Optimiser son enseignement pour mieux différencier grâce à l’IA : prolongements et autres usages en cours de langues vivantes

 

Dans un précédent article consacré aux usages de l’intelligence artificielle comme levier de différenciation pédagogique, plusieurs pistes ont été explorées afin d’agir notamment sur les processus d’apprentissage, l’accessibilité des consignes et la personnalisation des formes d’étayage, dans le but de faciliter l’accès aux activités pour l’ensemble des élèves, notamment ceux à besoins éducatifs particuliers https://pedagogie.ac-toulouse.fr/langues-vivantes/optimiser-son-enseignement-pour-mieux-differencier-grace-lia-exemples-dusage-en-cours-de-langues. Intéressons-nous à présent à la manière dont l’IA peut contribuer à renforcer l’accessibilité des contenus et à diversifier les modalités de production qu’elle permet de générer.

 

1) Agir sur l’accessibilité des contenus : faciliter l’entrée dans les apprentissages grâce à l’IA

L’un des apports de l’intelligence artificielle dans le cadre de la différenciation pédagogique réside dans sa capacité à faciliter l’accès aux contenus d’apprentissage pour certains élèves présentant des besoins éducatifs particuliers. Dans une logique d’école inclusive et d’accessibilité des apprentissages, l’objectif n’est pas de proposer des parcours parallèles ni de réduire les exigences scolaires, mais de lever certains obstacles susceptibles de freiner l’accès au sens.

Dans l’enseignement des langues vivantes, les difficultés rencontrées par certains élèves peuvent être liées à plusieurs facteurs : densité lexicale importante, structures syntaxiques complexes, longueur des documents, degré d’implicite élevé ou encore rythme d’acquisition différent de celui du groupe classe. Face à ces obstacles, l’enseignant dispose de nombreux leviers pédagogiques : explicitation et segmentation des consignes, aides visuelles, guidage de la compréhension, supports audio, travail coopératif ou encore étayage progressif.

L’adaptation d’un document authentique ne doit donc jamais constituer une réponse systématique. Elle peut être envisagée très ponctuellement lorsque les autres formes d’accompagnement apparaissent insuffisantes pour permettre à certains élèves d’accéder aux contenus proposés. Cette démarche peut notamment concerner certains élèves bénéficiant d’un plan d’aide individualisée, relevant d’un dispositif ULIS ou UPE2A ponctuellement présents en cours, des élèves grands débutants dans la langue cible, ou encore des élèves dont la scolarité est interrompue par des prises en charge extérieures.

Il convient néanmoins de rappeler que chaque situation doit faire l’objet d’une analyse individualisée. Certains élèves auront davantage besoin d’aides à la compréhension, tandis que d’autres pourront bénéficier ponctuellement d’une reformulation ou d’une adaptation du support afin de maintenir leur engagement dans les activités de la classe. 

Dans cette perspective uniquement, certaines IA génératives, comme Le Chat de Mistral AI, offrent la possibilité d’adapter rapidement un document en fonction d’un niveau de maîtrise linguistique déterminé. L’enseignant peut ainsi conserver les objectifs culturels et linguistiques visés en ajustant certains paramètres tels que la longueur du texte, la complexité syntaxique ou le niveau lexical.

L’objectif n’est pas de simplifier systématiquement les contenus ni de dénaturer les documents authentiques, qui doivent demeurer le cœur des supports d’apprentissage, mais de proposer très ponctuellement une didactisation adaptée permettant à des élèves à besoins éducatifs particuliers d’entrer dans l’activité textuelle grâce à une porte d’entrée plus accessible vers les mêmes savoirs et les mêmes compétences, tout en maintenant des objectifs d’apprentissage communs et exigeants à partir de documents ancrés culturellement et ambitieux.

