait à chercher alors du côté de cette constitution éthique d'un rapport à soi. Ce sont ces dimensions inédites de l'œuvre de Foucault que cette série d'étude explore. Thomas Bénatouïl, Anissa Castel-Bouchouchi, Jorge Dávila, Alain Gigandet, Laurent Jaffro, Valéry Laurand, Carlos Lévy, Michel Senellart. – Notule de l’éditeur.

Haumesser Matthieu, Essai sur l'entendement humain de Locke, Ellipses Marketing, ISBN: 2-7298-1662-3.

Illich Ivan, La perte des sens, Traduit par Pierre-Emmanuel Dauzat, Fayard, 2004, ISBN: 2-213-61391-5. Ivan Illich est né à Vienne en 1926 et a disparu le 2 décembre 2002. Il est justement considéré comme l’un des penseurs les plus importants et les plus prophétiques de la seconde moitié du XX e siècle. Ce recueil, le dernier conçu et voulu par Ivan Illich, est la synthèse d’une oeuvre critique réunissant, pour la première fois, les fils d’une réflexion fondamentale nourrie de la lecture des Pères de l’Église et une critique de la société du spectacle et de ses pathologies. Pour la première fois aussi, on comprend ce qui rapproche l’auteur de recherches savantes sur Hughes de Saint-Victor et le théoricien du « small is beautiful », de la convivialité. Réunissant des textes de factures parfois différentes (études savantes sur la place du regard et du silence dans la société, hommages, harangues), ce recueil témoigne, par-delà la diversité des interlocuteurs, de l’unité profonde d’une pensée. La réflexion sur le christianisme débouche sur une remise en cause de la notion de services, l’interrogation sur la société du spectacle nourrit une méditation sur les conditions d’une éthique du regard, l’analyse de l’encombrement urbain se mue en hymne à la bicyclette... La Perte des sens est aussi une réflexion sur la perte du sens où l’auteur adopte tour à tour le ton d’un prophète de l’écologie et de la méditation religieuse au service d’une authentique politique de l’homme. – Notule de l’éditeur.

Illich Ivan, Œuvres Complètes, TOME 1, Fayard, 2004, ISBN: 2-213-61629-9; 792 pages. Ce premier volume des oeuvres complètes d’Ivan Illich rassemble 5 textes publiés dans les années 1970: Libérer l’avenir (1971), Une société sans école (1971), Énergie et équité (1973), La Convivialité (1973) et Némésis médicale (1975). Libérer l’avenir amorce une critique de la société industrielle, radicalisée et amplifiée dans La Convivialité. Les trois autres textes s’intéressent plus particulièrement à trois des institutions qui fondent l’économie contemporaine: l’école, les transports et la santé. Ces écrits ont eu un énorme retentissement au moment de leur parution, assurant la renommée de leur auteur à travers le monde. Il est frappant de constater à quel point les problématiques abordées et les solutions proposées sont fondamentalement – et plus que jamais – actuelles. – Notule de l’éditeur.

Kandel Liliane dir., Féminismes et nazisme, Préface d'Élisabeth de Fontenay, Odile Jacob, 2004, ISBN: 2-7381-1369-9. Quel fut le rôle des femmes dans le nazisme? Toutes résistantes ou héroïnes? Toutes victimes? Rien de moins sûr… Des historiennes, féministes, répondent, mettant en question l’idée que, toujours dominées par les hommes, les femmes seraient toujours du bon côté de l’histoire. " Les opprimés sont-ils structurellement innocents? " É. de Fontenay Contributions de C. Bard, C. Bouillot, R. Bridenthal, F. Collin, L. Crips, M.-J. Dhavernas, S. Dayan-Herzbrun, N. Gabriel, A. Grossmann, A.-M. Houbedine-Gravaud, M. Kaplan, C. Koontz, S. Leyersdorff, C. Lesselier, T. Levin, C. Maignien, F. Leclerc, P. Pasteur, G. Schwarz, L. Siegele-Wenschkewitz, M. Wendling, K. Windaus-Water. Préface de Élisabeth de Fontenay.

Kitaro Nishida, Hisao Matsumaru, Tremblay Jacynthe, L'éveil à soi, CNRS, 2004, ISBN: 2-271-06185-7. 400 pages. Première traduction française de six essais écrits par celui qui a été considéré comme le plus grand philosophe japonais du XXe siècle. Regroupées autour de la conscience de soi, l'« éveil à soi » (jikaku), thème central à partir de 1917 de l'ensemble de la pensée du maître, ces six pièces sont enrichies d'un appareil critique important et d'une introduction éclairant les concepts et notions nishidiens: rapport sujet-objet, altérité, auto-identité, amour, temporalité…. – Notule de l’éditeur.

Klimis Sophie, Archéologie du sujet tragique. Pour une anthropologie philosophique de la tragédie, Kimé, 2003, ISBN 2-84174-313-6. - Que voit la tragédie lorsqu'elle se regarde au miroir de la philosophie? Une image diffractée d'elle-même, multiple et contradictoire, tour à tour sacralisée ou méprisée, objectivée en concept ou esthétisée en divertissement... La lecture ici proposée tente le pari d'un face-à-face qui résiste à la dissolution de la tragédie dans la philosophie, tout autant qu'à une externalisation en deux altérités irréductibles. Y parvenir nécessite de se situer "par-delà" les dichotomies instituées, c'est-à-dire "en-deçà" de la césure de l'affect et de la raison. En travaillant sur les représentations imaginaires que la démocratie athénienne s'est donnée de son humanité dans la tragédie, cette archéologie du sujet tragique vise à retracer un autre itinéraire de la subjectivité que celui du cogito moderne. Sophie Klimis est Docteur en Philosophie et Lettres de l'Université Libre de Bruxelles. Chargée de Recherches du FNRS belge de 2000 à 2003, elle enseigne actuellement à l'Université de Lausanne. Elle a publié Le statut du mythe dans la Poétique d'Aristote (Bruxelles, Ousia,1997), ouvrage qui a reçu le Prix Reinach 1998. Elle a également co-édité le volume Littérature et savoir(s), Bruxelles, Publications des Facultés Universitaires Saint Louis, 2002. – Notule de l’éditeur.

