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S. Daney a créé Trafic en 1992 chez P.O.L: "Aujourd'hui, il s'agit de remettre le cinéma, et le cinéma seul, dans une histoire qui ne serait plus synchronique mais diachronique : d'où l'idée de créer Trafic"

Notule sur SERGE DANEY
(présentée sur le site des éditions POL, ©

Bibliographie

Bio.
« Serge Daney est né en 1944. Il ne connaîtra jamais son père. Son enfance se passe à Paris, près de sa mère qu'il aima. En 1959, il "entre en cinéphilie". Son professeur de français, Henri Agel, mettait au voix le choix suivant : ou passer une heure sur un texte de Tite-Live ou voir des films. Il y eut ainsi Nuit et brouillard : "C'était donc par le cinéma que je sus que la condition humaine et la boucherie industrielle n'étaient pas incompatibles et que le pire venait juste d'avoir lieu."
 Puis, il y eut l'article de Rivette, en juin 1961, dans Les Cahiers du cinéma : De l'abjection - pour mémoire, Rivette y fustigeait la manière dont Pontecorvo filmait, dans Kapo, une scène dans un camp de concentration -, Daney "avait trouvé sa famille". En 1964, il occupe les marches des Cahiers et publie ses premiers textes ; la médiation de Jean Douchet a été précieuse. À partir de 1968, il voyage ; Daney aimait les voyages et leurs rencontres, les longues marches, simples et nues. En 1973, il revient aux Cahiers qu'il prend en mains. Il les quitte à trente-cinq ans, en 1979 : "Le bilan de ces années Cahiers n'est pas extraordinaire, je pensais qu'en étant aux Cahiers, nous hériterions d'une génération prestigieuse et que nous allions nous-mêmes devenir prestigieux. En fait, pour se singulariser on a fait plutôt des bêtises... On a failli couler le bateau. Puis on l'a courageusement remis à flot et la revue a survécu. Le paradoxe, c'est que tout ce que j'avais un peu raté aux Cahiers, je l'ai réussi à Libération... Les textes de cette époque sont rassemblés dans La Rampe" (Gallimard, Cahiers du cinéma, 1983).
 Il dirige alors le service cinéma de Libération et se rend compte qu'il est plus facile d'écrire je dans ce journal. Les textes de cette période sont réunis dans Ciné-Journal (Les Cahiers du cinéma, 1986) et Devant la recrudescence des vols de sacs à main (Aléas).
 Pas satisfait de l'enfermement cinéphilique pur et dur, il tente de mettre sur pied un service images ; il renonce en "arrêtant de s'occuper du cinéma à Libération, ne croyant plus à son oeucuménisme gai." Il continue cependant à donner des textes sur le tennis, la télé, en toute liberté. La plupart de ces écrits sont dans Le salaire du Zappeur, (Ramsay, 1983/P.O.L, 1992), Devant la recrudescence des vols de sacs à main, (Aléas, 1991). Il y a l'incident Berri, suite à son texte incendiaire contre Uranus. Il se sent lâché.
 En 1992, il fonde, chez P.O.L, la revue Trafic: "Aujourd'hui, il s'agit de remettre le cinéma, et le cinéma seul, dans une histoire qui ne serait plus synchronique mais diachronique : d'où l'idée de créer Trafic". Il confie ainsi à Serge Toubiana : "Il y a une seule décision positive et elle est du genre "terminus, tout le monde descend" : c'est Trafic. Mais je suis très fier, finalement, d'avoir découvert que j'étais capable d'un acte positif."
 Daney aimait le cinéma, la corrida et le tennis. Godard, Hawks, Straub et Huillet, Ford, Mizoguchi, Lang, Welles, Garrel, mais aussi Blanchot et quelques autres reviennent souvent dans son oeuvre. Il détestait la tradition française et tenait La Nuit du chasseur pour le plus beau film américain du monde, peut-être parce que "le cinéma, c'est l'enfance." [...]
 Serge Daney est mort le 12 juin 1992.»
 (Éric des Garets)
 
 


Bibliographie

Chez P.O.L
- La Maison Cinéma et le  monde (2001)
- L'Amateur de tennis  (1994)
- Le Salaire du zappeur  (1993)
- L'Exercice a été  profitable, Monsieur. (1993)

 Chez d'autres  éditeurs
 - Le Salaire du Zappeur,  Ramsay, 1988.
 - Devant la recrudescence  des vols de sacs à main :  cinéma, télévision,  information, Aléas, 1991.
 - La Rampe, Cahiers du  Cinéma, 1996.
 - 1981-1982, vol. 1, Cahiers  du Cinéma, 1998.
 - 1983-1986, vol. 2, Cahiers  du Cinéma, 1998.

