IA conversationnelle et santé mentale des jeunes : résultats de l’enquête européenne | CNIL

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Infographie IA et santé mentale chez les jeunes

Un usage massif qui dépasse le cadre utilitaire

Au départ cantonnées à des usages scolaires ou professionnelles, les IA conversationnelles prennent une place croissante dans la vie des jeunes, jusqu’à investir une sphère plus personnelle. Elles deviennent, pour certains, un espace de confidence : 48 % les utilisent pour parler de sujets personnels ou intimes, et 33 % les considèrent comme un « psy » dans certains cas. Cette proportion atteint 46 % chez les jeunes répondants souffrant d’anxiété.

Cette évolution traduit une transformation profonde des usages numériques : l’IA ne se limite plus à un outil ludique, elle devient un interlocuteur accessible, disponible à tout moment, perçu comme non jugeant et facile d’accès. Elle s’inscrit ainsi dans les parcours informels d’écoute, de conseil et de soutien dans la vie quotidienne.

Une confiance importante, dans un contexte de fragilité psychologique

Cette adoption s’inscrit dans un contexte préoccupant. En France, plus d’un jeune sur quatre présente une suspicion de trouble anxieux généralisé. Dans ce paysage, l’IA conversationelle apparaît comme un soutien supplémentaire.

Pour autant, l’enquête confirme que les liens humains demeurent centraux : amis et famille restent les premiers interlocuteurs des jeunes pour parler de leurs difficultés. L’IA ne s’y substitue pas, mais s’ajoute comme un relais complémentaire dans leur quotidien.

Cette place croissante s’accompagne d’un niveau de confiance important :

  • 69 % des jeunes estiment qu’une IA peut donner des conseils fiables ;
  • 56 % qu’elle peut garder secrètes les échanges avec elle ;
  • et 51 % qu’elle peut protéger les informations qui lui sont confiées.

IA conversationnelle et santé mentale des jeunes : résultats de l’enquête européenne | CNIL

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