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Académie de Toulouse |
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Jean-Jacques Delfour j.jacques.delfour@ac-toulouse.fr |
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| Sommaire | Présentation | Contacts | Dernier numéro paru | Sommaire des précédents numéros |
RELIGIOLOGIQUES est une revue de sciences humaines qui s'intéresse aux manifestations du sacré dans la culture ainsi qu'au phénomène religieux sous toutes ses formes. Elle s'intéresse également au domaine de l'éthique. Les articles qu'elle publie font l'objet d'une évaluation par des comités de lecture spécialisés, indépendants de son Comité de rédaction.
RELIGIOLOGIQUES est publiée avec l'appui financier du Département des sciences religieuses, du Comité des publications de l'Université du Québec à Montréal et du fonds Gérard-Dion (Québec). Elle paraît deux fois l'an.
RELIGIOLOGIQUES est membre de l'Association
canadienne des revues savantes. Les articles qu'elle publie sont répertoriés
dans le Bulletin de liaison des Centres de recherches sur l'imaginaire
(Dijon), le Bulletin signalétique du CNRS (Paris), le Contenta
Religionum (Abo, Finlande), l'Index to Book Reviews in Religion,
l'Index to Social Sciences and Humanities Proceedings on CD-ROM,
le Religion Index One et le Religious and Theological Abstracts
(USA).
Dép. des sciences religieuses,
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N°
24 (automne 2001): Technoritualités - Religiosité rave.
Les articles de tous les numéros de Religiologiques jusqu'au numéro 19 inclusivement sont gratuitement disponibles sur le site de la revue.
Sommaires et liens des numéros
parus:
Les liens renvoient au site de la revue.
23 Pérégrinations au Tibet
Le Sommaire et les résumés des articles sont accessibles ici.
La genèse du projet Tibet 2000 remonte à l'année 1998, lorsque nous menions une session d'études en Inde avec seize étudiants de premier cycle de l'Université du Québec à Montréal. À ce moment, notre objectif premier était d'établir les paramètres d'une gestion coopérative des apprentissages au sein de laquelle les participants pouvaient discuter et assimiler les contenus pédagogiques. Suite à dix mois de préparation soutenue et au voyage de deux mois en Inde, l'expérience paraissait si positive que nous avons décidé de la réitérer sous une autre forme, cette fois, non pas avec des étudiants, mais plutôt avec des professeurs de notre institution. Le but de ce deuxième projet était de tisser des passerelles entre les différentes disciplines, de favoriser le dialogue interdisciplinaire. SUITE
22 (automne 2000) Stratégies
sociales des groupes religieux
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21 (printemps 2000) Luce Irigaray: le féminin et la religion — Luce Irigaray, Tâches spirituelles
pour notre temps
— Christian Boyer, Jésus a-t-il
subi un procès juif ?
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| 20 (automne 1999)
Millénarismes
au seuil de l'an 2000
PREMIÈRE PARTIE: MILLÉNARISMES
DEUXIÈME PARTIE : AU SEUIL
DE L'AN 2000
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| 19 (printemps 1999)
Postmodernité
et religion
— Denis Jeffrey, Religion et postmodernité : un problème d'identité — Roger Lussier, La mort éclatée. Analyse postmoderniste des rites funéraires — Julie Colpron, Samsâra : une vision postmoderne du bouddhisme ? — Charles Gagné, Un héros postmoderne ? Une interprétation de la figure héroïque campbellienne dans la culture des jeunes — Christine Pina, Lady Di et Mère Teresa : deux saintes cathodiques ? — Eve Paquette, La fiction vampirique, de la «xénophobie» de Bram Stokerau «mysticisme» d'Anne Rice. Un cas de passage à la postmodernité — Yves Boisvert, L'éthique est-elle une nouvelle «religio» civile au service de la démocratie ? — Robert VERREAULT, Désordre et désenchantement: modernité, postmodernité et théories du complot — Lawrence OLIVIER, L'hypothèse postmoderniste sur le «redéploiement des valeurs»: transcendance et ordre social — Georges TISSOT, La fiction de l'identité — Charles J SABATINO, A Correlation Between Heidegger's Being-in-the-World and Masao Abe's Pratitya Samutpada
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| 18 (automne 1998)
Les
marges contemporaines de la religion
— Claude RIVIÈRE, Réactivations
et réinterprétations de la magie
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| 17 (printemps 1998)
Nourriture
et Sacré
— Aldina DA SILVA, Offrandes alimentaires
aux morts en Mésopotamie
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| 16 (automne 1997)
Rituels
sauvages
— Michel-M. CAMPBELL, Cyrano, la
Précieuse et le culte de l'In-signifiance
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| 15 (printemps 1997)
Orphée
et Eurydice: mythes en mutation
— Metka Zupancic, Orphée et
Eurydice: mythes en mutation
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| 14 (automne 1996)
Religion
implicite
— Edward I. Bailey, La religion implicite
et son réseau d'études.