L’utilisation de l’IA dans ce cadre présente plusieurs intérêts :

  • maintenir les élèves dans une dynamique collective de travail autour d’un support commun 

  • favoriser l’accès au sens pour des élèves rencontrant des difficultés importantes de lecture ou de compréhension 

  • permettre à l’enseignant de produire rapidement plusieurs niveaux d’accès à un même document 

  • soutenir le travail des AESH grâce à des supports plus lisibles et mieux adaptés aux besoins identifiés 

  • renforcer l’autonomie des élèves en limitant certains obstacles liés à la compréhension des supports

L’enseignant conserve toutefois un rôle essentiel dans ce processus. Les adaptations produites par l’IA doivent être systématiquement relues, vérifiées et ajustées afin de garantir la fidélité au document d’origine, la pertinence pédagogique des modifications apportées et le maintien des objectifs d’apprentissage.

Ainsi utilisée, l’intelligence artificielle ne se substitue pas à l’expertise pédagogique de l’enseignant. Elle constitue un outil supplémentaire au service de l’accessibilité des contenus, permettant à davantage d’élèves de s’engager dans les apprentissages tout en participant aux mêmes activités que leurs camarades.

Utilisée avec discernement, elle s’inscrit pleinement dans les principes de la Conception Universelle des Apprentissages (CUA) et de l’école inclusive, en proposant des modalités d’accès plus adaptées à la diversité des profils présents dans une même classe. Pour autant, l’adaptation des supports ne saurait devenir une pratique systématique. Elle demeure une réponse pédagogique exceptionnelle, ciblée et réfléchie, mise en œuvre lorsque les autres formes d’étayage ne permettent pas de lever suffisamment les obstacles à la compréhension. L’enseignant conserve ainsi un rôle central dans l’analyse des besoins, le choix des adaptations pertinentes et la garantie du maintien d’objectifs d’apprentissage ambitieux et communs à tous les élèves.

 

 

Exemple de prompt avec Mistral AI :

 

« Agis en tant que professeur expérimenté en enseignement de l’espagnol, spécialisé dans l’adaptation des contenus selon le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues (CECRL). Ta mission consiste à adapter le texte ci-dessous de manière à le rendre accessible à des apprenants de niveau A2.
Pour ce faire, tu pourras ajuster les éléments suivants : la longueur du texte, le niveau du vocabulaire, la complexité des phrases, ainsi que toute caractéristique nécessaire pour faciliter la compréhension en fonction du niveau visé.
La langue du texte original, à savoir l’espagnol, devra être conservée.
L’objectif est de maintenir l’essence du contenu tout en assurant que les apprenants puissent en comprendre les principaux concepts, conformément aux compétences attendues à ce niveau du CECRL. »

Le professeur peut ensuite compléter cette demande en précisant :

- le thème de la séquence 

- les éléments linguistiques ou culturels à conserver absolument

- les besoins particuliers des élèves concernés

 

 

Exemple concret d’adaptation d’un document authentique

L’IA peut donc permettre d’adapter rapidement un texte authentique en modulant la densité lexicale et syntaxique, afin de proposer plusieurs niveaux de lecture à partir d’un même support culturel.

Par exemple, le témoignage suivant, portant sur le bombardement de Guernica, initialement rédigé dans une langue relativement dense pour des élèves de collège, a été simplifié grâce à une IA générative afin de proposer une version davantage accessible à certains élèves de la classe dont certains profils répondaient à ceux présentés précédemment. Le contenu culturel et émotionnel du texte a été conservé, tandis que certaines structures syntaxiques, le lexique et la longueur des phrases ont été adaptés pour faciliter la compréhension.

Texte original (niveau B1)

“Tenía 13 años. Mis amigos y yo ya no hacíamos caso de las alarmas, llevábamos ocho meses de guerra y estábamos cansados. Ya ni íbamos a los refugios, ¡nos aburríamos en ellos!