Laroque François et Lessay Franck (textes réunis par), Enfers et délices à la renaissance, Paris: Presses Sorbonne Nouvelle, 2004, ISBN 2-87854-295-9. SOMMAIRE. Avant-propos. I CONTEXTES CULTUREL ET RELIGIEUX: DU PLAISIR À LA PEUR DE L'ENFER Claire BARDELMANN: "Musicke in some ten languages": les musiques du diable dans le théâtre élisabéthain. Guillaume WINTER: "In the suburbs of your good pleasure": les lieux de plaisir à Londres à la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle. Caroline JOUVE: Le contrat démoniaque dans le théâtre élisabéthain et jacobéen. Anne DUNAN: Les élus de Dieu et l'expérience de l'enfer au XVIIe siècle: les fruits de l'abandon spirituel dans l'ordo Salutis. II AUTOUR D'UNE REINE SULFUREUSE: MARIE STUART Michel DUCHEIN: Marie Stuart, une reine française en Ecosse. Rosalind K. MARSHALL: "This lady and princess is a notable woman": the public persona and private personality of Mary Queen of Scots. Armel NAYT: Le statut du personnage de Marie Stuart dans l'Histoire de la Réforme de John Knox. La séduction et la sédition. III ENFERS ET DÉLICES: DE CHAUCER À WEBSTER Claire VIAL: Chaucer et la danse de Vénus, ou les délices de l'adultère. Camille DUMOULIÉ: Délices de la fureur tyrannique dans Tamerlan de Marlowe. Myriam CRUSOÉ: Utopie et dystopie dans le Docteur Faust de Marlowe. Richard WILSON: "Why this is hell": Marlowe and the devil's pact. Jan Frans van DIJKHUIZEN: Demonic Possession and Selfhood in the Comedy of Errors. Ladan NYAYESH: Nourrice et nourritures infernales: représentations de la sorcière dans Henry VI. Alison FINDLAY: "Good sometimes queen": Richard II, Mary Stuart and the poetics of queenship. Sermin MESKILL: "A school of tongues in this belly of mine": Gluttony and Envy in Ben Jonson's "To Penhurst". Chantal SCHUTZ: La comédie du repentir chez Middleton. Les mises en scène de A Chaste Maid in Cheapside et A Mad World, My Masters au Globe. Jonathan POLLOCK: Les plaisirs de la cruauté chez Tourneur et Webster. Naomi LIEBLER: Mothers from hell: Medea and the Duchess of Malfi. – Notule de l’éditeur.

Laurent Jérôme (textes réunis et présentés par), Les dieux de Platon, Actes du colloque organisé à l'Université de Caen Basse-Normandie les 24, 25 et 26 janvier 2002, Presses Universitaires de Caen 14032 Caen cedex, 2003, ISBN: 2-84133-199-7. Sommaire. Jérôme LAURENT, Avant-propos I. VISAGES DU DIVIN Luc BRISSON, Le corps des dieux Jérôme LAURENT, La beauté du dieu cosmique Jean-François PRADEAU, L¹assimilation au dieu Francesco FRONTEROTTA, La divinité du Bien et la bonté du dieu « producteur » chez Platon II. LA TRADITION Michelle LACORE, La théologie d¹Homère jugée par Platon Aikaterini LEFKA, La présence des divinités traditionnelles dans l¹¦uvre de Platon Marie-Laurence DESCLOS, Créatures divines et divinités pré-olympiennes dans les dialogues de Platon III. L¹HOMME ET LE DIVIN Louise BRUIT ZAIDMAN, Impies et impiété de l¹Euthyphron aux Lois Louis-André DORION, Socrate, le daimonion et la divination Anissa CASTEL-BOUCHOUCHI, La finalité religieuse de l¹éducation dans les Lois de Platon IV. LA POSTÉRITÉ Alexis PINCHARD, La langue des dieux de Platon à Proclus Jean-Marie MATHIEU, La connaissance de Dieu comme navigation en haute mer: en remontant de Grégoire de Nazianze vers Platon Commentaire du traité 15 (III, 4) de Plotin (Marsile FICIN) Éléments bibliographiques. – Notule de l’éditeur.

Lecourt Dominique dir., Dictionnaire de la pensée médicale, PUF, 2004, ISBN: . Comité scientifique: François Delaporte, Patrice Pinell, Christiane Sinding. - Cet ouvrage sans équivalent s’adresse, au-delà du monde de la santé, à tous ceux que les prouesses de l’art médical fascinent, enthousiasment ou inquiètent. Plus de 200 médecins, biologistes, chirurgiens, pédiatres, nutritionnistes, vétérinaires, psychologues, psychanalystes, sociologues, anthropologues, philosophes, historiens, juristes ou économistes ont collaboré au Dictionnaire de la pensée médicale envisagée dans toute sa profondeur historique, son épaisseur sociale, ses horizons philosophiques. Bouleversant les traditions en croisant les disciplines mais restituant une histoire foisonnante, ce dictionnaire se veut un outil pour mieux penser la place des pratiques et des savoirs médicaux dans la société d’aujourd’hui par l’histoire, la sociologie, l’anthropologie et l’épistémologie de la médecine. Plus de 1200 noms, 2 000 notions, 200 auteurs, 5 années de travail, 1 296 pages. – Notule de l’éditeur.

Levi Beppo, En lisant Euclide, Traduit de l'espagnol par Michele Penalva, Collection "Bancs d'essai", Agone, 2004, ISBN 2-7489-0016-2. Nbre de pages 224. Ouvrage traduit avec le concours du Centre national du livre. En librairie le 18 janvier 2004 . ""Pour procéder a une évaluation de type inductif sur le programme géométrique de Socrate, revenons a La République. "Tu sais ce que font les gens habiles en cette science: si l'on essaie de diviser l'unité, ils se moquent et ne l'admettent pas. Si tu en fais de menus morceaux, ils la multiplient d'autant, de peur qu'elle n'apparaisse plus comme une, mais comme un assemblage de parties; ils parlent des nombres qu'on ne peut saisir que par la pensée et ne peut manier d'aucune autre façon." Socrate n'a pas mis de raillerie dans les mots "de menus morceaux"; bien au contraire, en disant: "Ils ne l'admettent pas", il a exprime une détermination de type rationnel. Pour comprendre de quelle détermination il s'agit, nous devons nous rappeler que dans le livre V d'Euclide se trouve une théorie des proportions entre différents ordres de grandeur, construite exclusivement a partir de multiplications; et Socrate fait de même les rares fois où il introduit dans ses raisonnements un exemple géométrique concret, toujours le même, la comparaison du côte et de la diagonale du carre; par conséquent, il est raisonnable d'interpréter ses mots comme une allusion concrète aux théories de ses amis et disciples mathématiciens."" Ne a Turin en 1875 et mort en 1961 en Argentine, mathématicien important de la première partie du XXe siècle, Beppo Levi a forme de nombreux savants, dont Mario Bunge et Pedro Zadunaisky. Il a reçu en 1956 le prix Antonio Feltrinelli. Le véritable enjeu de ce livre est de faire comprendre comment les concepts géométriques sont créés et ordonnés par l'esprit humain. Dans cette perspective, il faut lire les 'Éléments' comme un système inachevé et dans une dynamique de conquête des fins poursuivies et des méthodes. – Notule de l’éditeur.

Lipovetsky Gilles et Charles Sébastien, Les temps hypermodernes, Grasset, 2004, ISBN: . Gilles Lipovetsky est l'un des plus pertinents sociologues français. Son nom est associé à l'exploration de la notion d'" Individu " comme " atome irréductible " de l'âge démocratique. Sébastien Charles, philosophe et professeur à l'Université de Sherbrooke (Canada) est, dans cet ouvrage, l'" interviewer " de Gilles Lipovetsky. L'œuvre de Gilles Lipovetsky a profondément marqué l'interprétation de la modernité. Dans L'Ere du vide (1983), il posait les jalons de ce qui devait s'imposer comme le " paradigme individualiste ". Depuis il n'a cessé d'explorer avec minutie les multiples facettes de cet individu contemporain: le règne inédit de la mode, les métamorphoses de l'éthique, mais aussi la nouvelle économie des sexes, l'explosion du luxe et les mutations de la société de consommation. Dans ce livre, écrit en collaboration avec Sébastien Charles, Gilles Lipovetsky revient sur son itinéraire intellectuel et les différentes étapes de son travail, mais il apporte aussi un élément supplémentaire à son interprétation de la " seconde révolution moderne ": le " postmoderne " a fait son temps; nous sommes passés, pour le meilleur et pour le pire, à l'âge " hypermoderne "! – Notule de l’éditeur.