La Maison Cinéma et le monde, I Le Temps des Cahiers (1962-1981), POL, 2001.
 Serge Daney, en bon journaliste, écrivait au jour le jour et dans l'urgence. Le brio de ses critiques dans les colonnes des Cahiers du cinéma, de Libération ou de Trafic, la violence de ses interventions, alliée à un sens exacerbé de l'actualité, ont trop souvent dissimulé aux yeux de ses lecteurs les plus attentifs le fil rouge de ses partis pris, cette basse plus continue de sa cinéphilie où la permanence de ses goûts l'a généralement protégé de l'impermanence de ses doutes, bref quelque chose comme l'invariance de sa pensée derrière les variations de ses idées. Le montage de ses textes induit par la forme même du livre (cet « editing » commun en anglais au cinéma et à l'édition, d'où surgit l'étincelle du sens) permet d'en dégager les lignes de forces plus secrètes pour en laisser apparaître les soubassements profonds, éthiques, on le sait, plus encore qu'esthétiques.
 Ce premier volume consacré essentiellement au temps des Cahiers, de 1962 à 1981, raconte les années d'apprentissage de Serge Daney, sa découverte conjointe du cinéma et du monde, son engagement résolument politique, la fascination naissante des médias, en rassemblant enfin la plupart de ses articles, souvent rares ou inaccessibles, parfois inédits, toujours décisifs dans l'élaboration de sa réflexion.
Février 2001
 576 pages, 200 F, 30,49
 ISBN : 2-86744-812-3
 
 

L'Amateur de tennis reprend les chroniques écrites par Serge Daney pour Libération, de 1980 à 1990.
 Décor : Roland-Garros, Wimbledon, la Coupe Davis, Bercy.
 Acteurs : Björn Borg, Ivan Lendl, Chris Evert-Lloyd, John McEnroe, Gabriella Sabatini, Jimmy Connors, Martina Navratilova, Yannick Noah, Steffi Graf, Mats Wilander, Hana Mandlikova, Henri Leconte, Boris Becker..., les arbitres, le public, mais aussi le temps tel que les uns et les autres le maîtrisent ou le subissent.
 Ce sont des portraits, ce sont des récits, des commentaires, des questions et des réflexions. C'est une manière de parler de tennis comme on devrait parler de littérature ou de cinéma, par exemple. En moraliste passionné, en critique conscient de tous les devoirs et de tous les enjeux.

Le salaire du zappeur
Les textes de ce recueil ont été publiés entre septembre et décembre 1987 par Libération et réunis une première fois en volume dans la collection Ramsay poche cinéma en 1988. « Cent jours durant, un critique de cinéma, journaliste à Libération, a regardé six chaînes de la télévision française, et s'est baigné plutôt deux fois qu'une dans leurs fleuves d'images et de sons ». Ce qui le motivait ? Une « certaine perplexité » quant à l'état du cinéma - et de la critique de cinéma - et une réelle curiosité quant à celui de la télévision. Ces textes sont ceux d'un « frontalier » sans cesse en voyage entre « sa patrie d'origine (le cinéma) et ce continent étrangement peu connu et encore moins commenté qu'est la télévision. »


L'Exercice a été profitable, Monsieur.
 Serge Daney
 En juin 1992, Serge Daney laisse de nombreux écrits inédits, des notes, les fragments d'un journal irrégulièrement tenu de 1988 à 1991, des projets d'articles, des articles non publiés. Ce volume les réunit sous un titre tiré d'un film qu'il aimait.
 Ce sont des réflexions, des questions, des hypothèses, qui sont traversées par ce constat : le cinéma n'accompagne plus le présent.
 Ce sont des textes qui parlent du cinéma et des images. De ceux qui les font et les défont (Hawks, Rossellini, Godard, Truffaut, Rivette, Straub...). Ils parlent de politique, ils parlent de la vie, du monde et de son mouvement. On y lit une morale, des désirs, des colères violemment exprimées, une pensée en continuel déplacement. Libre.
 