Ese día había mercado en el Pasealeku. Allí oímos las primeras bombas. La gente corrió a los refugios. A mí alguien me llevó [...] hasta el fondo de uno de ellos. El suelo era de barro, las paredes estaban llenas de humedad, no había luz, no había oxígeno para respirar, yo tenía terror de morir allí enterrado vivo. [...]

Salí hasta la boca del refugio para respirar. [...] Cuando salí me quedé aterrado. Todo el pueblo ardía. [...] Pensaba todo el tiempo qué sería de mis padres y mis hermanos. Llegué a una hondonada donde había un montón de cadáveres, y el de un amigo, que murió allí.

Me senté con otro amigo [...], viendo cómo se quemaba Gernika. Él me dijo, sin ninguna emoción ni nada: « Mira, en esa casa que se acaba de derrumbar estaban mi tía, que es sorda, y mi abuela, que es paralítica ». De repente, a la noche, desperté. [...]

Me estaban llamando. Era mi madre. Llevaba toda la tarde y toda la noche buscándome. Mis hermanos estaban bien. Solo le faltaba yo”.

Testimonio de Luis Iriondo, El País (periódico español), 28 de abril de 2017.

 

Texte adapté (niveau A2)

Tenía 13 años. Mis amigos y yo no hacíamos caso de las alarmas. Llevábamos ocho meses de guerra y estábamos cansados. No íbamos a los refugios porque nos aburríamos.

Un día, había mercado en el Pasealeku. Oímos las primeras bombas y la gente corrió a los refugios. Alguien me llevó a uno de ellos. El suelo era de barro y las paredes estaban húmedas. No había luz ni aire para respirar. Tenía miedo de morir allí.

Salí del refugio para respirar. Cuando salí, vi que todo el pueblo ardía. Pensaba en mis padres y hermanos. Llegué a un lugar con muchos cadáveres, incluyendo el de un amigo.

Me senté con otro amigo y vimos cómo se quemaba Gernika. Él me dijo: “Mira, en esa casa que se derrumbó estaban mi tía, que es sorda, y mi abuela, que es paralítica”.

De repente, desperté por la noche. Mi madre me estaba llamando. Me buscaba desde la tarde. Mis hermanos estaban bien. Solo faltaba yo.

Adaptación del testimonio de Luis Iriondo, El País, 28 de abril de 2017

 

2) Diversifier les modalités de production grâce à l’IA

 

Des outils d’intelligence artificielle peuvent également contribuer à diversifier les modalités de production proposées aux élèves. Cette diversification constitue un levier intéressant de différenciation pédagogique dans la mesure où tous les élèves ne mobilisent pas le même degré de maîtrise de la langue dans leurs productions.

 

Par exemple, des outils tels que Mizou (https://mizou.com/), compatible avec le RGPD, permettent notamment de créer des assistants conversationnels pédagogiques personnalisés (chatbots), capables d’interagir avec les élèves dans la langue cible à partir d’objectifs et de critères définis par l’enseignant qui suit le travail des élèves sur un tableau de bord.

 

En langues vivantes, ces outils peuvent être mobilisés pour :

- entraîner les élèves à l’interaction orale ou écrite 

- proposer des simulations de dialogues et générer des jeux de rôle 

- différencier les niveaux de guidage 

- accompagner les élèves dans la reformulation 

- créer des activités de remédiation personnalisées 

- favoriser l’autonomie dans l’expression

 

L’enseignant peut, par exemple, paramétrer un assistant jouant le rôle d’un guide touristique, d’un correspondant hispanophone, d’un vendeur, d’un personnage historique ou encore d’un recruteur dans le cadre d’une simulation professionnelle. 

 

Ces interactions permettent de proposer des modalités de production variées et motivantes, tout en modulant les exigences selon les profils d’élèves : réponses courtes ou développées, aides lexicales intégrées, relances plus ou moins guidées, complexité progressive des échanges, scénarios différenciés, etc.

Cette personnalisation des productions contribue à renforcer l’engagement des élèves, tout en valorisant davantage leurs compétences communicationnelles. 

