| Matériel | - Empois d’amidon à 5 g.L-1 - Acide chlorhydrique à 1 M.L-1 - Solution de soude à 1%- Eau iodée.- Pipette 5 ml avec poire , pipettes de 1 ml - Liqueur de Fehling A et B - Eprouvettes graduées de 50 ml - Tubes à essai. - Bain-marie bouillant - erlenmeyer de 100 ml - bécher avec glace - |
| Technique | Dans 1 erlenmeyer de 100 ml , verser 50 ml d’empois d’amidon et ajouter 10 ml d’acide chlorhydrique .Bien mélanger.Faire un prélèvement de 3 ml avec la pipette et sur le premier tube faire la réaction à l'eau iodée . Porter l'erlenmeyer au bain -marie bouillant.Toutes les trois minutes, prélever 3 ml de l'hydrolysat , refroidir le tube en le plongeant dans un récipient contenant de la glace , effectuer la réaction à l’eau iodée(l'eau iodée se décolorant à chaud ).On obtient ainsi une série de teintes: violet, rouge violacé, rouge acajou, brun clair, jaune qui indique que l’hydrolyse est progressive. La molécule de polysaccharide est rompue en fragments de poids moléculaires décroissants : les dextrines (amylodextrine, violet; érythrodextrine, rouge acajou ...).La teinte jaune finale est due à l'eau iodée .A ce stade l’hydrolyse est terminée et l’on peut mettre en évidence la présence d’un ose réducteur (glucose) par le test à la liqueur de fehling. Pour cela il faut au préalable neutraliser l’acide chlorhydrique présent en ajoutant quelques gouttes de solution de soude . |
| Matériel | - Solution de saccharose à 1 % - Acide chlorhydrique à 1 M.L-1- Solution de soude à 1%- Liqueur de Fehling A et B - Pipette de 5 ml et pipettes de 1 ml - Bain-marie bouillant - tubes à essais - |
| Technique | Dans un tube à essai, verser à la pipette 5 ml de solution de saccharose et 0,25 ml d’acide chlorhydrique.Chauffer à ébullition une ou deux minutes. Refroidir et neutraliser avec quelques gouttes de soude à 1%.Ajouter 1ml de chacune des solutions A et B de liqueur de Fehling et porter à ébullition. Il y a réduction : la molécule de saccharose a été hydrolisée en un mélange équimoléculaire de glucose et de fructose, ces deux oses étant réducteurs . |
| Matériel | - Coton hydrophile ou papier filtre- Acide sulfurique concentré- Eau distillée -Solution de soude à 30 % - Liqueur de Fehling A et B- 2 erlenmeyers de 100 ml- Tubes à essai- Pipettes de 5 ml et pipettes de 1 ml - Phénolphtaléine - Bain-marie - bécher avec glace -Réactif de Séliwanoff-Réactif pour osazones |
| Technique | Verser dans un petit erlenmeyer 5ml d’acide sulfurique concentré et ajouter 0,3 g de coton hydrophile (ou de papier filtre), attendre la dissolution totale de celui-ci puis verser la solution dans un deuxième erlenmeyer contenant 15 ml d’eau distillée ( toujours verser l'acide sur l'eau ). Chauffer au bain-marie bouillant pendant 10 à 15 mn.Refroidir avec de la glace et jouter 1 à 2 gouttes de phénolphtaléine . Neutraliser avec la solution de soude jusqu’à apparition d’une teinte rose. Prélever 3 ml de l'hydrolysat neutralisé et faire un test à la liqueur de Fehling en ajoutant 1 ml de solution A et 1 ml de solution B , porter au bain-marie ; il y a réduction de la liqueur de Fehling.Pour caractériser le sucre réducteur formé on peut faire le test de Séliwanoff et le caractériser aussi par son osazone . |
| On utilisera l’amylase pancréatique, de l’amylase de l’orge germé ou de l'amylase bactérienne ( vendue lyophilisée ) .Pour l’amylase pancréatique on utilisera la pancréatine T 50 . L’amylase d’orge s’obtient en broyant au mortier 10 graines d’orge germées dans un peu d’eau distillée. Compléter à 250 ml. Laisser macérer au réfrigérateur 6 à 8 heures en agitant périodiquement. Filtrer ou mieux centrifuger.Pour l'amylase bactérienne on utilisera des amylases vendues chez les fournisseurs de matériel de laboratoire . |
| Matériel | - Solution de pancréatine à 1% , solution d’amylase d’orge ou solution d'amylase bactérienne à 1.106 u.L-1 .- Empois d’amidon à 0,5 %- Eau iodée - Liqueur de Fehling A et B - Tubes à essai- Pipettes de 5 ml et de 1 ml - Erlenmeyer de 100 ml - Bain-marie à 40°C-- Réactif pour osazones |