 
 



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Editions P.O.L, 1999.
33, rue Saint-André-des-Arts 75006 Paris
Tél. : 01 43 54 21 20
Fax : 01 43 54 11 31
 
 



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Derniers numéros parus

Nota bene: La mise à jour est faite dans les pages "Actu du jour" ou bien dans la rubrique Actualité des revues.

Trafic. N°43 - Automne 2002.
Sommaire du n° 42,
Sommaire du n° 41.
Sommaire du n° 40.
 
 
 



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Numéros précédents

Sommaire du n° 36, 37, 38, 39.
Sommaire et notule sur le n° 35.

Les sommaires de tous les numéros parus sont disponibles sur le site de l'éditeur POL.


N°39 - Automne 2001

L'amour enfui
par Marie Anne Guerin
Mon travail
par Luc Moullet
Tondemaï ! ou les deux tombes de Mizoguchi
par Vincent Nordon
Paroles et atopies
par Mathias Lavin
Icône de l'acharnement
par Jean-Luc Nancy
Le grand style de l'époque
par Nicole Brenez
Le syndrome "Survivor" ou Qui a tué le montage ?
par Mark Rappaport
Et in Arcadia Murnau
par Patrice Rollet
Le petit théâtre de John Ford
par Jean-François Buiré
Depardon face à la mer (face à la guerre)
par Barbara Le Maître
Parole de Don Luis
par Victor Erice
Luis Bunuel
par Manny Farber
Bunuel, la charité et le Christ qui rit
par Guillermo Cabrera Infante
Belle de jour, une mise en scène du désir
par Frédérique Devaux
Faits étranges
par Charlotte Brontë

Trafic N°37 - Printemps 2001

— Le monde vu d'en haut, par Serge Daney
— L'ajustement au réel, par Jean Louis Schefer
— Rio Daney Bravo, par Sylvie Pierre
— L'expérience Daney. Du corps burlesque à l'acte de présence, par Olivier Mongin
— Mélancolie instantanée, par Patrice Rollet
— De l'émotion et du mouvement des images, par Stéphane Delorme
— Annoncer la couleur, par Jean-Claude Biette
— Conférence de Rotterdam, par Peter Wollen
— L'effet Daney ou l'arrêt de vie et de mort, par Raymond Bellour

— Cher Serge Daney, par Manoel de Oliveira

— Fils, tu vois l'image : c'est toi, par Pierre Legendre
— La cinéphilie comme esthétique, par Mikhaïl Iampolski
— A.B. / S.D. ou les frères passeurs, par Hervé Joubert-Laurencin
— La première personne, par Marie Anne Guerin
— Comme un tour de passe-passe, par Frédéric Sabouraud
— Ciné-fils ténus et tenaces, par Fabrice Revault d'Allonnes

— Amère victoire, par Víctor Erice

— Celui qui vient après. Les antinomies de la pensée critique, par Jacques Rancière
— Pro domo, par Frédéric Bonnaud
— S.D., Serge Daney sans doute, par Emmanuel Burdeau
— L'objet critique, par Hervé Gauville
— Daney en anglais : lettre à Trafic, par Jonathan Rosenbaum
— Voyages d'Italie, par Adriano Aprà
— Des mots pour le dire, par Christa Blümlinger
— Style de Daney, par Leslie Kaplan

— Conversation avec Jacques Rivette, par Sylvie Pierre et Jean-Claude Biette

— Le mur de la lumière, par Paul Virilio
— Politique de Serge Daney, par Alexandre Adler
— Voyager le cinéma, par Jean-Michel Frodon
— L'enfant de la balle, par Charles Tesson
— L'instant du redépart : après le cinéma, le cinéma du sujet, par Jean-Christophe Royoux