Il convient toutefois de rappeler que l’usage de ces agents conversationnels ne saurait se substituer aux interactions humaines, qu’il s’agisse des échanges avec le professeur, avec les pairs ou avec des locuteurs natifs. Leur recours doit rester très limité, ponctuel et strictement encadré, dans une logique de complémentarité avec les pratiques pédagogiques habituelles.

Utilisés de manière raisonnée, ces assistants peuvent néanmoins constituer un support intéressant d’entraînement à l’expression écrite ou orale, notamment grâce au retour immédiat fourni sur certaines erreurs linguistiques, permettant à l’élève d’identifier ses difficultés et d’envisager des pistes de remédiation.

Par ailleurs, le caractère interactif et attractif de ces formats numériques peut renforcer l’engagement de certains élèves, en particulier ceux qui hésitent davantage à prendre la parole en classe. Ils favorisent ainsi une forme d’autonomie progressive dans l’expression, en offrant un espace d’entraînement rassurant et adaptable aux besoins de chacun.

 

Exemple concret d’activité d’expression écrite personnalisée avec Mizou 

Dans le cadre d’une séquence consacrée aux projets, un agent conversationnel intitulé « La Voz del futuro » a été conçu afin d’entraîner les élèves aux attendus d’une tâche finale d’expression écrite.

La prise en main de l’outil par l’enseignant reste relativement simple : via la fonction « Build the chatbot », il paramètre l’assistant conversationnel en définissant les objectifs linguistiques et culturels, les consignes, les questions à poser aux élèves, ainsi que les structures langagières à travailler en priorité. Il est important de demander au chatbot, dans le prompt, de corriger les erreurs des élèves en les explicitant et d’insister sur certains points précis étudiés en classe, comme l’emploi du subjonctif après quizás ou encore après cuando dans une subordonnée temporelle au futur en espagnol.

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Le chatbot peut accueillir gratuitement jusqu’à cinquante élèves simultanément. Les élèves n’ont pas besoin de créer de compte : un simple lien généré par l’enseignant leur permet d’accéder à l’activité en renseignant uniquement leur prénom, ce qui permet de respecter le RGPD et d’éviter la collecte de données personnelles.

 

En classe, l’enseignant peut suivre en direct la progression et les échanges réalisés par les élèves depuis son tableau de bord. Cette visibilité lui permet d’accompagner les élèves au fil de l’activité, de proposer une aide ponctuelle, d’inviter à l’auto-correction ou encore de proposer des activités de remédiation. 

L’activité peut également être prolongée à la maison grâce à l’envoi d’un lien personnalisé sur l’ENT, permettant ainsi aux élèves de poursuivre leur entraînement de manière autonome et sécurisée car l’enseignant a défini le cadrage dans ses consignes.

 

Exemple de trace écrite :

Afin de conserver une trace écrite exploitable, il peut être intéressant de demander au chatbot de générer, en fin d’échange, une synthèse corrigée des productions réalisées ou des conseils de remédiation. Les élèves disposent ainsi d’un support de révision personnalisé qu’ils peuvent réinvestir ultérieurement :

Ce type d’activité, utilisé de manière très ponctuelle et encadrée, favorise l’engagement des élèves dans la tâche tout en offrant à l’enseignant la possibilité d’ajuster progressivement, et en temps réel, les paramètres du chatbot depuis le tableau de bord selon les besoins repérés dans la classe. L’outil peut ainsi être amené à proposer des formulations plus guidées, reformuler certaines consignes, revenir sur des notions non comprises, fournir des aides lexicales ou grammaticales supplémentaires, accompagner progressivement la reformulation des productions attendues ou, au contraire, complexifier les échanges pour les élèves les plus à l’aise.

