Philosophie
Académie de Toulouse

Rencontres philosophiques de Langres 2017 - "La nature"

samedi 9 septembre 2017

Cette année les Rencontres philosophiques de Langres, qui se déroulent du 2 au 8 octobre (du 5 au 8 pour le volet pédagogique), aborderont le thème de "La nature".
Une préinscription est requise pour toute participation. Les collègues qui souhaitent y participer doivent demander une autorisation d’absence auprès de leur proviseur, le Rectorat ne délivrant plus d’Ordre de mission "sans frais".

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Le programme complet en version pdf est accessible ici : http://www.forum-diderot-langres.fr/pdf/Rencontres_philosophiques_de_langres_programme.pdf
(les séminaires pédagogiques sont pages 10 et 11)

Le programme du "volet scientifique" est consultable ici : https://www.tourisme-langres.com/fr/volet-scientifique-des-rencontres-philosophiques_1298.html

A noter qu’une délégation d’enseignants de l’académie de Toulouse conduira un séminaire :
DE HISTORIA PLANTARUM, SAVOIRS VERNACULAIRES ET SAVOIRS SCIENTIFIQUES
Responsables : Samir Boumediene, Henri Commetti, Létitia Mouze et Jonathan Racine
Etudier la nature en partant des plantes, ne va pas de soi. La botanique satisfait peu aux procédures de conceptualisation et aux critères épistémologiques de la science moderne. Si, cherchant à prendre ses distances avec les pharmacopées vernaculaires, la botanique s’efforce avec Linné à une description morphologique fondée sur la « figure, le nombre et la disposition », l’empirisme doux de cette connaissance ne parvient qu’avec difficulté à retrouver le chemin de la « science ». Ce n’est peut-être que récemment qu’une épistémologie entièrement basée sur le modèle de la physique, soulève l’interrogation alors que se développent les biotechnologies dont les plantes sont précisément les cibles principales. Un premier pas consisterait à reconnaître en quoi accorder une place plus grande à la biologie change notre compréhension de la notion de nature. Si le vivant est par excellence l’« objet » qui oblige les scientifiques d’aujourd’hui à faire retour sur le credo scientifique, la plante est peut-être le vivant qui oblige à son tour les sciences du vivant, de la nature, à repenser autrement leurs méthodes, leurs prétentions et leur statut même de savoir. Il faudra alors, dans un second temps, pousser plus loin et interroger la façon dont s’articulent des savoirs botaniques eux-mêmes pluriels et d’autres formes de savoirs. Il n’est pas, non plus, impossible que la biologie aura d’autant plus à nous apprendre si nous nous y confrontons après un détour historique et anthropologique : car l’être végétal aux marges de la philosophie et de la science, n’en a pas moins prospéré, depuis toujours, dans les espaces vagues des savoirs et des pratiques vernaculaires. On pourra voir, à cette occasion, en quoi les pharmacopées sont au cœur du discours que la « science » a pu tenir sur la « pensée sauvage » sous le titre de « magie » et des difficultés qu’elle éprouve dans son commerce avec les pratiques endogènes en réduisant à l’état de friche l’invitation véritable dont elles sont porteuses pour ceux dont les « formes de vie » nouent autrement, et autour du végétal, les liens entre les humains et les non humains.


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