LE VIVANT EN CYCLE 3
LES ÊTRES VIVANTS DANS LEUR ENVIRONNEMENT
Unité et diversité du vivant
L’enjeu est de donner aux élèves des clés de compréhension du monde vivant par une approche à la fois scientifique et sensible de sa diversité et de son unité. La notion d’espèce se construit progressivement au cours du cycle 3. En CM1 et CM2, les élèves apprennent à identifier une espèce sur des critères morphologiques facilement observables et à l’aide de clés de détermination. Dès le CM1, les élèves apprennent à définir une espèce comme un ensemble d’individus capables de se reproduire entre eux (interfécondité). En sixième, cette définition est enrichie par l’introduction du critère de descendance fertile. En sixième également, une première approche de la notion de la variation héréditaire est proposée à partir de l’observation de la diversité des individus au sein d’une population d’une espèce donnée.
La classification des êtres vivants permet d’organiser sous forme de groupes la grande diversité des formes de vie sur Terre à partir d’un raisonnement scientifique. Elle offre l’occasion d’introduire la notion de parenté entre les êtres vivants qui sera mise en relation, au cycle 4, avec les mécanismes d’évolution biologique. Pour cela, un petit nombre d’exemples sont étudiés au cours moyen, puis le champ d’études s’élargit en classe de sixième.
La biodiversité passée, évoquée au travers de groupes emblématiques (comme les dinosaures, par exemple) et par l’exploitation de fossiles, permet d’appréhender le temps long et de poser les premiers jalons pour dépasser une conception fixiste du vivant. Elle est également l’occasion de distinguer les savoirs scientifiques – qui reposent sur des faits éprouvés – des croyances ou de la simple opinion.
Reproduction, croissance et développement
Au cycle 3, la connaissance des étapes du cycle de vie des êtres vivants (en particulier des plantes à fleurs et des animaux), abordée aux cycles 1 et 2, est approfondie. En CM1, les élèves apprennent les principales étapes du développement des animaux de la fécondation à la naissance, en distinguant les modes de reproduction ovipare et vivipare. La reproduction des plantes à fleurs est étudiée en classe de sixième. L’étude de la pollinisation s’appuie sur des observations et des données expérimentales, dont les élèves apprennent à rendre compte, en particulier avec des dessins d’observations. Ce domaine d’étude mobilise un vocabulaire scientifique spécifique et structurant (fécondation, ovipare, vivipare, pollen, pistil, pollinisation, etc.), contribuant ainsi au développement des compétences langagières des élèves.
Les écosystèmes
L’étude des écosystèmes se prête à des démarches variées par la pratique d’observations, de mesures, d’expérimentations et/ou de traitement de données, par exemple, en lien avec des projets de sciences participatives (comme Vigie-Nature École). Grâce à des confrontations répétées avec des milieux naturels, notamment lors de sorties ou de classes de découverte, les élèves comprennent que les écosystèmes sont des systèmes ouverts, dynamiques, qui ne sont pas figés au cours du temps. Ce thème permet d’installer progressivement une vision du monde vivant dans sa complexité à travers l’étude des relations que les êtres vivants entretiennent entre eux (dont les relations de prédation et de coopération) et avec leur milieu de vie.
En particulier, au CM1, les élèves acquièrent une première compréhension des réseaux alimentaires et de leur équilibre. En sixième, ils approfondissent la compréhension des cycles de la matière en mettant en évidence la place singulière des végétaux dans ces réseaux alimentaires en tant que producteurs primaires de matière organique. En prenant l’exemple du sol, ils mettent également en évidence que la matière organique des êtres vivants est décomposable, accédant ainsi à l’idée de recyclage permettant de boucler le cycle.
Au travers de quelques exemples, en se fondant sur des connaissances scientifiques, on montre que les actions humaines sur les écosystèmes sont source de perturbations et que les écosystèmes font preuve de résilience, mais dans certaines limites. Si certaines actions humaines peuvent dégrader la biodiversité, d’autres sont conduites afin de préserver et de restaurer les milieux. Dans une perspective d’éducation aux enjeux de la transition écologique et du développement durable, l’implication des élèves dans des projets au CM2 et en sixième permet de mieux en comprendre les enjeux environnementaux, sanitaires, sociaux et économiques ainsi que de développer des compétences citoyennes d’engagement.
Dernière modification de cette page : 21/07/2026