— Georges Bertin, Graal
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| 13 (printemps 1996)
Questions
d'éthique en sciences des religions
— Georges Tissot, Science des religions,
une éthique?
— René St-Germain, Les Chrétiens
célestes. Description d'une Église indépendante africaine
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| 12 (automne 1995)
Corps
et sacré
— François Nault, Le discours de la doublure: Nietzsche et la théologie négative
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| 11 (printemps 1995)
Regards
nord-américains sur la religion
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| 10 (automne 1994)
Actualité
du mythe
— X. Blaisel, La logique du don dans
le mythe inuit de la lune et du soleil
— P. Beaudry, La violence ritualisée:
Une dynamique tensionnelle
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| 9 (printemps 1994)
Construire
l'objet religieux
— Michel-M. Campbell, Guerre de religions
ou oecuménisme culturel? Notes sur les rapports de la religiologie
et de la théologie
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| 8 (automne 1993) Le
métissage des dieux
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| 7 (printemps 1993)
Littérature
et sacré, II
— M. Boisvert, Le rôle didactique
de la métaphore dans le Milindapanha
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| 6 (automne 1992) Traditions
amérindiennes
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| 5 (printemps 1992)Littérature
et sacré, I
— Anne Élaine Cliche, L'hérétique
du prochain - ou l'épisode selon Aquin
— Denis Thibault, Un cas de réhabilitation dans le catholicisme québécois: le P. Henri Roy, o.m.i.
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| 4 (automne 1991) Sur
le chemin de la mort
— Luce DesAulniers, Louis-Vincent Thomas,
l'épilobe
— Jean-Marc Larouche, La mort et le mourir, d'hier à aujourd'hui — Joseph Lévy, La violence dans la fiction romanesque sur le SIDA — Henri Michaux, Sur les chemins de la mort (poème) — Thérèse Miron, L'anorexie: violence au désir et mort psychique — Christian Saint-Germain, L'instant de la mort ou le corps à mourir — Denis Savard, Et si la mort avait quelque chose à dire — Robert Tessier, Paradis et enfer — Louis-Vincent Thomas, La mort aujourd'hui: de l'esquive au discours convenu — Eric Volant, ´Éthosª, demeure pour la vie mortelle
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| 3 (printemps 1991)
Jeux
et traverses: rencontres avec M. Maffesoli
— Jean-Marc Larouche, L'expérience
éthique: Du ´devoir-êtreª au ´vouloir-vivreª
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| 2 (automne 1990) Limite
et transparence: l'épistémè du religieux
— M. Boutin, Méprises du langage,
énigme du monde: À propos d'une expression étrange
du Tractatus de Wittgenstein
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| 1 (printemps 1990)
Le
statut de l'imaginaire dans l'oeuvre de G. Durand
— Gilbert Durand, Fondements et perspectives
d'une philosophie de l'imaginaire
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Stratégies sociales des groupes religieux
Sous la direction de Martin Geoffroy et Jean-Guy
Vaillancourt
Élisabeth Campos et Catherine Dilhaire
Les stratégies de recrutement des groupes sectaires
Depuis la fin des années soixante, de nouveaux groupes sectaires
ont émergé sur la scène des pays occidentaux, créant
une tension avec les sociétés dans lesquelles ils évoluaient.
