"NON" : Une installation monumentale et citoyenne au Collège Le Puy d’Alon

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Collège Le Puy d’Alon

 

À l’occasion de la semaine de lutte contre le harcèlement scolaire, les élèves du collège Le Puy d’Alon se sont mobilisés autour d’un projet artistique d’envergure. Sous l’impulsion de leur professeure d’arts plastiques, une installation collective intitulée "NON" a investi l'espace scolaire pour porter haut les couleurs de l'engagement et de la solidarité.


Un projet, quatre niveaux, un seul message : "NON"

L'objectif était limpide : fédérer l'ensemble des élèves autour d'une création commune. Le sujet, sobrement intitulé "NON", imposait deux contraintes majeures : le respect d’un petit format et la clarté absolue du message visuel. Chaque élève devait exprimer sa propre position contre le harcèlement, en enrichissant son support de techniques variées et d'indices visuels forts.

Pour garantir une harmonie visuelle tout en marquant l'identité de chaque groupe, un code couleur a été attribué par niveau. Mais au-delà de ces cadres, la liberté technique était totale, permettant à chacun de s'approprier le sujet avec sa propre sensibilité.


Une installation "in situ" et évolutive : le 30 18 prend vie

L'originalité du projet résidait dans son mode d'installation. Les élèves ont été invités, sur le temps méridien, à venir coller eux-mêmes leurs productions sur quatre chiffres géants formant le 30 18 (numéro national d’aide aux victimes de harcèlement).

La répartition était symbolique :
Le 3 pour les 6èmes,
Le 0 pour les 5èmes,
Le 1 pour les 4èmes,
Le 8 pour les 3èmes.

L'œuvre, d'abord installée sous le préau à proximité de la salle d'arts plastiques, a évolué durant trois jours. Cette phase de "remplissage" progressif a permis aux élèves de voir l'image globale se construire par l'accumulation de leurs messages individuels. L'installation a ensuite rejoint son emplacement définitif au premier étage du collège, marquant durablement l'espace de vie scolaire.

Des références artistiques au service de l’engagement

Pour nourrir leur réflexion, les élèves se sont appuyés sur des références artistiques fortes, mêlant art contemporain et culture urbaine :

  • Yayoi Kusama (The Obliteration Room) pour le concept d'acte collectif, la participation du public et l'invasion de l'espace par le motif.
  • JR (Kikito) pour la dimension engagée de l'œuvre, le rapport d'échelle monumental et le message porté à travers une frontière (ici, la frontière du silence).
  • IHeart (Nobody likes me) pour l'esthétique Street Art et la dénonciation du malaise engendré par les réseaux sociaux.
     
Un bilan positif et fédérateur

Cette action s'inscrit dans une dynamique d'établissement plus large. Au-delà des Arts Plastiques, de nombreux professeurs ont proposé des projets complémentaires, faisant du collège Le Puy d’Alon un lieu de mobilisation totale contre le harcèlement.

Les élèves, à la fois amusés par le processus de création et impressionnés par le résultat final, ont pu expérimenter la force de l'art comme outil de communication et de cohésion. En transformant un numéro de téléphone d'urgence en une œuvre d'art collective, ils ont réaffirmé que face au harcèlement, chaque voix compte et que l'union fait la force.
 

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Collège Le Puy d’Alon
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