— Mérimée, l'éternel scénariste, par Serge Daney

Trafic, n° 36
Hiver 2000

— Lettre aux amis du Brésil, par Sylvie Pierre
— Greed en vidéo interactive, par Jonathan Rosenbaum
— DeMille, vers la fiction pure, par Luc Moullet
— L'obscurité du sujet, par Anne-Marie Garat
— Temps - Image - Terreur, par Peter Wollen
— Docteur Loach et Mister Hill, par Michael Lavin
— Du bon usage des imitations, par Patrice Blouin
— L'avant-goût de l'épilepsie, par Marcos Uzal
— Dans les interstices des films, par Olivier Gallon
— Violence et passion, expérimental, par Jean-François Buiré
— Quand un regard nous atteint, par Yvette Bíró
— Eisler et Hölderlin à Hollywood, par Albrecht Betz
— Note anachronique sur Du jour au lendemain, par Nicolas Donin
— Le cinéma et les chômeurs, par Roberto Arlt
 
 
 

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Notule sur Trafic, n° 35, Automne 2000

La dernière livraison de Trafic présente un riche sommaire articulé autour de Chantal Akerman et de son dernier film, La Captive.

Un article de Eric de Kuyper, le scénariste de Chantal Akerman, sur l’utilité d’oublier Proust dans la rédaction du scénario. Raymond Bellour, Ces images d’un malheur sans partage, et Dominique Païni, L’image retrouvée, commente le film La Captive, tandis que Matthias Lavin médite sur deux films Sud et D’Est. Le dossier se clôture sur une note d’intention de Chantal Akerman elle-même, à propos d’un projet d’exposition qui n’a pas abouti et dont l’objet était l’idolâtrie.

Jonas Mekas propose ses réflexions sur Andy Warhol. Bruno Di Marino les siennes sur le problème de la fin des films.

Un autre groupe concerne la Shoah. Outre un article sur Benigni (Bénie soit la belle vie à Auschwitz ? de J.-J. Delfour), Ruth Beckermann donne le journal qu’elle a rédigé pendant le tournage de son film documentaire Jenseits des Krieges, A l’est de la guerre, en octobre/novembre 1995, dans le cadre de l’exposition Vernichtungskrieg – Verbrechen der Wehrmacht 1941 bis 1944 (Guerre d’anéantissement - Les crimes de la Wehrmacht de 1941 à 1944). Sylvie Pierre fait la critique élogieuse d’un film de 1943, None Shall Escape, d’André de Toth.

Trafic propose deux extraits de livres consacrés au cinéma. De Jonathan Rosenbaum, on peut lire «Nettoyage Multinational»  qui se pose la question de savoir à quel moment les superproductions du cinéma d’action américain ont cessé d’être américaines. Le texte est extrait d’un livre paru à Chicago en 2000 : Movie Wars : How Hollywood and the Media Conspire to Limit What Films We Can See. De l’excellent critique américain Michael Rogin, on peut lire un extrait d’un livre paru en 1987, « Ronald Reagan », the Movie and Other Episodes in Political Demonology. La traduction française de ce livre, Les démons de l’Amérique. Essais d’histoire politique des Etats-Unis, Seuil, 1998, avait omis le chapitre qu’on peut lire ici et titré Kiss me deadly. Communisme, maternité et cinéma de la guerre froide.
 

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Sommaire du n° 35.

— Point de chute par Frédéric Sabouraud
— Oublier Proust par Eric de Kuyper
— Ces images d'un malheur sans partage par Raymond Bellour
— L'origine retrouvée par Dominique Païni
— South by South-East par Mathias Lavin
— Face à l'image par Chantal Akerman
— Notes sur Andy Warhol, le Velvet Underground et quelques autres choses par Jonas Mekas
— A l'est de la guerre par Ruth Beckermann
— A propos de None Shall Escape par Sylvie Pierre
— Bénie soit la belle vie à Auschwitz? par Jean-Jacques Delfour
— « Nettoyage » multinational par Jonathan Rosenbaum
— Apocalypse Now et Platoon par Jean-Claude Pons
— Kiss me deadly par Michael Rogin
— Le dernier photogramme, ou lefinale cinématographique par Bruno Di Marino
 
 
 



 
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