Vocabulaire de la radio

Fiche - 22e semaine de la presse et des médias dans l’école © clemi 2011

Les principaux mots de la radio

Attaque : Début d’un sujet. 

Brève : Information qui n’est pas développée sous la forme d’un sujet complet. 

Chapo : Texte lu par le présentateur du journal pour introduire un reportage. Le chapo est aussi appelé lancement ou intro.

Chute : Fin d’un sujet. 

Enrobé : Reportage qui mêle le papier et le son. 

Chronique : article qui possède certaines caractéristiques littéraires. La chronique se veut simple et proche de l’auditeur. Constituée souvent d’éléments d’actualité et d’analyse, la chronique commente des événements, les interprète et évoque leurs conséquences. En plus de ses contours dramatiques, la chronique radiophonique séduit grâce aux sons et effets sonores dont elle se dote. 

Commentaire : genre journalistique des plus exigeants, il s’agit d’une réaction directe ou une analyse face à un événement d’actualité ou un phénomène. En mettant en avant un élément de l’arrière-plan – souvent avec la touche personnelle du commentateur –, le commentaire propose une perspective et une compréhension nouvelles d’une information déjà connue. Le commentaire décortique, décrypte, explique et resitue un événement ou un processus social dans un lieu et temps donnés. Genre journalistique basé sur l’interprétation, il est fortement influencé par la personnalité de son auteur qui pourra agrémenter son commentaire de divers éléments radiophoniques. 

Conducteur : Document rédigé par le présentateur pour permettre au technicien de mettre en onde le journal. 

Couleur : La couleur c’est l’identité sonore d’une émission ou de la radio . Elle se définit par le « ton » employé par les animateurs et journalistes, par la composition de l’habillage, et l’ensemble de la programmation d’antenne. 

Edito : billet d’humeur qui introduit une émission, précédant le sommaire. 

Grille (de programmes) : découpage en émissions de la programmation hebdomadaire d’une station radio. 

Habillage : il participe à l’identité de l’émission, à sa « couleur » : c’est l’ensemble des sons (générique, jingles, virgules) qui sont diffusés entre les interventions des journalistes et qui sont autant de ponctuations sonores de la parole.

Insert : intervention téléphonique lors d’une émission. 

Lancement : c’est une phrase qui permet à l’animateur d’introduire ce qui va suivre (interview, chronique,…). C’est également un geste de la main, soit dirigé envers le technicien pour lui faire signe de diffuser un PAD, soit dirigé en direction de l’animateur pour lui faire signe de commencer. 

Ouverture : Première information du journal. Fausse ouverture : Terme utilisé quand la première information du journal n’a pas fait l’objet d’un titre. 

PAD : Prêt à diffuser. Enregistrement réalisé avant le direct avec un appareil enregistreur ou en studio. Désigne tous les morceaux de musique, interviews, micro-trottoirs, reportages,… préparés à l’avance et qui sont lancés par le technicien pendant le direct.

Papier : Reportage écrit par un journaliste qui ne contient pas d’extrait d’interview. 

Pied : Texte lu par le présentateur après la diffusion d’un reportage et qui vient conclure le sujet. Le pied est aussi appelé extro.

Son : Reportage qui prend la forme d’un extrait d’interview. 

Tapis : Musique qui passe en bruit de fond (à l’arrière plan) durant une prise de parole (Souvent en début et en fin d’émission : voir « générique »). 

Virgule : élément simple, très bref (environ 5 ») qui articule deux moments radiophoniques : au milieu d’une chronique, entre deux publicités… Elle est une sorte de ponctuation brève, souvent sous forme d’une phrase musicale ou d’un bruitage. 

Les formats de l'écriture radio (CLEMI Dijon)

Le papier

C'est l'exercice de base. Il ne doit pas excéder 1'30. Le papier relate un événement, décrit une situation. Sa construction obéit à des règles précises (cf brochure écriture radio). 

L'enrobé

C'est un papier illustré par un extrait d'interview, ou par un son d'ambiance. 

Les titres de l'actualité

C'est la "vitrine" du journal radio. C'est le résumé des principales nouvelles qui seront développées dans le journal. Les titres doivent être percutants, sans être racoleurs. 

Le lancement

C'est le texte qui vous permet de présenter le sujet qui sera développé sous forme de papier ou d'interview. (Attention à ce qu'il ne soit pas redondant). 

Le pied

Il complète toujours un papier ou une interview. Il s'agit en général d'informations complémentaires, liées au sujet qui vient d'être développé. 

Les brèves

C'est une succession d'informations, des résumés de 15" à 20". Cet exercice mérite une grande attention : faire court n'est pas forcément simple.

