L’exposition explore la manière dont Ingres sublime le textile, joue avec les transparences, s’inspire des tendances de son temps et dialogue avec l’histoire de l’art. Elle montre également l’influence de la peinture d’Ingres sur les créateurs de mode des XXe et XXIe siècles.
Ingres montre un goût particulier pour la représentation des textiles, qu’il s’agisse des drapés ou de la matière même des étoffes. Cette inclination lui vient probablement de sa formation dans l’atelier de David, qui met l’accent sur ces exercices techniques. Tout au long de sa carrière, Ingres fera d’ailleurs le choix de peindre lui-même les vêtements de ses modèles. Il ne déléguera jamais cette tâche à ses assistants, contrairement au mobilier ou au décor, souvent traités par l’atelier.
Le corps et sa représentation, objet de controverse dans l’œuvre de l’artiste avec ses formes « ingresques », est un point d’orgue de cet événement. Le corps des élites bourgeoises portraiturées par Ingres n’est jamais un corps naturel, mais bien un corps civilisé, construit et modelé par les modes qui dictent les formes et les attitudes. Ingres en est bien conscient, à une époque où les silhouettes de mode se succèdent de plus en plus rapidement.
La longue période d’activité d’Ingres est contemporaine d’une évolution radicale de la commercialisation de la mode ; l’exposition l’aborde par le menu. On passe ainsi du système des boutiques spécialisées aux magasins de nouveautés (ancêtres des grands magasins), qui pratiquent des prix fixes dans de grands établissements présentant les rayons les plus variés, et jusqu’à l’émergence de la haute couture en 1858.
L’exposition rappelle, pour la mode masculine, le contexte de l’émergence de la figure du dandy, comme posture esthétique et sociale, chez Balzac ou Baudelaire, grand connaisseur de l’œuvre d’Ingres.
Une confrontation originale abordera la question de la retranscription des couleurs textiles par des moyens picturaux ; les techniques, les outils, les matières et les teintures sont les objets d’une documentation importante autour des œuvres d’Ingres.
L’ensemble du parcours sera enrichi d’un certain nombre d’œuvres contemporaines dans lesquelles les artistes témoignent de leur fascination pour le travail d’Ingres, capable de si bien rendre compte du style vestimentaire d’une époque, de la sensualité d’une étoffe ou de la splendeur d’un drapé.
La visite, la médiation et les supports de travail conçus par le musée sont fournis en nombre, gratuitement, aux scolaires.
Chargé de mission
Musée Ingres Bourdelle - Montauban (82)
Christophe Brotons
📧 Christophe.Brotons@ac-toulouse.fr
☎ 05 63 22 12 91
et visioconférence VIA
Permanence : vendredi (14h-17h)
Ressources
- CAUE | Les Enfants du Patrimoine
- Musée Ingres Bourdelle | Clôture de deux expositions sur des notes festives !
- La Cave Poésie – CAUE 31 | Parcours de villes, espaces d’écriture
- Musée Ingres Bourdelle | Rodin Bourdelle, corps-à -corps
- Musée Henri Martin, Cahors | Visite enseignants, offre pédagogique
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- Les sites et le musée archéologique de Montmaurin | Offre pédagogique
- Le musée des Augustins | Ressources en Histoire des Arts et EAC