Malabou Catherine, Le change Heidegger. Du fantastique en philosophie, Léo Scheer, 2004, ISBN: 2-915280-19-3. Il est temps de proposer une nouvelle lecture de Heidegger, ce philosophe tant discuté au cours du XXe siècle. Il n’est question ici ni de l’accuser ni de l’excuser mais de quitter justement le terrain de la polémique pour découvrir le noyau de sa pensée: la transformation et le changement. Le problème de la différence passe ici au second plan pour laisser le champ libre à celui du changement. Derrière la question de l’être se cache bien en effet celle de la métamorphose. Comment changeons-nous une fois l’histoire terminée? Dans quelles métamorphoses, quelles migrations, quelles révolutions même peut-être sommes-nous engagés? À l’heure des façonnements de soi dans l’ordre sexuel, biologique, identitaire, les questions heideggeriennes prennent toute leur actualité fantastique. Une vision entièrement nouvelle de la pensée de la différence qui se construit au cours de dialogues avec la philosophie classique (Platon, Hegel, Nietzsche), la philosophie contemporaine (Marion, Deleuze, Derrida) et également la littérature (Ovide, Kafka, Sartre). – Notule de l’éditeur.

Marginalités et théâtres. Pouvoir, spectateur et dramaturgie, Actes du Colloque international organisé par le centre d'Etudes du Théâtre de l'Université de Paris XII les 19 et 20 septembre 2002, en collaboration avec l'IUFM de Créteil, textes rassemblés par Sylvie Jouanny, Librairie Nizet, 2004. ISBN: 2-7078-1284-6. – La notion de marges, couramment utilisée pour caractériser le théâtre contemporain, doit être explicitée: que signifie-t-elle, au singulier, au pluriel et par rapport à quel(s) centre(s) se définit-elle? Si les théâtres en marge ont toujours existé (théâtre baroques, théâtres privés...), les auteurs contemporains ont radicalisé la notion en mettant en " pièces " écriture et représentation du monde. La parole "erre" - pour reprendre l'expression d'A. Gatti - et détourne le traditionnel texte de théâtre. Des spectacles ignorent le: dialogue, la spectacularité, tout autant que l'acteur, effaçant ainsi tout signe identifiant du genre. Causes ou conséquences, les lieux de spectacle s'ouvrent: villes, cafés, rues, appartements, friches industrielles ou squats. Les institutions elles-mêmes intègrent ces phénomènes, obscurcissant la limite entre la marge et le centre: associations et comités de lecture, éditions, actions en faveur de publics en marge (handicapés, malades hospitalisés, détenus) se multiplient. Une sorte de réseau " off " se met ainsi en place, qui constitue un centre incontournable de la création contemporaine. Penser le théâtre contemporain en termes de marges, c'est poser au plan philosophique, historique, esthétique et politique le rapport entre l'art et le monde, par l'intermédiaire d'un art éminemment social. Le Centre d'Études du Théâtre de l'Université de Paris XII a organisé le premier colloque international sur cette question les 19 et 20 septembre 2002, en collaboration avec PIUFM de Créteil. Le présent ouvrage en constitue les Actes. Sylvie Jouanny Professeur à l'Université de Paris XII-Val-de-Marne. – Notule de l’éditeur.

Martin Jean-Clet, 100 mots pour jouir de l'érotisme, Les empêcheurs de penser en rond, ISBN: 2-84671-069-4

Martin Jean-Clet, Le corps de l'empreinte. Études photographiques, Photographies de François Rouan, Kimé, 2004, ISBN 2-84174-324-1. Tout dans la nature est photographique! La photographie constitue un arrêt sur image dont s'extrait la vie, stabilisée par-delà la mobilité affolante du temps. Elle arrache à la lumière une matière focalisée sous une photosynthèse qui fait se lever un peuple de cellules de plus en plus résistantes à la mort. S'incarne ainsi un désir d'immortalité comme une armée de fantômes, un cortège de répliquants qui chercheraient à se perpétuer dans l'image, ce tombeau durable de l'âme. De la lumière, s'extraient des reflets, des traces dont le corps n'existera qu'en ossifiant leurs contours les plus fins, les plus volatils, un peu à la manière de l'aile du papillon reproduisant le dessin de son milieu naturel jusque dans la disposition de ses farines. La vie est une évolution créatrice du visible dont nous avons cherché à tracer les axes, partant du règne minéral et végétal jusqu'à toucher aux empreintes génétiques de la chair pour se coaguler finalement dans les imageries de l'art comme en témoigne ici le travail photographique de François Rouan soumettant ainsi la philosophie à l'épreuve de la photographie. Jean-Clet Martin est directeur de programme au Collège International de Philosophie, auteur d'un Deleuze (Payot), d'un Van Gogh (Empêcheurs/Seuil) et de Parures d'Eros (Kimé) . – Notule de l’éditeur.

Martz Didier (direction), Vous avez dit euthanasie?, Collection: Jaune & Noir Médecine & philosophie, Éditions Le bord de l’eau, 2003, N° ISBN: 2-911803-68-x. – Confrontées à l'allongement progressif de l'espérance de vie de ses citoyens, les sociétés occidentales tentent, chacune à leur manière, de répondre à la question de la "fin de vie". Le débat en France ne fait que commencer. Il ne peut pas se contenter de quelques comptes-rendus journalistiques dont l'actualité nous abreuve parce qu'il faut bien commenter un fait divers: là à l'hôpital, ici un drame de la vie privée, etc. Evoquant la posture antique comme point de départ possible qui fait "du malade le maître du médecin", les auteurs interrogent et analysent les logiques sociales, individuelles, morales et éthiques qui traversent aujourd'hui notre société. Sur quoi fonder une éthique répondant "au face-à-face" ultime? Comment répondre à cette personne "le mourant" qui déjà n'a presque plus rien de commun avec le soignant puisqu'il perd sous ses yeux ce qui le rendait encore humain: la vie? Le livre est constitué de six courts chapitres: la prise de décision; le rôle et la place du "tiers"; le renoncement thérapeutique; le refus de soins chez le dément; désirer la mort; face à la demande d'euthanasie. Ce livre intéressera toutes les personnes désireuses de se faire une opinion de "la question de la fin de vie". Une opinion comme le montrent les auteurs qui engage la société tout entière. Bref une question sociale et politique. Les auteurs: Au début des années 2000 un groupe de réflexion (JALMAV) composé de médecins, de soignants, de psychologues et de philosophes s'est constitué afin de réfléchir à la question de l'euthanasasie. François BLANCHARD est professeur de Santé Publique et Chef du service de Gériatrie du C.H.U. de Reims. René DAVAL est Professeur de Philosophie à l'Université de Reims Champagne Ardenne. Charbanou JOCHUM est gériatre à Reims. Didier MARTZ, directeur de cabinet du recteur de l'Académie de Reims, est aussi professeur de philosophie. Il enseigne notamment à l'Université de Reims Champagne Ardenne. Il anime à Reims depuis plusieurs années un café de philosophie et de nombreuses émissions de radio. Isabella MORRONE, psychologue clinicienne et neuropsychologue travaille auprès de personnes souffrant de lésions cérébrales à Reims. Jean-Luc NOVELLA est praticien hospitalier spécialisé en gériatrie et en santé publique au C.H.U. de Reims. Elisabeth QUIGNARD est médecin gériatre, chef de service dans un centre hospitalier de proximité, à Sézanne (Marne). Mireille SIGAL est Maître de Conférences en Psychologie Clinique à l'Université de Reims Champagne Ardenne et Psychologue Clinicienne au Centre Hospitalier Universitaire de Reims. – Notule de l’éditeur.