Le compte rendu

C'est une "photo radiophonique". Ce sont les faits bruts tels qu'ils sont vécus par un reporter. Des faits, rien que des faits ! 

L'encadré 

C'est un coup de projecteur sur un aspect particulier de l'événement. (Ex: encadré sur les principales catastrophes aériennes). 

Le portrait 

C'est la photographie d'un personnage. Il peut être rédigé à grands traits ou par petites touches. Attention à ne pas tomber dans le piège du panégyrique et de l'hagiographie. 

La chronique 

C'est un commentaire personnalisé et stylisé. Il porte sur un champ particulier de l'actualité. (chronique économique ou scientifique). La chronique doit être régulière, quotidienne ou hebdomadaire. 

La revue de presse 

La revue de presse doit être le reflet des préoccupations des confrères de la presse écrite. C'est un genre particulier et difficile. La revue de presse exige rapidité dans la lecture, l'écriture et un suivi attentif de l'actualité dans toutes ses formes. C'est l'un des rares formats de la radio qui peut dépasser les 5 minutes. 

L'éditorial 

Contrairement à la chronique qui n'engage que son auteur, l'éditorial est un commentaire qui reflète la position de votre radio sur un sujet d'actualité.

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Ecriture radio

Utilisation de mots et de constructions de phrases simples… 

Ne jamais oublier que la radio est le média le plus éphémère, celui que l’on écoute le plus souvent dans les « pires » conditions, en faisant autre chose (le temps de la TSf écoutée religieusement dans son fauteuil est révolu depuis bien longtemps !). 

Contrairement à la presse écrite, impossible de relire (... de réécouter !) ce que l’on n’a pas compris. Même si internet permet de le faire, la démarche reste encore minoritaire…

S’adresser au plus grand nombre possible

Le vocabulaire et les idées développées doivent être compris par le grand public.

  • Phrases courtes : une phrase/une idée
  • Phrases simples : sujet/verbe/complément. Lorsqu’on se relit et qu’on aperçoit un « qui », un « que », un « parce que », etc., on le supprime, et une phrase longue de style écrit se transforme en deux phrases courtes de style parlé.
  • Éviter les mots de liaisons qui alourdissent l’expression (car, en effet...).
  • Peu d’adjectifs.
  • des mots concrets. Éviter tout ce qui est abstrait.
  • Éviter les termes techniques, le jargon professionnel, les sigles, les abréviations.
  • Utiliser le présent de l’indicatif ou le passé composé. Ce sont les temps du récit… L’imparfait et le passé simple sont à éviter, de même que le participe présent qui alourdit l’expresssion…
  • Ne pas vouloir trop en dire, au risque de compliquer la compréhension : un papier ou une brève/un angle. attirer l’auditeur… avec l’information en tête

Toujours commencer une brève ou un lancement par l’information : l’actualité. En d’autres termes, ce qui justifie que l’on parle de cette info... C’est aussi ce qui va attirer l’attention de l’auditeur.

  • Qu’y a-t-il de nouveau, d’original ?
  • Quelle est l’information essentielle ?
  • Commencer par des faits précis (quoi, avant pourquoi). Élargir au fil du papier.

Les informations complémentaires sont données par ordre d’intérêt 

Maintenir l’attention de l’auditeur

Il faut raconter une histoire (mais pas des histoires !) avec un début, un développement et une chute. Cela aidera l’auditeur à nous suivre. En quelque sorte, prenons-le par la main ; mais pour cela, il faut l’intéresser.

  • Prendre des exemples, mettre en situation. Il faut écrire en images... Pour cela, décrivons le lieu et/ou les personnages dont nous parlons. Comme dans un bon roman, des images se formeront dans l’esprit de l’auditeur, le sujet deviendra concret, vivant, et l’attention se maintiendra.
  • rédiger en fonction des questions fondamentales du journalisme : qui, quoi, où, quand, pourquoi ?
  • Impliquer éventuellement les auditeurs par des questions, des exclamations, mais attention au côté artificiel,  à ne pas sonner faux... Si le papier prévu en direct est long, il faut le couper par des relances du présentateur (qui relanceront l’intérêt du sujet et de l’auditeur). C’est le principe du questions/réponses, dans un style de conversation.
  • Partir toujours du plus récent, avant de revenir, plus loin, sur des faits passés : principe du flash back au milieu du papier. Le journaliste n’est pas un historien ; il doit d’abord raconter l’actualité, le présent, avant de revenir au passé de l’événement.

La composition d’un journal radio

le journal est composé de titres, brèves, lancements, papiers, éléments sonores et de pieds.

