Programme limitatif de l’enseignement optionnel musique 2026-2027

Programme limitatif de l’enseignement optionnel musique en classe terminale
SESSION 2026

https://www.education.gouv.fr/bo/2026/Hebdo4/MENE2536492N

Le programme d’enseignement optionnel de musique au cycle terminal du lycée général et technologique institue un programme complémentaire publié chaque année au Bulletin officiel de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports. Ce programme complémentaire concerne les élèves des classes de première et terminale. Il est constitué d’un corpus d’œuvres de référence et de perspectives de travail relevant des deux champs de questionnement présentés par le programme du cycle terminal.

Pour l’année scolaire 2025-2026, les perspectives de travail et le corpus d’œuvres de référence sont :

Perspectives de travail

Pour le champ de questionnement La place de la musique et de ses pratiques dans la société contemporaine – perspective : musique et sciences : lutherie, acoustique, neurosciences, intelligence artificielle etc.

Pour le champ de questionnement La diversité des esthétiques, des langages et des techniques de la création musicale dans le temps et l’espace – perspective : musique savante vs musique populaire.

De nombreuses œuvres musicales sont construites à partir d’un matériau harmonique très restreint, souvent sur la base de trois d'accords. Selon les époques et les espaces géographiques, ces accords sont utilisés de façon simple ou bien enrichis ou développés de diverses manières. Les connaissances harmoniques peuvent permettre de développer sa pratique musicale et de favoriser le jeu collectif.

Les pièces inscrites au programme complémentaire de l’enseignement optionnel pour l’année scolaire 2025-2026 permettent une interrogation concrète de ces accords qui forment une sorte de trait d’union entre des univers parfois contraires : comment ces accords ont-ils conquis le monde musical, comment ont-ils été développés, enrichis et transformés, comment permettent-ils une cohésion dans une pratique musicale collective, de quelle façon les compositeurs en ont-ils joué à différentes époques et dans différentes aires géographiques du monde, en quoi l’intelligence artificielle permet-elle de faciliter les pratiques musicales avec ces accords ?

Ces approches diversifiées permettront d’expérimenter, de créer, de développer des pratiques musicales en tissant un lien avec d’autres œuvres, d’époques et d’espaces géographiques différents.

Corpus d’œuvres de référence

Antilles

  • Eugène Mona, « Ti Milo », Clip original,1978 ;
  • Admiral T, « Ti Milo », Léritaj Mona 2, Aztec Music, 2011.

Polynésie

  • « Himéné tarava », Le Juillet polynésien, Arion music, 1989 ;
  • « Haka Enana », Pupu himene no Porinetia, Manuiti Records, 2010. 

La Réunion

  • Danyel Waro, « Laviyon », Batarsité, Piros, 1994 ;
  • Wati Watia Zorey Band, « Rest’ là Maloya », Zanz in lanfèr, Air Rytmo, 2016.

Perspectives de travail

  • Pour le champ de questionnement La place de la musique et de ses pratiques dans la société contemporaine – perspectives : musique et mondialisation – authenticité, identités, métissage, transformation ; culture individuelle vs patrimoine collectif.

  • Pour le champ de questionnement La diversité des esthétiques, des langages et des techniques de la création musicale dans le temps et l’espace – perspective : ancrage historique vs présence contemporaine.

  • Le corpus musical proposé, géographiquement dispersé entre Caraïbes et Pacifique, en passant par l’océan indien, trouve son unité – outre que par les liens historiques et culturels de la France d’outre-mer – par la fonction du chant : d’une part, porteur de mémoire collective et de lien avec les ancêtres, leurs langues et leurs rituels ; d’autre part, vecteur de tension vers des formes d’expression contemporaines et globalisées, qui réinventent la tradition et témoignent de sa vitalité. En Polynésie, le himene tarava et le haka expriment, chacun à sa manière, la puissance collective et la dimension rituelle du chant. Aux Antilles, Eugène Mona mobilise l’identité martiniquaise par des marqueurs culturels comme la flute bambou, le chant créole et les percussions. L’artiste guadeloupéen Admiral T prolonge cet héritage dans le champ des musiques urbaines. À La Réunion, le maloya devient un autre foyer de cette tension féconde entre mémoire et transformation. 

  • Ce corpus, nécessairement sélectif, ne cherche pas l’exhaustivité stylistique, culturelle ou géographique ; il propose quelques entrées, parmi d’autres possibles, dans la richesse et la diversité des pratiques vocales des territoires ultramarins, et constitue une invitation à poursuivre la découverte au-delà des œuvres étudiées. Ces approches diversifiées permettront d’expérimenter, de créer, de développer des pratiques musicales en tissant un lien avec d’autres œuvres, d’époques et d’espaces géographiques différents.

 

 

 

 

 

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