| Technique | Dans l'erlenmeyer de 100 ml , introduire : 50 ml d’empois d’amidon et 20 ml d'amylase . Agiter. Prélever 3 ml de la solution et faire le test à l'eau iodée ce tube servira de T0 , porter ensuite l'erlenmeyer au bain-marie à 40 °.Après 5 minutes, prélever 3 ml et les verser dans un tube , effectuer la réaction à l’eau iodée.Répéter ensuite, toutes les 5 minutes .On obtient ainsi une série de colorations analogue à la série fournie par l’hydrolyse acide. Le dernier tube doit donner avec l’eau iodée une coloration jaune pâle indiquant l’achèvement de l’hydrolyse.Le test à la liqueur de Fehling ( bain-marie bouillant ) montre l’apparition d’un diholoside réducteur (maltose) dont on pourrait vérifier la nature par la préparation de l’osazone correspondante. |
| Matériel | Technique |
| - Graines de ricin, noix- Éther sulfurique- Rouge Soudan III Chauffer jusqu’à l’ébullition 0,10 g de Soudan 3 et 10 ml de solution d’hydrate de chloral au demi. Après refroidissement ajouter à cette solution un égal volume d’alcool à 90° et filtrer après repos de 24 heures.- Rasoir- Lames lamelles- Microscope | La caractérisation se fera sur des tissus riches en matières grasses (graines de ricin, noix, etc.).Monter les coupes, faites au rasoir, dans une goutte de réactif sur une lame porte-objet, recouvrir d’une lamelle.A l’examen microscopique on aperçoit les globules gras colorés en rouge par le Soudan 3.Répéter l’opération avec des coupes préalablement immergées dans l’éther sulfurique. L’examen microscopique que la matière grasse a complètement disparu, dissoute par le solvant organique. |
| L’hydrolyse des lipides peut être réalisée soit par voie chimique, soit par voie enzymatique.L’hydrolyse chimique peut être obtenue par la vapeur d’eau sous pression, par l’acide sulfurique à 5% par les lessives alcalines (soude ou potasse) . L’hydrolyse en milieu alcalin à chaud est d’un usage courant dans l’industrie de la savonnerie.Elle conduit à la formation de savons par combinaison des acides gras libérés avec l’alcali (saponification).L’hydrolyse enzymatique fait appel à des estérases abondantes dans certaines cellules animales ou végétales (graine de ricin). |
| Matériel | Technique |
| - Huile d’olive ou d’arachide- Soude ou potasse en pastilles- Eau distillée- Alcool à 95°- Pipettes Pasteur- Tubes à essai- Bain-marie | Dans un tube à essai introduire 30 gouttes d’huile, 1 ou 2 pastilles de soude ou de potasse et 10ml d’alcool à 95°.Porter au bain-marie bouillant et poursuivre l’ébullition vingt minutes environ pour achever la réaction. Celle-ci est terminée lorsque l’huile se dissout et disparaît. Remplir le tube avec de l’eau distillée. On doit obtenir une solution hydro-alcoolique limpide et légèrement opalescente.La présence d’un précipité blanc est le signe d’impuretés . Cette manipulation nécessite une verrerie très propre et de l’eau distillée. |
| Matériel | Technique |
| - Lait cru (lait de ferme de préférence).- Pancréatine commerciale ou mieux extrait pancréatique frais - Solution de tournesol- Solution de soude à 1 %- Pipettes bâton de 5 et 10 ml- Tubes à essai- Bain-marie | Deux tubes à essai.Dans le premier tube mettre :- 10 ml de lait et 1 ml de solution, de tournesol ; alcaliniser par une ou deux gouttes de soude (on doit obtenir une teinte bleu lilas) ;- ajouter 3 ml d’extrait pancréatique neutre.Dans le deuxième tube mettre :- 10 ml de lait et 1 ml de solution de tournesol ; alcaliniser par la même quantité de soude ;- ajouter 3 ml d’extrait pancréatique préalablement porté à l’ébullition. Porter les deux tubes au bain-marie à 40 ° pendant 3 minutes.Constater alors que la teintes du premier tube a viré au rose par libération des acides gras tandis que dans le deuxième tube la teinte n’a subi de changement (inactivation de l’enzyme par chaleur). |
| Matériel | Technique |