Marx Karl, Transformer le monde, Éditions de la Martiniere, 2004; ISBN: 2-84675-096-3

Masson Céline, Parant Jean-Luc, La vie vaut la peine d'être visage. Essai sur le visage, Encre Marine, 2004, ISBN: 2-909422-77-1. C’est à la première heure du jour ou la dernière de la nuit que j’ouvris le livre fermé — par ses pages non découpées — de Jean-Luc Parant, Les Yeux, l’Envahissement des yeux (Corti, 2002). Il m’a ouvert les yeux ce matin-là. Ouvert encore à l’écriture, celle de la mi-jour, celle à la lisière du visible et de l’invisible. Il est question du corps. Il est question des yeux du corps, et du visible. Comment je vois le monde avec des yeux qui parfois sont aveugles, comment toucher des yeux le monde si près et si loin. La matière du monde et la matière du corps sont mises en contact par la matière des yeux, une matière voyante pour dire le monde aux aveugles que nous sommes. Avec nos yeux nous laissons des traces, celles de leur passage sur la surface du visible, petits cailloux blancs qui sont autant de larmes du corps des yeux. Alors, avec les yeux nous pleurons pour mieux voir le monde car après le répit des larmes le monde est plus clair et le ciel plus proche de nos yeux. Et si nous pouvons toucher le ciel écrit Jean-Luc Parant, nous ne pourrions plus le voir sans vouloir l’acheter. On a parfois besoin des yeux de l’autre pour voir et peut-être bien de ceux de Jean-Luc Parant pour les ouvrir un peu plus. Alors en cette heure matinale d’un jour d’été, je décidais de l’appeler pour lui dire…. – Notule de l’éditeur.

Miller Jacques-Alain (dir), Lakant, La Cause freudienne, 2004, ISBN: 2-905040-43-2. «Des psychanalystes se réunissent pour étudier, avec Jacques-Alain Miller, les réponses de Freud et de Lacan aux trois questions de Kant: «Que puis-je savoir? Que puis-je faire? Que m’est-il permis d’espérer?». Une passion inédite les gagne: faire sourdre de Kant une vérité qui puisse éclairer l’orientation lacanienne, en termes cliniques comme en termes de discours. La méthode avait fait ses preuves depuis que Lacan s’était servi, en 1963, de Sade pour révéler une vérité de Kant intéressant éminemment tout analysant - l’accès à l’axiome de son fantasme, qui dirige ses conduites et sa vie, était possible. Le sujet autonome de Kant, soumis à la loi qu’il se donne à lui-même, éclaire un point capital et constitutif de l’expérience analytique: la division du sujet. Kant est encore un point d’appui pour lutter contre l’objectivation du sujet par les neurosciences, et résister à l’engloutissement de la psychanalyse par le discours capitaliste. Quelle vérité de Kant a-t-elle été recueillie à Barcelone, et pour quel avenir de la psychanalyse? Il n’y a pas de meilleure réponse que celle de Kant: Accéder aux Lumières consiste pour l’homme à sortir de la minorité où il se trouve par sa faute. En vérité, il ne s’agit que de psychanalyse: Que puis-je savoir dans une analyse?, Que puise faire sinon une analyse? Que m’est-il permis d’espérer d’une analyse? La réponse est ici: «Sapere aude», Ose savoir et décider » Yasmine Grasser . – Notule de l’éditeur.

Modreanu Simona, Cioran, Oxus, ISBN: 2-84898-007-9

Monet Annick dir., Le jardin romain. Épicurisme et poésie à Rome. Mélanges offerts à Mayotte Bollack, Collection UL3-Travaux et recherches, Ceges-Centre de gestion de l'édition scientifique Université Charles de Gaulle-Lille 3, 2003, ISBN: 2-84467-057-1. - Table des matières. Avant-propos (Annick Monet) INTRODUCTION Marcello Gigante (Naples): Philodème entre Catulle et Lucrèce. LE CADRE POLITICO-CULTUREL Luciano Canfora (Bari): La première réception de Lucrèce. Carlos Lévy (Paris IV-Sorbonne), D'Amafinius à Cicéron. Quelques remarques sur la communication de L. Canfora. Alessandro Schesiaro (King's College, Londres): Politics, Rhetoric and Didaxis in Lucretius. Mario Capasso (Lecce): Filodemo e Lucrezio: Due intellettuali nel patriai tempus iniquum. Daniel Delattre (CNRS, IRHT, UPR 841), Présence ou absence d¹une copie du De rerum natura à Herculanum (Réponse à Mario Capasso). LE RAPPORT AU MAÎTRE Sabine Luciani (Université Paul Valéry - Montpellier III), Philodème et la "réhabilitation" de Démocrite dans l'épicurisme. Graziano Arrighetti (Pise): L'épicurisme de Philodème et de Lucrèce face à la culture de l'Hellénisme. Quelques problèmes. Michael Erler (Würzburg): Exempla amoris. The epicurean epilogismos as philosophical background of Lucretius' Diatribe against love. LA LANGUE POÉTIQUE Clara Auvray-Assayas (Univ. de Rouen, IUF), Lucrèce et Cicéron sur la poétique de la traduction: note au De rerum natura I, 116-145 / I, 921-950. Alain Gigandet (Paris XII-Créteil): Lucrèce: Tradition poétique et combat éthique. Diskin Clay (Duke University), Lucretius' Honeyed Muse: The History and Meaning of a Simile James Porter (Univ. of Michigan): Lucretius and the Poetics of Void. Ivano Dionigi (Univ. de Bologne), Lucrezio ovvero la grammatica del cosmo. INFLUENCES DE LUCRÈCE ET DE L'ÉPICURISME Jacqueline Fabre-Serris (Univ. de Lille 3), Le De rerum natura et la poésie pastorale hellénistique. Sur le rôle joué par Lucrèce dans la réception de la poésie grecque à Rome. Régine Chambert (Compiègne), L'influence de Lucrèce dans les poèmes de jeunesse de Virgile. Denys Thouard (CNRS, UMR 8519), Kant et Lucrèce. LECTURES José Alice Kany-Turpin (Univ. de Paris XII-Créteil): Lucrèce, De natura rerum, livre V, 165-186 et livre V, 432-470 et Diogène d'‘noanda, fr. 20 Smith. Jürgen Hammerstaedt (Univ. d'Iéna): Une ancienne discussion sur les critères de l'excellence du poème (Philodème, Poèmes V, PHerc. 1425, col. 25 sq. Mangoni: réexamen du texte). Annick Monet (CNRS, UMR 8519): Cratès, les normes et l'ouïe: le modus operantdi de Philodème (Philodème, Poèmes V, col. xxvi 25-xxviii 12 Mangoni). 59653 Villeneuve d'Ascq ceges@univ-lille3.fr. – Notule de l’éditeur.

