Le Guin et le Québec : patrimoine littéraire à l'ère numérique
La maison d'Ursula K. Le Guin rejoint le registre national américain. Comment le Québec numérise, prête et consomme ses propres classiques littéraires ?
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La maison d'Ursula K. Le Guin rejoint le registre national américain. Comment le Québec numérise, prête et consomme ses propres classiques littéraires ?
Dans la nuit du 7 au 8 août, Daikanyama Tsutaya Books, à Tokyo, doit accueillir 70 participants jusqu’à l’aube pour Kaii na yoru 2026. Une librairie fermée au public, cinq spécialistes du récit horrifique, des rayons plongés dans l’obscurité et des livres dont on extrait les phrases les plus inquiétantes : pendant six heures, l’enseigne transforme son magasin en parcours littéraire d’épouvante.
En Australie, la commissaire à la vie privée Carly Kind s’interroge sur la nécessité de nouvelles règles face aux lunettes connectées. En France, la CNIL redoute déjà une surveillance mobile et presque invisible. Mais ces mêmes appareils peuvent accroître l’autonomie des personnes aveugles ou malvoyantes. De Robbe-Grillet à Samanta Schweblin, les livres posent alors la vraie question : peut-on encore choisir de rester hors champ ?
Le Weekly Shonen Jump, berceau de Dragon Ball, One Piece ou Naruto, est tombé à un plus bas historique depuis 1971 : son tirage moyen n’était plus que de 985.000 exemplaires entre avril et juin 2026. C’est la première fois en 55 ans que la revue repasse sous le seuil symbolique du million d’exemplaires. Plus qu’un simple mauvais chiffre, ce recul illustre l’effacement progressif d’un modèle longtemps central au Japon : celui du grand magazine imprimé de prépublication.
À soixante-deux ans, Emil revêt chaque Noël une haute toque, un manteau de chèvre et des grelots. Pour les enfants de la famille Courapied, il devient le Kouker, la créature qui effraie afin de chasser les mauvais esprits : « Chaque Noël, je suis la lumière et la nuit, le monstre et le génie qui chasse les mauvais esprits. » Sous le costume demeure pourtant un autre monstre, historique celui-là : la « rééducation » menée dans les prisons communistes de Jilava et de Pitesti.
Un RER qui traîne, une sonnerie trop forte, un portail franchi trop tôt : Jean Deichel entre dans l’Éducation nationale de travers. Il a vingt-deux ans, l’agrégation et le CAPES en poche, Joy Division au revers du manteau, Nietzsche, Mallarmé et les Ramones dans la tête, mais presque aucune idée de la manière dont on tient trente élèves devant soi. Rentrée des classes le 20 août.
Il faut une grand-mère qui meurt pour que tout recommence. Despina est à l’hôpital, la famille attend dehors, puis achète déjà olives, halloumi et vin pour l’après. Rien de spectaculaire : une mort annoncée presque banalement, et autour d’elle des proches qui parlent parce qu’il faut bien continuer à faire quelque chose. Terre promise pour le 7 octobre.
Il y a d’abord un grésillement. De la neige sur un téléviseur. Une petite fille blonde, les paumes contre l’écran. Et cette phrase, qui dit presque tout du projet de Xavier Jozelon : « Elle ne regardait pas la télévision. Elle regardait à travers. » À partir de cette frontière percée, L’Âme d’Heather construit autant un hommage à Poltergeist qu’une fiction ectoplasmique : le film devient porte, souvenir, menace et matière romanesque. Revenant garanti le 9 septembre.
Antoine Achard est le lauréat du Prix Robert-Cliche du premier roman 2026 pour Deuil et divertissement. Son manuscrit, présenté anonymement au jury, a été retenu à l’unanimité. Le prix lui vaut une bourse de 10.000 $ offerte par Québecor et la publication de son roman chez VLB Éditeur. La remise officielle aura lieu le 12 août à la librairie Livresse, pendant la journée « J’achète un livre québécois ».