| - Huile d’olive on d’arachide neutre - Pancréas de porc frais - Solution de tournesol- Boîte de pétri - Étuve réglée à 40° | Humecter une rondelle de papier filtre avec la solution de tournesol et laisser sécher.Imprégner alors le papier d’huile neutre et disposer la rondelle dans une boîte de Pétri.Déposer sur le papier un fragment de pancréas, refermer la boîte et porter à l’étuve à 40° pendant 1 à 2 heures.Il se développe une auréole rose autour du fragment de tissu glandulaire par suite de la libération des acides gras. |
| Matériel | Technique |
| - Margarine - Solution d’agar-agar à 4% - Empois d’amidon à 5%- Extrait pancréatique neutre - Solution saturée de sulfate de cuivre- Bêcher- Éprouvette graduée de 50 ml- Boîte de Pétri- Étuve réglée à 40°- Réfrigérateur | Préparation de l’émulsionDans un bêcher, mélanger un égal volume de la solution d’agar- agar et d’empois (20 ml de chaque solution mesurés à l’éprouvette graduée).Ajouter la valeur d’un gros pois de margarine et chauffer en agitant vigoureusement pour émulsionner la graisse d’une manière homogène.Verser un couche mince dans unre boîte de Pétri et refroidir immédiatement au réfrigérateur ou sur de la glace pilée. On obtient de la sorte un substrat blanchâtre dans lequel se trouvent incluses les gouttelettes de matiére grasse.Placer la boîte à l’étuve et la maintenir inclinée par une cale.Avec une pipette, verser l’extrait pancréatique ce maniére à ce que la moitié de la surface de l’émulsion soit recouverte.Fermer la boîte et maintenir à 38-40° pendant 1 heure.Jeter alors l’extrait pancréatique et répandre sur toute la surface de la préparation ( la boîte étant horizontale ) la solution saturée de sulfate de cuivre.Laisser en contact 10 minutes, égoutter et rincer rapidement à l’eau distillée.On constate alors que la région de la préparation qui était en contact avec l’extrait pancréatique prend une couleur verte, tandis que l’ autre moitié présente une légère teinte bleue.Le verdissement est dû aux savons de cuivre formés à partir des acides gras libérés par l’hydrolyse (penser au « vert-de gris « des chaudrons de cuivre dans lesquels on a fait fondre des graisses). |
| Matériel | Technique |
| - Graines de ricin- Huile d’olive neutre - Solution d’acide acétique N/10 environ- Solution de soude N/10- Phénolphtaléine- Mortier- 4 erlenmeyers de 100 ml- Pipettes bâton de 5 ml et pipette à 2 traits de 2 ml- Pipettes Pasteur- Burette de Mohr avec support - Bain-marie | Broyer dans un mortier huit graines de ricin préalablement décortiquées et répéter cette opération trois fois en répartissant les trois fractions ainsi obtenues dans trois erlenmeyers(A,B,C).Mettre dans chaque erlenmeyer une égale quantité d’huile d’olive neutre (5 grammes pesés exactement).Puis procéder de la manière suivante :Fiole AAjouter à la pipette 2 ml d’acide acétique N/10. On réalise ainsi l’acidité optimum pour l’action de la lipase du ricin.Agiter énergiquement et laisse au repos 30 minutes.Fiole BProcéder comme pour A mais sans ajouter d’acide acétique.Fiole CProcéder comme pour A mais, immédiatement après avoir ajouté l’huile d’olive, porter 10 à 15 minutes au bain-marie bouillant avant d’ajouter l’acide acétique.Durant les 30 minutes que dure l’hydrolyse, doser à la burette la quantité de soude N/10 nécessaire pour neutraliser les 2 ml d’acide acétique. Pour cela mettre 2 ml d’acide acétique pour neutraliser les 2 ml d’acide acétique. pour cela mettre 2 ml d’acide acétique dans un quatrième erlenmeyer et 5 gouttes de phénolphtaléine.Mesurer à la burette la quantité V1 de soude nécessaire pour obtenir une coloration rase persistante.Au bout de 30 minutes, doser de la même manière l’acidité de chaque fiole après avoir ajouté au contenu 5 gouttes de phénolphtaléine.Pour A on trouve un volume V2 supérieur à V1. La différence V2-V1 correspond à la quantité de soude nécessaire pour neutraliser les acides gras libérés par l’hydrolyse ( la moitié environ de l’huile est ainsi hydrolysée).Pour B quelques gouttes de solution alcaline suffisent pour provoquer le virage, ce qui montre que la lipase du ricin n’agit qu’en milieu acide.Pour C, on trouve un volume V1 nécessaire pour la neutralisation de l’acide acétique. L’hydrolyse n’a pas eu lieu à la suite de l’inhibition de la lipase par la chaleur. |