Les jeunes danseurs en formation au Junior Ballet Toulouse Occitanie (JBTO), cellule d’insertion professionnelle du centre chorégraphique James Carlès, viennent à la rencontre des lycées et des écoles de l'académie...
Les jeunes danseurs en formation au Junior Ballet Toulouse Occitanie (JBTO), cellule d’insertion professionnelle du centre chorégraphique James Carlès, viennent présenter un extrait d’œuvre chorégraphique (30 min) puis échangent avec les lycéens (20 min). Enfin, ils engagent un temps de pratique de danse contemporaine (1h).
Niveau concerné
12 lycées et 12 écoles. Public et privé.
Calendrier/étapes
1 : visioconférence de lancement, pdf support de formation
3 : accueil du JBTO dans l’établissement,
4 : bilan du projet et partage d’expérience.
Formation associée : oui
Coût du projet : repas éventuels des artistes.
Pass culture part collective : engager un montant de 800 euros (déplacement et rémunération des artistes, spectacle et bord de scène, atelier de pratique artistique).
Lycée Saint-Sernin, Toulouse
Le lundi 13 avril de 14h à 16h, 80 élèves du lycée Saint-Sernin ont participé à ce dispositif. Le spectacle a eu lieu dans la salle de conférence du lycée puis un micro temps de pratique artistique s'est déroulé en salle de d’évolution pour 24 élèves de seconde option danse.
Deux solos et deux duos ont été présentés autour de la thématique de « la danse et les stéréotypes ». Les deux interprètes étaient Thomas Gounot et Ilanka Mongodin, danseurs de la compagnie James Carlès.
« Le premier solo met en scène un personnage masculin qui porte un pantalon et une chemise noire. Ce personnage semble être en souffrance à chaque pas qu'il fait. En effet, le danseur est parcouru de spasmes et de contractions musculaires. Le visage du danseur est très expressif. Les mouvements sont resserrés et très contractés, presque rigides. Cependant, à certains moments, le danseur réussit à exécuter des mouvements plus amples et délicats. La musique est mélancolique. Vers la fin, le danseur crie et ensuite ses mouvements sont libérés et fluides : le personnage peut désormais danser comme il le souhaite. Il enlève avec beaucoup d'effort sa chemise et la danseuse s'avance pour lui passer une autre chemise (rose clair ; la couleur sert à la fois à alléger l'ambiance, qui est déjà lourde à cause du ton du solo et de la musique, et peut être interprétée comme la représentation du stéréotype rose pour les femmes / bleu pour les hommes). Le personnage cherche tout au long du solo à bouger et à s'avancer comme il l'entend. Le danseur nous a expliqué que le stéréotype de genre (et comment la société souhaite nous mettre dans une case et que l'on s'y conforme), représenté dans cette pièce, est imaginé dans un autre univers où une force supérieure punirait (contractions musculaires) ceux qui cherchent à incarner une énergie différente de leur enveloppe corporelle. Le personnage souhaite aller vers des énergies plus "féminines" malgré son corps d'homme. Mais même si la nouvelle chemise signifie un changement de peau, une libération, ce n'est pas la vraie liberté : celle où l'on n'a besoin d'aucune étiquette (dernier duo sans chemise) ». Ludivine
La troisième chorégraphie traitait de la dignité. Elle était chorégraphiée sur la musique de « Ne me quitte pas » de Charles Aznavour.
« Les deux danseurs étaient présents sur scène. Le danseur était immobile, de dos, au fond et au milieu de scène ; la danseuse prenait plutôt le couloir central de la scène pour danser. Ce tableau donnait l'impression, au début, que l'homme, a priori blessé ou énervé par la femme, souhaitait couper la communication avec cette dernière qui, en passant par des qualités de mouvements très diverses et changeantes, tente d'abord d'entrer en contact avec son partenaire. Voyant que cela ne fonctionne pas, elle se résigne et se tourne vers le public en acceptant le poids de sa peine, comme pour retrouver un peu de liberté et de légèreté ». Madeleine
La dernière chorégraphie était un duo sur la musique de « Mourir sur scène » de Dalida.
« Les danseurs font des mouvements amples, énergiques, qui expriment la joie et la libération. Il y a beaucoup de courses et de déplacements qui remplissent tout le plateau. Les danseurs paraissent immenses grâce à l'amplitude de leurs mouvements. Les interprètes portent des pantalons de costume (noir pour l’homme et blanc pour la femme) et des chemises très fluides, qu’ils retirent finalement pendant la chorégraphie. Les chemises inversent elles-mêmes les stéréotypes de genre (rose pour l’homme et bleu pour la femme). Cette chorégraphie conclut le spectacle avec une libération des stéréotypes présentés dans les pièces précédentes. Elle est très intéressante seule, mais placée à la fin de ce spectacle, elle se place en plus en contraste avec les autres pièces et fait beaucoup de bien. On sent que les interprètes se sentent mieux ; elle donne un vrai soulagement après les moments difficiles qu'ils ont traversés. La musique exprime aussi cette libération dans les paroles, comme par exemple : « coeur ouvert tout en couleur » ou « mourir sans la moindre peine ». Mathilde
Conseillère Danse, Arts du cirque
Marie Michel
📧marie.farro@ac-toulouse.fr
☎05 36 25 81 40
Permanence : mardi
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