Le top 10 pris d’assaut par l’Amérique : cela vous surprend encore ? Freida McFadden écrase à nouveau le classement, avec 6 titres au sein des 10 premières places, et Le Dîner en tête. Avant de partir en vacances, un dernier regard sur les ventes stratosphériques de La Femme de ménage.
En 2024, plusieurs librairies s'essayaient à une trêve des nouveautés. Comme son nom l'indique, l'opération consiste à créer des pauses dans le travail des offices avec les diffuseurs, pour prendre le temps de mieux défendre les ouvrages présents sur les tables et ne pas les remplacer à une cadence infernale. Une seconde « recherche action » de ce type a été menée, et l'Association pour l'écologie du livre relève un « changement de perspective ».
Great Western Railway a installé des mini-bibliothèques dans 10 gares de son réseau britannique pendant les vacances d’été 2026. Les familles peuvent y prendre, échanger ou déposer des livres gratuitement. L’opération a été lancée avec l’auteur jeunesse Michael Rosen après une enquête commandée par la compagnie, dans laquelle un parent sur cinq dit avoir constaté à la rentrée des difficultés avec des mots que son enfant connaissait avant les vacances.
La Guerre des clans, ample saga littéraire ouverte en 2003 et toujours en cours, pourra bientôt se jouer, manette ou clavier en main, avec le titre Warrior Cats: Clans of the Forest, annoncé pour l'automne. Le titre, développé par Bamtang Games et publié par Trailmark Games, sera disponible sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch et Nintendo Switch 2.
Sur Amazon Prime Video atterrira, à compter du 25 novembre prochain, un nouveau vaisseau de la franchise Blade Runner. La première saison de Blade Runner 2099, composée de 10 épisodes, prolonge le voyage commencé avec le film de Ridley Scott, en 1982.
Bercy rembourse 12,6 millions de foyers, pour un montant moyen de 1057 €. Une embellie relative : la littérature connaît des fortunes mangées par les avocats, des tableaux qui ressuscitent l’affection familiale et des demeures livrées avec malédiction, morte encombrante ou arsenic. Sept successions à refuser avant que le notaire n’ouvre la cave — et, par prudence, le sucrier.
Tandis que les outils basés sur l'intelligence artificielle font craindre une uniformisation des modalités d'expression et une domination renforcée de la langue anglaise, un imposant catalogue d'ouvrages souhaite faire entendre la diversité linguistique. L'Union internationale pour les Livres de Jeunesse (IBBY) et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) sont à l'origine de cette initiative.
Le rapport Student Watch 2026 chiffre à 338 $ la somme moyenne consacrée aux supports de cours obligatoires durant l’année universitaire 2025-2026, contre 602 $ dix ans auparavant. La baisse ne signifie pas que le prix des manuels a fondu dans les mêmes proportions : elle traduit surtout la progression du numérique, de la location, des ressources sans paiement direct et des accès négociés par les établissements. Pour les éditeurs comme pour les librairies de campus, l’achat cède du terrain à l’accès.
La Morgan Library & Museum a obtenu 2,5 millions de dollars de la Lilly Endowment pour numériser environ 300 manuscrits religieux du Moyen Âge et de la Renaissance. Baptisé The Morgan Illuminated, le programme doit aboutir en 2029 à un portail gratuit donnant accès aux volumes dans leur intégralité, soit près de 120.000 pages, avec images en haute définition, outils de recherche et contenus pédagogiques.
Aladdin et moi, de Jeanette Winterson, paraît le 27 août 2026 aux éditions Buchet-Chastel, dans une traduction de Céline Leroy et avec une préface de Maria Larrea. À partir de sa découverte des Mille et Une Nuits, l’écrivaine revient sur son enfance et sur le rôle décisif joué par les livres dans son parcours.
Léonard a grandi, mais il demande encore et toujours à sa maman de lui raconter l’histoire de l’oiseau bleu qui se posait sur son berceau lorsqu’il était bébé. Son rêve de voler vient peut-être de là. Il adore les histoires, tout comme sa sœur jumelle Pénélope, qui passe son temps à en inventer. Ensemble, ils ont décidé de les écrire, de les découper, puis de les assembler pour former un long ruban capable, un jour, de faire le tour de la Terre.