Les contenus trompeurs occupent une place importante sur les réseaux sociaux et y génèrent davantage d'engagement que les sources fiables. C'est ce que révèle le dernier rapport scientifique européen publié jeudi 19 mars par l'organisation Science Feedback, que l'agence de vérification de Radio France a pu consulter en amont.
Ce rapport s'inscrit dans le projet "Simods" (Structural Indicators to Monitor Online Disinformation Scientifically - Indicateurs structurels pour surveiller scientifiquement la désinformation en ligne en français), mené avec plusieurs partenaires européens. Il vise à mesurer de manière indépendante la présence et la diffusion de la désinformation sur les grandes plateformes en ligne.
L'étude repose sur l'analyse d'environ trois millions de publications collectées en octobre 2025 sur six plateformes (Facebook, Instagram, LinkedIn, TikTok, X et YouTube), dans quatre pays européens dont la France. Les chercheurs ont constitué un échantillon aléatoire pondéré par le nombre de vues afin de mesurer l'exposition réelle des utilisateurs. Les contenus ont ensuite été analysés et qualifiés par des fact-checkeurs professionnels.