Moutouh Hugues, Attal-Galy Yaël, Droits de l'homme et catégories d'individus, LGDJ, 2004, ISBN: 2-275-02445-X. Contrairement au mythe révolutionnaire relatif à l’existence juridique d’une société homogène et indivisible composée d’individus uniformes, le droit reflète aujourd’hui les images contrastées de catégories plurielles de personnes. L’émergence des catégories d’individus procède d’une mutation des droits de l’homme, envisageant ce dernier non plus comme une unité abstraite calquée sur le modèle majoritaire, mais comme une pluralité concrète correspondant à l’hétérogénéité du réel. L’adaptation prospective du principe d’égalité aux particularismes des conditions humaines a ainsi mené à une institutionnalisation des différences individuelles qui a permis d’enrayer les inégalités les plus choquantes touchant les victimes de l’uniformité. Aussi, parvenir à l’égalité réelle conduit à recourir à des procédés juridiques spécifiques, inégalitaires, dérogatoires au droit commun, l’objectif étant d’aboutir à terme à une véritable universalité de la règle. En cela, la catégorisation apparaît comme une pure construction juridique qui tend à saisir des individus souffrant d’une diminution de leurs droits et ayant au moins en commun une spécificité de nature intrinsèque comme le sexe, l’âge, l’état de santé, le handicap, ou extrinsèque, comme la privation de liberté ou l’extranéité. Ainsi, à la différence des minorités et des groupes, la catégorie s’appréhende de l’extérieur; il n’y a pas d’intérêt véritablement collectif entre ses membres et l’agrégat d’individus qui définit la catégorie ne constitue pas une communauté. Il y a seulement des intérêts individuels qui sont parallèles et sensiblement identiques. En désignant des entités vulnérables, la catégorisation des individus et des droits a certes permis d’œuvrer pour le meilleur, mais a aussi participé au pire. Non seulement, elle a autorisé l’exclusion de certains ensembles de personnes du bénéfice de certains droits, notamment les étrangers, mais a aussi accentué les stigmates de la différence, car désigner c’est relever des infériorités, et constater ouvertement la minoration des droits d’individus spécifiques. Par ailleurs, l’institutionnalisation des différences et des particularités a engendré une diversification anarchique des règles de droit et une exacerbation des conflits de droits entre les différentes catégories d’individus. La spécialisation des textes a fait perdre au concept de droit de l’homme son sens universel et la règle de droit a occulté sa vocation, non pas d’uniformité, mais d’universalité. S’investir dans la problématique du droit de la différence impose donc de s’interroger sur les incidences d’un mouvement, favorable pour ses bénéficiaires, mais lourd de conséquences pour l’entendement du droit et des droits de l’homme. – Notule de l’éditeur.

Mucchielli Laurent, Mythes et histoire des sciences humaines, Éditions La Découverte, 2004, Collection «Recherches», 350 p. Du statut de « fondateur » de la sociologie française attribué à Émile Durkheim à la façon dont on s’empare régulièrement du personnage de Gabriel Tarde à des fins moins historiques que polémiques, l’histoire des sciences sociales en France est traversée par un certain nombre de mythes fondateurs qui ne résistent pas à l’analyse historique rigoureuse, et que l’on enseigne pourtant aux générations d’étudiants depuis parfois plusieurs décennies. Ce sont ces mythes que Laurent Mucchielli entreprend de déconstruire dans cet ouvrage ambitieux. La première partie interroge la façon d’écrire l’histoire et met en question des idées pourtant classiques en sociologie: ainsi de l’opposition entre sociologie allemande et sociologie française, entre tradition durkheimienne et tradition wébérienne, de la coupure radicale qu’aurait introduite l’École des Annales en 1929 dans l’histoire de l’historiographie française, ou encore du mythe selon lequel la psychologie sociale n’existerait que depuis les années 1960 en France parce que la sociologie durkheimienne l’aurait « tuée dans l’œuf » à la fin du XIXe siècle. À chaque fois, Laurent Mucchielli montre comment ces versions du passé procèdent de jugements anachroniques et intéressés qui ne sont pas fondées historiquement. Dans une seconde partie, à travers l’étude du conflit entre la sociologie durkheimienne et la raciologie des anthropologues au moment de l’affaire Dreyfus, du conflit entre Halbwachs et Blondel sur la psychologie collective, de la naissance de la psychologie universitaire autour de Ribot, ou encore de la stratégie d’écriture des Règles de la méthode sociologique par Durkheim, l’auteur illustre la nécessité d’analyser les contextes, les réseaux, les conflits, tels qu’ils se déroulèrent, réellement à l’époque. – Notule de l’éditeur.

Munster Arno, L'école de Marbourg. Le néo-kantisme de Hermann Cohen vers le socialisme éthique?, Kimé, 2004, ISBN: 2-84174-325-X. Si la première moitié du XIXe siècle a été marquée par une éclipse relative de la pensée kantienne dont la cause était la montée en puissance de la philosophie hégélienne, du romantisme et de la pensée de Schelling, d'une part, et de celle de Schopenhauer, d'autre part, il en résulte que la philosophie spéculative occupait de 1800 à 1840 le devant de la scène, la seconde moitié du XIXe siècle -bien que marquée par le développement, dans le sillage de Hegel et de Feuerbach, du matérialisme historique et dialectique (Marx, Engels ) - sera aussi le théâtre d'un renouveau spectaculaire du kantisme dont le principal architecte est, incontestablement le philosophe marbourgeois Hermann Cohen(1842-1918). – Notule de l’éditeur.

Nancy Jean-Luc, Chroniques philosophiques, Galilée, 2004, ISBN: 2-7186-0632-0. Ce livre est le recueil des chroniques données à France-Culture de septembre 2002 à juillet 2003, chaque dernier vendredi du mois dans l’émission « Les vendredis de la philosophie » des vendredis de la philosophie de France Culture (septembre 2002 à juillet 2003).

Ost François, Raconter la loi, Odile Jacob, 2004, ISBN: 2-7381-1371-0. - Qu’est-ce que les mythes et les grands archétypes de la littérature universelle nous enseignent sur l’origine et le destin du droit? La donation de la loi du Sinaï, l’invention de la justice chez Eschyle, la révolte de conscience d’Antigone, la souveraineté de l’individu pour Robinson Crusoé, les paradoxes de la liberté chez Faust, la déchéance de la loi avec Kafka: telles sont les étapes majeures d’un parcours narratif aux sources d’un imaginaire juridique trop souvent méconnu. Entre le " tout est possible " du récit et le " tu ne dois pas " de la loi, l’institution du social ne cesse de s’inventer des formes inédites. Au rebours d’une vision formaliste ou moraliste du juridique, ce livre poursuit une grande ambition: replonger le droit dans la fiction littéraire pour lui permettre de renouer avec ses racines. - Juriste et philosophe, vice-recteur des facultés universitaires Saint-Louis à Bruxelles, François Ost enseigne également à Genève et à Louvain-La-Neuve. Il dirige l’Académie européenne de théorie du droit et préside la Fondation pour les générations futures. Il a notamment publié Le Temps du droit. – Notule de l’éditeur.

