
En attendant un format
de fichier unique (on peut toujours rêver !), deux types de graphiques
se partagent la vedette sur nos écrans : d'un côté,
les formats points par points, appelés aussi "bitmap"
et, de l'autre, ceux dits vectoriels. Les formats "bitmap" décrivent
l'image telle qu'elle s'affiche à l'écran ( ou sur la sortie
imprimée) : tous les points de l'image, ou pixels, sont conservés
dans le fichier. Ces formats sont intéressants pour stocker, par
exemple, des photos. Mais ils ont l'inconvénient d'être souvent
très gros la taille croît avec le nombre de couleurs et avec
le carré de la résolution. Ainsi, une image non compressée
de 640x480 points en 16 millions de couleurs occupe la bagatelle de 900
Ko. Heureusement, la plupart des formats prévoient une compression
des données. Elle peut aller de la simple réduction de séquences
d'octets identique (PCX, Tiff, BMP...) jusqu'à des algorithmes complexes
qui éliminent les informations non significatives (JPEG), en passant
par des méthodes similaires à celle employées dans
les utilitaires de compression PKzip ou LHA (Gif,Dib,Tiff...). On le voit,
un même format peut recourir à différents procédés.
Un exemple ? Avec une compression standard, par exemple une image JPEG
occupe 235 Ko sur le disque. Après une compression maximale, elle
n'occupe plus que 33 Ko, mais au prix d'une dégradation de la netteté.
Les formats d'images bitmap sont, en outre, dépendants de la résolution.
Si vous changez la taille initiale d'une image, le logiciel chargé
de la redimensionner n'a d'autre choix que d'éliminer ou de dupliquer
les points qui, la composent. Conséquence : un agrandissement important
peut provoquer certaines imprécisions et l'apparition d'une "pixélisation"
gênante : les points deviennent alors très visibles.
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Souplesse de l'image vectorielle.
Inversement, les formats de fichiers dits vectoriels - EPS, AI, CDR, DRW
ou WMF - conservent non pas la représentation de l'image telle qu'elle
peut apparaître à l'écran ou à l'impression,
mais les caractéristiques des objets qui la composent. De ce fait,
ces formats sont en général, beaucoup moins encombrants sur
le disque dur. Ainsi une image représentant un carré et un
rond rouge sur fond bleu non compressée, n'occupe que quelques dizaines
d'octets. De quoi sauvegarder les informations de couleur, ainsi que la
position et la taille du carré et du cercle. Outre le gain de place
obtenu, une image en format vectoriel pourra être aisément
agrandie ou réduite, tout en conservant la résolution et
les détails de l'original. Prenons par exemple une image vectorielle
qui reste présentable une fois agrandie. Mais si elle subit la même
opération après avoir été transformée
en format bitmap, elle devient affreuse. Pour cette raison, les formats
vectoriels sont particulièrement adaptés aux dessins techniques
et, de façon générale, au dessins créés
à partir de formes géométriques, carrés, ellipses,
courbes de Bézier, etc...
LES PRINCIPAUX FORMATS GRAPHIQUES
AI (Adobe Illustrator) Format vectoriel proche du format EPS (certains logiciels ne les distinguent pas).il convient aux échanges entre PC et Mac.
BMP (BitMaP) L'un des formats natifs de Windows. Donc très répandu sur PC. Mais il est mal adapté aux images grande taille ou en plus de 256 couleurs. Notez que Windows requiert des images BMP comme fond d'écran.
CDR (Corel DRaw) Format vectoriel utilisé par le programme de dessin Corel Draw. Compatibilité ascendante entre les versions 3.0, 4.0 et 5.0 du logiciel.
DIB (Device -Independent Bitmap) Autre format natif de Windows. Avantage face au BMP : il est partiellement indépendant du périphérique d'affichage, car il contient les informations de palette.
DRW (DRaW) Format Vectoriel utilisé par Micrografx Draw. Il existe également plusieurs versions, avec une compatibilité ascendante.
EPS (Encapsulated Postscript) Format mixte contenant une image bitmap en basse résolution (en général Tiff), utile pour l'affichage à l'écran, et une image principale (vectorielle ou bitmap haute résolution) pour l'impression finale.
GIF (Graphic Interchange Format) Très répandu sur Internet, mais limité à 256 couleurs et créé à l'origine pour l'échange d'images entre ordinateurs sur Compuserve.
JPEG Représentant récent de la famille point par point, il fait appel à une compression dite "avec perte". Permet de forts taux de compression, au prix d'une légère dégradation de la définition. Intéressant pour de grandes images ou en 16 millions de couleurs.
PCX Format point par point créé par ZSoft pour Paintbrush. Très courant dans Windows, mais il existe différentes version, qui présentent souvent des incompatibilités.
PICT (PICTure) Le format bitmap du Macintosh, il n'est pas toujours pris en charge par les programmes pour PC
TIFF (Tagged Image File Format) Modèle point par point conçu par Hewlett-Packard et Adobe notamment. Très prisé dans le monde de l'édition, tant sur PC que sur Mac, c'est aussi l'un des plus complexes, qui n'est pas en reste en ce qui concerne les incompatibilités.
WMF (Windows MetaFile) Le format vectoriel natif de Windows. Reconnu
par nombre d'applications Windows.
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