Une brève est une information lue à l’antenne par un présentateur. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, une brève peut être longue ou courte. Le présentateur choisit en effet de développer ou non l’information.

Si le présentateur fait appel à une autre personne pour développer le sujet, il rédige alors un lancement, qui sert d’introduction. C’est lui qui va présenter le sujet et donner envie d’en savoir plus. Suivront alors un papier écrit par un autre journaliste (reporter ou spécialiste du sujet) ou un élément sonore (interview d’un témoin, d’un expert, d’un personnage au cœur de l’actualité, ambiance d’un stade, d’une manifestation, musique...). Cela pourra être également un reportage qui inclut explications du journaliste et différents éléments sonores.

Le traitement du sujet pourra être complété par un pied. À l’issue du papier ou de l’élément sonore, le présentateur ajoute une courte brève qui donne quelques informations supplémentaires et conclut ainsi le sujet.

Enfin, pour annoncer le contenu d’un journal ou d’une émission de radio, on débute par des titres. Ce sont eux qui doivent dire à l’auditeur : « Écoutez-moi, vous allez apprendre une multitude d’informations intéressantes. » On les rédige en dernier, une fois que l’on connaît le contenu global du journal ou de l’émission. Il s’agit de mettre en valeur, en quelques mots, trois ou quatre informations parmi les plus importantes, les plus passionnantes, les plus originales ou les plus innovantes...

La virgule (ou jingle), composée de quelques notes de musique, permet de séparer les différentes parties du journal. Et, bien sûr, le journal débute par un indicatif (à la télévision, on parle de générique).          

Construire un flash

Avec plusieurs brèves, on construit un flash. 

Petit journal dans lequel un présentateur enchaîne plusieurs informations en quelques minutes (entre une minute trente et trois minutes environ). 

C’est là qu’intervient une nouvelle notion : la hiérarchie de l’information. Si on dispose de cinq ou six brèves, dans quel ordre les donner à l’antenne ? Même si on les considère toutes comme de même importance, il faudra obligatoirement une première et une dernière... Il n’existe pas de règles scientifiques, mais quelques règles radiophoniques de bon sens... 

La radio étant le média de l’immédiat, l’information la plus récente sera privilégiée en tête d’un flash. Ou la plus importante. Cela pourra être également la plus originale. Quoi qu’il en soit, il faut qu’elle suscite un certain intérêt chez l’auditeur, sachant aussi que tous les auditeurs n’ont pas nécessairement les mêmes centres d’intérêt... Hiérarchiser l’information est un exercice peu aisé. C’est d’ailleurs ce sujet qui remplit le courrier des lecteurs de nombreux journaux spécialisés dans les programmes radio et télé: « Pourquoi le journal radio X ou télé Y a-t-il été ouvert avec cette information... , alors qu’il a fallu attendre 15 minutes avant de voir enfin développée la plus importante ? » Évidemment, l’auditeur satisfait ne se fera pas entendre... Mais ceci illustre la difficulté de l’exercice : l’ordre choisi pour agencer les informations ne pourra pas satisfaire l’attente de l’ensemble des auditeurs. 

• Une autre règle: pour éviter la monotonie, il faut alterner des brèves plus ou moins longues. En tout cas, qu’elles ne soient pas toutes de la même longueur ni de construction identique... • Enfin, les informations sont regroupées par thèmes. National et international sont clairement séparés pour faciliter la compréhension et éviter toute confusion.

Construire un journal

On passe à une autre dimension. Il ne s’agit plus de quelques minutes, mais d’au moins cinq à dix minutes, voire plus. Cela peut être aussi une émission-magazine de vingt à trente minutes. 

  • Comme pour le flash, il faut hiérarchiser et... mettre en scène. 
  • Il faut également jouer la diversité : alterner brèves longues, brèves courtes, papiers, éléments sonores, interviews... 
  • Ne pas enchaîner quatre ou cinq brèves, ce que l’on appelle dans le jargon journalistique un « tunnel de brèves ». 
  • Éviter aussi d’enchaîner deux papiers.
  • Pour faciliter la compréhension des auditeurs, on rassemble dans des chapitres les informations de même nature. 
  • Le présentateur rassemble par exemple les faits de société, puis les événements sociaux, les sujets politiques, les informations étrangères, enfin les résultats sportifs, sans oublier la météo. 

Chaque partie peut être séparée par une virgule d’une à deux secondes. Un journal ou un magazine, cela se met en scène. 

Là encore, il faut maintenir l’attention de l’auditeur. D’où l’importance de la construction du conducteur... 

Le conducteur est le document qui indique la progression de l’émission. Il permet au présentateur et au technicien de suivre l’ordre du journal et indique aux reporteurs à quel moment ils interviennent.

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