Paolo Bettiolo - Giovanni Catapano - Cristina D'Ancona - Antonio Donato - Chiara Guerra - Cecilia Martini - Carlo Marzolo - Annamaria Schiaparelli - Marco Zambon, Plotino, La discesa dell'anima nei corpi (Enn. IV 8[6]). Plotiniana Arabica (pseudo-Teologia di Aristotele, capitoli 1 e 7; "Detti del Sapiente Greco", a cura di Cristina d'Ancona, Padova, Il Poligrafo, 2003 (Subsidia Mediaevalia Patavina, 4), pp. 550, ISBN 88-7115-275-1. e-mail poligrafo@tin.it In the third century AD, Plotinus elaborated a new version of Platonism, re-interpreting its principal metaphysical and psychological themes in the light of Aristotle's criticism and the philosophical and religious context of his age. The problem of the relationship between body and soul is central to most of his treatises, collected by Porphyry in his fourth Ennead. Towards the mid ninth century, in Baghdad, the fourth to the sixth Enneads were translated into Arabic and from this tradition was born the pseudo-Theology of Aristotle, one of the most important witnesses of Arabic neo-Platonism, a work which had a great influence on the thought of al-Farabi and Avicenna. This volume contains the translation of Plotinus' treatise On the descent of the soul into bodies (IV 8[6]) and its Arabic paraphrase. – Notule de l’éditeur.

Pascal Blaise, Le coeur a ses raisons, Éditions de la Martiniere, ISBN: 2-84675-099-8

Pascal Blaise, Les Provinciales. Pensées et opuscules divers, L.G.F., ISBN: 2-253-13277-2

Pettit Philip, Républicanisme. Une théorie de la liberté et du gouvernement, Gallimard, 2004, ISBN: 2-07-076838-4. Trad. de l'anglais par Patrick Savidan et Jean-Fabien Spitz , 448 pages. Collection NRF Essais. Le républicanisme n'est pas français. Inventé par la cité libre grecque, nourri par les cités-États libres de l'Italie de la Renaissance ou la république de Hollande du XVIIe siècle, porté par les courants antimonarchistes de la Révolution anglaise, les colons révolutionnaires de l'Indépendance américaine ou les courants radicaux de la Révolution française, il est la manière la plus ancienne de penser la liberté politique: la liberté comme non-domination, c'est-à-dire comme l'absence de subordination à une autorité susceptible de devenir arbitraire. Restituer l'histoire du républicanisme comme idée de liberté et non pas comme simple régime politique, c'est exhumer d'abord un ensemble cohérent de présupposés centraux dans le développement de la vie politique européenne, antérieurement à la Révolution française. C'est, à partir de ces présupposés, élaborer ensuite une philosophie néorépublicaine qui entend défendre une conception du gouvernement distincte de celle propre aux perpectives libérale et populiste. C'est soulever, enfin, la question de la particularité du républicanisme français: Sieyès est-il fidèle au républicanisme lorsqu'il remplace le discours du peuple par celui de la nation? L'insistance sur des notions aussi centrales que celles de peuple unitaire et de nation unitaire permet-elle de défendre les objectifs républicains: l'instauration d'une communauté et l'accomplissement de l'égalité? Quelle est la signification constitutionnelle de l'appel à une souveraineté du peuple ou de la nation? . – Notule de l’éditeur.

Plouvier Paule, Alquie Ferdinand, Cahiers de jeunesse, L’Age d’homme, ISBN: 2-8251-1865-6.

Prum Michel dir., Les Malvenus, Race et sexe dans le monde anglophone, éditions L'Harmattan, collection "Racisme et eugénisme".

Quesne Philippe, Les recherches philosophiques du jeune Heidegger, Phaenomenologica, Kluwer Academic Publishers, 2003,

Revue. Cahiers Jean Jaurès, ISSN: 1268-5399. Trimestriel (Société d’Études Jaurésiennes, 33 rue de Cronstadt, 75015 Paris), n° 163-164, janvier-juin 2002, 158 p. «Lucien Febvre et l’Encyclopédie française».

Revue. Critique, n° 679 96 p. ISBN 2. 7073. 1824. 8. Articles sur: Deleuze, L'Ile déserte et autres textes et Deux régimes de fous. Octave Debary, La Fin du Creusot ou l'Art d'accommoder les restes. Michel Jeanneret, Éros rebelle Littérature et dissidence à l'âge classique. Carmelo Bene, Notre-Dame-des-Turcs suivi de Autographie d'un portrait. Jürgen Habermas, L'Avenir de la nature humaine. Vers un eugénisme libéral? Philippe Sabot, Philosophie et Littérature. Approches et enjeux d'une question.

Revue. Cultural Studies. Études culturelles. Coordonné par André Kaenel, Catherine Lejeune et Marie-Jeanne Rossignol. Sommaire. L'émergence des cultural studies de Birmingham à New York: un double engagement politique et théorique. Les cultural studies face aux disciplines, en sciences sociales et humaines. Regards sur la littérature: nouveaux textes, nouvelles lectures. Presses Universitaires de Nancy - 196 pages, Contact: pun@univ-nancy2.fr. – Notule de l’éditeur.

Revue. Déviance et Société, ISSN: 0378-7931. Trimestriel (Rédaction: IFRESI-CNRS, 2 rue des Canonniers, F-59800 Lille. Tél. 03 20 12 28 37 Fax 03 20 12 58 31; e-mail: deviance@ifresi.univ-lille1.fr; www.devianceetsociete.com. Éditeur: Médecine et Hygiène, Genève. Tél. (022) 702 93 11; Fax (022) 702 93 55; e-mail: abonnements@medecinehygiene.ch), vol. 27, n° 3/2003 . Numéro spécial «Les drogues au travail», Maria Luisa Cesoni, Dan Kaminski (eds.)

Revue. Droit et Cultures. Revue semestrielle d’anthropologie et d’histoire. ISSN: 0247-9788. Semestriel (Centre Droit et Cultures de l’Université Paris X-Nanterre et Association Droit et Cultures, 200 av. de la République, 92001 Nanterre Cedex. Tél./Fax 01 40 97 73 64; e-mail: jlahmani@u-paris10.fr. Diffusion: Éditions L’Harmattan, 5-7 rue de l’École Polytechnique, 75005 Paris), n° 46, 2003/2, 240 p. «Utiliser le droit: variations culturelles». 1. Usages interculturels du droit: théorie et pratiques: C. Eberhard, «Prérequis épistémologiques pour une approche interculturelle du droit. Le défi de l’altérité»; R. Lafargue, «Les contraintes posées par l’article 75 de la Constitution: entre clause coloniale et facteur d’émancipation»; B. Portier, «Les lois musulmane, indonésienne et coutumière concernant la circulation des enfants dans une communauté matrilinéaire et musulmane de Sumatra ouest»; V. Ambare, V. Fraissinier, «Loi écrite et coutume en droit malgache. L’arrêt du 5 mars 1897»; M.-P. Ballarin, «Les reliques des rois de l’Ouest malgache. Histoire d’un procès (1957-1997)»; P. Ogo Seck, «Justice et sorcellerie en Afrique Occidentale et Centrale (1900-1960)». 2. Usages du droit et contexte local (resp. Chantal Kourilsky-Augeven): I. Carles Berkowitz, “Socialisation juridique et socialisation par genre: la sécurité et l’autorité chez les jeunes issus de l’immigration”; C. Kourilsky-Augeven, «Genre, contexte local et socialisation juridique: femmes de Moscou, femmes d’Ivanovo»; O. Zdravomyslova-Stoyounina, «L’usage du droit dans la vie quotidienne en Russie: une analyse comparée d’interviews recueillies à Moscou et Ivanovo»; M. Arutiunyan, «‘Lutte ou fuite’. Ou comment les gens ordinaires parlent de leur expérience face au Droit ou à leurs droits. Comptes rendus.

