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Chimères
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La revue CHIMERES annonce les "Journées de CHIMERES": (7 et 8 décembre 2002).
"Nous vous annonçons le report des Journées de Chimères prévues initialement pour le mois d'octobre et qui se dérouleront les 7 et 8 décembre au CICP (Centre International de Culture Populaire) à Paris. Ci-joint la dernière version en date du texte introductif à ces Journées « Le désir d'insécurité ». Nous vous enverrons ultérieurement le programme détaillé et le bulletin d'inscription à ces Journées".
La rédaction
 


- CHIMERES n° 47: "Apocalypse, nevermore"
Automne 2002 - 192 pages
SOMMAIRE :
JOURNÉES 2002 (avant-propos). Valérie Marange, Le désir d'insécurité
POLITIQUE
Erri De Luca, Italie: «Un détenu politique flambant neuf » « … le ciel est pris d'une forte secousse»
Palestine
François Châtelet, Réflexions sur une hypothèse: «la Grande Palestine»
(introduction de Nathalie Perrin)
Bolivie Manuel de la Fuente, La guerre de l'eau à Cochabamba
TERRAIN
R. L., Les isolés
Pier Paolo Pasolini, La forme d'une ville (introduction de Philippe Duboÿ)
Chiapas
orge Santiago, Éduquer les enfants à l'autonomie
CONCEPT
Anne Querrien, Devenir-femme, communauté et multitude
CLINIQUE
P. Brétécher & M. Hersent, Progrès : initiatives d'insertion en santé mentale
Dany Joseph Ducosson, Le malheur de la question, c'est la réponse
ESTHETIQUE
Georges Bloess, Sagesse des fragments surréalistes
Bernard Réquichot, L'expérience plastico-analytique
Didier Aschour, Alvin Lucier, un phénomène sonore
MACHINES
Janice Caiafa, Créer, faire créer
FICTION
Olivier Apprill, Les aspérides (encres : Armelle Ritter)
NOTES DE LECTURE
René Schérer, Apocalypse now, nevermore


- CHIMERES n° 46 : Espaces publics, territoires invisibles
Éditorial. Nanterre-la-Folie
L'histoire se répète depuis plusieurs mois sans qu'on n'y prenne garde. Là c'est un événement inimaginable de l'autre côté de l'Atlantique ; ici c'est un fait sans précédent dans une banlieue de la capitale. Dans les deux cas, c'est la même réponse sociale et médiatique. Il faut couvrir l'absolue singularité de ces gestes, contenir leur possibilité de contagion, la peur et la panique, le questionnement légitime sur le sens de ces passages à l'acte. On invoquera d'abord l'exceptionnalité, le caractère absolument imprévisible de tels gestes - le système n'est pas pris en défaut, les gouvernants contrôlent la situation, n'ayez crainte populations… Puis, dans le même mouvement, il faudra tout de même expliquer l'inexplicable, rendre compte, donner des raisons, on convoquera donc une batterie d'experts au service de l'interprétation. D'un côté on surenchérit dans le mythe ; de l'autre on surjoue la raison, c'est la matrice rhétorique qui justifie l'état d'exception permanent dans lequel vivent désormais nos sociétés. Dans ce dispositif discursif d'annulation où la charge d'un événement est prise en étau, une fonction particulière est réservée au psychologue. Il fournit le lexique de la réprobation unilatérale, folie, démence, barbarie, etc. On le remarque à propos des crimes sexuels comme pour le terrorisme, le champ psychiatrique - paupérisé et dévalué - est aujourd'hui annexé au champ juridique, mode de production privilégié d'une anormalité de masse qui ne connaît pas encore ses lois. (suite)
Extraits du sommaire:
TERRAIN : la rue
Nabile Farès, Apartheid et immigration : « Qui fait la guerre à qui ? »
CIMADE, Un 22 septembre à Bassens
Kamel Khélif, Banlieue, je crois que cela veut dire lieu banni
Les Engraineurs, La zonzonnière et le bon à rien
Mathias Richard, Explovisions sonores (Rêveries sous sonoïne)
René Schérer, Lignes et couleurs sur rue
POLITIQUE
Miguel Matratj, Argentine 2002 : résistance créative
Joani Hocquenghem, Tenir l'Amérique par la taille
Emmanuel Videcoq, Subjectivités corsiques : refrain mimétique ou devenirs hétérogènes ?