Cette tension permanente les a obligés d’une part, à s’adapter
à la modernité et, d’autre part, à chercher leur place
dans la communauté environnante. Cette double adaptation se retrace
dans les stratégies sociales qu’ils ont mises en place, et notamment
dans les techniques de recrutement proprement dites (conférences,
porte-à-porte, questionnaires, collectes dans les rues, etc.). L’examen
des stratégies de recrutement des groupes sectaires offre plusieurs
niveaux de lecture et montre les différentes interactions qui existent
entre la philosophie du groupe, les objectifs qu’il poursuit, les impératifs
économiques et techniques avec lesquels il doit composer et la réaction
des autres acteurs sociaux.
Jacques Cherblanc
Les nouvelles stratégies sociales du mouvement raëlien
au Québec
Si le mouvement raëlien canadien est aussi connu au Québec
et si ses membres y sont vus comme des personnes très libres sexuellement,
guettant le ciel en attendant des ovnis, c’est que leur stratégie
auprès du public nord-américain a été foncièrement
différente de celle mise en œuvre en France. En Europe, le mouvement
raëlien est vu avant tout comme une secte, avec tout ce que
cela comporte de préjugés et de craintes (gourous, suicides,
etc.) ; c’est que, sur le vieux continent, Raël est avant tout connu
pour ses démêlés avec la justice et pour sa volonté
d’imposer une " géniocratie ". Au Québec, par contre, Raël
est arrivé en présentant avant tout les idées libertaires
de son mouvement : l’accent a été mis pendant un temps sur
la liberté sexuelle, sur la figure " sympathique " du chef spirituel,
puis sur la notion de responsabilisation individuelle, et enfin sur le
clonage humain. Le mouvement raëlien canadien offre ainsi un excellent
cas de figure pour l’étude des stratégies sociales des groupes
religieux contemporains.
Régis Dericquebourg
Les stratégies des groupes religieux minoritaires face à
la lutte anti-secte française
La France est probablement, avec la Chine, un des pays qui luttent le
plus intensément contre les non-conformismes religieux et, par contagion,
contre les nouvelles thérapies et les médecines alternatives
soupçonnées d’entraîner les patients vers les sectes.
Les attaques n’épargnent pas les universitaires qui travaillent
sur ce terrain. Les membres des groupes religieux minoritaires, les médecins
alternatifs, les psychothérapeutes subissent des attaques brutales
: délations, diffamations, licenciements. Dans les domaines où
la concurrence est vive, l’arme de la délation sectaire &endash;
vraie ou diffamatoire &endash; est utilisée. S’y ajoutent les
harcèlements administratifs et fiscaux envers les mouvements religieux
listés dans le Rapport Guyard-Gest (les témoins de Jéhovah,
le Mandarom, Invitation à la vie, l’Église évangélique
de Besançon). Dans l’ensemble, la presse et une large partie des
Français trouvent cela normal. Les groupes religieux minoritaires,
longtemps passifs face à toutes ces attaques, ont réagi sur
trois plans qu’analyse précisément cet article : la communication,
le droit, ainsi que l’action humanitaire.
Martin Geoffroy
Le processus d’institutionnalisation du mouvement du nouvel âge
Le mouvement du nouvel âge (NA) est en constante mutation et cherche
de plus en plus, pour assurer sa survie à long terme, à légitimer
socialement ses croyances et ses pratiques. Plusieurs stratégies
sociales sont utilisées dans le but d’institutionnaliser certaines
dimensions du mouvement. L’enjeu principal est de faire accepter par une
majorité d’individus le discours nouvel-âgiste comme étant
un discours possédant autant, sinon plus, d’autorité et de
légitimité que le discours scientifique. Pour assurer une
diffusion plus large et une crédibilité accrue aux discours
et aux pratiques du NA, les tenants du NA utilisent principalement trois
stratégies : l) l’appropriation du langage scientifique dans l’espace
public ; 2) la mobilisation de la formation professionnelle dans des institutions
déjà existantes ; 3) la formation de nouvelles institutions
de type " nouvel âge ". Cet article explique plus en détail
l’articulation de ces trois stratégies.