Revue. Information & Documentation Juridiques. Législation, Jurisprudence & Doctrine, ISSN: 0771-0704. Mensuel (Kluwer, Avenue Louise, 326, Bte 56, B-1050 Bruxelles. Tél. 0800-40-310; Fax 02/300 30 01; e-mail: customer@editionskluwer.be), 2003, octobre, n° 8, 193 p.; novembre, n° 9, 64 p.

Revue. Journal of Law and Society, ISSN: 0263-323X. Trimestriel (Cardiff Law School, P.O. Box 427, The Law Building, Museum Avenue, Cardiff CF10 1XD, Wales, G.-B. Diffusion: Blackwell Publishers), vol. 30, n° 4, december 2003, p. 479-625. Articles: Adam Crawford, “Contractual governance of deviant behaviour”; Julie Brownlie, “’An unsolvable justice problem’? Punishing young people’s sexual violence”; Ellie Lee, “Tensions in the regulation of abortion in Britain”; Richard Mullender, “Hegel, human rights, and particularism”; Dave Whyte, “Lethal regulation: State-corporate crime and the United Kingdom government’s new mercenaries”. Book reviews: Richard W. Bauman: Ideology and community in the first wave of critical legal studies (Richard L. Abel); Eric A. Posner: Law and social norms (John Armour); Shoshana Felman: The juridical unconscious: trials and traumas in the twentieth century”.

Revue. Law & Society Review. The Journal of the Law and Society Association. ISSN: 0023-9216. Trimestriel (Institute for Legal Studies, Univ. of Wisconsin Law School, 975 Bascom Mall, Madison, WI 53706-1399; e-mail: exec_office@lawandsociety.org; www.lawandsociety.org/review/), vol. 37, n° 4, 2003, p. 687-844. Of general interest: C. Coglianese, D. Lazer, “Management-based regulation: prescribing private management to achieve public goals”; B. M. Price, “How green was my valley? An examination of tournament theory as a governance mechanism in Silicon Valley law firms”; R. Moorhead, A. Sherr, A. Paterson, “Contesting professionalism: legal aid and nonlawyers in England and Wales”; D. W. Romereo, F. Sanders Romero, “Precedent, parity, and racial discrimination: a federal/State comparison of the impact of Brown v. Board of Education”. Research note: H. M. Kritzer, M. J. Richards, “Jurisprudential regimes and supreme court decisionmaking: the Lemon regime and establishment clause cases”.

Revue. Les cahiers de Chiasmi international, Merleau-Ponty aux frontières de l'invisible, No. 1. 2003

Revue. Lien social et politiques – RIAC (Éditions ENSP, Av. du professeur Léon Bernard, F-35043 Rennes cedex. Tél. 02 99 54 90 98; fax: 02 99 54 22 84. Secrétariat de rédaction, B. Le Bihan, LAPSS-ENSP: 02 99 02 28 54), n° 50, Automne 2003. «Société des savoirs, gouvernance et démocratie», numéro réalisé par Claude Martin et Denis Saint-Martin. Présentation; In Memoriam: À notre ami Jean-Noël I - Les savoirs dans la société: F. Lesemann, «La société des savoirs et la gouvernance: la transformation des conditions de production de la recherche universitaire»; G. Pinson, «Le chantier de recherche de la gouvernance urbaine et la question de la production des savoirs dans et pour l’action»; C. Martin, «Les savoirs aux prises avec l’opinion: l’exemple des effets du divorce». II - Démocratisation de la gestion des risques: F. Scala, «Experts, embryons et ‘économie d’innovation’: la recherche sur les cellules souches dans le discours politique au Canada»; É. Montpetit, «La démocratisation de la gestion des risques»; D. Béland, J.-P. Viriot Durandal, «L’expertise comme pouvoir: le cas des organisations de retraités face aux politiques publiques en France et aux États-Unis». III - Production des savoirs par la société civile: Y. Lochard, M. Simonet-Cusset, «Entre science et politique: les politiques du savoir dans le monde associatif»; R. Laforest, M. Orsini, «Savoir, pouvoir et pragmatisme: l’expertise au service de l’action sociale»; N. Boucher, «Handicap, recherche et changement social. L’émergence du paradigme émancipatoire dans l’étude de l’exclusion sociale des personnes handicapées». Hors thème: G. Bjork Eydal, “Politique de la petite enfance dans les pays nordiques».

Revue. Mouvements, n°31, Les hommes en crise?, Éditions La Découverte, 2004, 176 p. Si la domination masculine reste bien active dans de nombreuses sphères de la société, les relations entre les hommes et les femmes ont connu d'importantes évolutions. Face à la remise en question des rôles sexués, principalement portée par le féminisme, et au brouillage des identités qui l'accompagne, la masculinité serait entrée en crise. Ce dossier fait le point sur la question. à paraître le 29 janvier 2004. – Notule de l’éditeur.

Revue. Noesis n° 5, Formes et crises de la rationalité au XXe siècle, Tome 2, « Epistémologie » dirigé par Jean-Luc Gautero et Paul-Antoine Miquel (Centre de Recherche d'Histoire des Idées, Nice). Diffusion: Vrin, 6 place de la Sorbonne, 75005 Paris. Sommaire. "L'horizon sémantique et catégorial de la méthode axiomatique", par Frédéric Patras; "Le complexe dénotant défini de Russell", par Philippe Gac; "Le laser, ou l'impensable ingénierie quantique" par Eric Picholle; "Crise de la rationalité en chimie au milieu du XIXe siècle: L'approche structurale", par Myriam Scheidecker; "Les bricolages de la nature", par Paul-Antoine Miquel; "Sociologie de la connaissance scientifique et rationalité", par Jean-Luc Gautero; "Trois approches de l'irrationnel: Davidson, Matte-Bianco et Da Costa", par Alessio Moretti. – Notule de l’éditeur.

Revue. Philosophie, n° 80, Éditions de Minuit, 96 p. ISBN 2. 7073. 1861. 2. CLAUDE ROMANO Dix ans de “Philosophie ” HEGEL Leçons d'Iéna 1801-1802. Fragments de manuscrits. (Traduction d'Alexandra Michalewski). PHILIPPE GROSOS Patience et inquiétude selon Hegel MARTIN RUEFF Qui dans ses poings a recueilli le vent?Le téléphone portable et la structure des relations de personne (I). CLAUDE ROMANO Anscombe et la philosophie herméneutique de l'intention.