Il constitue ainsi un levier intéressant de différenciation pédagogique dans la mesure où les interactions peuvent être adaptées au niveau des élèves, notamment grâce aux consignes précisées dans le prompt, qui peuvent être différenciées en fonction des élèves. Ce type d’usage permet également à l’enseignant d’identifier plus finement les difficultés rencontrées par les élèves afin de mettre en place, dans un second temps, des activités de remédiation adaptées aux objectifs pédagogiques visés.

 

Conclusion : points de vigilance généraux

L’utilisation de l’intelligence artificielle en contexte pédagogique nécessite une approche réfléchie, critique et raisonnée.

  Biais des modèles d’IA et fiabilité des réponses
Les contenus générés peuvent comporter des erreurs, des approximations culturelles ou linguistiques, voire des biais liés aux données d’entraînement des modèles. Une vérification systématique des productions reste indispensable.

 

  Confidentialité des données

Une vigilance particulière doit être portée aux données personnelles des élèves et au respect du RGPD. L’utilisation d’outils conformes au cadre institutionnel doit être impérative.

 

Éthique et accompagnement des usages
Les élèves doivent être guidés dans l’usage raisonné des outils d’IA afin de développer leur esprit critique, leur autonomie et une posture réflexive face aux contenus générés.

L’IA accompagne, mais ne remplace pas l’enseignant
L’intelligence artificielle constitue un outil d’appui ponctuel au service de la pédagogie. Le professeur demeure le garant des objectifs d’apprentissage, du choix des supports, de l’évaluation et de l’accompagnement des élèves.

Bien mesurer l’impact écologique de l’utilisation de l’IA
Le recours à l’IA générative implique une consommation importante de ressources énergétiques et matérielles. Son utilisation doit donc rester ciblée, pertinente et proportionnée aux besoins pédagogiques identifiés et à la pertinence des plus-values pédagogiques observées.

 

Bilan : ce que permet l’IA dans une démarche de différenciation pédagogique

L’intelligence artificielle peut constituer aujourd’hui un levier intéressant pour soutenir la différenciation pédagogique vers un enseignement plus inclusif.

Utilisée de manière raisonnée et encadrée, elle peut notamment permettre :

- la création plus rapide de supports adaptés aux besoins de certains élèves grâce à un étayage adapté

- une adaptation facilitée des processus d’apprentissage et des modalités d’étayage : aide plus personnalisée pour les élèves à besoins éducatifs particuliers et étayage adapté pour les élèves ayant davantage de facilités.

- la diversification de l’accessibilité aux contenus et des modalités de production 

- une meilleure prise en compte de l’hétérogénéité des classes, tout en conservant des objectifs d’apprentissage communs dans une logique d’école inclusive et d’accessibilité des apprentissages (CUA).

 

L’IA apparaît ainsi comme un levier potentiel au service des apprentissages et de la réussite des élèves, en facilitant la mise en œuvre des quatre axes de la différenciation pédagogique : les processus d’apprentissage et l’étayage, l’accessibilité des contenus et de l’environnement de travail, ainsi que la diversification des modalités de production. Elle ne saurait toutefois se substituer à l’expertise professionnelle de l’enseignant, ni à son analyse fine des besoins des élèves, toutes deux indispensables pour concevoir des dispositifs pédagogiques pertinents, éthiques et adaptés aux objectifs d’apprentissage visés. Son utilisation doit également s’inscrire dans une démarche de sobriété numérique, prenant en compte l’impact environnemental de ces technologies et privilégiant des usages réfléchis, ciblés et raisonnés, dans le respect du RGPD. Enfin, il convient de rappeler que les usages de l’intelligence artificielle ne sont pas autorisés auprès des élèves avant la classe de 4e, conformément aux recommandations de l’Inspection générale.

(cf. document Usages de l’IA https://www.education.gouv.fr/cadre-d-usage-de-l-ia-en-education-450647 ).

Un article proposé par Amélie Delmas, 

professeure d’espagnol au Collège Jean Monnet (46), 

formatrice académique, 

accompagnatrice CARDIE.

 

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