Catherine Laflamme
Les stratégies sociales des groupes néo-chamanistes
occidentaux
Le chamanisme est une tradition ancestrale qui, grâce à
son caractère d’adaptabilité, a su traverser les siècles.
Ce système de croyance a, malgré les embûches, réussi
à franchir la modernité. Certes, le chamanisme actuel est
loin d’être ce qu’il était. La tradition a perdu beaucoup
de sa vigueur et les rituels, tout comme les croyances, se sont émoussés.
Dans notre monde contemporain, le chamanisme traditionnel côtoie
le néo-chamanisme. Le second, bien que s’inspirant fortement du
premier, tire plutôt ses influences du contexte social dont il est
issu. De ce point de vue, les stratégies sociales des groupes néo-chamanistes
paraissent à maints égards représentatives de la société
occidentale avancée dont elles sont issues, marquée par les
mutations de la postmodernité y compris dans ses formes religieuses
et ses quêtes spirituelles.
Benjamin-Hugo Leblanc
Nouvelles religions, nouveaux médias :
les " sectes " et leurs stratégies sociales à l’épreuve
d’Internet
L’idée que les " sectes " se feraient de plus en plus insistantes
&emdash; et menaçantes &emdash; sur Internet, ne peut être
dissociée d’une autre impression, plus globale : les religions revendiqueraient
publiquement, aujourd’hui plus qu’autrefois, leur identité et leur
action. De différentes manières, une res religiosa
serait en passe de reconquérir quelques arpents de la cité
laïque. L’assertion, toutefois, semble équivoque. D’abord parce
qu’elle tend à ne reposer que sur les formes institutionnelles de
l’identité et de l’action religieuses, alors que la nouvelle donne
ultramoderne du croire suggère justement un affaiblissement des
régulations institutionnelles, accompagné d’une " individualisation
et d’une subjectivisation du sentiment religieux ". Moins mobilisatrices,
les croyances s’inscrivent désormais " comme des réponses
relatives, face à des besoins conjoncturels dont on sait par expérience
qu’ils peuvent changer ". Par ailleurs, l’idée d’un " retour du
religieux " semble prendre pour acquis un espace public fixe, immobile.
Or cet espace symbolique, en raison notamment des progrès techniques
de la communication, s’est considérablement élargi jusqu’à
englober ce qui a pu, autrefois, ne relever que du privé.
Anne Robineau
Les nouvelles stratégies sociales des artistes contemporains
dans l’utilisation du sacré : le cas de la Symphonie du Millénaire
Le 3 juin 2000 était jouée, sur le site de l’oratoire
Saint-Joseph, la Symphonie du Millénaire, création
dirigée par W. Boudreau et D. Bouliane. Outre la dimension esthétique
de l’œuvre se manifeste une dimension symbolique où se mélangent
l’histoire, l’art et la religion. Partie prenante de l’œuvre, l’utilisation
du sacré a conféré à la Symphonie un
aspect événementiel unique dans lequel était mise
de l’avant la qualité d’une expérience collective, amplifiée
par les médias. Notre questionnement s’est posé sur ce qui
était susceptible, en amont de cet événement, de provoquer
autant d’engouement dans le public et les médias. En référence
aux études sur les nouvelles religions, on observera par ailleurs
que le besoin de sacré et de spiritualité est toujours présent
dans les sociétés modernes malgré le rôle moins
dominant de l’Église. Dans cette perspective, la prise en charge
de ce besoin devient un enjeu important pour la collectivité. Pour
des groupes en quête de légitimité sociale, la prétention
à satisfaire un tel besoin est une voie ouverte à la réappropriation
de symboles et à la reconstruction d’" espaces de rassemblement
".