Revue. Pouvoirs N° 108: L'opposition, Jan Pascal, Carcassonne Guy, Lauvaux Philippe, Bousquet François-Charles, Seuil, ISBN: 2-02-062867-8

Revue. Raisons politiques N° 12 novembre 2003: Le corps du libéralisme volume 2, Iacub Marcela, Thomas Laurence, Jarvis Thomson Judith, Nalin Speranta-Dumitru, Presses de Sciences Po, ISBN: 2-7246-2964-7

Revue. Recherche Droit et Justice. Lettre d’information de la Mission de recherche Droit et Justice ISSN: 1280-1496. Trimestriel (Mission de Recherche Droit et Justice, 247 rue Saint-Honoré, 75042 Paris cedex 01. Tél. 01 44 77 66 60; Fax 01 44 77 66 70; e-mail: mission@gip-recherche-justice.fr; www.gip-recherche-justice.fr), n° 16, novembre 2003, 24 p. Rubriques: «Regards, Thèses, Équipe de recherche, Dossier («Les enlèvements transfrontaliers d’enfants»), Point de vue, Notes de lecture, Recherches, Actualité».

Revue. Topique N° 84: Mythes et anthropologie. Bidou Patrice, Juillerat Bernard, Valabrega Jean-Paul, Mijolla-Mellor Sophie de, L’Esprit du temps, ISBN: 2-84795-017-6

Ricoeur Paul, Parcours de la reconnaissance. Trois études, Stock, ISBN: 2-234-05650-0.

Riffard Pierre, Les philosophes: vie intime, PUF, ISBN: 2-13-053968-8

Rollet Jacques, Religion et politique. Le christianisme, l'Islam, la démocratie, L.G.F., ISBN: 2-253-13065-6

Sandkühler Hans Jörg, Natures et cultures épistémique, Kimé, 2003, ISBN 2-84174-314-4. Ce livre, issu de conférences à la Sorbonne, aborde des questions d´épistémologie, de philosophie des sciences et d´histoire de la philosophie et de la science depuis Kant. Il traite du discours sur la nature, du pluralisme et de la relativité des convictions et des vérités. Au centre de cette étude se trouve donc la nature dans les langues de la culture. Sont présentés non seulement certains problèmes liés aux rapports entre la philosophie et les sciences de la nature depuis la physiologie moderne, mais encore les questions que pose la 'nature' pour la théorie de l´État, du droit et de la société. L´auteur Hans Jörg Sandkühler, Professeur de philosophie à l´Université de Brême. Principaux domaines de recherche: épistémologie, philosophie des sciences, théorie du droit et de l´État. Editeur de l´ „Enzyklopädie Philosophie" (1999, 2 volumes). – Notule de l’éditeur.

Sauvanet Pierre, Éléments d'esthétique, Ellipses Marketing, ISBN: 2-7298-1638-0

Schleiermacher F-D-E, Éthique. Le "Brouillon sur l'éthique" de 1805-1806, Cerf, 2004, ISBN: 2-204-07248-6. Avec des notes prises à ses cours par August Boeckh. Présentation, traduction de l'allemand et notes par Christian Bernier. Avec la traduction de cette première version de l'« Éthique », proposée après celle de l'« Herméneutique » et de la « Dialectique », le lecteur français dispose désormais de tous les éléments requis pour prendre la mesure du projet philosophique de Schleiermacher. C'est en effet l'éthique qui sous-tend l'ensemble du système en ce qu'elle met en perspective l'action de l'esprit sur la nature, dont l'histoire se déchiffre dans le développement de la société humaine. S'attachant à analyser l'ensemble des aspirations et réalisations inscrites dans l'émergence des différentes communautés auxquelles il appartient, Schleiermacher montre comment l'homme, de par son activité communicationnelle, orientée vers la compréhension (herméneutique) et la discussion (dialectique), crée un univers à part, celui d'un sens à la fois rationnel et moral. – Notule de l’éditeur.

Searle John-R, Liberté et neurobiologie. Réflexions sur le libre arbitre, le langage et le pouvoir politique, Grasset et Fasquelle, 2004, ISBN: 2-246-64031-8. John Searle est professeur de philosophie à l'Université de Berkeley (Californie). Grande figure du courant de la philosophie analytique, il est l'auteur d'un œuvre considérée, abondamment discutée. Pami ses ouvrages traduits en français, La redécouverte de l'esprit (Gallimard, 1992), La construction de la réalité sociale (Gallimard, 1998), Le mystère de la conscience (Odile Jacob, 1999). Le philosophe américain John Searle a établi sa renommée internationale, universitaire et intellectuelle, grâce à ses travaux sur le langage et sur l'esprit humain. Intégrant les acquis de la recherche récente dans le domaine des sciences cognitives et de la neurobiologie, il pose, pour nous, la question: quelle doit être la nature de l'esprit, comme fait physique, pour que la liberté soit possible? Dans cet ouvrage stimulant, un philosophe de premier plan nous fait part, avec vigueur et clarté, des thèses et des interrogations qui sont les siennes sur des questions qui intéressent très directement l'idée que l'on se fait communément de l'être humain, comme être politique et comme être de liberté. – Notule de l’éditeur.

Semeria Yves, Promenades primesautières à travers la philosophie, Arlea, ISBN: 2-86959-646-4

Sirinelli Pierre, Propriété littéraire et artistique, 2e édition 2003, Dalloz-Sirey, ISBN: 2-247-02730-X

Tazi Nadia (sous la direction de), L’expérience, Éditions La Découverte, 2004, Collection « Les mots du monde », 140 p. Dans le cadre de la collection « les mots du monde », cinq auteurs (philosophe, anthropologue, historien, linguiste...) issus d’aires culturelles différentes (Afrique noire, Chine, États-Unis, Europe de l'Ouest, Inde, monde arabe) confrontent leur vision de l'« expérience » . – Notule de l’éditeur.

Tazi Nadia (sous la direction de), L’identité, Éditions La Découverte, 2004, Collection « Les mots du monde », 140 p. Dans le cadre de la collection « les mots du monde », cinq auteurs (philosophe, anthropologue, historien, linguiste...) issus d’aires culturelles différentes (Afrique noire, Chine, États-Unis, Europe de l'Ouest, Inde, monde arabe) confrontent leur vision de l'« identité». – Notule de l’éditeur.

Tazi Nadia (sous la direction de), Masculin/Féminin, Éditions La Découverte, 2004, Collection « Les mots du monde », 154 p. Dans le cadre de la collection « les mots du monde », cinq auteurs (philosophe, anthropologue, historien, linguiste...) issus d’aires culturelles différentes (Afrique noire, Chine, États-Unis, Europe de l'Ouest, Inde, monde arabe) confrontent leur vision des rapports du féminin et du masculin. – Notule de l’éditeur.

Traverso Enzo, La pensée dispersée. Figures de l'exil judéo-allemand, Léo Scheer, 2004, ISBN: 2-84938-002-4

Victor Lucien, Goubier-Robert Geneviève, Rousseau juge de Jean-Jacques, Atlande, ISBN: 2-912232-66-X

Xifaras Mikhaïl, La propriété. Étude de philosophie du droit, PUF, ISBN: 2-13-053791-X