L’aggiornamento de l’Église catholique d’après
Vatican II ne s’est pas fait sans heurts, et l’impact de la modernité
a bouleversé aussi bien ses structures que les diverses catégories
qui la composent : laïcs, clercs et religieux. C’est à ces
derniers, surtout, que cet article s’intéresse. L’effondrement des
vocations et la vague de départs, dans les années soixante-dix,
donnent une photographie de la vie religieuse relativement pessimiste,
mais significative pour mieux cerner les rapports entre Église catholique
et société. La recherche présentée ici enregistre
également le fait que de nouvelles formes de vie religieuse surgissent
et s’installent durablement dans le paysage catholique. Encore peu nombreuses,
ces nouvelles formes n’en illustrent pas moins un questionnement de la
société moderne par rapport à la vie religieuse. Après
avoir identifié plus précisément qui l’on considérera
ici comme les " virtuoses du religieux " de notre époque, on s’interrogera
sur les formes contemporaines de leurs stratégies sociales.
Jean-Guy Vaillancourt
Les stratégies sociales des groupes catholiques de droite
au Québec
Les stratégies sociales des groupes catholiques de droite, conservateurs
ou intégristes, font appel à une série de procédés
anciens et nouveaux que l’on retrouve à des degrés divers
dans d’autres organisations normatives. En s’inspirant de quelques typologies
classiques de la sociologie des religions et de la psychosociologie, cet
article examine les stratégies de type sectaire et ecclésial
utilisées par les conservateurs et les intégristes catholiques
pour le recrutement de leurs membres et pour l’exclusion des indésirables.
Il présente également les stratégies utilisées
par ces groupes pour le contrôle et la socialisation de leurs membres,
en se basant sur une typologie développée par l’auteur de
cet article dans son ouvrage Papal Power (1980). La seconde section
du texte, inspiré d’écrits théoriques et de travaux
empiriques plus récents, étudie les stratégies sociales
ad
extra des groupes religieux conservateurs et intégristes : retrait
de la société, attestation et intégration à
l’égard du milieu extérieur, stratégies de contestation
à l’égard de l’Église et de la société.
ARTICLES HORS THÈME
Anne Fonteneau
La maternité dans l’œuvre d’Anne Hébert : une illustration
des théories de Luce Irigaray
Luce Irigaray pose la maternité à la fois comme aliénation
féministe sous le régime patriarcal et comme expérience
féminine sacrée de dépassement de soi et de création
d’une culture qui corresponde aux besoins féminins. Ces théories
trouvent une parfaite illustration dans l’œuvre romanesque et théâtrale
d’Anne Hébert, dont les héroïnes vivent la maternité
dans le bonheur ou la souffrance, le célibat assumé ou le
couple patriarcal. Ne se contentant pas d’une (pro)création physique,
elles se tournent également vers le passé afin de se créer
une généalogie féminine qui, selon Luce Irigaray,
est indispensable à l’établissement de l’identité
sexuée des femmes.
Eric Forgues
Vers un tournant symbolique post structuraliste en sciences sociales
L’objectif de cet article consiste à dégager une perspective
qui aborde la dimension symbolique de l’activité humaine selon la
fonction spécifique qu’assument les symboles dans la structuration
de la conscience. De visée programmatique, cet article ne prétend
pas présenter une réflexion achevée ni parvenue à
maturité, mais entend plutôt lancer un projet de construction
épistémologique, méthodologique et théorique
qui soit en mesure de considérer la dimension symbolique selon l’irréductibilité
des exigences que pose la structuration de la conscience. Au terme de cette
réflexion, l’épistémologie des sciences sociales devrait
se voir enrichie d’un nouveau cadre lui permettant d’aborder les transformations
sociales selon trois axes infrastructurels : l’axe technique (paradigme
productiviste), l’axe moral et linguistique (paradigme communicationnel)
et l’axe symbolique. Aux deux premiers axes sont associés notamment
les noms de Marx et de Habermas. Le dernier axe peut, pour sa part, être
associé aux noms de G. Durand, M. Eliade et C. G. Jung.
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Jean-Jacques Delfour j.jacques.delfour@ac-toulouse.fr |